20h France 2 du 1er avril 2004 - le nouveau gouvernement Raffarin | Archive INA
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Les Français ont exprimé leur mécontentement lors des régionales, avez-vous bien entendu leur message ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Certains observateurs parlent d'un gouvernement de mission avec un CDD de 3 mois pour Jean-Pierre Raffarin, qu'en pensez-vous ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Nicolas Sarkozy a changé de poste, est-ce un signe de votre préférence pour lui ou une nécessité politique ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui n'a pas marché dans le gouvernement précédent selon vous ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement est-il apparu comme un gouvernement qui favorisait les privilégiés ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Vous avez évoqué la suspension de la réforme de l'ASS, pourquoi cette décision maintenant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 52:30Jacques ChiracFait
« il n'est pas normal que la France soit le champion du monde en matière de consommation de médicaments ce n'est pas normal il n'est pas normal que par tête d'habitant les Allemands consomment trois fois moins d'antibiotiques que les Français »
- 57:30Jacques ChiracChiffre
« la perception des impôts en France est quatre fois plus chère que dans les autres pays européens »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonsoir à tous merci de votre attention voici les titres de l'actualité de ce jeudi la mise en place du nouveau gouvernement les passations de pouvoir n'ont pas traîné dans les ministères à Bercy Nicolas Sarkozi fixe ses priorités emploi croissance et esprit de justice mais les déclarations les plus attendues ce soir sont bien sûr celles de Jacques Chirac la déroute des régionales le maintien de Jean-Pierre affarin et la feuille de route de la nouvelle équipe sera dans un quart d'heure en direct de l'Élysée autre actualité de cette journée ce rebondissement dans l'affaire des disparus de Lyonne la mort du gendarme qui avait révélé l'affaire contre vs et Maré n'est peut-être pas dû à un suicide l'autopsie révèle la présence de deux impacts de balle et puis le choc aux États-Unis où les scènes de barbarie de Fallouja en Irak font l'ouverture des journaux télévisés le crime ne restera pas impuni promet Washington c'est parti donc pour le gouvernement rafarin 3 chaque ministre s'est installé dans S bureaux on va le voir dans un instant mais d'abord c'est quelques mots du premier d'entre eux Jean-Pierre rafarin il était resté silencieux depuis la débacle de dimanche dernier il est apparu un peu éprouvé devant les membres de la commission des droits de l'homme à Matignon et il a plaidé de façon à peine voilée pour la poursuite des réformes et pour un retour des valeurs ce n'est pas dans l'esprit de système ni dans les fausses illusions que le citoyen peut se retrouver rassuré fin de citation les passations de pouvoir maintenant traditionnel chassé croisé des arrivants et des par ambiance et premières intentions Alexandre car Anthony m même cheveux même stature que son prédécesseur Michel Barnier a déjà le style des Affaires étrangères à peine le temps d'une poignée de main et c'est Dominique de Villepin qui quitte le qu d'ors pour la place BO le ministère de l'intérieur des contraction et sourir de rigueur Jean-Louis borlau n'a rien changé à son style pourtant jusqu'ici simple ministre délégué le voici désormais numéro 5 du gouvernement avec son prédécesseur c'est une poignée de main protocolaire et sans commentaire c'est il fait beau au jeu des chaises musicales ministérielles François Fillon prend les reenes de l'éducation et c'est à pied qu'il se rend à son nouveau ministère on n pas le temps d'être triste on vaorder d'autres fonctions bon mais pour l'instant on voudrait marcher sur le trottoir sur le perron l'équipe sortante attend les nouveaux locataires là encore il faut jouer des coudes la plus belle ministre du gouvernement laissz passer le ministre laiss le rentrer il est Luc Ferri part Xavier D'cos reste alors quand on sait que leurs relations furent difficiles pendant 2 ans on décè l'ironie de certains adieux salut am bon courageentô Luc Ferry et sa femme marie-coline s'en vont beaucoup d'applaudissements et des larmes aussi pour un au revoir au ministre de la société civile premier à s'installer c'était tôt ce matin avant 9h Nicolas SAR le nouveau ministre finances qui a quitté l'intérieur sous les applaudissements michaelll d'And Annie triboir Merci à VOUS scène d'adieu place bouveau Nicolas Sarkozi qui aurait préféré rester à l'intérieur quitte le quartier de l'Élysée une heure plus tôt Dominique de Villepin déjà soucieux de corriger son image distante arrive à pied plus qu'une simple passation de pouvoir le petit peuple du ministère a l'impression de tourner une page j'ai vécu ici avec vous de années qui compont beaucoup dans ma vie le travail qu'on a fait ensemble je voudrais vous le dédier puis c'est le mot sur le successeur VP le très proche de jacquesirac celui qui jou les intermédiair quand le contact é rompu entre l'éisée Nicolas SAR je peux vous dire vous avez un grand ministre de l'Intérieur et pas simplement par la taille Nicolas SAR a parlé d'honneur de fierté c'est les premiers sentiments que j'ai ressenti en entrant dans cette cour et 11 ans après voilà Nicolas Sarkozi de retour à ber là où sa carrière ministérielle a débuté au budget le chef d'entreprise Francis Mer rend au politiqu la citadelle de l'économie la méthode pour l'instant ne change pas il faut des résultat et la culture de résultat je la demanderai à l'administration de ber croissance les mots la méthode l'équipe Nicolas sarzi change de territoire mais pas de trajectoire en tout cas cette nomination à ber a fait un heureux Ernest Antoine sier président du medf il évoque un Z finances on l'écoute 700000 entrepreneurs duf apporte à rfarin 3 beaucoup d'attention et pense que l'équipe nouvellement composé avec ce buteur Zidane en quelque sorte de l'équipe qui Sarkozi aux finances nous donne l'espoir que nous pourrons avoir plus de croissance donc plus d'emploi voilà pas de changement en revanche pour Michel aliomarie après avoir été confirmé à son poste de ministre de la Défense elle a réservé son premier déplacement au soldat français déployé au Kosovo et ce 15 jours après les incidents de la mi-mars entre Serbes et Albanais rappelons que 2900 hommes sont stationnés dans la province cette journée a aussi été l'occasion de découvrir les jeunes pouss entre guillets ce gouvernement la plupart sont des élus de fraîche date inconnu au plan national élenug Émilie Lançon unoser d'Alain Jupé avec qui il a travaillé à Matignon Eric ver attendait son heure depuis longtemps il devient à 48 ans secrétaire d'État à la réforme de l'État issu lui aussi de la jeune garde de l'UMP quasi inconnu hier Xavier Bertrand est aujourd'hui hyper sollicité à 39 ans il récupère le dossier explosif de l'assurance maladie elle a un peu le trac à quelques minutes de son entrée en fonction il y a des choses à faire donc ça limite ça limite la pression MarieAnne montchand devra faire avancer un dossier cher au chef de l'État celui des handicapé à peine nommé et déjà dans le bain secrétaire d'État à l'agriculture sous la tutelle d'Hervé guéar Nicolas forisser assist dès ce matin au congrès de la FNSEA il a presque l'âge de sa fonction à 35 ans laurentard s'occupera de l'insertion professionnelle des jeunes il est le benjamin du gouvernement tous c no sont un point commun ils sont membres de la boussole un club de réflexion proche de l'UMP créé au lendemain de la présidentielle de 2002 un gros plan maintenant sur la nouvelle ministre de la Famille et de l'enfance elle s'appelle Marie José Rouag elle est député maire d'Avignon c'est à ses côté que Jacques Chirac avait déclaré sa candidature en 2002 Véronique Saint-Olive Dianne Richard avec notre bureau de Marseille Marie- José Rouag ne sait plus ù donner du portable la nouvelle ministre de la Famille est attendue à Paris les dossiers urgents sous le bras la maire d'Avignon quitte sa ville où elle avait joué il y a 2 ans un célèbre duo avec Jacques Chirac le président va-t-il déclarer sa candidature oui je suis candidat 17h Paris dans un bureau encore désert premières impressions je je suis pas une carriériste hein je je je fais les choses au coup de cœur chirakienne depuis toujours député du Vaucluse Marie José roag connaît le terrain maère de famille elle l'écoute aujourd'hui elle ne cache pas son stress mais elle se lance on va essayer de dire que mon Dieu rien n'est perdu il y a il y a encore du temps devant nous il y a des choses qui ont été faites qui ont pas forcément été bien comprises pas de temps à perdre déjà la nouvelle ministre prend contact avec ses nouveaux collaborateurs ils ont pensé à la tasse de thé pour un court moment de détente ce n'était pas vraiment superflu effectivement c'est certainement pas évident c'est impressionnant voilà c'est très très impressionnant et puis cette journée a été l'occasion pour les ministres chargés des dossiers les plus chauds de donner le ton face à des syndicats qui mettent déjà la pression enseignement recherche assurance maladie les premières urgences Jeff vber Patrick desmuls on veut des actes pas des discours le nouveau ministre de l'éducation est tout de suite mis dans le bain dès ce matin avec cette manifestation à Paris de futurs enseignants et de personnel technique le 7 avril les syndicat appelle à une grande journée d'action François Fillon qui succède à un Luc Ferry très contesté c'est donc fixé une priorité une relation de confiance avec tous les personnels de l'Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et naturellement avec une méthode dont je ne me suis jamais départi qui est celle de l'écoute et du dialogue social encore un baptême du feu sous la pression pour François Daubert une manifestation de chercheurs hier à Paris comm il il en a eu beaucoup ces dernières semaines les chercheurs protestent contre la suppression de 550 postes et une baisse générale des crédits le nouveau ministre se veut rassurant il y a une réponse qui sera apportée en terme de moyens pour les laboratoires de moyens en homm jeunes un bon tour c'est le dossier le plus brûlant et c'est une médecine de choc que le docteur Philippe dou Blasi qui succède au docteur mat va devoir pratiquer 11 milliards d'euros de déficit pour l'assurance maladie en 2003 y aura-t-il une C de la CSG un ajustement des cotisations tout doit être bouclé avant l'été il faudra bien sûr partager les efforts pour tous empocher les bénéfices donc la justice c'est partager socialement les efforts que l'on aura à faire Jean-Jacques aagon enfin a passé le pouvoir à Renault donieu de vre et surtout repasser au nouveau ministre de la Culture le dernier dossier Chud qui attend le gouvernement le conflit des intermittents du spectacle de nouvelles manifestations sont prévu le 19 avril ou renouer le DIUE et à noter ce signe d'apaisement le gouvernement a décidé de reporter l'examen par le Conseil d'État du projet de loi sur le changement de statut d' DF GDF une mesure en tout cas qui paraît hautement symbolique un mot de politique encore avec la confusion ce soir en Corse comme ailleurs l'assemblée territoriale se réunissait pour la première fois aujourd'hui depuis les élection la gauche dispose d'une majorité relative en siège mais c'est finalement l'UMP Camille rocasser qui a été élu président grâce aux voix des nationalistes et du coup il a aussitôt présenté sa démission il faudra revoter un poss possible donc de dire à l'heure qu'il este si la collectivité territoriale sera gouvernée par la droite ou par la gauche et puis les élections des présidents des conseils généraux ont confirmé le basculement à gauche de 10 départements le PS en préside désormais 48 soit la majorité voilà pour cette page politique et je vous rappelle que dans 5 minutes maintenant Jacques Chirac s'exprim a en direct de l'Élysée une intervention bien sûr très attendue en attendant les les autres informations à retenir de cette journée et d'abord je vous le disais ce coup de théâtre dans l'affaire des disparus de Lyonne l'affaire Émile Louis nos révélations ont été confirmées par la justice le gendarme qui a révélé l'affaire et qui a été retrouvé mort en 1997 ne se serait peut-être pas suicidé l'autopsie relance la thèse du meurtre Anne ginburg Valérie armmit Jean-François Ren Christian Jambert était un bon gendarme mais un gendarme sans doute un peu trop zéé 15 années durant il a enquêté recoupé et pisté Émile Louis convaincu que l'homme détenait le secret de ces jeunes filles qu'on appelait les disparus de Lyonne convaincu aussi de dysfonctionnement majeur dans l'enquête judiciaire il l'avait écrit dès 84 dans ce procès verbal resté lettre morte jusqu'en 97 où l'instruction semblait relancée mais à quelques heures de son audition par le juge Christian jamembert était retrouvé sans vie suicidé à-ton dit dossier classé jusqu'à aujourd'hui autopsie du corps concordance d'éléments qui remettent en cause le suicide les constatations du médecin légiste laissent à penser qu'il y aurait deux orifices d'entrée de projectile au niveau de la tête de la victime il faut nous expliquer comment on peut se mettre de balle dans la tête d'angles différents et comment surtout on peut ne pas le constater quand on découvre le corps du gendarme Jambert et quand on on donne le permis d'inumer deux balles qui pourraient être toutes deux mortelles c'eston aujourd'hui pas d'autopsie à l'époque et puis ce dossier encore dont jbert ne se séparait jamais et qui a disparu sur la fin il se sentait menacé oui ilavait dit bien clairement il m'avait fait comprendre que on avait essayé de de l'agresser bon il m'avait montré des marques au niveau de son visage je lui ai posé des questions il m'a bien fait comprendre qu'il ne voulait pas faire de tentative de suicide aujourd'hui les enfants du gendarme jbert réclament l'ouverture d'une nouvelle instruction pour assassinat justice encore avec ses quiqu en série au tribunal de bobini deux évasions en 24 heures un homme soupçonné de trafic de drogue s'est en effet échappé à son tour la nuit dernière il aurait subtilisé les clés d'un gardien avant de sauter par la fenêtre d'une salle d'audience hier c'est un spécialiste des braquages de poids lourd qui avait faussé compagnie à son juge d'instruction qui répondait au téléphone une enquête administrative a été ouverte à l'étranger le choc aux États-Unis où certains parlent déjà de syndrome somalien les les scènes d'horreur en Irak que nous évoquions hier ont été diffusées par les télévisions américaines la Maison Blanche annonce la Maison Blanche dénonce des attaques Barbar et méprisable à Washington Alan Chalvron Aaron Diamond le titre dit déjà tout sauvagerie dans la rue et le présentateur du journal dan Razer annonce la politique de sa chaîne CBS après y avoir longuement réfléchi dit-il et en essayant d'être responsable nous avons décidé ceci les images seront donc diffusé mais brouillé suffisamment clair toutefois pour être plus qu'évocatrice la plupart des autres médias avaient fait le choix de ne pas montrer les corps choix conforme au souhait de la Maison Blanche j'espère que tous les médias se montreront responsabl dans leur couverture la presse ce matin n'a passes pudeur et les photos sont difficilement soutenables l'émotion est bien sûr considérable aux États-Unis maintenant conséquence cela aura-t-il difficile à dire entre ceux qui voudrai envoyer l'Irak au diable et l'administration qui dit qu'il faut y rester plus que jamais ouis il faut rappeler que la ville de Fallouja est l'une des places fortes des opposants armé à la présence américaine et apparemment les acte de sauvagerie perpétré hier ne suscite aucune émotion particulière au sein de la population envoyé spéciaux Bertrand coq Gill jaquier les policiers de Fallouja sont surtout connus pour leur passivité face à la Guera hier lorsque les américain et le par les r il sont pas interven Mo j'étais de REP celui-ci comme laart DEES Camar en les hommes en uni n'és pas à plaisanter sur ce qui s pass hier maisant la camé visag grav deirconst les habitou réjouissent pas t de ce qui s'est passé onme ferm le magasin maisre Polier P plutôt pour une vengance réc les Américains av tué des civil l d'une opération depuis un an Fallouja est le cauchemar des Américains situé en plein triangle sunite c'est un des bastions de la Guer les Américains ont fait bien pire que nous dit ce passant ils sont entrés dans les mosquées où ils ont piétiné le corant l'opération d'hier nous a redonné la fierté nous avons vengé nos mors et le commerçant qui affiche ses préférences se fiche pas mal de savoir que Paul Brem l'administrateur américain a promis d'être impitoyable avec les rebelles de Fallouja l'émotion et l'horreur provoqué aux États-Unis par la mort des quatre Américains et le traitement barbare infligé à leur cadavres sont des sentiments tout à fait étrangers aux habitants de Fallouja pour la plupart d'entre eux ce qui s'est passé hier n'est qu'un épisode de plus de l'avant d'État qui les oppose depuis un an aux Américains voilà il est maintenant 20h15 à quelques secondes près Jacques Chirac s'apprête donc à répondre au question 4 jours après le second tour des régionales et au lendemain de la présentation du nouveau gouvernement tout de suite direction le palais de l'Élysée monsieur le Président bonsoir merci de nous accueillir avec Patric Poivre d'Arvor alors tout simplement voilà à deux reprises lors des deux tours des élections régionales les Français ont exprimé très fortement leur mécontentement et puis il y a 48 he vous avez à nouveau choisi Jean-Pierre affarin comme premier ministre et beaucoup de Français se demandent aujourd'hui si vous avez bien entendu et compris leur messages oui j'ai écouter attentivement et j'ai entendu le message de nos compatriotes beaucoup d'entre eux ont en effet comme vous le dites exprimé des inquiétudes des impatiences des mécontentements c'est un fait et le gouvernement doit tenir compte de ce message et doit en tenir compte d'abord en étente plus encore que par le passé en offensive sur deux domaines essentiels à la vie de la nation l'emploi et la croissance ensuite en ayant plus que jamais présent à l'esprit une exigence fondamentale qui est la justice sociale et qui doit être en quelque sorte le point de passage obligé de toutes les réflexion concernant l'action l'évolution des choses et enfin en mar Marant très clairement sa volonté d'ouverture et de dialogue ouverture et dialogue qui sont il faut le dire des qualités qui ne sont pas traditionnellement dans la culture français et qui doivent être développé alors à partir de là des corrections d'action sont peut-être nécessaires nous y reviendrons vous qui intervenez ce soir en première ligne et non pas lui c'est peut-être que vous le considérez un peu comme votre directeur de inet certains observateurs ont parlé de fusible ou de Premier ministre avec un CDD de 3 mois juste pour affronter des réformes impopulaires et des élections européennes plutôt mal parties monsieurv méfiez-vous des clichés j'ai fixé un cap y reviendrons j'ai fait le choix de la constance de la termination et de l'action en nomant Jean-Pierre affarin à la tête d'une équipe remagnée renouvelé et qui croyait le bien saura entendre et a entendu le message comp adresser beaucoup de Français et Monsieur pivvrev j'ai estimé en conscience en conscience que Monsieur rafarin était à même compte tenu de son expérience de tirer ses conséquences et aussi de poursuivre l'action parce que l'homme est de qualité parce que naturellement c'est un homme de qualité sinon je ne l'aurais pas choisi et je ne l'aurais pas renommé mais aussi parce que il connaît bien la France et les Français et il est tout à fait en harmonie avec le cap que j'ai fixé en 2002 et qui est un cap qui est orienté vers deux objectifs le premier objectif c'est de redonner des fondations solides à la République d'où l'action pour restaurer ou rétablir l'autorité de l'État et la sécurité des citoyens pour refuser toute forme d'intolérance ou d'exclusion qui est un grand problème pour la France d'aujourd'hui pour réaffirmer et faire respecter les valeurs républicaines au premier r desquelles se trouve l'égalité des chances et la laïcité le deuxème objectif étant bien entendu de se mettre en mesure d'assumer les évolutions qu'exigent l'évolution du monde et dont la France ne peut pas s'abstraire sauf à disparaître ou à assumer de graves difficultés des évolution notamment économique et sociale voilà les deux objectifs que j'ai fixé le cap que j'ai fixé dès 2002 et qui reste le même alors petite précision la question est effectivement il n'est pas là pour 3 mois Jean-Pierre affarin quel que soit le résultat des élection européennes il y aura pas de remanement il restera pour que ce soit clair madame Chabot on ne nomme pas un gouvernement pour une durée déterminée on nomme un gouvernement pour atteindre des objectifs c'est bien dans cet esprit que j'ai nommé ce gouver ce premier ministre et autre petite précision aussi pour que les choses soi clair vous n'avez pas choisi Jean-Pierre affarin parce que vous ne vouliez pas Nicolas Sarkozi je comprends très bien le goût qu'on peut avoir pour la polémique ça fait partie j'allais des scories mais aussi des plaisirs de la démocratie et Nicolas Sarkozi qui est un homme de grande qualité qui a parfaitement réussi dans une mission essentielle qui lui avait été confiée et qui n'était pas facile à tous égards a tout à fait légitimement sa place dans une autre mission essentielle aujourd'hui qui est celle d'assumer la politique économique et financière de notre pays mais il est un jour premier ministraable vous n'avez pas de problème majeurs avec lui vous n'vez pas de problème personnel avec lui avec Nic SAR je lis parfois les échos qui paraissent ici ou là c'est tout à fait normal et je dois dire que je n'y reconnais jamais la réalité des choses alors justement sur Nicolas Sarkozi des des gens se sont dit bon il a bien réussi en effet place bovau il y avait un deuxième ministre qui était très populaire qui était Dominique de Villepin qui a porté donc avec panache la parole française à l'étranger et ces deuxl change de de poste ça correspond à quoi aux exigences du jour il était évident que une nouvelle impulsion devait être donnée sur le plan économique même si Monsieur Francis maire avait assumé ses fonctions avec une très grande qualité une très grande autorité et je tiens à lui rendre hommage mais on avait besoin d'un changement d'une impulsion nouvelle et c'était vrai également dans les autres ministères j'ai choisi monsieur de Villepin pour assumer les fonctions tout à fait essentielles de ministre de l'Intérieur je suis persuadé qu'il les assumeront qu'il les assumera avec la qualité qu'il a mise à assumer ses précédentes fonctions si vous dites il faut continuer monsieur le Président en 2002 après le choc du 21 avril c'était un gouvernement de mission qui avait été mis en place qu'est-ce qui n'a pas marché c'est toujours et ce gouvernement a fait beaucoup de choses nous avons connu une longue phase d'immobilisme il était tout à fait évident que la France avait besoin d'un certain nombre d'évolution d'adaptations de réformes et que l'on repoussa indéfiniment ces réformes probablement parce qu'elles sont toujours difficiles à faire et qu'on redoutait les conséquences que cela pouvait comporter sur le plan purement politique et il fallait les faire et le gouvernement de Monsieur rafarin a assumé cette responsabilité difficile l'exemple le plus typique est celui naturellement de la réforme des retraites savez-vous que si on avait rien fait avant 2020 on aurait été obligé pratiquement de diminuer par deux de diviser par deux nos retraites ce qui était tout à fait et plus on avançait dans le temps plus la réforme étit difficile et plus les résultats étaient compromis entre autres choses bien d'autres réformes ont été faite vous savez quand on change un peu les choses et il y a toujours des surtout dans un pays comme la France mais c'est vrai dans toute l'Europe pour regarder ce qui se passe dans chez tout nos voisins ils sont soumis au même traitement pour les mêmes raisons ils les assument peut-être un peu mieux encore que je n'en suis pas sûr parce que là la la sanction électorale a été très forte quand même 24 régions ou 25 régions sur 26 à gauche ou bien entendu euh ça tient à ce mécontentement que j'évoqué mais quand vous regardez le nombre des Français qui ont approuvé l'action du gouvernement par rapport au nombre des Français qui l'ont désapprouvé la différence n'est tout de même pas considérable et le problème n'est pas là il y a une responsabilité générale du gouvernement quel qu'il soit à l'égard des évolutions qui s'imposent à notre pays dans tous les domaines sinon la France sera sur le bord de la route elle ne suivra pas la France est un pays qui a des atouts considérables qui a une voix qui porte dans le monde qui est considéré et respecté c'est indiscutable naturellement si elle veut conserver cette situation qui lui permet par ailleurs de défendre ses valeurs et ses intérêts de façon efficace il faut aussi qu'elle s'adapte et les adaptations c'est toujours un peu douloureux ce dont le gouvernement doit être convaincu c'est d'une part qu'il faut poursuivre l'action d'adaptation de notre société au monde moderne mais qu'il faut le faire je l'ai dit tout à l'heure et je le répète en ayant en toile de fond permanent donc dans le regard en permanence l'exigence de justice sociale qu'à juste titre les français considèent pour reprendre la question une deuxième fois d'arl Chabot qu'est-ce qui n'a pas marché dans le gouvernement précédent est-ce que par exemple les ministres issus de la société civile Luc fer jeanjacagon on dans changement il y a toujours beaucoup d'injustice forcément il y a toujours la né profn a toujours vous savez la politique contrairement à ce que beaucoup de gens pensent ou croient c'est également un métier c'est également une vocation qui exige une formation il faut avoir à la fois la vocation et la formation c'est la raison pour laquelle des changements parfois s'imposent ils sont souvent douloureux regrettabl peut-être injuste mais c'est l'intérêt général qui doit primer est-ce Vitez pas que ce gouvernement déficit social ou déficit social pour beaucoup ce gouvernement est apparu comme un gouvernement qui donnait plus déjà au privilégiés ça a été vécu comme ça les baisses d'impôts pendant qu'en même temps il y avait des chômeurs qui étaient rad l'unédit que la location Spécifique de Solidarité était réduite et et on a dit ben voilà c'est c'est l'injustice sociale il y a plus de sécurité dans le domaine de la vie et Mo vous avez raison et dans toute critique il y a toujours un fond de vérité et je ne crois pas que l'on puisse dire qu'on a favorisé les riches au détriment des autres ce qui en revanche était essentiel c'est de libérer les énergies et de faire en sorte que en France on soit incité à travailler à investir à produire à créer des emplois et nous arrivions à une situation où hélas le découragement exista chez les forces vives les plus les plus essentiel à la nation et on le voyait notamment au travers du nombre d'entreprises de capitaux de travailleurs qui partaient à l'étranger et ça c'est pas possible c'est une situation qui ne peut pas durer et donc il était essentiel non seulement pour maintenir notre capital de croissance mais également pour maintenir l'espoir chez ceux qui veulent investir ou s'invest IR pour créer et créer de la richesse et donc de l'emploi et donc du progrès social il fallait prendre un certain nombre de mesures elles ont été prises alors comme je vous je vous le dis à l'instant il y a toujours un fond de vérité vous avez cité l'ASS une question spécifique de solidarité vous avez eu raison et et là il y a probablement une correction à faire il y a eu une circonstance qui aurait peut-être dû être mieux prévu qui a fait que sont arrivés ensemble au même moment d'une part la réforme indispensable de l'Unedic qui était en train d'être en faillite et que les partenaires sociaux ont décidé ça c'était pas du tout de la responsabilité du gouvernement partenaires sociaux ont décidé une réforme de l'assurance chômage dans le cadre de l'unéthque et par parèlement les la prestation donnée à ce qu'on appelle les travailleurs en fin de droit qu'on appelle laasss qui elle relève de la responsabilité du gouvernement cette réforme a été faite au même moment et cette simultanéité qui n'a pas été suffisamment coordonnée s traduite par les difficultés que vous évoqué à juste titre et qui ont été très durement ressentis par un certain nombre de travailleurs ou de chômeurs dans notre pays mais vous aviez été alerté sur cette difficulté parce que au Parlement il y avait des gens qui disaient je vous dis que j'ai écouté ce qu'on dit les Français c'est la raison pour laquelle j'ai demandé au gouvernement de suspendre la mise en œuvre de la mesure relative à la SS la loi de mobilisation pour l'emploi que prépare actuellement le ministre de la Cohésion Sociale monsieur Jean-Louis borlot doit permettre de reprendre les choses et dans une logique d'ensemble et cela avec un objectif principal qui est de mieux aider de mieux accompagner les chômeurs les gens qui sont au chômage dans le retour à l'emploi pour retrouver un emploi une activité et c'est dans ce contexte qu'il faudra régler le problème de l'ASS j'ai donc demandé qu'on suspende la mise en œuvre de cette de cette mesure est-ce que vous diriez vous voyez que vous écoutez voilà vous écoutez les Français et est-ce que vous diriez comme le numéro 3 de votre gouvernement François Fillon que ce qui s'est passé dimanche c'est un 21 avril à l'envers je me méfie toujours des formules est-ce qu'est-ce qui a pesé aussi dans dans dans peut-être ce mécontentement des Français il y a le des problèmes aussi sociaux qui n'ont pas été réglés ou des conflits les intermittents oui on va envenir à la réforme mais par exemple les intermittent du spectacle c'est un conflit qui qui a duré et puis en même temps on n'a pas compris que vous penchiez peut-être pas plutôt sur les les demandes des chercheurs alors qu'en même temps on donnait au restaurateurs ce qui était pas forcément illégitime mais là aussi on a sentiment peut-être chez certains Français qu'il y avait de l'injustice vous soulevez trois problèmes qui mérit effectivement réponse les intermittents du spectacle au départ une décision prise par les organisations compétentes dans le cadre de l'indemnisation du chômage pour faire face à un déficit considérable du régime des intermittents dont la conséquence était que ce régime était en faillite et que le déficit était pris en charge nécessairement par l'ensemble des autres travailleurs ce qui a pu sembler inadmissible ou inacceptable par les responsables syndicaux et professionnel et honnêtement et honnêtement je crois qu'ils ont eu raison en revanche on ne sait pas me semble-t-il on n pas pris suffisamment conscience du de la spécificité française dans le domaine de la culture nous sommes des défenseurs acharnés vous le savez sur le plan international et sur le plan national de la diversité culturelle de la spécificité française et on ne s'est pas aperçu des conséquences que cela pouvait comporter notamment pour des jeunes certes il y avait des abus ces abus étaient dont beaucoup de grandes entreprises suivent mon regard assumer une part de responsabilité et qu'il fallait corriger indiscutablement mais les conséquences sur un certain nombre de jeunes artistes étai ont été mal appréciés là aussi vous demandez al il y a eu à l'heure mais ça c'est un autre problème c'est une décision qui a été prise par les organisations syndicales c'est pas la responsabilité du gouvernement mais pe essayer de la rendre moins injuste peut-être le problème se pose et donc j'ai demandé au gouvernement immédiatement de prendre tout les contacts nécessaires dans le cadre de la concertation indispensable pour trouver la solution aux problèmes qui sont posés notamment pour les jeunes artistes après vous avez évoqué les chercheurs ça c'est aussi un vrai problème il y a eu ce malaise et cette réaction à quoi était-elle dû d'abord à un mal un malaise dû à l'insuffisance des moyens consacrés à la recherche et ça c'est à malaise justifié dès 2002 j'avais indiqué que la recherche étant je dirait le moteur principal de la croissance et de l'avenir il fallait que la France fasse un effort important et qu'elle atteigne avant 2010 3 % de sa richesse nationale affectée à la recherche on a probablement pris du retard dans dans ce domaine pour des raisons tenantes aux contraintes budgétaire elle-même issue de l'insuffisance de croissance quand il y avait de la croissance il y a 3 4 5 ans c'était plus facile maintenant est évidemment plus difficile c'est vrai d'ailleurs pour tous les pays européens il fallait donc répondre à ce besoin notamment parce qu'il était exprimé mais surtout parce qu'il est conforme à l'intérêt national d'où l'idée d'une grande loi d'orientation et de programmation de la recherche et puis il y avait un problème spécifique qui était un problème de répartition des postes entre les postes statutaires et les postes contractuels et ce problème devrait être réexaminé j'ai demander aussi au gouvernement de réexaminer ce problème de poste mais ça ce n'est pas là l'essentiel ce problème sera réglé mais l'essentiel c'est que on fasse une réflexion on dit sur notre recherche et notamment notre recherche universitaire qui manque de moyens alors qu'elle est essentielle il y a là un effort particulier à faire c'est une des missions du nouveau gouvernement il y a le problème de la réforme probablement l'adaptation de notre système institutionnel et notamment de nos grands établissement de recherche ça ça suppose une concertation une réflexion approfondie pour voir comment on peut moderniser rendre plus dynamique plus efficace euh cette recherche il y a bien entendu la loi de programmation qui doit prévoir les moyens nécessaires pour les années qui viennent et il y a enfin les une nécessité absolue d'une augmentation très sensible de la recherche privée qui en France est très insuffisante par rapport à ce que l'on voit dans tous les grands pays il y a donc un problème général de recherche dans toutes ces affaires chercheurs intermittents professeurs vous avez été choqué de voir qu'on disait que vous faisiez une sorte de guerre à l'intelligence sous prétexte ce sont des catégories qui ne votent pas pour vous habituellement ça fait partie de la polémique et je ne me choque pas d' polémique la polémique c'est aussi je vous l'ai dit tout à l'heure l'un des ressort de la démocratie encore faut-il ne pas en abuser et encore faut-il comprendre une chose essentielle c'est que en France nous n'avons pas la culture vraiment du dialogue et ça c'est vrai pour tout le monde c'est vrai pour le gouvernement c'est vrai pour les organisations professionnelles ou syndicales nous n'avons pas une culture de dialogue nous avons spontanément pour des raisons que l'on peut historiquement expliquer une culture de l'affrontement ça c'est une voilà une réforme qui est essentielle faire petit à petit entrer dans l'esprit des gens en France ce qui est déjà entré dans la plupart des pays qui nous entourent à savoir que c'est par le dialogue ce qui suppose que chacun fasse un effort dans ce domaine les dirigeants les syndicats les professionnels et cetera que le dialogue est toujours meilleur que l'affrontement est-ce que vous allez y arriver pour une réforme très importante qui est attendue la réforme de l'assurance maladie d'abord est-ce que vous allez la différer ou est-ce qu'elle va tenir les délai que vous lui avez imparti vous savez là nous sommes sur un point tout à fait essentiel pour l'avenir de notre pays et de notre pacte social tel que nous l'estimons nécessaire aujourd'hui le niveau des déficites et la non maîtrise des dépenses conduite à un déficit de l'assurance maladie immaîtrisable et dont les conséquences ne peuvent pas ne pas être dramatiques c'est-à-dire c'est la mise en cause même de l'assurance maladie qui qui doit être considérée c'est ça mise en cause or donc l'urgence oui or quand on met en cause l'assurance malaie on sait très bien ce qui se passe les riches eux naturellement conservent les moyens d'assumer leur responsabilités en matière de leur santé ou celle de leur leurs proches et naturellement ce sont les pauvres qui n'ont pas les moyens c'est d'ailleurs pour eux qui avait été fait le système le pacte social de 1945 donc l'assurance maladie la sécurité sociale en général l'assurance maladie en particulier c'est un domaine tout à fait vital vit pour la nation vital il faut donc faire ce qui est nécessaire alors ce qui est nécessaire il faut le faire il faut le faire je cro madame Chabot et avec à l'esprit quatre idées simples la première c'est la transparence c'est-à-dire le dialogue cette transparence elle conduit en particulier je le dis tout de suite à récuser le recours aux ordonnances c'est pas du tout un domaine où l'on peut opérer par le recours aux ordonnances cétait l'intention à votre gouvernement 2è deè principe 2è c'est qu'il faut faire évoluer nos comportements il n'est pas normal que la France soit le champion du monde en matière de consommation de médicaments ce n'est pas normal il n'est pas normal que par tête d'habitant les Allemands consomment trois fois moins d'antibiotiques que les Français ce n'est pas normal donc il y a un problème d'évolution de nos comportements la maîtrise médicalisée n'a pas marché ça sera pas facile parce qu'on le rou le troème point c'est que il faut un pilote dans l'avion dans l'avion de l'Assurance Maladie pour le moment on a l'impression qu'il n'y en a pas vraiment l'État s'en occupe vent toujours intervenir parfois pour des raisons qui ne sont pas tout à fait justifiables les organisations syndical et professionnels ne sont pas à leur place dans l'esprit et dans la ligne du P pacte social de 1945 le pilote c'était les partenaires sociaux il en un qui siège plus oui ça c'est ce n'est pas acceptable ce n'est pas convenable bon le pilote c'était les partenaires sociaux et cela doit revenir s'il n'y a pas d'autres solution et qui soit conforme à l'intérêt général et je dirais à la morale à l'éthique même de la protection sociale c'est pourquoi j'ai demandé au gouvernement de euh d'engager les négociations nécessaires dans ce sens et puis dernier point il faudra naturellement euh prendre des mesures de redressement elles n'ont pas encore été décidées du tout elles sont essentielles elles seront difficiles c'est pourquoi j'estime qu'elles doivent être prises je l'ai dit tout à l'heure dans la transparence et dans la concertation c'est la raison pour laquelle comme l'ont fait la plupart de nos grands partenaires européens et notamment nos amis allemands il est indispensable que les partenaires sociaux et le gouvernement mais aussi que la majorité et l'opposition sur un sujet aussi vital pour l'avenir des Français se rassemble pour discuter ensemble et ensemble rechercher une solution regardez pour la laïcité il y a eu un grand débat un débat de fond de principe et finalement on est arrivé à une solution qui a été approuvée aussi bien par la l'opposition que par la majorité quand il y a un grand débat national un grand enjeu essentiel pour la vie des français et notamment des plus modestes il est indispensable de trouver un accord national le se réfugier simplement dans la polémique ou dans la critique n'est pas possible penser que le niaka ou imposer une solution n'est pas possible non plus donc il y a là un grand défi le ministre Philippe doueblasi qui est un homme à la fois d'une grande compétence et d'une grande sensibilité aura assumer cette responsabilité je le répète essentielle pour les années qui viennent je suis sûr qu'il le fera avec beaucoup de qualité c'est vous imaginez des des tables rondes de travail sur une durée assez longue d'ailleurs avec des partenaires de de l'opposition nom assez longue c'est tout de même limité il faut savoir qu'il y a urgence comme il y avait urgence à faire la réforme des retraites monsieur le Président tout cela sinon nous allons dans le mur tout cela intervient justement sur une situation économieque qui est quand même assez à tonne une croissance relativement molle nous a dit hier l'INC est-ce queavec cette petite croissance est-ce qu'elle vous paraî suffisante en tout cas pour résorber les déficits pour faire plaisir à Bruxelles et pour continuer la baisse des des impôts que vous aviez promises je voudrais d'abord rappeler que la baisse des impôts c'est pas un cas cadeau que je veux faire aux uns ou aux autres nous sommes oui c'est une nécessité c'est la raison pour laquelle c'était une promesse nous sommes aujourd'hui l'un des pays l'un des grands pays les plus taxés du monde c'est un handicap formidable à notre croissance et à notre développement il faut y remédier il n'y a pas de mystère si on décourage si on décourage les gens on décourage l'initiative la croissance le développement l'emploi l'amélioration sociale le progrès social donc il est essentiel je dirais en tous les cas de rentrer dans la moyenne dans au moins dans la moyenne européenne donc on continuera l'année prochaine donc il faudra continuer dans toute la mesure de nos moyens naturellement et comp tenu des contraintes qui sont les nôtres il faudra continuer je le répète non pas pour faire plaisir aux uns ouut autres mais parce que c'est vital si on veut continuer à avoir de l'emploi de la croissance de l'investissement de la recherche c'est indispensable sinon toutes les forces vives créatrices risquent de partir de chez N et comment va-t-on faire pour rentrer dans les CL alors vous dites la croissance est molle elle est toujours trop molle on peut en tous les cas l'espérer toujours meilleure elle est en voie d'amélioration il y a une chose qui me qui me chagrine toujours un peu c'est de voir à quel point nous soulignons en permanence tout ce qui peut engendrer le pessimisme quand je dis nous c'est nous tous d'ailleurs c'est aussi l'une des caractéristiques françaises on nourrit le pessimisme sans se rendre compte qu'en nourrissant le pessimisme alors que nous avons des atouts fantastiques que nous faisons la preuve de notre savoir-faire dans le monde entier et en nourrissant le pessimisme naturellement on décourage les gens on décourage l'initiative on décourage le travail je ne suis pas pessimiste je ne le suis pas par nature et je ne suis pas par conviction et il n'y a pas aujourd'hui lieu de l'être on a une reprise insuffisante par rapport à ce que nous pourrions souhaiter de la croissance mais c'est quand même une reprise on l'observe en Europe il faut l'accompagner tout le souci des dirig européens notamment lors du dernier conseil qui a eu lieu il y a quelques jours a été de nous mobiliser pour essayer de donner une impulsion ensemble à la croissance on appelle ça le processus de Lisbonne peu importe donner ensemble une impulsion à la croissance c'est essentiel suff pour permettre de revenir justement ce que demand doit donner à la croissance il y a un élément capital c'est d'avoir un certain optimisme raisonnable raisonné mais un certain optimisme tout ce qui alimente en France beaucoup plus qu'ailleurs dans des conditions d'ailleurs qui sont très mal comprises à l'étranger je peux enorter témoignage le pessimisme est un un élément supplémentaire de notre faiblesse jerais pas vous faire de peine et me montrer très pessimiste mais il y a un élément qui ne participe quand même pas l'enthousiasme général c'est l'endettement de la France qui atteint un chiffre considérable alors est-ce que la première mission Nicolas Sarkozi c'est justement pas de dire bah on va réduire le déficit et progressivement comme on s ont engagé respecter les demandes européennes mais 1000 milliards d'euros d'endettement ça fait peur il y a deux raisons et c'est un grand défi que devra relever monsieur Sarkozi aux finance il y a effectivement euh on a laissé s'accumuler depuis 10 ans on a laissé s'accumuler les dépenses immédiates ou potentielles celle que l'on était obligé d'assumer tout de suite et celle que l'on laissait au suivant le soin d'assumer et nous sommes arrivés à cette situation où nos déficits ne sont plus acceptables pour nos partenaires et où surtout notre endettement puisque c'est la même chose n'est-ce pas devient-elle qu'en réalité nous reportons sur nos enfants de façon inacceptable la charge de notre confort actuel ce n'est pas possible il faut donc retrouver la maîtrise de ces dépenses ce qui suppose en particulier que on regarde très exactement le rapport coûte efficacité d'un certain nombre d'actions notamment d'actions conduitite par le gouvernement il y a un effort à faire je regardais euh madame chabau il y a deux ou tris jours TR ou 4re jours votre excellente émission euh mot croisé mot croisé et c'était très intéressant et parmi les intervenants il y a eu un monsieur que je ne connaissais d'ailleurs pas mais qui a exposé avec beaucoup de force et à l'évidence de compétenence d'ailleurs personne ne l'a contesté ou ne l'a contredit le fait que disait-il la perception des impôts en France est quatre fois plus chère que dans les autres pays européens c'est bien ce qu'il a dit bon alors je ne cherche pas à faire de de de de de comparaison mais euh c'est un exemple parmi beaucoup de la nécessité qu'il y a à reprendre en main un certain nombre de mauvaises habitudes à moderniser un certain nombre de méthodes si les entreprises privées et qui font la richesse de notre pays et avait accepté de ne rien changer depuis 30 ans ou 50 ans là il est certain que la France aurait pratiquement cessé d'exister et bien l'État doit assumer les mêmes responsabilités ce que disait ce cet expert était tout à fait juste é un exemple parmi d'autres et c'est très difficile pour cela aussi il ne faut pas de la confrontation il ne faut pas chercher à imposer le changement d' ude souvent si ancienne qu'on les trouve tout à fait naturell quand on les assume il faut du dialogue de la concertation de la raison comment faire que le mot réforme ne soit pas toujours associé au mot sacrifice pour les Français il y a du gag g en employant moins ce mot alors puisqu'on parle de mot vous avez employé le mot de fracture sociale en 95 quand vous avez été élu là vous reparlez de cohésion sociale cohésion nationale à travers le ministère de de Jean-Louis borlau puisque là vous avez 3 ans devant vous 3 ans sans élection qu'est-ce vous voulez en faire de ces 3 ans avant de remettre votre mandat en jeu ou de vous retirer qu'est-ce que vous souhaitez qu'il reste de de ces 3 ans et une France qui aura retrouvé tout son dynamisme et qui par conséquent sera en mesure d'assumer son pacte social sans l'écorner et en le développant ceci dans un contexte européen de paix et de démocratie mais et le le problème de la cohésion sociale que vous avez évoqué en parlant de fracture sociale est un vrai problème en France on est bien obligé de constater que malgré une augmentation très considérable des dépenses et notamment des dépenses sociales depuis 10 ans 20 ans peu importe je ne fais pas là allusion à un temps politique ou gouvernemental mais un fait social la pauvreté n'a pas diminué et l'exclusion non plus c'est un fait et petit à petit se sont développés renforcés des getos qui sont souvent des getos de la misère et ça ce n'est pas acceptable alors pourquoi il y a une raison à cela entre autres c'est que les hommes les femmes les jeunes qui sont victimes de ce phénomène en réalité il faut le reconnaître ne sont sérieusement et efficacement défendu par personne ils ne sont pas dans le système alors naturellement il provoque un certain nombre de lamentation chez un certain nombre d'observateurs qui ensuite n'en tirent aucune conséquence ils ne sont pas réellement et par conséquent il faut vraiment faire quelque chose si j'ai souhaité que l'on crée un ministère de la cohésion sociale qui est en main l'ensemble des éléments pour agir dans ce domaine qui va du logement au travail en passant par l'intégration la grande faiblesse des 10 ans passés nous n'avons pas eu de politique d'intégration en tous les cas une politique très insuffisante et nous en portons encore actuellement les conséquencesés oui oui je sais bien mais je n'avais pas pendant les dernières années jusque à 2002 tous les moyens pour agir ce qui ne m'avait pas empêché de dire les choses mais nit pas toujours été écouté d'une façon aussi souhaitable que je l'aurais imaginé gouvernement précédent peu importe je ne suis pas en train de polémiquer contre qui que ce soit je constate donc il est essentiel aujourd'hui que l'on ait une politique qui nous permette de réduire par tous les moyens concentrés entre les mains de quelqu'un qui peut agir de façon coordonnée et cohérente depuis le logement jusqu'au travail en passant par l'intégration par l'ensemble des actions qui peuvent être conduites pour je dirais dégettoiser euh notre société c'est capital alors puisqu'on arrive au terme de cette émission on peut vous poser une question étrangère et qui concerne le le le remaniement d'hier de retirer Dominique vilpin du qu d'Orsa et de le remplacer par l'Européen Michel Barnier ça une une façon c'est un signe amical vis-à-vis des Américains et et un signe vis-à-vis des Européens écoutez permettez-moi de vous dire que on nomme pas en France un ministre des Affaires étrangères pour faire un signe à quelqu'un on nomme un ministre des Affaires étrangères pour conduire sous l'impulsion du Président de la République responsable éminent dans ce domaine une politique étrangère alors le fait que Monsieur Barnier soit une autorité dans le domaine européen est un plus indiscutable un homme qui connaît parfaitement le fonctionnement des mécanismes européens c'est un homme qui est profondément européen et c'est un homme par conséquent qui pourra au moment si difficile de la réforme des institutions européennes et de l'élargissement qui pourra conduire les intérêts de la France de la meilleure façon je lui fais tout à fait confiance dans ce domaine et pour le reste je vous tout de suite que la politique de la France ne change pas elle est émane essentiellement du président de la République et tant que je serai là cette politique ne changera pas alors monsieur le Président vous a entendu depuis tout à l'heure avec avec Patrick poivod d'Arvor bon corriger demander au gouvernement de faire un certain nombre d'adaptations dresser sa feuille de route donner des perspectives et beaucoup Français se disent régulièrement mais pourquoi le président de la République ne parle-t-il pas plus souvent parce qu'au fond ça irait peut-être mieux et c'est sa fonction de nous dire où on va et un manque et on a l'impression que vous vous occupez surtout des dossiers internationaux voilà la les affaires étrangère et la défense dont dépend pour une large part le rôle et la place de la France dans le monde sa capacité à défendre ses intérêts et de façon éminente le rôle du chef de l'État et je suis efforcé de porter cette VO aussi haut que possible parce que c'est en France la voix de la paix du droit de la justice du respect des autres et du dialogue des cultures et et je continuerai alors vous me dites que je devrais m'exprimer davantage vous avez peut-être raison pour donner des lignes des perspectives au frç je vous avez peut-être raison je ne voudrais pas qu'on dise non plus que le Président de la République se bêle de tout il y a un gouvernement qui est responsable et qui assume cette responsabilité et par conséquent il est légitime que je donne un certain nombre d'orientations il ne m'appartient pas de conduire la politique quotidienne du gouvernement en revanche je voudrais dire que au-delà des compéten naturell dans notre constitution du chef de l'État et qui sont grandes et je voudrais dire que en 2002 j'ai pris tout à fait conscience de la réalité politique qui a donné le résultat dont vous vous souvenez et qui me conduit à mettre au premier rang de ces préoccupations et de cette vocation du chef de l'État dans notre pays la défense des valeurs de la République et tout simplement parce que les Français doivent être fiers de la France les Français doivent se rassembler autour des valeurs qui font la France ça c'est essentiel et ça c'est un peu aussi et plus encore depuis 2002 tel en tous les cas que je l'ai ressenti le rôle du chef de l'État il est presque 21 he au nom de nos téléspectateurs je vous remercie monsieur je vous remercie voilà pour cette intervention en direct de l'Élysée avant de refermer ce journal nous allons entendre deux réactions et un commentaire le votre Gérard Leclerc vous nous avez rejoint bonsoir car il y a des enseignements à tirés de cette intervention etvec un président qui plonge un peu dans la mêlée et des annonces très concrètes finalement il a vraiment répondu aux questions que les gens se se posent alors par exemple le président a-t-il tenu tirer les leçons des des régionales et bien oui il a écouté attentivement et entendu l'inquiétude l'impatience et le mécontentement et a-t-il dit le gouvernement doit être à l'offens sur l'emploi la croissance et doit être attentif à la justice sociale alors pourquoi avoir choisi de maintenir Jean-Pierre rafarin et bien a-t-il dit j'ai fait le choix de la constance et de la détermination euh et Jean-Pierre rafarin est en harmonie avec les deux caps que Jacques shirac avait fixé à son arrivée au pouvoir à savoir redonner des fondations à la République et puis faire accepter les évolutions de la société qui sont nécessaires mais qui doivent être faites là encore a-t-il souligné dans une exigence de justice sociale et puis là Jacques Chirac a vraiment donné une sorte de feuille de route au gouvernement il est rentré on peut dire dans dans la mêlée absolument il a détaillé les corrections que le gouvernement devait apporter à son action par exemple sur la réduction des droits des chômeurs la fameuse ass et bien il a dit il a demandé au gouvernement de suspendre cette réforme de l'ASS sur les intermittents et bien il faut réévaluer la situation des jeunes artistes la recherche un effort particulier doit être fait et notamment au niveau des créations de postes c'est la revendication des chercheurs ent l'assurance maladie certes il faut la réformer mais dans la transparence et Jacques Chirac a dit qu'il ne fallait pas passer par les ordonnances comme souhaitait le faire le gouvernement et puis sur les déficites là aussi il faut retrouver la maîtrise des dépenses publiques mais toujours dans le dialogue et la concertation plus généralement donc jacquirac a plaidé pour l'action rien n'a été fait depuis 10 ans a--il souvent a-t-il souvent répété et puis il s'en est pris à ceux qui nourrissent le pessimisme alors a-t-il dit que la reprise est là et qu'il faut l'accompagner voilà président de la République qui a souhaité effectivement rentrer dans le concret c'est ce que retient pour le Parti socialiste Julien andraay notamment sur la suspension de la réforme de laallocation Spécifique de Solidarité en écoute Julien il semblerait que le Président de la République se rende compte tout d'un coup que finalement elle était injuste bon c'est toujours bon à prendre pour ceux qui sont victimes de cela qui ont été victimes de cette mesure mais sur le fond il comprend pas que l'essentiel de ce qui a été fait depuis 18 mois a été vécu comme une agression une remise en cause donc on nous explique toujours qu'il faut faire des réformes bon et on s le le principe de de la réforme mais c'est pas ça qui est en cause tout je veux dire c'est le contenu de ce qui a été fait jusqu'à maintenant et là on voit bien qu'il ne veut pas changer ça veut donc bien dire que le jeu de s musical a servi à brouiller les pistes mais que sur le fond de la politique on va pas revenir en arrière voilà réaction à l'UDF maintenant on écoute André Santini qui se dit satisfait du M à coupa en quelque sorte exprimé par le Président de la République et qui attend la suite André Santini le réquisitoire qu'il a prononcé contre Monsieur rafarin 2 est passionnant finalement il y a eu erreur surt je me permettrai de rappeler que l'UDF pendant le débat budgétaire avait lutté contre la baisse symbolique des 3 % en matière fiscale c'était élevé contre la réduction de l'allocation spécifique de solidarité avait demandé que on ne méprise pas les chercheurs et aujourd'hui qu'il y ait un geste pour les intermittents et bien je suis heureux de constater que tout cela va faire partie du programme de rafarin 3 voilà pour ce très large chapitre politique aujourd'hui évidemment avec cette intervention du chef de l'État une image encore avant de se séparer une image de sport pour vous rappeler qu'hier soir euh la France a accompli un match sans éclat Rotterdam 0-0 face au Pays-Bas et très peu d'occasion de but en revanche pour le futur adversaire des Bleus à l'Euro l'Angleterre et bien la soirée a été bien pire euh défaite 1-0 face à la Suède on peut signaler aussi que les Tchèques ont été battus par l'ire 2-1 l'Allemagne a gagné 3-0 face à la Belgique l'Espagne a battu le Danemark 2-0 ces rencontres amicales de préparation à l'Euro 2004 fin de ce journal merci de l'avoir suivi tout de suite la météo patrice Drevet point route Valérie Maurice 21h15 envoyé spécial Guilen Chenu Françoise jolie au Sommer notamment fumeur et dépendance et puis Haïti la tourmente 23h15 campus la France est-elle réformable Guillaume Duran reçoit notamment Alain Minc demain à 13h Daniel Bilalan à 20h et tout le weekend vous retrouvez Beatrice schberg on se quitte sur ces images de la flamme olympique première étape du Tour du Monde Athène et en raison du vent la torche s'est éteinte quelques minutes ça neempêchera pas de poursuivre son périple avant de revenir en août prochain en Grèce à [Musique]
Jean-Pierre Raffarin