Discours de Bruno Le Maire, pour l'ouverture du 51ème congrès de la FPI France
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Tous. Je sais que la promotion immobilière traverse aujourd'hui un moment très difficile avec l'augmentation des taux d'intérêt qui pèse évidemment sur la rentabilité des opérations, avec un coût du foncier qui reste aujourd'hui très élevé, un coût du matériau qui reste très élevé également. Et donc nous avons depuis quelques mois une situation pour beaucoup d'entre vous qui est difficile. Et elle devrait le rester encore dans les mois qui viennent avec des taux d'intérêt élevés pour lutter contre l'inflation et ramener la hausse des prix à des niveaux les plus raisonnables possibles.
Nous sommes donc totalement déterminés, avec Olivier Klein, à faire le nécessaire pour aider la promotion immobilière à passer ce cap dans les conditions les plus convenables possibles. J'ai eu l'occasion de rencontrer l'ensemble de vos représentants. Hier, nous avons eu une discussion approfondie, directe, concrète, pour essayer de voir quelles pouvaient être les pistes de travail sur lesquelles avancer ensemble.
La première piste, c'est d'abord desserrer la contrainte financière et regarder notamment sur la question du taux d'usure, sur la question de l'endettement des ménages, sur la question des taux, ce qui pouvait être fait dans le cadre du Haut Conseil de stabilité financière, en accord bien entendu avec le gouverneur de la Banque de France. Vos représentants m'ont fait un certain nombre de propositions. Nous allons les étudier avec beaucoup d'attention et je souhaite qu'ils puissent ouvrir un dialogue avec le gouverneur de la Banque de France sur ce sujet d'accès au financement, qui est absolument fondamental. Le deuxième sujet que je crois essentiel, c'est le sujet du foncier.
Là aussi, vous m'avez fait des propositions qui me paraissent utiles. Je pense qu'il faut poursuivre le débat avec les maires, avec les élus locaux pour voir comment est-ce que l'on peut éventuellement séparer les questions de foncier et les questions de bâti pour avoir un accès plus facile au foncier dans des conditions financières qui soient plus raisonnables. La troisième chose qui me paraît importante, c'est qu'on puisse racheter un certain nombre d'opérations immobilières qui, aujourd'hui, sinon, ne seraient pas solvables. La Caisse des dépôts et consignations s'est engagée sur le rachat de 17 000 opérations. Et Action Logement devrait également s'engager.
Je vous en remercie pour des volumes encore plus importants. C'est un moyen, évidemment, de passer ces temps difficiles dans des conditions qui soient acceptables pour vous tous. Et l'engagement de la Caisse des dépôts et consignations et d'Action Logement doit permettre de solvabiliser un certain nombre d'opérations. Restent évidemment les deux sujets que sont le prêt à taux zéro et le pinel sur le prêt à taux zéro. Je souhaite que nous le recentrions sur les opérations les plus respectueuses de l'environnement pour que nous ayons un prêt à taux zéro vert. Ça suppose une discussion technique avec vous.
Nous devons aussi les approfondir sur le sujet du pinel qui, à mes yeux, n'a pas fait la preuve de son efficacité au cours des mois passés. Voilà les quelques grandes orientations que je voulais vous proposer ce matin. Nous allons poursuivre les travaux sur les sujets sensibles, techniques, sur lesquels les conséquences en termes d'emploi, d'activité et évidemment de solidité de vos opérations sont très nombreuses et très importantes. Il faut le temps nécessaire au travail et à la consultation. Nous l'avons engagé. Nous allons le poursuivre et vous pouvez compter sur mon engagement personnel et sur celui du ministre du Logement. Voilà. Merci.
Merci. Merci.
Bruno Le Maire