L'Europe unie aux côtés de Zelensky pour faire face à Donald Trump ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et nous accueillons nos invités. Tout d'abord vous Loï Carvé sénateur union centriste de Haute Savoie. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes vice-président du Sénat. Vous êtes membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.
J'ai une question à vous poser. Loï Carvé. D'abord merci d'être en direct sur l'antenne de Sud Radio.
Ce qui va se passer aujourd'hui dans le bureau oval. Tout d'abord, premier temps tête à tête avec Volodiski, puis ensuite on ne sait pas trop quel sera d'ailleurs la formule utilisée le rendez-vous avec les sept représentants européens. Ce n'est pas déjà écrit.
Non, ce n'est pas déjà écrit parce que le scénario euh prévu pour l'Alaska n'est pas celui qui s'est déroulé. Euh on annonçait un accord qui aurait dû être euh euh présenté. Oui, euh avec tambour et trompette.
Euh et ça n'a pas été le cas. Donc ça veut dire qu' il n'y a pas eu de d'accord trouvé entre le président Trump et le président Poutine premièrement. Et deuxièmement, c'est le retour du multilatéralisme et de l'Europe dans un sens très large puisque on a les les la Grande-Bretagne qui est présente et l'OTAN également.
Et donc c'est un événement de dimension multilatérale. Donc non, le scénario n'est pas écrit et et nul ne peut dire aujourd'hui ce qui sortira des discussions qui vont avoir lieu tout à l'heure. Tout à l'heure, nous nous serons rejoint par André Cotarac, le porte-parole du Rassembl national avec vous pour en débattre Louis Carvé. tout de même la présence des Européens.
On nous a dit "Bon, l'Europe, elle est vraiment sur le banc de touche. Il y a cette forme de mépris, hein, de la part de Vladimir Poutine à l'endroit des de ce que nous sommes. Euh cette présence n'est pas à notre digne aujourd'hui.
Elle est extrêmement importante puisque le conflit, l'agression russe à envers l'Ukraine, c'est le retour de la guerre sur le continent européen. Et ça n'est pas ça n'est pas neutre puisque l'Europe s'est construite sur un idéal de paix et ça a été une réalité d'ailleurs pendant près de 80 ans sur le territoire européen si on en exclut la période de la guerre en Yougoslavie. Mais en tout cas, euh c'est très important que euh le couple franco-allemand euh les Anglais et puis euh un certain nombre de parlement de de partenaires européens soient présents.
C'est pas seulement la présence de l'Union européenne en tant que telle, c'est la présence des nations européennes et de l'Union européenne et de l'OTAN qui euh marque ben le fait que les Européens se préoccupent de leur propre sécurité. En fait, on ne peut pas être simplement spectateur de ce qui se passe sur une base aérienne plus possible. Ah, on a Lasca.
Non, c'est plus possible. Nous nousmême qui avons refusé à l'époque il y a 80 ans la la il y a 70 ans pardon la la communauté européenne de de défense, nous devons assumer nos responsabilités, c'est-à-dire le pilier européen de l'OTAN d'une part et notre part de de sécurité à nos frontières à l'est de l'Europe. Je rappelle quand même qu'un certain nombre de de pays européens sont des voisins directs de la Russie et de l'Ukraine et donc c'est nos frontières européennes que nous devons protéger. notamment le président finlandais, c'est une une présence qui surprend mais non en raison de la la frontière commune.
Alexander Stub qui est un très proche de Volodire Zelenski mais qui aussi est très prisé par le président Trump y compris pour des parcours de golf. Nous sommes rejoints par Andrea Cotarac. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes porte-parole du Rassemblant national. Vous êtes donc face à Loï Hervé, vice-président du Sénat, sénateur Union centrice de Haute Savoie et membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.
Je vais vous poser une question à tous les deux très simple, très basique. Que faut-il à vos yeux attendre de cette double rencontre aujourd'hui à Washington ? Je commence par vous Andrea Cotarac.
Mais je vais vous répondre pour rebondir simplement sur ce qui était dit. La guerre en Ukraine n'a pas commencé avec l'agression russe, elle a commencé avant en 2015. Et à ce moment-là, l'Union européenne ou les nations européennes, notamment la France et l'Allemagne, n'étaient pas des spectateurs mais bien des acteurs pour établir la paix.
Et dans ces accords-là, c'est l'Ukraine qui avait refusé les deux derniers points, à savoir l'autonomie des régions du du Donbas et refuser l'échange de de prisonniers. Madame Merkel, elle-même avait dit "On va pas appliquer les accords de Minsk". Elle l'a dit hein, je publique et officiel pour permettre à l'Ukraine de s'armer.
Aujourd'hui, qu'est-ce que l'on voit à l'inverse ? C'est que l'Union européenne ou les nations européennes ne sont plus du tout des acteurs mais sont bel et bien des spectateurs. Puisque que ce soit en Arabie Saoudite, la rencontre entre les Américains ou les Russes, que ce soit en Alaska, entre les Américains et les Russes, on voit que quand on n'est pas invité à la table des négociations, et bien on est dans le menu.
Voilà. Mais qu'est-ce que vous attendez ? Qu'est-ce que vous attendez André Cotarac de vous là vous revisitez le passé mais on est en 2025 aujourd'hui.
Oui et très bien mais si vous ne revisitez pas le passé, vous faites dire n'importe quoi aux uns et aux autres et je pense que c'est le passé justement qui crée les guerres quand il y a une incompréhension. Qu'est-ce que l'on fait aujourd'hui ? Vous souhaitez quoi ?
Mais moi ce que en tout cas le Rassemblement national ce qu'on a toujours défendu, c'est d'abord un le retour de la voie de la France. Le retour de la voie de la France, elle n'existe plus cette voix. Aujourd'hui, c'est l'Union européenne qui fait la loi.
Je vous prends un exemple. La guerre en Ukraine, c'est évidemment quelque chose qui dépasse l'Ukraine. Euh c'est une question énergétique, c'est une question de sécurité, c'est une question bien plus globale que les frontières de l'Ukraine.
Sur l'énergie et bien vous voyez le changement. Dernièrement, madame Van Derlion a fait un deal comme on dit avec Donald Trump. Dans ce deal, il est inscrit que l'Union européenne, les pays de l'Union européenne vont apporter 265 milliards de gaz naturel KFI américain.
Ben, vous voyez bien que c'est pas la France qui décide, c'est pas les nations, c'est madame Vl. Vous allez je vous redonne la parole dans un court instant André Cotara, vous dites retour de la France. D'accord mais là-dessus LV, il y a quand même des données territoriale très concrète avec ces quatre oblastes.
On met la Crimée de côté et puis des garanties de sécurité euh nécessaires que demande Volodimir Zelinski. Il y a les quatre régions qui sont concernées 2 + 2 hein. Oui.
Oui. Louis Hervé puis André Cotar. Je vous promets, je je vous sur les questions territoriales à ce stade, il n'y a il n'y a pas de discussion territoriale qui est qui est soit en tout cas présenté euh à ceux qui pe peuvent observer ce qui se passe dans les discussions internationales.
On en est pas encore là. D'ailleurs euh pardon mais on parle de gaz liquefi américain mais moi j'aimerais qu'on parle des victimes des bombardements qui ont lieu encore ce matin euh en Ukraine. Donc la guerre n'est absolument pas terminée.
On peut évidemment euh euh projeter pour l'avenir si on arrive à trouver une solution et cetera, il y a pas de difficulté mais la guerre est encore en cours euh entre le entre la Russie à l'égard de l'Ukraine et de manière extrêmement extrêmement violente. Donc la première des choses, c'est ce qui est quand même une demande importante, c'est le cesser le feu. Vous ne pouvez pas négocier une paix durable, y compris avec des questions qui sont des questions de sécurité pour l'Ukraine, voire des questions territorial avec la question des quatre blastes que vous évoquez mais également la question de la Crimée.
Vous pouvez pas le faire sous le feu des armes. Donc la la et d'ailleurs à Encorage, il n'y a pas eu d'accord de la part des Russes de cesser le feu. C'était la le rêve le doux rêve de de de Donald Trump et la demande à l'égard de Vladimir Poutine.
Et ce matin, ça bombarde encore sur l'Ukraine. Alors là-dessus, Andrea Cotterac, nous parlerons du rôle de la France et et du poids des Européens dans cette affaire dans la deuxième partie de de cet échange sur les quatre oblastes, les quatre régions. Soyons précis ce matin, Donque et Louance que dont nous parlons depuis des années semblent acquis à la Russie.
Il y a les autres sabas, les deux autres Zaporja et Kerson qui sont dans la balance. Poutine aimerait bien d'ailleurs laisser ses troupes implantées là-dedans, même en cas d'accord qui serait partiel de à ses yeux. Que que dites-vous ce matin ?
Le prix de la paix en Cotarac, est-ce que c'est donner des territoires aux russes et essayer de de tirer un trait là-dessus ou c'est laisser tout cela en suspend ? Ben écoutez, moi je pourquoi est-ce que je parle de la voix de la France ? Tout simplement parce que ce n'est pas à nous de décider pour les Ukrainiens en général et pour les Ukrainiens de l'est en particulier.
Vous n'avez pas d'avis là ? Pas du tout. Pas du tout.
Ce que je vous réponds, c'est que les États sont souverains et quand on est souverainiste, on on on essaie de faire en sorte que les ce soient les peuples qui décident de leur contre. Ce que je peux dire ukrainienne ou russe ? C'est ma question.
C'est tout simple. Ce ce que je peux dire moi en tant que français, c'est et porter la voie de la France, c'est de défendre la charte des Nations- Unies. L'article 2 de la charte des Nations- Unies défend les frontières.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que on ne peut pas changer les frontières comme ça par une action militaire ou autre. C'est la frontière qui compte.
Mais vous avez bien vu dans l'histoire que l'Union européenne, notamment les États-Unis et l'OTAN en tête ont modifié les frontières de l'e de de en Europe. Euh monsieur le sénateur l'expliquait d'ailleurs justement tout à l'heure, l'Europe est un continent paix à l'exception de la guerre en Yougoslavie. Enfin, la guerre en Yougoslavie, c'est presque plus d'une décennie.
Et là-dessus, le Kosovo a été amputé de la Serbie en dehors de tout cadre des Nations- Unies par le fait que les Kosovars ont décidé euh euh de une autodétermination et de se séparer de la Serbie. En Crimé, Vladimir Poutine a agi avec les mêmes règles de l'OTAN en Serbie. Ils ont dit "Bah écoutez, la Crimé va voter.
Êtes-vous pour ou contre le rattachement à la Russie ?" Ils ont voté pour. Bon euh donc si vous voulez, ce n'est pas à nous de le dire.
L'ex-yooslavie s'est disloquée, il y a eu une guerre entre les régions de l'ex-Juggoslavie. Là c'est la Russie qui attaque l'Ukraine. C'est pas le même scénario quand même.
Bah si, je vous rappelle quand même que la seule intervention de l'ONU de de l'OTAN, pardon, la seule intervention de l'OTAN qui s'est faite en dehors de son propre statut puisque personne, aucun état n'avait attaqué l'OTAN, elle s'est faite en Serbie. L'OTAN a bombardé pendant 75 jours la Serbie Bien sûr. Oui oui on peut pas comparer.
Bien sûr bien sûr on peut pas comparer. C'est toujours le même argument. Oui c'est toujours le même argument.
Non, on peut pas comparer. Je vais vous dire pourquoi on peut pas comparer. parce que la Crimée comme les les régions à l'est de l'Ukraine ont été ont été annexé au terme d'une d'une invasion militaire et que demain si vous parlez par exemple d'autodétermination qui est aussi des principes de droit international vous allez le faire dans dans des régions qui ont été annexées militairement dans lequel il y a eu des mouvements de population et dans les et aujourd'hui avec une une présence importante de trouble d'occupation russe.
Pardon mais il faut quand même parler de ça et comparer comparer cette réalité avec le Kosovo ça n'a strictement aucun sens. Bon messieur, je suis pas d'accord avec vous. Non mais je pas complètement pas d'accord avec vous mais très très rapidement.
Il faut rentrer dans le pragmatisme, monsieur le sénateur. Moi, je suis à la Donnet à trois reprises avant que la Russie les agresse. Ses habitants étaient bombardés jour et nuit par l'armée ukrainienne.
C'était compliqué aussi de leur dire, je veux dire, dans les dans la réalité du terrain qu'il vont être rattachés à Kief aujourd'hui. C'est très compliqué, extrêmement complexe. Par conséquent, je vous dis que c'est pas aussi simple que l'on imagine.
Je sais pas qui va gagner, c'est pas mon sujet. Je sais que c'est l'Union européenne qui va perdre et qui a déjà perdu sur un certain nombre de sujets. Nous allons évoquer justement l'Union européenne va perdre et perdra euh euh évidemment avec le soutien du Rassemblement national puisque vous ne soutenez pas les actions diplomatiques qui sont menées par les dirigeants européens.
Donc restez là, restez là, restez avec nous. André Cotarac, Louis Carvé, Louis Carv, André Cotarac, nous allons poursuivre hein cet échange sur ce qui va se passer aujourd'hui à Washington dans un court instant. 0826 300.
Vous nous appelez, vous réagissez sur l'antenne de Sud Radio. À tout de suite. Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jean-François Akili.
Et nous retrouvons nos deux invités. Loï Carvé sénateur Union centrice de Haute Savoie, vice-président du Sénat, membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et Andrea Cotarac, porte-parole du rassemblement national. Euh Loï Carvé euh tout à l'heure Andrea Cotara que regrettez euh que la France ne pèse pas plus dans ces euh négociation.
Que dites-vous ce matin de la présence euh à géométrie variable ? J'ai presque envie de dire des sept européens qui accompagnent Volodimir Zenaski. Je le rappelle, vous avez la présidente de la commission Ursela Van der Lyen, le président Emmanuel Macron, le chancelier allemand Freddy Rich Merz, le président finlandais hein Andreas Alexander Stub qui a une forme de proximité avec à la fois Donald Trump et Volodimir Zelenski.
Vous avez le secrétaire général de l'OTAN, le néerlandais Marc Rout, Kirstarmer, le premier ministre britannique et hors Union européenne et la président du conseil italien George Mélonie. Loï Kervé, ce n'est pas rien cette délégation. D'abord, il y a une un symbole extrêmement fort de voir tous ces dirigeants européens malgré leur divergence politique être présent au côté du président Zelinski à la Maison Blanche pour cette première discussion après les discussions d'encorage en Alaska de et de manière extrêmement rapide et évidemment ça se fait avec l'accord et l'invitation du président américain.
Donc ça veut dire que c'est une il y a une dimension qui est symbolique et il y a une dimension qui est opérationnelle et pardon mais notamment avec mon mon débatteur monsieur Cotarac mais c'est bien l'Europe des nations qui est présente au côté de l'Union européenne et de l'OTAN qui sont des organisations qui permettent de de de d'apporter encore plus de crédit à la démarche. Et je rappelle que depuis le la création de l'Union européenne, les questions de défense et les questions de sécurité restent des questions nationales, même si pour autant il y a des discussions et je vais participer par exemple à des discussions à Copenhague la semaine prochaine, des discussions parlementaires, il y a des discussions au niveau des membres de l'Union européenne et au sein de l'Union européenne, mais ça reste une compétence nationale. France est membre permanente du conseil de sécurité.
Elle a un rôle important. Elle a joué un rôle au moment des écores de Minsk. Vous l'avez rappelé tout à l'heure, c'est tout à fait vrai, mais elle doit continuer à avoir un rôle et on peut pas reprocher au président de la République d'être complètement absent de ces discussions là.
Au contraire, il est plutôt moteur avec le le chancelier Mertz et il était avec le la chancelère Merkel et chancelier Scholz auparavant et avec le premier ministre britannique Starmer qui sont des personnes qui elles aussi ont le même engagement euh au auprès des Ukrainiens. Là-dessus, Andrea Cotara quand Emmanuel Macron dit est-ce que Poutine veut la paix ? Il l'a dit hier à Bor les mimos avant de partir.
Euh il il dit non, il veut la capitulation de l'Ukraine. Est-ce que Donald Trump veut la paix ? Oui, explique le président français.
Il n'y a qu'un agresseur, c'est la Russie. Cette position qui est quand même très tranchée d'Emmanuel Macron, elle est forte. C'est c'est Est-ce qu'elle n'est pas là ?
Andrea Cotarac, la parole de la France que vous souhaitez. Moi je je je ne dirais jamais que des discussions sont mauvaises. Marine Le Pen depuis le début de la guerre et même avant la guerre avait privilégié le dialogue plutôt que la guerre.
C'était la seule quand tous les discours étaient bellicistes. Par conséquent jamais je ne dirais que discuter plutôt que faire la guerre, c'est pas bien. Ça c'est le premier point.
Mais vous voyez quand même l'évolution quand je vous parle de la voix de la France mais elle a disparu même en étant présent dans cette réunion cotar. Est-ce que ce n'est pas l'Europe qui doit qui doit quand il s'agit de parler de garantie de sécurité, la France à elle seule n'en a pas les moyens. C'est c'est un c'est c'est de concert que les Européens doivent assurer la sécurité et de l'Ukraine et leur propre sécurité.
C'est une vraie question que je vous pose hein. La France Ouais, moi je suis fr je je suis francophile, je ne suis pas francophobe. Moi je crois en la France.
Pays qui est sur les cinq continents du monde. Un pays qui est la seule puissance nucléaire de l'Union européenne, la première armée avec les Britanniques de l'autre côté quand même. Non non non. de l'Union de l'Union européenne.
Ma connaissance la Grande-Bretagne a qué le sont associés au mouvement aujourd'hui. C'est pas grave. Voyez voyez quand même l'évolution.
Avant la guerre, il y avait le format Normandie que Marine Le Pen avait salué François Hollande, madame Merkel, monsieur Poutine, l'Ukraine et les Oblastes. Pourquoi ? Parce que ce format là, c'était de se dire les Européens, les grandes puissances européennes vont régler un conflit sur le continent européen.
Aujourd'hui, on me demande d'applaudir et de me lever pour pour cette réunion où la France est noyée avec le président de la Finlande, l'OTAN, madame Van Derlen et les autres. On est convoqué par Washington, c'est-à-dire qu'on a eu aucune initiative et on doit applaudir ça. Je suis pas d'accord.
Vous voyez bien que la voix de la France a disparu et Marine Le Pen avait senti les choses. Elle avait Oui. Le leen qui le paye. face à la conférence pour la paix au niveau de l'Europe parce que là on applaudit cette réunion à Washington alors que la semaine dernière quand même Poutine Poutine Poutine et Trump se sont rencontrés tous les deux en Alaska et on parlait certainement de l'Arctique, on parlait certainement d'énergie, on parlait certainement du partage du monde en pour caricature un peu les choses et nous nous venons après pour parler de l'Ukraine.
Vous voyez bien quand même qu'on est à la remorque que les trains passent et que nous nous restons sur les quais. Loï Carver et réponse à Andrea Cotarac. Je fais un peu de politique fiction et je me demande ce que madame Le Pen s'il avait été président de la République aurait fait en pareille situation.
Elle aurait peut-être pris son petit avion, elle serait allée toute seule avec ses bras musclés pour raconter que la France toute seule pourrait défendre l'intangibilité des frontières et la charte des Nations Unies. Il faut être un peu sérieux. On n pas La France n'a pas de frontière avec la Russie.
La France n'a pas de frontière avec la Russie. C'est l'Union européenne qui a une frontière avec la Russie. Et la France est membre de l'Union européenne et pas le moindre des membres.
Donc faut être très sérieux. ce qui se passe avec le chancelier allemand, ce qui se passe avec la présidente de la commission, avec le secrétaire général de l'OTAN et madame Mélony et le le le Premier ministre finlandais, c'est quelque chose d'extrêmement important et d'extrêmement fort ce qui se passe. ce dédain pour tout ce qui qui peut être l'Europe des nations que vous que vous promouvez par ailleurs.
Mais je sais pas comment ça ça ça me paraît complètement hors de propos par rapport à la réalité de ce qui va se passer aujourd'hui à la Maison Blanche. Faut être un peu digne en fait de des responsabilités qui sont celles de la France. Si si vous le permettez messieurs, je vous demande attendez un je vous donner la parole en cours instant.
Je voudrais que nous entendions parce que c'est important sur Sud Radio, vous le savez, c'est le principe he les nos auditeurs s'expriment, donnent par le vrai, ils ont la parole. Nous voulons savoir ce que l'opinion pense de de toute cette affaire et je suis avec en ligne avec vous Frédéric. Bonjour Frédéric.
Oui, bonjour. Vous êtes à Paris dans la capitale. Ce sont des choses qui arrivent.
Oui, tout à fait. Fré, que pensez-vous de ce qui va se passer aujourd'hui et de la présence de des représentants européens de à la Maison Blanche ? B, je dirais que je suis un peu réservé parce que j'ai souvenir qu'il y a pas si longtemps que ça, il y a quelques jours, euh un journaliste avait posé la question à monsieur Trump sur le rôle de l'Europe et je crois qu'il avait répondu quelque chose comme l'Europe, ça pas beaucoup d'importance.
Moi, j'ai j'ai suivi bien sûr avec attention ce la préparation de ce sommet à Encore et le sommet lui-même, même si on n pas su chose, on a eu quel un peu d'image. J'ai pas eu j'ai pas eu l'impression que les Européens étaient invités à venir débattre à Washington. près, j'avais compris que c'était monsieur Zelinski qui était invité et que j'ai le sentiment que les Européens ont été un peu rajouté dans les bagages.
Alors, je sais pas si l'Europe va jouer un rôle très important dans les discussions qui vont se faire en Washington. Vous souhaitez vont suivre, vous le souhaitez. Oui, moi j'aurais aimé j'aurais aimé que que l'Europe et notamment comme vient de le dire très justement les sénateurs, la France c'est quand même pas n'importe qui au sein de l'Europe.
Moi qui ai fait beaucoup d'international, je peux vous dire que quand on arrive quelque part dans une réunion, il y a des gens qui disent "Ah, la France est là, on va pouvoir avancer." Voilà, c'est quand même pas n'importe qui. Je pense que ce que je regrette, c'est que dès le départ de ce conflit, alors même avant, mais on pourrait remonter loin sur l'origine de ce conflit, dès le départ de ce conflit, je pense que la France n'aurait eu de cesse de cesse de cesse d'harceler Zinski, d'harceler Poutine et de chercher une solution mais en permanence, sans arrêt, sans arrêt de manière à voyez, je je je pense à ce que monsieur Sarkozy avait fait avec la Géorgie.
Allez, on se projette sur place et on dispute. Et même si la première discussion euh se passe mal, bon, on en a refait une 2e et une 3e et une 4e. J'aurais aimé que la France joue ce rôle et que les pays européens la suivent parce que depuis le début de cette guerre, il y a 3 ans à peu près, tout le monde n'a pas dit la même chose et tout le monde change un petit peu d'avis, hein, que ça et que ça soit les Allemands, les Anglais, les et ceux qui ceux qu'on entend pas et ceux peut-être qu'on n pas assez associés, ce sont ceux qui connaissent très très bien les Russes, c'est les Finlandais, les États-Baltes et la Pologne.
On aurait peut-être plus les associer un peu plus. Le finlandais est présent aujourd'hui euh Washington. Merci Frédéric pour j'entends hein vos vos euh vos doutes hein quant à la participation et le poids de de la France des Européens dans dans cette histoire.
Là-dessus Andrea Cotarac le le président Trump lui-même euh semble souhaiter cette présence parce que si d'aventure il y a garantie de sécurité à assumer à la sortie de cette négociation, il n'a pas envie de de d'être en première ligne. Il souhaite que les Européens prennent leur part. C'est ça l'histoire quand même he les Européens.
Oui oui oui. Mais pourquoi est-ce que l'Union européenne et tout toute tout ce beau monde n'était pas en Alaska ? Pourquoi est-ce qu'on arrive derrière ?
Ça c'est la première question à laquelle il faut réfléchir. Deuxièmement, tout à l'heure, j'expliquais ce que Marine Le Pen durant ces 3 années de guerre avait proposé. Elle l'a fait de manière sérieuse.
Elle a proposé une conférence pour la paix, une association de l'Europe des nations pour euh euh être non pas des spectateurs mais des acteur. Euh moi je ne parle pas avec caricature. Je suis pas sûr Poutine aurait entendu aura entendu un tel message hein entre vous et moi.
Mons monsieur monsieur le sénateur euh explique qu'il faut être sérieux que Marine Le Pen se rê avec je cite ses petits bras musclés. Pourquoi il telle caricature ? Le sujet le sujet est trop important pour caricarer l'adversaire.
Premier point, j'entends que la France a fait beaucoup pour faire avancer les choses. Pardon les matronistes, je reprends les propos de monsieur le maire, ministre de l'économie qui avait expliqué que avec ces sanctions, l'économie russe serait à genou. Est-ce le cas ?
Non. Je me souviens des propos de monsieur le Cornu qui disait que jamais il ne parlerait à son homologue russe. Jamais il neit parler à monsieur Poutine.
Le lendemain, c'est Trump qui invite monsieur Poutine. À nouveau, la France est à la remorque. Par conséquent, vous voyez bien que la France était celle quand même qui défendait sa voix, une voix si particulière, une nation qui est présente sur les cinq continents, une voix qui pesait au conseil de sécurité.
Monsieur, vous nous dites que le sénateur, vous nous dites que la France n'a pas de frontière avec la Russie. Mais d'accord. Merci.
Merci. Mais la France est membre du Conseil de sécurité et là encore une fois, vous devriez un petit peu retourner dans l'histoire. Monsieur De Gaulle, le général de Gaul et Saline ont négocié, ont discuté pour la paix et la stabilité en Europe.
Je doute que monsieur De Gaulle était stalinien ou que Staline était égaliste. Ce sont juste simplement deux grandes nations qui certes n'avaient pas de frontière mais qui avaient une responsabilité forte sur le continent. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, c'est madame Vlen Lionel qui fait la loi.
Louis Carville, il va falloir conclure parce que hélas le temps tourne trop vite dans cette affaire. Euh juste je vous laisse répondre à André Cotara qui est aussi la même question pour conclure à vous-même Lvé. Est-ce que Trump n'attend pas des Européens justement qui prennent leur part en cas de garantie de sécurité ?
La France comme membre permanente du Conseil de sécurité des Nations- Unies est très attachée au multilatéralisme et ce qui se passe aujourd'hui est un événement qui va dans ce sens du multilatéralisme et qui intéresse les Européens à leur propre sécurité et à la défense des frontières de l'Union européenne qui est une organisation qui nous doit nous garantir, doit contribuer à garantir la paix sur le continent. Donc c'est un élément extrêmement important, le multilatéralisme. 2è élément qui est tout à fait important et vous nignorez pas que le président de la République lui-même a garder un contact avec le président Poutine qu'il a eu régulièrement euh en en ligne.
Donc il y a eu des discussions entre la France et la Russie qui qui ont existé depuis le début du conflit. Faut faut faut pas mettre ça de côté. C'est le le retour de la diplomatie. et le retour de la diplomatie pour régler les conflits internationaux, c'est un élément extrêmement important.
Et moi, je suis très heureux que notre pays soit présent et soit acteur et soit même moteur dans l'accompagnement de l'Ukraine pour que l'Ukraine soit qui sera le pays qui décidera de signer un accord ou pas et seulement et pas sous pression mais avec le soutien de de des pays européens et notamment de la France. Donc je suis moi très satisfait et j'espère je fonte beaucoup d'espoir sur les discussions qui pourront se passer aujourd'hui à la Maison Blanche. Merci messieurs.
Merci pour vos regard vos qui sont divergents sur ce qui va se produire aujourd'hui à Washington. Merci à vous Loï Hervé vice-président du Sénat sénateur Union centriste de Haute Savoie. Merci à vous Andrea Cotarac, porte-parole du rassemblement national et je remercie au passage aujourd'hui également Frédéric qui nous appel aujourd'hui de Paris pour réagir à cette actualité qui domine tout aujourd'hui. 0826 300.