« Le président se présentait comme "l’homme du dialogue" cela se finit toujours en grand monologue »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le 18-20 France Info Jean-François Killy bonsoir à vous Olivier Faure bonsoir à vous Jean-François d'Emmanuel Macron pas grand chose pour ne pas dire rien la réalité c'est que on a un président qui souhaite enjamber la séquence de vivre sur les retraites et que comme vous l'aurez compris à la fois la gauche les écologistes mais aussi la face syndicale qui refuse et nous souhaitons au contraire fixer le président sur le sujet qui occupe les Français aujourd'hui c'est à dire le refus cette réforme de la retraite à 64 ans donc ce que nous allons faire nous c'est que nous avons comme vous le savez déposer un deuxième projet de référendum initiative partagée pour amener le président à l'obliger à un référendum nous avons aussi redéposer une proposition de loi qui permettra de débattre dans l'hémicycle de cette fameuse de cette fameuse article 7 sur donc le passage à 64 ans et nous allons dans un premier temps nous mobiliser massivement pour faire du 1er mai un 1er mai historique un raz-de-marais populaire qui installe un rapport de force et qui conduisent le président de la République a peut-être reconsidéré sa position comme Jacques Chirac Lofi alors même que sa loi avait été validé qu'elle avait été promulguée mais dans sa grande sagesse il avait fait le choix de ne pas augmenter les tensions dans ce pays j'ai envie de vous poser la question mais vous dire mais après après le 1er mai parce que le pays ne peut pas manifester indéfiniment et d'ailleurs le pouvoir en place compte là dessus bien sûr mais le pouvoir joue depuis le début le pourrissement mais ça n'est pas la bonne façon de procéder jouer le pourrissement c'est en réalité grâce à B les tensions nourrir le populisme faire en sorte que demain ce qui se prépare soit finalement le pire et donc c'est bien le problème avec ce président qui préfère jouer avec la boîte d'allumettes et y compris enflammer la prairie mais donc nous allons chercher au contraire à jouer la sagesse faire en sorte que la parole des françaises soient entendues parce qu'elle mérite de l'être sur un sujet comme celui-là regardez ce que dit la presse étrangère qui est dans le monde entier catastrophé par l'attitude du président de la République j'ai vu que il était en fait non pas à comparer à Orban mais où on expliquait que si le président urbain le président hongrois avait procédé de la même façon pour un sujet qui est un sujet qui est au cœur du pacte social et bien il aurait été vertement [Musique] réprimandé par l'ensemble des Européens parce que la méthode ne correspond pas à ce qu'est une démocratie libérale vous diriez que c'est un président empêché aujourd'hui je dirais que c'est un palais de lanlysée c'est un palais où on a quelqu'un qui ne peut plus bouger parce que un peu plus bouger c'est vrai physiquement regardez quand il sort ou qu'il aille et où qu'il aille son gouvernement partout ils sont conspulés regardez pas peine d'y aller ces jours-ci regardez Elisabeth borne regarder le président même à l'étranger et plus tout simplement parce que qui aujourd'hui veut accompagner le naufrage présidentiel ni les républicains ni la gauche bien entendu ni personne ne souhaite aujourd'hui entrer dans un gouvernement participer à une majorité parce que il y a un préalable à tout cela c'est que le président donne le sentiment qu'il entend quelque chose des Français Olivier fort vous êtes le premier secrétaire du Parti socialiste aujourd'hui vous ne voulez plus entendre parler de d'une quelconque forme de on va dire de réforme désormais vous ne pouvez plus parler de travail de justice de tant que cette on va dire ce cet écueil des retraites ne sera pas levée c'est ça l'idée mais non c'est que le pays n'avance pas non c'est tout l'inverse je souhaite au contraire que le pays avance je souhaite au contraire qu'il y a même moi je suis pour une réforme des retraites je suis pour qu'on fasse mieux que ce que nous avons fait jusqu'ici je suis prêt à me rendre à Matignon à l'Élysée séance si demain on me dit que la question de l'âge légal et sortie du débat et que on va se poser les questions que nous nous sommes posées depuis des mois c'est-à-dire quel financement pour nos retraites comment est-ce qu'on fait pour prendre en considération les métiers pénibles comment est-ce qu'on fait pour organiser le travail sur une carrière professionnelle complète comment est-ce qu'on prend en charge tous ces sujets qui n'ont pas été du tout pris en compte jusqu'ici et que le Président nous dit miraculeusement elle nous dit maintenant on va en parler enfin on va en parler mais c'est pas sérieux il fallait en parler avant vous êtes en train d'envoyer dans le mur des seniors qui n'ont plus de travail après 55 ans vous leur expliquez qu'ils vont travailler jusqu'à 64 ans comment est-ce qu'ils font il fallait se poser la question avant comment est-ce qu'on fait pour que la question de la pénélisée ne soit pas simplement le fait de dire à des gens vous allez finir tellement usé et cabosser que vous ne pourrez plus rien faire mais c'est ça la difficulté donc il fallait au contraire donc commencer par là et puis ensuite voir quelles sont les bonnes voitures financement et les voies de financement ce n'est pas de faire reposer ces économies ces 18 milliards sur les précaires sur les cariérarchiques sur les femmes et suis celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt avec des métiers pénibles vous voulez bien compris le président de la République ne reviendra pas en arrière sur cette réforme il l'a dit redit il va nous le redire vraisemblablement ce soir en appelant une certaine forme de d'apaisement en souhaitant renouer le dialogue il veut enchaîner ensuite les déplacements de terrain on va faire un petit peu le scénario du vous avez du grand débat national qui a suivi les gilets jaunes il n'est pas du tout dans cette idée de reprendre le travail sur le sur la réforme des retraites mais précisément mais plus personne n'est dupe plus personne ne veut entendre parler de quelques grands débats de déplacements etc mais personne ne croit à cette fable en réalité aujourd'hui ce que les gens veulent c'est du concret du tangible montrer que le président sait écouter alors je comprends bien que il fera tout pour nous expliquer qu'il ne bougera pas et qu'il est intransigeant et qu'il est celui qui ne recule jamais certes ça c'est ça c'est son propre storytelling sa propre son propre récit mais justement je me rappelle que Dominique de Villepin 15 jours avant l'abandon du CPE disait lui aussi que jamais ne bougerait et puis la bouger pourquoi il a bougé il a bougé parce que la détermination du peuple français à un moment fait que il fallait justement bouger et qu'il fallait tenir compte de ce qu'était un rapport de force et quand on tient à la cohésion de son pays et c'est ça le rôle d'un Président c'est la cohésion de son pays comment est-ce qu'on fédère les gens sur un projet il y a quand on ne les fédère pas et bien un moment on sait s'arrêter et ce fut le cas du président Mitterrand ce fut le cas du président Chirac qui furent l'un et l'autre des présidents qui ont su un moment emmener leur pays avec eux et on a aujourd'hui un président qui emmène en réalité ce pays à la fracture semaine après semaine mois après moi sur tous les sujets c'est pas sérieux allez nous verrons ce que dira le président Emmanuel Macron Olivier fort dans un peu plus d'une heure et demie là une heure et demie allez pour vous pas grand chose si j'ai bien compris c'est ce que vous nous dites ce soir c'est que il y a une attaque syndicale qui depuis des mois a fait la preuve son unité de sa responsabilité qui a tendu la main qui a ouvert des portes et jamais le président n'a su leur répondre c'est quand même fou d'avoir un président qui se présentait comme l'homme en même temps l'homme du dialogue enfin qui a ouvert des grands débats et puis à chaque fois c'est un grand débat qui se finit en grand monologue et bien le problème c'est qu'on a un président qui est seul aujourd'hui et qui malheureusement nous entraîne à sa solitude et pas son intransigeance son jupiterisme aux entraîne dans un gouffre Merci à VOUS Olivier fort premier secrétaire du Parti socialiste et député un socialiste de Seine-et-Marne d'avoir répondu à nos questions dans le 18 juin France Info
Olivier Faure