Fin de vie : une bonne loi ? | Légi'Stream - 28/05/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 29 %Défensif 32 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avez-vous voté contre la proposition de loi sur l'aide active à mourir ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Êtes-vous contre l'euthanasie en principe ou seulement dans le contexte actuel ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que le texte sur l'aide à mourir sera adopté définitivement avant 2027 ?
- 20:00OuverteRéponse directe
François Bayrou a parlé de banalisation de l'aide à mourir. Partagez-vous cette crainte ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle est la différence entre sédation et aide active à mourir selon vous ?
- 30:00RelanceRéponse directe
Vous parlez de pression sociale sur les plus vulnérables. Pouvez-vous développer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00Stéphane PeuChiffre
« Dans mon département qui a des soins palliatifs, il faut 6 mois pour obtenir un rendez-vous dans un centre antidouleur. »
- 50:00Pierre CourbonChiffre
« Il y a déjà des alternatives pour à peu près 90 % des utilisations aujourd'hui des néonicotinoïdes. »
- 1:00:00Pierre CourbonFait
« On a voté deux lois. Une loi déjà pour généraliser l'accès aux soins palliatifs qui doit être la première réponse pour une fin de vie digne pour tout le monde. »
- 1:10:00Pierre CourbonFait
« La réponse prioritaire et la réponse le cadre général, c'est les soins palliatifs. »
- 0:15Fait
« On sait ce que ça pourrait donner. Effectivement, on a certains citent beaucoup la question des élections européennes. »
- 0:45Fait
« Le baricentre de la gauche, il est pas à la France insoumise mais pas plus qu'il est dans l'aile plus sociale libérale de ma famille politique présidentielle. »
- 1:00Fait
« Est-ce que ça permet de se qualifier au second tour ? Est-ce que ça permet d'emporter un second tour face à l'extrême droite ? Aujourd'hui, on sait que non. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Salut à tous, j'espère que vous allez bien. On se retrouve comme chaque semaine dans les Gream avec cette semaine un programme assez chargé puisque on va parler de la proposition de loi sur l'aide active à mourir de de on va parler de la réforme des retraites ou encore du congrès du parti socialiste. Alors pour en parler avec moi cette semaine, il y a Elsa.
Salut Elsa. Salut. Et il y a Hugo.
Comment ça va Hugo ? comme un mercredi. Comme un mercredi.
Ben j'espère j'espère que vous êtes en forme parce que on va attaquer directement euh dans le dur avec notre premier invité Stéphane Pe. Bonjour. Bonjour.
Ben merci de venir euh nous voir nous répondre dans les Gream. Vous êtes président du groupe gauche démocrate et républicaine. C'est assez récent puisque vous avez pris la suite d'André Chassen il y a quelques semaines.
Le 1er avril. Si on veut être taquin, on peut même dire coprésident parce que là, il y a une spécificité au groupe GDR que vous nous expliquerez sûrement après. Euh donc pour l'instant, tout se passe bien.
Tout se passe bien. Ouais, c'est c'est chronophage mais ça se passe bien. C'est intéressant.
Et ben on va revenir justement tout à l'heure, on on parlera de votre niche parlementaire qui aura lieu la semaine prochaine, jeudi prochain, dans l'hémicycle. Et je vous propose de commencer avec la question de l'aide à mourir euh puisque la proposition de loi a été adoptée euh hier soir en première lecture et il se trouve que vous êtes le seul de votre groupe à avoir voté contre. Pourquoi ?
Bah c'est c'était déjà ma position lorsqu'on a étudié le texte l'an dernier avant la dissolution. Bon, à l'époque dans mon groupe, il y avait également Pierre d'Aréville et André Chasseng qui était avec avec moi plutôt euh contre ce texte. Euh sachant que bon, c'est un sujet qui renvoie un peu à l'intime de de chacun.
Il y a une dimension euh euh personnelle, il y a une dimension philosophique. Moi je je j'ai essayé d'expliquer, je suis contre non pas pour des raisons religieuses ou pas, je suis contre en essayant de de d'argumenter une opposition de gauche à ce texte parce que je pense que ça un texte qui opère une rupture et qui peut ouvrir euh des dangereux socialement. Euh je vois beaucoup de gens chez moi en scène Saint euh qui se refusent à aller en ÉPAD parce que ils considèrent que leurs enfants modestes pourront pas payer et se culpabilisent d'être un poids pour leurs enfants.
Je sais aussi que par exemple dans le texte sur l'aide à mourir, il faut un délai de 15 jours pour avoir le double avis médical sur une demande euh une une demande de d'administration de de la substance létale. Alors que dans mon département qui a des soins palliatifs, il faut 6 mois pour obtenir un rendez-vous dans un centre antidouleur. Donc j'ai j'ai je pense qu'en l'état actuel de notre santé publique, en l'état actuel des soins palliatifs, mais aussi en l'état actuel de la société de plus en plus individualiste, où on culpabilise beaucoup les personnes âgées, où on attend toujours une loi grand âge qui n'est toujours pas venue en débat à l'Assemblée, euh je je m'inquiète beaucoup, non pas du texte tel qu'il est, mais de la porte qu'il entrouvre et qui peut demain faire triompher un individualisme un peu égoïste sur la solidarité.
Mais du coup, vous êtes pas sur dans un désaccord de principe avec l'euthanasie et la fin de vie. Si si on admet qu'on qu'on pourrait aller vers une société qui a de meilleurs soins palliatifs, qui accompagne un peu mieux nos malades, vous accepteriez une loi qui autorise les gens à choisir dans le cas évidemment de maladie récurable de partir. Oui, mais je je j'ai du mal à croire à ce choix.
Voilà. Euh, c'est une question individualiste. J'ai du mal à croire à ce à un choix tout à fait libre euh de un choix de ce type, c'est-à-dire de la vie et de la mort tout à fait libre et tout à fait libérer des pressions sociales ou des pressions euh familiales ou euh et donc je pense que pour moi la question c'est la question de la souffrance.
Ouais. et que le le dès lors que que la souffrance peut être euh euh soulagée, je je pense que on ne doit pas euh euh satisfaire à une demande de fin de vie euh parce que je pense que c'est un choix qui ne peut qui ne pourra jamais être libre. Et qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent "J'ai pas choisi ma de naître mais j'ai envie de choisir ma mort ?" Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous répondent ça ? que je je philosophiquement je peux le comprendre euh mais euh ce n'est pas la société de l'administrer.
Hm. Et justement euh est-ce que vous pensez quand même que le texte va aller en adoption définitive avant la fin du mandat, sauf s'il démissionne la fin de mandat du chef de l'État en mars avril 2027. Ouais.
Ben normalement le calendrier c'est automne au Sénat et donc ça devrait revenir début 2026 à l'Assemblée en lecture définitive. Donc oui, je crois s'il y a pas de dissolution, s'il y a pas d'interruption de notre de notre mandat, je pense que c'est un texte qui devrait être aboutir avant avant la fin avant 2027 en tout cas. Et pour revenir un peu sur la philosophie, est-ce que vous vous adhérez à ce que a dit François Baï ?
Il disait que pour lui le l'aide à mourir, c'est un détournement d'un acte ultime en un acte normal et banal. Est-ce que c'est quelque chose que vous vous partagez ? Je crains, ouais, je partage assez cette remarque.
Je crains la banalisation, mais je crains surtout le je crains surtout la pression sociale sur les plus vulnérables et les plus pauvres. Euh vous savez, j'étais très marqué moi pendant le Covid d'entendre sur des chaînes de télévision ou dans le débat public euh parmi les les plus les ultralibéraux mais parfois aussi sur des chaînes comme news qui sont parfois on dit d'inspiration un peu un peu catholique. H euh je sais pas si vous vous souvenez de ces débats où on disait "Mais comment est-ce possible de mettre un pays à l'arrêt pendant le Covid Hm hm. pour se prévenir d'une maladie qui finalement ne touche que les vieux.
Les plus fragiles. Ouais. Pas que les vieux.
Non, mais les les inactifs, les gens enfin en gros qui servent plus à rien quoi. D'un point de vue euh d'un point de vue strictement utilitaire. Ça m'avait beaucoup choqué.
Euh j'entends aussi les débats sur l'homme augmenté aux États-Unis qui sont plus l'apanage de quelques illuminés dans un coin mais qui pénètre aussi les sphères dirigeantes euh des États-Unis, de certains pays européens. Donc il a il y a il y a un une évolution du débat intellectuel euh sur l'individualisme, sur le le le trif et inactif. Enfin, je je pense qu'on est loin de de de du sentiment de de solidarité, de fraternité, d'égalité entre les citoyens puis d'attention aux autres.
Moi, je pense que euh voilà, je pense que même au sein de famille, il m'arrive parfois, je vais souvent visiter des malades à l'hôpital, il m'arrive parfois de d'être assez surpris de voir que au sein d'une famille, bon la charge d'un d'un parent malade, bon si on pouvait se délester de cette charge, on s'enorterait pas plus mal sans C'est ça que vous dites quand vous parlez de pression sociale. Oui. Oui.
Oui. Et je pense qu'il y a des gens qui intériorisent euh euh le fait de vous savez vous savez plus vous êtes pauvre et plus vous êtes modeste, plus on vous a donné le sentiment pendant toute votre vie d'être une charge pour la société. Les gens qui ne sont rien.
Les gens qui ne sont rien. Absolument. Et donc et voilà.
Et quand vous avez le sentiment et que parfois on vous dit que vous faites partie de ces gens qui ne sont rien, et ben vous vous pouvez l'intérioriser jusqu'à point de jusqu'au point de considérer que vous devez soulager la société de votre présence. Mais alors justement parce que là on parle de personnes qui sont très âgées et cetera ou ou extrêmement pauvres mais dans dans le cas où ce sont des personnes qui sont atteint de maladie incurable dans lesquelles enfin ils souffrent énormément je pense à plein de maladies les les scléroses en plaque la maladie de charco et cetera évidemment euh c'est c'est c'est c'était une véritable demande qu'on puisse faire enfin qu'on que qu'on puisse avoir cette aide à mourir là plutôt que d'aller payer très cher dans des pays étrangers ce qui en plus euh il y a une forme d'inégalité du coup dans la dans dans la place. J'entends ça cet argument.
En même temps, on on peut aussi se dire que la loi CL Leonetti dans ce qu'elle permettait de soulager les souffrances, voire éventuellement euh de recourir à la sédation longue et continue était trop méconnue parce que normalement euh ce type de de de souffrance réfractaire parce que maladie incurable, on peut avoir une maladie incurable et vivre très longtemps. Euh c'est pour ça qu'il y a le long et moyen terme qui a été défini par laas de quelques mois moins d'un an. C'est pour ça aussi que j'avais moi déposer un amendement pour essayer de d'introduire la la notion de prévisibilité.
Euh bon ce qui est qui est qui est qui est compliqué mais qui essayait quand même de dire incurable c'est insuffisant. Vous pouvez avoir une maladie incurable et vivre 15 ans dans lesquelles on souffre énormément. Oui oui.
Non mais je mais je mais attention que la la loi dit pas dans les cas on souffre énormément dans l'glais la loi est dit incurable. Incurable oui on peut ça peut être incurable sans souffrance et durer longtemps. Et dans ce cas-là vous avez peur qu'il y a une pression de la société qui amène les gens à se tourner vers un suicide assisté.
C'est ça ? Ouais. Moi je pense que enfin je je pense que la loi telle qu'elle est comporte un certain nombre de garde fou.
Ouais. Je pense qu'elle en trouve une porte dangereuse pour la Oui. civilisationnelle.
Je pense que euh oui, on peut dire on peut dire que c'est enfin je je l'avais utilisé en 2024, je l'utilise plus parce que euh ça a été repris par d'autres personnes avec qui je me reconnais pas mais c'est il y a une dimension de rupture anthropologique. Oui, je crois dans dans cette fois. Il y a une question dans le chat de Stéphan qui nous demande "C'est quoi la différence d'être mis dans le coma et d'en mourir à long terme et d'y mettre fin de façon consciente ?" La différence c'est que Oui.
La la différence c'est que le médecin dans un cas vous soulage et dans l'autre cas vous admirent la mort. Enfin dans la loi c'est le patient qui s'injecte lui-même le produit. Oui, enfin il s'il est dans le coma ça Oui.
Non, si c'est dans la catégorie où s'il est dans le coma, c'est quelqu'un qui lui injecte, mais s'il est conscient, c'est lui-même qui se il se l'injecte après avis médicale et qu'on lui ait donné les moyens de le faire. C'est c'est donc dans un coin dans un cas, on administre la mort, dans l'autre cas on on soulage les souffrances. C'est pas du tout le même geste, c'est pas du tout la même intention, ça pas du tout la même signification.
Mais je trouve que Elsa disait un truc très intéressant sur un peu cette pas discrimination sur entre les riches qui peuvent se le payer les moins riches. Je pense un exemple qu'on a tous cibedos qui a bénéficié d'un enfin de médicaments qui l'ont fait mourir chez lui avec sa famille. Euh comment on peut trouver voilà cet équilibre entre des gens qui veulent mourir qui veulent mourir et que certains choisissent de mourir seul ou d'autres entourés parce que ils ont les moyens de pouvoir le faire ?
Oui, oui. Non, mais je je vois bien. Je je je moi-même euh un ami cher qui a qui a procédé de la sorte.
Donc euh et j'ai beaucoup discuté avec avec sa famille et en même temps euh je pense que si on lui avait euh fait connaître euh les ressources que permettait la loi CL Leonetti, il aurait pas recouru à cette en fait, il a abrégé ses souffrances. Bon mais normalement on est en capacité aujourd'hui d'y répondre d'y répondre et donc la la question de de du suicide assisté est une autre une autre question qui de moi de mon point de vue comporte un danger assez vertigineux pour une société qui en plus fait un peu triompher des individualismes qui sont des égoïstes et moi je vois surtout une société euh de plus en plus égoïste et qui de ce fait euh comporte comporte plein de dangers avec une loi comme ça pour les les plus fragiles. Je vous propose d'avancer un peu dans les nos thèmes du jour qu'on parle un peu de votre journée d'initiative parlementaire La niche GDR qui aura lieu donc en séance jeudi prochain. vous allez porter une proposition de résolution pour abroger la réforme des retraites à 64 ans.
Si vous pouvez nous expliquer un peu l'objectif de ce texte. Alors l'objectif, il est très simple. La réforme Borne Macron de de 2023 h euh a été un pur scandale démocratique.
Sans doute le plus grand scandale démocratique après la le refus de reconnaître le le vote des français au référendum de 2005. Donc célèbre les 20 ans demain absolument euh puisque il a été procédé à l'utilisation d'un véhicule législatif comme on dit qui était le le la loi de finance de la sécurité sociale donc avec un délai extrêmement court. Toutes les lois vous pouvez remonter dans l'histoire de l'assemblée même récente toutes les lois sur les retraites il y en a eu beaucoup ont toujours fait 2 3 mois de débat à l'assemblée.
Là c'était 15 jours. possibilité d'amender réduite et à la fin pas de vote 493. Bon, ensuite il y a eu beaucoup de volonté de revenir.
Il y a eu une demande de référendum d'initiative partagée faite au Conseil constitutionnel qui l'a refusé. Ensuite, il y a eu des niches parlementaires qui ont essayé de réintroduire euh un vote de l'Assemblée sur la loi retraite. Il y a eu une obstruction qui a empêché d'un côté du Rassemblement national de et de la France insoumise qui et donc à chaque fois obstruction de de la Macronie et de la droite pour empêcher le vote.
Et donc nous nous avons décidé dans notre journée parlementaire de du 5 juin de déjouer cette obstruction et d'obtenir le premier vote de l'Assemblée nationale en faisant ce qu'on appelle une résolution. une résolution, ça ne s'avance pas. Et euh donc du coup euh les les on on ferme la porte à la possibilité pour euh euh ceux qui auraient voulu euh de faire de l'obstruction à non plus finir et nous amener jus jusqu'à minuit.
Donc il y aura un vote. Ce sera le premier vote de l'Assemblée nationale sauf qu'il est pas contraignant. Oui, c'est mais mais pour autant vous dites c'est pas simplement symbolique parce que c'est la proposition de résolution, elle va pas abroger la réforme.
Mais pour autant vous vous dites c'est pas symbolique parce qu'il y a un vote. D'abord d'abord ce sera pas symbolique puisque c'est la première fois que la l'Assemblée nationale va voter. Donc bah ça c'est un symbole.
Bah l'assemblée s'exprime pour la première fois. Je trouve ça symbolique. Oui, ça c'est Oui, c'est un symbole de de de Oui, c'est ça.
Oui, c'est oui, c'est un symbole si on veut, mais c'est surtout un acte politique qui est posé puisque à partir du moment euh où l'Assemblée ne peut pas voter, où l'Assemblée ne peut plus déposer de propositions de loi, où le référendum est refusé par le président de la République encore il y a quelques jours dans l'émission qu'il a qui qu'il a faite. Le vote de l'assemblée tel qu'il va se dérouler le 5 juin va être un vote beaucoup plus que sa polique. C'estàd ça va être l'expression des représentants du peuple vis-à-vis de cette réforme qui, je le répète que certains disent entendu Gabriel Atal dire les les Français ont tourné la page.
Les français, ils ont pas tourné la page de la réforme des des retraites. D'abord parce que cette réforme était à la fois injuste mais aussi très brutale dans la mesure où elle s'appliquait immédiatement. Jamais une réforme des retraites ne s'est appliqué euh immédiatement à la génération qui qui partait.
Il y avait des gens euh le en au moment de la du vote de la loi, il y a des gens qui avaient déjà programmé leur pot de départ à la retraite. Bon ça le pot de départ c'est pas c'est pas grave. Il y en avait d'autres qui avaient déjà donné congé de leur appartement pour partir euh dans l'endroit où ils avaient décidé de passer leur leur retraite qu'on été obligé de renoncer.
Donc elle a eu elle a été brutale, elle était d'application immédiate. Et aujourd'hui les Français quand ils sont sondés, d'ailleurs quand le président de la République a essayé de de dire "Je vais je vais recourir au référendum" et que les sondeurs disaient "Qel référendum vous voulez en tête des questions souhaité il y avait la réforme l'abrogation de la réforme des retraites." Donc euh nous ce que nous disons au Premier ministre, c'est la question que je lui ai posé hier d'ailleurs lors des questions gouvernement, c'est entendez-vous euh ne serait-ce que pour la bonne santé démocratique de notre pays euh reconnaître enfin l'aspiration majoritaire des Français, le vote des représentants du peuple à l'Assemblée nationale et en tenir compte pour abroger cette réforme et revenir devant le Parlement pour qu'on ait un vrai débat sur la question des retraites parce que si on nous dit comme m'a répondu François Berou hier, oui mais il y a un problème de financement.
Bien sûr, il y a un problème de financement. Personne ne dit qu'il y a un problème de financement. Le seul sujet c'est que nous souhaitons débattre de de de des chemins à suivre pour financer et et consolider la retraite par répartition.
Nous avons plein de propositions à faire et donc il faut que l'assemblée puisse en discuter. c'est que si jeudi prochain elle est adoptée cette proposition de résolution, c'est que derrière vous vous demandez est-ce que il y ait un nouveau texte qui arrive ou bien c'est pour et et ce d'autant plus que le il est probable que le conclave soit les retraites qui va se terminer le 17 ou le 20 juin euh n'aboutisse pas que vous en attendez de ce bah il est j'entendais encore euh le secrétaire général de la CFE CGC ce matin qui semble dire qu'il y aura il y aura il y aura pas d'accord puisqueil y a un blocage absolu du du du MDEF du patronat de bouger euh de bouger aucune ligne de financement. Donc dès lors qu'ils veulent bouger aucune ligne de financement, d'ailleurs il prenaient une image qui m'a fait rire.
Il disait le MEDF et le patronat, c'est un peu comme quand vous allez prendre l'apéro le dimanche matin au PMU. euh quand c'est à son tour de payer la tournée, il a plus soif quoi. Donc euh donc c'est un peu le c'est c'est un peu l'attitude très très fermée du du MEDF vis-à-vis de donc il faut revenir vers l'Assemblée.
Il y a plein de propositions qui qui sont sur la table et je rappelle juste fini là-dessus c'est que François Beou a écrit au députés au mois de février, il nous a adressé une lettre où il s'est engagé à revenir devant l'Assemblée nationale avec un texte sur les retraites. Euh voilà. Donc nous nous allons lui offrir la possibilité de le faire avec le vote, j'en j'en suis certain qui sera un vote majoritaire de l'Assemblée.
Vous vous parlez de sauver le système de retraite par répartition. Euh qu'est-ce que vous répondez à ceux qui le accusent ce système d'être profondément injuste envers les générations les plus jeunes qui sont effectivement moins nombreuses, qui ont plus de de difficultés euh économique et financière par rapport à des générations qui sont nées dans les années 50 et cetera qui doivent financer un système de retraite qui est quand même assez colossal. Bah non, parce que le le le aujourd'hui la la le déficit des retraite ne vient pas du nombre de personnes à la retraite et du nombre de personnes qui travaillent.
Il vient du fait que les gouvernements successifs ont décidé d'exonérer de cotisation sociale euh une une partie des une partie des des entreprises. Ce qui fait que il y a pas de problème de d'équilibre. Euh en soi, il y a un problème de recette.
Bon et donc et c'est pas les générations actuelles, c'est le le le choix d'avoir exonéré les entreprises de cotisation sociale en parlant toujours de charge alors que c'est ce qui finance et nos retraites et notre sécurité sociale et notre modèle social. Et donc contrairement à une idée reçue sur le nombre de jeunes par rapport au nombre d'actifs et au nombre de retraités, aujourd'hui le grand problème qu'il y a pour les jeunes, c'est l'idée que le système par répartition ne serait pas pérenne parce qu'on s'en donnerait pas les moyens parce queà force de couper dans les recettes de ce système en exonérant euh et en libéralisant l'économie et en exonérant de cotisation sociale, on met en situation d'inquiétude la jeunesse de ce pays qui va se qui attend se dire est-ce que moi j'aurais le droit à une retraite non pas parce que le système est déséquilibré mais parce que on est à trend de casser les fondements même de ce système qui qui qui fait que oui dans ce pays il y a et des impôts et des cotisations sociales. On peut dire la même chose de la sécurité sociale.
Donc demain si si le si vous voulez si on inquiète les jeunes sur la retraite, on les inquiète aussi sur la santé publique. on les inquiète sur l'école. Si demain le modèle qu'on veut pour la France, c'est que à chaque fois que vous allez chez le médecin ou à l'hôpital, c'est plus la carte verte que vous sortez, mais la carte bleue.
Si demain l'école pour vos enfants ce n'est plus une école euh gratuite et publique, mais une école euh qui qu'il qu'il faut payer très cher et et qui est donc de ce fait très sélective et que par ailleurs la retraite, il faut que vous la payez vous-même. Alors là, l'individualisme dont je parlais tout à l'heure sur un autre sujet, c'est une société totalement individualiste où les gens ne compê sans parler de passer à un système de capitalisation, la répartition peut être un peu plus un peu moins forte sur les sur le salaire des actifs. Non, vous vous parlez des cotisations.
Euh moi je parle des je parle des cotisations sociales. Quand vous le le financement des retraites aujourd'hui, c'est une part de cotisation patronale, une part de cotisation salariale. Hm hm.
Donc aujourd'hui le sujet des exonérations, c'est pas l'exonération des cotisations payées par les salariés, c'est des cotisations payé par les entreprises. Bon, c'est la socialisation de de c de cette recette. Donc si vous voulez voilà, enfin c'est je pense qu'on est à 30 de de il y a il y a toujours eu des des véléités euh vous savez les les retraites fait plus de 350 milliards par an.
Hm. Je sais euh il y a plein de gens qui considèrent qu'il est anormal que cette manne financière soit socialisé et pas mise au profit euh de la rentabilité. Et donc euh l'idée de mettre la main là-dessus pour payer des fonds d'investissement, des fonds de pension avec toutes les les fragilités.
Pourquoi on a créé la retraite par répartition en 1945 ? C'est parce que on a expérimenté en France la RAT par capitalisation. Elle existait avant dans les années 20, dans les années 30 et le les les les craqus qui a suivi 29 et la grande dépression des années 30 a ruiné la retraite par capitalisation.
Parce qu'ils avaient pas pensé à l'époque il y aurait une génération les subprimes aux États-Unis. Mais oui, que s'est-il passé aux États-Unis ? Que que pensez-vous interroger les retraités américains sur les annonces de Trump et les les conséquences ?
Je parle pas de de système par capitalisation mais oui oui oui oui. Non mais il y a pas de il y a pas 36 solutions. Il y a c'est soit moi je je pensais plus à baisser la répartition pour que ça pèse moins sur les salaires des actifs.
Oui mais si vous mais c'est le le sujet c'est surtout que on refasse payer tout le monde ce qu'il doit payer à cette à ce modèle social. OK. Sa que sais qu'il y a des questions dans le chat, il nous reste 2 minutes.
Donc très rapidement sur votre niche, il y a Clara, c'est la deuxième fois qu'elle le pose. Donc je lui je le je le pose pour elle. Oh, c'est ça qui demande quels sont les textes que vous souhaitez voir être adoptés en priorité dans votre niche ?
Alors la la première le premier texte, ça va être les retraites, hein. Donc on vient d'en parler, je je reviens pas dessus. Euh le ensuite, on a une autre un autre texte qui a été adopté en commission aujourd'hui qui est qui consiste à ce que les allocations familiale soit versé dès le premier enfant.
C'est un texte important parce qu'il tient compte là pour le coup d'une évolution de la société, d'une évolution de la cellule familiale et en gardant le principe de l'universalité hein, c'est c'est l'enfant qui déclenche le versement des allocations. Et ça, vous pensez que ça peut passer. Enfin, vous savez à peu près si c'est passé c'est passé en commission ce ce matin.
Alors, bizarrement, le modèle a voté contre parce que bon, maintenant ils sont c'est le parti du premier ministre, ils l'avaient eux-mêmes déposé dans une de leurs niches parlementaires. Donc, on a peu de mal à suivre. Euh, il se trouve que peut-être rechanger David d'ici la semaine, je sais pas.
C'est peut-être c'est possible. J'espère en tout cas. J'espère mais c'est une c'est une mesure importante.
Nous avons un autre texte sur les sur les ce qu'on appelle les frais bancaires, notamment les AGIO qui sont payés souvent par les personnes les plus en difficulté qui sont une mane financière énorme hein. Vous savez que pour les banques chaque année les AG et les frais bancaires, c'est 7 milliards d'euros dans de recettes pour le système bancaire en France. H donc les adieux, c'est les pénalités quand on est à découvert.
Quand on est à découvert, parfois très peu euh et parfois beaucoup. Tu sais pas ce que c'est dis donc la chance. Euh parfois bah parfois les se se s'ajoutent et ça peut et ça peut créer des situations enfin on invente rien.
Il y a des gens le 15 du mois, ils ont plus rien. Donc ben forcément il peut y avoir chaque mois une quinzaine de jours avec un découvert et là vous êtes pénalisé parce que vous payez des agots considérables. Les découvertes sont jamais gigantesques parce que une banque elle vous coupe toute capacité de paiement bien avant que le découvert.
Voilà. Donc vous savez, il y avait il y a une grande règle capitaliste. Quand vous êtes vous avez un petit compte en banque, la banque vous le ferme au moindre écart et quand vous avez beaucoup beaucoup d'argent quand vous êtes à découvert, le problème il est plus pour vous, il est pour la banque.
Donc et ben non, très rapidement entre Nicolas Meer Ossignol et et Olivier Fort vous préférez qui à la tête du PS ? Ah vous passez du cocala nous hein. Mais c'est parce qu'il nous reste 30 secondes.
D'accord. Bah entre Olivier Fort Ah ben moi je préfère Olivier Fort clairement parce que il est unitaire, il a il a il veut l'union des forces de gauche et puis je crois qu'il a été courageux en remontant le Parti socialiste après la grande déception du quinquena de François Hollande et donc voilà c'est pas mon parti mais je regarde attentivement, je suis de gauche et je suis un parti dans l'Uignion et donc je regarde Regarde attentivement ce qui s'y passe et je souhaite qu'Olivier Fort gagne. Et ben écoutez, on demandera aussi ce qu'il en pense à notre prochaine invité.
Merci beaucoup Stéphane Peu d'être venu répondre à nos questions. On suivra évidemment la niche parlementaire qui aura lieu jeudi prochain dans l'hémicycle. Vous revenez quand vous voulez sur les Gream.
Merci beaucoup et à très bientôt. Je vais vous demander de laisser la place à notre second invité. Au revoir.
Au revoir. Pardon. À très bientôt.
Notre second invité Péri Courbon qui est à l'entrée. Je vous en prie. Venez nous rejoindre sur le plateau.
Pierre Courbon, bonjour. Euh vous êtes bah merci beaucoup d'être venu sur le plateau de LGream pour répondre à nos questions. Euh vous êtes député socialiste de la Loire, membre de la commission des affaires sociales et je vous propose qu'on qu'on commande qu'on commence directement à parler de la loi du plomb qui est passée lundi dans l'hémicycle qui est passé rapidement dans l'hémicycle lundi.
C'est donc pour donner un peu de contexte, c'est une proposition de loi qui vise à lever certaines restrictions sur l'utilisation notamment sur l'utilisation de produits phytosanitaires pour les agriculteurs. Il se trouve que en plus d'être député, vous êtes apiculteur. Ouais.
Amateur mais apur qui est quand même au fait voilà de de ces questions là, on va en parler. Donc, j'aimerais bien avoir ce ce point de vue euh en tant que apiculteur, amateur ou pas, euh pour savoir de quoi on parle exactement, ce que sont les les conséquences, que pourraient être les conséquences de ce texte concrètement. Alors déjà pour remettre effectivement en contexte cette loi du plomb, le titre officiel c'est lever les entraves au métiers d'agriculteur.
Et en fait, sous prétexte de répondre à la crise agricole, on a un texte qui est plein de régression sur le plan environnemental, sur le plan de la transition agroécologique, sur le plan sanitaire avec de nombreuses dispositions qui sont aujourd'hui très contestées et en particulier ce qu'il y a dans l'article 2 à savoir la réautorisation d'un certain nombre de produits. revient sur des choses qui voilà les fameux néonicotinoïdes et en particulier l'acétamyde dont on a beaucoup parlé qui sont des insecticides qui sont aujourd'hui qualifiés de tueurs d'abeilles parce qu'ils ont des effets extrêmement problématiques, extrêmement graves non seulement sur les abeilles sur la filière apicole mais plus globalement sur l'ensemble des pollinisateurs, sur l'ensemble de la chaîne alimentaire et y compris une dangerosité avérée sur la santé humaine. Et donc quand moi je me suis fortement opposé à cet article, c'était pas simplement, on va dire, par corporatisme parce que j'aime l'apiculture et j'aime les abeilles, mais c'est parce que je suis convaincu en tant comme en tant que législateur que c'est une véritable régression et y compris pour pour la santé de tout un chacun.
Donc pour qu'on comprenne bien, c'est des agriculteurs vont par exemple utiliser l'insecticide dans leur champ et juste à côté euh ben s'il y a un apiculteur ou même des des euh des champs où les abeilles vont venir butiner, c'est comme ça que le problème va se va se transmettre. Alors, c'est un peu plus complexe que cela euh puisqu'en fait donc ce sont des produits qui sont aujourd'hui sollicités par non pas par l'ensemble du monde agricole. Il faut aussi remettre ça en contexte.
Cette loi, elle ne répond pas aux demandes de tous les agriculteurs. Il y a aujourd'hui des syndicats agricoles qui disent "Cette loi du plomb on en veut pas parce que c'est pas le modèle agricole qu'on veut promouvoir pour l'avenir." Mais effectivement, elle est sollicitée par quelques filières très spécifiques.
La culture, la noisette, la betterave, la pomme aussi également la la cerise. La difficulté, c'est que on est sur des des des insecticides qui sont systémiques, c'est-à-dire qu'ils passent dans la plante et donc qui ont un double danger à la fois ce qu'on appelle une toxicité aigue, c'est-à-dire quand on les utilise, il y a une toxicité immédiate, mais il y a aussi une rémanence dans la plante, dans les sols, dans l'eau qui arrive ensuite à contaminer durablement les cultures qui les cultures suivantes, à contaminer l'eau et donc à avoir un effet sur le long terme qui peut être extrêmement néfaste pour les abeilles, mais au-delà encore une fois des abeilles sur l'ensemble des pollinisateurs, sur l'ensemble des insectes, sur les oiseaux qui mangent ces insectes et cetera et cetera. Et un certain nombre de travaux scientifiques ont montré des phénomènes de contamination chez des fétus, des problématiques de de produits qui sont cancérigènes, qui sont des perturbateurs endocriniens.
Et donc la France avait fait le choix courageux de les interdire. il y a presque 10 ans maintenant, on a été précurseur et c'est une fierté effectivement d'être précurseur en terme de protection de l'environnement par rapport au reste de l'UEP par rapport au reste de par rapport au reste de l'Europe et aujourd'hui finalement bien on revient en arrière en toute connaissance de cause. Et moi ce qui me chagrine, c'est que finalement au-delà au-delà du sujet, c'est que on légifère contre la science.
Et ça euh moi pour quelqu'un qui est carésien euh qui croit dans le progrès, dans la science, c'est extrêmement euh blessant de dire voilà, on connaît un certain nombre d'effets, on a des euh une documentation, une littérature scientifique qui s'enrichit sur la dangerosité de ces produits et là on revient en arrière en toute connaissance de cause. C'est vraiment une régression et surtout ce que j'ai essayé de plaider dans les commissions puisquon a pas pu en débattre dans l'hémicycle, on va peut-être y revenir, c'est que on ne peut pas pour vouloir aider soutenir une filière accepter finalement d'en affaiblir une autre, d'en détruire une autre. La filière apicole.
La filière apicole, c'est aussi un poids économique dans le monde agricole. C'est aussi un intérêt pour l'ensemble du monde agricole parce que la pollinisation, c'est important pour l'ensemble de nos cultures, pour l'ensemble du monde agricole. Et donc aujourd'hui finalement dire bah on s'en fiche un petit peu et puis tant pis si ça pose des problèmes aux abeilles, c'est véritablement irresponsable.
Alors on parle de cet ami prix. D'ailleurs, vous êtes l'un des rares députés à avoir alerté sur l'utilisation de cette substance. Je suis pas sûr que tout le monde sache exactement ce que c'est.
C'est quoi son action exact ? Alors en fait, c'est un insecticide qui est utilisé euh sur euh les plantes ou qui peut être utilisé pour enrober un certain nombre de graines et qui ensuite finalement pour le pour pour résumer et le dire simplement qui protège euh une culture d'un certain nombre de ravageurs euh comme les voilà les pucerons, mouches ou autres voilà spécifiquement. Et donc ça tue directement les abeilles aussi.
Et ça peut tuer soit directement les abeilles. C'est ce que je vous disais tout à l'heure avec ce qu'on appelle une intoxication aigue immédiate. Voilà, où on a eu des exemples dans le passé où on voyait voilà une abeille qui venait sur une plante, sur une fleur et qui était morte en quelques dizaines de secondes ou ensuite des intoxications chroniques qui sont, on va dire, plus douces mais peut-être plus violentes avec donc des abeilles qui sont ensuite affaiblies, qui ont du mal à retourner à leur ruche, qui deviennent plus sensibles à d'autres maladies.
Donc globalement, ça affaiblit l'ensemble des colonies qui finissent par mourir. Et vous et vous proposez une alternative à ces Alors, il y a déjà, il faut il faut le dire, il y a déjà des alternatives pour à peu près 90 % des utilisations aujourd'hui des néonicotinoïdes. Donc, ce qui veut dire qu'il y a encore quelques trous dans la raquette effectivement et il faut pouvoir y répondre.
Et c'est aussi pour ça qu'on dit qu'il faut pouvoir mettre le paquet sur la recherche en agronomie en particulier pour trouver des alternatives, des alternatives qui ne soient pas dangereuses pour l'environnement. Ça suppose des moyens et aujourd'hui les mêmes qui défendent ce texte du plomb sont les mêmes qui sabrent les budgets de la recherche. Il y a sur un certain nombre de filières, je pense par exemple la culture de l'endive, ça fait plus de 10 ans que cette interdiction est mise en place et plane sur leur tête au-dessus de leur tête. et finalement ils n'ont rien fait parce que euh bah finalement c'est une solution de facilité d'utiliser des produits phytosanitaires.
Et donc aujourd'hui ben on se retrouve un petit peu au pied du mur et donc à devoir finalement revenir en arrière avec une solution de facilité mais une solution régressive et surtout dangereuse pour notre santé, la santé de nos enfants et et la santé de la planète. Et juste pour comprendre, vous parliez des des alternatives viables pour les agriculteurs. Pourquoi est-ce que aujourd'hui ils acceptent pas de se tourner vers ça ? parce que c'est plus cher, parce que c'est ben parce que il y a effectivement alors déjà il y a la question aussi de une forme de lobby d'un certain nombre d'industriels parce que la question des produits phytosanitaires c'est aussi un business et donc qui s'entretient, on crée finalement une forme de dépendance pour un certain nombre d'agriculteurs vis-à-vis de ces produits et puis il y a effectivement des questions de rendement qui sont moindres avec des utilisations alternatives ou en tout cas des modes de culture alternatif.
Et donc il faut changer de paradigme effectivement si on est vraiment dans une logique productiviste, ben on n'est pas enclin à se laisser séduire ou à vouloir essayer des méthodes alternatives. Mais vous savez par exemple, on a beaucoup parlé de la noisette. Vous savez, la noisette, c'est 8000 hectares de culture en France.
Donc c'est pas une culture majeure. Et la majorité de la production de noisettes en France, c'est pour répondre à des commandes d'une entreprise qu'on connaît bien, qui fabrique une célèbre pâte à tartiner, qui est pas non plus le produit le meilleur pour notre santé. Et aujourd'hui, on a un exemple des exemples de de cultivateurs de noisettes qui disent "Avec d'autres méthodes de culture, j'ai effectivement euh diminué ma production.
Je ne réponds plus forcément au standard de la commande, mais j'ai d'autres débouchés commerciaux avec des prix peut-être plus intéressants et finalement l'un dans l'autre je je je m'y retrouve." Donc au-delà de au-delà de la question de la Cétamy Pride, le sujet c'est est-ce qu'on veut continuer d'encourager un mode productiviste, un mode d'agriculture dont on connaît véritablement aujourd'hui les limites ou est-ce que et moi j'en suis convaincu, il faut vraiment mettre le paquet pour favoriser une transition agroécologique. On est tous d'accord, je pense, sur les bancs de l'ensemble de l'hémicycle, sur le fait qu'il faut défendre la souveraineté alimentaire, qu'il faut défendre la production française, qu'il faut défendre l'agriculture.
Il y a pas de il y a pas de problème avec ça. La question c'est comment, avec quel moyen et pour faire quoi ? Alors dans dans le chat, c'est marrant parce que il y a quelqu'un qui vous reproche qui dit "Sachant tout ce qu'allait faire ce gouvernement est légitime, pourquoi ne l'avez-vous pas censuré et maintenant venir le critiquer ?" Alors ça ne vous concerne pas, monsieur bien parce que je fais partie euh des quelques socialistes au sein de ma famille politique qui a effectivement décidé de censurer le gouvernement.
Alors après, la question de la censure pour élargir, elle va au-delà du seul sujet de cette de cette loi du plomb. Il y a beaucoup de choses à dire sur finalement la manière dont cette loi va être va poursuivre son son parcours législatif au au Forceps. Mais en attendant aujourd'hui, voilà, c'est véritablement une une régression et et je pense que y compris dans les bancs aujourd'hui de du bloc du bloc central, certains je pense par exemple à madame la présidente de la commission du développement durable, c'est montré extrêmement euh critique.
Voilà. Exactement. et en commission a tenu en tant qu'agricultrice une position extrêmement courageuse en disant qu'il faut supprimer cet article-là parce que on est sur un retour en arrière et on vraiment on va à contre-courant du sens de l'histoire.
Et juste pour préciser pourquoi vous vous disiez que c'est une loi qui passe au forceps pour comprendre c'est donc fait assez inhabituel disons, c'est Julien Di le rapporteur droite républicaine de la PPL qui a déposé une motion de rejet sur son propre texte qui a été adoptée cette motion de rejet pour éviter donc lui il parle de de sabotage c'est-à-dire en gros de milliers d'amendements qui ont été déposés par la France insoumise et le groupe écologiste. Est-ce que vous vous pensez que dans leur stratégie pour mettre un peu des bâtons dans les rues, ils sont allés trop loin LFI et les écologistes ? Moi je pense surtout que il faut dénoncer le déni de démocratie du bloc central et du rapporteur de l'ensemble du bloc central soutenu par l'extrême droite dans cette manœuvre politicienne qui est véritablement pitoyale parce que c'est assez inédit en tout cas dans l'histoire récente du Parlement que des partisans d'un texte décident de le saborder eux-mêmes pour éviter qu'il soit débattu dans l'hémicycle et qu'il aille finalement poursuivre son parcours législatif en commission mixte paritaire, c'est-à-dire dans une instance à h clos où se députés sep sénateurs vont pouvoir se mettre d'accord.
Moi je considère que c'est véritablement le sénat est quand même plutôt le sénat est extrêmement favorable à la droite est majoritaire. Moi je pense qu'on a un certain nombre d'élus qui n'ont pas eu le courage d'assumer leur position devant la représentation nationale devant les français qui préfèrent finalement le catiini de la commission mixe paritaire. Je le regrette parce qu'effectivement moi je suis démocrate, je respecte le fait majoritaire mais j'aime défendre mes arguments, j'aime pouvoir les exposer et je pense que voilà, on se retrouve aujourd'hui à affaiblir véritablement le le parlement quand on ne laisse pas des députés qui font leur travail de parlementaire, c'est-à-dire déposer des amendements et ensuite argumenter pour essayer de convaincre.
Et je ne suis pas certain que sur cet article 2 et sur ce sujet des néonicotinoïdes euh nous n'aurions pas été majoritaires. Malheureusement, j'ai envie de dire, on le sera, on le saura sans doute jamais. Et est-ce qu'il faudrait pas quand même avoir une réflexion pas pour encadrer le le le dépôt d'amendement ?
Mais c'est vrai qu'on voit le nombre de textes de loi qui sont déposés à l'Assemblée dernièrement et qui sont examinés qui dépassent le millier. On pense bah à la loi fin de vie où il y a eu je crois 3000 amendements. Cette loi-là, il y en avait 3000 aussi.
On parle de la loi simplification ou pareil bah je crois que vous le timing c'est jusqu'à demain soir et si c'est pas fini bah c'est reporté sion. Est-ce qu'il faudrait quand même pas limiter en respectant le droit de chacun mais peut-être limiter le mettre une vigule ou limiter le nombre d'amendements identiques ? Est-ce que ça pourrait être une solution ?
La question plus largement c'est est-ce que aujourd'hui on légifère bien et de manière sérieuse ? Et très clairement non. On fait aujourd'hui du mauvais travail parlementaire.
Moi, je suis très clair là-dessus. Après, le droit d'amendement, c'est un droit constitutionnel des parlementaires. On a une situation politique extrêmement euh complexe et si finalement on vient limiter le pouvoir d'agir des parlementaires, ça devient extrêmement compliqué.
Et là, on a créé quand même un précédent grave parce que si aujourd'hui la solution pour contourner le débat parlementaire quand on est majoritaire au Sénat et que on sait pas trop ce que ça peut donner à l'Assemblée, c'est votons une motion de rejet avec le soutien de l'extrême droite, il faut quand même le rappeler parce que c'est quand même pas à Odin sur le plan politique pour empêcher l'Assemblée nationale de travailler et ensuite laisser les textes se poursuivre. On va pas s'en sortir. La limite c'est quoi ? combien c'est quoi un nombre d'amendements raisonnable sur un texte comme la fin de vie dont vous venez de parler ?
C'est quand même des sujets sociétaux majeurs. Moi je ne suis pas choqué que sur un texte comme la fin de vie, on ait pu en débattre pendant 15 jours et d'ailleurs on a montré je pense le plus beau visage du débat parlementaire avec ce texte-là. Je pense qu'on aurait pu euh très bien passer euh quelques dizaines d'heures sur euh cette loi du plomb parce que c'est aussi notre modèle agricole qui est en jeu.
Je pense que c'est des sujets fondamentaux qui méritent qu'on puisse euh encore une fois euh débattre argument contre argument et je pense qu'il ne faut jamais avoir peur du débat même si c'est parfois un peu long et un peu fastidieux. et juste vous parlez de la fin de vie, très bonne transition euh pour pouvoir parler de notre 2e thème. Euh euh donc euh vous vous avez voter pour hier sur la PPEL sur euh l'aide active à mourir.
Euh comment est-ce que vous vous avez vécu ces euh discussions souvent sur des sujets qui sont quand même lourds. Est-ce que vous avez douté ? Comment est-ce que vous avez vécu ça ?
Alors, c'était euh honnêtement un moment euh émouvant hier euh pour le vote parce que euh comme j'ai pu le déclarer euh ça a été un long processus législatif entamé bien avant euh mon élection et puis euh porté par un certain nombre d'élus depuis de nombreuses euh de nombreuses années et on a eu 15 jours de débat extrêmement intense le soir, la nuit, le weekend et vraiment un débat de grande qualité je pense avec des arguments développés par les uns, par les autres, par les partisans, par les opposants et y compris par celles et ceux dont l'opinion n'était pas faite au moment de de du début de de l'examen. C'était intéressant parce que bien évidemment ces échanges-l ben ils nourrissent notre propre réflexion, notre propre construction idéologique. Et puis comme j'ai pu le dire aussi, c'était un sujet qui dépassait les clivages traditionnel, l'éclivage partisan et les positions de parti politiques.
Bien évidemment, on est nourri de ces convictions personnelles, on est nourri de ce débat parlementaire, on est nourri quand même, on va dire, de du caractère plus ou moins progressiste ou conservateur de sa famille politique. Mais surtout, on était les uns et les autres, je pense, nourris par ses propres sa propre expérience de vie, la propre confrontation avec la mort, avec la souffrance d'un proche. Et euh voilà, moi j'ai perdu des proches dans de terribles conditions il y a plusieurs années.
Je m'étais juré que si un jour je pouvais travailler sur ce sujet-là, bah voilà, je je porterai ce sujet avec conviction. Et voilà, je pense que les uns et les autres, au moment d'appuyer sur le bouton pour voter hier, on a peut-être tous pensé à quelqu'un, ça a tous raisonné avec une histoire personnelle. Alors, tout à l'heure justement, on avait Stéphane Peu qui reste quand même de gauche mais qui lui a voté contre qui nous dit qui nous a dit donc craindre justement que ce que qu'on fasse peser cette fin de vie surtout au plus fragile, au plus précaire parce que ça induirait une vision assez utilitaire de l'individu et comme il ne pèse trop sur la société et bien on s'en débarrasse.
Vous quelque chose que vous redoutez ? Non, pas du tout. J'ai entendu effectivement camarade qui parlait voilà d'une forme même d'égoïsme et d'individualisme exacerbé.
Je pense qu'il faut bien remettre les choses en contexte. En fait, on a voté deux lois. Une loi déjà pour généraliser l'accès aux soins palliatifs qui doit être la première réponse pour une fin de vie digne pour tout le monde.
Et rappelez aussi que si on a fait cette loi, c'est parce qu'aujourd'hui il y a 22 départements qui sont dépourvus euh de maison de soins et d'accompagnement sur le soin palliatif. On a créé non seulement voilà le droit à avoir accès à ces soins palliatifs, c'est un droit opposable, on s'est aussi assuré que la question des soins palliatifs serait exclus du secteur privé lucratif et qu'il pourrait exister dans au moins chaque département une maison d'accompagnement. Mais il y a un certain nombre de cas où on le sait bien la réponse de la médecine n'est pas satisfaisante qu'on a des douleurs qui sont atroces, un sentiment de de d'échéance physique et psychologique.
Et donc on a créé avec une loi qui est extrêmement équilibrée un modèle français de l'aide à mourir avec des conditions extrêmement claires et un processus extrêmement encadré avec des conditions cumulatives. les c conditions nécessaires une renversé renforcé même renforcé qui une collégialité qui a été rappelé bien évidemment la question de de la capacité du patient à exprimer sa volonté de manière claire et et et et évidente et donc on a un processus qui est extrêmement canalisé. Je pense qu'il ne faut jamais avoir peur de créer de nouveaux droits.
Là, finalement, on enlève, on n'oblige personne à faire le choix finalement de partir de manière assistée. On crée simplement la liberté pour celles et ceux qui le souhaitent d'y avoir recours. Et je pense que voilà quand après lui il il soulevait quelque chose de très intéressant, c'est quand même le la la question de l'effet pervers d'une telle loi qui qui c'est c'est intéressant, il faut en débattre évidemment et ça pourrait durer des heures mais où on finirait quand même par ne plus être dans une société qui accompagne l'individu jusqu'à la fin, qui lui permet de vivre le plus longtemps possible et dans des conditions très dignes et que finalement on peut arriver à des situations où se débarrasse de quelqu'un qui constituera une charge quoi.
Oui, moi je je ne souscris pas à cette à cette analyse là. Bien évidemment, pouvoir être accompagné avec du soin, c'est ce que nous avons voulu faire et ce que nous avons voulu garantir avec la question de la première loi sur les soins palliatifs qui a été adopté à l'unanimité. Donc je le redis, la réponse prioritaire et la réponse le cadre général, c'est les soins palliatifs.
Et ça c'est pour l'immense majorité de la population et l'immense majorité des personnes qui vont qui vont qui vont s'éteindre. Mais il existe un certain nombre de cas et euh on a tous été euh confrontés où euh la médecine n'a pas euh de solutions, où euh les douleurs sont euh terribles et surtout le sentiment voilà de de de de perdre en dignité est insupportable et pour des patients et euh pour euh des proches. Euh quand on est constaté, quand on est confronté, pardon, à quelqu'un qui dit "Voilà, moi je j'en ai assez, je sais que je suis condamné, que mon pronostic vital est engagé et je demande simplement à arrêter de souffrir." et à ne à pouvoir partir dignement au moment où je l'ai choisi, comment je l'ai choisi.
Je pense encore une fois que c'est aussi respecter la liberté de chaque individu et ne pas voilà finalement infliger des souffrances inutiles. Juste dernière chose, vous est-ce que vous disiez que c'était un texte qui était équilibré ? Est-ce que vous auriez voulu aller plus loin ?
Oui, moi je fais partie de celles et ceux qui défendaient peut-être encore une position plus libérale sur ce sujet avec la question des directives anticipées par exemple qui n'a pas la prise en compte des directives anticipées qui n'a finalement pas été retenu la question du tiers de confiance la question aussi de finalement de l'administration choisie soit en autoadministration pour le patient soit par le soignant et finalement voilà cette le choix de la représentation nationale ça a été de faire l'autoad administration la règle sauf en cas d'incapacité physique. Je à titre personnel, voilà, je le regrette et j'aurais aimé aller plus loin, mais je pense qu'il était important pour avoir une large majorité, c'est ce que nous avons eu hier avec plus de 300 votes favorables, d'avoir un texte qui permettait de concilier, y compris euh celles et ceux qui auraient pu être heurtés par une petite disposition et qui aurait finalement euh mis en péril l'adoption de cette loi qui je dis voilà, je le dis aussi, doit continuer son parcours législatif et aller au Sénat pour peut-être applicable prochainement. Et donc il était important que chacun fasse des concessions et je pense que c'est en tout cas ce qu'une grande partie de la représentation nationale a su faire et on a montrer le plus beau visage du débat parlementaire.
Un texte finalement qu'on annonçait être un véritable bourbier, un pugilat et qui s'est montré non pas consensuel mais en tout cas voilà équilibré et qui a recueilli une très forte majorité. Est-ce que c'est un succès d'une de la convention citoyenne à votre avis que ce soit ce soit bien passé quand même ? Ben, je pense que voilà, chacun avait un véritable devoir de responsabilité sur ce débat.
On sait que la société a beaucoup évolué et très majoritairement favorable à ce modèle français de du droit à mourir. On a un certain nombre de travaux de la société civile de cette convention évidemment, mais au-delà d'autres associations, je pense à la DMD et cetera, qui depuis de nombreuses années viennent aussi enrichir la réflexion. ce qui a permis voilà, je pense aux uns et aux autres d'être modéré, pondéré dans l'argumentation et de trouver finalement voilà une voix qui permet de de satisfaire en tout cas d'emporter l'adhésion d'un maximum de parlementaires.
Je vous propose de terminer cette émission, il nous reste un peu moins de 10 minutes. En parlant du congrès, du Parti socialiste qui a lieu actuellement. Il y a eu donc les les résultats du premier tour.
Il semblerait que Olivier Fort enfin lui dit que voilà termine devant Nicolas Me Rossignol. Est-ce que comme Stéphane peut vous trouvez que Olivier Fort serait un bon candidat du coup à sa propre succession ? Alors je je n'en parle pas au conditionnel.
Je veux dire que Olivier Fort sera un bon premier secrétaire tout simplement parce qu'il l'a déjà été. Moi, je lui extrêmement reconnaissant du travail qu'il a fait pas tout seul avec une équipe depuis qu'il a pris le Parti socialiste dans une situation où il était bien mal en point. Il faut quand même rappeler les conditions euh de de de travail au niveau du Parti socialiste.
Nous étions devenus inaudibles. Nous étions devenus parfois infréquentables. On ne pouvait plus aller dans un certain nombre de manifestations.
Olivier Fort a remis le Parti socialiste au travail, l'a rendu finalement central à gauche. Nous sommes redevenus un acteur qui compte dans le paysage politique dans notre dans notre pays. Et donc ça c'est véritablement à lui mettre au crédit.
Si notre groupe parlementaire est passé de 33 à 66 unités, c'est parce que la démarche qu'il porte et notamment la démarche d'union de la gauche à laquelle moi je suis extrêmement attaché porte ces fruits. Donc moi, je souhaite qu'on puisse continuer dans cette voie-là pour les prochaines donc j'ai apporté mon soutien à Olivier Fort puisse avoir la plus large majorité possible sur le vote du premier secrétaire la semaine prochaine. Donc vous vous dites pas du tout comme Nicolas Mayer Rossignol de il faut qu'on se se sépare br les liens avec bah notamment la France insoumise en disant on voudra pas de primaire à gauche on aura enfin le Parti socialiste rien que le Parti socialiste.
Alors moi je ne suis pas partisan de l'isolement du Parti socialiste tout simplement parce que la réalité électorale elle s'impose à nous. la gauche est très faible dans les urnes, dans toute sa diversité, dans toutes ses composantes et donc sans rassemblement, sans large union, la gauche est condamnée à faire de la figuration à toutes les élections qui vont se jouer à deux tours, que ce soit des élections, élections présidentielles évidemment, mais y compris des élections législatives et même avec l'échéance des élections municipales. Et donc, si nous voulons faire autre chose que de la figuration, il faut d'une manière ou d'une autre trouver la voie du rassemblement. est donc un parti socialiste isolé.
On a vu ce que ça a donné et moi je ne souhaite pas revivre ces années traumatisantes. Alors il y a une question de Shaka dans le dans le chat qui me demande est-ce que le prochain premier secrétaire se mettra au service de place publique pour les présidentielles ou est-ce que vous voulez un candidat individuel ? Alors, je en tout cas moi je souhaite que le prochain premier secrétaire se mette au service des Françaises et des Français pour présenter un projet politique sérieux et crédible qui nous permettra d'aller affronter l'extrême droite lors de l'élection euh présidentielle, de nous qualifier au 2è tour et euh de l'emporter.
Moi, c'est ce que je souhaite aujourd'hui. Je ne suis pas là pour parler de casting de personne. Je ne sais pas quel sera le candidat qui sera le mieux placé pour incarner ce nécessaire rassemblement.
Bien évidemment, si on me demande mon choix personnel, je souhaiterais que ce soit un candidat socialiste et on se battra pour que ce soit bien évidemment un candidat socialiste, mais je pense que la question de l'union, la nécessité du rassemblement est beaucoup plus importante que de savoir s'il faut se mettre au service de telle ou telle écurie. Sa la politique, elle crève de cette logique d'écurie présidentielle et donc qu'on reparle tout simplement de dynamique politique, de collectif. C'est ce que j'essaie modestement de faire au sein de ma famille politique.
Vous parliez justement des contraintes électorales et du fait que vous aviez été enfin que le Parti socialiste a été considéré comme infréquentable pendant longtemps. C'est évidemment à la suite du quinquena de François Hollande de de de ce qu'a pu faire Manuel Vals et cetera. Cependant, il y a quand même parmi les socialistes des gens et notamment ceux qui votent Nicolas Mayor Rossignol, j'imagine qui reprochent au PS de une forme de compromission avec LFI.
Est-ce que c'est encore possible aujourd'hui d'incarner quelque chose d'autre ou d'être simplement bah un appui, un soutien de de de la gauche majoritaire quoi ? Moi, je pense qu'il ne faut pas raisonner en terme d'appareil politique. Il faut regarder ce que la gauche est capable de faire ensemble.
Il y a quelques jours, nous nous sommes révoltés ensemble contre la manière dont la loi du plomb a été adoptée finalement ou en tout cas poursuit son chemin au Forceeps et toute la gauche était à l'unisson et toute la gauche défendait la même ligne. La semaine prochaine la semaine prochaine nous allons voter ensemble la proposition de résolution sur l'abrogation de la réforme des retraites. Et donc moi, c'est de cette gauche là qui est unie dans les combats au service de la France et des Français dont j'ai envie de parler.
Je ne souscris pas du tout aux logiques d'inféodation ou de soumission à qui que ce soit. Je pense que voilà, on a montré dans ce que nous avons fait depuis de nombreux mois et depuis en particulier la question du budget que le Parti socialiste assumé sa ligne politique, quelle que soient les pressions, poursuivait son chemin. Mais encore une fois, voilà, il n'y a pas d'horizon pour un Parti socialiste qui serait isolé, durablement coupé du reste de la gauche et de ses partenaires naturels.
On sait ce que ça pourrait donner. Effectivement, on a certains citent beaucoup la question des élections européennes. Je je le vois dans dans le chat.
C'est très bien le score qu'on a fait aux élections européenne. Ça ne permet ça ne permet pas de se qualifier dans quelque si on nélargit pas ce score-là. Et moi, je pense aujourd'hui que le baricentre de la gauche, il est pas à la France insoumise mais pas plus qu'il est dans l'aile plus sociale libérale de ma famille politique présidentielle.
C'est plutôt les insoumis. En tout cas, je pense que les insoumis, ils ont bien évidemment un socle électoral important aujourd'hui et c'est une réalité. La question c'est est-ce que ça permet de se qualifier au second tour ?
Est-ce que ça permet d'emporter un second tour face à l'extrême droite ? Aujourd'hui, on sait que non. Ça ne permet pas de se qualifier pour le second tour et ça ne permet certainement pas de battre Madame Le Pen ou monsieur Bardella dans un second tour de l'élection présidentielle.
Donc soit on veut continuer d'aller dans le mur ou soit on essaye et ça fait partie de la voix que nous portons avec Olivier Fort avec d'autres. Je pense par exemple à François Ruffin aussi qui qui porte ce message-là de dire et bien il faut trouver une position d'équilibre qui soit suffisamment rassembleuse à gauche et c'est ce que nous essayons de faire. Et euh on arrive je cis rapidement oui sur 2026 à Saint-Étienne.
Vous faites quoi ? Alors ben on va essayer de tout faire pour tourner la sinistre page de du maire sortant qui empré dans des affaires judiciaires triplement mises en examen et donc voilà une sortie d'affaires de de chantage à la sex tape et puis également des mises en examen pour détournement de fond. Donc je pense qu'aujourd'hui voilà à gauche tout le monde est d'accord sur le diagnostic pour véritablement sortir Saint-Étienne de l'Ornière et donc on travaille un rassemblement.
J'ai annoncé il y a quelques jours que je ne serai pas le leader de ce rassemblement, mais bien évidemment, j'y prendrai toute ma part parce que voilà, Saint-Étienne a besoin de retrouver un petit peu de sa splendeur, mais même au-delà de ça, de retrouver un petit peu de dignité et donc j'espère bien qu'on arrivera voilà à emporter notre belle ville de Saint-Étienne d'ici 10 mois. C'était pour Est-ce que vous pensez qu'il aurait dû être démissionné par le ministère de l'intérieur, ce qui est possible ? Oui, nous l'avons souhaité.
En tout cas, je pense que on a une anomalie démocratique quand on a un maire qui est triplement misise en examen, qui reste finalement comme si de rien n'était pendant 2 ans et demi en responsabilité, qui a été mise en minorité aujourd'hui au sein de la métropole. On a un angle mort du droit des collectivités locales puisqu'il n'existe pas de système un peu révocatoire de type motion de censure. Il un équivalent de motion de censure dans des exécutifs locaux.
Et c'est ce qui permet aujourd'hui ben aux maires en place de se maintenir finalement envers et contre tous et qui isole terriblement notre territoire, qui n'a pas besoin de ça parce qu'on a un certain nombre de difficultés sur le plan social, sur le plan économique. On aurait pu parler de casino par exemple qui a été un traumatisme pour notre territoire et donc aujourd'hui on a véritablement besoin de de rebondir et donc j'espère que pour ça on aura besoin enfin on aura besoin d'une alternative. On suivra ça, on suivra ça en 2026, plus proche dans le temps mais il faut pas trop nous enterrer.
Voilà, on reviendra. On reviendra plus reviendra. Be back.
Euh on suivra évidemment donc le second tour du congrès qui aura lieu jeudi prochain 5 juin. Euh écoutez, merci beaucoup Pierre Courbon d'avoir répondu à toutes nos questions. Oui.
Jeudi, c'est jeudi non jeudi jeudi 5 juin. Jeudi 5 pendant la niche. pendant la niche, mais beaucoup d'actualité jeudi prochain.
Merci beaucoup Elsa, merci beaucoup Hugo, merci à vous d'avoir suivi cette émission. On se donne rendez-vous mercredi prochain, même heure 16h30. Passez une bonne journée, un bon weekend pour ceux qui passent 4 jours.
Profitez bien. Ciao tout le monde, à la semaine prochaine. Je faisais coucou à la caméra.
Ouais, mais tu tuétais pas filmé fou. Ah.
Pierrick Courbon