Matthieu Valet : "Macron veut faire peur aux Français pour exister !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison hier soir de désigner Vladimir Poutine comme étant l'ennemi ?
- 1:14RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous êtes... Non mais là l'idée ce n'est pas d'envoyer des soldats pour combattre les Russes.
- 1:35OuverteRéponse directe
Mais pour revenir sur ce que dit Mme Macron, quand il dit il faut réarmer la France, vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
- 2:56OuverteRéponse partielle
D'accord. Sandro Ghosi, qu'est-ce qui se joue en ce moment au sommet européen ?
- 3:21OuverteRéponse partielle
Et pour ça, il faut donc se réarmer ?
- 4:49OuverteRéponse partielle
Alors, qui décidera d'utiliser la dissuasion nucléaire si on la partage ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« La réalité c'est que la France a perdu son statut de diplomate international à cause d'Emmanuel Macron qui s'est effacé au fil de son mandat. »
- 0:32Invité politiqueFait
« on ait une conférence de la paix avec toutes les nations engagées, en premier lieu évidemment l'Ukraine et la Russie, pour qu'on sorte diplomatiquement de ce conflit qui depuis trois ans a fait un million de morts. »
- 0:50Invité politiqueFait
« M. Macron hier qui visiblement s'ennuie depuis la dissolution, raté qu'il a décidé et qu'il veut exister en faisant peur aux Français »
- 1:03Invité politiqueFait
« qu'on sent à travers ses mots, d'envoyer des soldats français en Ukraine. »
- 1:39Invité politiqueFait
« Alors nous on n'est pas pour une défense européenne, Mme von der Leyen elle n'est élue par personne, elle rend quasiment de compte à personne, elle n'a pas de mandat, ni dans le traité du fonctionnement de l'Union Européenne, ni des peuples européens pour se substituer aux nations. »
- 1:54Invité politiqueChiffre
« depuis 2017 jusqu'à 2023, quel est le pourcentage d'importation des armes des Etats-Unis dans les pays européens ? 55% ! »
- 2:22Invité politiqueFait
« Moi, c'est le sentiment qu'il me donne, et beaucoup de Français ressentent ça. »
- 2:28Invité politiqueFait
« D'ailleurs, il n'a pas parlé de l'opération Chamal, où on a 700 militaires français au Levant, c'est-à-dire en Irak et en Syrie, qui combattent le terrorisme islamiste. »
- 2:51Invité politiqueChiffre
« L'Afghanistan, pendant 11 ans, on a eu plus de 90 soldats qui ont été tués. »
- 7:44Invité politiqueChiffre
« Il a démissionné, pourquoi ? Parce qu'il réclamait 850 millions d'euros à M. Macron pour réarmer nos industries et réarmer surtout nos armées, l'armée de terre, la marine nationale, l'armée de l'air et de l'espace, et toutes nos forces désarmées. »
- 8:13Invité politiquePromesse
« Mme Le Pen, depuis 2012, elle propose de porter l'effort national à 3% du PIB pour nos armées. »
- 9:01Invité politiqueChiffre
« combien de pays européens ont acheté des avions F-35 aux Américains ? 13 pays européens. Et combien de pays européens ont acheté des Rafales français ? Donc, moi, je suis très fier. C'est un produit made in France, c'est la technologie et la prouesse des ingénieurs français. Eh bien, 2 pays européens. »
- 12:31Invité politiqueChiffre
« 800 milliards d'euros, M. Gauzy, parce que c'est 800 milliards. »
Temps de parole
- Matthieu Valet35 %
- Locuteur non identifié23 %
- Locuteur non identifié 219 %
- Présentateur10 %
- Locuteur non identifié 310 %
- Locuteur non identifié 43 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Mathieu Vallée, bonsoir, vous êtes député européen, également, Rassemblement National. Est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison hier soir de désigner Vladimir Poutine comme étant l'ennemi ? Réponse donc des Russes qui traitent Macron de Napoléon, qui estiment qu'Emmanuel Macron est une menace pour eux, donc il y a une surenchère verbale.
La réalité c'est que la France a perdu son statut de diplomate international à cause d'Emmanuel Macron qui s'est effacé au fil de son mandat. Aujourd'hui on revient que ça se joue entre la Russie et les Etats-Unis au détriment de la France. Et nous, ce que Marine Le Pen et Jordan Bordel a de défendre, c'est très simple, c'est qu'on ait une conférence de la paix avec toutes les nations engagées, en premier lieu évidemment l'Ukraine et la Russie, pour qu'on sorte diplomatiquement de ce conflit qui depuis trois ans a fait un million de morts. Il y a des images, je vois que M.
Attal, je vois que Mme Ayé, députée européenne, font un petit safari tour en Ukraine en faisant des images, mais au-delà des images et des photos et des vidéos qu'ils font sur les réseaux sociaux, il y a des morts. Et moi quand j'entends M. Macron hier qui visiblement s'ennuie depuis la dissolution, raté qu'il a décidé et qu'il veut exister en faisant peur aux Français, vous imaginez bien que ce Président de la République, aujourd'hui, il veut faire peur aux Français en existant par sa volonté, qu'on sent à travers ses mots, d'envoyer des soldats français en Ukraine. Moi je dis prenez un casque et prenez un fusil d'assaut M. le Président et allez-y.
Il y a de nos enfants qu'on enverrait là-bas, qu'on enverrait à la mort, alors que ce n'est pas notre conflit.
Est-ce que vous êtes... Non mais là l'idée ce n'est pas d'envoyer des soldats pour combattre les Russes.
Bah écoutez en tout cas, il l'avait envisagé autour d'un whisky, M. Non, l'idée, l'idée...
Ah bah peut-être c'est ce que vos confrères ont évoqué. Ah donc vous désavouez vos confrères. Non, l'idée, l'idée, l'idée c'est d'envoyer, une fois qu'une paix sera signée, des soldats européens et peut-être d'autres nationalités pour maintenir en deuxième ligne la paix. Mais pour revenir sur ce que dit Mme Macron, quand il dit il faut réarmer la France, vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
Alors nous on n'est pas pour une défense européenne, Mme von der Leyen elle n'est élue par personne, elle rend quasiment de compte à personne, elle n'a pas de mandat, ni dans le traité du fonctionnement de l'Union Européenne, ni des peuples européens pour se substituer aux nations. Par contre, faisons des coopérations avec tout ça, est-ce que M. Marchand et M. Truchot, vous savez, depuis 2017 jusqu'à 2023, quel est le pourcentage d'importation des armes des Etats-Unis dans les pays européens ? 55% ! Donc j'entends aujourd'hui les vat-en-guerre comme M. Macron qui dit que M. Trump est en train de monopoliser la partie et qu'il devrait être plus respectueux. Attendez, pourquoi vat-en-guerre ?
Mais parce que M. Macron, c'est le discours d'hier soir, M. Marchand. Mais où est le côté...
Il n'y a pas eu une déclaration de guerre contre des pays, contre la Russie ?
Moi, c'est le sentiment qu'il me donne, et beaucoup de Français ressentent ça. D'ailleurs, nous, dans notre territoire en France, on a la guerre contre les narcotrafiquants, on a eu la guerre contre le Covid, on a la guerre contre le terrorisme islamiste. D'ailleurs, il n'a pas parlé de l'opération Chamal, où on a 700 militaires français au Levant, c'est-à-dire en Irak et en Syrie, qui combattent le terrorisme islamiste. Pourquoi, hier soir, il n'en a pas parlé ? Aujourd'hui, on parle... Mais il n'y a pas que l'Ukraine aussi, M. Marchand, dans la politique internationale.
Il y a des sujets en Afrique, notamment en Afrique subsaharienne, il y a des sujets au Moyen-Orient avec le conflit israélo-palestinien, il y a des sujets au Levant, mais tout ça, la France, elle est engagée, on a nos soldats qui sont sur le terrain. L'Afghanistan, pendant 11 ans, on a eu plus de 90 soldats qui ont été tués. Donc moi, j'aimerais bien qu'on ait des résultats.
– D'accord. Sandro Ghosi, qu'est-ce qui se joue en ce moment au sommet européen ? C'est un sommet pour la paix ou c'est un sommet pour continuer la guerre ?
– C'est un sommet pour la paix, mais une paix juste avec les Européens. Il se joue l'avenir des Européens. Si les Européens restent en ordre dispersés, restent divisés, ils vont disparaître de la carte du monde. Et moi, je ne veux pas un monde dans lequel tout est décidé par Trump, Poutine et Xi Jinping. C'est ça qui se joue.
– Et pour ça, il faut donc se réarmer ? – Il faut qu'il y ait une puissance militaire européenne suffisamment importante.
– Il faut se réarmer, il faut construire un système européen de la défense. Et ceci, c'est aussi grâce au leadership d'Emmanuel Macron et d'Ekistar. Mais je suis étonné d'entendre un représentant, un élu en France, ne pas être fier du travail qu'il fait Emmanuel Macron. – C'est vrai qu'on ne soit pas d'accord avec tout ce qu'ils disent. – On manque un peu de patriotisme, M. Vallée. – La France, grâce à Emmanuel Macron, est au centre du jeu. Et s'il y a deux acteurs qui s'entraînent de faire revenir les Européens dans le jeu, s'appelle Emmanuel Macron et d'Ekistar. Moi, je voudrais bien qu'il joue les rôles des leaderships qui jouent Emmanuel Macron. Mais après, c'est une question de dégoût.
– J'ai bien compris que vous étiez le porte-parole d'Emmanuel Macron. – Non, non, je n'ai pas le porte-parole.
Je suis élu en France qu'en vous. – Très bien, mais je ne voulais pas reprocher. – Je suis le porte-parole des personnes. – Je suis le porte-parole des personnes.
– Mais ce n'est pas une honte, hein ? – Non, non, non, mais un élu n'est pas un porte-parole. – Je veux dire, un élu n'est pas un porte-parole. – Moi, je porte la parole de mon parti, vous avez du peu. Mais ce que je veux vous dire, M. Gauzy, sérieusement, quand M. Macron dit que notre dissuasion nucléaire, c'est-à-dire le pouvoir de préserver et de protéger l'intérêt de la France et des Français dans le monde, il va en discuter avec les autres pays européens. Mais si les États-Unis, si la Russie demain, va utiliser l'arme nucléaire, il le fait en moins de 5 minutes. Nous, on va faire une réunion anti-parole. – Il n'a jamais dit ça, et vous le savez bien.
– On va mettre 10, 15, 25 minutes pour que tout le monde soit d'accord. – Je peux répondre. – On n'arrive déjà pas à fonctionner avec une Europe à 26. – Je peux répondre là-dessus. – Et on va décider avec d'autres pays du partage de la dissuasion nucléaire.
– Alors, qui décidera d'utiliser la dissuasion nucléaire si on la partage ?
– Depuis des Gaules, c'est toujours le président de la France qui aura les derniers mots sur la dissuasion nucléaire. – Oui, on demande nous tous de payer. – Il ne s'agit pas de la partager. Il s'agit, au contraire, comme les Américains ont fait pour 70 ans, de la mettre au service d'un projet de défense commun européen. Et moi, je préfère, en Européen, de travailler autour d'un pays européen qui a la force nucléaire au lieu d'être exposé aux élections américaines et de me demander si tous les 4 ans, les Américains décideront de nous protéger ou pas.
Je veux cette autonomie stratégique. – Alors, justement, on a besoin de votre éclairage militaire sur… Quand on dit la dissuasion nucléaire et qu'on parle de parapluie nucléaire européen, ça veut dire quoi ?
– Alors, est-ce qu'on parle de parapluie nucléaire européen ou est-ce qu'on parle de parapluie antimissile ? C'est deux choses différentes. Parce qu'effectivement, il y a la filière nucléaire dont on en a parlé, donc il est absolument crucial de maintenir la souveraineté sur l'arme nucléaire. Maintenant, l'emploi, qu'est-ce qu'on en fait ? Est-ce que… Moi, je trouve que la situation est intéressante. Parce que, clairement, jusqu'à présent, c'est les Américains qui assuraient la protection du continent vis-à-vis des menaces, en tout cas, missilières vis-à-vis de la Russie. Maintenant, si les Américains s'effacent dans cette menace, qui prend la place ?
Et à ce moment-là, est-ce qu'on peut envisager que la France reprenne une place d'envergure en Europe ? Parce que, clairement, pour que les choses soient bien claires, moi, je rêverais que l'Union européenne protège tout le continent européen. La problématique, on a vu qu'il y a certaines crises où il y a eu un défaut, je dirais, de direction. Prenez le Covid, rappelez-vous, les masques. – C'était chacun pour soi. – Les masques, c'était chacun pour soi. – On a oublié toutes les commissions, toutes les forces.
– Au départ, c'est ça, au départ.
– Oui, alors on a oublié toute priorité européenne. – Exactement. – Donc vous dites que ça peut se produire aussi sur le plan militaire. – Si les structures dans l'Union européenne sont maintenues telles qu'elles le sont aujourd'hui, je ne dis pas que tout n'est pas bon, au contraire, mais il y a certains angles, je pense, à réviser d'un point de vue strictement stratégique militaire, à savoir qui fait quoi, on parle de situation complexe.
– De toute façon, il n'y a pas de commandement unique européen militaire. – Donc en attendant, c'est à la France de prendre le leadership.
– Franchement, honnêtement, aujourd'hui en France, si on fait l'état des lieux, voilà la situation pour les gens qui nous regardent, il y a des choses très importantes à comprendre. Qui peut casser de l'atome aujourd'hui en Europe ? Qui ? Les Anglais, les Français. Les Anglais, on sait très bien que c'est une technologie qu'ils y harrivent des Américains, ils sont assujettés aux Américains. Les Français sont les seuls indépendants, et d'ailleurs c'est un positionnement diplomatique qui est très intéressant pour le reste du monde, c'est une des raisons pour lesquelles on vend autant d'armes.
Je ne sais pas parce que nos armes sont très bonnes, même si elles le sont, mais c'est aussi parce qu'on a un positionnement diplomatique qui est intéressant. C'est-à-dire qu'on n'est pas assujettis aux Américains, on n'est pas assujettis aux Russes.
– C'était la stratégie de De Gaulle.
– Exactement, c'est-à-dire qu'on a un positionnement qui est très intéressant au niveau, je trouve, de l'Europe, et donc militairement, cela pourrait se déployer, et cela pourrait signifier que la France pourrait jouer un vrai rôle en protection, non seulement de sa souveraineté, mais aussi de la souveraineté des autres nations.
– Mais vous êtes officier militaire, quand le général Pierre de Villiers, qui est un grand général de l'armée française, qui en juillet 2017, – C'est le chef d'État-major à l'époque. – Le chef d'État-major qui a été poussé à la démission, franchement, de manière lamentable par le président de la République de l'époque. Il a démissionné, pourquoi ? Parce qu'il réclamait 850 millions d'euros à M. Macron pour réarmer nos industries et réarmer surtout nos armées, l'armée de terre, la marine nationale, l'armée de l'air et de l'espace, et toutes nos forces désarmées. Et aujourd'hui, il veut faire ce que M. de Villiers demandait. Déjà en 2017, à peine élu, il l'a poussé à la démission.
Donc moi, je vous dis que c'est quand même bizarre qu'aujourd'hui, on a un président qui veut réarmer un pays, qu'il a refusé de faire durant des années. Mme Le Pen, depuis 2012, elle propose de porter l'effort national à 3% du PIB pour nos armées. C'est du concret à l'époque, M. Fillon, M. Mélenchon, M. Macron,
tout le monde est moqué d'elle. – Si vous me permettez, le sujet intéressant, c'est que tout le monde est d'accord. – Alors, pas en 2012. – Pour une fois, non mais là, on parle d'aujourd'hui, on parle de maintenant, on parle de la situation qui est quand même assez sensible. Aujourd'hui, on parle des finances des armées qui doivent monter, qui doivent augmenter en pourcentage du PIB. Je rappelle, on est en dessous de 2% du PIB. Or, si vous voulez vraiment avoir une armée qui est capable de se maintenir, de s'entraîner et potentiellement d'être projetable, ce qu'on veut, alors l'autre intensité, je ne sais pas ce que ça veut dire. Moi, je vous dis simplement…
– C'est ce que vos collègues disent, en tout cas. – Non, mais moi, je ne sais pas ce que ça veut dire. Ce n'est pas bien défini. En revanche, ce qu'on peut dire, c'est clairement, si on veut une armée, il faut 3% du PIB. Bon, c'est un seuil en dessous duquel on ne pourra pas faire les choses.
– Et une dernière chose, et je me tairais, vous savez qu'aujourd'hui, entre… – Non, mais vous parlez de patriotisme. Vous savez combien de pays européens ont acheté des avions F-35 aux Américains ? 13 pays européens. Et combien de pays européens ont acheté des Rafales français ? Donc, moi, je suis très fier. C'est un produit made in France, c'est la technologie et la prouesse des ingénieurs français. Eh bien, 2 pays européens. Donc, charité bien ordonnée commence par soi-même que, par exemple, Mme Van der Leyen et que les États membres, les 27 États membres de l'Union européenne, priorisent l'achat de Rafales français plutôt que d'avions américains.
Et on pourra déjà dire, oui, on est patriote et oui, on est indépendant vis-à-vis des États-Unis. C'est du concret, ça, par exemple. Je n'ai pas entendu le chef de l'État s'exprimer sur ça hier soir. – Il va falloir que le président
de la République et son chef de gouvernement, François Bayrou, soient un peu plus clairs quand même vis-à-vis des Français. Parce qu'il y a ce qui se passe du point de vue diplomatique, mais si derrière, on parle réarmement, il va falloir expliquer comment on réarme, avec quel argent, et ça, il va falloir trancher. – Il va falloir étoffer des éléments de langage, distribués notamment aux membres du gouvernement pour que la parole soit totalement cadrée. Ça, c'est sûr qu'on sent une angoisse et évidemment, Emmanuel… – Et un flottement aussi. – Voilà, et un flottement.
C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron a voulu venir très vite devant les Français pour essayer d'établir quelque chose de très solennel et puis pour essayer de prendre ce leadership dont vous parlez. Parce qu'en effet, Emmanuel Macron, ça fait 7 ans qu'il veut devenir le leader de l'Europe et ça fait 7 ans qu'il pousse cette idée de l'Europe, de la défense. – Ça fait 7 ans qu'il propose des choses dont maintenant tout le monde parle. – Et donc, aujourd'hui, il considère que les drames actuels lui donnent raison. Donc, il a clairement l'intention d'être à la pointe de ce positionnement.
Mais en effet, il faut que dans le même temps, il faut qu'il inquiète suffisamment les Français pour que les Français voient que la menace est sévère. Et néanmoins, il faut qu'il les rassure en montrant qu'il n'est pas belliqueux. C'est ce qu'il cherche à faire. Il essaie de jouer au fond une espèce de ligne de crête entre ce qu'il a appelé les vat-en-guerre, les excès des vat-en-guerre, et les excès des défaitistes. Il ne veut être ni l'un ni l'autre. Mais ce n'est pas facile à tenir. Parce que, si vous voulez, il suffit d'un mot qui penche un petit peu d'un côté ou de l'autre dans la bouche d'un de ses ministres pour que l'opinion publique et les oppositions s'enflamment.
Et vous savez bien qu'on est un pays comme ça. – Oui, oui, sans doute. Mais il y a trois points très importants qu'on doit évoquer. Le premier, c'est qu'il ne faut pas improviser. Et les traités de l'Union européenne dans la possibilité de rendre ces coopérations dans le domaine militaire entre groupes de pays structurés et permanents. Il faut absolument, comme vous disiez, activer ça. C'est absolument possible. Il n'y a pas de veto là. Donc il faut avancer pour avoir une meilleure coopération. Secondo, il est clair que du moment où on commence à dépenser ensemble, il faut mettre des clauses dans lesquelles on achète européen. Et je suis tout à fait d'accord avec vous.
Mais c'est seulement un européen qui en fait ça. Si on restait dans le cadre d'hier, si on restait dans le cadre d'hier, vous me laissez parler, non ? Il est clair qu'on devrait continuer à acheter américains. Qui donne les garanties pour comment convaincre les Baltes ou les Polonais à acheter européens si on établit un cadre de sécurité européen ? C'est exactement ce dont on discute en ce moment. Et comment faire ? Il faut faire ce qu'on a fait dans le Covid, de la dette commune européenne. Et c'est... À quoi qu'il en coûte ? C'est un marché qui n'a pas pas les gros coûts. Une dette commune européenne, Wanderlaine propose... C'est une dette supplémentaire encore.
...propose 150 milliards d'euros garantis par le budget européen. Elle propose maintenant d'emprunts pour 150 milliards d'euros. C'est un premier pas, mais il faut aller beaucoup plus loin. Non, non, mais non.
800 milliards d'euros, M. Gauzy, parce que c'est 800 milliards. Moi, j'étais resté à ça. Elle a encore changé d'avis alors qu'elle a demandé... On commence par faire... Non, non, non. Regardez bien. Non, non. Vous savez... 150 milliards d'emprunts...
Vous ne coupez, mais je ne peux pas vous couper. 150 milliards d'emprunts et 650 milliards des possibilités de défense au niveau national. Non, mais je vous dis...
Je pense que 7 ans de l'acronisme autoritaire avec votre comportement. Mais non ! Non, non, non, non. On débat, on débat. Vous savez... Vous savez, c'est moi, ce n'est pas un débat, c'est les autres, c'est un débat. Non, mais je vous dis... Gardez le sourire... Oui ou non, l'emprunt, non. Non, mais je vais... S'il vous plaît, c'est fini. 800 milliards d'euros, vous savez combien ça fait par an et par européen ? C'est pas 800 milliards d'euros des dettes communes en ce moment. Ça fait 800 milliards. Ça sera des dettes nationales. S'il vous plaît, de toute façon, on ne vous mettra pas d'accord maintenant. Si je le souhaite. Le but, ce n'est pas d'être d'accord, mais on développe nos arguments.
D'accord.
Matthieu Valet