Réforme des retraites : quelle issue ?
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et avec nous pour ce club clos spécial débat entre trois sénateurs sur cette réforme des retraites et j'ai le plaisir d'accueillir à l'injorion dire bonjour Merci d'être la sénateur les républicains de la Haute-Saône Pascal savely bonjour merci d'être avec nous c'est Nathan communiste tu Val-de-Marne et Martin lévrier bonjour merci d'être avec nous sénateur renaissance des Yvelines et Alex évidemment bonjour on va parler de la réforme des retraites on va faire le bilan de l'examen de ce texte au Sénat et on va se projeter sur la suite mais d'abord ce qui s'est passé au Sénat est-ce que le Sénat sort gagnant de ces 10 jours de débat pour voile et il y a eu des débats qui ont été chauds comme on dit chacun a utilisé tous les articles du règlement ou de la Constitution la gauche pour faire de l'obstruction nous pour casser l'obstruction au bout du compte il y a quand même eu des débats de fonds on va quand même pris un certain temps sur les débats de fonds et le Sénat oui je crois que le Sénat sort pas non pas gagnant parce qu'il y a pas de gagnant ni de perdant mais le Sénat a fait honneur à sa réputation de sérieux de travail l'intérêt c'est celui de la France et des Français il fallait qu'il y ait un vote vous savez la démocratie c'est quand même débattre mais c'est aussi voté que chacun puisse voter pour ou voter contre c'est ce qui s'est passé au Sénat je crois que c'est très bien comme ça vous faites de ces jours ce matin c'est un deux contre un non d'abord premier renseignement ce qu'on vient de vivre là c'est que s'il fallait en avoir la preuve c'est que ce gouvernement est droite et d'ailleurs ce que dit notre collègue hollandais est vrai il est content il est satisfait ça c'est un homme heureux du débat du débat au Sénat qu'est-ce qui s'est passé on a 10 49-3 qui précèdent notre débat on nous parle d'ailleurs d'un futur 49-3 et puis nous on a eu l'article 38 le loi dans le cas d'un 47 pour réduire le débat 5 procédures et concertées là je vous avoue moi je viens ce matin mes deux collègues ils savent que je ne mets pas en cause leur légitimité vous le savez c'était mais là vous avez travaillé tous les deux mains dans la main depuis déjà des semaines sur ce projet de retraite et on en a l'aboutissement voilà donc on a un gouvernement de droite auquel la majorité sanatoriale a servi de béquille sur cette réforme des retraites donc on a une responsabilité nouvelle à gauche sauf que c'est qu'un seul objectif c'était nous empêcher de voter le texte ou la vieille dit d'ailleurs on a fait ce qu'il fallait pour que ce texte soit voté parce que c'est l'honneur du Sénat la démocratie ça se remplace pas on a le droit d'être opposé à cette réforme il y a deux sortes d'oppositions de regard sur votre question la première sur les institutions qui ont fonctionné c'était important au regard de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale le Sénat se devait d'être exemplaire il a été à peu près malheureusement effectivement nous avons dû utiliser des des recours de procédure qui autant les puces passer mais quand on passe de 4200 amendements de mémoire au début du texte à plus de 9000 à la fin du texte on peut se poser des questions sur le fonctionnement de l'opposition sur la façon de faire de l'opposition c'est le premier point le deuxième point quand on me dit c'est mesures de droite ou mesure de gauche moi je suis désolé depuis 4 ans effectivement la droite à chaque PLFSS essaye d'imposer un amendement qui est le recul de l'âge de la retraite dont acte nous avons repris à notre compte une partie de cet amendement mais nous avons rajouté énormément de choses et ça c'est pas la droite et si je reprends la réforme verte 2010 c'est un milliard de mesures sociales à peu près si je reprends la réforme Touraine c'est à peu près 4 milliards de mesure sociale et si je prends la réforme que nous proposons aujourd'hui c'est 6 milliards et demi voire un peu plus avec ce qui s'est passé au Sénat donc on peut pas dire que c'est une mesure de droite ou une mesure de gauche c'est juste une mesure pour les Français et surtout pour préserver notre système de solidarité internationale qui est ce système par répartition et qui protège les jeunes qui a dit que c'était une réforme de gauche oui mais moi je dis que je dis que c'est une réforme équilibrée on peut mais moi je suis plus dans le débat vous le savez si je suis si je suis à Renaissance et je suis plus dans ce débat droit de gauche je suis pragmatique j'ai toujours été convaincu depuis que je fais de la politique on était capable entre gens de moins de volonté sur des périodes de crise comme celle-là de rompre les crises là les clivages trop drôle droite gauche pardon c'est le matin excusez-moi clivage qui existe toujours malgré tout il n'est pas question de remettre en cause l'histoire de la France mais il y a des moments où on doit se retrouver et trouver les la démarche la plus intelligente avant de passer au fond du texte c'est vrai qu'on a ici à des débats tendus comme on en voit rarement au Sénat on a eu des accusations d'obstruction silencieuses contre des occultes des accusations d'obstruction déjà est-ce qu'il y aura un avant et un après au Sénat c'est débat sur la réforme des retraites moi je suis au Sénat depuis très longtemps même si j'en suis parti pour aller à l'Assemblée nationale et revenir au Sénat ce qui m'a permis ce qui me permet d'avoir une vision des deux assemblées je pense que c'est comme un moment qui marquera l'histoire du Sénat par parce qu'il s'est passé pendant pendant 10 jours je jour et nuit j'allais dire et puis sur une réforme essentielle comme celle-là on a retrouvé un peu au Sénat un clivage gauche-droite parce que même si Monsieur salvadéli dit que on est deux contrats ce matin il y a quand même un clivage qui est revenu un clivage droit de gauche et si on a le temps d'en parler un peu au-delà de la réforme des retraites moi je pense qu'il faut aussi tirer le bilan de l'action de la droite et de l'action de la gauche depuis des dizaines d'années sur ce sur cette question des retraites sur ce qu'a fait la gauche sur ce qu'a fait la droite sur ce que la gauche a coûté au pays et 981 c'est plus de 2500 milliards cumulés et de la gauche qui ont mis le pays dans l'état dans lequel il se trouve aujourd'hui c'est pas quelque chose sur cinq ans sur 10 ans c'est quelque chose sur une période beaucoup plus longue nous quand on revient au pouvoir à chaque fois on essaie de remettre les comptes d'aplomb et la gauche a mis la France sur le plan financier dans un état absolument lamentable voire monsieur Moscou ici président de la Cour des comptes qui dit que la France vit au-dessus de ses moyens et que la France d'urgence doit redresser ses comptes publics je pense que ça vaut le coup à ce moment historique ça vaut quand même le coup à ce moment historique de faire le bilan de l'action publique des uns et des autres et pourquoi la France est dans cette situation alors qu'est-ce qu'on fait ce qu'on continue on continue à creuser les déficits ou est-ce qu'on a un peu de courage et on essaie de redresser notre pays qui en a absolument besoin et ça c'est pas quelque chose du 2 contre un mon cher collègue c'est la gauche contre la droite on n'a pas fait la même chose là je comprends pas bien c'est pas c'est pas la gauche et notamment les communistes qui croisent le déficit ce déficit sur lequel gouvernement 80 quand on a fait la retraite à 60 ans c'est à dire que quand l'opposition veut parler vous faites obstruction vous faites qu'on puisse parler donc moi je vais moi je me réfère aussi à votre histoire moi je pensais avoir aussi l'ancien ministre de Sarkozy je peux je peux penser que vous avez failli plus appel à des références à Sarkozy plutôt que kamoskovici mais les choses changent mais ce que je veux dire c'est que là vous nous dites les déficits mais nous on n'est pas sur les déficits je regarde on annulait seulement les exonérations de cotisation sociale 85 milliards en 2023 ça c'est pas la gauche c'est pas les élus communistes qui l'ont proposé c'est ce gouvernement ça ferait 18,4 milliards pour la branche vieillesse donc toute l'argumentation sur l'Apocalypse la vision apocalyptique du déficit sur la sécurité sociale tombe si on décide ses choix politiques c'est ça la gauche alors on peut être d'accord et nous avons vous la maison nous sommes dans un compte confrontation de projets de société de la valeur du travail au bon sens du terme voilà on est sur ces sur ces sujets là donc après évidemment vous avez des arbitrages à faire j'ai vu sur index senior sur qui n'est pas d'ailleurs qui va à mon avis être pris en compte par le Conseil constitutionnel pour hors sujet du du débat de la réforme vous relancez le débat sur l'exode sur les exonérations excusez-moi mais n'oublie pas quand même se poser c'est encore autre chose les exonérations et on les a connu depuis longtemps on favorisé en particulier les salariés à petit revenu sur leurs heures supplémentaires vous ne pouvez pas le nier et ça c'est très important aussi souvenez-vous quand François Hollande supprime les exonérations sur les heures supplémentaires mais moi je l'assume moi je l'assume parfaitement et je dis et je dis bah c'est vous qui en parlez mais je vous dis la réforme 24 ans je croyais que vous n'aimez qu'il fallait pas se couper la parole parce que vous attendiez faire d'ailleurs à l'hémicycle à l'inverse de j'assume j'assume parfaitement qui mais c'est extraordinaire j'assume parfaitement cette réforme j'assume parfaitement qu'il y avait un déficit de 13 milliards et demi potentiel cumulé à 150 milliards qu'on ne pouvait pas laisser à nos jeunes et qu'il fallait les trouver les solutions pour supprimer ce déficit j'assume parfaitement que la solution proposée de demander des efforts aux Français qui le peuvent de travailler un peu plus est-ce que vous voulez avoir la gentillesse j'ai retiré mon amendement sur les carrés le même que si c'est faux je vais m'expliquer c'est très bien j'ai retiré mon amendement pourquoi c'est très bien pourquoi vous alliez me coller vous allez me coller 500 sous amendements sur mon amendement il faut expliquer juste un petit peu à nos auditeurs ce qui se passe c'est quand on dépose un amendement il faut passer en il faut passer devant il faut passer devant les finances il faut passer mais je croyais qu'on interrompait pas le le collègue mais chers collègues allez allez allez c'est la façon la politique de Monsieur hein donc 500 sous amendements sur mon amendement ça voulait dire quoi ça veut dire qu'il fallait examiner les 500 sous amendements avant mon amendement on en avait pour 2 jours bien sûr j'ai été obligé de le retirer de votre faute mon cher collègue et j'aurais bien aimé qu'on en parle de mon amendement c'est pourquoi parce qu'on aurait fait quelque chose de beaucoup plus clair on avait les 64 ans on avait aussi les 43 ans de cotisation en plafond et personne et personne ne cotisait plus de 43 ans à cause de la gauche on n'a pas pu le faire et la réforme aurait été beaucoup plus équilibrée et bien mieux présentable avant de vous laisser répondre parce qu'elle savait un point Alex sur ce qui a été évoqué au Sénat sur cette question des carrières longues qu'est-ce qu'on en parle alors sur les carrières longues et bien Senna à valider le dispositif carrière langue du gouvernement dans cette réforme des retraites et ils ont même voté une modification et ceux qui ont commencé à travailler entre 20 et 21 ans pour en partir à 63 ans c'était une concession qui avait été faite par Elisabeth borne la première ministre lors du débat sur le texte à l'Assemblée nationale concession faite notamment au députés les républicains emmenés Aurélien Pradier et donc cette modification a été votée par les sénateurs je vous laisse répondre sur cette question sur laquelle mais bon après j'aurais pu ne pas accepter mais c'est pas grave parce que c'est vrai que c'est pas grave non non c'est pas grave il est tout c'est pas grave voilà je ne dis pas ce que je veux dire c'est que il faut peut-être qu'on débat de la réforme 64 ans 43 à nuités voilà ça vous l'avez vu on l'a eu à l'article 7 ou là on dégaine l'article 38 et mes collègues ils ont aussi dégainé l'article 38 quand il fallait parler d'amendement qui concernait la place des femmes dans cette réforme de la retraite tous les deux vous l'avez voté et quand je dis c'était co-organisé et qu'on efface à un nouveau gouvernement sur cette question des retraites c'est que l'article 38 a été dégainé par votre président de groupe monsieur retaillau par Monsieur Patriat et par Monsieur Malhuret donc voyez bien on a là une organisation de procédure pour arriver à ses fins après il y a des choses sur lequel nous avons eu des débats et ça monsieur levrier devrait nous dire la vérité c'est son par exemple la clause de revoyure la clause de revenir parce que c'est pas fini c'est pas fini l'objectif c'est quoi qui vient d'être décidé avec le vote de du Sénat c'est dans un temps assez court peut-être un an ou deux d'aller encore plus loin sur l'âge de la retraite et sur l'entrée de la capitalisation écoutez ils ont voté tous les deux la capitalisation au nom de défendre la retraite par répartition des accords je suis très à l'aise je me bats depuis le début pour le régime par répartition je me suis battu depuis quatre ans ce sujet là puisque la capitale uniquement la capitalisation c'est une demande de la droite qui demande un rapport je ne sais pas ce qu'il deviendra je ne sais pas ce qu'il deviendra en CMP d'ailleurs ce rapport voilà première chose moi à titre personnel je je ne vois pas l'intérêt de la capitalisation dans le système par réparation ou alors et après politiquement politiquement ce qui s'est passé à l'hémicycle excusez-moi j'ai très peu pris la parole mais je l'ai pris au moins une fois je crois que c'était le dimanche ça fait déjà deux jours que nous débâtirons parce qu'on reprocher de ne rien dire j'ai attendu tout un débat sur un sur trois amendements je crois qu'a duré 3h30 j'ai résumé en une minute ce qu'a dit la gauche l'ensemble de la gauche la nupes en trois en une minute j'ai dit ce qu'ils ont dit en 3h30 voilà et ils ne m'ont pas contre il avait même remercié d'avoir résumé à cette vitesse-là voilà comment était le débat donc il y a bien un moment il faut que 38 parce que sinon [Musique] à peu près alors sur le fait à peu près vous n'avez rien dit rien proposé un nom sur un mot sur le fond de la réforme moi j'ai voté cette réforme je vais faire plaisir je vais faire plaisir à salvadelli après beaucoup d'hésitations comme je vous l'avais dit d'ailleurs sur ce plateau parce que je je voulais quelque chose de plus équilibré je voulais les 64 ans mais je voulais aussi que les 43 ans ne puissent pas être dépassés plutôt que l'usine à gaz avec les Quatre Bornes parce qu'on a quatre bornes maintenant évidemment on en a rajouté une à 21 ans j'aurais préféré qu'on annule ces quatre bornes et qu'on dise voilà vous allez jusqu'à 64 ans donc 16 ans depuis 8 ans 20 ans 21 ans et on disait personne ne va au-delà de 43 ans c'était clair c'était beaucoup plus équilibré en termes de réforme mon mon système ma proposition c'était quand même que du coup je faisais beaucoup moins financer la réforme des retraites par les gens modestes mais beaucoup plus par non par les CSP+ qui c'est une expression qui plaît bien qui plaît bien oui donc je pense qu'on aurait pu faire quelque chose d'équilibré mais moi j'ai voté j'ai voté parce que je considère que notre pays est dans un état absolument catastrophique et que cette réforme des retraites elle fait partie d'un ensemble qui nous permet peut-être d'espérer redresser la situation du pays pour les pour les jeunes pour les jeunes générations c'est quand même de notre responsabilité et j'ajoute un mot je pense qu'il faut pas se tromper les Français c'est pas contre la réforme des retraites exclusivement qu'ils en ont quand on interroge les gens ils n'en peuvent plus pourquoi parce que des millions de gens qui travaillent les gens des travailleurs des gens qui bossent qui savent tôt le matin n'arrive plus à faire les fins de moi c'est ça la vraie question c'est l'inflation qui n'est pas compensée c'est une situation sociale qui est très tendue mon cher collègue macroniste et moi j'ai rien contre Monsieur Macron et c'est pas une situation qui est né comme ça il y a quelques années mais c'est ça le fond du problème il y a aujourd'hui une inquiétude sociale terrible non notre pays alors la réforme des retraites arrive au mauvais moment sa cristallise un certain nombre de choses et quand on a interroge les gens est-ce que vous êtes pour ou contre la réforme des retraites dans des conditions pareilles ils vont pas dire on est pour mais moi j'assume chers collègues j'assume les 64 ans je regrette qu'on n'ait pas les 43 ans mais la situation elle est en ce moment la situation est très compliquée nous sommes dans une situation excessivement compliquée effectivement puisqu'on sort de deux terribles enfin on sort nous sortons d'une terrible crise qui était la pandémie suivie d'une crise qui est en cours liée en partie à ce qui se passe en Ukraine cette situation effectivement non seulement a été difficile mais a été angoissante et c'est vrai que nous sommes dans un pays où assez dépressif mais depuis toujours cet aspect ce comportement français de de toujours être plus un kick la plupart des pays tous les sondages le montrent et face à cet ensemble effectivement la période n'est pas la meilleure pour autant on peut aussi regarder un peu autrement si on regarde le gouvernement ce qu'il a fait pendant la pandémie c'est le gouver à des gouvernements du monde qui a le plus protégé les Français et en particulier les plus faibles en protégeant leur emploi en les salant en gardant leur salaire etc et ça si on le rappelait au français regardez ce qui a été fait pendant deux ans pour vous protéger pourquoi tout d'un coup deviendrons-nous des épouvantables capitalistes comme vous le dites qui ne pense qu'à une chose à la finance exactement le contraire nous voulons continuer à la protéger mais dans une logique effectivement de rétablissement des comptes des comptes incroyable c'est catastrophique qu'on utilise le covid cette terrible guerre de la Russie contre l'Ukraine etc je pense il faut une honnêteté intellectuelle notre collègue joignantais il l'a dit ça fait des années des années que la droite veut la retraite à 65 ans le président de la République l'a dit voilà faut mettre carte sur ta faut pas faire covid la guerre ceci cela voilà il y a un choix non mais c'est un choix de société voilà non c'est un choix d'accord faut faire un peu de politique quand même c'est un choix politique voilà c'est un choix politique je pense qu'on est dans une situation où certes la question de l'inflation préoccupait vraiment les Français mais si j'écoute alors faut changer l'opinion publique faut changer les Français ça me rappelle mon jeune engagement dans vos fins des années 70-80 il y avait Giscard et on nous disait Giscard disait faut changer les gens faut changer l'opinion etc moi j'étais jeune à l'époque et j'ai voté à gauche et j'ai été très content que la gauche se gagne et la gauche a été la retraite à 60 ans est-ce que la France a connu un cataclysme est-ce qu'on a vécu une période apocalyptique ça a été pareil avec les 35 heures quand on est passé au 35 heures on était là on est restés la cinquième puissance de productivité c'est à dire que le travail le travail de ceux à qui on va donner deux années de plus ont permis à la France d'être au cinquième rang de la productivité mondiale donc à chaque fois il y a ce discours à apocalyptique après on est dans une situation où quand même il y a un gouvernement qu'utilise le 47,1 enfin regardez le nombre de procédures qu'on vient d'avoir sur une réforme qui serait normale naturelle de bon sens d'esprit de responsabilité cinq procédures à s'exceptionnelles sur ces dernières décennies d'ailleurs quand vous étiez ministre sur joliandais je le dis là il y a eu même dans la réforme de 2010 il y a une mise à contribution du capital il vous rappelez bien vous avez vous avez été un peu là-dessus là il y a aucun effort demandé au capital c'est une réforme ou les efforts sont demandés au travailleur au travailleuses aux jeunes aux femmes à tout le monde y compris jusqu'au seniors rien n'est demandé au capital les dividendes qu'est-ce que vous voulez les Français moi je veux bien les changer et là on prend une cotisation sur les dividendes on ramasse 14 milliards vous croyez pas que les Français les Françaises qui travaillent et ceux qui voudraient travailler vous croyez pas qu'il trouverait normal qu'on touche un peu aux dividendes pour finisser pour financer notre système de répartition il y a un problème de répartition de la valeur ajoutée franchement vous les communistes vous changez pas les gens vous les communistes vous êtes donc pour la suppression du régime par répartition c'est ça si vous touchez au bien vous changer le système basta la mise a mis à contribution du capital vous avez par exemple vous exonération familiale les employeurs est-ce que tous nos auditeurs et nos auditrices le savent la politique familiale exonération ce sujet puisque j'ai dit ici au moment où on discutait la retraite j'ai dit ici je collègue collègue ça le venez j'ai dit ici lorsqu'on discutait la retraite oui c'est sûr qu'on a le droit mais j'ai du mal parce que je ne connais que les marques de pâtes je prononcent bien en italien ce que je voulais dire plus sérieusement l'immigration qui a bien aidé quand même je suis content parce que notre discussion reflète aussi l'ambiance qu'il y a au Sénat où on se respecte et où on peut travailler sérieusement tout en étant quand même dans la dans la cordialité voilà et non ce que je veux dire c'est très série usement c'est que moi j'avais dit sur ce plateau que j'étais pas du tout hostile à ce que l'on est un complément de de recettes qui viennent de la fiscalité donc on a vous voyez qu'on a on peut aussi se retrouver sur un certain nombre sur un certain nombre de points et j'ai pas déposé d'amendement dans une réforme dans une réforme aussi contrainte vous savez très bien qu'on n'a pas pu déposer tous les amendements qu'on voulait puisque celui sur les 43 ans vous m'avez obligé à le retirer avec vos avec vos procédures d'obstruction donc ce que je veux dire simplement plus sérieusement c'est que si on avait dit les 46 ans les 43 ans pas plus effectivement ça coûtait un milliard et demi c'est le ministre qui l'a dit en séance et on aurait pu ajouter une recette complémentaire pour le compenser voilà ce qui aurait été pour moi la réforme idéale si vous faites ça vous changez le système par répartir mais dans ce cas il faut le dire moi je suis pas contre un débat à ce sujet là mais il faut le dire il faut dire aux Français on ne veut plus répartition mais pourquoi je dis ça aux Français c'est tout je dis ça pourquoi pas on était intellectuel parce que la réforme qu'on vient de faire elle ne suffira pas la répartition si on veut la sauver en tout cas partiellement on sait très bien que dans 10 ans on aura pu suffisamment d'actifs pour financer les retraités donc là on fait une fois de plus une réforme à court terme mais il faut quand même avoir une réflexion à long terme pour savoir si notre système danse dans son organisation actuelle et ce qui tient dans 10 ans on sait très bien qui tient pas donc oui à la répartition oui à la répartition très attachée à la répartition je suis gaulliste mais en même temps il faudra bien mais en même temps il faudra bien mais en même temps il faudra bien envisager des recettes complémentaires si on veut que ça tienne dans la durée voilà c'est tout ce que j'ai dit on va parler de la suite la suite c'est demain la commission mix paritaire Alex député sénateurs qui doivent se mettre d'accord mais oui la fameuse CMP 7 députés et 7 sénateurs vont négocier pour trouver une version commune de la réforme des retraites alors un compromis sur ce texte est probable puisque les parlementaires les républicains et les parlementaires Renaissance sont majoritaires dans cette réunion mais les sénateurs LR l'ont dit ils vont être fermes dans la négociation car ils veulent conserver les apports du Sénat sur ce texte alors cette réunion effectivement elle aura demain à 9h en cas d'accord le lendemain jeudi chaque chambre du Parlement votre assure l'ensemble de cette réforme des retraites et en cas de désaccord de la CMP et bien la réforme des retraites repartira pour une nouvelle lecture au Parlement d'ici au 26 mars une question annexe et une question Martin lévrier puisque la gauche a demandé hier justement à ce que cette réunion de la commission mixte paritaire soit publique ce qui n'est pas le cas normalement est-ce que vous vous êtes pour la publicité de cette commission ça n'est pas prévu par la Constitution ça n'est pas la Constitution et je crois que c'est encore moins par définition d'ailleurs ça n'est pas dans les règlements de l'Assemblée nationale moi c'est obsession de la transparence me fait un peu sourire c'est à dire que quand on est dans la minorité on veut une transparence absolue comme si en CMP nous trois nous en avons fait c'est certain il y a pas de loup dans les CMP il y a un travail un peu un peu comme à l'hémicycle un véritable travail de recherche de consensus quand on peut ou de désaccord quand c'est un désaccord mais il y a rien à cacher mais il y a rien à montrer non plus on travaille de façon cohérente concrète et c'est très bien comme ça moi je branchement ça n'est pas de la transparence donc je trouve ça parfaitement inutile comme des vins mais inintéressant au possible totalement inintéressant comme comme sujet pour moi d'abord il faut me dire à nos auditeurs et nos auditrices il y a cette participant qui n'ont pas de mandat les députés vont avec quel mandat à la CMP l'assemblée n'a pas voté je pense qu'il y a on est devant un tennis démocratie y compris dans le débat politique dans le débat politique il faut être factuel chers collègues les 7 députés qui vont siéger au-delà de leur étiquette politique n'ont pas un mandat leur institution c'est quand même un vrai problème quand même moi non mais deuxième chose que je veux dire une question juste est-ce que c'est sur le sujet qu'est-ce qui se serait passé puisque les parlementaires qui viennent de l'Assemblée nationale n'ont pas de vraiment là puisqu'il y a pas eu de vote on est d'accord on est d'accord qu'ils ont pas de mandat que on est d'accord sur certains il y a eu des articles qui ont été votés quand même mais sur les articles même j'ai une question une question et si le Sénat à son tour grâce à ce que vous avez essayer de faire à cause et si ou ou à cause allez trouver des éléments de langage commun allez allez et si le Sénat lui aussi n'avait pas voté dans quelle situation institutionnelle se trouverait-on aujourd'hui et comment est-ce qu'on pourrait regarder les Français par rapport au Parlement et au mandat qui est donné au parlementaire si c'est pas voté est-ce qu'il y aura une commission mix paritaire deux choses alors là j'ai une autre question c'est pas ça je vous le dis moi j'aurais pu prendre plus de temps moi j'étais pour qu'on aille au bout du débat non vous ne voulez pas de jeunesse parce que là franchement c'est pas très sérieuse c'est pas vrai c'est pas ça on aurait pu prendre plus de temps et aller au bout de l'examen du Sénat sans la batterie celle du gouvernement conjointe à celle du Sénat arctique 38 du Sénat 44 3 par le gouvernement du soft qui choisit les amendements du Sénat voilà vous avez accepté l'agenda du gouvernement ça je veux dire voilà c'est c'est je dis pas que c'est illégal que voilà vous avez ces politiques c'est politique vous avez accepté l'agenda du Sénat je reviens sur cette CMP moi je dis que c'est comme une question le fait que 7 collègues député que je respecte totalement mais qui n'ont pas un mandat de leur institution parce que la Constitution a prévu qu'il faut dire à nos auditifs et nos auditeurs et après il y a plus d'amendements possibles après la CMP ça on est bien d'accord on est d'accord là-dessus il faut qu'un jour il faut qu'à un moment donné match de foot ou il est mené à zéro et il dit à l'arbitre on arrêtera quand j'aurai marqué mon but désolé miamment les choses s'arrêtent sinon la France n'avance pas et si on gouverne avec ça on n'est pas sorti quand même bah la profonde je veux dire moi qu'on fasse des ponts on peut plaisanter un peu mais il y a un moment faut aussi expliquer les fait quand même il y aura plus d'amendements ben c'est la loi c'est la Constitution il faut bien que ça avance il y a un moment je vais vous dire très sincèrement voilà on peut trouver sortir si on veut que on peut trouver toutes les parades voilà là pour le moment on a un problème l'opinion française reste malgré tous les heures de débat et les positions des uns et des autres l'opinion publique française est contre cette allongement de deux années voilà des 43 à l'unités on a des décisions politiques qui vont être prises qui sont majoritairement rejetés par les Français et les Françaises et y compris des gens d'obédience de droite c'est rejeté par l'Inter syndical donc voilà il s'agit pas à faire seulement des questions de procédure on a une question politique qui nous est posée est-ce qu'on est-ce qu'on la soit un projet une conception du travail une conception de la sauce société qui va à l'encontre de la majorité des Français des Français c'est une question sérieuse qui mérite autre chose que des réponses une petite réponse si vous me permettez qu'on ne vote pas qu'on ne travaille pas nous les parlementaires en fonction sondage ça n'est pas notre rôle et que c'est pas les sondages qui font la loi et qui font la France et qui font ce que sera la loi en France donc notre rôle c'est d'avoir c'est d'avoir parfois du courage et d'annoncer des décisions qui sont pas toujours simples à faire parce que si on ne les fait pas moi je vous rappelle que c'est passé depuis 40 ans et si on parle de la santé l'absence de décision sur le numerus clausus par exemple par l'acheter par faiblesse a fait qu'aujourd'hui on est en crise de la santé et bien là aujourd'hui on dit qu'il va y avoir une crise sur les retraites et bien nous l'assumons et nous faisons des réformes courageuses qui ne sont pas de fait à plaire au sondage les gens du gouvernent pas avec les sondages de débat on va parler du 49 3 est-ce que le 49-3 est inéluctable ça dépend beaucoup des républicains surtout du président de la République parce que c'est quand même lui qui a emmené cette réforme autant je l'ai voté après beaucoup de réflexion autant je pense qu'elle arrive vraiment pas au bon moment parce que dans une crise pareille on aurait pu éventuellement choisir un autre moment mais mais là on est on est sur on est sur un texte qui nous est proposé on vote ou votre pas c'est pas nous qui sommes c'est pas nous qui sommes responsable de l'agenda voilà donc maintenant dans la balle elle est dans le camp de l'exécutif et d'être dans le camp du président de la République elle est pas dans le camp des élèves voter l'amendement dans le PLFSS donc des novembre vous vouliez ça en novembre je vous ai dit tout à l'heure que on avait voté le texte j'assume d'avoir voté le texte moi j'assume j'ai pas de problème avec ça je dis juste que ça arrive dans un mauvais moment à un moment où les Français les Français sont excédés et que ça arrive pas au bon moment donc le calendrier c'est pas nous qui l'avons si vous me demandez un pronostic si vous me demandez un pronostic si le président de la République veut aller jusqu'au bout sauf à ce que je me trompe mais je reviendrai pour vous dire que je me suis trompé je pense ça va être compliqué de passer à côté du 49-3 voilà ce que je pense parce que pour être sûr d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale compte tenu des questions que se pose un certain nombre de parlementaires pas que chez les LR partout ça va être compliqué quand on a une majorité relative de la transformer en majorité absolue sur un texte pareil dans un moment pareil donc ça va être compliqué de passer à côté du 4 9-3 réponse très simple un peu comme celle que j'ai fait tout à l'heure il y a une CMP si elle est pas conclusive ça sera un autre débat donc attends je supporte pas donc marche par marche il y a une CMP travaillant faisons confiance à ceux qui travaillent la CMP et aboutissant une CMP et le sujet du potentiel du 49 3 viendra après s'il y a une CMP conclusive donc le sujet c'est la CMP aujourd'hui et demain un mot les seuls qui vont être mis à contribution sur cette réforme c'est les collectivités territoriales et les Hospitaliers donc quand on nous parle de la santé parlons concrète ça sera pas les dividendes ça sera pas les profits qui vont être mis à contribution et ça c'est dit et 49 3 y en a marre ça fait 10 49-3 donc moi je dis il faut utiliser toutes les procédures et c'est normal que les députés se posent la question de la motion de censure c'est normal qu'on pose la question d'un référendum d'initiative populaire il faut que les Français qui apportent les Français les Français se tranchent faisant un référendum voilà vous et là ça sera pas un sondage de la vie des Français et des Françaises voilà c'est ça voilà allez [Musique]
Alain Joyandet