Nicolas Sarkozy condamné : Henri Guaino est l'invité du 20h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi cette peine est-elle humiliante selon vous ?
- 0:45OuverteRéponse directe
L'exécution provisoire est-elle justifiée dans ce cas ?
- 3:00RelanceÉludée
La justice est-elle politique à vos yeux ?
- 4:30OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui est d'une exceptionnelle gravité dans cette affaire ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Parlez-vous d'un coup d'état judiciaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Fait
« Le mandat de dépôt avec exécution provisoire est humiliante puisqu'il s'agit de faire en sorte que de toute façon il aille faire un passage en prison. »
- 2:30Fait
« Il y a aujourd'hui dans la justice une forme d'ivresse de tout-puissance, c'est-à-dire il y a plus de limite. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
le début de l'audience. Ne laissez pas présager une telle une telle sentence. Euh quand vous êtes euh vous êtes disculpé sur les principaux chefs d'accusation, forcément vous on peut pas s'attendre à une peine aussi aussi lourde et avec une telle volonté d'humilier parce que il y a pas d'autres mots.
Pourquoi humilier ? Pourquoi vous trouvez que cette peine est humiliante ? Je pense que le mandat de dépôt avec exécution provisoire est humiliante puisqu'il s'agit de faire en sorte que de toute façon il aille faire un passage en prison.
Bon alors la la présidente a pas a parlé de fait d'une exceptionnelle gravité hein. Oui. Alors on je suis sur le sur la le mandat de dépôt avec exécution provisoire.
L'exécution provisoire elle est elle a sa place dans le dans le code pénal. Elle est elle est nécessaire pour beaucoup de cas. C'est c'est sûr que vous avez un pédophile, un tueur en série, un violeur et cetera.
Bon, quelqu'un de très violent qui met en qui qui est dangereux. Vous vous pouvez faire une une exécution provisoire, c'est tout à fait normal, vous l'enfermez tout de suite. Bon, très bien.
Là, ça ne correspond aucun c il risquit pas de s'enfuir, il risquait pas de recommencer tant que il est plus ministre ni président de la République. Donc, il s'agit de le mettre en prison. C'est vous savez c'est la la même histoire que celle de madame Le Pen.
Je suis l'avocat ni de l'un ni de l'autre mais quand on dit je veux pas qu'elle se présente à la présidence de la République et donc et donc je fais une exécution président. Vous êtes en train de nous dire que la justice est politique à vos yeux. Pas du tout.
Moi, je je rentrai pas sur le terrain de la politique. Je pense qu'il y a un problème avec la justice. Euh si vous permettez, avant juste, je moi je j'ai prouvé aussi une très grande tristesse hein, dansent entendant ça.
Euh c'est c'est quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'estime euh et beaucoup d'amitié et donc ce qu'on lui fait est quand même très très dur à vivre. Voilà. Ensuite politique, non pas seulement.
Il peut y avoir il y a des gens il y a des magistrats politisés mais ils sont pas tous politisés. simplement, il y a aujourd'hui dans la justice une forme d'ivresse de tout-puissance, c'est-à-dire il y a plus de limite. Voyez le le dans la dans la dans la dans les rendus des jugements, il y a forcément une part de subjectivité puisque ce sont des hommes qui rendent des jugements.
La question est de savoir quelle doit être la part de subjectivité. Et aujourd'hui, il y a plus de limite. C'estàdire, on vous dit "Ah, écoutez, il pouvait pas ne pas savoir.
Bon, il pouvait pas ne pas savoir et il a laissé faire." Bon, mais c'est ma c'est mon intime conviction. Est-ce que vous avez une moindre preuve ?
Non, mais c'est l'intime conviction que bah c'est un point de droit Noé Schulz, non ? Ah mais je pardon juste il il ne viole pas la loi en faisant ça mais simplement il pousse tellement loin la subjectivité que ça devient ça devient insupportable. C'est-à-dire c'est plus de la justice.
No Schulz. C'est vrai que cette exécution provisoire interroge puisque un des principes en France, c'est le double degré de juridiction qui fait que si vous êtes condamné, vous avez le droit à un nouveau procès et que généralement le fait de faire appel suspend l'exécution de la peine et vous êtes libre en attendant votre procès. Vous l'avez dit, il y a plein de de cas où la personne part immédiatement en prison.
Là, la présidente a expliqué pourquoi elle décernait ce mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire et elle a effectivement parlé de cette exceptionnelle gravité. On peut rappeler juste ses faits, c'est cette entente entre Nicolas Sarkozy, Brisfeu, Claude Guéan et Ziad Takedin pour dans le but d'obtenir l'engagement de la Libye qu'elle allait verser de l'argent pour financer la campagne présidentielle de 2007. Et la présidente dit : "Pu importe si la procédure n'a pas permis de retrouver l'argent dans la campagne, la préparation suffit à caractériser le délit d'association de malfaiteur, même si le but n'est pas concrétisé." Claude Guéan, encore un mot.
Moi sur la Henry, pardonnez-moi. Oui, le le dit exceptionnelle gravité. Mais qu'est-ce qui est d'une exceptionnelle gravité ?
Les les les motifs qui ont été motifs d'inculpation qui ont été qui ont été qui ont qui ont conduit à la rel pour lequel il a été relaxé. Bon, il a été relaxé. Pourquoi ?
Parce que il il y avait pas de preuve. C'est-à-dire que en réalité la première partie euh du jugement dit au fond le le parquet cea fait le parquet financier euh ne nous apporte aucune preuve, aucun élément qui permette de le condamner. Bon euh donc les fait d'une exceptionnelle gravité ils sont ils sont ils ont disparu du paysage.
Ensuite on dit bah l'association de malfaiteur c'est un fait d'une exceptionnelle gravité mais pour pour ça il faut qu'il y ait une préparation. Où sont les preuves les indices de la préparation ? Les rencontres les rencontres rencontres personne personne ne sait ce qui s'est dit dans ces rencontres.
Et mais là où moi je suis quand même au-delà même du cas de Nicolas Sarkozy, de du mal qu'on lui fait sans avoir de de preuve, il y a une deuxième chose quand même qui est dramatique dans cette histoire euh c'est que on a c'est une sorte de coup d'état judiciaire contre la séparation des pouvoirs. Pourquoi ? Parce que pour qu'il y ait pour qu'il y ait des des une un pacte de corruption, il faut des contreparties.
Bon, vous allez loin. Coup d'état judiciaire, vous allez loin. Oui, c'est un coup d'état judiciaire contre la séparation des pouvoirs.
C'est pas un coup d'état militaire hein, mais c'est un coup d'état judiciaire parce que la séparation des pouvoirs, c'est le fondement même de l'état de droit et c'est le fondement même d'une constitution démocratique. Or, qu'est-ce qu'est-ce qu'on a fait pendant tout le procès ? pendant tout le procès, on a cherché des les la preuve que il y avait une réunion de malfaiteurs qui qui cherchait à à soutirer de l'argent à la Libye à travers la la politique l'action extérieure du ministre de l'intérieur et ensuite celle du président de la République.
On a parlé que de ça. En fait, c'était le cœur c'était le cœur des débats et ça ça veut dire que la politique étrangère de la France et l'action du ministre de l'intérieur ont été jugé par le tribunal correctionnel. Et ça c'est ça c'est impensable.
C'est-à-dire que là on a on est sorti de toutes les limites. Là vous mettez en doute quand même l'indépendance de la justice. Vous lui vous l'accusez d'un coup d'état judiciaire de tout mélanger.
C'est pas la cause la justice qui est en cause, c'est ce qu'en ce qu'en font les juges aujourd'hui euh et en particulier il y a aucun moyen juridique d'imposer la le respect de la séparation des pouvoirs en réalité dans le système judiciaire actuel. Il faudra peut-être y réfléchir mais aujourd'hui il y en a pas. Ce que je veux dire c'est que c'est pour que pour que une société fonctionne, il faut que tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir se mettre eux-mêmes des limites.
Il y a pas que les limites institutionnelles et là il se met plus personne ne se met de limite dans cette société.