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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 30 janvier 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileTravail & emploiJustice

Philippe Ballard : "Immigration, sécurité, chômage : les chiffres sont catastrophiques !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Philippe Ballard, député Rennes, comment vous analysez ces chiffres ?

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Ils sont assez mitigés, il y a des choses qui baissent, d'autres faits de délinquance et de criminalité qui augmentent, et refusent d'entempérer notamment.

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Anne-Jean Thé, vous qui êtes députée du Bloc central, Ensemble pour la République, ancienne ministre de l'Éducation nationale, c'est votre bilan, c'est le bilan du gouvernement, c'est le bilan de la Macronie ?

  • 1:46RelanceRéponse directe

    Les refus d'obtempérer, on ne trouve pas de solution, parce que ça augmente chaque année.

  • 2:40ComplaisanteRéponse directe

    Oui, mais ce n'est pas si simple.

  • 4:34OuverteRéponse partielle

    Justement, puisque vous évoquez le trafic de stupéfiants, on va en parler avec le procureur de la République de Toulon, Raphaël Ballon.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « Hier, on commentait les chiffres de l'immigration, qui est complètement hors de contrôle. »
  • 0:27Invité politiqueChiffre
    « Ce matin, on a même appris que le chômage avait augmenté au quatrième trimestre de plus de 2%. »
  • 0:35Invité politiqueFait
    « il n'y a plus de zone safe, c'est-à-dire sécurisée en France. »
  • 0:55Invité politiqueChiffre
    « Il y a une agression gratuite toutes les 40 secondes en France. »
  • 0:57Invité politiqueChiffre
    « On parlait des refus d'obtempérer, c'est toutes les 20 minutes que nos forces de l'ordre sont constatés à un refus d'obtempérer. »
  • 2:11InvitéChiffre
    « des moyens à la justice, et 1500 postes qui ont été créés dans la justice. »
  • 3:10InvitéChiffre
    « Toutes les affaires qui sont poursuivables aujourd'hui, 90% précisément, qui sont poursuivables, ont une réponse pénale aujourd'hui. »
  • 4:43InvitéChiffre
    « les stupéfiants, c'est plus 8%, c'est la statistique qui est contenue dans ces chiffres 2025. »
  • 5:05InvitéFait
    « C'est prévu par la loi depuis 2016. »
  • 10:35InvitéFait
    « Dans tous les cas, le ministre de l'Intérieur n'y est pas défavorable. »
  • 10:51InvitéFait
    « Je n'y suis pas hostile, tout comme la suspension du permis de conduire. »

Temps de parole

  • Invité30 %
  • Invité 223 %
  • Philippe Ballard15 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 311 %
  • Invité 46 %

5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Philippe Ballard, député Rennes, comment vous analysez ces chiffres ? Ils sont assez mitigés, il y a des choses qui baissent, d'autres faits de délinquance et de criminalité qui augmentent, et refusent d'entempérer notamment.

0:13
Philippe Ballard

C'est l'échec de Bruno Retailleau ? C'est pas pour faire de mauvais esprit, on a presque envie de mettre un sous-titre échec de la Macronie suite. Hier, on commentait les chiffres de l'immigration, qui est complètement hors de contrôle. Ce matin, on a même appris que le chômage avait augmenté au quatrième trimestre de plus de 2%. Bref, il y a eu des ministres, il y a M. Darmanin qui disait dans une interview, il n'y a plus de zone safe, c'est-à-dire sécurisée en France. M. Retailleau a quitté, certes, son ministère Place Beauvau au mois d'octobre, mais il est resté ministre un an.

Et dans tous ces faits que l'on voit, il y en a, les violences physiques, pour une cigarette refusée, vous pouvez vous prendre un coup de couteau, c'est ça, parce que vous demandiez à être caractérisé, c'est ça. Il y a une agression gratuite toutes les 40 secondes en France. On parlait des refus d'obtempérer, c'est toutes les 20 minutes que nos forces de l'ordre sont constatés à un refus d'obtempérer. Voilà, alors effectivement, on a mis, enfin, certains magistrats, attention, je ne suis pas en train de vous dire, toute la justice, tous les magistrats.

1:10
Présentateur

Donc vous dites la même chose, c'est-à-dire que c'est un rôle sur la justice ?

1:13
Philippe Ballard

Non, ce n'est pas un rôle, il faut être plus subtil que ça et s'y analyser un petit peu. Mais on a pendant des années, et on continue maintenant, à mettre le délinquant au cœur du dispositif, culture de l'excuse,

1:23
Présentateur

et puis après, à s'occuper des victimes. Anne-Jean Thé, vous qui êtes députée du Bloc central, Ensemble pour la République, ancienne ministre de l'Éducation nationale, c'est votre bilan, c'est le bilan du gouvernement, c'est le bilan de la Macronie ?

1:34
Invité

D'abord, permettez-moi juste d'avoir un mot quand même, à la fois pour les policiers qui sont victimes de cette hyperviolence que vous avez citée, notamment des refus d'obtempérer qui sont absolument inadmissibles, mais pour les victimes, parce que derrière, il y a des êtres humains. Je veux bien qu'on commente les chiffres, mais derrière, on a des êtres humains qu'il faut quand même...

1:46
Présentateur

Les refus d'obtempérer, on ne trouve pas de solution, parce que ça augmente chaque année.

1:48
Invité

C'est en effet extrêmement compliqué. S'il y avait une réponse simple, d'ailleurs, j'attends la réponse simple du RN, ça se saurait. Donc, il n'y a pas de réponse simple à tous ces sujets-là. Simplement souligner, puisqu'il y a deux blocs, en gros. Il y a ceux pour lesquels il y a des chiffres qui sont plutôt en amélioration, d'autres qui sont plutôt en aggravation. Je voudrais quand même dire quelques mots de l'ensemble, parce que ne pas oublier que depuis de nombreuses années, nous avons donné des moyens supplémentaires, et à la police, et à la gendarmerie, des brigades supplémentaires qui ont été créées, des moyens à la justice, et 1500 postes qui ont été créés dans la justice.

Ce sont des procédures qui sont accélérées. Je ne dis pas que tout va bien. Je dis simplement que nous avons mis des moyens pour pouvoir améliorer la situation. Et certains de ces chiffres, notamment sur les violences, montrent aussi qu'il y a une libération de la parole, la formation des personnes qui recueillent la parole. Il y a effectivement plus de plaintes qui permettent aussi de protéger nos victimes. C'était heureux et il faut continuer. Mais il n'y a pas, je crois, de réponse simple. C'est ça qu'il faut entendre aussi. S'il y avait des réponses simples, c'est ce qu'on dit en général

2:40
Présentateur

quand on n'arrive pas à régler un problème. Oui, mais ce n'est pas si simple.

2:43
Invité

Les refus d'obtempérer, on en parle régulièrement

2:46
Présentateur

des refus d'obtempérer. Tout le monde a son avis. Et finalement, on s'aperçoit qu'on n'a pas trouvé la bonne méthode pour les JBC.

2:52
Invité

Il y a un dialogue qui est même en place avec également nos forces de l'ordre qui sont face à ça, qui ont aussi des réponses à apporter, des propositions à faire.

3:00
Présentateur

Vous avez vu, les forces de l'ordre, elles disent qu'il faut être beaucoup plus fermes, plus de sanctions.

3:04
Invité

Mais aujourd'hui, la réponse pénale, on prend juste la réponse pénale. Toutes les affaires qui sont poursuivables aujourd'hui, 90% précisément, qui sont poursuivables, ont une réponse pénale aujourd'hui. Et la réponse pénale aujourd'hui, si vous interrogez un certain nombre de magistrats, et je vais me penner plutôt du côté des avocats, qui sont peut-être plus facilement entendables sur ce sujet-là, pour ne pas être critiqués d'avoir des magistrats qui seraient, je n'y crois pas, partiaux, en tout cas, ils vous diront que les sanctions pénales prononcées aujourd'hui sont beaucoup plus sévères qu'elles n'ont été.

Donc on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de réponse, qu'il n'y a pas une prise de conscience, qu'on n'avance pas. Dire qu'il y a encore du chemin à faire, oui, bien évidemment. Oui, mais Bruno Retailleau est arrivé à Place Beaufort, on se souvient, il a dit de l'ordre, de l'ordre, de l'ordre, et puis là, les chiffres... Non mais, bien sûr, c'est pas facile, la délinquance zéro, ça n'existera pas, sauf que là, les chiffres sont en hausse. Mais pas sur tous les segments, il faut souligner les segments où ça s'améliore, il y a des segments où ça s'aggrave, qui justifie qu'on aille beaucoup plus loin, notamment dans la lutte contre les narcotraffiques.

Pour les Français, c'est la délinquance du quotidien qui les plus occupe et elle est en hausse. Vous avez un procureur à Toulouse, je crois bien, qui a souligné le lien entre les narcotraffiques et la délinquance routière. Mais les stupéfiants, ça augmente.

4:13
Présentateur

Alors c'est vrai aussi peut-être qu'on donne plus d'amendes qu'avant, donc forcément, ça fait apparaître des chiffres en hausse.

4:18
Invité

L'état d'esprit qu'il faut avoir, c'est toute sortie de route au sens propre, au sens figuré, mérite sanction. Et qu'il faut que la certitude de la peine soit vraiment ancrée dans l'esprit de chacun de nos concitoyens. Et nous donnons les moyens à la justice pour qu'elle puisse aller vers cette certitude de la peine. Justement, puisque vous évoquez le trafic de stupéfiants, on va en parler avec le procureur de la République de Toulon, Raphaël Ballon. Parce que les stupéfiants, c'est plus 8%, c'est la statistique qui est contenue dans ces chiffres 2025. C'est le procureur Raphaël Ballon qui est avec nous. Bonsoir, monsieur le procureur.

Vous voulez informer l'employeur qu'il a à son service un consommateur de drogue si le consommateur est dépositaire de l'autorité publique ou chargé d'une mission de service public. C'est ce que vous voulez faire ? C'est bien cela. Alors c'est prévu par la loi depuis 2016. Donc c'est une pratique qui existe déjà. Ce que je veux faire à Toulon de mon côté, c'est en tout cas de le systématiser à chaque fois parce que le texte est pris.

C'est à chaque fois que la personne qui a consommé des stupéfiants, ça peut être un simple usager, mais ça peut être aussi quelqu'un qui a consommé des stupéfiants et qui ensuite a conduit, et donc a commis le délit de conduite sous stupéfiants, ou quelqu'un qui a consommé des stupéfiants et qui a commis des violences, parce que c'est une circonstance aggravante aux violences, de consommer des stupéfiants. Il y a toute une série d'infractions qui sont prévues avec la consommation des stupéfiants. Et bien à chaque fois que cette personne hara par ailleurs une profession dans laquelle il exerce une protection des personnes et des biens, le texte, la loi, m'autorise à en informer l'employeur.

À charge pour l'employeur d'en tirer toutes conséquences sur les missions qui lui sont confiées.

5:54
Présentateur

Quel type de profession concernez ? Donnez-nous des exemples concrets.

6:00
Invité

Écoutez, vous êtes chauffeur de puce dans une compagnie qui exerce une mission de service public et vous consommez des stupéfiants. Effectivement, c'est un danger pour les personnes. Vous êtes dans le corps médical, on confie notre santé dans le cadre, que ce soit des médecins, des infirmiers, des aides-soignants. L'hôpital, on sera informé. Vous êtes policier, gendarme, pompier, vous consommez des stupéfiants. Votre employeur, on sera informé. Et vous pouvez, chacun peut bien comprendre les professions dans lesquelles il y a une mission de sécurité pour nos concitoyens. Eh bien, à ce moment-là, j'en informer l'employeur et l'employeur en tira toutes les conséquences.

Il en sera informé de quelle manière ? Par courrier de votre part, c'est ça ? Oui, alors les textes sont assez précis. Petite prévoix, et je ne vais pas rentrer dans les détails, ça fatiguerait tout le monde, mais effectivement, il y a un certain nombre d'informations qui sont passées à l'employeur, avec un certain nombre de garanties. Je dois informer non seulement l'employeur, mais aussi le salarié en question, que je vais informer son employeur. Et je dois informer l'employeur des suites qui sont données judiciairement. Donc je peux informer l'employeur au niveau... Donc il peut perdre son emploi. Donc potentiellement, il peut perdre son emploi. Ça, c'est à voir avec l'employeur.

Moi, ma préoccupation principale, et que les choses soient très bien entendues dans ce sens-là, c'est qu'on prenne tous collectivement conscience que les trafics de stupéfiants, ça nous concerne tous. On est tous concernés. Et que les trafics de stupéfiants ne sont mis que par les usages de stupéfiants. L'équation, elle est très simple. Pas d'usage, pas de trafic. C'est ce que dit la Conférence nationale des procureurs depuis des années. Il faut lutter aussi contre les usages et pas que contre les trafics.

Et donc, lutter contre les usages, c'est non seulement, évidemment, apporter des solutions d'accompagnement social et médical, thérapeutique parfois, mais c'est aussi faire prendre conscience à chacun d'entre nous, à toute personne qui prend des stupéfiants, qui participe au trafic, et donc chacun prendra ses responsabilités, l'employeur compris.

7:47
Présentateur

Ça paraît quand même ahurissant que ça ne soit pas déjà fait, qu'un conducteur de bus qui est pris en flagrant délit d'avoir consommé des stupéfiants, l'employeur ne soit pas au courant si ensuite cet homme ou cette femme va emmener des enfants à l'école. Ça paraît dingue que ce dispositif n'a pas déjà été mis en place pour protéger justement les personnes qui sont transportées. Il est dans la loi.

8:10
Invité

Je vous ai donné ce premier exemple, parce que c'est l'exemple auquel on pense le plus systématiquement, en tout cas le plus rapidement.

8:16
Présentateur

C'est dans la loi, mais non, c'était pas quelque chose d'automatique, c'était pas généralisé, puisque vous-même, vous êtes obligé aujourd'hui de dire « Voilà, maintenant ça sera comme ça à Toulon ».

8:28
Invité

Disons que je l'ai rappelé de manière très stricte à mes collègues et au mode de fonctionnement de notre fonctionnement interne à la juridiction, pour faire en sorte que personne ne passe à côté des mailles du filet. Effectivement, ces cas de figure-là, on y pense assez rapidement et systématiquement. D'ailleurs, en général, ce cas de figure-là, ce sera une condamnation avec interdiction de conduire, suspension du permis de conduire. Le temps de cette convécution, de cette suspension du permis de conduire, l'employeur le sera nécessairement.

Mais c'est aussi pour les usages simples du stupéfiant, où un côté quand quelqu'un qui même consomme le week-end chez lui ne se fait attraper parce que le lendemain matin, il va reprendre le volant de ce bus. Là, par contre, on n'est pas certain de le savoir, effectivement. Je souhaite que ça soit fait et qu'on soit très attentif à la profession des gens, parce que derrière, c'est la sécurité de nos concitoyens qui contient une fois de plus la prise de conscience. On est tous concernés par ce filet. Merci, M. le procureur de la République, Raphaël Ballon.

9:24
Présentateur

Qu'est-ce que vous en pensez, M. le policier ? C'est une bonne chose ?

9:27
Invité

J'en pense que c'est déjà, en tout cas pour les personnes dépositaires de l'autorité publique, c'est déjà le cas depuis très longtemps. On a eu quelques cas dans la police nationale, systématiquement, et même d'ailleurs, ils sont traduits en conseil de discipline, et c'est l'exclusion du service automatiquement. Ça a toujours existé chez nous. Maintenant, l'ouvrir un peu plus aux personnes chargées de missions de service public, pourquoi pas ? Mais dans ce cas-là, pourquoi s'arrêter uniquement à ces professions-là ? Pour ne pas informer les secteurs privés aussi, alors ? Vous créez une rupture d'égalité entre public et privé. Vous êtes d'accord avec cette proposition ?

Est-ce que fait le procureur ?

10:08
Philippe Ballard

Non, mais effectivement, d'un point de vue constitutionnel, ça se regarde de plus près pour ne pas qu'il y ait une distorsion entre public et privé. Vous êtes d'accord avec le privé ? Non, mais c'est ce que j'allais dire, ça a été rappelé par le procureur. C'est déjà dans la loi, c'est déjà appliqué dans la police, dans la gendarmerie. Alors, je ne connais pas, j'avoue que je n'ai pas en tête la loi. Alors, est-ce qu'il faut rajouter des professions ?

10:26
Invité

C'est la fonction publique, le transport scolaire, les VTC, les taxis, les compagnies de sécurité privées, sachant que ça passe par un tiers, et ce n'est pas la compagnie qui est d'accord. Dans tous les cas, le ministre de l'Intérieur n'y est pas défavorable. Laurent Nunez, c'est ce qu'il a dit très récemment dans un entretien, lorsqu'il est évoqué justement cette idée. Voilà ce que dit le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, à propos du signalement des employés. Je n'y suis pas hostile, tout comme la suspension du permis de conduire. Tout ça, on va le regarder. On ira plus loin sur les consommateurs.

10:58
Philippe Ballard

C'est la volonté. Mais c'est juste un mot, c'est vrai, c'est un marché. On est d'accord. S'il n'y a pas de consommateurs, s'il n'y a pas d'acheteurs, il n'y a pas de vendeurs.

11:04
Présentateur

Les avantes vont être portées à 500 euros.

11:06
Philippe Ballard

Oui, on sait qu'elles ne sont pas toutes réglées. Mais tout ce qui va dans le sens de la lutte contre le narcotrafiquant, il y a quand même quelque chose.