S02E13 - Backseat avec avec Sandoz, Epsylone, Geneviève Darrieussecq et Barbara Pompili
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Très heureux de vous retrouver, chers amis, dans cette émission extraordinaire. Comme tous les jeudis, on va parler de plein de trucs, on va parler de politique, on va parler de choses merveilleuses, mais on va commencer par un sujet très particulier. On va parler d'un événement qui va avoir lieu ce week-end, qui s'appelle Battle 4. C'est parti pour l'invité de la semaine. Ah, le son ! Vous avez cassé le son ! Pardon, j'en parlerai en AG à la coopérative. Bonjour à toutes et à tous, l'invité de la semaine. Cette semaine, vous êtes vachement nombreux et ça fait plaisir. On est autour de ce plateau avec Tony Héling. Salut ! Salut Tony ! Toi, tu es le cofondateur de Battle 4.
Tu bosses dans l'e-sport depuis quelques années, maintenant depuis 2018. Et puis voilà, tu es passionné et donc tu as créé cet événement dont on va parler pendant cette séquence. On est aussi avec Martin Laffey. Martin, salut ! Bonjour ! Martin, toi tu travailles chez Handicap International, l'ONG, et tu es responsable de projet gaming. C'est ça ! Je ne savais même pas qu'il y avait des responsables de projet gaming chez Handicap International.
Je suis étonné aussi.
Tu vas nous en parler. On est avec Epsilon. Salut Epsilon ! Salut ! Ça roule ?
Ça va, ça va.
Epsilon, toi tu es une ancienne tatoueuse.
C'est ça.
Et aujourd'hui, tu es sur la Twitcherie.
Enfin, je suis encore tatoueuse.
Tu es encore tatoueuse et tu es sur Twitch.
Exactement.
Chère consœur, ça fait plaisir d'autre soir sur le plateau de la site. Tu vas participer à Battle 4. C'est ça. Ce week-end, tu vas nous parler de ça. On est aussi avec Vincent, Vincent Manilève. Salut Jean ! Ça va Vincent ? Je refais l'intégralité de ma collection de casseroles. Vincent, tu es une personne extraordinaire, notamment parce que tu es chroniqueur sur Backseat. Ah d'accord. J'attendais là. Mais tu es également influenceur. Pas du tout. Arrête de me blaguer là-dessus. Tu vas participer à Battle 4 ce week-end, toi aussi. J'ai la chance d'avoir été convié pour la deuxième année en plus et je suis très heureux de pouvoir me rendre utile.
Et je t'ai proposé de venir avec nous sur ce plateau pour avoir aussi tes analyses puisque tu regardes le monde du numérique et ça en fait partie. Bon alors Battle 4, on va rentrer dans le vif du sujet. Tony, Battle 4 c'est quoi ? C'est un événement caritatif pour lever du pognon pour Handicap International et Premier de Cordée la deuxième ONG. C'est ça ? C'est ça. Le principe c'est de mettre en avant deux associations. Donc là, Handicap International et Premier de Cordée. Et l'objectif vraiment c'est de collecter des fonds pour eux pour qu'ils puissent faire des actions sur une thématique bien définie qu'on choisit.
Donc nous, parce que Battle 4 est une association en plus d'être un événement. C'est une association qu'on a créée à la base qui a été, on va dire, chaperonnée par Handicap International puisque les actions qu'on pouvait mettre en place auraient pu être quelque chose de plus grand. On a commencé par un événement, on ne fait pas comme toutes les assos. On a commencé par un événement très gros au Stade de France et maintenant on applique de plus en plus d'actions sur le terrain parce qu'on intervient dans la métropole de Nantes, dans la métropole de Montpellier et ces derniers temps sur Paris. Donc qu'est-ce qu'il va se passer ce week-end du coup ?
Sur Twitch, on va voir un paquet de trucs, de chaînes qui vont nous proposer des contenus incroyables. Il y aura qui ? Il y aura des streamers, des streamuses ? Il y aura quoi d'autre ? On a de tout. Ça va du monde du streaming, du monde de l'influence, des sportifs, des personnalités du monde du cinéma ou de la musique qui passent sur l'événement tout simplement. Parce qu'on a une partie sportive et une partie streaming qui est vraiment orientée sur la partie streaming. On est là pour la collecte de fonds. On a toute une partie sport qui est complète avec tout type de sport.
Donc on va sur du sport pour les personnes en situation de handicap puisqu'on aura des démonstrations de cesse-foot et d'handi-basket cette année. Dans lesquelles les streamers pourront venir participer et se mettre à la place d'une personne en situation de handicap. Et tout simplement, le but de Battleforce, c'est vraiment d'aller récolter des fonds sur, cette année, la thématique du handicap, qui est la thématique forte pour nous cette année. L'an dernier, on était sur l'inclusion. Cette année, on est sur le handicap. Donc le but, c'est d'aller travailler sur le handicap visible et invisible. Ok, Darien. Justement, je me tourne vers toi, Martin.
Je le disais, toi, tu es responsable de Projet Gaming chez Handicap International, qui est l'ONG, qui va bénéficier, une des deux ONG, avec Premette Cordée, qui va bénéficier des dons qui seront faits tout au long du week-end. Ça veut dire quoi, responsable de Projet Gaming chez Handicap International ?
Alors, ça veut dire que je suis chargée de trouver, créer des partenariats ou bien des nouveaux projets en lien avec le monde du gaming en général. Donc, ça peut être l'industrie du jeu vidéo, tout simplement, les éditeurs, etc., pour des partenariats de toutes sortes, ou bien des événements caritatifs, tels que Battleford, donc du streaming, avec toutes sortes de plateformes. Chez Handicap International, je pense qu'on est la seule ONG à avoir un poste spécialisé là-dessus. Je pense que je n'ai pas de collègues ailleurs qui font ça. C'est dommage, d'ailleurs. Oui, mais c'est parce qu'on est une ONG qui aime bien l'innovation, que ce soit à tous les niveaux, et notamment sur le terrain.
On fait des choses assez... On teste toujours des choses innovantes. On fait du déminage avec des drones. On fait des prothèses 3D, maintenant.
Trop bien.
On fait plein de choses assez intéressantes comme ça qu'on teste.
Alors, j'allais te demander, justement, parce que j'ai parlé d'Handicap International comme ça, mais c'est quoi cette ONG ? Vous faites quoi ? C'est quoi votre spécialité ? Raconte-nous.
Donc, l'Handicap International, c'est une ONG de solidarité internationale qui travaille essentiellement à l'étranger, en plus de 60 pays. On a près de 400 projets dans le monde entier. Et la principale activité d'Handicap International, c'est de venir en aide aux personnes vulnérables. Donc, c'est les personnes qui ont un accès moindre à l'aide humanitaire. Donc, c'est les personnes handicapées, essentiellement, mais pas seulement. C'est aussi, ça peut être une femme seule avec enfants, ça peut être des personnes âgées, toute personne qui va avoir plus de difficultés à trouver l'aide humanitaire. Nous, on va essayer d'amener cette aide là où elle est plus compliquée à trouver.
Et puis après, notre spécialité, on a des cœurs de métier. Évidemment, on est assez connus en général pour les prothèses, pour le combat contre les mines.
Oui, mines antipersonnelles, oui.
Voilà, exactement. Et d'ailleurs, j'en profite pour enlever un poids, Jean, si tu l'avais. Oui, nous condamnons les violences, notamment celles faites aux civils dans les zones de conflit.
Et vous avez bien raison de le faire.
Voilà. Et du coup, cette protection des civils et cette aide aux personnes vulnérables, elle se fait à la fois sur la personne directement. Donc ça, c'est le cœur de métier, c'est-à-dire quelqu'un saute sur une mine, c'est terrible. Donc on va lui faire une prothèse, on va lui faire de la réadaptation pour qu'il puisse se remettre debout, marcher, utiliser sa prothèse. Donc ça, c'est le cœur. Mais après, on travaille aussi avant et on travaille aussi après. C'est-à-dire que l'idée, c'est que cette personne, elle ne saute pas sur une mine. Donc ça, c'est le combat contre les mines. Donc c'est du plaidoyer. On va essayer d'empêcher qu'il y ait les mines. Donc là, ça, c'est un...
Il y a un travail politique, diplomatique sur l'interdiction des bombes à sous-munitions, etc.
Ça a amené au traité d'Ottawa contre les mines. Voilà. Il y a eu plusieurs traités. Là, dernièrement, on a signé... Alors, ce n'est pas un traité complètement, pas encore, mais c'est une déclaration politique contre les bombardements des civils en zone peuplée. Oui. C'est un peu complexe, mais bon, voilà. On ne peut pas interdire les bombardements en tant que pratiques, complètement. Malheureusement. Mais en tout cas, on peut commencer... Limiter en ne disant pas les maisons. Voilà. Et il y a déjà plus de 80 États qui ont signé, dont les États-Unis. Oh !
Ce n'est pas vrai ? Oui, oui. Ils signent des trucs comme ça. Non, écoute, c'est un progrès. On ne va pas se plaindre.
Et donc, ça, c'est avant, effectivement, empêcher que ça arrive. Faire aussi de la prévention dans les communautés pour dire, voilà, attention, s'il y a une mine, ça ressemble à ça. Ne touchez pas. Appelez telle personne. Enfin, voilà, on fait beaucoup de prévention comme ça avec des formateurs, etc. Donc, ça, c'est avant. Et puis après, parce qu'on ne va pas laisser quelqu'un à qui on a mis une prothèse comme ça en leur disant, c'est bon, tu peux marcher maintenant, débrouille-toi, parce qu'une personne qui n'était pas handicapée avant, qui l'est devenue, elle a peut-être perdu son travail. Elle est peut-être dans un pays où le handicap est mal vu.
Donc, on va travailler l'inclusion, justement, l'inclusion dans le milieu professionnel, l'inclusion sociale, tout simplement, etc., etc. Et puis défendre les droits après des personnes handicapées dans les pays où ils se trouvent.
Epsilon, toi, c'est ta deuxième participation à Battlefort. Tu l'as déjà fait l'année dernière. On t'a reproposé cette année et tu as dit oui direct.
J'ai dit oui directement, même à la fin de l'année dernière, j'ai dit que j'étais partante parce que je trouve ça génial.
Alors, raconte-nous, comment ça va se passer pour toi ? Qu'est-ce que tu avais fait l'année dernière ? Qu'est-ce qui te donne envie de participer à ça ?
Ça me donne envie de participer pour pouvoir donner un peu ma voix à cette association, enfin ces associations. Je trouve ça important. Si je peux faire quelque chose, c'est trois jours, c'est rapide et ça aide vraiment beaucoup de personnes. Et ce que je vais faire, je vais streamer non-stop. Je vais très peu dormir.
C'est 54 heures au total, je crois. Vendredi 18h à dimanche minuit. Putain, ça va être trop bien. Je précise d'ailleurs, puisqu'on y est, on te retrouve sur twitch.tv slash epsilon.
Epsilon, c'est ça.
Tout à fait. Les modos, je vous laisse spammer le chat avec le stream. Vincent, ce n'est pas le premier événement caritatif qu'on retrouve sur Internet. C'est quoi ? C'est l'effet The Event ? C'est un effet de mode ? Comment tu analyseses ça, toi ?
Je pense que c'est un peu une conjonction de plusieurs choses. Je pense que du côté des streamers, il y a une volonté aussi de se rendre plus utile,
de se dire que leur métier peut avoir un sens supplémentaire encore au-delà du divertissement ou des discussions, des discours qu'ils peuvent tenir et avoir un impact vraiment concret en termes de dons auprès d'associations. Je pense aussi qu'il y a des associations et des ONG qui ont compris que ça pouvait leur permettre de récolter des dons différemment, de manière très impactante. avec The Event, c'est un petit peu le phare dans tout ça, mais il y a plein d'autres événements. C'est vrai que moi, j'avais un peu une question par rapport à ça parce que derrière, avec The Event, il y a eu plein de sujets et de questionnements, de polémiques aussi.
Moi, je vais y participer, mais forcément, j'ai aussi ma casquette où je me demande comment ça s'organise. Mais typiquement, par exemple, comment on choisit les associations, comment on s'assure que ça va fiter, que c'est safe, on va dire, parce que les The Event aussi, il y a eu des polémiques, ils ont dû changer de braquet, etc. Voilà, ma question, c'est un peu comment on s'assure que on travaille avec les bons partenaires sur ce genre d'événements. Tony ? Comment est-ce qu'on trouve les partenaires, du moins les partenaires associatifs, tout simplement au niveau, là, sur le choix des assos.
Donc, si je reprends l'an dernier et je prends le cas de cette année, déjà, avec Martin, ça faisait très longtemps qu'on discutait de sujets autour de lever pour Handicap International. Donc, ce n'est pas, on va dire, un coup d'essai ou un discours qui s'est fait très vite. C'est une longue discussion, une acculturation aux côtés de Hachy, auprès de Martin, surtout auprès de la direction de Hachy, pour comprendre quelles étaient les étapes de lever, etc. On a eu l'avantage d'avoir Matt Martin, qui, lui, est très proche de nous et qui est très souvent et qui suit absolument tout ce qu'on fait. Donc, du coup, Martin est très impliqué dans le projet.
Et en fait, comment est-ce qu'on choisit l'assos ? C'est lié à ça. C'est l'application. Et tout simplement, on choisit une thématique. Une fois qu'on a choisi cette thématique, on a plusieurs cibles d'associations. On laisse la possibilité aux associations de venir discuter avec nous. On les sonde même des fois pour certaines, pour vraiment aller chercher toute la possibilité d'associations qu'on peut avoir. Et si je prends le parcours de premier de cordée, tout simplement, on a été sur tout ce qui était handicap visible et invisible sur la préparation. Et on a fini par avoir un collègue premier de cordée, mais avec d'autres associations aussi.
Et en gros, on a vu avec premier de cordée que ça fitait vraiment sur l'organisation. Parce qu'il faut savoir que nous, sur notre partie organisationnelle, on n'est pas tout seul. Il y a les assos. Les assos sont extrêmement impliqués dans le développement, que ce soit sur la partie financière, que ce soit sur la partie logistique, que ce soit sur la partie bénévolat. Les assos sont impliqués à 100% dans l'événement. Elles peuvent se positionner et on leur laisse la possibilité de se positionner sur l'intégralité des postes. Tony, tu peux nous parler de premier de cordée ? Ils ne sont pas avec nous sur le plateau. Du coup, tu peux nous présenter ce qu'ils font, leur association ?
Premier de cordée, dont la présidente est Nathalie Péchalla, dont le directeur général est Sébastien Ruffin. Tout simplement, aujourd'hui, ils interviennent à travers le milieu hospitalier. Et en fait, ils s'occupent de personnes sur des cours moyens ou long séjour. Tout simplement, ils font des animations sportives au sein des hôpitaux. Et ils vont même jusqu'à aujourd'hui, plus récemment. Une des raisons pour lesquelles ils font partie cette année de projets qu'ils aimeraient développer un peu plus, c'est de vraiment aller s'occuper de tout ce qui est handicap invisible, puisqu'ils ont déjà des interventions avec du sport, parce qu'ils intègrent de plus en plus de sport.
Ils ont créé une machine qui va directement dans les hôpitaux. C'est une tour de sport. Peu importe le handicap ou peu importe la situation dans laquelle on est, on peut utiliser cette machine qui est de tout type de sport qu'on peut faire avec. Donc, leur objectif, c'est vraiment intervenir auprès du milieu hospitalier pour faire, on va dire, changer un peu le quotidien des enfants, plus particulièrement, qui sont dans les hôpitaux et qui n'ont pas forcément la possibilité de faire du sport. D'accord, ok. Donc, ce seront les deux organisations bénéficiaires de cet argent récolté au cours du week-end, Handicap International et Premier de Cordée.
L'année dernière, vous aviez levé 450 000 euros au cours de… 437 000, pardon, j'ai arrondi. Ça a servi à quoi ? Vous avez continué à être en lien avec les associations après sur l'utilisation des fonds ? Je pense que Martin pourrait m'en dire. Martin, qu'est-ce que vous faites de l'argent ?
Oui.
Je répondrais pour Appart.
Alors, nous, c'était… En fait, on est en accord avec Battleforce. C'était assez clair dès le départ. L'argent qu'on récolte via cet événement, c'est un argent qui va dans nos fonds propres, c'est-à-dire qu'il est mutualisé.
Ok.
C'est-à-dire qu'on ne l'utilise pas pour quelque chose de spécifique. Et d'ailleurs, on ne dit à personne qu'on va l'utiliser pour ceci ou ceci spécifiquement. Il va être utilisé là où on a le plus besoin.
Donc, sur l'ensemble de vos opérations en fonction des besoins, d'accord.
Et en fait, ce qui est très important pour nous, c'est que cet argent, il a vraiment beaucoup de valeur pour nous parce qu'il nous offre de la liberté. En fait, tous nos financements ne sont pas privés. On a des financements qui sont institutionnels, beaucoup. Et le financement privé, notamment de ce genre d'événement, justement, il nous permet de se dire, bon, là, on a une crise sur laquelle on a moins de financement ou alors on voudrait intervenir, mais on n'est pas forcément en capacité de le faire sur certains projets. On a de l'argent qui est dans nos fonds propres grâce à ce genre d'événement. On va pouvoir le mettre sur la table pour y aller tout de suite. Pareil pour les urgences.
On ne va pas avoir à se demander, est-ce qu'on peut agir en urgence ? Parce que sur les urgences, on fait des appels aux dons et on ne peut pas attendre que l'appel aux dons fonctionne. Il faut qu'on soit là dans les 48 heures. Donc, grâce à cet argent-là, on va pouvoir investir pour aller tout de suite sur le terrain. Et ensuite, on va pouvoir attendre que l'argent de la médiatisation arrive pour concrétiser tous les projets qu'on veut concrétiser. Mais en tout cas, c'est de l'argent qui nous permet d'agir sur les crises oubliées, ce qu'on appelle les crises oubliées. Là où c'est plus dur de lever des fonds.
Oui, voilà, où la médiatisation, elle se perd un peu et du coup, c'est plus dur de lever des fonds. Et puis, dans les urgences, quand on veut agir le plus vite possible.
Ok, d'accord. Epsilon, toi, l'année dernière, ta communauté avait répondu présente. Elle avait fait des dons. Tu avais été surprise agréablement ?
Oui, vraiment.
Ou ils n'ont pas donné assez, ces salauds ?
Si, si, si, ils ont donné vraiment beaucoup. Ils ont donné vraiment pas mal. Je ne pensais pas avoir autant.
C'est cool.
Oui, oui, c'était génial.
Tu sens que tu as un impact, toi, en tant que influenceuse, je sais que moi, je l'ai pas dit, mais tu vois ce que je veux dire. Tu l'as utilisé pour moi. Oui, c'est vrai, mais c'est juste pour te faire chier, Vincent. Non, tu sens que tu as un impact et que le fait que tu lèves de l'argent pour une cause, ça touche les gens ? Ou c'est juste parce que tu fais des trucs rigolos en stream ?
Non, j'ai l'impression que ça a touché pas mal de personnes. Au moins, ils ont pu entendre un petit peu ce que c'était, en apprendre un peu plus sur l'association. J'avais demandé à une personne qui était sur place de venir avec moi, une personne de l'association Handicap International, pour qu'on fasse un petit question-réponse pendant une heure. Et le chat était vraiment présent. Les gens ont posé des questions intéressantes et c'était top.
Vincent ? Mon bilan ? Personnel ? Moi, j'étais très, très heureux. J'avais mis des paliers que j'ai dû rehausser assez vite, en fait, parce que c'est difficile de savoir un petit peu la capacité qu'on a en tant que personne comme ça à récolter des dons. Et non, non, c'était un très, très bon souvenir. Et c'est difficile des fois de se sentir utile quand on fait du contenu sur Internet. Je suis journaliste, je fais du stream à côté. Mais de voir qu'on peut avoir un impact concret comme ça, juste en étant présent en ligne, en entretenant aussi, en proposant du contenu, ce genre de choses, c'est extrêmement gratifiant.
Et je suis content de voir un petit peu que ça sert et que c'est, comme tu l'expliquais, que c'est concret, que l'application, elle est concrète dans la foulée. Tony, tu as parlé de Stade de France tout à l'heure. C'est vrai que ça impressionne vachement, le Stade de France. J'ai vu dans le chat des gens qui posaient des questions en disant, mais ça doit coûter un bras. Comment c'est financé tout ça ? Alors, il faut comprendre qu'on ne loue pas l'intégralité du Stade de France. Parce que, oui, sinon, ce serait très compliqué de savoir qu'on a une salle. Oui, ça a un budget, parce qu'automatiquement, ça reste le Stade de France. Mais comme n'importe quel type d'événement, ça a un coût.
On a l'avantage d'avoir un très bon partenariat de mécénat avec le Stade de France. Donc, ils font un gros geste sur le tarot. Ils font un très, très gros geste sur le tarot. Merci, c'est cool. Même si je n'ai pas forcément le droit de le dire. Non, non, mais... Même faire taper sur le doigt par le stade. Mais non, non, il y a vraiment... Il faut savoir, et c'est souvent le cas, on peut souvent l'entendre dans les événements caritatifs, mais oui, il y a un budget, c'est normal, automatiquement, on le travaille. Mais comme je l'expliquais un peu au début, on travaille le budget avec les assos. C'est-à-dire que tout est explicite envers les assos, tout est présent.
Il n'y a aucune ligne qui est cachée aux associations. Les associations savent exactement où va l'argent. Et la récolte sert vraiment à quelque chose. Et pour revenir sur la thématique que tu posais par rapport aux assos, je prends l'exemple d'Appart l'an dernier, qui a été une des deux assos bénéficiaires. Ça leur a permis de faire un voyage, tout simplement en Amazonie, avec une partie des fonds, parce qu'ils avaient déjà commencé à récolter des fonds par rapport à ça. Ça leur a permis de compléter et de partir plus vite, puisque normalement, le projet était à deux ans.
Et en fin de compte, le projet est descendu à un an, puisque avec les fonds qu'ils ont pu récolter, ils ont pu emmener 16 jeunes en Amazonie, si je ne dis pas de bêtises. Donc, c'est super concret. Pour les assos, c'est hyper important. Tu voulais dire un truc, Vincent ? Oui, moi, j'ai un peu une question sur les streamers et les personnalités que vous invitez. Parce que là, on a encore vu, il y a quelques semaines à peine, pas mal de problèmes autour d'un autre événement et la présence d'une personnalité controversée, on va dire. Ce n'est pas le mot que j'ai utilisé, mais je te le laisse.
C'est un vrai sujet aussi, la présence de qui est présent, qui est invité à des événements, et que ce soit des événements caritatifs ou à d'autres événements. Il y a eu des polémiques autour de la ZILAN aussi. Là-dessus, comment vous travaillez sur ça ? Parce que c'est vrai que c'est compliqué, des fois, en plus, avec autant de personnalités, en présentiel et aussi à distance. Comment vous mettez en place ce travail-là pour inviter les bonnes personnes ? Pour aller directement avec toi et être très franc là-dessus, ça fait maintenant plus de 20 ans que je travaille dans l'événementiel. Ça fait plus de 20 ans que je suis dans l'e-sport. Ce n'est pas mon premier événement caritatif non plus.
Du coup, on a mis en place, nous, ce qu'on appelle un screening de notre côté, qui fait qu'automatiquement, on fait une liste. On se fait une liste complète. C'est-à-dire qu'il peut y avoir des noms qui peuvent être dits controversés dans cette liste, mais que, tout simplement, après, on fait un screening. C'est-à-dire qu'on va prendre les noms un par un et on a des équipes qui vont aller travailler de voir si, déjà, la personne est intéressée à l'événement en priorité.
Et dans un second temps, on va voir si, oui ou non, on va continuer les échanges ou pas parce que ça peut y avoir forcément des choses qui ne sont pas forcément intéressantes sur les réseaux ou des choses qui se sont passées ou éventuellement des dossiers cachés. Donc, notre objectif, c'est de travailler là-dessus. C'est une des forces qu'on a, je pense, aujourd'hui parce que c'est vraiment quelque chose sur laquelle on travaille le plus. Et pour nous, c'est le plus important, c'est-à-dire fournir déjà une line-up qui n'est pas forcément que fait que de gros.
Parce que si vous regardez bien, vous avez des communautés qui vont de plus de 2000 viewers jusqu'à des communautés qui, pour certains, seront en présentiel là, qui ont entre 2 à 10 viewers. Donc, notre objectif, c'est de donner la chance à tout le monde tout en faisant attention de ce qui pourrait se passer parce qu'on engage, même si c'est notre image, on va dire, à nous, on engage aussi celles des associations. Et pour nous, c'est important. Et pour la petite anecdote, Martin pourra te la confirmer sur ce point de vue-là, Handicap international, des fois, nous trouvent trop, on va dire, stricts sur les choix qu'on pourrait faire. Oui, je comprends.
Mais je précise que je suis très fier du travail qu'ils font. Et aussi du fait qu'on ait une parité respectée, ce qui est assez formidable.
Oui, ça, c'est cool. Bravo. Ça, c'est vraiment chouette. Il y a Sandoz qui va nous rejoindre sur le plateau. Salut, Sandoz ! Comment ça va ? Bonsoir tout le monde ! Bienvenue, bienvenue ! Sandoz, toi, t'es vidéaste ?
Désolé pour le retard, déjà.
T'inquiète, t'inquiète, j'allais faire ça discrètement. Sandoz, toi, t'es vidéaste aussi, on te connaît sur YouTube, notamment pour tes vidéos où tu chasses les armakeurs. Tout à fait. Et c'est un plaisir de te retrouver sur le plateau de Baxi. Toi aussi, tu seras à Battlefort tout le week-end. Qu'est-ce que tu vas faire ?
Alors, là, je suis en retard, mais pour le Battlefort, je ne serai pas en retard pour faire déjà des dons. Par bien dans le micro, rapproche-le de toi. Déjà des dons et surtout faire en sorte que la cause, qu'on puisse récolter un maximum d'argent pour l'association, les deux associations.
Ok, d'accord. C'est un sujet qui te touche, qui t'importe, toi, le handicap ? C'est un truc qui te...
Bien évidemment, parce que j'ai moi-même des enfants et malheureusement, j'ai aussi un enfant qui a atteint une maladie. J'aimerais faire en sorte que les choses bougent.
Ok, ok. Ce n'est pas ta première participation à Battlefort ? C'est la deuxième édition. Ça s'était passé comment l'année dernière ?
Excellent. Ouais. C'était parfait sur tous les points. Et cette année, on va essayer de donner de notre maximum pour tout péter. Ouais.
Pour que nous donnions du maximum. Non, mais c'est vrai. Non, non, chapeau. Du coup, on va terminer avec vous là-dessus. Faites-nous rêver. Pourquoi il faut regarder le Battlefort sur le stream d'Epsilon ? Qu'est-ce que tu vas faire ? C'est quoi tes donation goals ? Dis-nous un peu.
J'ai vraiment n'importe quoi en donation goal. Je vais faire des tatouages pendant l'event. On m'a réservé une petite salle spéciale. Je les firme. Donc, je vais tatouer.
L'eau, j'ai vu sur stade et tout. C'est ça. Allez !
Je vais tatouer un peu toutes les personnes qui sont sur place. Donc, il y a ça dans mes donation goals. Trop bien. Et voilà, on va s'amuser.
Ok. Vincent, qu'est-ce que tu vas faire comme connerie, toi, si on donne de l'argent ? Pourquoi il faut donner chez toi ? Alors, moi, j'aimerais bien faire un live randonnée pour opérer des traces d'ours dans les Pyrénées. Non, ce n'est même pas une blague. Très bien, les ours. Et sinon, je m'engage à écrire s'il y a un palier atteint, une fanfiction en dix chapitres et les gens choisissent les personnages. Donc, peut-être qu'ils te choisiront, toi, comme personnage. N'hésitez pas. Il est à combien, ce donation goal, là ? Très bas. Je le fais pour le plaisir. Oui, oui, oui. Pour le nôtre aussi. 112, fais-nous rêver. Pourquoi est-ce qu'il faut regarder chez toi ?
Pourquoi il faut faire des dons chez toi, ce week-end ?
Et oui. Très, très belles qui sont... Non, tout simplement, pour la bonne cause et on va vous régaler, tout simplement. On va vous régaler. Tu n'as pas encore fait tes donation goals, c'est ça ? Franchement, pas trop.
T'inquiète, on l'a tous fait. On l'a tous fait. Eh bien, écoute, très cool. Chers amis, on va être rejoints sur ce plateau par la ministre déléguée chargée du Handicap. Je ne sais pas si elle est là, si elle est prête. Vous me dites, je n'ai pas eu d'info, en fait. Tchoum, tchoum, tchoum, tchoum, tchoum. Parce qu'on ne vous n'avait pas d'info non plus. Bon, écoutez, il n'y a personne en régie. What the fuck ? Ok, ok. D'accord, écoute, on va meubler, ce n'est pas grave. Qu'est-ce qu'on peut dire aux gens pour leur donner envie de passer le week-end peinard à la maison à faire des dons pour Battle 4 ? Tony ? Il va y avoir plein de choses.
Il y a énormément de choses, surtout, qui se passent au niveau du développement. Parce qu'il faut savoir qu'on a une équipe de développement derrière. C'est extrêmement magique. On a des choses qu'on ne voit pas forcément aujourd'hui en développement, dont un système de multistreaming qui a été créé spécifiquement pour l'occasion de l'événement, qui est juste exceptionnel. Que j'invite les gens, du coup, à venir voir directement sur la page du Battle 4. En allant directement sur le site, on a accès à l'intégralité des streamers.
On a tout, la visibilité de ce qui se passe en temps réel, les systèmes de statistiques, tous les clips qui remontent pendant l'événement, plus le système de multistreaming. Ça fait partie, on va dire, pour nous, de cette partie-là. Et puis après, il y a multiples personnalités qui vont passer sur l'événement et des magnifiques streamers qui vont, on espèrement, forcément se tuer à la tâche. Ce n'est pas l'objectif ? Non, non, non, quand même pas. Vous ne blessez pas. Non, mais en tout cas, ça va être trop, trop cool. Donc, en tout cas, voilà, tout le week-end, sur le site internet, vous trouverez tous les streamers.
Il y aura vos streamers et vos streamers préférés, Vincent, Epsilon, Sandoz, qui seront là pour vous régaler aussi. Essayez de vous inciter à faire des dons. Comment on fait ? Tu veux laisser ta place, Vincent, pour la ministre ? Oui. Non, non, je ne sais pas. C'est un ordre, Jean ? Non, je ne sais pas. Non, mais si, si, je vais vous laisser. Si, si, je vais vous laisser. C'est terrible comme au revoir. Merci beaucoup. Merci, Vincent, vous pouvez l'applaudir. Alors que Geneviève Dariussecq nous rejoint sur le plateau. Geneviève Dariussecq, ministre délégué chargé, auprès du ministre des Solidarités chargé du handicap, qui nous rejoint sur le plateau.
On voulait vous recevoir, madame la ministre. Merci d'avoir accepté notre invitation. On voulait vous recevoir parce que, voilà, une ONG, des ONG vont récolter des dons tout ce week-end pour la cause du handicap. C'est le dossier dont vous vous occupez au sein de ce gouvernement. C'est un dossier politique. Quel regard est-ce que vous portez sur cette mobilisation de la société civile des jeunes d'Internet sur la cause du handicap ?
Écoutez, je la trouve assez formidable. J'ai en fait découvert cette initiative. J'ai été nommée en juillet dernier. Et je me suis rendue au Paris Game Week. C'est ça ? La Paris Game Week, oui. Game Week. Enfin bon, excusez-moi. Non, non, mais on va dire les choses.
Vous êtes familière de vos vidéos Geneviève Dariussecq ou pas plus que ça ? Pas vraiment. Voilà, c'est pas grave.
Non, mais vous voyez, il faut le dire, il faut l'approuver. Il n'y a aucun problème, non, non. Donc, je me suis rendue là-bas et je suis tombée sur des gens extraordinaires. Jérôme Dupire qui m'a présenté nos amis de Battle 4.
Oui.
Puisqu'on ne dit pas quatre.
Non, Battle 4.
Battle 4. Aussi, tout ce qui travaillait sur l'accessibilité des jeux vidéo.
Oui.
Microsoft, Ubisoft. J'ai rencontré aussi Néo. Enfin, des gens qui étaient très motivés sur les sujets de société. J'ai trouvé ça formidable. Et voilà, j'ai bien échangé avec nos amis de Battle 4. Et j'ai trouvé que ce qu'ils avaient réalisé l'année dernière était assez extraordinaire. Et donc, voilà, je m'étais, je l'avais dit que si je pouvais, je passerais les voir. Je ne sais pas si j'aurai l'occasion ce week-end. Mais en tous les cas, ce que je sais, c'est que moi, je vous souhaite une très, très bonne séance.
Quand on parle de handicap, on parle d'inclusion. Et vous en avez parlé, Madame la Ministre. L'inclusion, il y a aussi l'inclusion dans le jeu vidéo, l'inclusion dans le numérique. Ce n'est pas évident pour tout le monde. Le handicap n'est pas que physique. Et quand même, il l'est. Ce n'est pas pour autant qu'on peut réussir à jouer au jeu vidéo. C'est un sujet sur lequel vous travaillez, sur lequel il y a des progrès qui sont faits ?
Moi, j'ai découvert justement là, en échangeant avec les partenaires, les développeurs de jeux vidéo, qu'ils avaient une attention particulière sur ce sujet du handicap. Et que, par exemple, il faisait des jeux, il y avait des jeux de couleurs. Il faut faire attention aux couleurs, à la luminosité. Pour certains jeux, il faut qu'il y ait des écritures plus importantes. Enfin, ils mettaient véritablement en accessibilité certains jeux. Et je trouvais que c'était bien. Parce qu'il y a une chose qu'il faut se dire quand même, c'est qu'un jeune, alors je parle d'un jeune, il y a des moins jeunes aussi qui sont geeks. Bien sûr, bien sûr.
Un jeune ou un moins jeune qui est geek, enfin, il y en a beaucoup aussi dans les personnes qui vivent avec des handicaps. Ce sont des personnes comme les autres, avec une appétence pour les jeux vidéo. potentiellement, il faut pouvoir mettre ces jeux en accessibilité pour eux.
Il y a une conférence nationale sur le handicap qui doit se tenir la semaine prochaine. Un certain nombre d'associations vous ont demandé de reporter cette conférence, jugeant que les moyens ne sont pas suffisamment sur la table pour lutter contre le handicap. Qu'est-ce que vous répondez, Geneviève Darussek ?
Je réponds que je suis très étonnée parce que ça fait six mois que nous travaillons avec toutes ces associations. Huit groupes de travail, 40 réunions, enfin, il y a des propositions qui ont été faites, que l'on va reprendre quasiment toutes. Donc, voilà, je n'ai pas très bien compris, mais tout ça va s'arranger. Moi, je suis optimiste. Il faut que l'on avance. Nous avons beaucoup de choses à construire encore pour les personnes en situation de handicap et nous allons le faire.
Alors, ça va s'arranger, je le souhaite, mais ce n'est pas facile en ce moment la discussion entre le gouvernement et la société civile. On est dans un contexte où il y a des mobilisations quand même assez importantes. Vous pouvez comprendre que les associations rechignent à venir échanger avec vous ou pas ?
Moi, je comprends tout. Mais moi, je sais que dans le domaine du handicap, toutes les choses ont toujours été co-construites. Avec les associations et surtout aussi avec les personnes concernées.
C'est une particularité du secteur.
C'est une particularité du secteur. Et je peux vous assurer que pour cette conférence-là, eh bien, ça s'est passé exactement de la même façon, avec au contraire même une concertation très, très poussée. Et beaucoup, 500 personnes qui ont participé à tous ces groupes de travail. Donc, voilà, nous allons trouver les solutions. En plus, je pense qu'on aura de très, très belles perspectives après cette conférence nationale du handicap qui va mettre tout le monde d'accord.
Et les perspectives, on en a besoin puisque le taux de pauvreté des personnes en situation de handicap est plus important que celui de la population générale. On parle de 19% de personnes handicapées qui sont sous le seuil de pauvreté. Le taux d'emploi aussi des personnes en situation de handicap est plus difficile. C'est une partie de la population qui a aussi besoin de l'action publique.
Bien sûr. Et de la solidarité nationale. Et la solidarité en termes, effectivement, de soutien à la vie, de soutien aussi en moyens pour compenser le handicap et faire en sorte qu'ils aient la vie la plus facilitée possible. Mais nous travaillons beaucoup à... Moi, ce qui m'importe, c'est que les personnes qui vivent avec un handicap soient insérées dans notre société, qu'elles soient insérées à l'école, qu'elles soient insérées dans le travail. Il y a beaucoup de progrès qui a été fait dans l'emploi avec une diminution importante du taux de chômage des personnes handicapées. Et nous devons poursuivre parce qu'il faut... Mais moi, j'ai besoin de vous.
Et je crois que la jeunesse, besoin de la jeunesse pour casser les préjugés, casser les idées reçues. Certaines... Le handicap est mal connu. Et notamment le handicap qui est invisible. Voilà. Et c'est 80% des personnes.
C'est vrai.
Dans l'imaginaire des personnes, quelqu'un d'handicapé, c'est quelqu'un avec un fauteuil roulant.
Oui, c'est vrai.
C'est l'idée qu'on en a, oui. Bien sûr que ça existe. Mais il n'y a pas que ça. Et 80% des handicaps, ce sont des handicaps cognitifs, intellectuels, psychiques, et qui nécessitent vraiment que nous... Voilà. Nous fassions, non seulement, c'est pas faire attention à eux, mais que nous les incluions dans notre société, comme d'ailleurs les gamers les incluent dans leur série de leur partie, leur jeu, je ne sais pas comment vous appelez ça. Il y a besoin d'inclusion,
il y a besoin d'inclusion, il y a besoin de la participation de la société civile. Tu voulais dire quelque chose sans doute ?
Non, absolument pas, j'allais finir la phrase de la ministre. Je vous remercie.
Il y a besoin aussi de moyens, je pense par exemple à l'inclusion en milieu scolaire, c'était au début du siècle qu'a été votée la loi qui prévoyait l'objectif que les enfants en situation de handicap soient accueillis en milieu scolaire avec les autres. Les moyens ne sont toujours pas là, on manque d'AESH, les associations continuent à s'en plaindre, l'État n'est pas suffisamment présent. Qu'est-ce que vous répondez, madame la ministre, à ça ?
Non, les moyens financiers sont là.
Alors pourquoi ça ne marche pas ?
Par contre, c'est les moyens humains parce qu'on peut avoir du mal à recruter des AESH. Est-ce que ce sont des métiers précaires ? Ils vont être déprécarisés. Nous y étions engagés et nous allons le faire. Mais il y a 132 000 AESH en France, il y a 430 000 enfants scolarisés, handicapés scolarisés, c'est très très important. Nous avons augmenté de façon très très importante et d'ailleurs il y a de plus en plus de jeunes qui vont au collège, qui vont au lycée, qui font aussi des études supérieures. Ce qui montre que l'inclusion scolaire fonctionne de mieux en mieux et il n'y a pas que les AESH.
Nous allons mettre beaucoup plus de moyens médico-sociaux, c'est-à-dire des professionnels médico-sociaux, parce que les AESH ne sont pas des professionnels du médico-social, pour justement aider la communauté éducative à mieux encadrer ses enfants.
Votre collègue Papandiaï avait déclaré en fin d'année dernière que tous les enfants n'avaient pas vocation à être en milieu scolaire comme les autres. Est-ce que c'était une phrase malheureuse ? Est-ce qu'il a raison malheureusement ?
Pour moi, tous les enfants de France doivent être dans l'école de la République.
Et vous mettez les moyens pour que ce soit le cas ?
Oui, alors il y aura toujours des centres particuliers, des IME, mais qui doivent être ouverts aussi avec l'école de la République, où les jeunes doivent pouvoir aller quelques heures à l'école revenir dans leur centre où ils ont des prises en charge spécifiques et avoir école dans ces centres-là. Mais c'est le cas aujourd'hui. C'est pour ça que je pense que il avait d'ailleurs dit qu'il s'était mal exprimé. Et il est tout à fait de cet avis de dire que tous les enfants doivent être dans l'école de la République.
Tony, c'est la ministre qui a parlé elle-même d'inclusion dans le milieu du jeu vidéo. Et c'est vrai qu'on entend souvent des développeurs parler de la volonté que le jeu vidéo soit accessible à tout le monde. On a même vu des grands éditeurs, je pense à Nintendo, qui avaient même développé des accessoires spécifiques pour essayer d'accompagner. Xbox plus dernièrement aussi. Xbox aussi récemment. Du coup, parle-nous un peu de ça. Comment est-ce que le jeu vidéo est rendu plus accessible ? Il est rendu plus accessible puisque techniquement, on va partir du principe qu'on ne sait pas qui est derrière l'écran. Donc déjà, il n'y a pas de jugement tout de suite.
Et après, sur un second temps, on va dire au niveau de l'accessibilité aujourd'hui, nous, par exemple, on a des actions de terrain qui vont dans ce sens-là. On va même promulguer beaucoup de choses pendant l'événement Battle 4 puisque tout le week-end, on a des développeurs de jeux qui viennent parler de ça. On a des personnes qui sont spécialisées en tout ce qui est handicap invisible, qui vont venir parler vraiment de ces thématiques, de montrer toutes les statistiques qui tournent autour de ça et de vraiment creuser les sujets et toutes les questions qui ont besoin de réponses par rapport à ça.
On a des personnes qui sont spécialisées dans le jeu vidéo, sur l'accessibilité, des sportifs même de haut niveau qui viennent répondre à travers une table ronde. J'ai vu passer dans le chat qu'il y avait M. Guizmo, donc le reste pour la TV qui sera présent et qui viendra parler de cette thématique-là sur le week-end, sur une des tables rondes et qu'aujourd'hui, comment est-ce qu'on le met ? Simplement en poussant et nous, de notre côté, comment est-ce qu'on fait ?
On essaye de le pousser dans ce sens-là en essayant de faire des actions qui font qu'on nous remarque et on pousse cette inclusion à aller travailler simplement pour aller travailler avec les éditeurs, aller travailler avec des développeurs, aller travailler avec des personnes qui vont permettre tout simplement et on va dire qu'on est un peu leur vitrine de visibilité à ce moment-là parce qu'on sait que les éditeurs ont un peu de mal à aller sur ces thématiques-là spécifiquement parce qu'il n'y a pas encore tous les codes, il n'y a pas encore tout qui est vraiment bien accepté par rapport à tout ça et que l'objectif, il est vraiment pour nous d'être une vitrine côté Battlefort, que ce soit sur nos actions de terrain et je le répète parce qu'il n'y a pas que l'événement et aussi sur l'événement qu'on fait parce que c'est notre événement national, nous, simplement pour montrer tout ce qui se fait et éventuellement essayer de creuser avec le temps pour aller travailler directement avec les écoles et autres choses sur les thématiques sur lesquelles on travaille aujourd'hui.
Epsilon, sans dose, vous avez une responsable politique sur le plateau, je sais que ce n'est pas toujours évident pour les personnes qui créent sur Internet des créateurs de contenu d'être face à du politique, vous avez conscience que vous allez lever de l'argent pour soutenir une cause, celle du handicap ? Est-ce que vous pensez que le pouvoir politique doit aussi se saisir du truc, que ça ne doit pas être laissé à la société civile ? Est-ce que vous avez envie de dire quelque chose à Madame la Ministre, vous qui allez œuvrer pour le handicap cette semaine ? Évidemment,
la septilone,
comment c'est ? Non, elle est chiante, pas question, je sais, mais si vous voulez en profiter, si vous aviez un message à faire passer au paysage politique dans son ensemble, pas nécessairement à Madame la Ministre, mais qu'est-ce que vous auriez envie de dire ?
Donner-nous un coup de main. Vraiment, pour des associations comme le Battlefort, etc., c'est le moment de donner du vote aussi, que ce soit au niveau d'humains ou au niveau financier, etc., pour qu'on puisse justement mettre ce genre d'action pourquoi pas plusieurs fois dans l'année ou je ne sais rien pour venir en aide à des associations.
Plus régulièrement qu'une seule fois.
Plus régulièrement, donc ça serait une très bonne idée.
Épsilon ?
Ben... Non, tu n'es pas obligée
d'avoir un message à faire passer. C'est déjà un très beau message que tu vas faire passer tout le week-end.
Non, non, je lis le chat en même temps et je pense qu'il y a d'autres questions à poser.
Ben oui, parce que, évidemment...
Je vois parler de... Moi, c'était important pour moi
qu'on parle du handicap à l'occasion du Battlefort et c'était important d'interroger le pouvoir politique sur ce sujet. Je reviens là-dessus, Madame Dariussec, vous vous doutez bien que quand on a annoncé votre présence sur ce plateau, on a reçu, je vous laisse imaginer, beaucoup de messages condamnant votre présence et l'action du gouvernement en général sur la question de la réforme des retraites. Est-ce qu'on est encore dans la séquence de la réforme des retraites ou est-ce que vous voulez passer à autre chose ? Sachant que les gens ne veulent pas passer à autre chose. C'est ça, en fait, ma question.
Vous le comprenez ? Oui, moi, je comprends tout. Je comprends tout. Je comprends que... Aussi, moi, je suis inquiète des jeunes gens que j'ai devant moi de savoir quelles retraites ils auront. Voilà, ça, ça m'inquiète.
Oui, eux aussi.
Moi, voyez, à l'âge que j'ai, je ne suis pas très inquiète parce que je vais... Voilà, j'y suis... Normalement, je devrais y être en plein. Mais eux, voilà, je voudrais savoir quels équilibres on va trouver. Si on continue dans le même système, eh bien, il faut que nous soyons dans des équilibres. C'est un peu ça que nous avons essayé de porter. Après, que ce ne soit pas accepté, que la méthode...
Disons que la réponse apportée n'est pas satisfaisante aux yeux de beaucoup de manifestants qui pensent qu'il aurait pu être possible d'aller financer les retraites autrement qu'en demandant
Moi, je comprends tout. Je ne sais pas comment on fait, mais je comprends tout. Par contre, ce que j'ai beaucoup entendu, et ça, ça m'a beaucoup marqué, et je pense que c'est ça qui est important, c'est de parler du travail, de la qualité du travail, du travail des seniors, du travail des jeunes aussi, de la pénibilité de ces sujets-là. Moi, je crois que c'est de ça dont il faut s'emparer avec puissance. Parce que de l'évolution aussi dans la vie...
Et de la rémunération.
Le travail, de la rémunération... Voilà. Moi, il me semble que j'ai beaucoup entendu parler, j'ai plus entendu parler de travail que de retraite dans cette affaire. C'est vrai que le dossier a été placé sur la table... Et je pense que c'est ça dont il faut qu'on s'empare avec vigueur.
C'est ce qu'a annoncé le président de la République, sa volonté de réouvrir des discussions avec les partenaires sociaux pour parler notamment du travail, de ses conditions, de sa rémunération, de la répartition de la valeur, etc. C'est la rue qui a réussi à obtenir ça de la part du gouvernement, de bouger sur ce sujet-là ? Est-ce que ça n'avait pas l'air d'être au cœur des préoccupations du gouvernement avant les manifestants ?
Non ? Il y avait des projets de faire une loi travail, mais je crois vraiment que ça, c'est des... Pour moi, ça me paraît absolument essentiel parce que les choses évoluent, les outils évoluent, les modes de fonctionnement de la société évoluent aussi. Il faut tenir compte de tout cela. et je crois que ça, c'est une vraie réflexion de société puissante, forte, et dans laquelle il faut que l'on soit ensemble pour avancer. Vraiment.
Vous venez du modem, Geneviève Dariussec, vous venez du modem qui fait partie de la majorité avec Renaissance et avec Agir et Horizon. Vous venez du modem et le leader du modem, François Bayrou, a jugé en début de semaine qu'une autre réforme, je cite, aurait été possible. C'était une erreur de faire cette réforme de cette manière-là à ce moment-là, dans ce calendrier ?
Je ne sais pas. Vous savez, je commence à avoir de la bouteille. Il y a eu une réforme en 2010, il y a eu une réforme en 2014. Les conditions n'étaient pas tout à fait les mêmes. Les sujets étaient quand même un peu les mêmes. C'était d'équilibrer notre système de retraite.
Pas aussi urgemment.
Et surtout, ce que dit François Bayrou de façon très juste, et je suis au modem, j'en viens, mais j'y suis, de façon très juste, c'est que ce que l'on n'a pas s'est porté, c'est le grave déficit qui existe aujourd'hui sur notre système de retraite, puisqu'il y a dès aujourd'hui 30 milliards qui est porté par l'État pour équilibrer les défenses. Donc, il n'est pas équilibré aujourd'hui. Il a été l'année dernière, mais le déficit arrive. Non, il n'est pas équilibré. Cette responsabilité, c'est de le dire. Il est équilibré grâce à l'État. Et on ne peut pas, donc c'est dès maintenant que le problème était important. Donc voilà.
Après, moi, je comprends, je comprends les crispations, mais j'ai quand même entendu des choses qui m'ont fait du mal. vous pensez à quoi ? Je pense, par exemple, le sentiment que le travail, c'était la mort, qu'on partait, qu'on allait. Parce que ça l'est pour beaucoup de Français. Je pense que c'est... Le travail peut être une souffrance. Oui, mais c'est une souffrance pour certains, c'est une réalité, mais c'est sur ça qu'il faut travailler. Franchement, c'est sur ça qu'il faut travailler. Comment améliorer ces choses-là pour que ce ne soit pas... Moi, franchement, je le pense très sincèrement. C'est là-dessus qu'on a vraiment un vrai travail de fond à réaliser.
Comment, quand on a un travail pénible, on peut finir sa carrière dans quelque chose de beaucoup moins pénible avec de la formation, parce que tout le monde a les capacités d'évoluer dans sa carrière, dans sa vie. Voilà. Et je crois que c'est ça qui est intéressant et important. Enfin, tout est intéressant à porter, mais je voudrais vraiment qu'on... Voilà.
Merci, madame la ministre. Dernière question pour vous deux, c'est vous, les stars du coup de ce week-end sans dose Epsilon. On vous retrouve du coup sur Twitch tout au long du week-end. un mot à faire passer pour inciter les gens à faire un max de dons ? Venez nous voir en live.
Ouais. Suivez Battle 4. Ouais. Et on va tout donner pour... Trop bien. Merci Sandos. On va tout donner. C'est tout pareil. Suivez la chaîne du Battle 4 parce qu'il y aura plein plein de choses.
On aura beaucoup d'inclusion.
Ouais, c'est ça.
Il va se passer plein de trucs. Ça va aussi parler de handicap. Il n'y aura pas que du gaming. Pour revenir un peu sur la question que tu m'as posée tout à l'heure, qu'est-ce qu'on peut faire pour vendre un peu plus les Battle 4 ? Vas-y. Il faut savoir qu'on a fait mettre en place un sous-titrage de l'intégralité de l'événement. Oh, trop bien. Instantané. C'est-à-dire que quand l'animateur va parler ou n'importe quelle personne qui saura le micro, on aura un sous-titrage instantané. C'est quelque chose sur lequel on travaille. C'est une extension Twitch qui existe aujourd'hui. Ça m'intéresse pour Backseat. On en reparle.
On a beaucoup travaillé et qu'on a vérifié et c'est grâce à un de nos streamers puisqu'on l'a découvert grâce à Quentin de la Cantine, streamer sur Twitch, qui est très proche de ça et qui nous a aidés à voir et à trouver ça. Il faut savoir aussi que l'intégralité de nos tables rondes seront traduées en LSF. Ok, trop cool. Merci beaucoup. Merci à tous les cinq d'être venus nous parler du Battle 4. C'est un applaudissement que je vais vous laisser quitter le plateau. Merci beaucoup à vous d'être venus parler de ce bel événement. Merci beaucoup. On va enchaîner, chers amis. On va continuer.
On voulait commencer cette émission Backseat en parlant de ce bel événement, le Battle 4, qui va avoir lieu tout le week-end. N'hésitez pas à aller faire un tour sur le site internet. N'hésitez pas à kiffer tout le week-end. On va enchaîner avec... Est-ce qu'on met un jingle maintenant ? Ouais, vas-y, mets un jingle actu de la semaine. C'est parti. Venez vous installer. Venez vous installer. Incroyable. On vous met tous du même côté ou pas ? Je ne me rends pas compte. Je n'en sais rien. Je ne sais plus. Comment on fait ? C'est ça qu'on nous fait. Oui, tous du même côté. Ah oui, c'est à la pause qu'on change. Eh oui. Incroyable. Chers amis, bonjour. Bienvenue à toutes et à tous.
Bienvenue sur Backseat. Bonjour à vous qui nous regardez sur Twitch. Ça fait plaisir de vous voir. Bienvenue à vous qui nous regardez sur YouTube. En replay, bonjour à vous qui nous écoutez en podcast. Cette semaine, on va continuer à parler de politique avec les meilleurs et les plus forts. On est avec Malek. Salut Malek. Salut Jean. Comment tu vas ? Ça va très bien et toi ? Écoute, ça roule. Tu es chroniqueur, tu es conseiller en communication politique. Voilà quoi. Ouais. Et c'est cool de te retrouver. Antoine Bristiel, comment ça va ?
Eh bien, ça va très bien Jean.
Antoine, doctorant en sciences politiques, directeur de l'Observateur de l'Opinion de la Fondation Jean Jaurès. Tout à fait. Ça fait plaisir que tu sois là et on est avec Latifa aussi cette semaine. Salut Latifa.
Oui, salut Jean.
Bienvenue, c'est ta première sur Backseat. On peut l'applaudir. On vous fait Latifa. Tu es ancienne directrice du Bondyblog et tu es l'actuelle présidente du mouvement qui s'appelle Le Mouvement.
Exactement.
Raconte-nous, c'est un mouvement, c'est quoi ?
C'est une organisation de mobilisation citoyenne donc on fédère sur différentes thématiques sociales, féministes, écologiques, antiracistes, etc. Les citoyens pour essayer de faire pression sur les décideurs et de faire bouger les lignes un peu.
Ok, d'accord. Latifa, première fois que tu viens faire de la chroniquerie sur Backseat. Ça fait plaisir.
Ouais.
Merci à toi d'avoir accepté. On va rentrer dans le dur du sujet, les copains, parce que là, on ne s'est pas fait chier politiquement ces derniers jours. Depuis la dernière émission Backseat, il s'est passé des trucs. Genre, par exemple, une décision du Conseil constitutionnel. C'est sûr de ça ? Ouais, de trois. C'est très bien. Une décision du Conseil constitutionnel qui valide l'essentiel de la réforme, on va en parler, la réforme des retraites, El Famoso. Une allocution du Président de la République sur Twitch lundi, pour dire des trucs. En exclusivité sur Twitch ? Non, j'ai autorisé les autres médias à la diffuser aussi. C'est important.
Donc voilà, on commence direct la décision du Conseil constitutionnel. Je le disais, le Conseil constitutionnel a validé la réforme après moult tractations. Même moi, je me suis emballé le vendredi en disant, il y a moyen qu'il censure, ce serait marrant. Nouvelle jurisprudence et tout. Pas du tout. On s'y attendait, il ne fallait pas s'y attendre. Qu'est-ce que vous en pensez, Malek ? Je t'ai suivi sur ton pronom, vendredi. Toi aussi, tu y as cru. J'y ai cru, je ne vais pas mentir. Ça pose une vraie question sur, je suis désolé, mais sur le rôle du Conseil constitutionnel, sur est-ce que du coup, est-ce qu'il ne faut pas reformer cette maison de sages ?
Est-ce qu'il ne faut pas reformer les pattes de la République ? On va en parler d'ailleurs. Quand on préparait l'émission, on parlait de ça. La composition du Conseil constitutionnel a soulevé beaucoup de commentaires, de discussions. Il y en a beaucoup qui m'ont posé la question la semaine dernière. C'est qui ces neuf sages ? Ils sont nommés par qui ? Oh là là, mais ils viennent du politique. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? C'est un truc que l'on perçoit en ce moment dans l'opinion publique, le questionnement sur la composition du Conseil constitutionnel.
En fait, je le dis très souvent, on a tous des gens autour de nous qui n'étaient pas très au fait de ce qu'était une motion de censure, le Conseil constitutionnel, une potentielle censure. et on a tous des potes qui se sont plus ou moins intéressés et qui y ont cru et qui se sont dit « Ok, il y a quand même des socles, il y a des garde-fous dans cette histoire et il faut y croire. » Et il y a des espoirs qui sont tombés. Même moi qui suis dedans, je vais dire la vérité, même le mien est tombé. Et ça pose une vraie question sur l'indépendance du Conseil constitutionnel parce que oui, nommé par nos politiques, ben oui. Ah oui, oui, d'accord. Oui, oui, oui.
On rappelle du coup, on rappelle comment sont, vas-y, comment sont nommés les membres du Conseil constitutionnel ? Le président de la République, le président du Sénat et la présidente de l'Assemblée nationale, en l'occurrence, elle ne l'a pas encore fait, mais elle le fera bientôt, nomme des membres au Conseil constitutionnel et il y a des voix qui sont en train d'appeler à la réforme du Conseil constitutionnel et pas forcément des afro-gauchistes. On parle encore une fois du groupe Liot, encore eux.
Ils font une proposition que je trouve intéressante qui est de soumettre la validation des candidatures au Conseil constitutionnel aux deux tiers des parlementaires et que ce soit sur des compétences juridiques. Aujourd'hui, depuis 2008, ils sont auditionnés par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat mais il n'y a pas de vote parce que ça risque de renverser le problème et de créer du coup un Conseil constitutionnel soumis au pouvoir législatif qui peut le saisir. Antoine, l'opinion publique, on a vu des mouvements de ce côté-là ? Comment est-ce qu'elle perçoit cette décision du Conseil ?
Je ne pense pas qu'il y avait une attente qui était majeure par rapport à la décision du Conseil constitutionnel. Nous, on est un peu des geeks de la politique si j'en ai envie de le dire. Oui, on est des alliés. Du coup, on se demandait ce qu'il allait se passer avec le Conseil constitutionnel mais je ne pense pas que quand tu regardais les différentes enquêtes d'opinion, il n'y a rien qui pouvait...
Il remonte au micro, pardon.
Terrible.
Il y a quelqu'un qui me dit qu'il y a un vote. Les gens disent dans le chat qu'il y a un vote mais ils ne votent pas. Les commissions votent. Ah oui, plus geeks que nous. Excuse-moi, je t'ai coupé parce que du coup, si j'ai dit une connerie, il faut me le dire. Excuse-moi, Antoine, continue.
Oui, non, il n'y avait pas une attente qui était forte. Tout le monde, en tout cas, la plupart des gens s'attendaient à ce que la décision valide la réforme. Et par contre, ce qui est intéressant de voir, c'est que suite à cette décision du Conseil constitutionnel, j'ai ramené des chiffres, tu as 35% des gens qui disent la mobilisation doit s'arrêter. Le reste, du coup...
Un tiers quand même.
Un tiers qui disent que la mobilisation doit s'arrêter. Mais c'est à peu près le même niveau qu'on voyait avant. Ok, d'accord. Et par contre, tu as 45% de la population qui te dit que la mobilisation doit se durcir avec des nouvelles formes d'action. Je pense qu'on va en reparler après.
Ah, carrément.
On a vu. Mais tu vois, il s'est quand même passé quelque chose en termes de on n'en attendait rien. Effectivement, il ne s'est rien passé. C'était en tout cas... On n'en attendait rien,
on est quand même déçus.
On est quand même déçus. Mais derrière, c'est peut-être davantage d'ailleurs la prise de parole de Macron qui a suscité un peu... Bon, ça, on va en reparler. Oh là oui ! Donc, la décision du Conseil en elle-même.
Bon, le Conseil constitutionnel valide un dispositif qu'il reconnaît pourtant comme étant inhabituel pour citer les mots des sages, c'est-à-dire projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale, donc un texte que tu n'es pas censé adopter autrement que pour faire des trucs relativement techniques, on ne va pas se mentir. Utilisation de l'article 47.1 qui réduit le temps des débats, utilisation de l'article 49.3 qui permet de se passer de vote, utilisation même du vote bloqué, tout ça, ce sont des trucs constitutionnels. Donc, le Conseil constitutionnel a dit, ben, voilà, c'est constitutionnel. Ça pose quand même des questions, la Tifa.
Oui, qu'est-ce qu'on fait, on en a un petit peu parlé, mais qu'est-ce qu'on fait un peu de l'esprit de la Constitution ? Est-ce qu'il n'est pas garant aussi de ça ? De se dire, est-ce qu'on peut vraiment, tu as parlé des articles qui étaient utilisés, le fait qu'on utilise un projet de loi rectificatif de la loi de financement de la sécurité sociale, qui limitait aussi le temps de débat. Donc, ça veut dire que là, on pouvait débattre que 20 jours seulement de ce projet de loi devant l'Assemblée nationale. Est-ce que c'est vraiment suffisant pour un projet de loi comme celui-là ? Et est-ce que c'est justifié ?
Et de la même manière, en fait, on fait un 49.3 parce qu'on sait qu'on ne va pas avoir de majorité. Donc, il n'y a pas besoin, je pense, pour le coup, d'être de fin juriste et de fin limier pour se rendre compte que quand même, ce n'est pas tout à fait sur un plan démocratique. On a quand même deux, trois trucs à dire, je crois. Et donc, du coup, c'est là où, en fait, pour moi, le Conseil constitutionnel doit aussi intervenir.
Alors, peut-être qu'il y a plein de juristes qui vont avoir leur poil se hérisser quand je dis ça et que ça doit peut-être aussi aller au-delà de contrôler un peu cet esprit-là et de prendre la procédure dans son entièreté et au-delà de l'aspect purement juridique et du peu purement technique, de se dire que l'aspect politique doit être un peu jugulé.
Mais en vrai, moi, je défends le truc parce que, évidemment, c'est normal, le Conseil constitutionnel a constaté que la constitution permettait ça. Donc, en fait, la crise politique est rendue possible par notre constitution donc notre constitution allait à chier. C'est un peu la réflexion. Mais quand on parle d'esprit de la constitution, l'esprit de la constitution de la Ve République, c'était quand même le pouvoir à la majorité à l'Assemblée nationale. C'était ça l'idée. Or, il n'y a pas de majorité en ce moment. Et Macron a quand même le pouvoir.
Donc, on va pas se mentir mais même là, on a en plus, Lina a rediffusé des trucs de Debré à l'époque, etc., qui disait mais enfin, c'est la majorité qui décide et puis s'il y a besoin, on retourne au peuple soit par dissolution soit par référendum et tout. Même ça, on n'y est plus. C'est quand même fou. C'est pour ça que je suis assez d'accord pour dire, putain, même l'esprit n'est pas respecté.
La décision du Conseil constitutionnel, elle est encore plus à contester, peut-être, parce qu'on a un petit visuel avec la composition du Conseil constitutionnel, on a deux membres dont Laurent Fabius qui ont été nommés par le PS, donc par Claude Bartholone et François Hollande à l'époque et ensuite, on a quatre membres qui ont été nommés par la majorité d'Emmanuel Macron, soit par Richard Ferrand soit par Emmanuel Macron himself ou par Richard Ferrand, oui, je l'ai dit et de l'autre côté, on a trois membres qui ont été nommés par le président du Sénat, Gérard Larcher.
Voilà,
ces petits ronds de couleur. Ça indique quoi ? Ça indique par qui ils ont été nommés, c'est ça ? Bah oui ! Ah oui, d'accord, ok, oui, oui. Oui, oui, c'est ça. Et en fait,
moi, je ne peux pas occulter ces petits ronds
dans la lecture de la réduction. C'est-à-dire que ça les marque ? C'est ça que tu veux dire, c'est qu'il y a un marquage ? Et puis, je suis désolé, à un moment, moi, j'ai commencé par une aventure militante, on m'a appris le rapport de force et je suis désolé, je regarde le nombre de parties, l'un contre l'autre, je vois quatre membres nommés par LREM, trois nommés par LR et deux nommés par le PS et je me pose des questions. Je précise quand même qu'ils ne peuvent pas être renommés après leur mandat, c'est un mandat unique, donc justement pour ne pas dépendre d'une renomination et tout, donc c'est une garantie d'indépendance qui a son importance et qui, à mon avis, faudra conserver.
Je précise aussi que le Conseil constitutionnel a déjà par le passé eu le courage de s'opposer à des gouvernements, y compris ceux qui les avaient nommés. On a vu des décisions du Conseil constitutionnel contre la loi Adopie, on a vu la décision du Conseil constitutionnel contre la loi Sécurité globale, c'est sur le fait de filmer les flics. On a vu le Conseil constitutionnel censurer la loi Avia sur Internet, sur la lutte contre la haine en ligne. Je ne voudrais pas laisser croire que le Conseil constitutionnel se fait marcher sur la tronche par l'exécutif.
Disons que quand il s'y met, il peut faire preuve de courage et que peut-être que beaucoup de gens attendaient qu'il fasse preuve d'un peu d'innovation et de courage vendredi dernier.
Antoine ? Ce qui est étonnant quand tu regardes un peu la décision qui a été rendue et quand tu regardes un peu l'argumentaire, c'est ce que soulevait Dominique Rousseau qui est un constitutionnaliste justement, disons que tout indiquerait dans les premières lignes de l'avis que les principes de sincérité, de clarté du débat public du débat parlementaire n'ont pas été respectés avec ce projet de loi, notamment parce que les parlementaires n'avaient pas les bonnes informations, on en avait déjà parlé ici sur le plateau, et finalement, il ne remet quand même pas en cause au final le texte en lui-même et la façon dont les débats sont déroulés.
Donc ça, c'est un peu étonnant quand tu regardes quand même la décision en elle-même.
Il y a le sujet de la promulgation dans la nuit de la loi. Emmanuel Macron a promulgué la loi. Donc je rappelle que la promulgation, c'est la toute dernière étape, c'est le moment où le président de la République met sa signature en bas du document pour certifier que la procédure a été suivie jusqu'au bout et tout. Ce n'est pas censé être un acte politique particulier. En réalité, il promule des trucs toute la journée.
Il était pressé de pèser autre chose. Voilà, justement.
Sauf que là, une interprétation politique en est faite parce que le président de la République a promulgué la loi immédiatement après avoir eu connaissance de la décision du Conseil constitutionnel et le journal officiel que personne ne lit, tout le monde s'en branle, mais c'est normal, il paraît à 4h du matin comme tous les jours et il publie, c'est le journal officiel, c'est chiant à mourir, il publie les actes de la nuit, tout ce compris, les décrets, les lois, les machins. Et donc voilà, il y a eu une micro polémique sur promulguer dans la nuit. Polémique ou pas polémique ? Moi je dis on s'en branle, c'est pas important ? Ouais, franchement c'est...
En fait c'est plutôt la temporalité, le timing, enfin pourquoi le lendemain dans l'immédiat pour passer à autre chose comme le dit Antoine ? Oui mais... En fait je pense que la séquence c'était ça, c'était les gars venez, on promulgue, le truc est publié, on fait la petite allocution lundi et on ouvre la séquence d'après. Ouais mais c'est pas comme ça l'avis mon pote. Oui non mais c'est ça, c'est exactement ça. Du coup l'allocution, parlons-en, l'allocution d'Emmanuel Macron donc en direct à la télévision. Alors, moi elle m'a surpris, en tout cas son début d'allocution m'a surpris parce que j'avais suivi, j'avais diffusé, j'avais commenté son interview d'il y a trois semaines maintenant.
J'ai l'impression que tout le monde lui a dit elle était à chier ton interview. Vraiment, le truc où tu lui dis coûte que coûte, pas coûte que coûte mais vaille que vaille ou non attends, qu'est-ce qu'il a dit à la fin ?
Impossible n'est pas français ? Non non non,
on va réformer, on va continuer à réformer au forceps ou je ne sais plus. Ah non, attends, oh je l'ai. Le tchat, vous allez l'avoir. À marche forcée. À marche forcée. À marche forcée, voilà. L'espèce de flègme qu'il avait pour dire mais il n'y a pas de crise démocratique, je lui dis tout va bien, etc. Les violences, ni faction, ni faction, etc. Envoyer dos à dos la violence des policiers et tout. Ce qui me fait dire ça, c'est que le début de son allocution, je l'ai trouvé très straightforward dans le côté ça ne va pas. Cette réforme a soulevé des problèmes sur l'injustice. Il a utilisé le mot injuste en disant le travail est injuste, etc. Cette réforme est-elle acceptée ?
De toute évidence, non. J'ai envie de dire qu'il enfonce des portes ouvertes mais rien que le simple fait qu'il le fait, moi j'ai commencé l'adlocution en disant tiens c'est intéressant, il nous emmène où avec ça ? Et finalement, il nous emmène sur j'avais raison depuis le début, regardez la suite du projet et en fait on va continuer.
Moi je l'ai presque malpris de dire, vous ne le vouliez pas, je l'ai fait quand même. On a compris en fait, ça fait des semaines, on ne peut pas. Et en plus il nous le redit au tout début, et c'était vraiment ça.
C'est-à-dire que c'est encore pire. Il en a conscience en plus.
Je l'ai fait, je l'ai fait, c'est bon, je l'ai fait, vous n'étiez pas d'accord. Oui, oui, on a compris.
Dont acte.
Antoine. Je pense qu'il y a deux choses qui étaient assez intéressantes. La première, c'est quand tu vois qu'il faut faire de la concertation, renouer le dialogue avec les partenaires sociaux. Quand tu vois que les partenaires sociaux, justement les syndicats ont essayé d'aller taper à la porte de l'Elysée pendant toute la séquence et qu'ils n'ont pas été reçus, je pense qu'il y a un peu de quoi être énervé dans leur cadre. Et la deuxième chose, c'est que quand tu regardes la perception qu'ont eu les Français de l'allocution.
Alors, ils en ont pensé quoi ?
78% qui n'ont pas été convaincus par l'allocution. C'est le pire niveau qu'il a fait depuis 2017.
Non, mais pour le coup, vraie question. Est-ce qu'on n'est pas arrivé à un point de rupture tel que quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, c'est dead, c'est mort, c'est ciao, bye, bye. Je dis ça aussi en constatant que le soir de l'allocution, une initiative a été lancée sur Twitter par l'association Attaque proposant aux Français d'aller taper sur des casseroles pour faire du bruit pendant l'allocution, manière de lui dire on ne veut même pas t'écouter, etc. Et en fait, le mouvement des casseroles a continué. Et justement, il est parti en tournée, il est allé en Alsace, il était aussi dans l'Héros, etc. Et en fait, c'est casseroles sur casseroles sur casseroles.
C'est intéressant, la symbolique de la casserole, ce côté, mais en fait, on ne veut même plus t'entendre. Il y a une espèce de rupture qui s'est faite ? On l'avait dit le soir de l'annonce du 49-3 par Elisabeth Borne, j'avais dit attention, je pense qu'on arrive peut-être à un petit point de rupture et il n'y aura pas de retour en arrière possible. Et là, en fait, on ne fait qu'avancer vers ce point de rupture-là. Lundi, on nous a parlé d'apaisement avec un discours dans l'intention qui était plus de la provocation que de l'apaisement. Et puis surtout, on a des petits off qui sont sortis.
On a appris qu'Emmanuel Macron, avant d'enregistrer son allocution, a dit à ses proches il faut être dur avec ceux qui veulent nous crever la paillasse. Et il y a un député LREM qui l'a croisé tout à l'heure dans l'Héros, Patrick Vignel, qui lui a dit mais je suis prêt à faire la guerre, président. Prêt à leur faire la guerre. Mais à qui ? À Emmanuel Macron ? Non, mais il parle de qui quand il dit ceux qui veulent nous... Je ne sais pas quoi.
Eh bien, c'est la question que je me pose, Jean. Ceux qui passent dans le coin. Mais sauf qu'en fait, quand on est président de la République, on n'a pas à faire la guerre à qui que ce soit. Encore moins aux Français.
Au contraire. C'est ça. Non, mais bien au contraire. Latifa ?
Ouais.
Comment t'analyses-toi la séquence qui vient de s'ouvrir depuis lundi qui est un peu lunaire de ses déplacements et tout ?
Ouais, c'est... Enfin, il essaye en fait comme il le fait depuis le début un peu en bulldozer de dire non, mais moi je vais continuer on va aller voir les Français qu'il a dit aujourd'hui encore il va falloir expliquer encore la réforme des retraites, en parler, faire preuve de pédagogie. Alors que... Et là, on va laisser de côté l'aspect un peu méprisant. Je pense que les gens ils ont quand même plutôt compris de quoi il s'agissait et qu'il n'y a pas besoin d'expliquer encore et encore. Et ouais, il essaie un peu de faire un marche forcée. Et puis même pour la fin de l'allocution, les mesures qu'il a données, c'est presque les procédés rhétoriques. Il dit des choses avec...
En fait, on ne peut pas ne pas être d'accord quand il dit d'ici à fin 2024 on va désengorger les urgences. Qui n'est pas d'accord avec ça ? Qui va dire ? Quelles horribles mesures ? Vous n'allez pas reconnaître votre école à la rentrée 2023 ? Et le soleil, c'est mieux que la pluie aussi. Le sommum, son spécial, libérons les énergies.
Oui, qui n'a jamais rien voulu dire. C'est assez extraordinaire.
Il aime trop le dire. Je n'ai jamais... Je n'ai toujours pas compris. Très bien compris. En termes d'énergie, c'est quand même assez rigolo que la CGT coupe le courant à chaque fois qu'il est dans un endroit. Mais il y avait un économiste sur Twitter qui avait mis qu'en gros, c'était un nouvel interville maintenant que chaque village dans lequel il allait trouver une nouvelle forme de protestation et une nouvelle forme d'opposition. Et là, sur un point un peu plus sérieux, on voit quand même que c'est aussi une sorte de bascule dans le mouvement d'opposition qu'il y a désormais. C'était les syndicats qui ont été à la tête de la contestation pendant toute la période.
Et là, c'est en train d'être des formes d'auto-organisation de la protestation. Et ça, ça rappelle quand même davantage les Gilets jaunes que ce que l'on avait vu pendant toute la séquence des retraites où c'était les syndicats, des manifs classiques et une opposition beaucoup plus...
Non, mais c'est vrai. Vous voyez les images qu'on diffuse derrière. Vous voyez bien qu'il y a peu de drapeaux. Il y en a quelques-uns de la France insoumise mais en réalité, il y a assez peu de drapeaux d'ordre syndicaux. Ce ne sont d'ailleurs pas des rassemblements à l'initiative des organisations syndicales. Justement, pour parler des organisations syndicales, la suite du programme, c'est 1er mai, fête du travail, journée traditionnelle de mobilisation des syndicats. Mais là, cette année, elle est promise pour avoir une teinte particulière autour de la réforme des retraites et de la crise démocratique. Laurent Berger, avant de laisser sa place, on va en parler. Malédiction Baxit.
La malédiction Baxit, on est dessus. Avant de laisser sa place à la tête de CFDT, il a dit qu'il avait appelé à casser la baraque. Alors, ce qui fait un peu pitié dans l'expression parce que c'est un peu boomer, mais dans les mots, quand tu es responsable du premier syndicat de France, etc., là aussi, le point de rupture, il est vénère quand même. Dans la bouche de Laurent Berger déjà. Oui, c'est ça, dans la bouche de Laurent Berger quoi. C'est quand même, ouais. Antoine.
C'est assez étonnant quand même. Ce n'est pas de leur faute, c'était prévu comme ça, mais que les principaux leaders, que ce soit Philippe Martinez d'un côté et Laurent Berger, partent en plein milieu, enfin, pas en plein milieu, mais en tout cas, dans cette phase qui était quand même ultra importante pour les syndicats. Donc, à voir comment ça va se passer à la CFDT avec un nouveau leader.
Donc, Laurent Berger qui a annoncé qu'il laisserait sa place le 21 juin prochain, comme c'était prévu, ce qu'il avait déjà annoncé apparemment, à Marie-Lise Léon qui est actuellement numéro 2 du syndicat. Donc, ce n'est pas un départ en claquant la porte sur un échec, sur une mise en minorité. C'est un départ prévu, organisé. Je pense même, parce que moi, je me suis dit, putain, c'est vachement tôt d'annoncer ça en plein mouvement et tout. En fait, je pense qu'il veut la catapulter à l'occasion du 1er mai en disant, mais là, il faut que tu fasses des télé, il faut que tu fasses des caméras parce que moi, je ne suis plus là le 21 juin, donc je te balance maintenant.
Ils ont fait leur première interview là ensemble et puis il dit qu'en fait, ça fait déjà plusieurs mois qu'elle est à ses côtés et qu'il mène ça à deux,
que c'est sa numéro 2 et qu'elle va mener ça d'une main de maître. On va avoir deux femmes à la tête des deux principales organisations.
Sophie Binet à la CGT et Marie-Lise Léon à la CFDT.
D'ailleurs, à la CGT, ça s'est bien passé. Le passage de témoins entre Martinez et Sophie Binet, ça s'est passé sans accroc.
Oui, il y avait eu Jules sur le plateau la semaine dernière qui nous expliquait que le congrès de la CGT ne s'est pas super bien passé, que c'est un peu compliqué, que c'est tendu en interne et tout. Bon, après, c'est Usul. Non, non, pour le coup, il a eu des gens de la CGT au téléphone qui leur ont raconté un peu les coulisses et il est venu nous apporter ça sur le plateau la semaine dernière. Latifa, la suite du programme, il y a aussi des parlementaires qui ne veulent pas lâcher la pression et refuser de passer à autre chose.
Oui, évidemment, parce que de toute façon, qu'est-ce qu'ils vont faire ? C'est comme pour tout, en fait. Personne ne sait. En présent, tout le monde est en train de se réorganiser, de se reconcerter, l'ordre de bataille on se met et comment on fait ça ? Mais oui, oui, ça c'est assez évident.
Il y a donc le référendum d'initiative partagée qui a été déposé par tout un paquet de députés. On attend la décision du Conseil Constit qui va tomber le 3 mai ou le 13 mai, je ne sais plus, mais un jour. Donc, on verra si on ira jusqu'à un référendum d'initiative partagée, mais de toute façon, ça prendra beaucoup de temps. D'ici là, il y a des discussions en cours pour le dépôt d'une nouvelle motion de censure en lien avec le fameux groupe Liot à voir. Mais il y a un autre truc qui va arriver et qui pour moi est vachement plus intéressant. J'ai retweeté un thread d'un constitutionnaliste sur le sujet sur Twitter qui parlait de cette loi d'abrogation.
Je rappelle qu'une loi d'abrogation, c'est rien d'autre qu'une loi qui dit qu'on annule la loi qui a été votée. Enfin voilà, on annule telle loi. C'est ça, une abrogation, c'est pratiquement une motion de rejet en fait, d'être prospective. Et en fait, c'est très intelligent cette stratégie parce que ça va forcer le vote qui n'a pas eu lieu sur l'article 7, le fameux vote qui n'a jamais eu lieu sur les 64 ans. En fait, les députés vont réussir par une proposition de loi à forcer le vote sur ce truc-là qui est en fait beaucoup plus difficile pour la majorité de réunir une majorité que de gens qui s'abstiennent de voter une motion de censure.
L'autre truc, c'est que ça va remettre dans l'agenda parlementaire, donc ça va empêcher le Parlement de passer à autre chose même si le gouvernement en meurt d'envie et que par ailleurs, ça va envoyer le message aux manifestants, aux Français et tout, que tout ce qu'a fait le Parlement, elle n'est pas éternelle. Il suffit d'un vote et en fait, c'est terminé, on revient au système d'avant et tout. Donc, à suivre, il y a une vraie guéguerre en ce moment sur est-ce qu'on passe à autre chose, est-ce qu'on passe pas à autre chose entre les manifestants tu l'as dit, les syndicats, les manifestants, les partis politiques, etc.
En partant de cette hypothèse, en plus que certains vont évoluer, notamment au sein du groupe LR dans leur vote parce qu'il s'est passé pas mal de choses, parce que certains sont retournés en circonscription et parce que la colère ne fait que grandir et sur ce qu'on parlait de la suite, je pense que ça va être très compliqué pour ne pas dire impossible. En fait, là, Emmanuel Macron va s'entêter avec ses ministres à faire des déplacements ou à les annuler et ils vont se manger des concerts de casserole à chaque fois jusqu'à quand ? Il a dit 100 jours. J'ai l'impression qu'il fait 100 jours, ils ont fait vas-y chiche. T'es chaud.
Tout à l'heure, il a répondu à une Française qui a appelé à cette émission. Il lui a dit qu'il fallait attendre 2027. Voilà. Et qu'il ne démissionnerait jamais. On n'appelle pas à sa démission.
Enfin, voilà, je ne pense pas que ce soit ça la solution. On demande juste l'abrogation de la loi qui vient d'être votée ou pas,
d'ailleurs, pas votée. Mais qu'allais-je dire ? Et puis, qu'est-ce que ça va être aussi la stratégie politique pour la suite ? Est-ce que ça va être d'agrandir sur sa droite ce que n'a pas réussi à faire Elisabeth Borne ? Alors ? Certains parlent même d'un... Vas-y, vas-y, vas-y. Alors, il y a un petit bruit qui court, du public, qui rêverait d'être Premier ministre. Vraiment, il en rêve la nuit, jour et nuit. C'est Nicolas Sarkozy. Et on connaît un petit peu ses relations. Tu sais que depuis que tu me l'as dit, ça trotte dans ma tête. J'en ai parlé. J'ai pensé toute la nuit. Et on connaît ses relations qui sont assez rapprochées avec Emmanuel Macron.
Est-ce que ça serait une solution pour composer une majorité avec LR et être tranquille jusqu'en 2027 ? Est-ce que lui aurait l'autorité que n'a pas eu Eric Ciotti de faire voter les mecs ? Non, non. Vraiment, ce n'est pas sûr. Il faut faire attention à ça. Ce n'est pas parce qu'il est issu de la droite républicaine qu'aujourd'hui, il y a un groupe minoritaire de la droite républicaine dont on a besoin des votes qu'automatiquement, parce que c'est Sarkozy, ils vont dire oui. Antoine ? Vous voulez nous faire faire des cauchemars ? Tu fais ce que tu veux. Non, mais quand on préparait l'émission, tu me parlais justement de ces anciens politiques qui veulent revenir.
Non, mais c'est clair. Je regardais d'ailleurs le baromètre des codes de popularité des différents hommes et femmes politiques. Et Nicolas Sarkozy, il est cinquième dans le baromètre des personnalités politiques.
Ah bon,
c'est bon alors ! Mais justement, en fait, ce qu'ils ne comprennent pas, et c'est un peu le cas aussi de François Hollande qui est bien placé dans ces baromètres-là, c'est qu'ils sont bien placés parce qu'ils ne parlent pas. Et c'est qu'à partir du moment où ils reviendraient sur le devant de la scène, ça sera à nouveau une catastrophe. Mais je pense qu'ils voient ces chiffres-là, parce que c'est des hommes politiques qui sont panne de ça. Et du coup, ils se disent ah mais oui, mais quand même, il y a peut-être une place. Et puis bon, je voulais redevenir président et puis je n'ai quand même pas pu. Alors bon, ça serait peut-être l'occasion de redevenir Premier ministre.
Non, mais je pense que oui, c'est des titillants.
Ça me fait penser aux militants qui en pleine campagne te disent je sens qu'il y a une vague là. On se sent que les gens sur le terrain et tout. Et à chaque fois, ils se convainquent même qu'il y a un appel. Tu la sens l'odeur de la victoire ? Oui, c'est ça. On ne le voit pas dans les sondages. Non, non, mais moi, je le vois différemment parce que je sens comment les gens nous parlent et je sens qu'il y a un truc. Il y a un truc qui monte. Il y a un truc qui monte. Tu es en train de te convaincre tout seul, il n'y a rien du tout. Enfin bref.
Et c'est un peu ça, je suis d'accord avec toi, le côté arrêter de rêver un retour, en fait, c'est parce que vous n'êtes plus là que les gens vous aiment bien parce que, je ne sais pas, se convaincre, machin. Macron, dans les années 2050, tu vois que dans les baromètres, les gens diront ouais, non, on verra bien. Pas sûr, Latifa.
En tout cas, si je le croise, moi, je ne pense pas.
Latifa, du coup, à quoi on peut s'attendre pour les prochaines semaines ?
Pas Sarkozy, Premier ministre.
Non, j'espère.
Non, mais de toute façon, comme je crois que c'est ce que Macron a dit, que de toute façon, il attend que la contestation passe, en fait. Là, il ne fait pas vraiment le dos rond parce qu'il va quand même en représentation, il rencontre les Français. Mais je pense que le 1er mai sera un peu le dernier tour de piste, un peu, ouais, voilà, c'est ça, le dernier grand rendez-vous pour la mobilisation, mis à part si les Français essaient un peu de réinventer des modes de mobilisation qui soient différents. Il faut aussi se dire qu'il y a plein de réalités économiques, etc., chez les grévistes qui contraignent malheureusement à lever un peu le pied. mais voilà, ouais, c'est pas très optimiste.
Désolée.
Et bah, on va... Oui, je me posais juste une question très rapide. Est-ce que... Parce qu'il y a un niveau de détestation qui est fou chez Emmanuel Macron, je suis en train de me demander est-ce que Nicolas Sarkozy, c'était... Oui, oui. C'est la même ou c'est pire ? J'ai l'impression que... Mec, 2011, Nicolas Sarkozy, c'était un niveau... Mais oui, je sais, je me rappelle du salon de l'agriculture, etc., mais je me demande si c'est pas pire aujourd'hui. Non, enfin, moi je me méfie toujours, c'est toujours les gens qui se disent, c'est le pire ministre qu'on n'a jamais eu à chaque fois. Vous avez juste oublié comment on parlait de son prédécesseur il y a 5 ans, 10 ans. Nicolas Sarkozy,
c'était plus...
À tel point que François Hollande a réussi à le battre, on en est là. À un moment, les Français étaient prêts à tout, même à Hollande, pour passer la page de Sarkozy. Oui, c'est vrai. Chers amis, avant de passer la pause, je vous rappelle que cette émission Backseat, elle est rendue possible par vous. Merci pour vos dons, merci pour votre soutien à l'émission Backseat. Je vous rappelle que la plateforme UTIP a mis la clé sous la porte il y a deux semaines. participatif en cours de campagne, ce n'est pas facile pour nous. On est un peu dans la sauce. Même si tous les dons que vous avez faits sont bien allés à Backseat et ça, soyez rassurés, il n'y a pas eu de perte d'argent.
Mais on n'est pas encore au bout de l'objectif. Il nous reste encore 100 000 euros à récolter d'ici la fin de la saison pour réussir à financer toutes ces belles émissions. N'hésitez pas à vous rendre sur KissKissBankBank. Le lien est dans le chat, le lien est en commentaire de cette vidéo sur YouTube et tout. N'hésitez pas à aller faire un don à participer. Pour l'instant, sur KissKissBankBank, vous ne pouvez faire qu'un don mensuel, un abonnement comme ça s'appelle sur KissKissBankBank pour donner de l'argent tous les mois. Et merci à toutes les personnes qui l'ont déjà fait.
Bientôt, on va mettre en place KissKissBankBank qui est en train de développer l'outil qui va permettre de pouvoir faire des dons ponctuels pour ceux qui veulent juste donner à un moment. On va retravailler les contreparties, etc. On a ouvert, pour que vous puissiez venir dans le public ici, physiquement, regarder l'émission, boire des bières et manger des nèmes, vous pouvez aller sur Weevent pour acheter votre place. Merci à toutes les personnes qui le font. Ça va être super plaisir de vous voir chaque semaine. Et on est en train de travailler aussi à ouvrir un shop pour vous permettre d'acheter des fringues magnifiques qui soutiennent aussi financièrement l'émission.
Donc, on est en train de mettre tout ça en place. On a encore besoin de votre soutien. On va marquer une petite pause et juste après la pause, on va diffuser un best-of de ma chaîne, mais juste après la pause, on se retrouve avec notre invitée politique, la députée de la majorité, Barbara Pompili. C'est parti, la pause. Incroyable ! Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue. Très heureux de vous retrouver. Merci. N'hésitez pas à faire des doigts pour soutenir Baxéa, l'émission de Jean Lassier. Évidemment, c'est ChatGPT qui vous dit de le faire. Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue à celles et à ceux qui nous suivent. Qui nous suivent. Ouais, exactement. Tout à fait. Ouais, ouais, ouais, ouais.
Sur Twitch, en direct. Bienvenue à vous aussi. Vous nous regardez en replay sur YouTube et bonjour aussi à vous si vous nous écoutez en podcast. Vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à suivre cette émission. Ça fait trop plaisir de vous avoir. Chers amis, nous allons accueillir comme chaque jeudi dans Baxéa notre invitée politique de la semaine. Il s'agira de la députée de la majorité Barbara Pompili. Mais avant ça, la chronique que vous attendez tous c'est parti pour la vie d'Adèle. Salut Adèle. Salut Baxéa. Comment ça va ?
Ça va super. Ça va super. Belle semaine quand même.
Bah ouais.
Vous en avez parlé la décision du conseil Constit. Déception. Et en même temps, il y avait des signes avant-coureurs qu'on ne pouvait pas compter sur eux. Il y a des questions à poser de ce conseil. Voilà. Interprétation de Vinza de la décadence de nos institutions. Alors, actus de la semaine aussi, évidemment, le speech du président lundi. Vous en avez parlé. Mais vous n'avez pas relevé une petite phrase qui m'a interpellé.
À chaque fois, j'ai cherché à libérer les énergies.
Libérer les énergies, mais lesquelles ? Les énergies de qui ? C'est pas Adonard. Ça peut être dangereux. En fait, une libération d'énergie incontrôlée. En chamanisme, par exemple, c'est hyper dangereux. Tu peux déclencher des colonnes de puissance. Ma tante est chamane. Et peut-être, Manu, il n'aurait pas dû justement jouer à l'apprenti chamane parce que parfois, ça se retourne contre toi.
C'est bien libéré, là.
On entend un petit peu, quand même. On n'en veut pas de ta retraite.
Trop du cul. Trop du cul, tout à fait, bien sûr. Clairement,
beaucoup d'énergie libérée en Alsace. En fait, Manu, c'est ce monsieur. Ce petit regard de désarroi à la fin. Est-ce que j'ai fait un truc grave ? Il y en a une autre qui a un peu trop lâché les énergies cette semaine, c'est Marlène. Marlène Schiappa, encore. Je vous explique le bail. Pendant l'affaire Playboy, sa collègue, l'actuelle ministre de l'égalité femmes-hommes, Isabelle Rome, a déclaré qu'elle trouvait que ce n'était pas l'idée du siècle. Cette une. Et apparemment, à la suite de ça, Marlène aurait envoyé en réponse un SMS rageur à Isabelle contenant cette insulte terrible qui a sac à main de seconde main. Je trouve ça smart en vrai. Mais il faut prendre des vacances, Marlène.
La vraie insulte, ce n'est pas espèce de sac vintage. C'est ? La vraie insulte, c'est ?
Sac à merde !
Évidemment, sac à merde. Bref, elle est fatiguée, Marlène Houch. Elle est si fatiguée qu'elle en a oublié qu'elle était féministe parce que comparer une femme à un sac à main, est-ce que ce n'est pas un peu sexiste ?
C'est vrai, ça.
Voilà. Elle aurait ensuite conclu son message par « Trouve le courage de me rappeler plutôt que de parler dans mon dos ! » C'est vraiment vrai. C'est les propos rapportés par le canard. Le clash de rappeurs
un peu naze.
Mais ça peut être quelqu'un qui a reçu le SMS qu'il a transmis. On ne sait pas. Mais après, c'est vrai que ce n'est pas bien de baver dans le dos des gens. Mais à la fois, la décharge d'Isabelle, une interview en une du Figaro, tu peux faire plus discret comme Rago secret. Tu vois, elle est quand même...
Oui, mais c'est vrai. Playboy ou le Figaro ? C'est ce que j'allais dire.
C'était dans le Figaro.
Ah, dans le Figaro,
mais la place était déjà prise.
Oui, c'est vrai.
Bon, bref, ça commence quand même très très bien. Ces 100 jours d'apaisement et d'unité demandés par Manu. Autre... Apaisement, apaisement. Apaisement, oui. Autre info cette semaine. Annonce officielle qu'en 2024, Pôle emploi va devenir...
France Travail !
Oui, parce que tout le monde sait que renommer un problème par le nom de la solution résout le problème, évidemment. On remplace emploi par travail, chômeur par futur actif, indemnité par rien parce que l'objectif c'est de les supprimer. Alors, pourquoi créer France Travail ? C'est expliqué dans un rapport remis au ministre du Travail hier par le haut commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises. Rien qu'avec l'intitulé du job, tu sens que ça va bullshiter. C'est évident. Et donc, ce haut commissaire nous explique que France Travail va être la porte d'entrée pour l'ensemble des personnes en recherche d'emploi. Waouh, c'est fort. C'est beau.
Parce que ça veut dire qu'en fait, Pôle emploi, c'était une porte dérobée, une porte de service, une châtière, je ne sais pas, mais ça ne marchait pas. Peut-être que là, c'est une vraie porte d'entrée avec une ouverture automatique. Là, ça va tout changer. Bref, pour atteindre l'objectif qui est le plein emploi en 2027, France Travail a pour ambition de devenir, je cite encore, l'équipe de France de l'insertion, de la promotion et de l'emploi.
Ils sont...
Il y avait eu l'équipe de France des maires, je pensais qu'on ne trouverait jamais pire.
Si, l'équipe de France de l'insertion. Quand tu seras au chômage, tu seras conseillé par les Mbappé et Giroux du service public. C'est cool. Mais ça, c'est si tu as du bol parce que ça veut dire qu'on aura pris exemple sur un sport qui fonctionne bien en France parce que sinon, si on prend le curling, là, c'est Raphaël Mathieu et Tony Angiboust. Qu'on embrasse. Qu'on embrasse. Vous savez qu'on est 35ème sur 48 en curling. C'est vraiment le sport où on est nul à chier. Oui, tout à fait. Je pense que c'était important d'apprendre des choses aussi.
Donc, en résumé, France Travail, comme nous le dit le communiqué de presse, va organiser les conditions de la collaboration et de l'efficacité collective dans le cadre de la gouvernance de l'ensemble.
Oui, logique.
Alors, je ne sais pas vous, mais moi, là, ce n'était pas limpide. Du coup, je n'ai pas le choix. Je crois que je vais devoir faire appel à Bullshit Trad. Tu sais, c'est le Google Translate du Bullshit.
Ah oui, vas-y, vas-y.
Je vous envoie le résultat. Mettre de l'ordre dans ce gros bordel administratif et remettre les branleurs au travail. Ah, d'accord. C'est ça. C'est quand même beaucoup plus clair, non ? Oui, oui, oui. On en essaye un autre parce que France Travail, c'est aussi l'accompagnement renforcé des allocataires du RSA. Fini d'envoyer des allocations à l'étranger fénial.
Ah oui, oui. Voilà.
C'est fou comme ça marche bien. Moi, je trouve ça... C'est vachement plus clair.
Performant.
Oui. Je pense que je peux vraiment le développer. Chat GPT n'a qu'à bien se tenir. Dernier truc. Je crois que vous recevez Barbara Pompili, ancienne ministre de la Transition écologique ce soir. Alors, je voulais vous confier un truc. Moi, je l'appelle Barbara Pompidop. Parce qu'elle a toujours la pêche, Barbara. Elle est énergique, elle est souriante, elle a un optimisme à toute épreuve. Même quand le RN fait plus de 40% à la présidentielle, elle danse sous la tour Eiffel. Le positif, je vis au corps. Par contre, je n'ai pas bien compris. Elle est dans la majorité ou elle n'est pas dans la majorité ? Arrête, Adèle ! Non, mais parce qu'elle nous a fait une séquence dernièrement.
Je ne suis pas sûre de voter les retraites, mais je ne vote pas non plus la motion de censure. Attention, je ne suis pas sûre de rester dans Renaissance, mais je ne pars pas, je pars, je pars. Elle nous a fait une Mbappé, elle aussi, qui menaçait l'année dernière de quitter le PSG. Sauf que Kylian, il a reçu un appel de Manu. Et peut-être que si Manu avait appelé Barbara pour lui dire ce qu'il a dit à Kylian...
Il a son numéro encore ?
Écoute... Vous n'entendez pas,
mais...
On n'est pas sûr, on n'est pas sûr qu'il entend son numéro. Je ne sais pas, il y a une source qui a dit ça juste derrière. Bref, Macron aurait pu lui dire écoute Barbara, je sais que tu veux partir. Je ne veux pas que tu partes. Tu as la possibilité d'écrire l'histoire. Ici, tout le monde t'aime. C'est vraiment ce qu'il a dit à Kylian. Ce n'est pas vrai. Et peut-être que si c'est ce qu'il avait dit à Barbara, elle n'aurait pas quitté Renaissance. Pour s'apparenter à Renaissance. Peut-on être plus macroniste ? En même temps, dehors et dedans.
C'est quantique. En tout cas,
un truc qui est clair, c'est qu'elle est à la tête de son parti en commun. Qui a en commun quatre députés et on ne sait pas trop combien d'adhérents. Mais du coup, je suis allée voir ce que proposait son parti. Et je ne vais pas vous mentir, j'ai été un petit peu déçue.
Bon.
Alors, regardez, vous allez avoir dans le prochain visuel envoyé par la régie, ma recherche. Et ce n'est pas un montage. C'est vraiment bénédique. Il y a le site à plan. Il faut remettre le site à jour, Barbara. Ça peut aider pour avoir des partisans. Après, j'ai l'impression que depuis qu'elle n'est plus dans Renaissance, non plus Barbara, elle aussi, elle a un peu libéré ses énergies. On confère sa déclaration d'hier. Je ne sais pas si vous avez vu. Vas-y. Macron manque d'une vision politique de l'écologie. Et... Elle cache, hein ? Elle cache, Barbara. Non, mais attends,
on va en parler.
Elle n'a pas besoin de bullshit trad, elle. Quoique...
Non, vous ne l'avez pas fait.
Sur le climat, il est complètement à côté de la plaque Manu. Alors que Barbara Pompili a une vision et un programme brillant. Je dis ça, je ne dis rien. Hashtag Pompili 2027. Je ne sais pas si Bullshit Radon qui l'a dit. Ah bah,
c'est l'intelligence artificielle.
Voilà, donc tout est vrai sauf ce qui ne l'est pas et ce qui ne l'est pas, c'est Vinza.
Merci beaucoup Adèle.
Merci beaucoup Adèle pour cette amie d'Adèle incroyable.
Extraordinaire. Extraordinaire. Oui, effectivement, on va bien recevoir. Alors, je ne sais pas si tu as remarqué mais en fait, chaque semaine, la prod me rajoute une bouteille d'eau en plus. J'ai vu. Il y en a genre neuf. J'étais tenté de t'en piquer une tout à l'heure. Non mais tu peux autant que tu veux parce que je ne sais pas, chaque semaine, il y en a plus. Peut-être que tu en as besoin, je ne sais pas. Je suis de raté, j'en m'assied. Moi, je ne juge pas. En plus, c'est des bouteilles en plastique. D'ailleurs, on s'était fait engueuler par Barbara Pompili l'année dernière quand elle était venue parce qu'on buvait dans des bouteilles en plastique. On n'a pas changé. Oh non.
Bref, oubliez cette histoire de bouteille. Chers amis, sans plus tarder, nous allons accueillir notre invité politique. Cette semaine, je vous demande d'accueillir la députée de la Somme, Barbara Pompili.
Ils m'ont proposé une bouteille en plastique. Je leur ai dit vous me la refaites. Ils ont fait ça. Oui, oui, mais l'année dernière, vous étiez venu. Très bien. Vous avez quand même des gobelets en carton. C'est déjà mieux.
C'est déjà mieux. Mais un jour, il y aura des gourdes. Oui, oui, non. Non, non, je sais. Je viens de me rendre compte en plus, je sais. Barbara Pompili, c'est la deuxième fois que vous venez sur le plateau de Baxit l'année dernière.
Moi, j'ai servi à ça.
Je ne vais pas oser boire de l'eau, Madame Pompili. Je vous le jure.
Non, mais allez-y, c'est bon.
Merci. Vous étiez ministre de la transition écologique. Vous n'avez pas été reconduite dans le Nouveau. Je n'ai pas voulu. Ah, vous n'avez pas voulu. Vous étiez dans le gouvernement de Jean Castex. Emmanuel Macron a été réélu. Elisabeth Borne a été nommée première ministre et on vous a proposé de redevenir ministre et vous n'avez pas souhaité. Vous avez fait savoir que vous ne vouliez pas. Oui. OK. Pourquoi ?
Parce que j'avais un très très grand ministère et que le président qui avait parfaitement le droit de le faire a décidé de le couper en deux. Donc moi, je n'avais pas me retrouvé avec la moitié des prérogatives que j'avais avancées.
Alors ça, c'est effectivement, c'est peut-être pas très clair pour les personnes qui nous écoutent, mais c'est marrant, je vous en ai parlé cette semaine et c'est dans mon dernier best-of, faire de la politique et être ministre, ça veut dire quoi ? Et quand on a du pouvoir d'initiative, quand on a les moyens de l'ambition du projet qu'on veut mettre en place, ça sert à quelque chose d'être ministre. Mais c'est typiquement dans ce genre de choses d'organisation ministérielle, quand on retire des déléguations, quand on retire des responsabilités à un ministère pour le filer à un autre, c'est dans ces moments-là qu'on perd du pouvoir.
Oui, mais bon, je l'avais un peu voulu, donc je ne vais pas me... C'est-à-dire ? Parce que depuis très longtemps, je considérais que ce n'était pas bon que le ministère en charge de l'environnement soit le seul qui ait la charge mentale des questions écologiques. Et donc je m'étais battue avec d'autres pour qu'on crée un organe auprès de la première ministre pour que ce soit la première ministre qui s'en charge. Et donc cet organe-là, il a été créé, il s'appelle Secrétariat général de la planification écologique. Et ce secrétariat général, c'est la première ministre qui doit s'en occuper. Et donc à partir de ce moment-là, c'est mieux sur le fond.
Parce que du coup, la première ministre, elle va obliger, elle doit, il faut qu'elle le fasse, obliger tous les ministères à s'en occuper et ne pas laisser comme avant mon ministère, même si, bon évidemment, c'est un peu caricatural, il y en a qui ont des efforts, mais mon ministère, tout seul, dans les rimes, les machins, a devoir se battre pour imposer un peu d'écologie partout. Donc c'est bien, mais du coup, mon ministère devenait un peu moins important, si tout va bien, parce que pour l'instant, on n'est pas au bout sur ce sujet-là, et du coup, j'avais moins d'intérêt à y rester, puis bon, je peux vivre sans être ministre.
Et c'est tant mieux, et c'est tant mieux, alors vous êtes plus qu'ancienne ministre puisque vous êtes députée, vous avez été réélu députée, donc députée de la Somme, et c'est vrai, Adèle en a parlé dans sa chronique, c'est vrai que vous faites vivre au sein de la majorité une voix de plus en plus discordante. Récemment, vous avez quitté le groupe Renaissance à l'Assemblée nationale pour devenir Apparenté Renaissance. Pourquoi ? Parce que ce n'était pas apparent ?
Ben non, manifestement, ça n'était pas. En fait, c'était juste une clarification parce que moi, j'ai créé un parti qui s'appelle En Commun, je l'ai créé en 2020 après la Covid, parce que je considérais qu'on n'arrivait pas au sein de la majorité à avoir suffisamment de débats politiques et que je pense que c'est un très mauvais service à rendre à la démocratie que dans une majorité, il y ait une pensée unique. Donc on a besoin d'avoir des débats et je trouve d'ailleurs que plus que jamais en ce moment, on a besoin d'avoir des débats. Donc j'avais créé un parti. Il s'avère qu'on l'a payé assez cher parce que du coup, ça a été compliqué. À la fin, on est quatre députés.
Quand on est quatre députés, on ne peut pas faire de groupe à l'Assemblée. Donc on pouvait être non inscrit, mais être non inscrit, on a zéro moyen, on ne peut pas travailler. Donc il fallait qu'on se rattache à un groupe de la majorité. Donc on s'est rattaché à celui-là. mais du coup, comme on était membre de ce groupe de la majorité et que ce groupe de la majorité a eu la bonne idée de prendre le même nom qu'un parti politique de la majorité auquel je n'appartiens pas.
Ah oui, en commun.
Non, Renaissance. Renaissance. Renaissance. C'est le même nom. Donc tout le monde me disait vous êtes député Renaissance. J'étais là, non, je suis député en commun. Donc au bout d'un moment, on s'est dit stop, on se met en apparenté, on est dans la majorité avec tout ce que ça veut dire. Vous êtes toujours dans la majorité c'est-à-dire en ce moment, c'est plus confortable d'être dans l'opposition, je vous le confirme.
Mais vu qu'on parlait de clarification, Madame Montpili, est-ce que vous êtes oui ou non dans la majorité, oui ou non en soutien d'Emmanuel Macron ?
Je suis dans la majorité, je l'assume et je vous dis, ce serait plus simple de ne pas y être pour une raison assez simple, c'est que je suis une écologiste depuis toujours et je considère que s'il n'y a personne dans la majorité qui travaille à faire en sorte qu'on puisse continuer à réformer ce pays dans les 4 ans qui viennent, parce que moi je veux bien que tout le monde se projette à 2027, mais d'ici 2027, il y a 4 ans, pendant 4 ans, s'il n'y a pas un peu de bonne volonté pour essayer de recréer des liens entre tout le monde pour pouvoir faire des réformes qui sont très nécessaires pour notre pays, et bien le pays va être paralysé pendant 4 ans et moi je considère que quand, je veux dire, on pourra parler de la réforme des retraites si vous voulez, pendant ce temps-là, pendant ce temps-là, pendant ce temps-là, la planète se réchauffe, pendant ce temps-là, on a des problèmes en cascades qui nous tombent sur la tête à cause du réchauffement climatique qui touchent tous les aspects de notre vie, que ce soit ce qu'on mange, ce qu'on boit, que ce soit l'air qu'on respire, que ce soit la manière qu'on a de se déplacer, tout, tout, tout, tout, et puis là, du coup, plus personne ne s'en occupe.
Et bien moi je considère que si on ne s'en occupe pas pendant 4 ans, c'est criminel.
Ce qui fait que vous restez dans la majorité, vous le dites, c'est la nécessité de mener les réformes dans notre pays qui a besoin. Il y en a une de réformes. Pour semble-t-il, notre pays aurait besoin d'après le président de la République, c'est la réforme des retraites. Son cœur, cette réforme, c'est le décalage de l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64. Or Barbara Pompili, vous avez annoncé que si c'était arrivé au vote, vous n'auriez pas voté. Le cœur de cette réforme. Est-ce que ça fait de vous une députée de la majorité ? La question peut se poser sur un truc aussi essentiel, aussi important de la bouche du président de la République lui-même.
Vous voyez ? Ça, effectivement, ils en ont fait quelque chose qui était devenu un marqueur de la majorité. Mais quand on est dans une majorité, j'ai été dans plein de majorités avant, il s'avère que si on n'est pas dans le même parti politique, c'est qu'on n'est pas d'accord sur tout. Sinon, on serait dans le même parti politique. Et encore, même dans les partis politiques, il y a normalement des nuances. Normalement, dans les partis politiques qui fonctionnent démocratiquement. Donc, je ne suis pas dans le même parti parce que je peux globalement assumer de suivre une vision, de suivre un président. En plus, j'avais travaillé avec lui dans le précédent quinquennat.
Je vous rappelle que l'offre politique pour la précédente présidentielle, c'était aussi un peu compliqué. Donc, j'ai assumé et j'assume complètement d'avoir été élue aussi dans la majorité. On le doit aussi un peu à nos électeurs, quand même. Il ne faut pas non plus les prendre pour les... Ah, vous avez été élue, oui. Voilà. Par contre, moi, vous pourrez regarder, dans mon tract, je n'avais pas mis la réforme des retraites parce que c'était un des points, j'en ai d'autres, mais c'était un des points sur lesquels je n'étais pas d'accord.
Et comme je n'étais pas d'accord, je me suis dit, bon, je peux dire que je ne suis pas d'accord, puis je peux dire que je suis dans la majorité, on va essayer, dans cette réforme, de mettre des choses. En sachant que sur les 64 ans, je ne serai jamais d'accord parce que je pense qu'il y avait d'autres possibilités de trouver des financements que de passer à 64 ans.
Oui, vous ne l'avez pas mis sur votre tract, mais ça ne voulait pas dire qu'en étant les députés, vous auriez, de la majorité, vous auriez dû voter contre je ne peux pas être élue dans cette majorité-là, c'est-à-dire que ce n'est pas un point fondamental, c'est extrêmement important pour la majorité des Français aujourd'hui, et vous le voyez dans les manifestations qu'il y a eu, mais pour vous, vous vous êtes dit, ouais, bon, moi, je ne le mets pas sur mon tract, et puis on verra si je le vote, je ne le vote pas, mais je reste quand même dans cette majorité-là, ça me va.
Parce que dans ces cas-là, dès que j'ai un point de désaccord, aussi important, c'est un point fondamental, parce que le président de la République a dit, moi, ce sera, enfin, il ne l'a pas dit exactement, mais enfin, c'est devenu une réforme emblématique. Moi, je considère qu'une réforme comme celle-là où, je ne sais pas si vous le savez, mais enfin, tout le monde le sait parce que tout le monde a épluché ce texte en long, en large et en travers, il y a une clause de revoyure. C'est-à-dire qu'il y a une clause de revoyure, c'est une loi, ça peut être changé, il va y avoir...
Ça va arriver plutôt parce que là, il va y avoir une loi de... d'abrogation, c'est ça le mot qui va arriver. Barbara Pompili, vous la voterez, cette loi d'abrogation ?
Moi, je suis contre les effets d'annonce qui ne servent à rien.
Je suis pour... C'est une proposition de loi, ce n'est pas un effet d'annonce. Quand elle est déposée par les autres, je ne sais pas si ça va l'être.
Alors, vous savez quoi ? On va faire un truc qui s'appelle le... Admettons. Admettons. D'accord ? Admettons que cette proposition de loi soit déposée, admettons qu'elle arrive à l'Assemblée nationale, qu'elle soit mise à l'ordre du jour, ça, c'est tout à fait possible. Admettons qu'elle soit votée. C'est possible. Il y a quelque chose qui s'appelle la navette parlementaire. Donc, il faut que ça parte au Sénat. Elle ne sera jamais appliquée. Il faut que ça parte au Sénat. Donc, là, elle est adoptée, je crois que c'est en début juin. Elle part au Sénat. Il faut que ça arrive à l'ordre du jour du Sénat. Déjà, le gouvernement ne mettra pas l'ordre du jour, c'est logique.
Le groupe majoritaire qui est maître de l'ordre du jour au Sénat, les Républicains ne mettront pas l'ordre du jour. Donc, il faut que ce soit un groupe minoritaire qui le mette dans son ordre du jour à lui. Donc, ça veut dire que ça nous repousse déjà à la rentrée. C'est-à-dire qu'elle est déjà en train d'être appliquée à ce moment-là. Ça arrive dans... Admettons. Admettons. Admettons. Ça arrive donc dans cette niche au Sénat d'un groupe qui l'aurait mis à l'ordre du jour. Ça ne sera pas voté. Oui, c'est sûr. Et admettons même que dans un espèce de moment de folie furieuse où tous ceux qui ont voté pour la dernière fois changent d'avis, ça serait voté.
Mais dans ces cas-là, de toute façon, la loi serait déjà en train de s'appliquer puisqu'elle s'applique en septembre, la loi. Donc, moi, je ne veux pas qu'on fasse des effets d'annonce qui sont juste là pour refaire... Ça aurait un effet politique, machin. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est changer l'avis des gens réellement. Pas refaire du temps sur des trucs où ça, ça ne marchera pas. Donc, trouvons notre solution.
Admettez aussi que ce n'est pas la première fois que l'Assemblée nationale ou des députés voteraient des trucs en sachant très bien que le Sénat dira non, mais parce que c'était quand même des combats politiques. Donc, même si le Sénat dira non, évidemment qu'il dira non. Mais peu importe. Il y a quand même des moments où les députés disent « Eh bien, nous, c'est important pour nous, donc on va voter ça. » Donc, il y a un moment où vous allez devoir lever la main quand la question sera posée, vous votez pour vous.
Et c'est important pour les gens et pour vos électeurs de savoir aussi. Parce qu'une fois qu'on a donné tout ça, c'est votre... Pour mes électeurs, je leur dis, je leur dis très clairement, je ne participe pas au cirque. D'ailleurs, vous ne m'avez pas vue pendant la réforme sur les retraites. J'ai dit ce que j'avais à dire. J'ai dit ce que j'avais à dire. Mais je n'ai pas du tout eu envie d'alimenter la chronique. J'ai trouvé que nous avions des syndicats qui faisaient très bien leur travail, qui ont été extrêmement respectables et qui d'ailleurs ont été plus respectables que le spectacle parlementaire qui m'a donné envie de pleurer.
Non, mais au lieu du parlementaire, médiatiquement, par exemple, vous ne vous êtes pas dit « Tiens, je peux apporter mon soutien, moi je suis contre cette réforme, je peux marquer une opposition ». Vous disiez tout à l'heure que vous vouliez susciter le débat au sein de la majorité. En vous affirmant davantage dans les médias... Non, plus que ça encore. Plus que ça encore, c'était nécessaire, je pense, au niveau de... Enfin, pour les gens, d'affirmer cela et de donner plus de visibilité à cette position. Vous savez, bon, peut-être que vous, vous ne l'avez pas vue. Mais je peux vous dire que dans la majorité, que dans la majorité, ça s'est beaucoup vu.
Vous êtes entre l'enclumé et le marteau.
Oui, mais bon, ça, ce n'est pas un problème. Ce n'est pas grave. Mais je peux vous dire que dans la majorité, on m'a même traité d'être frondeuse. Je disais, on peut exprimer une opinion sans être frondeuse. Oh, le gros mot. Ça rappelle des souvenirs. Antoine. Est-ce que cette question aurait dû être tranchée par référendum ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? De toute façon, on va voir ce qui se dit sur le RIP. Et puis là, on verra bien. Mais après, une fois que la question sera tranchée, de toute façon, je considère que... Et c'est peut-être ça aussi ma manière de voir, c'est que le combat ne s'arrête pas là.
C'est-à-dire que maintenant, on a des points très importants que nous, on a mis sur la table avec mes collègues d'en commun et avec d'autres d'ailleurs députés qui sont moins vocaux mais qui ne sont pas à l'aise non plus avec ce qui s'est passé sur la réforme des retraites où on s'est dit OK, vous voulez qu'on... Ah oui, on m'a dit qu'il ne fallait pas que je tape sur la table. Vous voulez qu'on parle des retraits, des conditions de travail des gens ? Très bien. Il faut qu'on travaille sur un index senior contraignant. Il faut qu'on travaille sur remettre à plat enfin les conditions de pénibilité.
Tout ce qui concerne la pénibilité qui avait été annoncée qui n'a pas été faite, il faut qu'on travaille aussi sur vraiment une égalité hommes-femmes sur les salaires et sur les carrières professionnelles. Moi, c'est tous ces sujets-là... Une partie de ces mesures
qui ont été censurées... Alors, elles ont été censurées mais forcément... Mais surtout sur la forme qu'elles vont revenir.
Parce que... Non, puis il n'y avait pas tout dans le texte. Parce qu'il y a un choix qui a été fait, qui est un choix qui était forcément mauvais qui était de mettre ça dans un texte budgétaire. Et donc, quand vous mettez ça dans un texte budgétaire, tout le reste de la réforme qui était très important n'a pas pu être traité. Donc nous, on dit, ok, ok, maintenant vous voulez qu'on discute, vous voulez qu'on avance sur ces sujets-là. Vous avez dit, et je pense à la sincérité d'Elisabeth Borne sur ce sujet, vous avez dit que vous vouliez vraiment avancer sur ces sujets qui sont cruciaux pour nos concitoyens. Et bien, allons-y.
Ok. Madame Pompili, vous, comme tous les autres députés de l'hémicycle, vous n'avez jamais eu à voter sur la réforme des retraites. Jamais.
Non.
Vous avez à vous prononcer sur la responsabilité du gouvernement, oui, mais pas sur le texte. Admettons qu'il y ait cette loi d'abrogation, encore une fois. Ok, même si elle n'arrive pas, même si elle n'est pas mise à l'ordre du jour du Sénat, vous, vous avez pris un engagement, oui et non, en ne mentionnant pas cette proposition-là dans votre trac pendant votre campagne. Votre rôle de député, c'est aussi...
Parce que je ne m'engageais pas dessus.
Bien sûr. Votre rôle de député, c'est aussi de faire preuve d'un peu de courage et de voter au moment venu. Donc, la question, oui ou non, je sais que c'est un petit peu brutal comme question, mais si la loi d'abrogation est mise à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale, est-ce que vous êtes amenée à la voter, oui ou non ? Je ne sais pas. Ok.
Non, je vais voir, je vais en discuter parce que nous, on fait des votes, on est quatre, donc on essaye d'être cohérents dans nos votes, mais ce que je vous dis à l'heure actuelle, c'est que, et là je le dis clairement, oui, je suis contre le passage de 62 à 64 ans, je pense que, moi j'avais demandé à ce qu'on puisse avoir une taxation sur les dividendes.
Ah, pour financer le...
Oui, parce qu'il nous disait il faut rester dans l'état d'esprit de la réforme par répartition et ça j'entends.
Et ne pas augmenter les prélèvements obligés.
Mais donc, on se disait, mais en fait, c'est une cotisation sociale quelque part, c'est un revenu du travail individe, indirectement. Donc, on se disait, ces revenus-là peuvent cotiser. Donc ça, c'est quelque chose que je porte énormément et que je vais continuer à porter parce que ce n'est pas fini, il y a encore des budgets qui viennent, donc on va remettre ça régulièrement sur le métier. Mais sur le vote de ça, encore une fois, je n'aime pas, j'aime pas l'idée d'être instrumentalisée dans une forme de spectacle politique qui ne mène à rien. Ce n'est pas du spectacle politique, madame. C'est votre avis. Oui, c'est mon avis. Mais moi, c'est le mien.
Ça va être votre occasion pour la première fois depuis le début de la discussion de vous prononcer sur le texte en quelque sorte.
On a fait des votes. Je vous rappelle que sur l'article 7,
il n'y a pas eu de vote.
On aurait bien aimé pouvoir voter.
Je vous confirme.
Et je vous rappelle pour mémoire que si on n'a pas pu voter l'article 7, pour le coup, parce qu'il faut être juste dans la vie, il faut être juste. Ce n'est pas de la faute du président de la République ni de la Première Ministre.
Alors, il y a eu des petites indiscrétions, notamment dans l'état-major du groupe Renaissance dont vous n'êtes plus, on a bien noté, qui se réjouissaient justement finalement de ne pas être allé au vote de l'article 7. Pour rendre à César ce qu'est à César, une partie de l'hémicycle plutôt vers la gauche a effectivement fait un travail qu'on appelle d'obstruction pour ne pas aller jusqu'à l'article 7 en accusant le gouvernement d'être responsable de cette obstruction parce qu'il avait choisi la loi... Ce qui a rangé pas mal de... Bon, bref, tout ça pour dire qu'on ne va pas refaire le match parce que moi, je peux le refaire tout le temps quand vous voulez, le match.
Voilà, article 47.1, oui, budget, etc. Mais en même temps, bon, on ne va pas le refaire. On l'a déjà fait mille fois ce débat, mais il est très intéressant. Vous avez entendu Barbara Pompili, vous l'avez rappelé, vous êtes une écologiste depuis toujours, ça vous tient à cœur, vous avez été ministre. Vous avez entendu dans les manifestations sans doute ce slogan « Pas de retraite sur une planète brûlée ». Oui. Il y a un lien direct entre la question des conditions de travail, des conditions de cotisation dans des systèmes de solidarité et la question climatique. En tout cas, il y a un lien qui est fait par des manifestants issus du mouvement climat. Comment vous l'analysez, vous, ça ?
C'est logique. C'est logique. Et vous avez repris la phrase sur la vision politique que je ne sais pas si le président a une vision politique ou pas sur l'écologie. Ce que je dis, c'est qu'il ne l'exprime pas et que c'est peut-être ça son problème. Parce que pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on sait, tout le monde sait que le climat se réchauffe, que ça a des conséquences et qu'il va falloir s'en occuper et qu'il faut s'en occuper beaucoup. On peut le voir de deux manières. Soit d'une manière extrêmement technique, c'est-à-dire le climat se réchauffe. Pourquoi ? Parce qu'il y a beaucoup trop d'émissions de gaz à effet de serre, donc il faut baisser les gaz à effet de serre.
Qu'est-ce qui émet des gaz à effet de serre ? Les transports, le logement, le machin, etc. Donc, on va regarder secteur par secteur comment on baisse, etc. C'est un regard technique qui est fait par le gouvernement. C'est un regard technique qui est fait et qui est fait plus ou moins bien selon les secteurs mais en tout cas, c'est fait. C'est fait et d'ailleurs, il y a déjà quelques résultats. Et après, il y a une vision politique et je crois que c'est ça qui nous manque aujourd'hui.
Je pense que c'est ça qui manque dans le fait qu'aujourd'hui, tout le monde se monte les uns contre les autres alors que je rappelle qu'on est tous dans le même bateau et que si on ne gère pas tous ensemble ce problème, on va tous se le prendre dans la figure et en premier lieu, pour revenir à la question, en premier lieu, les plus fragiles. C'est toujours les plus fragiles qui se prennent en premier les conséquences du réchauffement climatique, les pays les plus fragiles et dans les pays industrialisés comme les nôtres, les plus fragiles soit qui ont des problèmes de santé, soit qui ont des problèmes de revenus, etc. Oui, mais ce tout ensemble n'exclut pas
la répartition de l'effort.
Et donc, pour faire ça, il faut avoir une vision, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on va faire ? Est-ce qu'on essaye de mettre des emplâtres sur une jambe de bois ou est-ce qu'on profite quelque part de cette occasion ? Parce qu'il est là le changement climatique.
Donc soit on s'en occupe et on se dit c'est peut-être l'occasion d'en profiter pour changer un petit peu la société dans laquelle on vit, pour essayer de réfléchir à nos modes de vie, pour essayer de vivre mieux, pour recréer du lien, pour arrêter cette déshumanisation qu'on est en train de vivre et donc pour essayer vraiment de reconstruire une nouvelle société dans laquelle il y aura plus de justice sociale parce que justice sociale et environnementale c'est la même chose et donc on la décrit cette société ou alors juste je termine on ne s'en occupe pas on se met la tête dans le sable on essaye de repousser les échéances comme toujours moi dans ma loi climat résilience où on m'expliquait que c'était nul que c'était pas assez etc.
Là maintenant qu'on est en train de mettre en place ces conséquences tout le monde vient me voir pour me dire ça va trop vite ça va trop loin c'est horrible Lausanne les aides des feux etc. Et bien si on ne s'en occupe pas on va quand même devoir passer le cap et là je peux vous dire que la casse sociale ce sera autre chose que ce qu'on connait aujourd'hui
La question du changement climatique dans sa prise en compte qu'elle soit technique ou politique le rapport du GIEC le dit lui-même il y a une nécessité de travailler sur la démocratie notamment pour ce qu'on appelle l'acceptabilité sociale des décisions et des mesures à prendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre meilleur exemple la taxe carbone gilet jaune parce que c'est dégueulasse pourquoi est-ce que c'est à moi avec mes 206 de payer plus cher le pétrole alors qu'à côté il y a des gens qui ça n'a pas le même impact sur leur vie maintenant je pense qu'on a bien le truc mais quand des gens disent pas de retraite sur une planète brûlée ça dit aussi justement cette répartition de l'effort et l'injustice de cette répartition de l'effort faire payer deux ans de plus le travail des gens pour la soutenabilité d'un système de retraite que l'on pourrait par ailleurs financer en demandant à des gens des dividendes la proposition que vous faisiez ou la taxation du capital ou des choses comme ça le lien je le vois aussi là et c'est pour ça que je comprends aussi que des manifestants voient l'injustice de la même manière en miroir vous le comprenez ça ?
Oui je le comprends complètement mais justement moi j'essaye maintenant de sortir un peu de ça parce que ce qui m'inquiète aujourd'hui beaucoup et d'ailleurs on parlait de démocratie ce qui m'inquiète aujourd'hui c'est que notre système démocratique est un petit peu en difficulté et fait qu'on n'arrive plus à se mettre autour de la table pour essayer de résoudre des problèmes graves et des problèmes qu'on doit affronter là maintenant et ce qui se passe aujourd'hui c'est que je constate que ce soit dans la majorité ou dans l'opposition là c'est bien partagé une tendance à désigner l'ennemi à désigner le bouc émissaire à désigner celui qui fait mal alors que nous on fait bien je l'ai vu malheureusement récemment dans la majorité quand on commence à accuser des musulmans je trouve que c'est dangereux c'est à dire qu'on repart sur des amalgames comment voulez-vous discuter sérieusement quand on commence à avoir des amalgames qui laissent penser que musulmans égal arabes égal voleurs égal ils nous prennent nos sous je trouve que c'est grave de sortir ça surtout quand on est responsable politique et de l'autre côté
à une parole de Bruno Le Maire
oui et je suis choquée qu'il ait dit ça je ne comprends pas et de l'autre côté je vois aussi et je l'ai vécu parce que c'est dans ma famille politique même si on a pris des chemins différents mais des verts qui par exemple continuent à stigmatiser les agriculteurs je ne sais pas comment faire
vous parlez de Saint-Solene
je parle en général la guerre la guerre écolo entre guillemets agriculteur c'est un grand classique de l'hérit politique mais on ne peut pas en fait ça ne peut pas marcher c'est à dire que vous ne pouvez pas continuer à avoir des gens qui attaquent d'autres gens les agriculteurs qui disent vous êtes des bobos parisiens vous n'y connaissez rien on est dans la merde les écolos qui disent mais vous ne vous rendez pas compte votre système c'est un système qui est en train de nous tuer résultat maintenant dans les campagnes on n'arrive plus à se parler et c'est en chien de faïence alors qu'on doit changer de système agricole qu'on doit absolument s'occuper de ça parce que c'est un problème de santé publique et d'environnement et qu'à un moment on ne pourra pas le faire sans les agriculteurs donc la question c'est plutôt comment on fait pour réussir à faire ce changement tous ensemble comment on fait moi avoir des débats sur n'importe quel sujet ne me pose aucun problème à partir du moment où on sort des caricatures on accepte la complexité du monde c'est un petit peu plus difficile c'est un petit peu moins marrant mais c'est aussi ça être responsable politique Vous l'avez dit à Bruydelemer ça ?
Il s'avère que je ne l'ai pas vu mais j'ai dit deux fois Vous n'avez pas son numéro ? Vous n'avez pas fait un message ? Mais il s'avère que Vous ne lui avez rien dit vous ne le dites ici mais vous ne lui avez pas dit à lui ?
Il ne l'a pas dit à moi non plus il ne m'a pas appelé avant pour me prévenir Il aurait dû lui dire Souvent quand j'ai un collègue qui dépasse un peu Mais ce n'est plus mon collègue Je vais faire un petit message ou un ex-collègue ou voilà quelqu'un de ma famille politique même si je n'en ai pas Il s'avère que j'aurai beaucoup de messages à faire passer en ce moment Je vous propose de clipper cet extrait et de le poster sur Twitter et puis comme ça pour ne le mer le verra Je l'assume complètement mais c'est des paroles publiques donc à un moment la réponse peut être publique aussi Absolument Justement sur ce point là on voit quand même qu'il y a une certaine droitisation d'Emmanuel Macron et du gouvernement entre 2017 et aujourd'hui une droitisation qui est à la fois sur la forme et sur le fond en termes de l'équilibre gauche-droite qu'il essayait de trouver en 2017 il est quand même de moins en moins respecté et ça se voit avec toutes les lois qui passent justement est-ce qu'un positionnement de centre-gauche qui pouvait être éventuellement compatible avec un engagement dans la majorité présidentielle en 2017 l'est toujours aujourd'hui et quid par exemple de ce qui essaye de se recréer au centre-gauche autour de Bernard Cazeneuve et tout ça comment vous percevez cet espace politique ?
Je pense qu'effectivement il y a un espace politique qui aujourd'hui n'est pas organisé occupé je vous confirme qu'on est un certain nombre dans la majorité à constater avec comment on peut dire on constate quoi qu'il y a qu'il y a vraiment une migration vers la droite vers la droite vers les idées traditionnelles de droite de la majorité et que cet équilibre est en train d'être rompu et donc nous dans la majorité qu'est-ce qu'on quelle est l'alternative qu'on a en fait soit on passe dans l'opposition et quelque part on rejoint ceux qui sont dans l'opposition et qui ont déjà ce même discours soit on reste dans la majorité pour justement continuer à parler à tous ceux qui sont peut-être un peu moins vocaux que moi mais qui n'en pensent pas moins et qui peut-être n'osent pas trop parler parce que vous n'imaginez pas les pressions dont font l'objet ceux qui ont une parole différente mais je considère que j'ai pensé en 2017 que la question du dépassement pouvait être intéressante parce que quand j'ai suivi Emmanuel Macron en 2017 c'est parce que je trouvais que son diagnostic sur les partis moribonds qui n'arrivaient plus à se parler qui étaient sur leur espèce de dogme etc plus personne n'en voulait moi j'en voulais plus et d'ailleurs s'il a gagné c'est que je pense que c'était assez partagé et que derrière il faut reconstruire quelque chose on est au tout début de la reconstruction cette reconstruction je pense qu'au centre-gauche elle n'est vraiment pas faite du tout mais que des discussions avec des gens comme Bernard Cazeneuve évidemment on a déjà eu des échanges et on continue à discuter moi je discute avec des députés de la majorité dont je partage les idées des députés de l'opposition dont je partage les idées et je pousse pour que justement on puisse travailler le plus souvent possible ensemble pour proposer les choses pour montrer aussi ce qu'on peut proposer comme alternative pour à la fin et j'insiste beaucoup pour à la fin que dans les 4 ans qui viennent on puisse proposer des choses qui passent qui passent et qui permettent d'avancer concrètement parce qu'on n'a pas le temps et que ensuite pour 2027 on puisse réfléchir à proposer une alternative on sait qu'en 2027 le président de la république ne se représente plus donc ça ouvre les possibles et donc il y a deux étapes
ça aiguise aussi les ambitions mais c'est vrai c'est votre ambition c'est votre identité politique par rapport à Pompidou vous faites partie de cette génération de responsables écolo qui au tournant des années 2010 ont voulu construire la participation des écologistes à des exécutifs pour faire avancer les choses concrètement parce qu'on n'a pas le temps etc à la différence peut-être d'autres écologistes qui et vous les critiquez à l'époque et vous critiquez aussi en retour étaient davantage dans la revendication plus vocaux comme vous dites et aujourd'hui quel bilan vous en tirez on a retrouvé un extrait de votre passage sur le plateau de l'Axite l'année dernière où vous nous parliez justement de ce choix de participer à un exécutif on va le regarder
d'avoir le ministère de l'écologie avec dedans le logement avec dedans les transports avec les questions de l'énergie avec la biodiversité avec l'eau enfin tous ces sujets là à un moment je me suis dit mais si tu n'y vas pas toute ta vie tu t'en voudras de ne pas avoir essayé et après je me serais dit tu n'as plus le droit de critiquer si tu n'as pas essayé
Quel regard vous portez sur ça sur la participation à l'exécutif est-ce que c'est aigre doux est-ce que c'était nécessaire et vous en êtes fière est-ce que vous dites que les conditions auraient dû être différentes
je n'enlèverai pas un mot de ce que cette personne a dit là je pense que si on a chevillé au corps conscience de l'urgence à agir il faut là où on est essayer d'agir le plus possible et en tant que ministre j'ai poussé tout ce que j'ai pu j'ai eu des moments très durs de frustration parce que oui on ne vit pas dans un monde merveilleux où en fait à chaque fois que je dis quelque chose tout le monde me dit vous avez raison on va le faire c'est génial non il s'avère que ce n'est pas comme ça que ça marche sur l'écologie on fait face à la peur on fait face à des lobbies mais bon des lobbies il y en a partout et d'ailleurs c'est aussi pour ça que là j'ai demandé à pouvoir travailler sur une mission sur l'acceptabilité de la transition parce que tout ce que j'ai mis en place et je tiens à le dire d'ailleurs parce que ceux qui sont vocaux là moi je ne les ai pas vu beaucoup m'aider quand on se battait pour développer les énergies renouvelables pour empêcher qu'on arrête de développer les énergies renouvelables ce qui aurait pu arriver à un moment ce sont des moments qui sont extrêmement durs où je peux vous dire que dans ces moments-là on se sent bien seul mais où il faut tenir et tenir bon et donc je suis très fière qu'aujourd'hui on avance mais il s'avère que maintenant vous mettez des éoliennes vous avez un front du refus vous mettez un méthaniseur front du refus les ZFE on nous raconte que c'est des zones à forte exclusion enfin juste on est en train de parler de la pollution de l'air la pollution de l'air c'est 40 000 morts par an alors à chaque fois qu'on sort un chiffre les gens se disent 40 000 morts en gros il y a les trois causes de mort évitables les plus importantes c'est l'alcool c'est la cigarette et c'est la pollution de l'air c'est 100 fois plus que les accidents de la route si on se bat pas pour agir là-dessus mais moi je trouverais normal que ceux qui nous suivent nous attaquent en justice en disant vous l'avez pas fait et ils le font d'ailleurs donc on le fait sauf que le fait est que les gens ont peur nous disent les zones à faible émission même les verts même des responsables d'agglomération verte me disent on va repousser
c'est ça l'exercice du pouvoir
c'est l'exercice du pouvoir mais l'exercice du pouvoir est noble parce qu'on se confronte avec la réalité mais on fait et c'est ça qui est important
Latifa
vous parliez du Odi vous parliez là-dessus sur ces mesures-là du secrétariat d'Etat la planification écologique vous avez souhaité rattacher à la enfin qu'il y a un organe qui permette de mettre de l'action écologique dans tous les ministères rattaché à la première ministre vous vous sembliez un peu déçu au début d'en parler ou un peu c'est pas l'action écologique la première ministre s'en charge pas suffisamment ou c'était pas comme vous l'imaginiez qu'est-ce qui s'est passé ?
Non d'abord je me doutais que la mise en place de ce secrétariat général prendrait du temps bon ça c'est un peu inévitable donc là ça y est il est mis en place donc ça a mis un peu de temps donc pendant que ça se met en place on n'avance pas beaucoup et puis voilà il faut être lucide le débat sur les retraites a emporté tout le reste et donc pendant ce temps-là la première ministre a eu son attention monopolisée sur le sujet des retraites et même si le sujet est très important je prétends que le sujet de l'écologie est aussi très très important moi je fais pas de hiérarchie je pense que c'est très très important aussi et que du coup pendant ce temps-là elle s'en est moins occupée au sens politique du terme et je pense que c'est important de s'en occuper au sens politique du terme c'est-à-dire là de lancer des impulsions donc là j'ai entendu que ça y est il y avait des choses qui allaient avancer sur ce sujet donc je regarde j'attends avec impatience et je vais pousser parce que c'est très important que ça aille vite maintenant Malek j'ai bien compris
que vos propos étaient différents de ceux qui ont été mis en titre sur la vision politique d'Emmanuel Macron vous dites plutôt qu'il ne communique pas assez dessus qu'il ne l'exprime pas assez non
j'aime pas qu'on pense à ma place donc j'essaye de dire j'essaye de ne pas faire la même chose donc je ne pense pas à sa place je ne sais pas s'il a une vision politique en tout cas il ne l'exprime pas
bon moi en tout cas ma position c'est qu'il n'en a absolument pas c'est ta parole à toi Malek c'est ma parole à moi et je l'assume elle n'engage que moi et je condamne les violences je le précise donc Emmanuel Macron vient de vous l'avez dit ceux qui sont les premières victimes du réchauffement climatique ce sont les plus fragiles les travailleurs précaires on vient de leur retirer deux années de vie en les mettant au boulot si on parle donc de la vision écologique vu que selon moi Emmanuel Macron n'a pas de vision sur l'écologie qu'est-ce qu'il devrait faire là justement tout de suite sur l'écologie oui
ah bah sur l'écologie il devrait
c'est quoi l'urgence là tout de suite vous êtes devant Emmanuel Macron je ne suis pas Emmanuel Macron je veux bien jouer le rôle pendant deux minutes mais voilà on lui dit quoi Emmanuel Macron là tout de suite c'est quoi l'urgence vu qu'il regarde Backseat
et bah ça va peut-être vous étonner mais je vais lui dire l'urgence c'est de pacifier c'est l'apaisement oui alors l'apaisement maintenant ça devient un mot qui est utilisé à toutes les sauces mais je vous l'ai dit on ne pourra pas réussir je vous ai parlé de ces problèmes d'acceptabilité de la transition on ne peut pas réussir dans une ambiance telle qu'elle est aujourd'hui où tout le monde se méfie de tout le monde où tout le monde se méfie de son voisin parce que ce qu'il a à lui moi je ne l'ai pas que etc on a besoin de recréer un élan j'ai envie de dire presque un élan national moi c'était un peu ma déception lundi je me suis dit mince il avait s'il veut vraiment apaiser il faut surtout on arrête les petites phrases où on monte les gens les uns contre les autres déjà première chose et deuxième chose c'est son rôle en fait en tant que président c'est d'emmener tout le monde et de dire voilà quelle est ma vision qu'est-ce que je veux construire c'est quoi le pays que je veux construire pour moi je pense que c'est un pays qui se construit pour être résilient face justement au climat où on va vivre mieux etc et tout ça après on peut le décliner dans tous les domaines dans tous les domaines et notamment dans les domaines de vie quotidienne pour dire aux gens on va faire en sorte que vous puissiez continuer à vous déplacer si vous en avez besoin on va vous trouver des solutions et on va les construire ensemble parce qu'on va en discuter vous avez besoin de quoi pour vous loger pour tout quoi mais ça voilà moi ça qui n'est pas d'aujourd'hui parce que ça ça recréerait aussi un peu d'espoir et d'enthousiasme et je crois qu'on a besoin d'espoir et d'enthousiasme et il y a une demoiselle tout à l'heure qui disait que je souriais et que je riais et une fois alors c'est marrant parce que c'était Mathilde Panot qui m'avait dit une fois on s'entend plutôt bien avec Mathilde Panot donc c'est pas un sujet mais pourquoi franchement vu la situation comment tu peux sourire c'est sûr que si je fais la gueule ça va arranger les choses
Dernière question après on va passer aux couilles à la con Est-ce qu'on peut discuter d'environnement de climat et d'écologie avec l'extrême droite ? Le journaliste Hugo Clément a défrayé la chronique cette semaine c'est une question que je trouve intéressante d'autant que moi sur ce plateau j'ai toujours assumé de refuser de recevoir l'extrême droite donc j'en prends ma part aussi pour moi lui a du coup un point de vue inverse c'est que non seulement il faut parler avec eux mais qu'il faut même aller parler chez eux Qu'est-ce que vous en pensez Barbara Pompili ?
J'ai vu ça et je me suis posé la question t'aurais fait quoi ? Moi par exemple j'avais toujours refusé d'aller sur les plateaux de Zemmour et je suis affolée par la banalisation du Front National j'arrive pas à l'appeler autrement mais je suis vieille donc je suis affolée par ça je suis affolée par le fait qu'on considère que leurs idées sont comme les autres que finalement c'est pareil à un moment j'ai envie de redonner des cours d'histoire et des cours de géographie et de géopolitique actuellement à tout le monde
et cet affolement mais après
il y a un sujet il y a un sujet entre le Front National et les gens qui votent pour le Front National et quand aujourd'hui je constate dans mon coin enfin chez moi et puis c'est la même chose dans les sondages donc quand les deux cols en général c'est qu'il y a quelque chose que maintenant beaucoup de gens se disent tiens je voterai bien pour Marine Le Pen la prochaine fois parce qu'on n'est pas foutu d'organiser pardon on n'est pas foutu d'organiser la promesse d'une alternance qui donne envie aux gens donc c'est aussi ça moi que j'aimerais c'est la faute de la gauche c'est la faute à tout le monde c'est la faute à tout le monde c'est la faute à tout le monde et on sera tous à mon avis on va se réveiller un peu avec la gueule de bois en 2027 si on ne réagit pas donc après les gens qui peuvent voter pour le Front National ceux-là il faut leur parler parce que c'est vous et moi c'est mon voisin donc c'est pour ça que je me posais la question qu'est-ce que j'aurais fait parce que sur l'écologie alors ils disent quand même un monceau dit-il aussi et un monceau mais c'est même pas je ne vais même pas insulter monceau de choses fausses c'est tout c'est factuellement faux
oui on l'avait vu pendant la présidentielle
voilà et donc il faut être capable aussi de fact-checker tout ça
on va continuer cette émission chers amis et on enchaîne avec la partie que vous attendez tous c'est parti pour le quiz à la con alors chers amis le quiz à la con comme chaque semaine mais c'est très simple il y a 5 questions 4 propositions de réponses et vous devez essayer de trouver autour de ce plateau quelle est la bonne réponse à la question et vous chez vous vous jouez puisque vous allez cliquer et voter dans le sondage sur le chat sur Twitch pour nous dire ce que vous pensez être la bonne réponse à chacune de ces questions vous êtes prêts ? c'est parti première question de ce quiz à la con lequel de ces acronymes d'anciens partis politiques n'a pas existé ?
ok réponse A le PDF qui devait être hyper clair et organisé le MDR qui devait être vraiment marrant le PCR qui ne devait pas être très agréable et le IRL qui devait être en phase avec la vraie vie des gens selon vous parmi ces 4 propositions lequel n'a pas existé il y en a 3 qui ont existé
le IRL il existe non il n'existe pas
j'en sais rien je te demande le IRL moi j'aurais dit IRL
pourquoi ?
parce que tu connais les autres c'est ça ? t'as adhéré ? t'as milité Antoine Dino ?
tout à fait surtout au PDF
c'était tout à fait sympathique ton côté Fondation Georges Auret PDF le MDR le MDR le Mouvement de la Démocratie c'est tout much en même temps j'aime ce qui est tout much ça me fait kiffer
tu donnes la réponse ?
non j'en sais rien je ne sais pas je viens de l'inventer on discute le Mouvement Démocrate Républicain non j'en sais rien
il y a des démocraties il peut y avoir souvent des partis pareil pour partis donc pas PDF pas PCR je vous donne mes petits tips
parti de la Démocratie Française parti communiste républicain PCR non j'en sais rien je ne sais pas le IRL Emmanuel Macron y a adhéré depuis le début de la semaine il le voit sur ses déplacements et ça se passe pas très bien il n'y a que des casseroles IRL ça tape IRL l'Institut ça ne me dit rien du tout pour le renouveau de la liberté j'en sais rien vos réponses le chat a voté réponse D qu'est-ce que vous en pensez ? Antoine ah bah oui toi tu dis IRL réponse D Latifa aussi le MDR pour moi toi tu dis le MDR c'est la réponse B
ah non je crois que le MDR ça a existé
t'as avoir à pompili ?
le IRL aussi ça ne me dit rien du tout mais après
il faut donner une réponse on ne peut pas faire de même temps alors réponse D c'est la bonne réponse bravo le chat et bravo à vous sur le plateau effectivement alors le PDF c'était le Parti démocrate français c'est un parti libéral scission du mouvement des radicaux de gauche qui n'a été actif qu'entre 82 et 86 putain si on rentre dans les circonstances des radicaux entre 82 et 86 donc le PDF ça a existé le MDR c'est le mouvement des réformateurs qui a été fondé par Jean-Pierre Soisson successeur de l'association des démocrates de 1992 à 2002
ça a duré un c'était avant internet
je n'ai jamais entendu parler de ça voilà donc le MDR
quoi qu'internet existait
et le PCR c'est le Parti communiste révolutionnaire par le marxiste-léniniste maoïste évidemment actif de 74 à 83 ils n'ont pas survécu au temps de la rigueur voilà donc le PCR aussi a existé deuxième question de ce quiz à la con sur la page de Jean-Luc Mélenchon on peut trouver un lien vers une seule de ces pages laquelle ? réponse A Staline réponse B le Dalaï Lama réponse C Jésus réponse D Faudel waouh
selon vous je trouve ça trop fait le Faudel c'est Sarkozy Faudel je suis quasiment persuadé que c'est le Dalaï Lama ah ouais ? pourquoi ? parce qu'il avait dit alors à un moment il avait critiqué le Dalaï Lama en disant que il faisait juste de prier sur un caillou un truc comme ça il y a une histoire ah ouais ?
c'est la page de quoi ? c'est sur son site internet ? ah mais non parce que du coup vous allez aller vérifier bande de non sur la page quoi ? c'est la page Wikipédia ah sur la page Wikipédia
ah sur la page Wikipédia c'est différent ah oui c'est différent
c'est pas pareil je viens de me le dire dans l'oreillette c'est bien la page Wikipédia
oui donc ça peut être ça
oui donc oui parce que moi je voyais très bien sur le site de Jean-Luc Mélenchon un truc un peu fun pour tirer sur la droite sur Sarko je veux vivre Faudel tout ça je comment t'as déroulé ? je vais trop loin Malek Jésus j'ai besoin de fun moi ça aurait pu être Jésus ça aurait pu être Jésus premier influenceur de gauche de l'histoire Jésus non je sais pas je cherche Staline il fait partie de l'Umic ou pas du coup petite van on recommence à une émission passée ok le Dalai Lama toi tu dis réponse B le chat aussi donc toi tu dis réponse B Antoine tu dis réponse B toi tu restes dessus Latifa
C pour le fun
toi tu dis réponse C pour le fun Jésus ouais par rapport à Pompili
moi j'ai trouvé Antoine convaincant donc je le suis
réponse B pardon Dalai Lama pas réponse oui réponse B Dalai Lama et c'est la bonne réponse bravo effectivement tout à fait bravo bravo bravo effectivement dans le paragraphe Chine et Tibet on peut lire deux points ouvrez les guillemets Jean-Luc Mélenchon affirme que les partisans du Dalai Lama avaient droit de vie et de mort sur les serres avant que la Chine intervienne au Tibet dans les années 1950 et que les moines tibétains refusaient d'abolir le servage ils se prononcent contre la création d'un état tibétain qui serait religieux et théocratique et de mémoire c'était en 2008 JO de Pékin mobilisation partout en Europe contre les JO de Pékin sur la thèse tibétaine RSF etc on s'en souvient et c'est vrai qu'à l'époque il avait donné une voix hyper discordante en disant je suis désolé entre la Chine et le Tibet moi je ne choisis pas le Dalai Lama ce n'est pas un saint c'est théocratique c'est autoritaire
il y en a plusieurs mais il a une énorme punchline à un moment sur le Dalai Lama je ne m'en souviens plus exactement mais c'est une histoire de prier sur un caillou
il a justifié la colonisation du Tibet aussi ouais ouais non ça fait partie des dingueries qu'il a lâchées sur le truc international bon ben voilà c'est Jean-Luc troisième question de Secouise à la con et sur la page Wikipédia quel lien hypertexte ne trouve-t-on pas apaisement la question c'est
sur la page Wikipédia
sur la page Wikipédia d'Emmanuel Macron lequel on ne trouve pas réponse A témoin de Jéhovah réponse B Manu dans le cul réponse C Machiavel ou réponse D Beurre FM
en tout cas on sait que Bruno Le Maire n'a pas cliqué sur le lien Beurre FM
peut-être pas assez souvent ouais ouais ouais vous n'allez pas assez sur Wikipédia pour préparer les émissions Manu dans le cul je vois pas pourquoi il y aurait un lien Manu dans le cul mais je le capte en même temps
ça paraît tellement évident que du coup ça doit être un piège
soit c'est évident soit vraiment les quatre réponses c'est du génie en fait c'est du génie Max c'est du génie parce que donc
c'est des mots liens par rapport à des choses qui seraient passées
donc en fait ça renvoie vers une page Wikipédia si on clique dessus
oui
et donc laquelle il y a bien un lien qu'Emmanuel Macron donc il y en a trois oui c'est ça quelque part dans la page d'Emmanuel Macron il y a des trucs qui justifient de renvoyer vers trois de ces trucs là et moi je veux savoir à quel moment Manu dans le cul est arrivé dans le truc tu sais c'est Max qui écrit les questions il est peut-être fait bah oui mais Max c'est un génie en gros c'est un taré donc je sais plus quoi faire parce que
Beurre FM il peut avoir fait une citation à un moment il peut avoir fait une interview à Beurre FM il en a fait pas mal
à Beurre FM en 2017 quand il disait de belles choses avant d'être président t'es vénère t'en son wow un peu léger léger qu'est-ce qu'ils en pensent le chat a voté c'est tendu dans le chat la France est coupée en trois c'est témoin de Jéhovah mais seulement 36% qu'est-ce que vous en pensez Antoine
je vais suivre l'avis populaire je vais dire témoin de Jéhovah témoin de Jéhovah pas du tout convaincu par rien du tout
réponse A selon toi témoin de Jéhovah
Latifa moi je vais dire la B parce que quand même ils doivent la com ils doivent un coup d'œil à la page Wikipédia du président
c'est pas si simple que ça justement ils empêchent les modifiés de les pages par les équipes
oui mais il faut modifier beaucoup pas mal de pages sur un même sujet enfin bref
moi je dis la B donc toi tu dis la réponse B on notera qu'on s'est pas du tout posé la question pour Machiavel oui on notera je te l'accorde voilà François Hollande on salue Manu dans le cul pour moi oui réponse B aussi
oui moi aussi
réponse B également pour Barbara Pompili et c'est le chat qui a raison et Antoine c'est la réponse A figurez-vous ok ouais ouais ouais toutes les autres sont vraies au paragraphe dans la culture populaire on peut lire je cite en 2019 Damien XVI sort à l'occasion de l'anniversaire du début du mouvement des Gilets jaunes la chanson Manu dans le cul il y a un lien ok
d'accord
c'est Damien XVI il faut connaître la discographie de Damien XVI on a un peu passé l'âge mais ouais ouais tac tac donc c'est un truc sur les Gilets jaunes machin il y a quoi d'autre ses mémoires d'études sont dédiées à des penseurs politiques notamment Machiavel ok il a fait un mémoire sur Machiavel ok quand il était étudiant ça l'a inspiré
tu m'étonnes
et enfin lors de l'affaire Mohamed Saou Macron apporte son soutien à ce dernier sur Beurre FM que je connais Mohamed Saou voilà ancien responsable départemental en marche dans le Val d'Oise et qu'il s'est passé j'ai pu l'affaire en terre bref il a fini par démissionner et quitter ok d'accord ah mais oui
c'était pas simple
c'est pas simple c'est une histoire ok d'accord un truc local effectivement sur Beurre FM il a donné une interview etc donc voilà les raisons chers amis quatrième question de Secouz et Lacan lequel de ces titres de livres politiques est faux ? n'existe pas alors pensons au bout d'un de Ségolène réponse A ce que l'on ne veut pas que je vous dise ok réponse B ce que je peux enfin vous dire celui-là est vrai réponse C je ne me tairai plus réponse D je vous dirai tout
et t'as les chiffres de vente pour ces livres ? c'est quoi de 10 ?
j'ai pas les chiffres de vente mais j'ai la réponse à la question mais j'ai pas les chiffres de vente c'est triste lequel de ces titres de livres est faux ?
moi je dis D
je vous dirai tout ?
ouais
ok moi j'ai un souvenir d'un livre qui a existé qui s'appelle Promis j'arrête la langue de bois
Jean-François Copé
qui a été écrit par Jean-François Copé une merveille ce livre
c'est ouais
très grand moment je vous dirai tout il y avait aussi
je crois que c'est le top 1 le meilleur
il y avait aussi Serge Dassault mon projet pour la France que j'ai offert à un pote communiste pour son anniversaire et on l'ouvrait à n'importe quelle page on se pissait dessus de rire tellement c'était mal écrit nul c'était vraiment une espèce de droite populaire un peu débile on travaille pas assez dans ce pays je crois que mon projet
pour la France il doit y en avoir eu beaucoup
oui mon projet pour la France il y en a eu 2-3 des bouquins qui s'appellent comme ça le premier c'est peut-être qu'une impression j'ai l'impression que c'est le titre du bouquin d'Alexandre Benalla mais peut-être que je me trompe total le c'est je sais je l'ai lu j'ai lu le bouquin j'ai lu le bouquin ok d'accord bon comme ça je vous tue tout de suite le truc le chat il répond ta ta ta réponse D je dirais D aussi toi tu dirais D aussi je vous dirais tout qui a envie de tout dire personne en politique en tout cas de le promettre sur la couve d'un bouquin ok donc toi tu as aucune personnalité Antoine tu suis le chat aujourd'hui d'accord j'ai compris c'est vrai que tu as influencé tout à l'heure c'est vrai je te l'accorde Latifa
je ne me tairai plus parce que ça fait trop je ne me tairai plus avant on était menacé quand on a renseigné sa politique enfin bref je ne me tairai plus ça me tu les connais comme moi
ceux qui chialent sur tous les plateaux en disant je ne peux plus parler je ne peux plus parler on m'empêche de parler non c'est vrai mais après sortir un livre
en disant ouais
on m'empêche de parler ah ta gueule pardon Malek réponse B pour moi C toi tu dis réponse B ce que je peux enfin vous dire Barbara Pompili
moi D
réponse D je vous dirai tout et c'est la bonne réponse bravo Barbara Pompili effectivement et le chat aussi vous avez trouvé ouais ouais ouais le premier ce que l'on ne veut pas que je vous dise c'est un livre de Frédéric Dumas sorti en 2022 que nous avions reçu sur le plateau de Pax ah oui c'est vrai je suis bête j'étais là tu étais venu nous parler de son bouquin je suis dieu en plus tu étais sur le plateau mais j'étais sur le plateau j'ai lu le bouquin en plus ah ouais je ne l'ai pas lu je ne l'ai pas lu pour l'émission je l'ai lu après un bouquin règlement de compte ouais pas ouf un chapitre une personne et puis ça envoyait c'était pas trop c'était pas trop l'apaisement ah non non on est pas dans une logique d'apaisement on est sur un règlement de compte hyper vénère mais on l'avait reçu et il était venu nous en parler le livre ce que je peux enfin vous dire c'est Ségolène Royal en 2018 et là c'est je crois que c'est Amine non du tout ok non vous savez qui c'est je ne me tairai plus c'est qui c'est Claude Bartholone oh ancien député ancien président de l'Assemblée Nationale ancien parrain de la Seine-Saint-Denis Amine Elbailly qui était responsable républicain son livre c'était je ne me tairai pas ah je me suis fait piéger bravo Max t'avais pas lu le bon t'as vraiment le manque d'originalité du bouquin allez cinquième et dernière question de ce quiz à la con en 2017 le Discord Insoumis sort un jeu pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon quel est le nom de ce jeu si vous connaissez le titre vous le hurlez pas vous laissez les autres galérer réponse A League of Legends réponse B Ocarina of Tax réponse C Fiscal Combat réponse D Grand F Toto Entrepreneur je trouve ça fun c'est mieux que le serveur Minecraft d'Emmanuel Macron oui on l'avait visité le serveur Minecraft en live il y avait Nemo qui se baladait sur le serveur on pouvait y parler je me rappelle il y avait une gendarmerie je me rappelle oui c'était bon je me rappelle et puis on nous avait dit que ça c'était bien aussi pour inciter à s'inscrire sur la liste électorale il y avait un truc qui était bien non il y avait un truc qui était bien sur le serveur d'En Marche effectivement c'est que quand tu rentrais dans la mairie sur Minecraft si tu parlais à un PNJ qui était derrière un bureau il te demandait es-tu inscrit sur la liste électorale clique ici pour vérifier et ça te renvoyait vers le et ça je trouve ok ça j'admets plutôt cool bien pensé ça aurait été vraiment cool si la secrétaire d'état déléguée de la citoyenneté aurait fait un vrai travail d'inscription sur la liste électorale Marlène Schiappa on t'embrasse ok donc là ce soir tu d'accord je suis désolé moi je suis là pour dire il y a des trucs bien qui sont faits mais c'est bien ça aurait été mieux aussi je te l'accorde du coup c'est mieux que le fond Marianne je sais que les gens dans le chat ils ont tous désolé les gens dans le chat de toute façon ils ont tous fait leur pb sur ce jeu vous connaissez la réponse tu connais la réponse toi Latifa ou pas
c'est Fiscal Combat
tu connais la réponse toi je trouve que Fiscal Combat c'est le plus sexy je le connais pas vous avez joué à Fiscal Combat c'est la bonne réponse effectivement Fiscal Combat et il y avait aussi la version avec Manon Aubry qui était tête de liste pour les européennes et elle se battait contre Wanderlien et contre les taxes et tout machin effectivement mais j'aime beaucoup League of Legend Ocarina of Tax et Grand Theft Auto Entrepreneur c'est très fort si ça vous donne des idées pour les européennes pour la présidentielle n'hésitez pas à Dev et donc effectivement c'était Jean-Luc Mélenchon qui secouait les oligarques les uns un à un et donc c'était en 2017 donc il y avait Jérôme Cahusa Christine Lagarde Nicolas Sarkozy Emmanuel Macron Pierre Gattaz Patrick Balkany Liliane Bettencourt
au revoir François Fillon
donc il le secouait pour qu'il rende l'argent etc voilà mais donc c'était effectivement ça bon moi bravo pour Secouze à la con vous en êtes tous super bien sortis chers amis on va remercier Barbara Pompili d'avoir accepté de venir sur notre plateau merci Barbara Pompili je vous laisse quitter le plateau on va conclure l'émission avec mes chroniqueurs et on veut rejoindre tout de suite voilà merci beaucoup je reprends mon verre oui le gobelet oui oui poubelle jaune et peut-être qu'un jour ouais je promis promis je l'avais déjà dit l'année dernière je sais c'est pas bien mais promis on aura un jour des gourdes non mais si tout le monde fait ça oui oui non non je sais on se fait engueuler les gars non non mais je me fais engueuler mais oui
des gourdes backseat c'est bon
voilà faites des dons on achètera des gourdes ouais ouais non il faut qu'on ait des gourdes et puis des bouteilles en plastique je suis d'accord alors chers amis c'était cool Latifa première émission en tant que chroniqueuse
merci beaucoup
t'en as pensé quoi
c'était chouette c'est marrant de passer de ce côté
parce que tu regardais tu regardais backseat et tout oui bah c'est cool bah ouais bon alors ça fait quoi du coup de l'autre côté du bureau
c'est un peu moins détente à regarder
ah ouais
un peu moins détente à faire
d'accord ok ok ok
Antoine ça t'a plu bah oui très sympa plus court que différent de d'habitude en termes d'agencement
ouais ouais ouais parce qu'on a voulu parler du battle ford du handicap et en plus on a invité la ministre qui a accepté de venir et donc du coup ça nous a contraint un petit peu mais on a non je sais pas il y a des frustrations toi t'étais parti pour régler des comptes t'as pas dit Malek tu veux balancer des punchs en fait c'est un vrai problème c'est que donc là j'ai repris le sport avec un coach depuis trois semaines et qui m'a dit Malek ça va libérer des énergies et là voilà donc j'ai fait une grosse séance ce matin je le salue Alex et là je suis je suis waouh ah t'es bouillon là ah je suis bouillon mec bon ok et bah écoute ça fait tant plaisir quand t'es bouillon merci Max de maquiller je crois que le chat adore quand t'es bouillon aussi où est-ce qu'on vous retrouve les copains Latifa où est-ce qu'on te retrouve
au travail le mouvement le site internet où vous pourrez retrouver toutes nos actions
et bah c'est le moment de le donner du coup c'est le-mouvement
ouais le mouvement.ong
.ong avec des belles campagnes et tout il faut y aller on te retrouve sur le twitter qui va bien aussi exactement c'est quoi ton hâte redis-le
qui est très difficile à prononcer c'est fait exprès c'est L A2LA KHR
ok très bien
je préfère les plaies
voilà n'hésitez pas à follow Latifa bah voilà regarde ça s'affiche c'est nickel Antoine Fondation Jean Jaurès toujours Fondation Jean Jaurès vous sortez des trucs bientôt il y a des mais on sort toujours tous les jours quand tu reçois tes mails de la FGG t'es content tu reçois du contenu tu as envie de lire moi je lis le matin non carrément ah toi aussi le matin ouais ouais le matin il faut que j'arrête de tweeter maintenant il faut que je lise plus la Fondation Jean Jaurès c'est que j'arrête de tweeter le matin tac tac tac du coup ce week-end Battle 4 n'hésitez pas à faire des dons les handicaps voilà on vous a présenté les assos et tout n'hésitez pas à y aller à fond Backseat n'hésitez pas aussi tout ça voilà l'émission elle vous plaît on a besoin de vos dons les amis pour la continuer cette émission merci tout d'abord à toutes les personnes qui donnent et on est en train de bosser comme des ouf pour essayer de vous ressortir le plus vite possible un shop des dons ponctuels etc n'hésitez pas à venir ici dans le public je rappelle si vous êtes lyonnaise lyonnais ou que vous êtes dans le coin de tout ce qui est là-bas du côté de la Garonne quoi n'hésitez pas à venir samedi on boit des coups samedi c'est une rencontre abonnée maintenant que les beaux jours reviennent et tout que le covid est passé je vais revenir vous voir les amis j'ai très envie de passer du temps avec vous boire des bières vous trouverez toutes les informations sur le serveur discord point d'exclamation discord dans le chat les informations sont mises dedans à quelle heure on se retrouve dans quelle barre etc venez boire de coups ramenez des potes ça va être cool etc c'est bon ça trigger tout le monde la Garonne c'est fait exprès extraordinaire et la semaine prochaine est-ce que je vous annonce déjà des trucs attends je regarde mon agenda il va y avoir des trucs cool je vous annoncerai plus tard allez c'est la fin de cette émission merci à toutes et à tous merci à tous
merci à tous merci à tous merci à tous
Geneviève Darrieussecq