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interviewBFMTV· 29 mars 2026 3 min

La police israélienne empêche le Patriarche latin de Jérusalem de célébrer la messe des Rameaux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Allez, on va évoquer maintenant ce qui se passe à Jérusalem puisqu'il y a un un événement sans précédent qui a lieu depuis ce matin. C'est la police israélienne qui a empêché la célébration de la messe du dimanche des Rameaux. On va bientôt aller sur place mais regardez, le chef de l'État a d'ores et déjà réagi sur les réseaux sociaux.

Il condamne la décision de la police israélienne d'empêcher la célébration de la messe des Rameaux à Jérusalem. Le libre exercice du culte à Jérusalem doit être garanti Olivier Ravanello, c'est vrai qu'on attendait une réaction du chef de l'État. Tandis qu'on voit cette image en direct que l'on précise, il s'agit donc du patriarche latin de Jérusalem, celui qui a été empêché d'aller dans son église ce matin par la police israélienne.

Et ce sont des images en direct sur le Mont des Oliviers, où il célèbre actuellement une messe pour la paix. Mais évidemment, on vient de voir la réaction du président de la République. Georgia Meloni aussi avait parlé d'une offense aux croyants et pas que.

Et c'est inédit pour la première fois qu'un prêtre à Jérusalem soit empêché comme ça d'aller dans son église. On va essayer de donner quelques éléments pour bien faire comprendre la crise diplomatique qui est en train de couver. Vous avez le patriarche latin de Jérusalem que vous voyez à l'écran, qui est un italien, un lombard.

Il est historiquement l'héritier des croisés qui ont fondé ce patriarcat. C'est lui qui a traditionnellement célèbre la Messe des Rameaux, qui est une messe extrêmement importante, parce qu'elle précède la messe de Pâques, dans le Saint-Sépulcre. Le Saint Saint-Sépulcre, c'est le lieu le plus sain pour les chrétiens.

C'est là où il y a le tombeau du Christ, c'est là où il y a le Mont Golgotha, où la croix du Christ a été plantée lors de sa crucifixion. Donc c'est un lieu extrêmement important pour les chrétiens du monde entier. Ce qu'il se passe depuis quelques jours, depuis le début de l'offensive, c'est que les autorités israéliennes ont interdit tout rassemblement important, y y compris religieux, de plus de 50%.

Donc il n'y a personne dans les synagogues, il n'y a personne dans les mosquées, il n'y a personne dans les églises. Ce que avait parfaitement admis le patriarche, en disant qu'il n'y aura pas une grande de messe, comme traditionnellement dans la basilique à Jérusalem. Il n'y aura pas de procession qui descend du Mont des Oliviers pour venir vers vers le Saint-Sépulcre.

En revanche, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Cet homme accompagné d'un autre prêtre voulait aller simplement dans son église pour célébrer la liturgie, c'est-à-dire faire une messe à quelques-uns qui entretiennent la flamme, en quelque sorte. Et ça, c'est une tradition qui n'a jamais été interrompue.

Il se trouve que ces deux hommes, celui que vous voyez à l'écran, le patriarche, a été stoppé par des policiers israéliens qui lui ont dit non, non, pas question, vous ne rentrez pas dans le Saint-Sépulcre. Et ça, c'est quelque chose d'inédit. Est-ce qu'il s'agit d'un excès de zèle d'un policier israélien ?

Et dans ce cas-là, il serait bienvenu que le gouvernement israélien le reconnaisse et s'en d'excuses ? Ou est-ce que c'est un geste parfaitement assumé politiquement ? Et là, on bascule dans autre chose puisque, vous l'avez vu, vous allez peut-être le mentionner, la Première ministre israélienne de Georgia Melloni est absolument au fusqué et qu'on voit la réaction du président français sur le même registre restez