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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 24 octobre 2024 59 minComplaisantDivertissement

30 ans de rire avec Gad Elmaleh - C à vous la suite, l’intégrale - 24/10/2024

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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Emilie, Mohamed et Bertrand, aux côtés de M.Pegues en cuisine, un chalumeau à la main. - B.Chameroy: Nous sommes en forêt.

Il y a des cèpes, de la châtaigne. Nous allons faire flamber avec du whisky. J'en mets beaucoup? - M.Pegues: Pas trop.

C'est bon. - E.Tran Nguyen: Il a eu peur avant même de l'allumer! - B.Chameroy: Ouais! - M.Pegues: C'est parfait. - B.Chameroy: Voilà, pour une fois que je mets le feu sur ce plateau. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2.

A tout à l'heure pour le dîner flambé de "C à vous". Tout de suite, le bonus de L.Sénéchal.

Quand des politiques deviennent des scénaristes. - L.Sénéchal: Des politiques qui savent sans nul doute créer l'événement, le rebondissement. sa candidature pour la prochaine présidentielle. - E.Philippe: Nous allons devoir écouter le pays, regarder le monde et la réalité en face, travailler d'arrache-pied pour proposer aux Françaises et aux Français un projet cohérent et solide.

Ce travail, j'y suis prêt. Il doit rassembler les intelligences les plus nombreuses, les expériences les plus variées, les enthousiasmes les plus résolus. Je les invite à me rejoindre. - L.Sénéchal: Le 3 septembre dernier, c'était chose faite.

E.Philippe officialisait plus clairement qu'il serait candidat à la prochaine élection présidentielle. Il y a donc E.Philippe le politique, le candidat, E.Philippe l'auteur aussi.

Il a cosigné en 2011 le livre "Dans l'ombre" avec G.Boyer. Un thriller politique plus vrai que nature. - E.Philippe: On a écrit sur un milieu qu'on connaît avec nos expériences.

On s'en est nourri. On a vu des choses chez les autres. On connaissait des choses de chez nous.

Notre principal souci, quand on a écrit le livre, c'était de raconter une histoire si possible intéressante ou captivante, mais qui permette de montrer les ressorts d'un monde politique tel qu'il est. - L.Sénéchal: "Dans l'ombre" est maintenant une série.

E.Philippe et G.Boyer l'ont adapté pour la télé, sous la houlette de Pierre Schoeller.

C'est sans doute une des séries politiques les plus attendues de l'année. 2 hommes cherchent à conquérir le pouvoir malgré les attaques de leur rival et des soupçons de trucage d'élections. - Une perquisition vient d'avoir lieu au QG de campagne du candidat. - La rumeur, c'est la plaie de notre époque. - Il y a un truc que je dois savoir? - Je vais le faire danser. - Vous êtes assis sur une bombe. - Ils savent que tu sais? - Non.

Dans une campagne, il n'y a plus de limites. - Pile, je gagne et face, il perd. - La politique, ce n'est pas la violence. - Si je me trompe sur Paul Francoeur, je coupe ce doigt. - A.-E.Lemoine: "Dans l'ombre", la nouvelle série de France 2 à partir de mercredi prochain est déjà disponible sur france.tv.

K.Viard est parfaite en élue ambitieuse à la droite de la droite. M.Poupaud est plutôt un candidat droit dans ses bottes à la présidentielle.

Ils sont tous les 2 nos invités ce soir aux côtés du coscénariste de cette série, G.Boyer, eurodéputé. Bonsoir.

On est ravis de vous recevoir pour parler de cette série, qui est un régal, qui nous embarque dans les coulisses de cette réalité qui bien souvent nous échappe. Elle vous permet, pour la 1re fois, Karine, de participer à une série télé, dans la peau de Marie-France Trémeau. Ce nom... - K.Viard: Bien français. - A.-E.Lemoine: Au-delà de ses convictions très à droite, elle incarne une femme en politique, qui ne sont pas si nombreuses que ça.

Souvent, elles doivent être frontales, déterminées voire brutales pour exister dans ce monde très misogyne, et à la fois hyper féminines. Vous avez pensé à qui pour l'incarner? - K.Viard: Je voulais en faire un personnage non réel mais tout à fait vraisemblable.

Je ne voulais m'inspirer de personne. Je savais que j'avais une image hyper féminine avec une féminité agressive. Je trouvais que c'était bien, dans cet univers très masculin, de pouvoir proposer une femme qui n'existe pas mais qui est vraisemblable. - A.-E.Lemoine: Qui peut faire penser à R.Dati, par exemple? - K.Viard: Quand elle est arrivée, elle détonnait, dans ce paysage politique.

Mais je trouve que physiquement, je vais encore plus loin. Je suis encore plus sophistiquée. - A.-E.Lemoine: C'est vrai.

Face à Francoeur, joué par M.Poupaud, elle n'hésite pas à sortir les griffes. - Nos électeurs ne veulent pas des centristes.

Ce sont des éponges molles! Tu ne m'auras pas! - En me choisissant, ils ont choisi qu'on ne dévierait pas vers les extrêmes. - Ne recommence pas avec ça!

Surréaliste... - Je ne vais pas te laisser le volant!

Tu le sais très bien! - Tu fais une grossière erreur. On se casse. - A.-E.Lemoine: C'est magique.

C'est un rajout, le "on se casse"? - K.Viard: Pas du tout.

C'est Pierre Schoeller qui voulait que je dise ça. Il m'a fait lire les 3 premiers épisodes, qui m'ont passionnée. Sauf que j'avais un personnage dont on parlait beaucoup mais qui existait peu.

Je lui ai dit que c'était sympa mais qu'il fallait me donner plus. J'existe plus dans le 4, 5, 6. C'était très chouette.

La série me plaisait beaucoup. - A.-E.Lemoine: C'est dingue, Gilles.

C'est vous, le responsable de ça. - G.Boyer: Vous voyez que c'est une guerrière! - A.-E.Lemoine: Votre personnage, Melvil, est extrêmement charismatique.

Il est dans un fauteuil roulant depuis un accident de voiture. Ce cas de figure n'existe pas en France, d'avoir un candidat empêché physiquement, mais dont la volonté n'en est que plus décuplée? - M.Poupaud: Absolument.

Quand j'ai lu le scénario, j'ai demandé pourquoi le personnage était en fauteuil roulant. Très vite, on se rend compte que ce n'est pas un sujet. Lors d'un meeting, il y avait des figurants, dont des personnes en fauteuil roulant, qui me disaient que c'était intéressant d'avoir un candidat barbu.

Pour eux, c'était plus incroyable que d'être en fauteuil roulant. Je trouve ça assez beau de passer outre ça. - A.-E.Lemoine: Outre l'apparence physique, le handicap ou les maladies, sur lesquels parfois les hommes politiques sont obligés de se justifier.

C'est le cas d'E.Philippe. Il a dû parler de son vitiligo à de nombreuses reprises. - G.Boyer: Absolument.

Il en a parlé de manière très claire. Je vois bien où vous voulez m'amener, faire un rapprochement... - A.-E.Lemoine: Pas du tout!

Ca soulève ce thème. - G.Boyer: Bien sûr.

On a décrit un univers non réel et vraisemblable, le plus vraisemblable possible. Dans le handicap de Francoeur, il y a des ressorts intéressants. Un homme politique qui doit animer un meeting de 10 000 personnes sans pouvoir se lever, donc parler assis...

C'est tout à fait différent. - A.-E.Lemoine: Et être éloquent. - G.Boyer: Exactement.

Ca nous a semblé être intéressant, mais on n'a pas voulu en faire le coeur de la série. - A.-E.Lemoine: C'est ça aussi le message, que ce ne soit pas le coeur. - M.Poupaud: Comme Karin, je ne me suis pas inspiré de qui que ce soit pour le personnage de Francoeur.

J'ai commencé à regarder des hommes politiques pour voir comment ils se comportaient lors de meetings, mais je me suis dit que c'était important d'avoir un personnage inédit. - E.Tran Nguyen: Votre barbe est naturelle dans la série? - M.Poupaud: Oui. - A.-E.Lemoine: Vous avez quand même passé quelques heures avec E.Philippe au Havre pour observer son boulot de maire.

Vous avez chopé quelques trucs pour composer un personnage de maire de premier plan et le rendre crédible. Voua aussi, Karin, vous avez rencontré E.Philippe.

Vous avez retenu une phrase en particulier qu'il a dite sur la longévité en politique. - K.Viard: En fait...

Je ne vais pas dévoiler l'intrigue de cette série, mais à un moment, je lui ai demandé si, en politique, il était possible de faire ça et de continuer à se rêver en politique. Il m'a dit une chose que m'a dite aussi mon ami J.Guedj...

Ils sont amis, avec E.Philippe, depuis l'école. Jérôme m'a dit: "En politique, tant que tu n'es pas morte, tu es toujours vivante." Ca a été corroboré.

E.Philippe m'a dit qu'il avait raison. - A.-E.Lemoine: On a quelques exemples. - E.Tran Nguyen: On a bien compris qu'il n'y a pas d'inspiration avec la vie réelle, mais s'il fallait trouver un double dans la série à vous, G.Boyer, ce serait S.Arlaud, fantastique en César Casalonga, conseiller de l'ombre de Paul Francoeur.

Il est dévoué corps et âme à son patron, M.Poupaud, même pour planquer un tableau au fisc. - Merci, César. - Combien il vaut? - Si c'était une oeuvre authentique reconnue... - Quelques dizaines de milliers d'euros. - Comme personne ne le connaît, aujourd'hui, sa valeur est... - Sentimentale.

Surtout inestimable. - L'apparatchik est un professionnel qui connaît son milieu. Il utilise ses armes et sait parer les coups.

C'est un mécanicien, un organisateur, un inspirateur. Avant tout, c'est un guerrier qui sert un maître. - E.Tran Nguyen: "Un guerrier qui sert un maître", c'est comme ça que vous définiriez votre mission, pendant plus de 20 ans, auprès d'E.Philippe? - G.Boyer: Ce que nous avons voulu faire dans le livre et dans la série, c'est de décrire des archétypes de métiers dans la politique.

L'entourage d'un candidat à la présidentielle, la mayonnaise qui prend ou pas et la manière dont ça peut dégénérer très vite. S.Arlaud, c'est l'apparatchik, le collaborateur le plus proche du candidat.

Il est aussi chargé de la stratégie. Il a un rôle déterminant. Il connaît le candidat depuis très longtemps. - A.-E.Lemoine: Un candidat capable de mentir droit dans les yeux de ses équipes.

Cette ambiguïté vous a plu aussi? Il paraît un peu sans peur et sans reproche, mais il n'est pas parfait non plus. - M.Poupaud: C'est l'intérêt des personnages que je choisis en général.

J'aime choisir des personnages très différents les uns des autres. Je n'avais jamais joué un politique. Je trouve intéressant de ramener du suspense dans la série au point où on peut se demander si ce type est vraiment celui qu'on croit qu'il est, si on a raison de lui faire confiance.

Ca rajoute de la tension, du thriller dans cette histoire de confiance. C'est agréable à jouer. - M.Bouhafsi: Lors du festival Séries Mania, S.Arlaud expliquait qu'il avait du mal à incarner un personnage aux idées politiques opposées aux siennes.

Votre personnage ratisse sur les terres de l'extrême droite. Est-ce que vous aussi, vous avez vécu un conflit intérieur? - K.Viard: Pas du tout!

Je n'en ai rien à faire. On peut me faire jouer n'importe quoi. Ce n'est pas du tout la question.

Je n'ai jamais de question morale quand j'accepte un rôle. J'accepte un rôle parce qu'il m'amuse, ce qui me permet de me déplacer, de faire des choses que je n'ai jamais faites. Là, par exemple, faire des meetings politiques, je n'ai jamais fait ça.

Si, je l'avais fait pour Yann Piat. J'ai adoré ça. Là, je joue une femme très, très à droite.

Je fais un film, dans pas très longtemps, où je joue une femme de gauche. - A.-E.Lemoine: Vous équilibrez de film en film! - K.Viard: Non, je m'en fiche.

Ca ne m'intéresse pas de mettre qui je suis et mes convictions dans un personnage. Je ne trouve pas qu'on joue mieux ce qui nous ressemble. Le fantasme de jouer quelqu'un qui n'est pas soi, il y a une grande part de créativité dedans. - B.Chameroy: Gilles, c'est une amitié de 25 ans qui vous lie à E.Philippe... - A.-E.Lemoine: C'était hyper intéressant! - B.Chameroy: Vous connaissez mieux que personne l'humour pince-sans-rire de l'ex-Premier ministre. - E.Philippe: Je sais bien que certains d'entre vous ont peut-être vécu cette scène classique du "où est-ce que tu vas aujourd'hui". "Je vais au congrès des intercommunalités au Havre".

Grâce au gouvernement, les contrats de Cahors sont en passe de devenir populaires. Rires discrets. En passe!

Oui, c'est un peu une provocation. Je sais...

Le Havre est la ville de la renaissance. Ce message n'est pas politique. C'est un message historique. - B.Chameroy: L'autre spécialité d'E.Philippe, c'est ce penchant pour les lapsus. - E.Philippe: Si j'insiste, c'est parce qu'il y a 3 mois, lorsque nous avons langé...

Lorsque nous avons lancé... - B.Chameroy: Le meilleur restera celui-ci. - E.Philippe: La France est une nation qui veut continuer à sucer...

A susciter des grands champions dans tous les domaines. Les JO d'hiver l'ont encore démon...

On me dit que les amateurs de rugby ont parfois l'esprit mal placé. Quand, effectivement, on s'attelle à transformer la réalité, ça peut sucer...

Susciter des questionnements. - B.Chameroy: Décidément! - A.-E.Lemoine: Pardon.

Il ne vous a pas fait faire de lapsus? - M.Poupaud: Il n'y en a pas dans la série.

Il faut qu'il arrête de dire "susciter", du coup. - K.Viard: C'est le mot interdit. - A.-E.Lemoine: C'est une excellente souris... - K.Viard: Une excellente souris? - A.-E.Lemoine: Qui suscite de l'intérêt!

C'est un thriller. - K.Viard: Ce que j'aime beaucoup, c'est que c'est très réel.

Pierre Schoeller est très doué pour ça. Il est très intéressé par la politique. C'est très réel.

Tu rentres d'entrée de jeu dans ce qu'est une primaire et comment tu embrouilles, comment tu appartiens à un parti, comment tu ne peux pas faire cavalier seul. - A.-E.Lemoine: C'est pédagogique. - M.Poupaud: C'est une équipe.

On se rend compte qu'un candidat, c'est une équipe. La conseillère en communication, l'apparatchik, le major...

Ce n'est pas l'histoire d'un homme, mais de gens qui croient à un projet. - A.-E.Lemoine: A partir de mercredi sur France 2 à 21h.

On vous garde jusqu'à 21h. - K.Viard: Tant qu'on mange! - A.-E.Lemoine: On vous parle d'un one-man-show qui se joue "à guichet fermier"...

Rires. Ce n'est pas possible! A guichets fermés!

Depuis février dernier. Il se prolonge jusqu'en 2025 avec 14 dates cet automne à Paris. Cet humoriste a quitté Casablanca à 17 ans pour s'installer au Québec.

Il s'est toujours amusé des décalages entre son pays de naissance et son pays d'adoption. - G.Elmaleh: Je suis arrivé...

Il imite un grelottement. Bienvenue au Canada. Aéroport de Montréal.

Bonjour, bienvenue au Canada. En imitant l'accent québécois. Bonjour, bienvenue au Canada.

Je vais checker votre passeport. ...

Comment vous parlez... - A.-E.Lemoine: Le Québec, où tout a commencé Pour G.Elmaleh. 30 ans jour pour jour après ses premiers pas sur scène, il retrouve le public qui, le premier, lui a donné sa chance.

Ils étaient 30 à l'époque. Ils seront 10 000 en décembre. G.Elmaleh est ce soir notre invité. - G.Elmaleh: Petite ambiance. - A.-E.Lemoine: Bon anniversaire! - G.Elmaleh: Merci.

Bonsoir. Super, la coupe. - B.Chameroy: Merci. - G.Elmaleh: Je te retourne le compliment. - B.Chameroy: Il y a des gens, on n'ose pas leur dire, mais quand ils coupent, on leur dit "ça faisait longtemps qu'on attendait".

Un jour, D.Guetta était invité à une émission. Ils lui ont montré des images de lui avec les cheveux très longs.

Je crois que c'est C.Hanouna qui lui a demandé comment il faisait avec. - G.Elmaleh: Il a dit un truc très touchant: "Personne ne me disait que ce n'était pas bien." - A.-E.Lemoine: 30 ans de scène, c'est beau.

Gamin, vous avez gravé sur le banc de l'école un message particulier. - G.Elmaleh: J'avais écrit au compas "la vie est sous les projecteurs". - A.-E.Lemoine: Et nulle part ailleurs. - G.Elmaleh: C'est un truc d'enfant. - A.-E.Lemoine: C'est une belle idée de retourner sur les lieux du crime, là où vous avez fait vos débuts et de mesurer ce chemin parcouru.

Quand je disais qu'il y avait 30 spectateurs pour votre première, c'est vrai. - G.Elmaleh: Oui.

Dont 20 de ma famille. Un mec incroyable m'a tendu la main, un mécène, comme ça existe dans les romans. J'allais dîner chez lui le vendredi soir et je le faisais rire.

Il m'a dit de le faire sur scène. Je lui ai demandé de quoi il parlait. Il m'a dit "ce que tu fais avec nous".

Il a réservé une petite salle, le cabaret du musée Juste pour rire. Je n'avais pas le choix. Ce 11 décembre 1994, je me retrouve devant 30-40 personnes, bloqué de partout, à jouer un one-man-show pour la première fois de ma vie.

Ca fait 30 ans. - A.-E.Lemoine: L'arrivée au Québec, c'était aussi pour vous le début des questions d'identité.

Vous étiez marocain, vous parliez français, arabe. Vous aviez les yeux bleus. Les Québécois ne comprenaient pas. - G.Elmaleh: J'ai toujours été d'ailleurs.

Ca m'a beaucoup servi. Quand je suis revenu du Canada, j'étais au Cours Florent et j'étais un mec du Canada, alors que je n'étais pas du tout canadien, bien que j'aie un passeport canadien. Au Canada, j'étais le Marocain.

Aux Etats-Unis, j'étais le french guy. Je suis revenu en France et j'ai beaucoup de bonheur à faire mon métier. Après, l'identité reste la même.

Elle ne bouge pas. - A.-E.Lemoine: Vous êtes soi-même ou lui-même... - G.Elmaleh: Le comique incroyable avec qui j'ai écrit, R.Frayssinet, a trouvé ce titre.

Je collabore avec lui sur ce spectacle. Pour moi, c'est le plus fort de sa génération. - A.-E.Lemoine: Vous partagez votre quotidien de jeune grand-père et de jeune père, convoqué parfois à l'école par la directrice. - "Votre enfant, pendant la récréation, s'est déchaussé.

Il s'est servi de sa basket comme d'un téléphone. Quand le surveillant lui a dit de cesser, apparemment, il lui aurait dit...

Je cite, bien sûr." "Vous voyez bien que je suis en ligne." J'étais fier! - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas une blague.

Vous êtes fier des blagues de votre fils et vous voulez même les peaufiner avec lui. - G.Elmaleh: C'est un cliché de dire qu'un comique ne peut pas avoir d'autorité avec son enfant, mais je crois que ce qui me fascine, c'est la torsion de tout et comment on peut rendre comiques les choses de la vie et comment, dans les moments les plus sérieux, on peut aussi se servir de ça.

Parfois, même dans des moments tristes, je pense à des blagues. Ce moment-là, au lieu de penser à l'autorité...

La suite du sketch, c'est que je rêvais de dire à la prof que j'allais l'appeler en me déchaussant. - A.-E.Lemoine: Vous parlez aussi des petits mensonges du quotidien qu'on fait par manque de confiance.

Par exemple, vous inventez des films ou des livres que vous n'avez ni vus ni lus puisqu'ils n'existent pas. - G.Elmaleh: C'est un truc que j'ai fait quand je suis arrivé en France.

J'avais un complexe. Je n'avais pas lu beaucoup de livres. Je voulais tester les gens.

J'allais dans des dîners un peu snobs. Je n'avais pas de culture livresque. Les gens me demandaient si j'avais lu tel livre et je disais que oui.

J'avais un complexe du blédard. Je disais: "Qui a eu lu "Il pleut sur mon vélo'?" Un mec m'a dit que c'était formidable.

Ce jour-là, je me suis dit: "Waouh! Ne te laisse pas impressionner par ces mythos." Dans le spectacle, je dis qu'il m'a raconté le livre tellement bien que j'ai voulu le lire.

J'ai voulu le piéger en parlant du Vietnam, il m'a dit qu'en fait, c'était le Cambodge. C'est l'absurdité des gens qui pensent tout savoir. - A.-E.Lemoine: La critique du snobisme ou la volonté d'être toujours parfait.

La perfection, à vos yeux, est incarnée par le blond. On ne s'en lasse pas. - Le blond, quand il mange un sandwich, la mayonnaise ne sort pas.

Lui, les tomates restent parallèles. Il n'y a aucun problème. Toi, tu mords dedans, la feuille de salade vient...

Tu as de la mayonnaise partout. Il y a toujours une tomate qui veut sortir la tête du sandwich pour voir ce qui se passe. "Ca va?" - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, vous êtes un blond.

Bah ouais! Vous vous êtes tourné vers le bien-être. Vous avez arrêté l'alcool, les cigarettes, les réseaux sociaux. - G.Elmaleh: Ouais...

Non, j'ai repris les réseaux sociaux. C'est une addiction. Mais plus d'alcool. - A.-E.Lemoine: Une star du cinéma que vous receviez chez vous l'avait fait avant. - G.Elmaleh: C'était quand je vivais à Los Angeles.

J'ai reçu A.Pacino chez moi. J'étais super flatté. - A.-E.Lemoine: C'est pas mal. - G.Elmaleh: J'avais tourné une petite séquence avec lui dans un film d'A.Sandler.

Une copine me dit: "Je ramène A.Pacino chez toi." J'ai retapé l'appart.

Ca aussi, c'est un complexe du blédard. J'ai loué des tableaux. J'ai loué des photos.

J'ai acheté une nouvelle table. J'ai été chez un caviste à Beverly Hills pour acheter un vin très cher, mais vraiment très, très, très cher. L'année et le prix, c'étaient les mêmes.

J'ai engagé un chef français pour faire plaisir à A.Pacino. Je fais le signe au chef, il veut servir A.Pacino.

A.Pacino met la main sur son verre et sa femme me dit: "Il n'a pas bu depuis 30 ans." Ce jour-là, je me suis dit de me calmer. - E.Tran Nguyen: Vous viviez à Los Angeles pour faire votre tournée, quand vous êtes reparti de zéro, il y a 10 ans. 160 dates, le tour des émissions, des late shows.

Chez C.O'Brien, vous leur avez appris ce qu'était que chanter en yaourt. G.Elmaleh chante en yaourt. - E.Tran Nguyen: C'était une expérience dingue aux Etats-Unis, mais vous dites que vous ne l'auriez pas vécue sans la créatrice de mode D.von Furstenberg. - G.Elmaleh: C'est un ange gardien que j'ai rencontré dans une situation un peu particulière.

J'étais dans un avion, sur le tarmac de l'aéroport JFK de New York. L'avion ne décolle pas. 4, 5 heures...

On est obligés de se parler. Je ne sais pas qui elle est et elle ne sait pas qui je suis. On a eu une espèce de coup de foudre amical.

Je lui explique ce que je fais. Elle me dit: "Tu dois faire des choses aux Etats-Unis." Je lui dis que c'est ce que je fais.

Un soir, elle amène un animateur. Elle organise un dîner avec lui après le show. Le jour où j'étais au premier talk-show...

On sait comment fonctionnent les médias. Tout le monde t'invite. Tout le monde a invité...

Je suis allé dans plein d'émissions. Le talk-show américain, pour un humoriste, c'est la projection d'un truc très cool...

C'est très préparé. Ici aussi, c'est préparé, non? - A.-E.Lemoine: Moins. - K.Viard: Tu parles super bien anglais! - G.Elmaleh: J'ai bossé comme un dingue.

C'est une femme exceptionnelle, Diane. Il faut toujours tourner les choses positivement. Grâce à Air France qui n'a pas décollé, j'ai fait tous les talk-shows américains. - B.Chameroy: Vous avez redonné le sourire à Montmartre.

Vous avez racheté le mythique cabaret transformiste Chez Michou, placé en liquidation judiciaire depuis sa fermeture en juin dernier. Ca a fait réagir la concurrence, notamment un certain Jamel D. - E.Tran Nguyen: On a appris que G.Elmaleh a repris le cabaret Chez Michou... - J.Debbouze: Il fait son coming out! - E.Tran Nguyen: Ca va vous faire de la concurrence.

Vous avez un message à lui faire passer? - A.-E.Lemoine: C'est une couverture ou il a racheté Chez Michou pour d'autres raisons? - J.Debbouze: C'est une très bonne initiative.

Il y a de plus en plus d'endroits...

On a inspiré des comiques avec cette salle, mais encore plus, on a inspiré des comiques à ouvrir leur propre salle. - G.Elmaleh: Il a été le 1er à ouvrir un comedy club en France.

On croit qu'il y a toujours Jamel quand on ouvre un comedy club en France. Il est le bienvenu, avec une perruque. - B.Chameroy: Ca s'appellera toujours Chez Michou ou Chez Mi-Chouchou? - G.Elmaleh: J'ai adoré cet univers, ce que ça représente.

J'adore ce que ça représente de Paris, de la liberté, de la création, le personnage de Michou...

C'est le music-hall dans toute sa splendeur, l'exubérance...

Même rencontrer ces artistes...

Je suis très fier. Il y aura du stand-up, de la comédie, mais je vais quand même garder l'âme de ce lieu. Dans les shows, il y aura des touches d'hommage à Michou.

Vous êtes les bienvenus. - A.-E.Lemoine: Ouverture quand?

J'ai des dates à annoncer pour "Lui-même", du 28 janvier au 15 février 2025 au Dôme de Paris...

Michou en 2025...

On vous invite à passer à table. Des boissons vous seront... - G.Elmaleh: Une collation sera servie. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le PVPP de M.Bouhafsi.

On commence avec le mot du jour, "chimpanzé". - M.Bouhafsi: Savez-vous parler le chimpanzé? - A.-E.Lemoine: Karin... - M.Poupaud: Il y avait un film, "Coco, le gorille qui parle". - M.Bouhafsi: J'ai appris le chimpanzé grâce à quelques mots d'une superstar, qui a vécu des années à leurs côtés, J.Goodall.

La semaine dernière, elle était à Paris, invitée par l'Unesco. Une heure de discours devant une immense assemblée. Voilà les 20 secondes qui ont fait le tour du monde. ...

Elle imite un chimpanzé. - M.Bouhafsi: Ca donne quoi, Karin et Gad? - K.Viard: Il y a un film documentaire sur elle qui est fabuleux.

Elle vient d'Angleterre...

Elle est secrétaire et il y a un programme, on lui propose de partir...

Elle sacrifie toute sa vie pour rencontrer les singes, les grands primates. - G.Elmaleh: Ca n'a rien à voir avec Jane, la femme de Tarzan? - M.Bouhafsi: Cette scène a fait un buzz immense sur les réseaux sociaux.

On peut retrouver son discours sur le site de l'Unesco. Le site de l'institution a reçu un torrent de coeurs rouges. Ce discours a été partagé sur les réseaux. - Ca fait plus de vues que le dernier prix Nobel d'économie qu'on a reçu l'année dernière à l'Unesco, mais c'était impressionnant.

Des millions de vues, des commentaires positifs, le repartage de personnalités, d'activistes comme C.Dion, N.Portman, Y.Arthus-Bertrand... ...

Samedi, en écoutant J.Goodall, on a été inspirés. On a eu des paillettes dans les yeux. - M.Bouhafsi: Elle a appris ce langage auprès des chimpanzés.

C'est un sujet d'études très sérieux pour mieux les comprendre et les protéger. On a identifié 18 cris différents. Les gorilles en République centrafricaine sont capables de voter entre eux pour prendre des décisions.

Plus sérieusement, il n'en reste plus que 500 000 alors qu'ils étaient 2 millions au XXe siècle. - G.Elmaleh: P.Lescure n'est pas là? - A.-E.Lemoine: Non. - G.Elmaleh: On n'en a pas parlé...

Normalement, il est là? - M.Bouhafsi: Il revient demain. - G.Elmaleh: Je pensais qu'il allait apparaître à un moment donné. - A.-E.Lemoine: Il est à un concert de B.Dylan. - G.Elmaleh: Et P.Cohen, il est où?

Je suis content que vous soyez là... - M.Bouhafsi: Merci, c'est adorable.

Vous avez fait du doublage. Vous reconnaissez ce personnage? C'est qui? - G.Elmaleh: Tarzan? - M.Bouhafsi: Non.

C'est Gaston, le méchant dans "La Belle et La Bête". Celui qui lui prête ses traits dans un parc d'attractions en banlieue parisienne est en train de devenir plus célèbre que l'original. Cette vidéo cumule plus de 20 millions de vues. ...

Il parle anglais avec un fort accent français. - Mon Dieu! - Tu peux m'appeler Gaston. "Mon Dieu", c'est pour ceux qui ne me connaissent pas. - M.Bouhafsi: Il est mosellan.

Il a 20 ans et il sort de l'anonymat aujourd'hui. Il s'appelle Alphonse. C'est un peu le visage de ces intermittents du spectacle, comme les Phryges.

On n'a pas pu voir leurs visages cet été. C'est un peu une revanche des intermittents. - M.Poupaud: Il y a beaucoup d'acteurs qui ne connaissent pas la notoriété.

J'ai beaucoup d'amis qui sont acteurs qu'on ne voit pas tous les jours à la télé, qui travaillent dans le théâtre et qui vivent quand même de leur métier. - K.Viard: C'est une question très difficile.

Ce que j'aime chez ce gars, c'est qu'il a la joie. Continuer en espérant sans arrêt quelque chose qui ne t'épanouit pas, ça ne t'amène pas vers la joie. Si tu peux continuer comme ça et avoir cette capacité de joie, tout est possible. - A.-E.Lemoine: On avait pris des précautions incroyables pour ne pas... - G.Elmaleh: Il faut parler du Parc Astérix, maintenant. - A.-E.Lemoine: Et du Futuroscope. - G.Elmaleh: Le Puy du Fou... - A.-E.Lemoine: Qui dit mieux?

On a tout dit. Vulcania! - G.Elmaleh: Europa-Park. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, K.Buniatishvili sur notre scène.

D'ici là, Jibé & Lucien. - C'est comme ça que j'ai loupé mon permis pour la 3e fois d'affilée. Tu pars? - Ouais, j'ai fini ma journée. - Justine?

Je peux te poser une question? - Je t'écoute. Pet.

Et donc? - Quoi? - Tu avais une question à me poser, non? - J'ai oublié. - Ca me le fait tout le temps.

A chaque fois, je pense à un truc et je l'oublie dans la minute. Avec K.Scott Thomas... ... - Ouais... - Qu'est-ce que tu fais? - Quand tu appuies sur un shampoing, ça fait un bruit de... - D'accord.

Tu as pété sans faire exprès. - J'ai pas pété! - C'est la nature. - Non, regarde. - Je t'ai entendu. - J'ai pas du tout pété. - C'est pas moi. - C'est toi.

J'ai pas pété. - J'en ai vu d'autres. - Arrête de dire ça.

J'ai jamais pété de ma vie, OK? Pet. ...

Rires. - Tu as reçu un mail! - Waouh! - A.-E.Lemoine: Karin, Gad, Melvil... - G.Elmaleh: Assis au bout comme ça, on dirait les mariés. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table.

Ce sont des cèpes au whisky préparés pour vous par M.Pegues, chef exécutif du restaurant L'Ours, à Vincennes. Nous accueillons une musicienne qui est bien plus qu'une pianiste virtuose.

C'est une rockstar qui interprète aussi bien le répertoire classique que la variété. Vous vous attaquez, dans un album disponible demain, à Mozart. Vous êtes à quelques jours de vos concerts, les 30 et 31 octobre à la Philharmonie de Paris.

Ce soir, vous nous interprétez la sonate numéro 16 de Mozart. Elle est surnommée la sonate facile. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

Applaudissements. K.Buniatishvili!

Vous voulez bien rester à côté de votre piano encore quelques secondes? Cet album a été enregistré avec le compositeur du film "Amadeus". Vous êtes capable de jouer du piano à l'envers, comme Mozart...

C'est ce qu'on m'a confié. Ce n'est pas vrai? - K.Buniatishvili: Non.

C'était mon film préféré. On m'a dit que c'était votre rêve de voir un pianiste faire ça. - A.-E.Lemoine: Vous ne voulez pas accéder à mon rêve? - K.Buniatishvili: Je peux le faire... - G.Elmaleh: On devrait mettre des pianos dans toutes les salles de sport! ... - A.-E.Lemoine: Bravo!

Venez nous rejoindre. C'est la 1re fois. - G.Elmaleh: On se connaît.

Je la suis depuis longtemps. - A.-E.Lemoine: Merci.

Je comprenais votre réticence, mais on était tous absolument sidérés. - K.Buniatishvili: J'ai essayé de faire comme dans le film, quand j'étais enfant. - A.-E.Lemoine: A quel âge vous avez essayé de faire ça? - K.Buniatishvili: A 8 ans, quelque chose comme ça.

C'était mon film préféré. Les films de M.Forman, en général, j'aime beaucoup. - A.-E.Lemoine: A 8 ans, vous jouiez à l'envers comme dans le film. 2 ans avant, vous donniez déjà votre 1er récital, à 6 ans. - K.Buniatishvili: Oui. - G.Elmaleh: C'est tard, je trouve.

Il y en a qui commencent plus tôt. 6 ans, bon... - K.Viard: Est-ce qu'enfant, vous aviez envie, ou est-ce qu'on vous pousse un peu? - K.Buniatishvili: Je me souviens, le sentiment d'être sur scène.

J'ai dit à ma mère que c'était comme la 1re fois qu'on nageait dans la mer ou l'océan. On a peur, mais en même temps, on est curieux et on a envie de le faire. On devient professionnel très vite.

Sur scène, on doit bien jouer, sinon, on n'est plus invité. - A.-E.Lemoine: C'est votre mère qui vous a mise au piano.

Elle vous a dit, avant que vous montiez sur scène, à chaque fois: "Donne de la voix." - K.Buniatishvili: C'est le conseil qu'elle me donne pour la vie et pour la scène.

On peut avoir peur. A cause de cette peur et ce stress, on peut perdre beaucoup sur scène. On a l'impression qu'on est vulnérable, mais les gens deviennent aussi plus proches de nous.

On donne quelque chose émotionnellement. Si quelqu'un ne veut pas recevoir, ce n'est pas grave. On donne et, normalement, on reçoit. - E.Tran Nguyen: On parle aussi beaucoup de votre look.

On dit que vous êtes une rockstar dans votre domaine. Il y a une tenue que vous avez portée le 14 juillet dernier, dans les rues de Paris. - K.Buniatishvili: On est en retard.

On est coincés. Le badge ne marche pas. On est descendus de la voiture.

Il y a 20 minutes de route. On va y arriver. On sera à l'heure. - E.Tran Nguyen: On peut savoir comment vous vous êtes retrouvée comme ça dans les rues de Paris avec des chaussures beaucoup trop grandes pour vous? - K.Buniatishvili: A côté de moi, il y en a un sans chaussures, le gentil monsieur...

Le badge ne fonctionnait pas. On était en retard pour la performance. Je ne voulais pas la rater.

Avec mes chaussures, ce n'était pas possible de marcher vite, donc le monsieur a eu l'idée et la gentillesse de partager ses chaussures avec moi. J'ai pris un peu l'air. Ca va.

Mais on a marché 32 minutes. - E.Tran Nguyen: Quand vous montez sur scène... - K.Buniatishvili: Je transpirais.

J'ai vite mis les chaussures et j'ai joué du Debussy. - A.-E.Lemoine: Vous êtes très expressive quand vous jouez du piano.

Avez-vous déjà vu Gad derrière un piano, s'inspirer de l'expressivité des pianistes de jazz? - G.Elmaleh: Je ne peux pas jouer du piano devant Khatia!

Mais vous savez pourquoi je vais le faire? Parce que je vais donner de l'amour. Je me suis amusé à imiter les jazzmen quand ils jouent.

Tout se passe là. Si je peux me permettre...

Je ne vais pas jouer à l'envers. On a combien de temps, Babeth? - A.-E.Lemoine: Une minute. ... ...

En concert à la Philharmonie de Paris... - G.Elmaleh: Tu vois, quand on donne de l'amour?

Elle a raison, sa maman. - A.-E.Lemoine: C'était exceptionnel. - K.Viard: Merveilleux! - G.Elmaleh: Ca fait du bien. - A.-E.Lemoine: On est honorés d'avoir assisté à ce concert privé.

Merci, Khatia et Gad. "Dans l'ombre", c'est la semaine prochaine sur France 2. Gad, en tournée dans toute la France et au Dôme de Paris.

On conclut avec les actualités de Bertrand, qui vont être réduites, mais pas tant que ça. ... - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 24 octobre. Précédemment en France...

A table! - B.Retailleau: J'ai déjeuné avec G.Attal. - Ce n'est plus très clair, ce qu'il nous raconte. - Je n'ai pas déjeuné avec un B.Le Maire qui subit, mais un B.Le Maire serein. - Il m'arrive souvent de déjeuner sur le pouce, une quiche lorraine, un flan... - Ils ont mangé du lion au petit-déjeuner. - Qu'est-ce qu'ils foutent? - B.Chameroy: A la une de ce mercredi, aujourd'hui à Paris se tenait la Conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban, à laquelle le ministre des Affaires étrangères participait, de même qu'E.Macron.

Quand il dit bonjour, il fait comme ça: serrage demain, bises, tapes de bonhomme dans le dos. Voici la bise version S.Lecornu.

Le bisou-coup de boule, avec le front. Ce n'est pas la 1re fois. C'est vraiment son truc.

Les gens suivent, c'est ça qui est... - G.Elmaleh: Ce que tu ne sais pas, c'est qu'il fait le bruitage avec la bouche. - B.Chameroy: Le groupe RN a présenté en commission sa proposition de loi pour abroger la réforme des retraites.

Ils affichent les députés qui ne voteront pas leur loi. - R.Ramos, vous vous plaisez sur cette photo? - Je le découvre...

C'est une honte! Ca, c'est T.Ménagé, je suppose, du Loiret.

C'est une honte. - B.Chameroy: La pire partie de Cluedo!

Le député MoDem du Loiret en avait gros sur la patate contre T.Ménagé. - Je ne suis pas nerveux!

Je suis en colère! - B.Chameroy: Heureusement, le présentateur était là pour apaiser tout ça. - Ca va bien se passer, monsieur Ramos. - Ca se passe toujours bien.

Je n'ai aucun sujet dans ma circo. Ca va bien. - B.Chameroy: Pourquoi ces affiches sont-elles déjà disponibles sur CNews alors que la loi n'a pas encore été votée?

Explication de L.Jacobelli. - Il y a des députés qui ont été pris pour faire l'exemple.

Monsieur Ramos est très sympathique, donc nos équipes l'ont mis en photo. - Ca fait plaisir... - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, L.Salamé recevait l'ancien boss de M6, N.de Tavernost.

Il était notamment question de l'Arcom. - L'Arcom pourrait décider en décembre de changer la numérotation des chaînes. - B.Chameroy: Question sur l'Arcom, réponse sur l'Arcom. - C'est un braquage.

Je suis sûr que l'Arcom et le collège de l'Arcom seront sensibles au fait de ne pas contredire les Français. - B.Chameroy: 30 secondes plus tard... - La fermeture de C8 décidée par l'Arcom, vous en pensez quoi? - Je ne commente pas les décisions de l'Arcom. - B.Chameroy: "Sauf quand ça m'arrange." L'invité de L.Salamé n'a pas pu échapper à ce questionnaire "slip ou caleçon".

Celui-ci était bourré de pièges. - Vous regardez CNews? - Oui.

Je regarde toutes les chaînes. - Qu'est-ce que vous aimez bien sur CNews? - Je ne vais pas faire de publicité pour CNews.

Je préfère BFM. - B.Chameroy: Il n'est pas tombé dans le piège de dire du bien de la concurrence, mais c'était avant la fin de l'interview.

Il est PDG du groupe BFM-RMC. - Vous écoutez RTL ou RMC? - RTL...

Evidemment, RMC. - B.Chameroy: Bien joué! - Qu'est-ce qui fait qu'un ourson est bon ou moins bon, plus ou moins moelleux? - C'est notre secret.

Je vais vous le dévoiler: c'est le moelleux. - B.Chameroy: Le secret du moelleux, c'est le moelleux. - Le pansement que vous avez au doigt, qui est une blessure de travaux chez vous, vous dites que c'est L.Wauquiez qui vous a fait ça. - B.Chameroy: E.Coquerel sous-estime A.de Malherbe...

Ca ne déconne pas sur les chronos à l'Assemblée. - Une seconde. - La start-up nation nous a mis dans le mur. - B.Chameroy: J'ai une nouvelle passion pour les commissions des affaires sociales.

F.Valletoux est un gros blagueur. C'est l'heure du point PLFSS.

C'est parti pour le one-man-show! - Comme vous avez été plusieurs à poser la question du délai de dépôt des amendements pour le PLFSS, je n'ai pas la réponse. - Il y aura du whisky-coca en boîte.

Ca interroge. Il peut arriver à tous types de consommateurs. - Voilà une bonne nouvelle. - B.Chameroy: On se marre!

L'examen devrait s'achever ce soir. J'en connais un qui doit être à bout. - S'il vous plaît...

Chut...

On respire un grand coup et on continue. ...

S'il vous plaît...

S'il vous plaît... - B.Chameroy: Petit souci d'autorité. - Vous ne pouvez pas le faire croire longtemps aux Françaises et aux Français.

Quant à vous, je ne vous ai pas parlé. - Je ne sais pas à qui vous...

Je ne sais pas si c'est à moi que vous parliez, mais je vous ai gentiment donné la parole. - B.Chameroy: En pleine séance, un député avait envie de partager un petit article avec tous ses camarades.

Il l'a montré à tout le monde. C'est sur l'ordi à droite. "Regarde, j'ai trouvé un article.

C'est hilarant. Je le montre aux autres. Regarde ce que j'ai vu sur le Web." "C'est quoi, ça?" Est-ce qu'on peut zoomer sur l'écran, s'il vous plaît?

Encore un peu plus? Après s'être pété la rétine, nous avons la réponse. C'est cet article.

Quel rapport avec le PLFSS? C'est assez cocasse. Les députés parlaient de l'alimentation et de la nourriture salée.

Il se trouvait à côté d'un collègue RN qui s'appelle Christophe Bentz, comme les salaisons. On a appris des mots, pendant cette commission. - Par rapport aux 2 rapports "parlementaux" qui ont été cités... - B.Chameroy: Tout le monde tire la langue dans cette commission. ...

Alors que les députés débattaient de la taxation du sucre, de l'alcool et du tabac, à la pause... - Ne partez pas à la buvette.

Dans 2 minutes, on redémarre. Une demi-cigarette... - B.Chameroy: Vous venez d'entendre J.Guedj, qui a remplacé son addiction aux Dragibus par la clope.

On l'avait grillé en train de s'enfiler un paquet entier de bonbecs. Je crois que lors de leur pause, ils ont regardé la chronique d'hier. - On pourrait appeler cet amendement l'amendement Guedj.

Ca lui évitera de manger l'ensemble de nos Dragibus et de se faire épingler par France 5. - B.Chameroy: Il n'a pas été le seul à se faire épingler et il a tenu à le faire savoir. - J'ai pas vu.

Sur quoi? En mangeant des Dragibus? On ne m'en a pas proposé. - On dit bonjour à B.Chameroy! - B.Chameroy: L'info continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo!

Mozart, d'abord. - G.Elmaleh: On a donné de l'amour. - A.-E.Lemoine: Je suis debout pour venir près de vous.

J'avais peur que vous cachiez Melvil. On se tourne pour saluer nos téléspectateurs. Demain, "C l'hebdo".