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interviewSud Radio (sur YouTube)· 11 décembre 2025 42 min

"Si Emmanuel Macron signe le Mercosur, je suis persuadée qu'il y aura une motion de censure"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Midih 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États, le face- [musique] à face. Il est 13h4, vous êtes sur Sud Radio avec Pericolas qui reçoit la sénatrice du Béarne et du Pays-Bas, ce que ça s'appelle aussi les pyrénés atlantiques, je crois, [rires] Frédéric Espagnac qui connaît bien les dossiers de la de l'agriculture, de la territorialité, la cause paysane. Voilà, j'ai invité Frédéric Espagnac parce que l'agriculture française a peur aujourd'hui.

On sait qu'elle est malade, on sait qu'elle est souffrante. Nous avons vu l'autre jour, nous avions Stéphane Le Fol en ligne, ancien ministre de l'agriculture du quinquena de François Hollande parce que madame Jeunev a organisé à Ringis l'éveil alimentaire avec les conférences pour savoir comment sauver l'agriculture française. Tout ça après la loi l'excellente loi d'agroécologie la loi d'avenir de 2014 votée par le Parlement français qui a été évacué par les états généraux de de l'alimentation en 2017 qui avait engendré la loi égalim 1, la loi égalim 2, la loi égalim 3, on va faire la loi égalim 4.

Donc je voudrais faire un point euh précis. Merci Frédéric Espagnac d'avoir accepté cette invitation. Je vous rappelle que le thème de cette le thème de notre station de radio Sud Radio, c'est parlons vrai.

Je ne doute pas qu'avec vous on pas on va parler vrai. Bon là récemment, on vient d'apprendre ce matin épidémie de grippe avière en Dordogne dans le périgore. La production de fois gras encore menacé.

Nous avions vous et moi, on s'était impliqué à l'époque c'était les éleveurs de foie gras de de canard criachela, producteur de foie gras au pays basque. Voilà. Il y avait c'était Stéphane Fol qui était au ministère de l'agriculture et vous aviez obtenu que le principe de l'abattage systématique ne soit soit reporté ou décalé. vous aviez sauvé c'était 2015 à l'époque les les éleveurs les éleurs de barage aux éleveurs et à toute une population évidemment agricole de paysans qui s'étaient mobilisés et nous nous parlementaires nous les avions accompagné certes c'était à l'époque de de Stéphane Lefol et ils avaient eu raison puisque la question c'était évidemment la fin l'abattage totale qui aurait généré la l'extinction d'une crise d'une d'une race locale.

Et au-delà de ça, ils ont été des précurseurs puisqu'on le voit bien aujourd'hui que au-delà potentiellement des des élevages de canard, c'est sur toutes les les races potentielles au vin beau vin que ces épidémies arrivent. Alors, il se faut évidemment et je m'en excuse Par écoute, par les vrais, c'est veiller à la sécurité couritoyen, c'est l'essentiel, mais il faut évidemment aussi permettre à ces paysans de continuer à élever aussi le bétail et les animaux et dans des conditions à l'air libre, dans des conditions justement qui sont au final les moins dangereuses pour les consommateurs contrairement à ce qui est dit. Parce que quand aujourd'hui on dit il faut enfermer les animaux, il faut potentiellement faire des investissements oui majeurs.

Mais on se rend compte et on le voit avec l'exemple que vous venez de citer que malgré les investissements qui sont faits potentiellement et que les plus gros continuent encore à euh en faire à massifier ce genre de production, ben que les épidémies repartent chaque année. Alors Frédéric Espagnac, vous êtes euh une élue de terrain, hein, les périodes atlantiques, donc le Béarne et le Pays-Bas qui sont deux territoires à riche tradition et ancienne tradition agricole. Euh vous avez été proche du président de la République François Hollande, vous connaissez, j'allais dire les enjeux de l'État et de la République.

Combien de temps la France va-t-elle devoir vivre encore avec cette épée d'amoclè permanente tous les ans ? les épidémies. Alors là en plus il y a la dermatose sur le cheptel Bovin.

Enfin la grippe avière 1 2 3 5 ou 6 millions de de canards qui ont été abattus. Est-ce que le principe de précaution aujourd'hui est-ce qu'on peut dire les choses clairement ? Je sais qu'on a peur et que ce sont souvent des normes européennes.

Est-ce qu'on peut à un moment donné repenser ce principe de précaution et de ne pas abattre la totalité d'élevage quand on sait que la maladie n'est pas contagieuse à l'homme et que l'élevage en totalité n'est pas forcément contaminé non plus. Il y a deux choses. Il y a l'inquiétude que je peux comprendre des producteurs et et de on va dire l'industrie agroalimentaire sur l'exportation puisque c'est de ça dont il s'agit à la fin et que devrait le statut lever le statut indem de la France à un moment.

On a pas même les élevages de froid qui sont pas exportés. J'y reviens. Ce que je veux dire par là c'est que pour beaucoup aujourd'hui on est dans l'abattage systématique pour soi-disant prélever ce fameux garder ce statut et garder un statut indemme de la France pour permettre d'exporter.

Or l'enjeu il est pas là. L'enjeu, c'est la production locale. C'est évidemment, on l'a dit, euh faire en sorte que la sécurité sanitaire soit là pour les les nos consommateurs français et autres.

Mais au-delà de ça, des paysans qui au quotidien savent quel est aujourd'hui l'intérêt du bétail des des comment s'appelle ? On l'a dit aussi, des élevages, qu'ils connaissent au mieux potentiellement la façon dont dont il faut traiter dans ces cas-là potentiellement ces épidémies, leur faire confiance. Et je pense que nous avions eu des rapports de force là aussi avec Annie Jeunev qui avait été notamment sur l'élevage des beauvins qui étaiit avec la MHE notamment qui avait été un gros souci chez moi dans les Pyrénées Atlantiques.

Nous avons tordu le bras à l'époque du gouvernement pas sans mal. On avait failli même avoir des arrestations et tout compte fait avec du recul. On a réussi à démontrer que c'est ça qui avait permis évidemment, je le dis avec le avec euh la DGAL Ministère de l'agriculture, travailler main dans la main pour démontrer qu'au final, on peut absolument avoir des protocoles qui permettent de d'éviter la battage totale, d'aller évidemment à l'abattage partielle quand c'est nécessaire évidemment hein pour la sécurité sanitaire de nos concitoyens et et des consommateurs.

Pour autant, il est indispensable aujourd'hui de changer le logiciel totalement, on va dire inexact et puis j'ai envie de dire même, on va pas se mentir, qui favorise les plus gros aussi. Pourquoi ? Parce qu'il y a de l'indemisation, pericot.

Bien sûr, il y a des analisations et quand on on envoie une bête qui est soi-disant malade euh à l'abattoir, qu'elle est payée euh et que potentiellement euh voilà, on l'abattage coûte euh 1/3 1/5 de ce que ça devrait coûter, bah il y en a d'autres par contre qui vendent ces viandeslà après au même prix quand ça sort et ça c'est inacceptable. Voilà. Donc il y a à la fois une détresse totale des éleveurs qui eux font leur job, qui le font de la façon la plus respectueuse du monde vraiment dans des conditions sanitaires très strictes eux-mêmes, hein, je le dis, et qui sont vraiment exemplaires de ce point de vue-là.

Donc il y a aussi un partenariat avec l'État. Moi, je ne suis pas là pour opposer les uns et les autres, mais il faut que l'État aussi entende et puis j'ai envie de dire qu'on on lance des expérimentations, ce qui a été le cas chez moi pour la CAERA ou sur la MHE notamment. Euh, on a démontré avec 6 mois, 1 an d'expérimentation qu'au final bah justement l'abattage totale ne sert à rien.

Est-ce qu'il y a des lobby aujourd'hui euh Frédéric Espagnac euh dont l'intérêt est de ne pas trouver de solution justement parce que d'abord ils importent des fois gras de l'étranger ? Je rappelais tout à l'heure dans les arques de Noël que la traçabilité prévue par la l'Union européenne, c'est de ne pas signaler lorsqu'un produit transformé intègre une viande qui vient desion l'Union exturopéenne. Puisqu'on peut rien qu'en modifiant l'emballage ou une salaison, on prend le label Union européenne, ce qui permet aux grands importateurs de foie gras de travailler avec des produits qui ne viennent pas d'Europe.

Il y a un moyen de réguler ça. Il y a un moyen de dire la vérité. Il y a un moyen de prendre les mesures nécessaires pour ne pas ça dire aggraver cette concurrence déloyal.

Bien sûr, mais là c'est l'Europe qui en est responsable. Moi, j'ai un appel à mes collègues députés européens, enfin que que faites-vous globalement c'est eux aussi de prendre leur responsabilité. Vous savez bien que nous après nous transposons les lois européennes au niveau français justement puisque de fait après c'est nous en nous les appliquons mais la réalité c'est au niveau européen aujourd'hui que les choses doent se faire dans les deux sens j'ai envie de dire à la fois parce que il est hors de question potentiellement qu'on continue à faire de l'abattage local pour favoriser les gros les gros producteurs et l'agroalimentaire qui ne respecteraient pas aujourd'hui les conditions sanit sont les grosses coopératives céréalière qu'on a connu on va pas se mentir oui bien sûr certaines en tout cas certaines travaillent et je je tiens à leur rendre hommage dans des conditions de sécurité extrême et voilà mais mais d'autres aujourd'hui ne respectent pas ça et donc certains on va pas se mentir aussi sont même dans la logique de dire il faut de l'abattage des petits producteurs.

Pourquoi ? parce que derrière le marché, il ne leur appartient qu'à eux et qu'ils peuvent aussi évacuer potentiellement des stocks qu'ils ont fait précédemment puisque de fait bah le marché est d'autant plus en demande. Donc on me fait monter les prix à Noël essentiellement pour les plus gros.

Autrement dit, je recevais tout à l'heure Fabrice Légé, ancien patron de Frontex parce que les frontières de l'Europe sont quelquefois une passoire par rapport à la migration. Est-ce qu'on pourrait faire un Front-Etxte alimentaire ? On ne laisse pas rentrer n'importe quoi ou alors on taxe ?

Bah oui, je pense qu'il y a les deux qui sont possibles. C'est contraire aux valeurs libérales de l'Europe ou il suffit juste d'une un peu de courage politique ? Moi moi je crois en l'Europe à la différence d'autres, je n'y tape pas dessus comme certains.

Par contre, je pense aujourd'hui qu'elle doit Oui, mais une Europe qui nous protège mais c'est le cas, je veux dire sur plein de choses. Encore une fois, faut se dire les choses. Elle nous protège sur beaucoup de choses contrairement à ce qui est dit.

Je tiens à le dire ici aussi, elle nous permet, attendez Perico, j'entends parce que le bashing de l'Europe, ça suffit aussi. Elle nous aide aussi financièrement aujourd'hui pour les collectivités à investir ce que aujourd'hui nous pouvons plus manquit plus qu'elle morde. Attendez pour autant.

Non mais il faut arrêter. Je veux dire c'est trop facile de toujours dire c'est la faute à l'ure. Si si parce que c'est un espèce de populisme trop facile notamment des extrêmes.

Je le dis je vois des producteurs qui crèvent des éleveurs qui crèvent. Vous les connaissez comme moi. Tout à fait.

Mais je sais aussi que Pico, je vois aussi jusqu'à ce jour des producteurs et je le dis d'autant plus en montagne, moi qui suis secrétaire général de l'Association nationale des élus de montagne, on en parlera tout à l'heure, qui justement sait à quel point la question de l'ICHN, les les les aides aussi au niveau européen de la PAC sont indispensables et heureusement qu'elles sont là. Pour autant, il faut que nos paysans puissent vivre différemment que sous perfusion. Bien sûr.

Bon, nous sommes avec Frédéric Espagnac, sénatrice socialiste du Bern et du Pays-Bas et Patlantique qui défend depuis longtemps avec, je veux dire, ferveur et passion l'intérêt des agriculteurs. On a une petite divergence là quelque part sur l'Europe et on est très européen. Cher Frédéric, ne vous inquiétez pas.

Vous nous appelez, vous nous appelez chers auditeurs, vous êtes tous concernés parce que c'est ce sont notre patrimoine alimentaire, nos nos foie gras, enfin nos traditions de Noël. Euh, il faut soutenir nos éleveurs et nos producteurs. Vous nous appelez au 0826 300 et la sénatrice fera un une joie et un honneur de répondre à vos questions pertinente que vous aurez adressé à Emmanuel Galasso 0826 300.

À tout de suite. Sud Radio. Sud Radio.

Parlons vrai. Parlons vrai. Sud-adio.

Parlons vrai. [musique] Midi 14h Sud Radio. La France dans tous ces États.

Vous êtes sur Sud Radio. La France dans tous ces États. Oui.

Drôle d'État l'état de notre agriculture. Pericoléas reçoit Frédéric Espagn sénatrice socialiste des Pyrénées Atlantiques du Béarne et du Pays-Basque. Frédéric Espagne.

Vous répartissez entre les deux territoires qui sont des territoires très différents avec des histoires différentes. Absolument. Avec, je pense des des identités, vous le savez bien Perco, qui sont totalement différentes et qui sont aussi belles l'une que l'autre. et et des exemples, j'allais dire de d'initiative paysanes rurales au Pays-Basque notamment avec euh avec Idoki.

Donc les paysans basques sont solidaires. Je me souviens un jour Stéphane Le Fol qui en revenait m'avait dit à l'époque il était ministre si toute l'agriculture française était organisée avec la même la même énergie et le même sens de la solidarité et l'efficacité des pays en bas que l'agriculture français serait sauvée. Bon euh ça se traduit par quoi aujourd'hui cette différence au Pays-Bas chez vous dans votre dans votre département ?

Mais les Bern aussi sont courageux. C'est pareil. Il y a une prise de conscience patrimoniale, sociale, culturelle.

Oui, patrimoniale, social, culturel. Il y a un sens déjà en Pays-Basse, vous l'avez dit péréico de du collectif et de la force du collectif, de la force de mobilisation et de de de aussi de euh presque militante, on peut dire, mais oui, bien sûr. Qui est militante tout à fait et puis qui à tous les niveaux d'ailleurs et qui et qui est aussi lié je pense à à l'amour de la terre.

Il y a même un syndicat local, hein. Il y a un syndicat local et alors donc je rentrerai pas dans dans les oppositions. Veux dire, il y a la FNOA qui existe mais les masques se sont fait leur syndicat à eux.

Tout à fait. la bord de sa grandmara et euh et B aujourd'hui de la chambre d'agriculture du pays basque et ELB aujourd'hui qui est affilié à la confédération paysonne, il y a la coordination rurale qui est aussi présente sur le territoire mais j'ai envie de dire ce sont des forces militantes très fortes avec une mobilisation et aussi un sens de l'initiative et puis je rappelle quand même qu' en Pays-Bas que c'est là où il y a le plus deinstallations de jeunes en France agriculteurs ou de reprises de de ferme de de orcade familial avec beaucoup notamment de de jeunes femmes aujourd'hui qui s'installe aussi en agriculture. Donc c'est vrai que le Pays-Basque est de ce point de vue là un exemple massif en tout cas sur l'installation au niveau agricole.

Il y a une énergie, une prise de conscience clair, une tradition qui se transmet de génération en génération, un attachement à la terre qui est qui est viscéral. Il y a euh je pense à la terre à la patrie presque si oui la patrie bien sûr Berco on va pas se mentir les rien mais il y a aussi je pense un attachement à l'agriculture paysane et on le sait bien vous le savez bien l'enjeu des petites fermes qui avait été d'ailleurs un combat que nous n'avons pas réussi à mener jusqu'au bout avec au ministère de l'agriculture avec une reconnaissance qui aurait été indispensable et vous savez aussi que sur le pays bas que le territoire ne permet pas d'avoir des grosses exploitations. sur des exploitations qui peuvent aller de 20 à 40 45 hectares ce qui n'est pas énorme.

Donc c'est forcément aussi des choix de produits de qualité. Vous avez cité euh j'ai dire la mobilisation moi j'ai envie de citer les produits aussi. Oui enfin qui c'est le label qui qui qui définit la la l'authenticité la traçabilité basse.

Vous avez un vous avez un fleuron qui est quand même le jambon quintoa qui a été reconnu en bien sûr le jambon du port noir du pays bas des aldudes. Vous avez évidemment l'osso iratti je tiens aussi à le rendre hommage on a évidemment le piment d'espelette on a aussi de l'iroui on a de la chiaque. C'est un combat politique.

On est pas en train de faire de la gastronomie là. En aucun cas, c'est un combat de producteurs qui veulent vivre de la production qu'ils font tout en faisant le choix de la qualité de leurs produits pour les consommateur et aussi pour de la vente le plus possible enfin dans un circuit court le plus possible aussi en en enlevant, j'ai envie de dire toutes les les frontières, les étapes, les intermédiaires qui sont peut-être pas nécessaires et qui leur permettent d'avoir un prix qui soit le plus juste possible et qui leur permett de vivre aussi de leur produit. Frérique Espagnac, est-ce que cette exigence j'allais dire d'authenticité qualitative patrimoniale cette cette exigence de l'origine est-ce qu'elle est accompagnée soutenue par la législation de la République comme elle le devrait ?

On a beaucoup de progrès. Il y a les appellations d'origine, il y a les IGP. Ouais mais ou Péico, on est on est sur le budget.

Il se trouve que j'étais encore il y a de jours en train de défendre le budget de l'INAU, ce qui ne devrait même pas se poser. Bien sûr. Bon, Iou, on le rappelle au PIGP potentiel l'Institut national des appellations d'origine et de la qualité qui regroupe tout tous ces produits on peut dire du terroir pour certifier du patrimoine qui sont des labels en tout cas nos ambassadeurs les fleurents de la de l'alimentation française et qui sont vraiment enfin voilà sur toute l'étape du monde entier aujourd'hui tout le monde veut aujourd'hui pouvoir avoir un bon fromage à OP et la Merci veut couper un petit peu dans le Oui. comme à chaque fois alors que potentiellement c'est important.

Là aussi, je rappelle, l'INAO garant des cahiers décharges qui sont là aussi contrôlés et qui veillent justement à la garantie des produits pour les consommateur. Alors sur le marché général, les fêtes de fin d'année arrivent. Noël, on sait que ce sont des produits emblématiques.

Il y a du saumon fumé, il y a un formidable producteur de truite à Bagoia. Là, on est vraiment dans j'allais dire du poisson fumé de la montagne et des des Pyrénées. Est-ce qu'il y a assez de protection de normes ?

Alors, on se plaint beaucoup que la France est un pays qui noyeit sous les normes. Il y a quand même des normes positives qui sont constructives. Frédéric Espag.

Tout à fait. Et je pense qu'il faut aussi justement, je parlais des cahers des charges tout à l'heure et autres, mais des normes de production évidemment de sanitaires qui permettent justement de veiller à la sécurité aussi alimentaire et puis évidemment pour pour les producteurs mais qui est indispensable. Ce sont aussi aujourd'hui des garanties pour les consommateurs et donc d'abord pour les producteurs et aussi pour faire en sorte que leurs produits puisse aussi avoir une vraie valeur ajoutée.

Le marché se porte comment aujourd'hui ? Est-ce que la grande distribution continue quand même à fixer sa loi ? Non seulement l'industrie agroalimentaire dont je dis qu'elle est plutôt elle la victime d'une grande distribution qui impose des tarifs tellement bas pour être compétitif que du coup la production est obligée d'abaisser sa qualité.

Est-ce que cette équation est encore une réalité ? Oui, bien sûr. On sait bien que on a toujours des épisodes mois de février, mars quand on a les grosses négociations, vous le savez bien Pergo, voilà que que aujourd'hui on est encore sous cette contrainte là pour autant comment on rétablit les choses et c'est tout l'enjeu aujourd'hui aussi de madame Jeunevar.

J'ai envie de dire madame la ministre que que j'ai bien connu qui a été elle-même président de l'association nationale des élus de montagne. Je crois que là c'est aussi son autorité qui est en jeu dans ce débat là. élu de mortaux la saucisse de morteau dans le dou donc un patrimoine alimentaire très très glorieux aussi absolument je lui fais confiance sur ce pointlque Frédérique Espagnac nous avons Éric qui nous appelle ni du béard ni du Pays-Basque mais d'une très très belle ville qui s'appelle Mess hein en Belle Laorine et la Lorine a aussi un patrimoine agricole alimentaire très très précieux Éric bonjour Éric bonjour Péicot bonjour Éric vous voulez poser une question à Frédéric Espagnac ou témoigner ou témoigner d'une d'une humeur oui Frédéric Tout à l'heure, je vous entendais dire que l'Europe nous protégeait.

Euh personnellement non pas que elle peut nous protéger, elle doit le faire. Elle le fait pas tellement parce que on voit ce qui ce qui va se passer au niveau du mercour dans quelques mois et puis n'oublions pas non plus qu'on est envahi par les poulets ukrains et toutes les denrées dont on connaît pas à l'origine qui ne sont pas stipulées sur l'étiquette. Donc je là je suis pas forcément d'accord avec vous.

Non. Alors je reprends que les choses soient bien claires. Donc ce que j'ai dit je soutiens Éric dans sa débat.

Oui mais moi aussi donc sur sur on va être au clair. Qu'est-ce que vous faites ? Attendez deux choses Perico, soyons clair.

J'ai dit que l'Europe dans certains cas pouvait mais j'ai dit aussi qu'elle ne le faisait pas notamment par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure sur l'importation de produits aujourd'hui agroalimentaires qui ne respectent en rien les normes sanitaires européennes sur lesquelles nos producteurs français eux sont contraints. Donc ça c'est le premier point sur le Mercousour. Je vais vous dire, ça a été une bataille de tous les de tous les temps pour moi et dieu sait si ça a été assez frontal puisque je me rappelle que on avait été quelques-uns rares à l'époque à arriver à stopper une signature du mercour déjà qui avait été voulue potentiellement par le président Macron en Argentine.

À l'époque c'était le commissaire Augan de mémoire hein si je dis pas de bêtises qui était euh à l'époque commissaire entendu la part de l'Élysé hein. Oui. Mais moi je enfin pour avoir été un peu au cœur du dispositif, il se trouve que à l'époque mon compagnon était ministre dans le gouvernement Macron et justement sur cette sujet là je peux vous dire que même à la maison, c'était un sujet sur lequel nous avions beaucoup bataillé et je quand je vois aujourd'hui que le président ti un double discours et je le regrette fortement ça je le dis ici, on ne peut pas dire qu'on est contre le Mercosour et aller faire les déclarations qu'il a faites au Brésil y a quelques semaines.

C'est plié pour les Mercoso où on peut encore on a encore une étape par laquelle on peut le je pense qu'on a encore une étape malheureusement mais j'ai envie de dire là aussi ça dépendra du président de la République et je pense que ça serait une grosse erreur de signer les choses maintenant le président de la République il a des pouvoirs très limités par l'article 20 aujourd'hui il est plus aux commande parce que l'Assemblée nationale ne lui assure plus une majorité j'allais dire confortable et soumise. On voit bien que Sébastien le Cornu a une marge de manœuvre. Est-ce que la République prof française peut faire acte de comment ça s'appelle ?

Droit de réserve ou subsidiarité. C'est politiquement possible par quel bia ? Bah écoutez, c'est à lui de prendre sa décision.

Je Il est président de la République, il est potentiellement le représentant de l'État français. quand aujourd'hui euh euh madame Vlen engage l'Europe potentiellement sans même notre accord, alors il y a de choses ou elle l'a fait avec notre accord et ce ne l'a pas été dit ou potentiellement il faut clairement que les choses soient dites. Vous parlez de la ministre allemande ou de la présidente de la commission parce que le le premier ministre polonais monsieur Mus disait "Mais je ne savais pas que madame Vareden était encore membre du du gouvernement de la République fédérale." Bon je plaisante mais c'était pour dire qu'il y a confusion des gens.

On est bien d'accord. Euh en quoi consisterait concrètement une décision française de ne pas appliquer de Mercosur ? Ça passerait c'est quoi le droit de réserve ?

Un un des États peut dire "Moi, je ne je refuse cette ce traité ?" Oui, mais en fait moi je pense qu' dans la vie euh vous savez, il y a des combats qui étaient perdus d'avance et on on les a gagné que si on les a mené. Euh je meetou je me rappelle d'un autre combat potentiellement malheureusement qui qui sur lesquels on on qu'on a perdu notamment avec le Canada sur l'accord comment on appelait ça ?

Je je vais pas le qui était sous le même enfin qui était sous sous le même modèle que le le mercosour. Je pense qu'aujourd'hui on envoie les conséquences sur potentiellement la production agroalimentaire française. Donc aujourd'hui en tout cas, je pense qu'il est temps que le président de la République tape du point sur la table et clairement refasse entendre la voix de la France pour le marlement français.

Et je n'ai aucun doute sur ça, Peréico. Si jamais le président, allez, je vous dis, je vous fais même un paris. Je pense que si le président de la République devait signer aujourd'hui cet accord du Mercosourd, je suis persuadé qu'à l'Assemblée nationale, il y aurait une position de censure.

Car sur tous les bancs, je dis bien ici sur tous les bancs, que ça soit la droite, le centre, le Front National, la gauche, tout le monde à ce jour, les parlementaires voteraient contre cet accord du Mercosour et et ferait une motion de censure contre le gouvernement. Et bien on est content de vous de vous l'entendre dire. Vous restez avec nous sur Sud Radio.

Je suis avec Frédéric Espagn, sénatrice des périnés Atlantiques et l'on débat des enjeux de l'agriculture française. Vous nous appeler au 0826 300. Sud Radio Sud Radio.

Parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Midih 14h, [musique] Sud Radio, la France dans tous ces États.

Vous êtes avec Peré Collegas qui reçoit l'excellente sénatrice Frédéric Espagnac, sénatrice du du Berne et du Pays-Basque Atlantique Frédéric Espagnac. Vous étiez en train de me dire, je veux que vous me le redisiez parce que c'est une information politique importante. Vous supposez que si le gouvernement, si le président de la République signe les mercures, il pourrait y avoir à l'Assemblée nationale une réaction politique assez véhémante qu'un risque de motion de censure.

Oui, moi j'en suis certaine. Je suis persuadé aujourd'hui que sur tous les rangs à l'Assemblée nationale de gauche comme de droite comme du centre si cette signature venait à rentrer en application là maintenant je pense que ça donnera lieu à une motion de censure qui pourrait qui aurait ça c'est certain à mon avis une majorité ce qui signifie que la signature du mercure serait vraiment un fléau pour l'agriculture française pour l'économie en général peut-être bien sûr bien sûr et rappelons-nous quand même la question on parlait tout à l'heure des questions sanitaires enfin je veux dire on ne peut pas dire vous parlez du CTA le CTA avec le Canada On l'a évoqué tout à l'heure sur le Oui, je retrouvais plus, je m'en excuse le nom, l'accordien franco-canadien moindri quand même un petit peu avec des garanties avec quelques garanties qui en effet aujourd'hui sécurisent un peu plus les choses mais quand même rappelons-nous les épidémies qu'il y a pu y avoir notamment au Brésil sur la viande brésilienne qui revenait chez nous qui était importé qui pouvait générer beaucoup de choses alors que chez nous les producteurs français ne pouvaient pas potentiellement on était dans la page on ne consommait pas voilà donc le risque aujourd'hui de réintroduction de maladie en exportation en importation pardon au niveau européen venant notamment du Brésil à cette époque-là et juste dangereux scandaleux. Frédéric Espagnac depuis Belisément le président de la République nous assurait qu'il y aurait des garanties que si on signait le Mercosur il y aurait toutes les mesures prises pour qu'il y ait pas de préjudice pour pour l'agriculture française.

Oui mais pour l'instant je ne les vois pas Peric je n'ai pas entendu depuis son retour un travail en tout cas une communication sur ce travail sur les garanties potentielles à ce jour personne ne les a présenté. On nous a présenté les compensations que le Brésil et l'Argentine auraient. S'il y avait des restrictions, on le compenserait de façon économique.

Oui, mais moi je connais les restrictions Pic à ce jour, je les connais pas. Il y a rien. Donc Mercure, attention danger et là vous pensez qu'il y a union nationale ?

Je suis certaine de ça surtout à l'Assemblée nationale et c'est là on parle aujourd'hui du budget mais le vote n'est pas la même façon en tout cas oui c'est l'assemblée qui aura le dernier mot. C'est l'assemblée qui aura le dernier mot mais dans tous les cas de figure je pense réellement aujourd'hui que on est dans un débat sur le budget. vous savez à quel point nous sommes en questionnement et et évidemment l'inquiétude des Français sur le fait qu'il tient un budget ou pas.

Pour autant le budget ne peut pas accepter n'importe quoi. Je le disait notamment sur le budget de l'agriculture comme on peut le dire sur la budget de la défense évidemment comme sur d'autres budgets éducation nationale culture et autres. Pour autant sur ce sujet-là, à la rentrée, je ne doute pas potentiellement qu'en janvier, janvier-février, si cette de choses doit être confirmé sans qu'on ait des garanties sur les sécurités et sur les les les garanties en tout cas pour les producteurs français, je vous dis qu'il y aura une unanimité à l'Assemblée nationale.

Frédéric Espagnac, tout à l'heure, je faisais l'inventaire des initiatives politiques que les gouvernements français ont pris pour sauver l'agriculture. Je vous parle pas de la loi d'avenir de 1964 porté par Edgar Pisinferi avec le repambrement dont il a reconnait lui-même avant de mourir que ce fut une catastrophe. J'avais cité la loi d'avenir sur l'agroécologie 2014 votée par quasiment une unanimité à l'Assemblée nationale à l'initiative de Stéphan aussi rapporteur sur le budget d'agriculture semblait qui semblait j'allais dire réunir les bonnes conditions puisque c'était la façon de concilier le patrimoine agricole l'intérêt des agriculteurs, leurs revenus la qualité alimentaire et en même temps et en même temps l'écologie et en même temps j'allais dire une gestion économique qui permettent de d'avoir ce sont des chefs d'entreprise n'oublions pas évacuer à l'arrivée d'Emmanuel Macron Stéphane Travers porte la loi après les États généraux d'alimentation où tout avait été dit de façon très pertinente.

Je me souviens du discours du président de la République le 11 octobre 2017 à Ragis, on s'est dit mon dieu, il avait tout dit, tout était sauvé. Une catastrophe donc loi égalime 1, loi égalim 2, Julien de Normandie, c'est d'en d'en refaire une. Finalement aujourd'hui, on ne sait plus où ça en est.

Le Covid est passé par là. Là, nous avons madame Adis Jeunev qui dit à Ringis, on va faire le grand éveil alimentaire, on va faire des conférences. On se moque du monde ou où la République a décidé de laisser crever son agriculture ?

Non, je je je veux croire que ce n'est qu'un point de communication, Perico. Je pense que les mesures évidemment sont ailleurs, mais pour autant, je pense qu'Annie Genevard aujourd'hui ne nous montre pas et je respecte beaucoup la femme, je le dis, c'est une députée vice-président de l'Assemblée nationale, une remarquable. Pour autant, je pense qu'aujourd'hui, on a besoin de preuve.

On n pas besoin de mot d'amour, on a besoin de preuve d'amour d'amour. Voilà, on en est là. Oui, je pense réellement.

Et donc j'ai confiance en elle sur la capacité à bouger les choses. Pour entendant à ce jour, ce n'est pas le cas. Elle est quand même sa position sur le Nutriscore.

Vous vous souvenez, elle avait mis un frein à la sur du Nutriscore. Finalement, elle avait été obligée de l'admettre. Là, mauvaise nouvelle, l'Assemblée nationale en première lecture adopte l'obligation du Nutriscore.

En tout cas, pas pour les produits d'appellation d'origine, obligation. Deuxème lecture pour 13 voix près. Euh c'est votre c'est votre collègue député Richard Ramos qui était lu aussi au dévent de ce combat.

Deuxème lecture le projet est est repoussé. On s'en plaignit avec le professeur GGberg père du Nutriscorpe. L'utriscorp en jeu essentiel là aussi pour la santé alimentaire des français.

Nutriscore enjeu essentiel, combatje et je tiens à rendre hommage à à mon collègue monsieur Ramos notamment à l'Assemblée nationale qui est un sujet essentiel pour les petits comme les grands, j'ai envie de dire pour évidemment l'éducation de consommateur mais aussi une sécurisation du consommateur. C'est une une infocro. Voilà tout à fait.

Et c'est une info auquelle tous les consommateurs français à laquelle pardon doivent avoir tous les consommateurs français doivent avoir accès. C'est une information majeure pour la santé de nos concitoyens. Pourant nous av je le dis ici veiller potentiellement à ce que notamment sur les produits de qualité on parlait des IGP des AOP tout à l'heure qu'évidemment puisque les produits sont spécifiques et donc là encore avec des cailles je l'ai précisé tout à l'heure donc il ne s'agit pas de produits mauvais pour la santé ils sont évidemment avec une quantité on va dire de graisse et d'autres qui soient qui est peut-être qui qui fait un nutriscore qui en apparence est est plus pardon est négatif de ce point de vue-là mais qui est tout l'inverse.

Donc aujourd'hui cette sécurité là avait été posée à l'Assemblée nationale et au Sénat. Donc c'était indispensable vraiment que le Nutriscor soit puisse rentrer en application et je regrette ce vote qui a été qui a été fait qui est une grosse erreur à mon sens. En tout cas, c'est plié pour cette année.

Euh Frédéric Espag, est-ce qu'il faut en conclure que les gouvernements issus de la dissolution du socle commun, centre centre droit euh Renaissance Républicains sont malgré tout des gouvernements, j'allais dire dont le regroupement parlementaire est encore très sensible à la pression des lobbyes, à des enjeux économiques et qu'on préfère assurer le fric de certains lobby agroalimentaires ou la grandistribution que défend l'intérêt du consommateur. Au bout d'un moment, quand vous savez quand on repousse et que finalement ça se fait et qu'on met en place des lois célérates et j'allais dire des législations ou des réglementations qui font du mal au consommateur, on peut penser que c'est pour des raisons de fric. Est-ce qu'il y a manière aujourd'hui de dénoncer ça de façon véhément ?

Oui, il y a matière à dénoncer ça de façon éveillément. Moi, je je veux rendre hommage à tous les agriculteurs, les éleveurs, les paysans dont on a parlé tout à l'heure qui font un travail remarquable avec des conditions de faut quand même le dire de vie qui se battent au quotidien et Dieu sait quand on a un emploi qui ne rémunère pas hauteur de l'effort physique, je rappelle à quel point à la fin d'une vie on est cassé de partout quand on est un évent aujourd'hui et ceux qui sont dans j'ai envie de dire le désarroi le plus total. Moi, j'ai des jeunes aujourd'hui qui se disent "Mais est-ce que je dois reprendre la ferme de mon père ?

Est-ce que je dois prendre ce risque là pour ma famille ? Est-ce que j'aurais encore un avenir familial ? qui jette les p il y en a qui jette les p mais je rappelle qu'il y a encore beaucoup trop de suicide en France de paysans et d'agriculteurs.

Donc moi je dis ici la chose suivante, il est indispensable de les accompagner au quotidien, de leur rendre hommage et de évidemment, j'avais fait une émission avec vous il y a très longtemps pas une des 20h he les suicides de paysans hein. Ouais mais rappelez-vous, on avait fait une une émission il y a très très longtemps qui s'appelait manger c'est voter. L'acte de manger, l'acte d'achat est un acte citoyen, rappelons-nous pour nos paysans et autres.

Pour autant aujourd'hui, il faut pouvoir donner au consommateur l'information qui lui permettra de faire le bon choix. Ça peut passer aussi par la phase scolaire. On peut aussi l'enseigner dans le cas de de l'école.

Bien sûr, absolument. Et dès le plus jeune âge, dès le plus jeune âge, la semaine du goût et autres sont des initiatives importantes. qu'Anny Genèvard a peut-être fait aussi à vous en parler à Ris il y a quelques jours.

L'information est indispensable pour nos consult Grégoire qui se mobilise beaucoup là-dessus sur le sur ce projet d'enseignement du goût dans le cas de milieu scolaire parce que oui, j'ai envie de dire même monsieur de Normandie enfin projet éducation du goût des enfants à l'école qui sont les consommateurs de demain et l'information nécessaire au consommateur aujourd'hui le score en était une. Comment vous expliquez que les lobby aient encore autant de points et puissent exercer autant de pression auprès de la classe politique ? L'agroalimentaire, la grosse industrie potentiellement qui voilà est un poids financier certain on va dire.

C'est insupportable à ce niveau-là. C'est insupportable. Frédéricie Espagne.

Oui, mais je pense qu'il y a les deux. Je pense qu' quand vous discutez avec vos collègues parlementaires qui vous disent quoi ? Non, le ministrit cor faut faut faire attention le mercred sûr faut le signer.

Qu'est-ce qui vous donne comme argument ? Moi, j'ai envie de dire aux industriels la chose suivante, ils ont eux aussi un rôle essentiel, veiller potentiellement. Oui, on pas de voilà et je pense que de ce point de vue-là, il ne faut pas opposer toutes les agricultures les unes aux autres.

Il y en a qui ont fait des efforts dans la fait des efforts. Il y a eu un travail énorme qui a été fait, je le disais tout à l'heure, notamment par rapport aux au aux épisodie qu'on a pu voir et aux commercialisations de produits. Moi, je tiens à dire que de ce point de vue-là, tous ceux qui ont ce rapport vertueux d'information à la consommation, à la bonne bouffe, à la bonne bouffe périco puisque la bonne alimentation parce que à un moment donné, je le dis vraiment celle qui défend nos paysans qui leur permet de vivre qualité de dire dans le voilà et qui est accessible à tous et qui est accessible à tous et notamment à ceux qui n'ont pas d'argent et qui malheureusement qui le premier le 2 du mois les mamans seules avec enfant elles aussi ont le droit de pouvoir manger des Bien évidé.

Oui. Mal manger coûte cher et bien mang et bien manger ne coûte pas si cher que ça. Bien manger ne coûte pas si cher que ça.

Il faut évidemment payer nos paysans mais j'ai envie de dire mal manger coûte cher. Je vais vous dire à qui ? au français avec la sécurité sociale parce que à la fin à la fin c'est ce qui nous coûtera à tous parce que justement les maladies qui seront générer on le dit pas c'est obésité diabète sucre et autres ont des conséquences dévastatrices pour la santé de nos concitoyens des enfants, des plus âgés mais aussi sur la sécurité sociale sur aujourd'hui les conséquences qu'on peut voir à l'hôpital les nouvelles maladies le développement du cancer partout et donc il faut aujourd'hui prendre conscience de tout ça élever un enfant lui apprendre a bien manger.

On sait qu'aujourd'hui les enfants sont prescripteurs. Manger dans le c et aller voir le paysan du coin, c'est un acte, on l'a dit, citoyen, c'est essentiel. Équation fondamentale.

Vous restez avec nous. Nous sommes avec Frédéric Espagier, sénatrice des pyratlantiques qui défend bec et ongle l'intérêt des paysanes et des paysans français. Vous nous appelez au 0826 300 et nous nous répondrons à vos questions, même les plus audacieuses.

Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, pat. Il est 13h48, vous êtes avec Peré Legas qui reçoit Frédéric Espagn.

Je peux vous dire que le débat est animé, convivial les cordial mais animé parce que les enjeux sont sont douloureux, sont sérieux, sont tragiques. Il s'agit de l'avenir de notre agriculture française et la passivité ou de l'incompétence de la claque politique française depuis depuis 30 30 ou 40 ans sauf exception. Frédéric Espagnac Sud Radio diffuse beaucoup dans les zones de montagne Pyrénée, Alpe.

On diffuse dans toute la France parce qu'on est reçu dans toute la France mais les zones de diffusion massive centrale. Est-ce qu'il y a aujourd'hui des mesures prises pour cette agriculture de montagne qui est toujours une agriculture, j'allais dire de référence ? C'est là on a les paysaneries les plus les les plus énergiques.

C'est en tout cas un combat Perico puisque en agriculture de montagne, il y a notamment une aide, c'est l'ICHN qui vient compenser. C'est quoi I ? Ah, c'est c'est euh on va dire une un indicateur qui permet potentiellement d'avoir une variable d'ajustement sur les Z pack notamment pour compenser, j'ai envie de dire, la difficulté de vivre et de enfin de et et de et d'être un agriculteur euh en montagne parce qu'aujourd' elle va surtout vers qui ?

Vers les vers les Je dis pas que c'est mal, mais elle va surtout vers les céréaliers et je dire l'agriculture de plaine. De l'agriculture de plaine, on va l'appeler comme ça. Voilà.

Donc je pense que de ce point de vue là, il y a Vous prenez un peu de hauteur. Vous voulez que ça prenne un peu de hauteur ? Oui, en tout cas, on veut préserver cette agriculture là.

Donc, je rappelle aujourd'hui, au lendemain du Covid, on sait à quel point les Français se sont tournés vers la montagne. On sait à quel point ils oublient qu'au quotidien les hommes qui entretiennent la montagne, ce sont les éleveurs, ce sont les paysans, ce sont potentiellement le pastoralisme. L'agriculture est un est un paysagiste.

Contrairement à ce qui est dit, c'est un conservateur de paysage, un conservateur de paysage et même un conservateur de biodiversité, d'entretien de la biodiversité. Voilà. Et je pense que de ce point de vue-là, c'est ces hommes et ces femmes qui vivent dans des conditions qui sont quand même souvent très difficiles avec le froid, avec la neige, avec évidemment quand vous partez dans les alpages pendant 2 mois, vous quittez votre famille et vous allez faire des fromages et vous allez accompagner votre troupeau.

C'est pas simple. C'est pas simple et ça peut être caricatural pour certains. C'est la vie au quotidien de ces hommes et ces femmes qui font le choix de vivre sur leur territoire en montagne et un patrimoine qui disparaît tout doucement parce que parce que l'époque veut que évidemment on arrête le pastoralisme.

Mais ouais, mais j'y crois pas à ça. Je vais vous dire pourquoi. Parce que paradoxalement moi je vois un regain d'installation de jeunes hommes et femmes.

Je le disais tout à l'heure même de jeunes femmes qui deviennent des bergères. C'est ça peut paraître surréalisme mais pourtant c'est vrai c'est des choix de vie des gens même qui ont été des ingénieurs qui quittent tout pour faire ce choix-là du retour à la nature au sens mais aussi à la à l'élevage qui justement est ancré sur le territoire. Il y a il y a plus qu'un bureau dans le Cantal et quand monsieur Chambon l'abandonnera, nous n'aurons plus de fromage de saler fabriqué au bureau.

C'est anim là heureusement dans les Pyrénées notamment atlantique mais pas que sur la côte des py sur surtout la j'ai envie de dire le massif des des pyrénes parce qu'il y a un peu de montagne en Berne aussi. Il y en a pas qu'au pays-bas. Il y en a surtout d'abord en Berne qui est beaucoup plus haut que que en montagne que en qu'en Pays-Basque.

Non, juste dire deux choses. L'association nationale des élus de montagne, la NEM puisque j'en suis secrétaire général installe contribuera demain. Donc je serai présente demain à l'installation du conseil national de la montagne.

Les deux chambres réunies sénateurs, enfin tous les parlementaires, pas que les sénateurs. Le conseil national de la montagne c'est des élus. C'est potentiellement des parlementaires, c'est aussi, j'ai envie de dire des acteurs hein, le milieu agré, du milieu touristique, en fait, de tous les acteurs de la société civile qui sont actifs dans le milieu de la montagne.

Je rappelle que le gouvernement avait voulu supprimer le conseil de la montagne. Nous nous sommes battus les uns et les autres pour le maintenir de J'étais même surprise que ça soit François Baou qui le propose puisque lui-même étant élu d'un territoire de mon département, c'était une congruité, ça a été rétabli. C'est une bonne chose.

Maintenant, demain, ce conseil national de la montagne, il a un rôle majeur sur justement la préservation de ces territoires. Il se trouve que à la NEM, nous travaillons maintenant avec euh Jean-Pierre Vigetier qui en est le président, Xavier Rosren qui est le premier vice-président dans un trio transpartisan pour ce que c'est le fonctionnement de cette association sur l'acte 3 de la montagne. L'acte 3 de la montagne, c'est quoi ? un projet de loi justement pour préserver en tout cas toutes les les j'ai envie de dire les conditions de vie nécessaires.

Ça peut aller des services public pour le lieu enfin les les femmes enceintes qui peuvent vivre aussi en montagne. Ça peut être aussi évidemment pour les producteurs, on l'a dit tout à l'heure, c'est sur tout ce qui est la garantie de la sécurité des donc initiative très très importante. une initiative très importante, un texte de loi qui transpartisant et je vais vous dire dans la période actuelle vous le voyez avoir un texte qui à l'Assemblée nationale sur tous les bancs peut peut obtenir une majorité je crois que le gouvernement serait bien inspiré de s'en occuper est un peu inspiré Frédéric Espagnons Catherine qui nous appelle de pardon excusez-moi c c'est la j'ai confondu c'est la gagnante du jeu non non voilà on continue notre conversation rapidement on est à la fin de l'émission Frédéric je vous fais alors tout à fait un autre sujet la liquidation de Brant, ça vous ça vous perturbe ?

Ça morifie. Ça morifie parce que je ne comprends pas comment le gouvernement français n'a pas pu anticiper cette fermeture et en tout cas comment il n'a pas pu l'accompagner. Je suis moi-même rapporteur à la commission des finances du Sénat.

Je suis rapporteur ce qu'on appelle la mission économie. Je ne vois actuellement dans ce budget que des coups pees sombres sur l'industrie française. Je ne vois que des coupes sombres potentiellement sur tout ce qu'il peut accompagner ce genre de reprise et d'aide à la reprise.

Il est pas possible en tout cas et je tiens à rendre hommage notamment au président de région qui je sais s'est beaucoup investi pour essayer de de sauver en tout cas la fermeture de cette entreprise en tout cas de l'empêcher François Bonau mais on ne peut pas ce n'est pas un président région seul qui peut faire les choses. C'était l'État qui devait être présent et anticiper les choses plus que ça a été fait. C'était des propositions de reprise, c'était des accompagnements des salariés potentiellement.

Aujourd'hui, on sait qu'il existe plusieurs possibilités de reprise et si le Tribunal de commerce en est arrivé à cette décision, c'est que les solutions n'ont pas été trouvées. Mais peut-être aussi que les pouvoirs publics ne se sont pas donnés les moyens de soutenir une telle marque. Et j'ai envie de dire, autant d'emploi à la clé.

Et peut-être que le rêve européen sur ce coup-là n'a pas marché. On pense que la préférence communautaire au contraire de l'acte unique aurait pu préserver cette industrie et que l'on n' pas protégé nos industries européennes. Je parle en général suffisamment et les soumettre à la concurrence déloyale de produits étrangers qui aujourd'hui les détruisent.

Je crois aussi que c'est une question qui doit s'opérer avec les parlementaires européens. Typiquement, ce genre d'exemple de générer des prises de conscience, des décisions, des lois au niveau européen pour préserver en tout cas que pour faire en sorte que ça ne nous arrive plus. Frédéric Espagnac, merci sincèrement du fond du cœur d'être venu débattre de ces enjeux importants qui qui nous tiennent à cœur, qui vous tiennent à cœur.

Je sais votre engagement. Je pense que nous aurons certainement l'occasion de nous revoir sur cette antenne pour continuer à discuter. Vous nous apporterez l'énergie qu'il faut pour sauver ce patrimoine précieux à la France, au Béard et aux Pays-Bas, que sont nos paysanes et nos paysans et surtout les aliments prodigieux qu'ils produisent pour nous rassembler autour de la table.

Merci Frédéric Espag. Merci et bonne fête à tous. Le sapin de Noël Sud Radio et on conclut cette belle émission avec le vainqueur qui est une femme mais oui que j'ai pris pour une quelqu'un qui nous appelait dans la passion du débat Catherine qui nous appelle de Momancy.

Est-ce que vous avez des serises à Momorancy encore Catherine ? Oui quelques-unes encore peu mais il y en a encore. Bon ben voyez on va Frédéric Espagn va venir vous voir pour voir si on sauve les cerisiers de Momoran.

Bon, je sais pas si on peut mettre des cerises dans le air fryer, mais voilà. Bravo Catherine d'avoir d'avoir gagné le air fryer crispy de la marque Ninja. Euh voilà, vous allez pouvoir faire des belles recettes pour Noël.

Beaucoup à vous. Vous saurez vous en servir Catherine, il paraît que moi j'en ai pas. Il paraît que c'est formidable.

On peut tout faire avec. Ah, j'essaierai de lire le mode d'emploi. Voilà.

Bien sûr. [rires] Et puis vous avez quelqu'un dans votre famille qui sera sensible au petit plat que vous allez vous allez concocter, mythonné. Ah oui, bien sûr, bien sûr.

Oui, oui, mes enfants, toute la famille. Oui, bien sûr. Envoyez-nous une photo d'un PL.

Quand vous l'aurez fait, vous nous envoyez une photo et éventuellement on le décrira à l'antenne. En tout cas, bravo bravo pour ce joli gain et bonne fête de fin d'année chère chère Catherine. À très bientôt.

Et merci Catherine d'être fidèle à Sud Radio. Si vous aussi vous souhaitez tenter votre chance, vous écoutez Sud Radio tous les jours, toute la journée. Il y a plein de cadeaux à gagner jusqu'à Noël.

Et tout de suite Brigitte la Sud Radio en mère Noël aujourd'hui. Qui est en mère Noël peut-être ? J'ai pas vu. [rires] Très bonne journée à tous sur Sud Radio.

Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai. Parlons vrai.

"Si Emmanuel Macron signe le Mercosur, je suis persuadée qu'il y aura une motion de censure" — Emmanuel Macron · Pourquijevote