Discours du Président Emmanuel Macron à la communauté française au Congo.
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« Les historiens estiment qu'entre 1940 et 1944, près de 17 000 Africains furent recrutés par la France libre, en AEF et au Cameroun, et des milliers ne revinrent jamais chez eux. »
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« je souhaite que le Centre de formation d'art dramatique, lieu qui a accueilli la conférence de Brazzaville, et dont j'ai compris que l'Etat était précaire, devienne un mémorial de la France libre »
- 5:18PrésentateurPromesse
« je me réjouis de l'arrivée prochaine d'une experte technique internationale, culture et patrimoine, qui aura pour mission d'appuyer le ministère congolais de la culture. »
- 7:40PrésentateurPromesse
« nous nous sommes engagés à accompagner la création d'une école de formation sur les métiers forestiers »
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« dans le cadre de ce que nous avons lancé il y a maintenant un an, avec l'initiative FARM »
- 12:03PrésentateurPromesse
« On a commencé à en jeter les bases avec la Banque publique d'investissement, l'Agence française de développement et Business France, qui va consister, dans le cadre de Choose Africa 2, de mettre en place une espèce de guichet de plateformes »
- 15:15PrésentateurPromesse
« les artistes du Congo puissent être étroitement associés à l'ouverture de ce musée et laboratoire de la langue française que nous allons ouvrir en juin prochain à Villers-Cotterêts »
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« les projets de drainage pluvial et d'assainissement de Brazzaville et de Pointe-Noire qui bénéficient directement à plus de 500 000 personnes »
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Bonjour. Heureux de vous retrouver. Pardon, je vous ai fait attendre. Mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les élus de la communauté française, conseillers français de l'étranger, conseillers du commerce extérieur, mesdames et messieurs les élus. On a ici plusieurs élus aussi présents pour un forum sur la coopération décentralisée. Mesdames et messieurs, on regrette des qualités. Monsieur l'ambassadeur, merci de nous accueillir ici même. Chers compatriotes, cela faisait 14 ans qu'un président français n'était pas venu ici à Brazzaville.
Et je voudrais vous dire combien je suis heureux d'être parmi vous ce soir, car le Congo, dans cette capitale si importante de notre histoire partagée, continue de jouer un rôle essentiel dans toute la région et au-delà. Il y a des tas d'explications qui permettent de comprendre pourquoi il n'y a pas eu visite pendant ces 14 années, des tas de sujets difficiles qu'on a d'ailleurs abordés avec le président à l'instant. Mais je voudrais surtout revenir à la fois sur un passé glorieux qui doit nous permettre d'écrire des pages nouvelles et l'esprit dans lequel je souhaite qu'on puisse inscrire notre partenariat dans l'avenir.
Et grâce à votre présence depuis tant d'années, à votre travail au quotidien, comment nous pouvons, je crois, le faire réussir, quelles que soient les vicissitudes, les désaccords, les péripéties de la vie politique qui peuvent exister, dont il faut savoir parler ouvertement, sinon on oublie aussi d'où nous venons et qui nous sommes. Alors, l'histoire d'abord.
Je le disais parce que, ici même, se sont écrits des pages glorieuses, et je suis très honoré de tenir devant la case de Gaulle, symbole de cette histoire commune et si riche, parce que Brazzaville, c'est en effet, par le truchement de la personnalité du gouverneur Félix Héboué, la présence de de Gaulle, cette capitale de la France libre, celle qui fut le refuge de notre honneur et de notre indépendance. C'est le lieu aussi où partira la colonne Leclerc, vers Koufra, puis vers la Libye musselinienne, avant de participer à Bir Hakeim.
Et donc, c'est véritablement le lieu d'une France héroïque, d'une France hors de la France, et d'une histoire qui, à un moment où nous allons commémorer des rendez-vous importants, que sont ceux des deux débarquements, de Normandie et de Provence, et de la libération de notre pays, c'est le rôle que le Congo et l'Afrique centrale ont joué durant cette période, où la France a résisté de l'intérieur, mais aussi de l'extérieur, grâce à des femmes et des hommes qui ont été fidèles, et à quelques destins uniques, à ce que notre pays avait à être.
Les historiens estiment qu'entre 1940 et 1944, près de 17 000 Africains furent recrutés par la France libre, en AEF et au Cameroun, et des milliers ne revinrent jamais chez eux.
C'est pourquoi je souhaite que, dans la perspective de ces commémorations, nous puissions rendre hommage à toutes ces femmes et ces hommes engagés dans la lutte de libération, pour que leur mémoire soit davantage connue en France et en Afrique, et faire savoir que la France libre fut aussi une France africaine, que si la libération de la France fut aussi française, elle le fut par ces Françaises et ces Français d'Afrique, qui n'avaient jamais foulé le sol de l'Hexagone, et sont venus mourir sur les rives de la Méditerranée, en Provence, ou en remontant jusqu'en Alsace.
Il y a maintenant presque un peu plus de trois ans, en célébrant une commémoration pour le débarquement de Provence, avec deux collègues africains, j'invitais d'ailleurs plusieurs maires de France à honorer ces destins et à donner des noms à leurs rues dans nos villes, à ces héros. Je souhaite que nous puissions aller plus loin et mener ce travail.
C'est pourquoi, pour poursuivre dans la dynamique initiée lors du colloque international de 2020, intitulé De Gaulle et Brazzaville, une mémoire partagée entre la France, le Congo et l'Afrique, je souhaite que le Centre de formation d'art dramatique, lieu qui a accueilli la conférence de Brazzaville, et dont j'ai compris que l'Etat était précaire, devienne un mémorial de la France libre et permette de mieux faire connaître ce pan d'histoire du Congo aux Congolais. Et à ce titre d'ailleurs, je me réjouis de l'arrivée prochaine d'une experte technique internationale, culture et patrimoine, qui aura pour mission d'appuyer le ministère congolais de la culture.
Mais au-delà de cela, nous avons pris la décision, avec le président, de lancer plusieurs initiatives académiques, scientifiques communes, pour, au Congo, dans la région, et en France, mieux faire connaître ces destins partagés. Ca, c'est le 1er axe de ce sur quoi je souhaite que nous travaillions dans les mois et années qui viennent, parce que c'est aussi une manière, en France, de mieux comprendre la part d'Africanité de notre histoire et de la réalité de notre pays, et de renouer avec ce destin glorieux.
Mais il faut regarder devant et rebâtir des partenariats nouveaux, nouveaux, peut-être pas tant pour beaucoup d'entre vous, qui êtes déjà engagés dans ces secteurs, mais donner une ambition nouvelle à plusieurs grands axes de ce qui doit être notre coopération. Et donc, mon 2e message, c'est de venir vous parler de forêts.
Nous étions au Gabon hier, pour lancer le 1er hommage à la francophonie One Forest Summit, et nous avons bâti une méthode commune, fait jeter les bases d'un travail des scientifiques, mais aussi des entrepreneurs et de la communauté internationale, pour aider les grands pays forestiers à conserver leurs forêts, à savoir créer de la valeur ajoutée autour de l'économie forestière raisonnée, l'agroforesterie, la valorisation sur leurs propres territoires, et à mobiliser les financements internationaux pour les aider en ce sens.
Je crois que le sommet d'hier fut utile à cet égard, mais cette grande ambition, qui est à mes yeux une grande ambition géopolitique, parce qu'elle réconcilie le climat, la biodiversité, mais aussi les opportunités économiques à donner à beaucoup de pays dans le bassin du fleuve Congo, mais également en Amazonie et en Asie du Sud-Est, est absolument fondamentale pour notre diplomatie dans les années qui viennent. Et donc, dans ce cadre, je souhaite qu'ici, avec le Congo, nous puissions bâtir une ambition nouvelle. Ce pays a une histoire en la matière, a déjà pris beaucoup d'initiatives et lancé beaucoup de choses.
Plusieurs d'entre vous, d'ailleurs, sont engagés, les uns peut-être dans le cadre de nos coopérations scientifiques, dans des ONG, dans des entreprises, en ce sujet. Je souhaite que la forêt soit un véritable ciment de la relation bilatérale, de nos ambitions régionales et de ce que nous pouvons faire ensemble.
C'est pourquoi nous nous sommes engagés à accompagner la création d'une école de formation sur les métiers forestiers, à développer des partenariats scientifiques et académiques nouveaux et à engager le Congo sur la mise en oeuvre d'un partenariat de conservation positive, qui est cette méthode nouvelle, où un pays se dote, en quelque sorte, d'un agenda pour préserver sa forêt et construire les activités de valorisation sur site créatrice d'emplois, d'opportunités économiques, quelles je souhaite que vous soyez pleinement associés et que nous puissions ainsi mobiliser nos propres financements bilatéraux et internationaux.
La forêt, vous l'avez compris, comme axe de développement et d'ambition. Mon troisième message, il est lié, d'ailleurs, est sur l'agriculture. Beaucoup d'entre vous êtes sans doute engagés dans les activités historiques fondamentales pour ce pays liés aux hydrocarbures. C'est une chance historique. Ça a parfois été aussi le cadre de difficultés rencontrés par la trop grande dépendance. Ça continuera à être un axe fort de l'activité économique du pays, mais il y a un objectif, une nécessité de diversification économique indispensable pour offrir toutes les opportunités au Congo. L'agriculture est fondamentale à cet égard.
Plusieurs initiatives ont déjà commencé, mais nous souhaitons aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort.
Et au fond, dans le cadre de ce que nous avons lancé il y a maintenant un an, avec l'initiative FARM, réagissante à ce que beaucoup de pays d'Afrique ont vécu suite au début de l'agression russe en Ukraine, une trop grande dépendance à l'importation alimentaire, une trop grande dépendance aux engrais venant du bout du monde ou à certains composants des engrais qui venaient dérégler les économies, nous avons la conviction qu'il faut aider les grands pays africains qui en ont la capacité à accroître leur capacité de production et donc leur agriculture là aussi compatible avec le climat, mais surtout la souveraineté alimentaire qui va avec et la capacité à exporter de manière régionale et internationale.
C'est dans ce cadre que nous allons lancer, comme nous l'avons conclu au Cameroun et en Angola, une stratégie qui, j'espère, permettra une signature dans les mois qui viennent, ça va dépendre aussi de l'engagement de la partie congolaise, mais le président m'a assuré de sa volonté tout à l'heure, une stratégie agricole et alimentaire permettant à nos entreprises, quelles que soient d'ailleurs les filières, plusieurs d'entre vous, je le sais, sont engagés, les uns dans les semences, les autres dans les céréales ou l'élevage, eh bien, quelles que soient les filières, d'engager une stratégie pour permettre à nos petites et moyennes entreprises, à nos entreprises aussi plus grandes, de travailler ensemble plus facilement et de conduire des projets.
L'agriculture est, à mes yeux, un des axes, là aussi de la formation à la production jusqu'à la logistique, absolument clé de la coopération et du partenariat que je souhaite entre nos deux pays. Le quatrième message que je voulais ici délivrer, c'est celui plus largement de l'entrepreneuriat. Je reconnais des visages amis qui, les uns dans les grands projets d'infrastructures, les autres dans les équipements, dans les transports, dans la logistique, dans les services, sont engagés dans le numérique. Sur tous ces sujets, il nous faut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort. J'ai donc, tout à l'heure, appelé le président à travailler de manière sincère avec nous sur plusieurs axes.
D'abord, améliorer le cadre d'affaires. Il s'est dégradé ces dernières années. Et donc, qu'il s'agisse de l'administration ou de la justice, il faut véritablement nous engager et le faire, d'ailleurs, dans le cadre des avancées qui sont permises avec le deuxième volet, puis le troisième volet qui se prépare du FMI, à améliorer le cadre des affaires pour qu'ils soient plus stables, plus sûrs, pour que les entrepreneurs et entrepreneurs ici présents puissent mieux travailler, s'engager, mener des investissements nouveaux qui sont bons pour vous, bons pour le pays, et la création de valeur ici.
Et l'amélioration de ce cadre d'affaires, de sa sincérité, si je puis dire, de sa loyauté est un axe indispensable. Mais nous voulons aller plus loin et permettre aussi aux entrepreneurs, et parfois aux plus fragiles, aux plus petits, qui ne sont pas les moins ambitieux, de faire davantage. Et c'est tout l'esprit de ce que nous allons bâtir dans les mois qui viennent.
On a commencé à en jeter les bases avec la Banque publique d'investissement, l'Agence française de développement et Business France, qui va consister, dans le cadre de Choose Africa 2, de mettre en place une espèce de guichet de plateformes pour toutes les entrepreneuses et les entrepreneurs pour permettre d'investir beaucoup plus facilement depuis la France, ici, ou depuis ici, pour développer leur activité, en lien aussi avec nos diasporas.
Cette plateforme que nous allons bâtir avec ces trois opérateurs français, c'est, je l'espère, une petite révolution qui reprendra d'ailleurs ce qu'on avait fait avec Digital Africa pour les métiers du numérique, mais inclura aussi l'agriculture et les industries culturelles et créatives pour permettre, justement, à beaucoup de nos entrepreneuses et entrepreneurs de faire davantage, même quand ils sont jeunes, même quand ils sont à des tailles encore réduites, pour se développer, et en particulier ici-même. Et je souhaite qu'une convention sur cette base soit signée entre nos deux pays.
A cet égard, la mission que le MEDEF international a pu effectuer a pu montrer l'importance, justement, et l'ambition qu'il y avait sur ce volet, je souhaite que ça devienne un élément concret. Au-delà de tous ces sujets, je l'évoquais en parlant des industries culturelles et créatives, il y a évidemment la culture. Le dynamisme du Congo, c'est sa culture, sa musique, son audace, sa littérature. C'est l'hérite de la Rumba, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2021 et qui, je dirais, depuis tant de décennies, vit une véritable histoire d'amour avec les instituts français du Congo.
C'est l'extravagance savante des sapeurs de Brazzaville, autant de signes de créativité qui inspirent, tant en Afrique qu'en France. C'est la littérature, évidemment, avec des grands noms historiques, Sonny Laboutansi, Mabankou et tant d'autres, Fanatiki, avec qui je viens de passer quelques instants, qui fut lauréat du prix Voix d'Afrique du RFI et la TES et que je remercie d'être parmi nous ce soir.
Eh bien, toute cette vitalité de la culture congolaise, qui est une force, son insolence, son audace, son énergie et, en quelque sorte, l'histoire d'amour qu'il y a, comme je le disais, entre cette insolence et cette audace, quelles que soient les périodes politiques, et la France et ses structures, je veux qu'on leur redonne la vitalité qu'elle a sans doute parfois davantage connue. Il se trouve qu'on a une grande ambition pour la francophonie, qui est un peu de la dépoussiérer de son côté trop institutionnel. J'ai souvent dit, loin d'ici, la francophonie est une histoire qui n'a pas été pensée par un président français, mais deux présidents africains et un président asiatique.
Et c'est, au fond, l'ambition, le rêve universel d'une langue, mais de manière décalée. Et l'épicentre, aujourd'hui, de la langue française, il n'est plus quelque part à Paris, à Saint-Germain-des-Prés ou que sais-je. Il est dans le bassin du fleuve Congo à coup sûr quand on voit le nombre d'auteurs et de compositeurs qui y vivent, qui y créent, qui y inventent des mots, qui jouent avec la langue, qui voyagent entre la musique, avec le roman, le slam, etc., etc. Et donc, je souhaite que d'abord les artistes du Congo puissent être étroitement associés à l'ouverture de ce musée et laboratoire de la langue française que nous allons ouvrir en juin prochain à Villers-Cotterêts.
Dieu unique qui est celui où François 1er a signé les ordonnances qui ont fait de la langue en France, de la langue française, cette langue de l'administration, et qui fut un vecteur de l'unité de notre pays. La France fut nation par la langue et l'Etat, et qui fut aussi le lieu de naissance d'un immense écrivain, Alexandre Dumas, fils d'un grand soldat d'empire, lui-même mulâtre émancipé. Villers-Cotterêts est un lieu quasiment mythologique de ce qu'est la langue française.
Je souhaite qu'à Villers-Cotterêts, il puisse y avoir, dès les mois prochains, une délégation très forte d'artistes, des jeunes générations dans tous ces domaines venant du Congo, qui puissent porter cette force, bâtir aussi de nouvelles ambitions dans cette cité internationale de la langue française que nous allons créer entre nos deux pays. Et je souhaite surtout que, dans le prochain sommet de la francophonie, on puisse ainsi développer, comme FAN veut le faire, des bibliothèques partout à travers le pays et des projets très concrets que les artistes congolais et les artistes de toute la sous-région vont porter pour la langue française.
Mais non pas comme un projet de la France, non pas comme un projet de la francophonie, comme un projet des artistes, des créateurs, des enseignants, permis et aidés, accompagnés par cette cité internationale où nous allons d'ailleurs accueillir beaucoup de scolaires, mettre en place des programmes de recherche et des résidences d'artistes. Parce que cette jeunesse ici est l'espoir aussi de notre relation, de ce que nous voulons faire ensemble, c'est-à-dire d'une relation partenariale, équilibrée, inventive, dépoussiérée, dépoussiérée des cadres dans lesquels, peut-être, nous nous sommes parfois trop enfermés, ce qui nous a fait trop souvent bégayer.
C'est à cet égard aussi que nous allons renforcer l'aide à l'insertion professionnelle des jeunes, le soutien universitaire et la recherche scientifique avec tant et tant de projets. Je pourrais continuer longtemps ici et vous dire qu'au-delà de ces quelques axes principaux, évidemment, l'amitié entre nos deux pays, c'est beaucoup d'efforts d'investissement, c'est la rénovation de la route de la Corniche, les projets de drainage pluvial et d'assainissement de Brazzaville et de Pointe-Noire qui bénéficient directement à plus de 500 000 personnes, c'est notre soutien à la santé avec la rénovation du CHU de Brazzaville, tant et tant de projets dans tous ces domaines.
Et vous l'avez compris, je veux aussi bâtir ces axes un peu rénovés autour des quelques accents toniques que je viens ici de présenter. Et tout ça n'est possible que parce qu'il y a vous, c'est-à-dire des femmes et des hommes qui, depuis des décennies, font vivre les arts, l'entrepreneuriat, les ONG, nos propres services administratifs, nos forces militaires, la création, l'amitié qui sont le fruit d'histoires professionnelles, parfois d'histoires d'amour, d'histoires familiales, et qui est là pour faire vivre, quelles que soient les vicissitudes des temps, l'amitié entre le Congo et la France. Et nous en avons besoin.
Cette amitié, je veux qu'elle s'appuie sur ces pages glorieuses de notre histoire pour bâtir des pages nouvelles, réinventées de ce partenariat. Je veux à cet égard remercier l'ensemble de nos services consulaires, tous nos élus que j'évoquais au début de mon propos, évidemment sous la houlette de notre ambassadeur, pour le travail qui est fait chaque jour pour essayer de vous aider dans votre quotidien, vos initiatives, et tout le travail qui a été fait, en particulier pendant la crise Covid, avec les campagnes de vaccination dès que ce fut possible, et un soutien très concret à toutes celles et ceux qui sont là. Merci donc pour cet engagement.
Mais je veux ici vous dire, en concluant mon propos, mes remerciements sincères. C'est parce que vous êtes là, que vous tenez, que vous aimez ce pays, que vous aimez la France, qu'en fait, vous êtes les dépositaires de ce en même temps qui ne me déplaît pas, où on ne demande pas de choisir, mais de conjuguer, d'augmenter, et que binationaux, français résidant au Congo, quel que soit d'ailleurs le destin qui fut le vôtre, vous avez décidé, en quelque sorte, d'être engagés dans un partenariat indispensable. Et donc c'est grâce à votre présence, parfois à votre résilience, aussi à votre enthousiasme que ces chemins nouveaux que je viens d'évoquer sont possibles.
Mais c'est ceux dans lesquels nous allons engager la relation bilatérale dès maintenant, ceux d'une ambition nouvelle pour le Congo et la France, pour la sous-région, et au-delà de ça, pour quelques combats de la langue, de la culture jusqu'au climat, indispensables à ce que sont notre histoire et notre avenir. Vive l'amitié franco-congolaise, vive le Congo, vive la République, et vive la France !