Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1· 22 février 2026 4 min

Cour des comptes, Conseil constitutionnel… «Emmanuel Macron veut garder un certain pouvoir et antici

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et il est l'heure sur Europin de retrouver l'eddito d'Alexandre de VCO. Bonjour Alexandre. Bonjour Alexier journaliste au Figaro.

Et vous revenez ce matin Alexandre sur une enquête de l'hebdomadaire Marianne intitulée comment Emmanuel Macron verrouille l'État avant 2027. Que révèle Alexandre cette enquête signée Étienne Campion ? C'est une enquête qui revient notamment sur la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes.

Nomination qui a été éclipsée par le meurtre de Quentin mais qui avait tout de même suscité un début de polémique. Rappelons que le mandat d'Améline Montchalin sera irrévocable jusqu'à ses 68 ans. L'ancienne ministre pourrait donc rester pas moins de 27 ans à la tête de la Cour des comptes.

Certains observateurs jugent indécents de nommer à la présidence de cette institution une ancienne ministre des comptes publics qui a contribué à l'explosion des déficit et qui sera chargé de contrôler le budget qu'elle a elle-même élaboré. Beaucoup y voi une nouvelle démonstration de l'entreo macroniste et s'inquiète de l'indépendance de l'institution alors que Montchalin doit tout à Emmanuel Macron. Mais au-delà du cas Montchalin, l'enquête d'Étienne Campion dans Marianne révèle surtout qu'à mesure que 2027 s'approche, Emmanuel Macron multiplie les nominations.

Cours des comptes, Conseil constitutionnel, Banque de France, autorité indépendante. À coup de désignation stratégique, le chef de l'État met en place un véritable système de verrouillage démocratique. Oui, mais les prédécesseurs d'Emmanuel Macron Alexandre n'ont-il n'ont-ils pas fait la même chose, n'est-ce pas ? la la règle en fait.

L'article 13 de la Constitution place entre les mains du chef de l'État une part considérable des nominations civiles et militaire. Il est de coutume que le président s'entoure de profil qu'il a choisi lorsqu'il arrive à l'Élysée et récompense ses plus fidèles en quittant sa fonction. Mais ce qui pose problème avec Emmanuel Macron, c'est le timing de ses nominations et la volonté presque assumée d'essayer d'empêcher son successeur de gouverner.

Certains directeurs d'agence indépendantes, président d'institution ou directeur d'administration semblent invités à abandonner leur mandat plus tôt que prévu pour laisser à Emmanuel Macron le soin de nommer lui-même leur successeur. Le 9 février, alors que la nomination de Montchalin à la Cour des comptes venait d'être annoncée, François Villi Villoi de Gallot démissionnait de la Banque de France alors que son mandat devait s'achever juste après la présidentielle de 2027. Emmanuel Macron pourra ainsi courtcircuiter le futur président de la République et verrouiller un poste clé.

Christine Lagarde devrait également quitter ses fonctions à la BCE avant le terme de son mandat pour permettre à Emmanuel Macron de nommer son successeur avant 2027. Quel est l'objectif Alexandre de ces nominations anticipées ? Pour Emmanuel Macron, il est double alors que depuis la dissolution, il a perdu son influence sur le Parlement.

Il s'agit de conserver un certain pouvoir en désignant des proches à des postes clés. Mais il s'agit surtout d'anticiper une éventuelle victoire du Rassemblement national en mettant en place un état profond macronique susceptible de faire obstacle aux décisions du futur gouvernement. Soit une manière de faire barrage par d'autres moyens.

En off, un proche du président assume explicitement cette stratégie. C'est nécessaire face au risque que le RN gouverne le pays d'être en capacité de résister de l'intérieur explique-t-il. Ce n'est pas antimidémocratique.

Au contraire, c'est une manière de cranter la démocratie et d'empêcher des reculs. On peut aussi y voir, une tentative de coup d'état technocratique pour faire obstacle à la volonté populaire, le macronisme ou la démocratie confisquée. Merci beaucoup Alexandre de Vo.

Bon dimanche à vous. Je rappelle que vous êtes le journaliste au Figaro. Merci.

M.