Sarah Legrain, députée LFI de Paris | La politique et moi
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:31OuverteRéponse directe
Bonjour Sarah Legrin.
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Alors on va revenir sur votre étonnant parcours.
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Mais d'abord, je voudrais que l'on commence par parler de l'un de vos engagements les plus marquants.
- 1:34OuverteRéponse directe
Comment cette cause est-elle devenue la vôtre ?
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Alors, dans le sillage de cet engagement, vous avez été vice-présidente de la commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le cinéma.
- 2:41OuverteRéponse directe
En voyant tout ça, on a envie de dire vaste terrain de lutte. Comment est-ce que vous définiriez aujourd'hui ce combat féministe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« Ce n'est pas un hasard qu'entre ces murs, certains emploient sans sourciller le féminin de poissonnier, mais que Madame la Présidente leur arrache encore la bouche. »
- 0:56Invité politiqueFait
« Alors ne vous cachez pas, messieurs, derrière votre petit point médian. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Ce n'est pas notre langue qui est fragilisée, c'est votre masculinité. »
- 1:05Invité politiqueFait
« Ne vous en déplaise grâce au combat des féministes, nous, femmes députées, nous sommes ici à notre place. »
- 1:13Invité politiqueFait
« Et nous, féministes, comme nos prédécesseurs ont aboli les privilèges de la noblesse et du clergé, nous finirons par abolir aussi le privilège masculin. »
- 1:41Invité politiqueFait
« Même si, évidemment, tout le sujet en politique, c'est de savoir sortir de l'expérience personnelle pour, eh bien, généraliser et comprendre des phénomènes structurels dans la société. »
- 1:52Invité politiqueFait
« Et donc, je pense que quand on est une femme, eh bien, on est forcément, à un moment, confronté à ce privilège masculin dont je parle, confronté à des inégalités de genre, parfois à des violences aussi. »
- 2:46Invité politiqueFait
« C'est un tout. Moi, je pense qu'il n'y a pas de féminisme conséquent qui ne soit pas un féminisme populaire. »
- 2:53Invité politiqueFait
« C'est un féminisme qui prend conscience du fait que l'ensemble des inégalités rencontrées par les femmes ont des conséquences dans la matérialité, dans leur existence, dans leur vie économique. »
- 5:45Invité politiqueFait
« dont vous avez raison de le souligner et je tiens à le diriger, qui n'a pas grand-chose d'un fonctionnement dit méritocratique et qui a tout d'un héritage. »
- 6:01Invité politiqueChiffre
« On sait que malheureusement, l'école normale supérieure, si vous êtes issu de parents qui l'ont faite, vous avez beaucoup plus de chances d'y rentrer. »
- 7:36Invité politiqueFait
« Alors, je me suis un peu morfondue dans la recherche. »
- 8:35Invité politiqueFait
« Oui, bien sûr. »
- 10:00Invité politiqueFait
« Ah oui, je crois que ma circonscription, elle était assez emblématique de ce qui s'est passé à ce moment-là. »
- 10:48Invité politiqueFait
« Oui, on aime à se dire ça. »
Temps de parole
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Mon invitée est agrégée de lettres et normalienne et elle va là où on ne l'attend pas. Elle aurait pu devenir universitaire, elle a préféré enseigner dans un lycée en Seine-Saint-Denis. Rien ne la prédestinait à la vie politique, elle siège pourtant aujourd'hui avec la France insoumise. Bonjour Sarah Legrin. Bonjour. Alors on va revenir sur votre étonnant parcours. Mais d'abord, je voudrais que l'on commence par parler de l'un de vos engagements les plus marquants. En arrivant à l'Assemblée, pour la première fois en 2022, vous ne saviez pas encore qu'un combat parmi tous ceux que vous portez allait prendre une place prédominante. Ce combat, le voici.
Ce n'est pas un hasard qu'entre ces murs, certains emploient sans sourciller le féminin de poissonnier, mais que Madame la Présidente leur arrache encore la bouche. Alors ne vous cachez pas, messieurs, derrière votre petit point médian. Votre vrai problème, c'est notre émancipation. Ce n'est pas notre langue qui est fragilisée, c'est votre masculinité. Ne vous en déplaise grâce au combat des féministes, nous, femmes députées, nous sommes ici à notre place. Nous sommes ici vos égales. Et nous, féministes, comme nos prédécesseurs ont aboli les privilèges de la noblesse et du clergé, nous finirons par abolir aussi le privilège masculin.
Un discours tenu lors de l'examen d'une proposition de loi du Rassemblement National en 2023 qui visait à interdire l'écriture inclusive. Il illustre un désengagement qui marque aujourd'hui votre identité politique, donc le féminisme. Comment cette cause est-elle devenue la vôtre ?
Eh bien, je crois que souvent, les causes, elles nous arrivent par ce que l'on vit. Même si, évidemment, tout le sujet en politique, c'est de savoir sortir de l'expérience personnelle pour, eh bien, généraliser et comprendre des phénomènes structurels dans la société. Et donc, je pense que quand on est une femme, eh bien, on est forcément, à un moment, confronté à ce privilège masculin dont je parle, confronté à des inégalités de genre, parfois à des violences aussi. Et que, du coup, eh bien, quand on s'engage en politique, sans forcément l'avoir prévu d'emblée, on finit par se dire, eh bien, ces sujets-là, il faut bien qu'il y ait des gens qui les portent.
Et c'est souvent des femmes qui les portent parce qu'elles ont cette expérience-là et qu'elles ont à cœur d'en faire un combat politique.
Alors, dans le sillage de cet engagement, vous avez été vice-présidente de la commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le cinéma. Et puis, vous avez défendu ou déposé des lois pour constitutionnaliser l'IVG, intégrer le consentement dans la définition pénale du viol, mettre fin au devoir conjugal et puis prévoir un congé parental identique pour le père et la mère. En voyant tout ça, on a envie de dire vaste terrain de lutte. Comment est-ce que vous définiriez aujourd'hui ce combat féministe ?
C'est un tout. Moi, je pense qu'il n'y a pas de féminisme conséquent qui ne soit pas un féminisme populaire. C'est un féminisme qui prend conscience du fait que l'ensemble des inégalités rencontrées par les femmes ont des conséquences dans la matérialité, dans leur existence, dans leur vie économique. Et que, en fait, toutes ces discriminations, ces inégalités se croisent. Donc, c'est à la fois défendre tout simplement le droit à disposer de son corps parce que c'est d'abord le fondamental. Mais avoir conscience que ces agressions sur nos corps ou cette volonté de contrôler nos corps, elles ont des conséquences tout à fait matérielles, tout à fait économiques.
C'est-à-dire qu'il ne faut pas diviser le combat contre les violences sexuelles et sexuelles et le combat pour l'égalité économique. Parce que ce sont des inégalités de salaire derrière, évidemment, de progression de carrière, ce sont des temps partiels, etc.
Alors, au sein de votre mouvement La France Insoumise, vous avez assuré la direction du comité de suivi contre les violences sexuelles et sexistes à partir de décembre 2020, à la suite de Daniel Simonnet. En 2022, éclate l'affaire Catenins. Votre groupe décide de suspendre votre collègue député accusé de violences conjugales. Quelques mois plus tard, ce dernier annonce son retour à l'Assemblée dans une interview dans laquelle il nie être un homme violent. Vous publiez alors ce tweet. Depuis le début, écrivez-vous, je défends les positions collectives du groupe parlementaire Insoumis. Je me dois juste de réagir à la communication personnelle d'Adrien Catenins.
Pas en mon nom, pas en notre nom. Vous avez des regrets dans cet épisode de ne pas avoir utilisé cette liberté de parole plus tôt, peut-être ?
Non, pas du tout. Précisément, je pense qu'à ce moment-là, je fais ce message pour dire, moi, en tout lieu, tout le temps, je crois en la force du collectif. Et à ce moment-là, on a fait œuvre collective. J'ai participé de cela. On a, dans le groupe parlementaire, eu vraiment plusieurs moments de discussion. On a eu des débats. On a abouti à différentes options. On a voté entre ces options. C'est des choses qui sont souvent très occultées. On fait comme s'il n'y avait pas eu de décision, qu'elles n'avaient pas été prises collectivement. Ce n'est pas le cas. Et finalement, par sa communication personnelle, il a nuit à tout ce travail collectif.
Et j'ai voulu souligner ça, souligner que cette façon de se défendre n'était pas en cohérence avec toutes les réflexions que nous avions eues, nous, de notre côté.
Alors, je voudrais qu'on vienne à présent sur votre parcours. Vous êtes né dans le 14e arrondissement de Paris. Vos deux parents sont normaliens, chercheurs en sciences, suite logique d'un tel capital culturel. Et vous êtes vous-même, vous avez fait vous-même l'école normale supérieure en lettres. Alors, avec un tel point de départ, et qui plus est dans une famille où on parlait peu de politique, dites-vous, qu'est-ce qui explique la trajectoire que vous avez prise ?
Eh bien, je crois que c'est plus en rencontrant, c'est plus par les hasards de la vie, par des rencontres, soit de personnes très engagées politiquement dans des combats, ou des personnes aussi vivant des injustices, qui ont pu me constituer aussi, me faire réagir et réfléchir. Donc, je pense que c'est davantage par ça qu'effectivement par mon cursus universitaire, dont vous avez raison de le souligner et je tiens à le diriger, qui n'a pas grand-chose d'un fonctionnement dit méritocratique et qui a tout d'un héritage. Et je le reconnais volontiers.
On sait que malheureusement, l'école normale supérieure, si vous êtes issu de parents qui l'ont faite, vous avez beaucoup plus de chances d'y rentrer. À l'heure actuelle, on a une école qui est finalement beaucoup dans la reproduction sociale, dans la reproduction des privilèges. Et en même temps, j'ai essayé d'en faire un outil, moi, d'émancipation de ma classe bourgeoise. Parce que finalement, avec ces privilèges-là, j'aurais pu décider de ne absolument pas défendre les intérêts des classes populaires.
Et alors, cette politisation, elle se fait à quel moment ? Pendant ces études aussi à l'école normale, vous dites avoir été prise par le souffle de la génération Mélenchon. On est à peu près vers 2008, au moment de la rupture avec le Parti Socialiste. Ce souffle, il soufflait jusqu'en Jardin de la rue d'Ulme, à l'école normale sup ?
C'est à l'école normale sup que je rencontre les premiers mélenchonistes, effectivement. C'est aussi des études avec une très grande liberté qui m'ont permis de faire à la fois de la philosophie et des lettres. Déjà, de ne pas choisir entre la philosophie et les lettres pendant longtemps ce dont j'avais vraiment besoin. Et en même temps, ça m'a permis aussi de faire de la sociologie, prendre des cours de sociologie, d'économie, qui ont un peu aussi diversifié mon approche de la chose sociale. Et puis après, oui, j'ai rencontré des personnes qui s'engageaient.
Et du coup, je retiens surtout des années de l'ENS, beaucoup des échanges entre pairs, comme on dit, et puis des formations marquantes, plutôt que l'institution elle-même.
Alors, sortie de cette grande école, l'école normale supérieure, avec une agrégation de lettres en poche, vous auriez pu devenir une brillante chercheuse ou professeure en université, mais vous débutez d'ailleurs une thèse sur Marivaux, mais vous vous interrompez. Vous préférez devenir prof de français en banlieue. Pourquoi ?
Alors, je me suis un peu morfondue dans la recherche. Ces années-là ont été des années très difficiles pour moi, que je trouvais très isolantes, surtout quand on fait de la recherche en lettres et langues françaises. Et même si j'adorais travailler sur le pouvoir de la langue de Marivaux, j'avais le sentiment d'une forme de déconnexion. Et donc, au bout d'un moment, je me suis dit, je me morfonds dans ma thèse. Et évidemment, quand on prend sa place, eh bien, en tant que jeune professeur, et c'est tout à fait normal, eh bien, enfin, moi, je me suis positionnée sur les académies limitrophes de Paris, puisque j'étais parisienne. Et donc, voilà, je suis arrivée à Olnay-sous-Bois.
Alors, pendant 8 ans, de 2014 à 2022, vous enseignez donc le français en filière générale et la culture G au BTS, au sein du lycée Royaume d'Olnay-sous-Bois. Cet établissement a fait la une de l'actualité. En 2022, après qu'un média a révélé son état de délabrement, les photos ont fait le tour des réseaux sociaux, insalubrité, panne de chauffage, panne d'électricité. Ça correspond à votre expérience. Vous avez parfois enseigné dans ces conditions.
Oui, bien sûr. En fait, ça avait même été quelque chose d'un peu percutant pour moi, parce que moi, j'ai passé des années, enfin, dans cet établissement, où à la fois, il y avait vraiment des moments absolument formidables avec les élèves, qui d'ailleurs, parfois, me manquent beaucoup. Mais c'était aussi des moments de combat. Donc moi, j'étais avec mes collègues syndicalistes. On faisait des heures syndicales. On a écrit je ne sais pas combien de courriers à Pécresse. Et moi, j'étais un peu toujours celle qui faisait les comptes rendus d'AG, les courriers à Pécresse et tout, dans une indifférence totale.
Et à peine élu députée, je découvre que mes collègues, par ras-le-bol, ont fini par se dire, bon, on va filmer les fuites d'eau, les pannes d'électricité, on va les mettre sur les réseaux sociaux. Et en faisant ça, ils ont BFM qui débarque. Mais juste après que je quitte l'établissement, je me suis dit, bon, ben, comme quoi. Finalement, c'est vrai que dans les formes de militantisme, il ne faut pas négliger la puissance de la communication. Et j'étais fière d'LZE, d'avoir réussi à faire bouger les choses.
Alors, en parallèle de votre métier d'enseignante, vous entrez donc de plein pied à cette période en politique. En 2015, vous devenez secrétaire nationale du Parti de Gauche, auquel vous avez adhéré quatre ans plus tôt. Et puis en 2017, vous vous lancez dans une première bataille législative. Pas face à n'importe qui. Vous défiez Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS dans la circonscription, dont il était député sortant. Vous êtes qualifié au second tour, il ne l'est pas. Vous inclinez finalement face au candidat macroniste. Mais le symbole est là, vous venez de faire tomber une figure du hollandisme.
Vous avez le sentiment de participer à une bascule de la gauche à ce moment-là ?
Ah oui, je crois que ma circonscription, elle était assez emblématique de ce qui s'est passé à ce moment-là. L'effondrement du Parti socialiste. Je crois qu'il était arrivé même en quatrième position. Il avait fait 8% ou quelque chose comme ça. Et il était vraiment convaincu que cette circonscription lui appartenait. Voilà, il incarnait ce vieux monde que je ne suis pas mécontente qu'on ait contribué à renverser avec cette génération Mélenchon.
Alors après cette première tentative à laquelle vous échouez à 700 voix près, vous redoublez d'efforts, vous pratiquez un militantisme de terrain quasi acharné. Vous faites tous les marchés, du porte-à-porte, les manifs. Vous êtes de toutes les luttes. Résultat, en 2022, vous êtes élue dès le premier tour. Et en 2024, vous faites 62% des voix dès le premier tour. Vous êtes une des députés les mieux élues de l'Assemblée. Et c'est un travail de terrain qui a payé ?
Oui, on aime à se dire ça. Après, il faut être modeste aussi. J'ai envie de dire que si on ne fait pas campagne, rien n'a de sens. Et gagner sans faire campagne n'aurait pas de sens. Mais j'ai bien d'abord cette campagne. Je ne l'ai fait pas seule, ces campagnes. Moi, j'ai vraiment des équipes militantes incroyables dans le 19e arrondissement qui se sont construites au fur et à mesure. Et j'ai toujours veillé à faire vivre ce collectif militant dans sa diversité, dans sa parité aussi. Je veux leur rendre hommage parce que c'est surtout eux, surtout quand on devient député et qu'on a des semaines très chargées, y compris de mère de famille, c'est beaucoup eux qui tiennent les marchés.
Elles et eux, je veux le dire. Mais je veux aussi dire que c'est le résultat de l'état politique de ma circonscription. Et que j'ai une circonscription qui a très envie que la politique change et qui a très envie d'une vie meilleure. Et donc, leur vote, c'est aussi une confiance qu'ils me font. Donc, je ne vais pas m'arroger. Tous les minutes.
Pour terminer, je vous propose, Sarah Legrand, de répondre à notre quiz. Le principe est simple. Vous allez devoir compléter les débuts de phrases qui s'affichent à l'écran. Le point commun entre Marivaux et la politique ?
La puissance de la parole.
Que vous utilisez à votre avantage. Ça vous aide aussi d'avoir fait ces études de lettres ?
En tout cas, c'est sûr que, dans mon approche du théâtre de Marivaux, il y avait vraiment ce qu'on appelait la pragmatique. C'est vraiment la question du pouvoir performatif de la parole. Et ce n'est pas qu'une question de communication ou de capacité de séduction. C'est aussi une puissance politique, en fait, au sens noble du terme, que cette capacité de faire changer la vie par le langage. C'est aussi une forme de beauté humaine que d'être capable, par la parole et la rationalité, de se convaincre.
Être normalienne à la France insoumise ?
Eh bien...
C'est un atout, c'est bien vu, c'est décalé. Je ne sais pas quoi vous dire.
J'en sais rien, je ne sais même pas trop si les gens sont au courant. Bon, maintenant, avec votre reportage, ils le seront. Ce n'est pas une étiquette que j'aime trop me coller.
Enfin, les vidéos courtes sur les réseaux sociaux, vous en publiez beaucoup, par exemple, en sortie de séance, pour commenter ce qui s'est passé.
Oui, ça fait partie de notre rôle de parlementaire. Je crois que c'est ce qu'on a vraiment essayé de faire dans mon groupe de la France insoumise. C'est redonner à cette soi-disant maison du peuple son caractère populaire.
Donc, il faut aussi expliquer ce qui se passe à l'Assemblée.
Ça fait partie de votre rôle ? Oui, ça fait partie de notre rôle. Et le dénoncer, parfois. Parce que c'est aussi un lieu où, parfois, on s'essuie les pieds sur la souveraineté populaire et nous, on leur doit des comptes aux gens.
Merci, Sarah Legrand, d'avoir été notre invitée dans La Politique et moi. Sous-titrage Société Radio-Canada
Merci, Sarah Legrand.
Sarah Legrain