Face au spectre d'un "coup d'état policier" : Macron n'a rien à dire
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Questions et réponses
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- 4:16RelanceÉludée
Quelle est votre réaction aux propos du DG de la police nationale sur la détention provisoire d'un policier ?
- 11:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui justifie le choix de confiance pour Elisabeth Borne ?
- 17:00OuverteRéponse partielle
Comment justifiez-vous le maintien d'Aurélien Rousseau malgré les conflits d'intérêts ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:52PrésentateurFait
« Après la tragédie de Nanterre où un policier a tué le jeune Naël fin juin, de nombreuses violences et exactions policières ont éclaté dans le pays sur fond de révoltes et émeutes urbaines. »
- 2:19PrésentateurFait
« Suspecté, quatre agents de police avaient été placés en garde à vue et mis en examen pour violences volontaires. »
- 3:10PrésentateurFait
« « Le savoir en prison m'empêche de dormir », a-t-il déclaré dans les colonnes du Parisien hier dimanche. »
- 4:22InvitéFait
« un policier n'a pas à être en prison, même s'il a commis des fautes lors de sa mission »
- 5:14InvitéChiffre
« 900 d'entre eux ont été blessés durant ces nuits. »
- 5:22InvitéChiffre
« il y a 28 enquêtes lancées par l'inspection générale de la police nationale et l'inspection générale de la gendarmerie nationale. »
- 6:48PrésentateurFait
« plusieurs hauts responsables de la police nationale ont tenu dans la presse des propos tendant à la remise en cause d'une décision de justice »
- 7:55InvitéFait
« La leçon que j'en tire, c'est un, l'ordre, l'ordre, l'ordre. »
- 9:15InvitéFait
« on doit réinvestir massivement sur notre jeunesse pour lui redonner un cadre. »
- 11:57InvitéFait
« J'avais fixé un cap les 100 jours. »
- 14:23Locuteur non identifiéFait
« Les petits signaux faibles, on n'a pas voulu les voir, mais pareil, pour les meureuses. »
- 15:10Locuteur non identifiéFait
« Le Front National a tiré la sonnette d'alarme. »
- 15:53PrésentateurFait
« Le ministre de la Santé est marié à Marguerite Cazeneuve, numéro 2 de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie »
- 17:41PrésentateurFait
« Ces derniers annonçaient la droite du conservateur Alberto Nunes Frérot largement victorieuse. »
- 17:59PrésentateurChiffre
« Frérot n'en a obtenu que 136 et 33% des voix. »
Temps de parole
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Dans ce nouveau bulletin d'info, comme d'habitude, nous aborderons plusieurs sujets sélectionnés par la rédaction du Média qui font l'actualité ce jour. Mais avant ça, je vous propose mon édito où il sera question de revenir sur l'interview d'Emmanuel Macron d'aujourd'hui 13h en faisant focus sur une situation explosive qui enfle à Marseille et désormais dans tout le pays. La police nationale est en roue libre et va même jusqu'à menacer le pouvoir. Mais pour Macron, R.A.S. tout baigne. À l'instar des moments politiques les plus importants, comme la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron est une fois encore bien loin de l'hexagone alors que le spectre d'un coup d'État policier enfle.
Vous le savez, après la tragédie de Nanterre où un policier a tué le jeune Naël fin juin, de nombreuses violences et exactions policières ont éclaté dans le pays sur fond de révoltes et émeutes urbaines. À Marseille, Eddy, un jeune français non-blanc de 22 ans, a été gratuitement attaqué et passé à tabac par une unité de la BAC qui lui a fracassé le crâne et la mâchoire avant de l'abandonner pour mort dans une ruelle. Miraculé, selon les médecins en réanimation, il a pu témoigner. Suspecté, quatre agents de police avaient été placés en garde à vue et mis en examen pour violences volontaires.
L'un d'entre eux est toujours à cet instant en détention provisoire à la suite d'une décision de la justice, car les faits sont extrêmement graves.
Mais qu'importe qu'il le soit, qu'importe que moult associations, ONG et organisations internationales, telles l'ONU, dénoncent un racisme et une dérive structurelle dans la police nationale française, qu'importe que la décision provienne de la justice indépendante, d'un magistrat indépendant, le directeur général de la police nationale, Frédéric Vaud, a tenu à soutenir les centaines d'agents et d'agentes mobilisés pour soutenir ceux qui auraient pu tuer Eddy dans la nuit du 1er au 2 juillet dernier à Marseille, et particulièrement celui en détention provisoire, qui par ailleurs bénéficie lui aussi d'une cagnotte en ligne déjà accrédité de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
« Le savoir en prison m'empêche de dormir », a-t-il déclaré dans les colonnes du Parisien hier dimanche. Souhaitant sa libération au plus vite, il s'est même rendu à Marseille la veille, samedi, tandis que sur une boucle police nationale de la messagerie sécurisée Telegram était envoyé un message aux policiers abonnés pour les inviter à se mettre en arrêt maladie ou prolonger l'arrêt déjà en cours. Mais que fait la Sécu ? Apparemment rien. Le mouvement policier prend de l'importance. Ces derniers jours, plusieurs commissariens de Marseille sont d'ailleurs totalement à l'arrêt, affichant un soutien total aux policiers interpellés après l'agression du jeune Eddy.
Et nombreux sont ceux qui englobent cette affaire avec celle de Naël et l'amalgamant avec le tout-venant pour justifier une xénophobie toujours plus décomplexée en France. Le président de la République, quant à lui, est donc aujourd'hui, comme on l'a dit, et pour plusieurs jours, en déplacement dans le Pacifique. Arrivé ce matin, accueilli par nos gros et chers Rafale, qui viennent confirmer que la France est une puissance de l'Indo-Pacifique pour le citer, c'est depuis Nouméa qu'il répondait ce matin aux questions toutes douces de Nathanaël de Rinquesan et de Jacques Legros.
Quand vient la question sur les événements de Marseille, et surtout sur les propos du directeur général de la police nationale, qui estime, je le cite, qu'un policier n'a pas à être en prison, même s'il a commis des fautes lors de sa mission, le président Macron botte en touche.
D'abord, je ne vais pas commenter les propos du directeur général qui s'exprime sur une série d'affaires, parce que de là où je suis, en tant que garant des institutions, et aussi de l'indépendance de l'autorité judiciaire, c'est une décision qui a été prise par un magistrat. Et donc je ne me prononcerai pas sur celle-ci. Et dans notre pays, les policiers servent la bonne application de la loi, l'ordre républicain, et l'État de droit suppose d'abord la présomption d'innocence, et pour tout le monde, et le respect de la loi pour chacun.
Et je veux quand même ici dire, puisqu'on parle des émeutes, nos policiers, nos gendarmes, ils ont été présents durant ces nuits face à un déferlement de violence inédit. Je rappelais les chiffres tout à l'heure. 900 d'entre eux ont été blessés durant ces nuits. 900 ! Et je regarde les chiffres aussi, il y a 28 enquêtes lancées par l'inspection générale de la police nationale et l'inspection générale de la gendarmerie nationale. Donc il faut remettre les choses à leur juste place. Il faut être absolument intraitable quand il y a des débordements qui sont faits, que la déontologie n'est pas respectée. Tout le monde doit respecter la loi.
Mais je ne voudrais pas qu'en quelque sorte, on se trompe de débat.
Vous avez vu la pirouette ? La cascade est réalisée par un professionnel de la langue de bois. On lui demande de réagir aux propos gravissimes du directeur général de la police nationale qui commente une décision, lui, de justice. Eh bien Macron, il répond qu'il n'a pas à commenter une décision de justice. En gros, circulez, il n'y a rien à voir, je ne veux pas en parler. C'est terrible. Pour celui qui doit être le garant de nos institutions, il n'y a donc rien à redire sur la police nationale dont les syndicats majoritaires menacent à demi-mot le pouvoir exécutif d'un coup d'État et une large partie de la population de lui mener une guerre ouverte.
Emmanuel Macron invoque la séparation des pouvoirs pour botter en touche là où le DG, le directeur général de la police nationale, s'autorise, lui, à commenter une décision de justice d'un magistrat indépendant. Directeur général, ensuite soutenu par Laurent Nunes, chef de la police parisienne, et Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, pour enfoncer le clou d'une forme de défiance, de séparatisme même, de la police d'avec sa mission première, obéir et servir. Alors, ce que n'a pas fait Macron, c'est Olivier Laurent, le président du tribunal judiciaire de Marseille, qui vient le faire dans un communiqué.
Ce dimanche 23 juillet 2023, plusieurs hauts responsables de la police nationale ont tenu dans la presse des propos tendant à la remise en cause d'une décision de justice, allant jusqu'à soutenir que la détention provisoire, mesure légale, destinée à faciliter la manifestation de la vérité, ne devrait pas être applicable aux policiers. Le président du tribunal judiciaire de Marseille, Olivier Laurent, rappelle que l'indépendance de la justice est un principe constitutionnel et une garantie essentielle dans un état de droit.
Il appelle en conséquence à la mesure afin que l'institution judiciaire puisse poursuivre les investigations indispensables à l'enquête, à l'abri des pressions et en toute impartialité. Vous pouvez mettre sur pause si vous souhaitez lire le reste du communiqué. Quel débâcle quand même pour Emmanuel Macron, ici absolument pas à la hauteur du moment politique délétère. Lui qui apparaît alors ici, avec 10 jours de retard en plus, pour faire le bilan de ces 100 jours pour l'apaisement et la relance du pays complètement ratés. Et aussi était attendu, d'ailleurs, de pied ferme, ce qu'il annonçait comme les leçons prises, vous savez, après l'affaire Naël. Écoutez plutôt. La leçon que j'en tire,
c'est un, l'ordre, l'ordre, l'ordre. La deuxième, c'est que notre pays a besoin d'un retour de l'autorité à chaque niveau. Et d'abord dans la famille. Et je comprends l'émotion qu'il y a aussi chez nos policiers qui ont eu le sentiment d'être confrontés à la violence la plus extrême. Et donc, il faut entendre cette émotion tout en faisant respecter
l'état de droit pour tous. De la compassion pour les policiers, aucun mot pour les personnes parfois injustement et lourdement blessées. Et pour le reste, l'ordre, l'ordre, l'ordre. Oui, d'accord, mais lequel ? Si c'est celui précisément qui sème le chaos social en entretenant injustice, violence et inégalité, ça risque de ne pas fonctionner. Et c'est fort dommage car il avait commencé sa réponse en décrivant le profil type du révolté avec plutôt de la justesse. Des jeunes, souvent mineurs, issus de familles monoparentales, en difficulté et majoritairement inconnues des services de police. Bref, il était à deux doigts de faire une annonce sociale et progressiste et bim,
le dérapage. C'est que beaucoup de ces jeunes, ce n'est pas l'éducation nationale, c'est encore moins la police qui peut régler le problème. Il faut le traiter à la cause. Et donc, on doit responsabiliser certaines familles, on doit aussi accompagner d'autres familles qui sont dans la détresse et on doit réinvestir massivement sur notre jeunesse pour lui redonner un cadre. C'est l'autorité à l'école l'autorité des savoirs fondamentaux et des maîtres, c'est l'autorité des élus, de nos forces de sécurité.
C'est du grand Macron, commencé par un constat rationnel, mesuré, ici en disant que ce n'est pas avec la police que le problème de fond soit réglé, pour finir par parler d'ordre et de respect de l'autorité de la police, donc se contredire. L'autorité policière, celle-là même, qui défrait la chronique depuis des semaines, des mois, en réalité depuis des années, s'illustrant dans de toujours plus nombreuses défaillances qui aujourd'hui plus que jamais sont occultées et même désormais encouragées par les plus hauts responsables de l'institution. Macron a donc parlé depuis Nouméa. 30 minutes chrono, close par le rappel d'un cap pour le pays.
Indépendance et justice, mais pas avec tous et donc pas pour tous. À la dernière question posée sur le vote de la prochaine loi immigration, oui, encore une, le président dit, je cite, qu'elle sera bâtie, cette loi, avec toutes les oppositions constructives et républicaines. Après s'être félicité que sa majorité relative à l'Assemblée nationale ait pu battre un record d'adoption de loi cette année en trouvant à chaque fois une majorité pour faire voter ses textes, donc avec la droite et souvent avec l'extrême droite, on comprend alors de quelle majorité il parle pour l'exclure du champ républicain, la gauche. Mais finalement, de quelle république se réclame-t-il ?
C'est peut-être ça et là le vrai débat désormais. Pour Elisabeth Borne et son nouveau gouvernement, c'est la rentrée des classes. Quelques jours après le remaniement, la première ministre réunit aujourd'hui ses ministres. L'occasion de montrer qu'elle est bel et bien aux manettes est de se relancer, titre le parisien hier dimanche, alors qu'Emmanuel Macron est à 16 000 km de là en Océanie pour quelques jours. Au programme, séances de travail à Matignon sur la santé, l'éducation, la sécheresse, la rentrée scolaire et, je cite toujours le parisien, les efforts budgétaires à consentir pour éviter une dégradation de la note de la France par les agences de notation.
Tiens donc, on se demande qui cela va viser. Il est urgent de stabiliser Borne dans la durée, explique l'un de ses proches, rapporte le quotidien détenu par Bernard Arnault. En effet, la première ministre a pu être fragilisée ces derniers mois, servant de fusible à Emmanuel Macron. S'ajoute à cela un remaniement bancal et flou, annoncé par un communiqué où l'impression donnée est que personne ne veut vraiment y aller. Et quand on l'interview sur un choix par défaut ou non de renouveler et Elisabeth Borne, Emmanuel Macron ramène le sujet à lui.
Écoutez, c'est le choix de la confiance, de la continuité et de l'efficacité. J'avais fixé un cap les 100 jours. Durant ces 100 jours, le gouvernement avec le Parlement, pays tout entier, a avancé moi-même. Je n'ai cessé de prendre des décisions et me déplacer à travers le territoire pour cela. Rappelez-vous, il y a 100 jours, on nous expliquait que le pays serait à l'arrêt et qu'il n'y aurait plus de déplacement possible sans les casseroles. Écoutez, de Pérol à Vendôme, de Serres-Ponçon à Paris, de Marseille jusqu'à Strasbourg, je n'ai cessé de me déplacer. Donc vous voyez, il y a eu parfois des jours avec, il y a eu aussi des jours sans.
J'ai toujours été en tout cas aux côtés et avec nos compatriotes durant ces 100 jours. Mais oui, le gouvernement a avancé, décidé, fait passer des textes, était efficace, ce qui justifie ce choix de confiance pour Mme la Première ministre et d'efficacité.
Aux Parisiens, Olivier Faure affirme que, je le cite, ce n'est plus un gouvernement mais une pétaudière. La constitution de ce gouvernement a illustré le bazar qui règne au sommet de l'État. On a désormais une Première ministre en sursis avec son ministre de l'Intérieur dans le dos en position de sniper. Fin de citation. Un ministre de l'Intérieur absent de la photo, de la photo d'entrée des classes, a boré fièrement sur le Twitter d'Elisabeth Borne car elle est actuellement en Océanie auprès du président. Ce dernier, à 13h sur TF1, l'ayant salué et trouvé efficace à la tête de son ministère pendant les émeutes.
Alors que Gérald Darmanin soit à l'autre bout du monde, ça lui va bien car il se sent trahi, assure ses proches aux Parisiens, lui qui se rêvait être Premier ministre et vise l'Élysée en 2027. Quatre jours après le drôle de rémunagement de l'équipe gouvernementale qui a pris les allures d'une série d'annonces informelles notamment feuilletonnées par BFM TV qui étaient dans le secret des dieux, on a assez de recul maintenant sur les nouveaux entrants.
Premier constat, c'est un gouvernement où les macronistes pur jus ont la part belle, notamment avec l'entrée en scène de nombreux députés renaissances dont les très médiatiques Aurore Berger, ministre des Solidarités, Prichia Tevenot, ministre d'État à la jeunesse et au SNU. Également en provenance de l'Assemblée nationale, Sabrina Agresti-Roubache, nouvelle secrétaire d'État chargée de la ville, notoirement proche du couple Macron, a fait l'objet d'ailleurs d'un bad buzz. En effet, en mai dernier, elle réhabilitait Jean-Marie Le Pen sur le plateau de CNews en compagnie de Pascal Praud.
Tout était à l'époque partie d'une discussion sur l'insécurité comme souvent sur la chaîne d'infos contrôlée par Vincent Bolloré.
Les petits signaux faibles, on n'a pas voulu les voir, mais pareil, pour les meureuses. Mais on les a vus, pardonnez-moi. Mais on ne les a pas traités. Ah non, non, moi je ne suis pas d'accord avec vous. On les a vus ? Il y a quelqu'un qui les a vus dans les années 80. C'est vrai. Et il l'a dit. Et il a été ostracisé. Et on n'a pas voulu l'entendre. Et on l'a traité de raciste. Et je n'en dirai pas plus. Mais il y en a un qui l'a dit. Il y en a un qui a dit précisément les choses
qui allaient se passer.
C'est vrai.
Regardez ces petits airs entendus. Comme s'ils en avaient parlé avant et étaient d'accord les forces à expliciter.
C'est vrai, mais...
Lequel ?
Est-ce qu'il n'y en a plus ? Vous savez bien qui a alerté sur ces sujets-là ? Le Front National a tiré la sonnette d'alarme. Comme il est plus ou moins antisémite, il y avait un problème. Oui, en fait, je pense que l'histoire... C'est autre chose. C'est autre chose. C'est autre chose. C'est autre chose.
Mais vous avez parfaitement raison. Et ne voilà-t-il pas que Sabrina Agresti-Roubache vole au secours d'un Pascal Praud qui s'embourbe ?
On a cédé beaucoup de terrain sur la laïcité.
Voilà la députée récompensée par un Marocain au gouvernement. Un autre nouveau ministre au cœur d'une polémique médiatique, c'est Aurélien Rousseau. Disons qu'aux réunions de famille auxquelles il participe, en guise d'apéro, on a un cocktail de conflits d'intérêts. Et le premier de la liste est le suivant. Le ministre de la Santé est marié à Marguerite Cazeneuve, numéro 2 de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, et elle-même pressentie dans un premier temps pour siéger dans ce gouvernement. En gros, monsieur est le ministre de tutelle de madame. En Macronie, la famille Cazeneuve a de l'influence. Et pas que.
Le beau-frère du ministre de la Santé, Pierre Cazeneuve, ancien du cabinet d'Emmanuel Macron, est député Renaissance, comme son beau-papa, Jean-René Cazeneuve, qui est aussi rapporteur général du budget. Et de son côté, Belle-Maman est une des dirigeantes de la branche française du laboratoire pharmaceutique américain Elilili. On se souvient que déjà en 2021, la question des conflits d'intérêts se posait quand le Bamlam-Nivimab, un anticorps, un médicament à l'efficacité contestée dans les milieux scientifiques, bénéficiait d'une autorisation temporaire d'utilisation.
De nombreux observateurs alors pointaient le fait que deux des enfants de Béatrice Cazeneuve étaient conseillés à l'Elysée et à Matignon et que son gendre, l'actuel ministre de la Santé donc, dirigeait l'agence régionale de la Santé en Ile-de-France. Interrogé sur la possibilité de maintenir Aurélien Rousseau et Marguerite Cazeneuve à leur poste respectif, Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, a indiqué que le dernier mot reviendra à la haute autorité pour la transparence de la vie publique.
Je ne considère pas qu'avoir partagé sa vie avec quelqu'un qui a la même passion professionnelle que vous et qui connaît très bien les politiques de santé soit un problème ou une polémique. La seule question, elle porte sur le maintien des fonctions et donc nous avons une autorité pour la transparence de la vie publique, une autorité indépendante qui devra statuer.
On aura tout de même noté qu'il prend là la défense de son tout nouveau collègue et donc tente d'orienter la dite haute autorité. Les élections législatives ont eu lieu dimanche soir en Espagne et le moins que l'on puisse dire c'est que le scrutin a fait mentir les sondages. Ces derniers annonçaient la droite du conservateur Alberto Nunes Frérot largement victorieuse. Alors si la droite arrive effectivement en tête c'est avec une très courte tête et surtout en loupant assez largement la majorité absolue. Pour y parvenir il faut obtenir 176 sièges sur les 350. Or Frérot n'en a obtenu que 136 et 33% des voix.
La gauche de Pedro Sanchez le chef socialiste du gouvernement sortant en a quant à lui 122 et 31,7% des voix. Les chances pour la droite de cheffer le futur gouvernement espagnol sont donc minces. On verra bien à la rentrée de septembre mais l'Espagne se dirige vraisemblablement vers un blocage politique. Les résultats s'expliquent en partie car l'électorat de la droite s'est montré frileux face aux alliances locales du PP le parti de la droite avec Fox le parti d'extrême droite. La formation du leader d'extrême droite Santiago Abascal a d'ailleurs perdu 19 voix par rapport aux précédentes législatives en 2019.
Tout va donc se jouer sur les alliances que Sanchez et Frérot passeront avec les partis indépendantistes. A ce jeu-là la gauche de Pedro Sanchez pourrait sortir gagnante mais rien n'est moins sûr. Si impasse politique il y a de nouvelles législatives seront convoquées. Et on termine ce bulletin d'info avec l'image du jour elle nous provient de l'aéroport international de Rôde en Grèce. Ces images ont été filmées hier par l'AFP alors que plus de 30 000 personnes ont dû fuir l'avancée des flammes sur cette île prisée par les touristes située dans le sud-est de la Grèce tout près des côtes turques par ailleurs.
Un violent incendie y fait rage depuis mardi dernier et malgré les températures en baisse aujourd'hui mais c'est quand même autour de 37 degrés de nouveaux foyers ne cessent de se déclarer dans tout le pays. A l'opposé de Rôde c'est-à-dire dans le nord-ouest c'est l'île de Corfou qui a été évacuée cette nuit. 2500 personnes sont actuellement concernées là aussi essentiellement des touristes. C'était la panique tout le monde courait dans tous les sens on a pris nos affaires et ensuite chacun pour soi on s'est dit soit on cavale soit on y reste raconte Laurie dans les colonnes du Parisien.
Plus de 266 pompiers s'efforcent actuellement à combattre le feu sur la seule île de Rôde alors qu'une nouvelle vague de chaleur est prévue demain mardi. Les températures devraient passer de 37 à 44 degrés. Cette actualité n'est pas sans rappeler celle concernant tout le pourtour méditerranéen où des records de chaleur sont battus actuellement. A Rome, en Italie, touristes et locaux suffoquent aussi.
Les premiers comme en Grèce fuient tandis que parmi les second certains pensent à migrer vers le nord tandis que les autorités locales elles disent vouloir lutter contre les effets du dérèglement climatique causés, on le rappelle, mais jamais assez par les activités humaines en misant sur le tourisme de luxe pour embourgeoiser la capitale italienne. Un grand hôtel vient d'y ouvrir ses portes avec la nuitée vendue entre 2 500 et 15 000 euros. L'objectif est alors de décourager le tourisme de masse en attirant des touristes fortunés au détriment des personnes des classes populaires qu'elles soient touristes ou habitantes locales.
Elles prient de déguerpir et de laisser la promesse d'une dolce vita aux plus riches. Ceux-là même qui sont pourtant les plus pollueurs mais aussi les moins nombreux. Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'info quotidien qui entre dans notre programmation d'été. Comme vous le savez, à chaque fin de saison, nous réduisons quelque peu la voilure avec notamment la mise en pause de nos directs mais l'actualité ne s'arrête pas. Alors, nous non plus, nous continuons à vous proposer et vous fournir dans ces moments importants nos reportages en quête entretien plateau d'analyse de débat et de décryptage et ce au quotidien.
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