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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 juillet 2020 50 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSanté

Bourdin Direct du 1er juillet- 6h-7h

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 14 %Défensif 34 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Que fait l'État et que dit l'État ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le dispositif de chômage partiel longue durée entre en vigueur aujourd'hui. Pouvez-vous l'expliquer ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Plus d'une entreprise sur quatre a abusé du chômage partiel. Comment l'expliquer ?

  • 5:33OuverteRéponse directe

    Mohamed, vous tentez de rejoindre votre famille en France. Comment vivez-vous cette situation ?

  • 8:16OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'OM n'est-il pas à vendre ?

  • 10:35OuverteRéponse directe

    Plus d'une entreprise sur quatre a abusé du chômage partiel. Quels sont les risques pour ces entreprises ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14PrésentateurChiffre
    « 5000 postes en France, 15 000 dans le monde. »
  • 0:17PrésentateurChiffre
    « Airbus va supprimer 11% de ses effectifs excessifs. »
  • 0:23PrésentateurPromesse
    « Inciter les patrons à recruter des apprentis, l'aide à l'embauche et verser à partir d'aujourd'hui aux entreprises qui jouent le jeu. »
  • 2:14PrésentateurChiffre
    « 8 000 euros pour les majeurs, 5 000 euros pour les mineurs. »
  • 10:41PrésentateurChiffre
    « Plus d'une entreprise sur quatre a abusé du chômage partiel. »
  • 11:20PrésentateurChiffre
    « Les sanctions peuvent aller jusqu'à deux ans de prison, 30 000 euros d'amende, ainsi que le remboursement et l'exclusion des aides pour une durée de 5 ans. »
  • 11:29PrésentateurChiffre
    « Le chômage partiel, ça coûte cher à l'État, 24 milliards d'euros selon Bercy, pour plus de 12 millions de salariés concernés. »
  • 20:25InvitéFait
    « Nous allons augmenter les prix de 500% pour la période du 10 au 17 juillet pour essayer de faire plier Booking. »
  • 22:08PrésentateurFait
    « Si vous réservez une nuit sur Booking dans un hôtel 120 euros la nuit, eh bien l'hôtelier ne touche même pas, l'hôtelier touche à peine 100 euros. »
  • 30:00InvitéChiffre
    « On a actuellement 40 000 cas de plus par jour. »
  • 30:02InvitéChiffre
    « Je ne serais pas surpris qu'on en ait 100 000 si on ne renverse pas la situation. »
  • 36:16PrésentateurChiffre
    « la Grande-Bretagne annonce 40% d'augmentation de divorces à la suite de la crise sanitaire. »
  • 36:22PrésentateurChiffre
    « la Belgique, 25%. »
  • 39:40InvitéChiffre
    « 70% des femmes qui le demandent contre 30% des hommes. »
  • 42:08InvitéChiffre
    « De six ans, c'est passé à deux ans. »
  • 44:00AuditeurFait
    « Si on arrivait à 10% de commission entre 8 et 10%, ce serait honnête, correct. »
  • 44:15AuditeurFait
    « ce sont des entreprises qui ne payent pas d'impôts en France, d'accord ? »
  • 45:01AuditeurFait
    « Airbnb, ça s'appelle le lotèderie au black. »
  • 47:25InvitéChiffre
    « Ça coûte autour de 1000 euros. »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Invité8 %
  • Invité 26 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mercredi 1er juillet, l'info sur RMC. Il est 6h. Merci d'être avec nous, Céline Kalman. Elle est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. 5000 postes en France, 15 000 dans le monde. Airbus va supprimer 11% de ses effectifs excessifs. Réagit le ministère de l'Économie. Inciter les patrons à recruter des apprentis, l'aide à l'embauche et verser à partir d'aujourd'hui aux entreprises qui jouent le jeu. Et puis je vais presque où je veux, quand je veux. Les frontières hors de l'Union Européenne s'ouvrent à partir d'aujourd'hui à une quinzaine de pays. Bienvenue à tous sur RMC. Il est 6h.

Le problème, ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage. En supprimant des milliers de postes, le secteur aérien va-t-il réussir à se relever de cette crise sans précédent ? Des années de croissance ininterrompue et puis le Covid est passé par là. Le géant européen de l'aéronautique Airbus annonce la suppression de 15 000 postes au niveau mondial. Margot Bédé.

1:00
Invité

Ça représente 11% des effectifs. Plusieurs pays sont concernés. En tête, l'Allemagne avec environ 5100 postes supprimés. Au Royaume-Uni, 1700. La France paiera également un lourd tribut avec 5000 suppressions de postes. Le secteur de l'aviation a été particulièrement touché par la crise sanitaire. L'activité commerciale a chuté de près de 40% ces derniers mois. Si Airbus limitera tant que possible les licenciements secs, ils ne seront pas exclus. Le groupe espère tout de même s'appuyer sur des départs volontaires, des mesures de retraite anticipée ou encore du chômage partiel de longue durée. De son côté, le ministère de l'économie a déploré ses 15 000 suppressions de postes.

Un chiffre excessif d'après Bercy qui a rappelé qu'un plan de 15 milliards d'euros a été mis en œuvre par le gouvernement pour soutenir justement le secteur. Et votre invité, Jean-Jacques, ce matin à 8h35, le secrétaire d'État au transport, Jean-Baptiste Djebary.

1:51
Présentateur

Oui, que fait l'État et que dit l'État ? Eh bien, Jean-Baptiste Djebary va devoir répondre. Le dispositif de chômage partiel longue durée entre en vigueur aujourd'hui, 1er juillet. Il permet aux entreprises, des secteurs les plus touchés, une réduction du temps de travail pouvant aller jusqu'à 40% en échange de garanties sur l'emploi. Pour inciter à l'embauche, une aide va aussi être accordée à toutes les entreprises qui prendront des apprentis. 8 000 euros pour les majeurs, 5 000 euros pour les mineurs. Exemple concret à perte en Seine-et-Marne, Romain Poiseau y a rencontré Laure, une jeune coiffeuse qui vient enfin de trouver un salon pour son apprentissage.

Laura, 16 ans, a passé plus d'un mois à chercher un salon de coiffure pour réaliser son contrat d'apprentissage. On m'a dit qu'ils ne comprenaient pas d'apprentissage parce qu'ils ont eu une perte d'argent à cause du confinement et qu'ils n'avaient pas forcément les moyens. Je ne pensais pas que ça allait être compliqué comme ça.

2:40
Auditeur

Elle a même hésité à changer de filière.

2:41
Présentateur

Je me suis dit que je vais aller dans l'esthétique et au final, non, il fallait juste que je m'accroche. Mais je suis au courant que quand on prend une apprentissage, on a des aides. En effet, Marion Grandsard, la propriétaire du salon, a bénéficié de 5 000 euros d'aides. Sans cela, elle n'aurait jamais pu recruter Laura.

2:57
Invité

Cette prime-là a vraiment fait en sorte que j'accepte de la prendre pour son CAP. C'est quand même quelque part une charge supplémentaire qui est quand même une prise de risque. Alors que là, c'est vrai que ça m'aide énormément. Je vais devoir payer à peu près 300 euros au lieu de 700 ou 800.

3:12
Présentateur

Une aide précieuse pour préserver l'apprentissage et permettre aux entreprises de se projeter. Pour Alain Baot, directeur du CFA de la Faculté des Métiers de l'Essonne.

3:18
Invité

Ce qu'il faut, c'est surtout préserver les flux d'apprentis, préserver l'outil que sont les CFA.

3:24
Présentateur

Parce que de toute façon, il y aura quand même une reprise économique. Autre mesure importante pour les apprentis, le gouvernement a prolongé de 3 à 6 mois la période pour signer un contrat d'apprentissage. Autre changement ce 1er juillet, les allocations chômage qui sont également revalorisées de 0,4% pour environ 3 millions de bénéficiaires. Et puis, le prix de certains paquets de cigarettes va aussi augmenter de 10 centimes environ. Parmi les infos de la nuit, un coup de pouce pour soutenir la presse très mal en point. L'Assemblée nationale a voté hier soir un crédit d'impôt pour un premier abonnement à un journal d'information générale.

Les explications d'Agnès Buzyn, hier pendant plus de 4 heures devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, l'ancienne ministre de la Santé a tenté de convaincre, d'une voix tremblante et affaiblie, elle a défendu ses décisions prises au début de la crise du coronavirus.

4:09
Invité

Ce que nous avons mis en place au ministère de la Santé depuis le 10 janvier est sans commune mesure, en tous les cas en termes d'anticipation avec ce que j'ai vu, notamment dans les autres pays. En aucun cas, je ne peux laisser dire que le ministère de la Santé a été lent. Vous ne pouvez pas dire que je n'ai pas anticipé. Et je ne laisserai pas dire que les services n'ont pas anticipé. Je quitte le ministère avec le sentiment que j'ai fait la bonne préparation et d'être maintenant en capacité de le faire comme maire. L'histoire aura montré que ça ne s'est pas passé.

4:42
Présentateur

Suite des auditions aujourd'hui, deux anciennes ministres vont être entendues à leur tour, Marisol Touraine et Roselyne Bachelot. Aux Etats-Unis, Joe Biden annonce qu'il n'organisera plus de meetings électoraux à cause de la pandémie de Covid-19 du jamais vu dans une campagne présidentielle. Les Etats-Unis, où le bilan des victimes est nettement reparti à la hausse, près de 1200 morts ces dernières 24 heures. Le pays pourrait passer à 100 000 cas par jour, à moins de nouvelles décisions pour endiguer la pandémie. C'est l'avertissement lancé par le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

A partir d'aujourd'hui, et pour la première fois depuis plus de 3 mois, l'Union Européenne ouvre à nouveau ses frontières à 15 pays. Le Canada notamment, 3 pays du Maghreb également, la Chine, sous condition soulagement pour beaucoup de voyageurs qui étaient coincés depuis des mois, notamment en Tunisie. Rémi Inc. Mohamed est tunisien.

5:33
Auditeur

Depuis plusieurs semaines, il tente de rejoindre sa femme et sa fille de 3 ans qui sont en France. Il a pris 5 billets d'avion, ils ont tous été annulés.

5:39
Invité

On ne dit jamais 203, mais maintenant on est passé au sixième.

5:42
Présentateur

Alors dès aujourd'hui, il prendra cet avion pour au plus vite rejoindre sa fille, très marquée par cette séparation forcée. Il est rentré comme dans, on peut dire, une dépression. Elle n'arrête pas de vouloir m'appeler sur Skype, etc. Quand est-ce que tu viens papa ? Elle est devenue un peu nerveuse. C'était vraiment une galère pour moi. Retrouver sa famille Océana Hatt, elle aussi.

6:05
Auditeur

Très contente.

6:06
Présentateur

Cette Française a vu sa semaine de vacances en Tunisie se transformer en 4 mois de blocage et autant de retard au travail.

6:12
Invité

J'ai travaillé en télétravail quand c'était possible sur certains dossiers. Maintenant, au bout de 4 mois, les dossiers, ça commence à devenir urgent.

6:21
Auditeur

Et quand on lui demande ce qui lui manque le plus ?

6:22
Invité

Ma famille et la nourriture française, malgré tout, ça manque. Je pense que je vais faire confiance à ma maman et qu'elle va me cuisiner un petit plat maison familial. Cette liste de pays doit être actualisée toutes les deux semaines.

6:37
Présentateur

Et c'est dans ce contexte de crise du coronavirus que l'Allemagne prend les rênes de l'Union Européenne. Pour 6 mois, la chancelière Angela Merkel doit en priorité convaincre les pays réticents d'adopter le plan de relance économique de 750 milliards d'euros. On l'apprend à l'instant et c'est plutôt une bonne nouvelle. Le marché automobile français se redresse au mois de juin. Plus 1,2% après des mois de chute. Chiffre des constructeurs. On y reviendra évidemment dans les prochaines éditions. Football, l'Olympique de Marseille n'est pas à vendre. Encore un feuilleton chez l'OM. La déclaration est on ne peut plus claire.

Elle est signée du clan Franck Macourt, propriétaire américain de l'Olympique de Marseille. Une sortie après l'interview de l'homme d'affaires franco-tunisien Mohamed Ajroudi qui officialisait son plan pour reprendre l'OM. Antoine Arloff.

7:23
Invité

Si une chose semble assez évidente dans cette affaire, c'est que la vente de l'Olympique de Marseille à Mohamed Ayachi Ajroudi et ses partenaires est encore bien loin. Dans cet entretien, l'homme d'affaires franco-tunisien explique que son tour de table est notamment composé d'investisseurs saoudiens et émiratis mais qu'ils ne dépasseront pas la majorité. Il parle de manière assez floue d'un projet méditerranéen. Concernant l'aspect financier, Mohamed Ayachi Ajroudi dit ne pas vouloir flamber tout en assurant qu'il souhaitait mettre de l'argent dans le club pour le développer.

L'homme avoue enfin qu'il n'a pas encore transmis d'offres d'achat et qu'il n'a pas rencontré l'actuel propriétaire, l'américain Franck Macourt. Il faut dire que ce dernier n'apprécie pas du tout cette approche qui ne semble pas très amicale. Une porte-parole du propriétaire de l'Olympique de Marseille parlait même hier soir d'une tentative de déstabilisation du club.

8:05
Présentateur

Ce feuilleton de l'OM, ça vous passionne ? Oui, ça me passionne. Je me mets à la place des supporters de l'OM qui ont envie de savoir.

8:12
Auditeur

Ça ne s'arrête jamais.

8:13
Présentateur

Ça ne s'arrête jamais, non mais je me mets à leur place. Et Mourad, j'aimerais savoir exactement pourquoi est-ce que Mourad s'est embarqué dans cette aventure que j'aime bien, que j'aime beaucoup même. Ne jamais oublier tout ce qu'il a fait avec Toulon au niveau du rugby, bien sûr. 6h08, bon alors, 6h08, beaucoup de choses ce matin. J'ai vu que ça faisait réagir. Enfin, vous me l'avez dit, Quentin Vinet, toute l'équipe est là. Anaïs Castagna, bonjour Anaïs. Bonjour à tous. Charles Magnin et Quentin Vinet. Les vacances, nous sommes le 1er juillet. Il paraît que 54% des Français partent en août. Ce n'est pas il paraît, c'est la vérité. D'accord, bon.

On est plutôt des aoutiens que des juillettistes en France, selon un sondage du site Loisirs Enchères. 54% effectivement des Français partent en août. 33% en juillet, beaucoup en septembre, plus de 20% et quelques-uns en juin, autour de 11%. C'est au mois de juillet qu'il fait le plus chaud. On l'a découvert, nous, ce matin, autour de la table ici à RMC. Ça vous surprend ? Oui, 26 degrés en moyenne, c'est un degré de plus qu'en août. Il peut même faire très chaud. L'année dernière, le mois de juillet 2019, il était sur le podium, les mois les plus caniculaires, avec beaucoup de soleil, plus de 350 heures d'ensoleillement dans certaines villes comme Lorient et Orléans.

Par contre, contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est au mois d'août que l'on trouve les réservations les moins chères cet été, selon une plateforme de location. Le même séjour sur la Côte d'Azur, je vais vous donner les prix, il est vendu 1275 euros en juillet, 1215 euros en août, 60 euros moins chers. Pareil, en Charente-Maritime, 891 euros en juillet, 864 euros en août, 30 euros moins chers en août. J'aurais dû réserver en août, c'est ça. Mais vous partez quand ? En juillet. En juillet. Et vous ? Je viens de réserver un camping pour la première semaine d'août, dans les Landes.

Je me disais, d'une part, j'ai aucune chance qu'il y ait de la place, mais ici, visiblement, il y en a beaucoup. Et à peine j'ai appelé, la dame m'a dit, ah non, mais sur Internet, les tarifs ne sont pas bons, on fait 30% moins cher tout de suite. Vous avez visité le camping ? Vous le connaissez ? Ah non, sur Internet, j'ai regardé. Des douches, pour garder les douches. Oui, oui. Non, enfin, je vous dis ça comme ça. N'oubliez pas des claquettes. Non, non, mais maintenant, les campings ont fait d'énormes, mais alors d'énormes progrès. Le camping, rappelez-vous, le patron de la Fédération des Campings de France, il était formidable. Pendant le confinement, il était avec vous.

Vous avez eu plusieurs fois. On a 15 jours, oui. Je l'ai invité plusieurs fois. Bien, tiens, puisque nous parlons du confinement et de la crise sanitaire, plus d'une entreprise sur quatre, écoutez bien cela, parce que vous allez témoigner, 3216RMC.fr, plus d'une entreprise sur quatre a abusé du chômage partiel. Chiffre donné par le ministère du Travail, effectivement, sur les 3 000 contrôles qui ont été effectués depuis la fin du mois de mai, il y a eu 850 suspicions de fraude, et on n'est peut-être qu'au début, surtout, parce que 50 000 autres contrôles seront menés d'ici la fin de l'été. Sursignalement, ou par pur hasard.

Alors, il y a une multitude de cas, mais par exemple, ça peut être une entreprise qui place un salarié en chômage partiel, mais qui lui demande quand même de travailler. Ça peut aussi être une entreprise qui demande, comme par hasard, du chômage partiel, pour deux contrats signés, des contrats signés pile le jour du confinement. Ça, c'est un exemple qu'on a recueilli ce matin sur RMC. Alors, que risque une entreprise qui fraude ? Les sanctions peuvent aller jusqu'à deux ans de prison, 30 000 euros d'amende, ainsi que le remboursement et l'exclusion des aides pour une durée de 5 ans.

Il faut rappeler quand même que ce dispositif, le chômage partiel, ça coûte cher à l'État, 24 milliards d'euros selon Bercy, pour plus de 12 millions de salariés concernés, selon les chiffres officiels. Témoignage sur RMC, Bruno, qui est lyonnais. Bonjour Bruno. Bonjour Jean-Jacques et bonjour à toute l'équipe. Merci, vous regardez la télé. Bonjour Nîmes Olympiques. Oui, vive Nîmes Olympiques. Non, tout va bien, Nîmes Olympiques. Bien, Bruno. Bruno, vous étiez à chômage partiel. D'abord, vous regardez la télé ou vous écoutez la radio, Bruno ? Donc, moi, je suis plutôt radio pour venir sur mon lieu de travail. D'accord. Et puis, plutôt la télé pour mon stiat au chaud à 16h. Très bien.

Moi, je suis très, très, très heureux de vous avoir, Bruno, avec nous ce matin. Le chômage partiel, qu'est-ce que vous vouliez dire ? Pour moi, c'est, comment dirais-je, une période à oublier au plus vite. Pourquoi ? J'ai subi des pressions au quotidien par mon employeur. C'est-à-dire ? Donc, des textos, des appels, des obligations de venir travailler sur mon lieu de travail.

12:35
Locuteur

Oui.

12:36
Présentateur

Voilà. Donc, mon lieu de travail était fermé. Oui. Mais on m'a obligé à venir tous les jours. Pour faire quoi ? Pour refaire mon lieu de travail à neuf. Ah, c'est-à-dire ? Et vous étiez au chômage partiel ?

12:50
Auditeur

Exactement.

12:51
Présentateur

C'est-à-dire que vous étiez au chômage partiel. Votre employeur vous a obligé à venir sur le lieu de travail pour refaire la salle de sport. Exactement. Exactement.

13:05
Auditeur

Une économie en termes de travaux pour arrondir.

13:08
Présentateur

Si j'ai bien compris, c'est l'État qui vous a payé. Oui. Et votre employeur a profité de cela pour vous faire travailler et pour vous faire repeindre, refaire cette salle de sport. Oui. Exemple même de la fraude. Quand vous dites peinture, c'est un faible mot. Ah, oui, d'accord. Vous n'avez pas fait que les peintures. Du tout. Qu'avez-vous fait ? On avoisine les 30, 40, 50 000 euros de travaux. Oui, ce ne sont pas de petits travaux. Non, du tout. Bon. Ben écoutez, Bruno... De toute façon, il suffit de voir la structure avant confinement, la structure après confinement. Après confinement. C'est quand même... L'état abondant.

Le plus embêtant là-dedans, c'est que j'ai quand même essayé de me renseigner et voir comment on pouvait dénoncer ce genre de choses.

14:05
Auditeur

Oui.

14:05
Présentateur

Vous savez... C'est plus compliqué que ça. Oui, c'est compliqué. C'est très compliqué. Bon, il y a des contrôles, mais... Oui, quand on me dit qu'il faut signaler par dénoncement, des choses comme ça, c'est quand même bien plus compliqué que ça. Oui, le dénoncement... Moi, je ne suis pas... La dénonciation, plutôt que... La dénonciation, pardon. Excusez-moi. La dénonciation, personnellement, je ne suis pas trop pour, mais en même temps... Alors, allons-y. On en parle ce matin. On en parle ce matin. C'est un sujet qui va monter. C'est évident. C'est évident. La fraude au chômage partiel. Parce que ça coûte une fortune à l'État. C'est-à-dire, l'État, c'est nous. Ça nous coûte une fortune.

Parce qu'il va bien falloir payer. 24 milliards d'euros. Ce n'est pas rien. 24 milliards d'euros. Bruno, merci, dans tous les cas. Il n'y a pas de souci. Et merci d'être avec nous le matin, Bruno. Bonne journée. Bonne journée à vous. Au revoir. Merci. Je devais avoir Muriel Pénicaud ce matin. L'annuler. Je pense qu'il y a un rapport avec le possible remaniement prochain. Enfin, l'annuler ce matin. C'est dommage parce que je lui aurais bien parlé de ça. Bien. Une publicité change complètement de sujet. Est-ce que vous connaissez la marque de vélos Vanmoof ? Oui. Vous connaissez Vanmoof ? C'est célèbre. C'est hollandais, non ? C'est célèbre. C'est hollandais.

C'est l'un des plus gros fabricants de vélos électriques au monde. Les vélos sont d'ailleurs formidables. Je connais. J'en ai un à la maison. Il faut le préciser. Pas plus cher que... Guerre plus cher que les autres vélos électriques. De toute façon, les vélos électriques, c'est cher. Oui, c'est cher en général. C'est cher. Non, non. Ils ne sont pas guère plus chers. En tout cas, c'est l'un des plus gros fabricants. Eh bien, Vanmoof a reçu un courrier. Écoutez bien ça. Parce que de l'autorité de régulation professionnelle de la publicité. Je ne sais même pas que ça existait. pour que son spot publicitaire soit modifié avant de pouvoir être diffusé à la télévision. Vous allez comprendre.

Des plans de cette publicité de 45 secondes, déjà diffusés sans problème, par exemple aux Pays-Bas ou en Allemagne, jettent, dit cette autorité, un discrédit sur tout le secteur de l'automobile. Le fabricant de vélos accuse cet organisme de défendre les intérêts de l'industrie automobile. Une publicité qui fait donc débat divise sur les réseaux sociaux entre les pro-vélo et les défenseurs de la voiture. Le reportage, Benjamin Pestli et Florian Chevalet. Dans cette publicité, une belle voiture de sport, les reflets sur la carrosserie sont sans équivoque. De la fumée noire, des embouteillages monstres et un accident de la route.

A la fin du clip, la voiture disparaît pour laisser place à un vélo électrique lorsque l'on montre la vidéo à Flavie et Hélène.

16:36
Auditeur

Excellent, j'adore.

16:37
Présentateur

Les deux Parisiennes semblent conquises, peu importe l'image que renvoie la voiture.

16:40
Auditeur

On voit aussi ce que l'automobile fait et les ravages que ça fait. On voit bien qu'il y a beaucoup trop de voitures qui circulent, alors qu'à vélo, effectivement, ça peut être la solution.

16:51
Présentateur

Tarek, chauffeur de taxi depuis 11 ans, est lui plus mitigé. La fin de la voiture ?

16:56
Invité

Qu'est-ce que vous en pensez ? La voiture qui font, qui disparaît. Bon, c'est vrai que c'est vraiment radical. On veut faire culpabiliser le Français pour ne pas qu'il prenne sa voiture. La société à l'origine de la vidéo ne comprend pas cette décision et s'interroge sur l'indépendance de l'autorité de régulation de la publicité.

17:11
Présentateur

Alpha-Claude Jallot, le porte-parole.

17:13
Auditeur

On a vraiment le sentiment d'avoir été censuré. On savait que le spot publicitaire avait un message assez fort, mais on ne se doutait pas que ça allait prendre autant de proportions. Problème, sans cet avis favorable, le clip a très peu de chances

17:28
Présentateur

de se retrouver à la télévision. Stéphane Martin est le directeur général de l'autorité de régulation de la publicité. En France, le dénigrement n'est pas acceptable. Donc, quand on veut se comparer, on ne dénigre pas les concurrents et notamment en surfant sur un caractère anxiogène. Malgré cet avis défavorable, la société a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne changerait rien à sa publicité. Est-ce que vous êtes choqué par cette pub ou pas ? Je ne sais pas. C'est quoi l'autorité de régulation de la publicité ? C'est un organisme qui surveille toutes les annonces pour promouvoir, je cite, une publicité saine, véridique et loyale ainsi qu'une communication responsable.

Ça, c'est la présentation qu'on peut lire sur Internet, sur le site Internet de cette association qui se dit totalement indépendante des pouvoirs publics. Elle ne reçoit aucune subvention. Quasiment 4 millions d'euros de budget, 20 salariés en 2016, élevés uniquement grâce aux cotisations de ses adhérents. 800 entreprises, j'ai parcouru la liste ce matin. Amazon, Coca-Cola, EDF, FDJ, Renault. Ce sont les adhérents qui font de la pub, qui surveillent quelle est la pub qui doit être diffusée. Voilà, c'est ça. Comme indépendance, on peut trouver mieux, non ? Je suis joueur d'une équipe de football, c'est moi qui arbitre le match.

C'est un peu ça, je vous donne toute la liste, parce que c'est vrai, il y a des marques de voitures, mais il n'y a pas que ça. C'est important aussi de notre part de le préciser. Cette autorité existe depuis 2008, dirigée par l'ancien secrétaire d'État, François Daubert. Elle assure traiter 160 dossiers en moyenne chaque jour. En gros, elle fixe les limites à ne pas franchir, à la télé, à la radio, dans les journaux, au cinéma, sur les abribus, très influente. Elle aide et conseille les marques ou les médias à créer une pub. Et surtout, elle donne un avis de diffusion favorable à modifier, à ne pas diffuser. C'est le cas là.

Toutes les pubs sont systématiquement visionnées par cette autorité. C'est le cas depuis les années 1990, en accord avec le CSA. Bien. Alors, toutes ces autorités, toutes ces autorités, toutes ces agences qui dépendent de l'État, tout ça. En France, nous sommes des spécialistes. Vraiment. Il est 6h19. 6h19. 6h19 ? Allez, un peu de pub. C'est l'heure.

19:30
Invité

RNC 6h09. Vos d'indirect.

19:33
Présentateur

J'étais sur l'antenne. Je disais, il y a un mélange entre la radio et la télé, mais ça arrive. Ce n'est pas grave. Allez, tous les matins, tous les matins, pour ces derniers jours, on va être... pour ces derniers jours. Pourquoi vous me faites signe ? Parce qu'il me semble que vous avez un invité, sur le sac ? Ah oui, c'est vrai que j'ai un invité. J'ai complètement oublié. Je me permets. J'allais parler à Charlemagne. On était entre nous. Mais c'est vrai que j'ai un invité. Évidemment, j'ai un lobby. Surtout qu'il appelle... Nous l'avons appelé dans le Vaucluse. Patrice Mounier. Bonjour, Patrice. Bonjour. Je vous appelle par votre prénom. On ne se connaît pas, mais bon, ce n'est pas grave.

Vous êtes président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Lumi. C'est cela ? Dans le Vaucluse. C'est ça, oui. Dans le Vaucluse. Bon. Et vous êtes en colère contre Booking. Remarquez, je vous comprends, parce que réserver un hôtel par Booking, enfin, personnellement, je ne suis pas trop favorable, mais chacun fait comme il veut. Bon. Vous allez augmenter vos prix de 500% sur la plateforme de réservation. Mais pourquoi ? Alors, nous allons augmenter les prix de 500% pour la période du 10 au 17 juillet pour essayer de faire plier Booking. Plier Booking ?

Parce que, depuis le confinement, les hôteliers se sont rendus compte que Booking les maltraitait, avaient des commissions très fortes et surtout les a obligés à rembourser les réservations non annulables. Donc, on s'est rendu compte, les hôteliers se sont rendus compte que c'était inadmissible de la part de Booking. Oui. Ils étaient points et points, points, main et points liés, pardon, avec Booking. Oui. Donc, vous dites, oui, c'est absolument inadmissible. Booking a profité de cette crise sanitaire, évidemment. Une vingtaine d'hôtels à Avignon vont augmenter le prix. Je crois d'ailleurs que cette colère contre le site de réservation se répand dans toute la France. C'est vrai ?

Ah oui, c'est une colère qui est en train de grandir puisqu'elle est partie sur une idée du Vaucluse la semaine dernière. Cagnes le fait, Rennes va le faire, Lyon le fait la semaine aussi, Montpellier le fait. Si vous voulez, c'est les grosses destinations de France qui vont le faire pour vraiment obliger Booking à se remettre autour de la table pour pouvoir travailler sur le montant de la commission qui est absolument inadmissible et ingérable pour les hôteliers. Bien. Je suis obligé de vous couper, Patrice Mounier, parce que la ligne téléphonique est mauvaise. Mais je suis content ces quelques instants de vous avoir mis à antenne. Je vais vous donner simplement un chiffre.

Si vous réservez une nuit sur Booking dans un hôtel 120 euros la nuit, eh bien l'hôtelier ne touche même pas, l'hôtelier touche à peine 100 euros. Même pas 100 euros. Vous imaginez l'ampleur de la commission que prend Booking. Et M. Bourdin, cet argent va dans une entreprise qui n'est pas en France, qui ne paye pas d'impôts en France. Et c'est le client qui fait cadeau de cet argent à Booking. Et surtout, si vous voulez, les hôteliers vont être obligés de payer ces commissions bientôt avec le PGE qu'ils auront pris auprès de l'ABPEI et de l'État. Et c'est ça qui est absolument insupportable. Voilà, le PGE, c'est le prêt garanti par l'État.

Effectivement, effectivement, les hôteliers ont été aidés par l'État, encore une fois, par nous, puisque, je le répète sans cesse, il va bien falloir d'ailleurs qu'on mette les Français devant leurs responsabilités. On attend tout de l'État, mais l'État, c'est nous qui payons. Eh bien, le PGE, ce sont les plans d'aide de l'État qui ont été accordés à notamment beaucoup d'hôteliers. Eh bien, les hôteliers qui sont dans des situations très difficiles de trésorerie vont être obligés d'utiliser une partie de ses prêts pour payer ses commissions à Booking qui ne paient pas d'impôts en France. Vous imaginez ? Vous avez vu la circulation, si je puis dire ?

Merci beaucoup, Patrice Mounier, de nous rappeler tout cela. Et encore une fois, je voudrais... Oui, oui, oui, on va les soutenir, ces hôteliers. Oui, parce que ça, ce sont des pratiques scandaleuses. C'est comme tout à l'heure ce que nous dénonçons. Enfin, dénonçons. Non. Oublions ce mot. Ce dont nous parlions tout à l'heure, c'est la fraude au chômage partiel. Mais c'est une forme de fraude. Patrice Mounier était avec nous. 6h27 et Charles Magnin est donc là. Charles, tous les matins, trois histoires et trois images. Oui, direction d'abord, le Mexique, la baie d'Acapulco. Un nom qui fait rêver Acapulco, son eau turquoise, le sable fin, les mariachis.

Et pourtant, regardez cette image, des eaux usées, rejetées dans le Pacifique. L'image donne la nausée, elle fait le tour des réseaux sociaux. On y voit des hectolitres d'eau usée, noirâtres, qui se déversent dans l'océan Pacifique. La scène a duré une bonne demi-heure, avec évidemment une odeur terrible sur place, selon les témoins. Les autorités expliquent que cette catastrophe, cette marée noire, est due aux pluies torrentielles qui ont frappé la région et auraient saturé le réseau d'eau usée. Une enquête est en cours, mais forcément, l'image de l'eau noirâtre qui se déverse au pied des complexes hôteliers va faire du mal au tourisme sur place. Oui, elle est terrible.

Une initiative à Nantes, la marque Lue, sort une édition spéciale de son petit beurre dédiée au personnel soignant. Merci beaucoup. C'est le message inscrit, gravé sur ces biscuits, accompagné d'un petit cœur. Le geste est symbolique. C'est la première fois depuis sa création, en 1886, que le fameux petit beurre va être modifié. Il n'y aura pas écrit le petit beurre Nantes, comme sur tous les biscuits. 10 000 packs de ces petits beurres série limités vont être distribués, offerts au personnel soignant de la région nantaise. Vous aimez ça ?

25:23
Auditeur

J'adore. Le petit beurre ? Avec le café, oui.

25:25
Présentateur

C'est vrai que c'est bon. Une addiction. Dites-moi, beaucoup de beurre dans le petit beurre ou pas ? Vous pouvez regarder ? Tiens, essayez de regarder. Allez, on regarde la recette du petit beurre. La recette du petit beurre. La question du jour pendant ce temps-là, le confinement a-t-il tué le maquillage ? Eh bien, il faut croire que oui, Jean-Jacques. En tout cas, le télétravail et le port du masque sont venus accentuer une tendance de fond.

25:46
Invité

Sondage IFOP publié ce matin dans Le Parisien. Aujourd'hui, seule une Française sur cinq se maquille tous les jours. C'est deux fois moins qu'il y a trois ans. Le maquillage ne fait plus partie de la routine quotidienne des Françaises.

25:57
Présentateur

En particulier chez les jeunes, la tendance est, je cite, au no make-up ou au slow make-up. Attention, ça ne va pas à tout le monde. Ah, d'accord. Moi, j'évite. Moi, j'évite. Pourquoi le slow make-up ? On ne met rien du tout. Un minimum, en tout cas. Nature. Nature, bon, vaut mieux pas voir.

26:13
Auditeur

Je vous épargne ça.

26:15
Présentateur

Bon, en tout cas, les jeunes filles, il va le revenir à un visage naturel. Oui, c'est pareil, vaut mieux pas voir son maquillage. Pour ne pas faire peur aux enfants. En tout cas, en revanche, ça, c'est chez les jeunes, on se maquille moins, mais les Françaises de plus de 65 ans sont nombreuses à penser que l'absence de maquillage en public est une forme de laisser aller. Voilà, c'est une question de génération, le maquillage. Et pendant ce temps-là, quand un vin est allé voir... La recette des petits beurres, j'en ai une sous les yeux, 500 grammes de farine, voilà ce qu'il faut, 200 grammes de sucre cristal et 200 grammes de beurre. Vous ne voyez pas que du beurre dans les petits beurres.

Il y en a beaucoup quand même. Du sel, de l'eau, 12 minutes de cuisson. Bon ! 32, 16, elle a tous 5, c'est la machine à café. Elle nous en ramène devant. Oui, bien sûr. La machine à café, quand même. Et le mot matin avec les petits beurres, le mot matin par SMS au 7, 32, 16. Le café et les petits beurres, qu'allons-nous faire ?

27:03
Invité

À fin de journal, on sera avec une femme qui doit avoir pas mal de boulot en ce moment. Elle s'appelle Corine Giudicellian. Elle est avocate en droit de la famille et elle a vu les demandes de divorce se multiplier depuis le confinement. Elle vient nous en parler à 6h40.

27:17
Présentateur

Il est 6h31 et Anne-Sophie Balbir est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Nouvelle phase déconfinement en Europe. Les frontières rouvrent

27:31
Invité

aux voyageurs de 15 pays. Les Etats-Unis, en revanche, sont exclus de la liste. La situation sanitaire reste très inquiétante sur place.

27:39
Présentateur

Le coup près est tombé chez Airbus. Ce sera à la manière forte. L'avionneur européen va supprimer 15 000 postes, dont 5 000 en France. Et puis, il y a 2000 ans, Pompéi ensevelit sous les cendres du Vésuve. Exposition grandiose sur la cité antique au Grand Palais à Paris. Comme si vous y étiez, on vous y emmène. RMC 6h32. L'Union européenne se déconfine un peu plus et rouvre ses frontières à 15 pays dès aujourd'hui. Ceux dont la situation sanitaire est jugée suffisamment sûre pour la reprise des voyages. Tunisie, Maroc, Algérie, Canada. La Chine aussi, mais sous condition. En revanche, ni les Etats-Unis, ni la Russie ne font partie de la liste.

Deux pays qui habituellement boostent le tourisme en France, notamment sur la Côte d'Azur. À Nice, le reportage de Kelly Vargin pour RMC.

28:29
Invité

Le soleil est présent, mais les touristes peu nombreux, les appartements et villas se louent difficilement pour le mois de juillet, affirme Lucienne Julien, agent immobilier à Nice. Pour l'instant, le mois de juillet est réellement timidement abordé par la clientèle française, qui de toute façon ne vient jamais avant des périodes du 18 juillet. Et cette année, on les a à partir du 25 juillet. Difficile aussi de prévoir l'arrivée des 65% de touristes étrangers qui viennent habituellement. L'aéroport de Nice fonctionne toujours au ralenti, comme le constate Rudi Salle de l'Office de Tourisme métropolitain Nice-Côte d'Azur.

28:59
Auditeur

On est quand même dans un service à minima. L'aéroport de Nice, c'est 30 vols par jour aujourd'hui. D'habitude, il y en a 250.

29:06
Invité

Dans son hôtel, Michel Chan ne compte que 12% de réservation. Il propose des tarifs attractifs pour capter la clientèle française.

29:13
Présentateur

30% moins cher que ce que l'on aurait dû avoir dans une saison d'été normale. Et puis, on a des promotions. Cannes l'a initié, mais beaucoup d'hôtels à Nice le font aussi, du 3 égale 4, c'est-à-dire que vous payez 3 nuits, mais vous restez 4 nuits. C'est aussi pour inciter nos clients à rester plus longtemps sur la Côte d'Azur.

29:29
Invité

Michel Chan possède deux hôtels. Seul le splendide hôtel ouvrira en juillet. Il espère récupérer les clients de son autre hôtel à moindre frais. Les Américains interdits d'union européenne pour le moment. Je vous le disais, en raison de la situation sanitaire aux Etats-Unis, le bilan repart à la hausse.

29:44
Présentateur

1200 morts en 24 heures. Le docteur Anthony Fauci, membre de la cellule de crise présidentielle sur le coronavirus, redoute désormais une explosion du nombre de cas. On a actuellement 40 000 cas de plus

29:59
Invité

par jour. Je ne serais pas surpris qu'on en ait 100 000 si on ne renverse pas la situation. Donc, je suis très inquiet. Je dois dire que les chiffres parlent d'eux-mêmes. Je suis très inquiet de ce qui arrive parce que nous allons dans la mauvaise direction si vous regardez la courbe des nouveaux cas. Nous devons vraiment agir et agir vite pour répondre simplement à votre question. Il est clair que la situation

30:26
Présentateur

n'est pas sous contrôle. Pour s'adapter aux conséquences du Covid, Airbus a présenté les contours d'un plan social d'ampleur hier. 15 000 postes vont être supprimés d'ici à l'été prochain. dont 5 000 en France. Ça représente 11% des effectifs. Et les licenciements secs ne sont pas exclus. Inacceptables pour Dominique Delbouy, coordinateur centrale force ouvrière Airbus.

30:51
Auditeur

Deux chiffres qui sont extrêmement lourds, vous vous imaginez. Donc, on n'a pas manqué d'expliquer que pour FO de la ligne rouge, c'était bien sûr le fait qu'on puisse diminuer ce chiffre qui nous paraît parfaitement excessif. et bien évidemment de mettre en place toutes les mesures possibles et imaginables pour ne pas avoir à déplorer le moindre licenciement contraint. C'est ça la ligne rouge. Je pense qu'on a mis une très forte pression sur la volonté qu'on a de négocier. Donc, je pense qu'on ira à des négociations sans aucun souci.

31:25
Présentateur

Le chiffre de suppression d'emplois annoncé par Airbus est excessif, a réagi le ministère de l'économie. Le secrétaire d'État au transport Jean-Baptiste Djebary sera votre invité Jean-Jacques à 8h30 sur RMC et BFM TV. Le marché automobile français se redresse après des chutes en cascade à cause de l'épidémie. Les mesures de soutien du gouvernement semblent faire leurs effets. Plus 6,5% de ventes pour Renault au mois de juin. Et puis, nous sommes le 1er juillet aujourd'hui. Plusieurs changements à prévoir. C'est la tradition de début de mois. Tour d'horizon avec Aurélia Manoli.

32:00
Invité

Changement, l'entrée en vigueur

32:02
Présentateur

d'un nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée directement lié à la crise sanitaire. Il permet aux entreprises des secteurs les plus touchés une réduction du temps de travail pouvant aller jusqu'à 40% en échange de garanties sur l'emploi. Pour favoriser l'emploi également, une aide sera accordée à toutes les entreprises qui embaucheront des apprentis à partir d'aujourd'hui. 8 000 euros pour les majeurs, 5 000 euros pour les mineurs. Les allocations chômage sont également revalorisées de 0,4% pour environ 3 millions de bénéficiaires. Enfin, dernier changement à signaler, le prix de certains paquets de cigarettes va augmenter de 10 centimes environ. La dernière hausse

32:38
Invité

était intervenue en mars, la prochaine aura lieu en novembre. Une exposition

32:42
Présentateur

à ne pas manquer au Grand Palais à Paris à partir d'aujourd'hui. Une promenade à Pompéi, antique cité en sevilliers sous les cendres du Vésuve. Au programme Reconstitution en 3D, effets spéciaux,

32:57
Invité

Marion Fournet. Tous les quarts d'heure, les murs du Grand Palais tremblent dans un vacarme assourdissant. Grâce à un dispositif numérique impressionnant, le Vésuve entre en éruption sur grand écran. en 3D, une nuée de cendres noires s'abat sur Pompéi. Roy Amit, directeur du numérique. Cette irruption est vraiment condensée. Dans l'exposition, on la découvre en une minute et demie. Dans la réalité, ça a duré en fait deux jours. Mais d'un coup, le public peut avoir un aperçu en tout cas de ce qui est une irruption.

33:27
Présentateur

L'exposition se décline en trois parties, l'avant, le pendant et l'après-catastrophe. Le visiteur peut ainsi déambuler dans les rues de la cité antique. Un parcours immersif et une reconstitution fidèle grâce aux avancées technologiques et aux dernières fouilles.

33:40
Invité

Quand on balade dans la rue de Pompéi, on balade avec des silhouettes des pompéens et des pompéennes. Ça, c'est dans les côtés antiques et des côtés contemporains. On balade avec des archéologues. Cette exposition alterne des moments d'émotions, d'impression, mais aussi des moments de connaissances. On apprend beaucoup de choses.

33:58
Auditeur

Statues, vases, de nombreux objets rares sont exposés. Avoir aussi des moulages d'humains et d'animaux retrouvés recroquevillés, recouverts de cendres. De quoi en apprendre un peu plus

34:07
Présentateur

sur l'une des catastrophes les plus fascinantes de l'histoire. Les courses, Anaïs, c'est à Anguin-les-Bains.

34:13
Invité

20h15, exactement. Favoris numéro 3, éminent d'Orgeresse, outsider numéro 12, élite de gel.

34:20
Présentateur

Bien, écoutez la suite. Les divorces. On va parler de divorces. Non, je dis écouter la suite comme ça. Vous savez, je vais vous raconter quelque chose. Vous savez que pour endiguer la pandémie de divorces en Chine, parce qu'en Chine, il y a une pandémie de divorces après la pandémie, conséquence de l'épidémie. Les autorités ont voté l'obligation, je dis bien l'obligation, de suivre une thérapie dite de refroidissement d'un mois préalable à toute décision définitive. C'est-à-dire qu'avant de prendre une décision définitive, les couples doivent observer une thérapie de refroidissement. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire la thérapie de refroidissement.

C'est pour éviter de prendre une décision à chaud. Si j'ai bien compris, Maître Corinne Giudicelli, Yann, bonjour. Bonjour. Vous êtes avocate au barreau de Paris, spécialiste en droit de la famille. Oui, la thérapie de refroidissement, c'est-à-dire qu'il faut attendre avant de décider.

35:19
Invité

Probablement.

35:19
Présentateur

Oui, probablement. J'imagine que ça en France c'est impossible. C'est obligatoire en Chine. Tout est obligatoire en Chine. Pas encore en France, non ? Pas encore en France. Bien. Est-ce que vous avez constaté après cette période de confinement des difficultés dans les couples ?

35:37
Invité

À mon niveau, au niveau de mon cabinet, en effet, j'ai eu des cas assez atypiques pendant la période de confinement de couples très installés, par exemple des couples qui avaient 50 ans d'existence et qui ont voulu mettre un terme à leur mariage. 50 ans après 50 ans de mariage, c'est-à-dire que la crise sanitaire

35:55
Présentateur

a eu raison de 50 ans de mariage.

35:57
Invité

Exactement. On peut le présenter ainsi. Cependant, parmi mes confrères qui font beaucoup de divorces, il n'y a pas eu la vague, le raz-de-marée annoncée pendant

36:08
Présentateur

la période de confinement à la suite de cette période de confinement. Eh bien, nous allons développer tout cela en sachant que la Grande-Bretagne annonce 40% d'augmentation de divorces à la suite de la crise sanitaire. Et la Belgique, 25%. Effectivement. Il est 7h20. À tout de suite, vous êtes sur RMC. Tiens, Frédéric sera avec nous aussi. Frédéric nous appelle de Toulon. RMC, 6h-9h. Bonne indirecte. Il est 6h43. Maître Corinne Judiceli-Yann est avocate au barreau de Paris, spécialiste en droit de la famille. Et nous parlons des divorces. Alors, vous dites, j'ai eu des demandes de divorces un peu plus que d'habitude, moins qu'en Grande-Bretagne ou en Belgique ou dans d'autres pays d'Europe.

Est-ce que vos confrères aussi ont constaté une recrudescence des divorces et demandes de divorces ?

37:01
Invité

J'allais dire méchamment, ils ont été un petit peu déçus.

37:04
Présentateur

Parce qu'ils s'attendaient à avoir une pluie de dossiers. Mais non. Ce n'est pas ça. Bien, les couples qui divorcent, dont vous me disiez souvent, ce sont des couples qui sont ensemble depuis longtemps. Dans mon cas et pendant l'épidémie. Pendant le confinement. Mais pas forcément. Quelles sont les raisons avancées par ces couples ?

37:23
Invité

On parle de la période de confinement, ce qu'il y a eu pendant cette période de confinement. Il y a eu plusieurs cas. Vous savez, il y a des couples où c'est juste passe-moi le sel en fin de compte. Et pendant cette période ou pendant deux mois, ils ont été face à face, ils se sont rendus compte que le passe-moi le sel, c'était insuffisant.

37:40
Présentateur

Oui, à force de se passer le sel. Oui, évidemment. Exactement. Mais si la seule discussion, c'est passe-moi le sel, évidemment, à quoi ça sert de rester en couple ?

37:48
Invité

C'est ça. Ou alors, il y avait aussi des couples qui s'étaient tout à fait organisés de manière très indépendante et se sont retrouvés ensemble. Et là, malheureusement,

37:57
Présentateur

ils n'avaient plus rien à se dire. Oui. Et puis, bien entendu... Oui, l'éloignement. L'éloignement rapproche ou éloigne, si je puis dire.

38:04
Invité

Si on peut dire.

38:05
Présentateur

Oui.

38:05
Invité

Ou en tout cas, fait ressortir aussi peut-être des problèmes qui étaient sous le tapis et qu'on n'abordait pas et qui ont ressurgi. Là, il fallait véritablement les traiter et ça n'a pas passé.

38:17
Présentateur

Oui. Puis, il y a eu le télétravail aussi.

38:20
Invité

Le télétravail. Qui a ajouté. Cela, je pense que ça a créé, ça a généré des frictions, évidemment, dans le couple importante et aussi des violences, il faut bien le dire.

38:29
Présentateur

Oui, des violences, bien sûr. Mais à l'inverse, des couples ont été renforcés par le confinement.

38:34
Invité

Oui, des couples ont été renforcés parce qu'ils se sont mieux connus, parce qu'ils ont finalement pu régler des problèmes qu'ils n'avaient pas le temps de régler, parce qu'ils ont un petit peu dégonflé leur contentieux, si je puis dire, à cette occasion.

38:49
Présentateur

Et puis, il y a des requêtes en divorce qui devaient être déposées qui n'ont pas été déposées. Qui n'ont pas été déposées. On a rétrogradé. Oui, on s'est retrouvés, en quelque sorte, grâce au confinement.

38:58
Invité

Ce n'est peut-être pas la majorité, mais ça existe. C'est un phénomène que l'on a pu constater également.

39:03
Présentateur

Oui, et puis, moins d'adultère. Non, mais je dis clairement les choses. Moins d'adultère pendant le confinement, évidemment.

39:11
Invité

Mais quoi ?

39:12
Présentateur

Moins facile. Évidemment. Non, mais aussi, quelle est la première cause de divorce aujourd'hui ? Quand vous voyez arriver les couples, quelle est la situation que vous rencontrez le plus souvent ? La mésentente. Souvent, la mésentente sur le quotidien. Oui, sur la vie quotidienne. Oui, bien entendu, ça peut être aussi

39:33
Invité

le fait qu'il y a une double vie par ailleurs.

39:36
Présentateur

Oui, double vie par ailleurs chez l'un ou l'autre. Voilà.

39:38
Invité

Sachant que c'est toujours dans la même proportion 70% des femmes qui le demandent contre 30% des hommes.

39:45
Présentateur

Qui demandent le divorce. Oui. Et ça, ça ne bouge pas. Et ça, ça ne bouge pas. 70% des femmes demandent le divorce et 30% des hommes. Pourquoi ? Selon vous, vous qui avez une longue habitude de la vie de couple ? Je pense que la vie de couple

40:02
Invité

pour les femmes, c'est très important et elles sont prêtes à faire face à ça alors que l'homme va plutôt compenser par ailleurs dans son travail ou par une autre relation, peu importe. Mais la femme ne se contente pas de ça et préfère passer l'étape du divorce.

40:16
Présentateur

Oui, elle n'accepte pas.

40:18
Invité

Voilà. Elle est plus exigeante finalement.

40:19
Présentateur

La femme est plus exigeante et décide et peut-être aussi que la femme est plus courageuse. C'est pas faux. Non, mais c'est pas faux. Plus courageuse et décide alors que l'homme hésite à décider. Peut-être pour le mariage c'est pareil d'ailleurs. Oui, oui. Comment se déroule aujourd'hui les divorces sont conflictuels toujours autant ou moins qu'avant ?

40:41
Invité

Une grande partie se fait par consentement mutuel. Vous savez que le consentement mutuel a été déjudiciarisé.

40:47
Présentateur

Oui,

40:48
Invité

cela a beaucoup aidé au niveau de la fluidité dans les tribunaux parce que c'était à peu près 50% des divorces. Oui. Donc, on passe maintenant avec deux avocats et un notaire et donc hors champ judiciaire. Ça, c'est la moitié des divorces. Le reste, ça peut être effectivement très court. Oui,

41:07
Présentateur

ça décharge les tribunaux. Oui. C'est important parce qu'on n'est pas forcément obligé d'aller devant le tribunal pour divorcer. Et puis, à l'inverse, il y a des divorces conflictuels qui durent des années et des années. Bien sûr. Est-ce qu'on peut refuser ? Est-ce que, j'imagine, je suis marié, ma femme demande le divorce ou je demande le divorce, est-ce que j'ai le droit de refuser si ma femme le demande ou est-ce que ma femme a le droit de refuser le divorce si je le demande ?

41:37
Invité

Alors, il y a deux étapes. Quand une requête est déposée devant un tribunal, vous passez en ordre d'une conciliation. Et là, il y a une séparation, on n'a pas besoin de dire pourquoi. Le juge va vous séparer. Puis, la procédure de divorce s'engage. Et là, il faut une raison. Soit deux ans de séparation et vous ne pouvez pas éviter le divorce,

41:56
Présentateur

soit des fautes. Et si les fautes sont prouvées, vous ne pouvez pas éviter le divorce. Oui. C'est-à-dire, divorce pour faute, divorce pour faute, quoi. Oui. Ou pour séparation, effective.

42:06
Invité

De deux ans.

42:07
Présentateur

De deux ans.

42:08
Invité

De six ans, c'est passé à deux ans.

42:09
Présentateur

De six ans, c'est passé à deux ans. Oui. Donc, on divorce plus qu'avant ou pas plus qu'avant ? C'est à peu près stable. C'est à peu près stable. Mais c'est quand même deux couples sur trois à Paris. À Paris,

42:19
Invité

c'est deux couples sur trois. En région parisienne, oui.

42:21
Présentateur

qui divorcent. Dites-moi. Bien. Il est 6h49 pour ceux qui n'ont pas divorcé. Ça m'est arrivé une fois, mais pour ceux qui n'ont pas divorcé, non. Il est quelle heure ? Il est 6h49. Merci, maître. Merci. Il est 6h49. Merci d'être venu nous voir. Oui, oui. Merci. Frédéric, si je prenais Frédéric, il est à Toulon. Bonjour, Frédéric. Oui, bonjour, Jean-Jacques. Ça va, Frédéric ? Oui, ça va. Je suis content de vous avoir. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin, Frédéric ? Vous écoutez la radio le matin. Vous avez bien fait. Vous faites bien. Booking, j'en parlais avec le patron des hôteliers, du syndicat des hôteliers du Vaucluse qui était en colère contre Booking.

Mais vous aussi et moi aussi, d'ailleurs.

43:02
Auditeur

On est tous en colère contre Booking. Alors d'abord,

43:04
Présentateur

je tiens à préciser que je vais essayer d'être cohérent et logique. Allez-y. Déjà, il n'y a pas que Booking. Oui. Il y a aussi Expedia, Hotel.com, etc. Tous ces gens-là. Bon. Après, il ne faut pas noircir le tableau à 200%. Dans le sens que le point positif, c'est que ça nous apporte une visibilité sur Internet. Mais oui. Et puis une clientèle. Une clientèle. Oui. L'autre point positif, on va dire que ça écrème au niveau de la qualité des hôtels. C'est-à-dire que ceux qui travaillent correctement sont notés correctement et ceux qui ne travaillent pas correctement ne sont pas notés correctement. Ils sont notés mais bien notés. Ça, c'est la deuxième chose.

Par contre, ça, c'est des points positifs parce qu'il faut le dire aussi quand il y a des positifs. Ce qui n'est pas positif, c'est la manière dont on est exploité. Jean-Jacques, j'ai employé un terme qui est choquant. On fait le trottoir pour Booking. Voilà. Et les autres. On fait le trottoir pour eux. Nous sommes des prostituées de Booking, expédiaire, etc. Quel du ressentage ? Si on arrivait à 10% de commission entre 8 et 10%, ce serait honnête, correct. Il n'y a pas de problème. C'est ce que fait le Boncoin, d'ailleurs. C'est ce que fait le Boncoin qui est à 10%. En sachant que ce sont des entreprises qui ne payent pas d'impôts en France, d'accord ?

44:17
Locuteur

Oui.

44:17
Présentateur

Nous, on est assassinés par les charges. Oui. Alors, je dis que l'État français devrait instaurer une loi qui autorise au maximum 10% de commission pour tous ces trucs-là. Oui. Là, c'est honnête. Parce que quand on commence à parler de 15, 17, jusqu'à 20, 21%, parce qu'il y en a qui veulent se faire montrer ce qu'il y a en tête de gondole, donc ils payent beaucoup plus cher, beaucoup plus de commission. Ça, c'est progressif, il faut le savoir. Donc, là, ça devient de la prostitution, carrément. Alors, l'État français devrait taper une bonne pour toutes le poing sur la table et dire « On va aider nos hôteliers. » Et ce serait logique. C'est comme Airbnb.

Excusez-moi, j'ai envie de pousser un coup de gueule contre Airbnb tant qu'on y est. Parce qu'Airbnb, ça s'appelle le lotèderie au black. Voilà. En gros, c'est ça. Pas dans tous les cas, mais dans une certaine proportion. Il y en a beaucoup qui profitent pour aller sur Airbnb. Ils ne payent pas de charges, rien du tout. Et nous, en attendant, on se fait assassiner, on paye des charges. Et en plus, on se prend 15, 17% sur booking. Bien. Merci, Frédéric. Merci. Vous rappelez des réalités. Des réalités qui sont bonnes à dire. Il est 6h52. Anaïs.

45:25
Auditeur

On parlait des vacances à l'instant. Oui. Vous savez qui vous attendent dans votre milieu de vacances. Moustiques qui nous pourrissent la vie. Anthony Morel à la solution. Solution tech, évidemment.

45:36
Présentateur

RMC.

45:39
Locuteur

RMC. RMC.

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Présentateur

Déjà demain. Le moustique, oui. C'est vrai que la nuit, quand on se réveille, qu'un moustique rôde, c'est vrai que c'est insupportable. Pénible. Puis on n'arrive jamais à le tuer. On n'arrive jamais à le détecter. Oui, à le détecter. Bon. Les moustiques sont de retour. Le moustique tigre, notamment. Mais il n'est pas si dangereux que ça, le moustique tigre. Oui, il porte quand même un certain nombre de maladies. Oui, mais bon. Enfin, le moustique en général. Pour l'ensemble de son oeuvre, on va dire. Le moustique, soit tigre ou pas, oubliez les sprays, les lampes à UV et les prises électriques anti-insectes. Vous avez beaucoup mieux, Anthony Morel. Par exemple, un aspirateur à moustiques.

Un aspirateur à moustiques connecté. C'est une start-up qui est basée du côté d'Aix-en-Provence, qui a mis au point ce gros... C'est une grosse boîte noire, en fait. C'est une borne anti-moustiques qu'on va installer soit dans son jardin,

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Invité

mais on peut mettre ça aussi si c'est une municipalité, dans une crèche, dans une école, dans un endroit où il y a beaucoup de moustiques, près d'un marais par exemple.

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Présentateur

Ça, c'est bien ça. Et en fait, ça va attirer impitoyablement tous les moustiques dans un rayon de 60 mètres. Et comment est-ce que cette boîte attire les moustiques ? Eh bien, en imitant l'être humain. Pourquoi est-ce que les moustiques nous piquent ? Parce qu'on respire et parce qu'on a une odeur particulière. L'odeur, oui. C'est pour ça que certains sont plus piqués que d'autres. Voilà. Mais c'est vrai ça. Eh bien, en fait, cette boîte, elle va reproduire grâce à une bonbonne de CO2 l'inspiration et l'expiration humaine, comme ça, un peu en mode d'armador. C'est pas ça quand même, votre boîte. Non, mais d'accord. Parce que sinon, c'est insupportable. Vous comprenez le principe.

C'est la respiration humaine et puis il y a un leur olfactif qui va reproduire une odeur humaine et qui va attirer les moustiques femelles puisque ce sont les moustiques femelles qui piquent et ça va permettre de réduire le nombre de moustiques à la ronde. Il y a un certain nombre

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Invité

de municipalités qui commencent à s'équiper massivement. Hier, par exemple, du côté de Toulon, Marseille également et donc on peut se la procurer. Ça coûte combien ça ? Ça coûte autour de 1000 euros. Ah oui, d'accord. C'est pas donné quoi. C'est ce que je vous dis. Pour les particuliers, c'est quand même cher

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Présentateur

mais ce sont beaucoup les collectivités. En plus, ça ne répond pas de produits donc c'est tout l'intérêt. C'est complètement naturel. Autre idée, un laser anti-moustique qui détecte leur présence sur les murs de la chambre ou du salon. On en parlait parce que ça c'est très compliqué. On ne va pas dormir la nuit avec un laser. Non, alors attendez. Vous entendez mieux que le bruit du moustique. Vous cherchez le moustique sur le mur, vous ne le trouvez pas, vous ne le détenez. Impossible. Là, vous avez un laser qui est couplé à une caméra intelligente qui va s'activer et qui a été programmé pour détecter sur le mur la forme spécifique du moustique. Pareil.

En fait, c'est une caméra à 360 degrés. On le détecte. Elle le détecte. Elle le suit avec son rayon rouge et ensuite, vous n'avez plus qu'à l'écraser. Il faut quand même faire le boulot à un moment mais au moins, il est détecté pour vous. Il devrait y avoir un laser qui tue. Ah oui, alors après, c'est un peu dangereux dans la chambre, Jean-Jacques. En même temps, le laser, le truc qui commence à courir à 360 degrés, c'est un peu compliqué. Toutes les applications anti-moustiques à télécharger sur son smartphone, ça ne va rien. Non, mais c'est nul. Il y en a des dizaines et des dizaines. Non, mais en plus, elles sont payantes pour la plupart d'entre elles. Oui, je sais.

Elles sont censées, vous savez, émettre des ultrasons qui reproduisent. Non, non, non. Qui reproduisent, en fait, les sons que font les prédateurs des moustiques, genre les libellules. En fait, ça ne fonctionne absolument pas. Tous ceux qui les ont testés sérieusement vous disent que ce n'est pas du tout efficace. L'aspirateur, en revanche, pas mal. Franchement, bonne solution. Startup Exoise. Exoise. Merci, Ex-en-Provence. Merci beaucoup, Anthony Morel. Merci. Elvis. Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour, Elvis. Vous êtes en Indre-et-Loire, Elvis. Oui, tout à fait. Vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin ?

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Auditeur

J'écoute la radio depuis environ une dizaine d'années. Une dizaine d'années. D'ailleurs, ça me fait plaisir de vous avoir.

49:09
Présentateur

Moi aussi, Elvis, ça me fait plaisir.

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Auditeur

J'espère que vous allez encore rester encore longtemps.

49:13
Présentateur

C'est à la radio, je ne crois pas, non.

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Auditeur

Oui, c'est pour ça que j'ai...

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Présentateur

8h35, 9h, l'interview politique le matin. Elvis. Elvis. Oui ? Vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec. Merci. Hein ? Elvis. Qu'est-ce que vous allez faire de tout ça ? Hein ? Boire du café pendant les vacances ? Oui, voilà. Boire du café pendant les vacances. C'est quand, les vacances ? Vendredi. Vendredi ! Oh, bah c'est bien. Vous restez, vous partez, vous allez où ?

49:44
Auditeur

Non, non. Dans le coup, je devais partir, j'ai fait le choix d'annuler pour ne pas aller dans un grand camping.

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Présentateur

Voilà. Et vous restez chez vous ?

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Auditeur

Oui, tout à fait. On va faire du local. C'est bien.

49:54
Présentateur

C'est bien. C'est le cas de nombreux Français. Merci beaucoup, Elvis. Merci à vous, Jean-Jacques. Merci et passez une très, très belle journée. Il est 7h. Merci.

50:03
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.

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