VIOLENCES POLICIÈRES, MORTS : LE SYSTÈME COLONIAL SE DÉCHAÎNE EN KANAKY
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
des détonations en pleine ville scène de chaos ad près de Na de très nombreux blessés comme ici cet homme transporté à la hâte des hmetiers qui serai touchés non pas par des balles de la police mais par Cell de calédonien qui tentent de protéger leur maison véhicule blindés transport de troupe gendarmes au pas de course des hommes armés prêt à répliquer en cas d'attaque 7000 gendarmes à l'heure d'aujourd'hui seul parole qu'on entend de l'État c'est des paroles de répression nous on n'est pas en guerre contre les Français non on est en col après le gouvernement français on attend que ce Tex là il soit retiré parce que ce Tex là c'est l'élimination du peuple Cana le leader de la CCAT l'une des principales organisations indépendantistes est mis en examen et placé en détention provisoire Christian thin est incarcéré au centre pénitentiaire de mulouse à 17000 km de de la Nouvelle-Calédonie on se rend bien compte qu'il y a une partialité et que la présomption d'innocence autant que les droits de la défense ne sont pas du tout respectés le projet d'une Nouvelle-Calédonie institutionnellement uni est fondé sur un vivre ensemble les uns avec les autres et révolu ceux qui sont issus de ce qu'on appelle le peuple premier considère qu'ils sont plus légitimes que les autres et ceux qui sont arrivés par les alléat de de la vie en nouvellecaléie considère que c'est aussi leur terre et qu'ils doivent être traités de de manière égale c'est contre ça qu'on se bat gar aujourd'hui aussi et si ça se traduit par la révolte il faut savoir que la révolte elle est salutaire parce que le signe que le peuple il est toujours vivant et qui voit aussi les injustices je m'appelle Emmanuel tiibao je suis originaire de la tribu de tiedanit à yengen à 400 km de Nea je suis député de la 2e circonscription de kanaki Nouvelle-Calédonie c'est sentiment de gâie sentiment de tristesse de colère aussi le fait de perdre des vies le fait de voir autant de gendarmes dans notre pays il y a 7000 gendarmes à l'heure d'aujourd'hui et la seule parole qu'on entend de l'État c'est des paroles de répression de sécurité donc c'est le sentiment c'est c'est celui de d'être considéré dans son pays comme comme victime éternelle de d'un système qui va toujours nous donner tort parce qu'on revendique nos [Musique] droits on a engagé depuis 30 ans un chemin qui était celui de croire en la pertinence d'un modèle de société plus juste plus équitable où on va à la conquête de notre liberté en ouvrant le droit à l'autodétermination pour nos compatriotes descendant de bagnard descendant de la commune descendant de la colonisation libre aussi puis de se dire que dans l'espace de moins le les initiatives du gouvernement Macron on totalement sabordé la perspective qui était celle de poursuivre les accords politiques de décolonisation donc un sentiment de gâachie ça fait 13 mort de gendarmes euh et puis ben les les 13e morts on se on se pose la question de jusqu'à quand ce décomte macabre il va continuer dans un pays qui ce t de porter les valeurs des droits de l'homme de la liberté de la justice la fraternité c'est des idéos que nous on croit toujours quand on est Cana quand on est océanié encore plus quand on est indépendantiste la sécurité à tout prix c'est qu'une partie de la réponse a beaucoup de d'attentes pour que le dialogue reprenne et puis que Ben les par partenairire se mettent autour de la table et que s'arrête finalement ce déchaînement de violence c'est c'est un appel et puis en même temps en étant en France aujourd'hui on se rend bien compte que n'est que un écho lointain de des luttes coloniales du siècle dernier qui ressurgit avec aussi le fantôme de de la réponse qui était celle de la colonie à ce moment là faire venir les troupes mais c'est lassant de toujours toujours avoir à réexpliquer et puis de de faire face à la même réponse euh la considération pour nos peuples aujourd'hui elle est autrement plus lointaine du fait des difficultés de la France euh c'est pas simplement pour notre peuple mais c'est pour les outremèes en général euh de manière très factuelle aujourd'hui les outremèes sont c'est secrétaire d'État qui est sous la houlette du ministère de l'intérieur c'est la considération que l'état il là pour la gestion des affaires de l'outreem ce sont du ressort de la sécurité de l'ordre public voilà le le ressentiment on est aussi fatigué je pense comme tous les français qui sont en attente de gouvernement et puis après bah le débat démocratique aujourd'hui en France je sais pas si c'est vraiment un débat au vu des résultats des élections mais on est déterminé à à toujours discuter je sais pas jusqu'à quand mais parce que la pression elle monte aussi sur le terrain mais c'est ce sur quoi je me suis engagé et c'est ce sur quoi maises ceux qui m'ont donné mandat m'ont m'ont dit d'aller quoi à la rencontre de des parlementaires des et et et des du gouvernement de Monsieur [Musique] Macron le d'avoir arrêté cette membrees de la cellule de coordination des actions de terrain qui est une émanation de l'Union calédonienne composante du FLNKS Front de libération nationale kanaké socialiste c'est l'engagement dans toutes les lutte de libération à un moment donné on se retrouve aussi en accusé il y a près de 2000 plus de 2000 arrestations euh avec des des comparition immédiate des propos qui sortent de toute prise en compte du de la présomption d'innocence de la part du procureur de la République dans notre pays qui qualifie toutes ces actions comme engendré par ou missionné par des des par le mouvement indépendantiste donc c'est là où aujourd'hui on est engagé sur des sur sur la prise en compte de de ce combat politique et puis on dénonce aussi ces agissements bon c'est des agissements qu'on a déjà connu par ailleurs dans les années 80 et puis qu'on pensait avoir enterré du fait des accords politiques mais qui qui marque bien finalement la volonté de de l'État français de décrédibiliser euh la le combat démocratique des idées c'est ce qui fait que je me suis engagé c'est ce qui fait que j'ai été élu et que j'ai porté euh h par ma candidature le projet des de l'indépendance le projet de de la souveraineté d'établir de nouveaux rapport avec l'État colonial l'État français l'autorité de tutelle selon les termes de l'ONU pour ben voilà définir la la la suite à écrire dans la pleine émancipation pour notre territoire il faut savoir que les prisonniers ont tous été éparpillés aux quatre coins de France c'est de Navar euh et puis que de l'autre côté au pays on refuse le dépaisement des des dossiers des des trois qui sont incarcérés au camp est nous on se rend bien compte qu'il y a il y a vraiment une partialité et que la présomption d'innocence autant que les droits de la défense sont sont malmenés pour ne pas dire complètement euh oui sont ils ne sont pas du tout respectés dans notre pays alors c'est vrai c'est le loin pour ceux qui regarderont la vidéo YouTube là mais mais ça se passe dans dans notre pays les gars faut faut réagir faut bouger 7000 gendarmes des des garnisons qui arrivent une fois que les je olympiques sont sont finis tout tout ça c'est arrivé chez nous les gendarmes font leur métier c'est jamais acceptable de voir autant de violence déchaîné mais c'est jamais acceptable non plus de voir autant d'hommes en armes euh dans notre pays on a expérimenté les nouveaux véhicules s ans véhicules blindés de gendarmerie en plus des vberg en plus des flashballs il y a des gens qui ont perdu la vie il y a des gens qui ont atterris à l'hôpital notez aussi la présence de milice c'est triste hein mais c'est c'est vraiment l'impression que l'histoire se répète [Musique] nous ça fait 3000 ans qu'on est là-bas 3000 ans d'expérience humaine 28 langes 28 manières d'interroger le rapport à l'autre on a l'habitude de l'hospitalité ça fait partie de notre ADN les vieux il racontent toujours une histoire c'est ils disent un jour il y a un vieux qui est devant sa case et puis il voit passer un étranger sur la route et puis il lui propose un café il VI il s'assoit il boit le café après il y en a un deuxième qui passe il lui propose un café il s'assoit il prend un café au bout du 4e le vieux il dit mais il s'adresse à ses autres en lui disant en leur disant mais euh peut-être vous allez repartir là parce qu'il y a plus de café pour moi et puis ma femille puis ceux qui sont se sont assis à ses côtés ils ont dit mais on va C lever on va décider par vote démocratique parce que on est en France et puis ceux qui sont les plus nombreux ce sont ceux qui vont décider voilà c'est ça la l'histoire de notre pays c'est ça où on nous fait valoir la démocratie les droits de l'homme alors que l'héritage de la colonisation il a porté les équilibres sur lequel notre société elle est construite aujourd'hui sur l'économie de comptoir c'est contre ça qu'on se bagarre aujourd'hui aussi et si ça se traduit par la violence si ce se traduit par la révolte il faut savoir que la révolte elle est salutaire parce qu'elle est le signe que le peuple il est toujours vivant et qui voit aussi les injustices donc moi je prends ma part en tant que indépendantiste je pense qu'il y a des choses qu'on a mal fait le développement certainement il a laissé une part de notre jeunesse sur le côté mais il faut pas avoir peur de sa jeunesse la force d'une tribu c'est la jeunesse la force d'un quartier c'est la jeunesse la force d'un pays c'est sa jeunesse aussi donc il faut croire en en la jeunesse et nous on est déterminé moi en tout cas de pour avoir fait l'ensemble des sites de barrages depuis kumak jusqu'aux agglomérations de Païta d'ambia Mondor sur la côte ouest et puis pubou en descendant jusqu'à Yaté sur la côte est la seule parole qui est sortie c'est c'était une parole qui mettait en cause cette cette JCE sur le projet de loi constitutionnel là de dégel l'éducation aussi beaucoup beaucoup il faut qu'on apprenne notre histoire quand on a questionné les jeunes d'un quartier à Tuban sur pourquoi ils ont brûlé les écoles ils ont dit comment je peux accepter de une école qui raconte pas mon histoire qu'est-ce qu'on peut répondre n'a rien à répondre c'est difficile d'être océanien dans l'urbanité parce qu'on fait très peu de place à à notre manière d'être à nos coutumes à nos rites terre de parole terre de partage c'est ça la devise de notre pays aujourd'hui puis c'est ça qu'on vient chercher aussi en France le soutien de tous ceux qui qui partage ces références là et puis que Ben les idéau de qui sont apposé sur les fontons des édifices publics ce soit pas juste des des épitapes quoi de la 5e République [Applaudissements] [Musique]
Emmanuel Tjibaou