Menace de censure d'Olivier Faure : le PS est-il capable de nous sortir de la crise ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Moi, j'appelle ce matin à ce que nous puissions [musique] constituer un front populaire avec des gens qui se respecte, [musique] des gens qui sont prêts aussi à faire fonctionner la démocratie en leur sein. Moi, ce à quoi j'appelle ce matin, c'est au rassemblement, à l'unité [musique] et à la clarté. Ce rassemblement, il doit se faire sur un programme qui est un programme clair parce que c'est à ces conditions-là que [musique] nous serons en mesure de proposer une véritable alternative.
La crise de 29, elle est débouchée sur le nazisme en Allemagne, mais elle est débouchée sur le Front populaire [musique] en France. Il y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. Les vraies [musique] voix sud- et c'est cette question du jour menace de censure d'Olivier Fort.
Le PS est-il capable de nous sortir de la cru ? De la crise pardon. Et bah je m'adresse à Virginie Calmels qui est on sent qu'elle est dans elle est elle est dans les starting block justement sur cette information.
Donc on on entend de nouveau euh des liens peut-être entre la France insoumise entre alors que il y a 3 semaines c'était pas possible. Alors écoutez, en ce qui me concerne, j'avais déjà euh expliqué un, je pensais que le recul sur la réforme des retraites était mortifère pour plein de raisons. Moi, vous le savez, je défends la cause entrepreneuriale.
Je pense qu'on a besoin de stabilité, de visibilité, mais pas à n'importe quel prix. Parce que quand on commence à revenir en arrière sur une réforme fondamentale qui était quand même, je le rappelle, la seule réforme structurelle du quinquena Macron et qui était une façon de nous remettre un petit peu dans les clous au niveau budgétaire, déjà c'est un recul qui pour moi était incompréhensible et très dangereux. Mais comme je le craignais et Dieu sait que je l'ai dit, moi je pense qu'on aura la double peine.
C'est-à-dire qu'ils ont reculé sur la réforme des retraites. Mais pour autant, ce n'est pas vrai que il y avait une vraie stabilité. D'abord parce que on le voit bien, euh le morcellement de cette assemblée nationale fait qu'il ne peut pas y avoir de majorité claire.
Et ensuite le soutien du PS était conditionné à tellement de choses, il y avait qu'à lire leur contrebudget. il ne se contenta pas sur la la réforme des retraites. Bon, en plus, on sait plus très bien où on en est parce que quand on entend le président de la République, on a l'impression que finalement c'est simplement un décalage d'un an.
Et là, moi je pense vraiment aux entreprises qui savent plus où elles ont la tête. He c'est je vous assure qu'en ce moment on le voit même les entreprises qui vont bien, je le vois au sein de mes adhérents chez Croissance Plus qui ne sont que des entrepreneurs en croissance. On a un ralentissement du carnet de commande, on a une vraie baisse dans l'innovation mais dans l'investissement et évidemment dans l'embauche.
Donc tout ça va déboucher sur une crise économique qui est déjà là mais qui va s'accentuer. Et pour autant, je pense que le PS ne va pas pouvoir malgré tout aller jusqu'au bout d'un soutien à ce projet de budget. Et donc on va vers une autre instabilité.
On y est déjà à mon avis vu nos comptes publics quand vous voyez on a quand même été encore déclassé plus personne n'en parle ça devient un non sujet la tellement habitué maintenant mais non mais c'est fou je veux dire Baou avait réussi en juillet quand même classement c'était sous Sarkozi donc ça fait un bail déjà oui mais là vous rendez compte qu'en septembre on avait ça on est redéclassé et donc tout ça pour terminer je pense qu'on aura la double peine et que non seulement on a fait un retrait sur la réforme des retraites mais que derrière on aura probablement une censure. Philippe Bilger, je constate que ma chère Virginie est revenue, hein, c'est clair dans la mesure on sent un certain temps passé, [rires] mais plus sérieusement. Encore, vous parlez trop.
Ça m'évite, ça m'évite bien compris. Ça m'évite de d'être long. Non sérieusement Virginie, moi je vais C'est une catastrophe de la part du premier ministre d'avoir cédé au Parti socialiste et Olivier Fort mais je constate sous votre contrôle que j'ai l'impression que les socialistes se sont fait flouer parce qu'en réalité lorsqueOlivier Fort menace si rien de socialiste n'arrive jusqu'à lundi, il fera une motion il le censurera.
Je pense que ce que dit Manuel Bonpard et les filles à leur sujet est totalement exact et j'éprouverai presque une jouissance malgré la catastrophe de la concession faite au PS devant le fait que les socialistes vont être floués dans les grandes largeurs. Non mais ça je suis d'accord que les socialistes ont été floués dans les grandes largeurs. Mais mais le symbole la symbolique du retrait de la réforme des retrait d'accord. politiquement.
Moi, je ne vois pas comment ce budget peut passer parce qu'avec la la plétor d'impôts nouveaux, diverses et variés, je ne vois pas comment les Républicains, sauf à se renier totalement, mais il serait plus un reniment prêt, peuvent le voter. Je suis d'accord avec Philippe, c'est absolument. Donc, soit vous faites plaisir à Fort et Mélenchon, soit vous faites plaisir à Retaillot et à Édouard Philippe.
Faut être sérieux. Il faut il faut une grande clarification. En ce moment, ça fait plaisir à aucun des deux.
C'est ça. Allez, [rires] petite pause de dans ce débat 0826 300, c'est Zac qui est avec nous. Vous voulez commenter avec nos vraies voix du jour.
Vous êtes les bienvenus. On revient dans un instant. Sud Radio Sud Radio parlons vrai parlons vrai Sud Radio.
Parlons vrai les vraies voix sud radio 18h20 Cécile Dominibus [musique] Philippe David avec autour de cette table Philippe Bger bien entendu Philippe David bien entendu Virginie Calmel c'est avec nous présidente de et fondatrice de Future AE qui est cette école supérieure des technologies de demain et qui est passionnante d'ailleurs et présidente de Croissance Plus et on revenait sur ce qu'a dit ce matin Olivier Fort d'un avertissement clair sans évoluer évolution du budget il y aura censure et avec vous 082 6 300 300 et c'est Lionel qui est avec nous qui nous appelle de grâce. Bonsoir Lionel. Bonsoir Lionel et bonsoir à toute l'équipe.
Lionel, on est dans un moment de bascule où vous pensez que ça peut passer quand même. Moi je croyais que c'était une émission sérieuse. Vois [rires] c'est l'ctu l'ctu.
On pensait que c'était sérieux en fait on se comprendre que ça l'est pas du tout. Comme disait Col, j'arrêterai de faire rirep, il faut pas prendre le Gogorphie comme des infos réelles. [rires] Non, c'est c'est juste une plaisanterie.
Après la gauche, honnêtement aujourd'hui en faisant 3 % des voix, moins de 3 %, ils arrivent quand même à se positionner comme ceux qui peuvent faire bascusculer. C'est quand même assez hors hors politique, je trouve ça assez malin de leur part de s'être positionné comme ça où en fait ils sont un peu détenteurs de de de ce qui va se passer. après leurs idées.
Bon, ma fois mais est-ce que c'est pas le grand bluff là ? Parce que c'est bien sûr que c'est le grand bluff mais de toute façon ils ont même pas de programme, il l' même pas finalisé leur programme. Donc là, ils sont en train d'aboyer, ils veulent plus de c plus de ça mais en fait ils savent même pas où ils vont.
Il ils arrivent même pas à s'entendre entre eux. Ils savent même pas de quel côté est-ce qu'il faut tirer. S'il faut tirer vers le LFI ou s'il faut tirer vers le centre.
Comment vous voulez qu'il gouvernent quoi que ce soit. Ils ont ils ont aucune idée. Non mais non mais déjà vous dites ils sont à 1,7 % soit mais quand désolé j'en rigole. vous demandez 15 à 20 milliards d'impôts de plus.
Je pense pas que même si on tape sur les très riches, ce soit la mesure la plus populaire qui existe. Parce que si vous mettez 15 à 20 milliards sur les très riches, je peux vous dire qu'ils partent dans les 48 heures. En fait, on est de on est obligé de se demander si comme l'a très bien dit notre auditeur Lionel, pardon, euh si le PS par la voix d'Olivier Fort avait un projet à proposer.
En réalité, on se demande si l'obsession n'était pas d'exister politiquement et médiatiquement et donner l'apparence d'une des chirur avec les filles. Virginie Calm, je crois que la question du grand bluff est la meilleure question aujourd'hui parce que pour revenir à ce qu'a dit Philippe entre les places et la lutte des classes, la réalité c'est qu'il y a un grand bluff peut-être y compris du côté du président de la République parce que censure ne veut pas dire forcément dissolution. Donc en fait le PS peut aussi se dire finalement ce budget est invotable, le LR aussi bien sûr.
Donc à la fin censurer censurer mais c'est pas la fin du film parce que le président de la République il peut recommencer en se disant bah tiens finalement il y en a qu'on a pas essayé c'est la gauche et mettre un premier ministre de gauche qui se fera censuré qui sera censuré et ainsi de suite. Croyez Virginie oui je pense que tout est possible. 0826 300 direction tour avec Sylvain.
Bonsoir Sylvain. Bonsoir Sylvain. Bonsoir.
Bienvenue sur Sud Radio. Quel est votre expertise ? Si euh voilà, c'est votre avis.
Oh ben je je suis pas expert alors je vais avoir une expertise toute relative. Euh cependant, moi ce qui me désole un peu quand je vous écoute, c'est quand même qu'il y a un peu un, on va dire un manque de vision à long terme. Hm hm.
Euh actuellement le projet du PS, c'est juste que ni la gauche extrême du LFI, ni la droite euh on va dire extrême de l'autre côté passe dans 2 ans et dans 7 ans et dans 15 ans. C'est uniquement ça le but du jour. Alors peut-être qu'ils vont perdre gagner une élection législative en salir avec le diable et puis en perdre une autre. en se mettant contre Macron et compagnie maintenant et cetera, on a simplement actuellement voilà le retour de l'UMPS qui fait son petit théâtre en faisant croire que nous on n'est pas pareil que le LR parce qu'ils sont pas pareils que les Macronistes parce que nous le PS on n'est pas pareil.
À la fin, vous connaissez l'expression, c'est tous les détaillants du même grossiste. Ils ne veulent aucun changement. Ils font 3 % aux élections.
Mais maintenant, si vous regardez l'Assemblée nationale, si vous regardez le Sénat, si vous regardez les mairies, les conseils régionaux, ils sont très très bien représentés et ces gens-là ne veulent pas forcément nous représenter, c'est juste les plus malins pour se faire édire, c'est tout. Mais si à la fin, il y aura pas de changement. Quand j'écoute Sylvain qui dit voilà il y a il y a pas de vision mais dans ce brouis qui a une vision aujourd'hui qui a une vision claire quelle partie de droite à de gauche peut nous donner une ligne qui est qu'aujourd'hui remise en question et incompréhensible ?
Moi, il me semble que dans la séquence assez désastreuse qu'on a vécu, LR s'est malheureusement effondré et a perdu sa boussole. Mais il y en a quand même deux qui ont tiré à peu près leur épingle du jeu. C'est David Lissard qui est resté très clair sur une vision libérale, baisse de la dépense publique, baisse des impôts, relance par la croissance mais très peu connu du public probablement. et Étioti qui tire un peu les marrons du feu en disant "Regardez finalement LR c'est devenu n'importe quoi.
Soit la béquille enfin il le dit lui béquille du macronisme voire du socialisme en ne comprenant absolument pas la position de VO qui je veux dire je pense que personne ne l'a comprise mais même peut-être pas lui. Donc on est Non mais tout ça pour dire que je suis d'accord avec Cécile sur la question de la vision. Il y en a plus beaucoup qui ont une vision très claire et on sent que les extrêmes, c'est un peu compliqué parce qu'on sent que ça tiraille et y compris notamment au Rassemblement national.
Donc moi je dirais les deux gagnants de la séquence, c'est Lisna et Siotti. Mais la réalité c'est que dans ce brouis de l'Assemblée nationale, le président de la République lui-même, on ne sait plus où est la vision. Ils sont partis.
Non, moi je dirais mais encore une fois mon savoir n'est pas celui de Virginie. Il me paraît difficile aujourd'hui, depuis même la dissolution calamiteuse d'avoir une vision. Euh même le politique le Vous avez raison mais même le politique le plus génial David Lissard je l'aime beaucoup mais il est l'air tout en y étant pas bien sûr dans il n'est pas député donc il peut avoir des visions détachées du corporatisme politique.
C'est très dur d'avoir une vision aujourd'hui dans le dans le maqui politique qui a été mise en œuvre par Emmanuel Macron. Mais vous savez ce que disait Winston Churchill ? Un homme politique pense à la prochaine élection, un homme d'état pense à la prochaine génération.
C'est toute la différence. C'est là qui est le souci, c'est que aujourd'hui quand je parlais de la lutte des places, tout le monde sait, enfin c'est pas moi qui le dit hein, Gabriel Atal a dit à Macron : "Tu dissous, on revient à 30". Donc évidemment les les la majorité ne veulent pas de dissolution au PS s'ils ne vont ne vont pas un LFI et on ne sait pas comment ça va se passer parce que certains verulent aller avec LI d'autres veulent aller avec le PS ils auront ils auront pas au deuxème tour ils auront leur poste à perdre donc là on raisonne pas en en en intérêt du pays on raisonne en intérêt personnel c'est toute la différence ça mais ça n'est pas méprisable c'est là ça n'est pas méprisable la politique Voilà.
Ah d'accord. [rires] OK. Quand je vois ce que c'est 20 secondes pour Philippe Bger, je suis sûr Non mais Philippe, je suis pas d'accord avec vous parce qu'une vraie coalition aurait pu à minima traiter des sujets comme le logement, comme l'éducation, comme la santé en mettant de côté l'immigration et la fiscalité qui sont des chiffons rouges.
On pouvait trouver des des sujets de coalition pour le bien des Français. Que la classe politique n'y arrive pas, c'est quand même assez inquant. Tout de suite, on n'y croit pas.
Yeah.
Olivier Faure