Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 juillet 2020 8 minComplaisantActualité / polémiqueSantéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

L'interview "Savoir comprendre" : Christelle Dubos - 01/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Racontez-nous le déblocage de plusieurs dizaines de millions d'euros pour l'aide alimentaire.

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Comment sera utilisé cet argent ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Les associations nous disent être débordées, vous le constatez ?

  • 4:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que les soignants atteints par le Covid-19 auront droit à la reconnaissance de maladies professionnelles ?

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Le Ségur de la santé, vous en êtes où ? Les conclusions seront rendues quand ?

  • 6:00FerméeRéponse partielle

    300 euros, oui ou non ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Invité politiqueChiffre
    « Vous nous annoncez, c'est une info exclusive, le déblocage de plusieurs dizaines de millions d'euros pour aider les associations qui elles-mêmes aident celles et ceux qui ont besoin de manger. »
  • 0:44PrésentateurChiffre
    « Nous avions déjà débloqué 39 millions d'euros pour la période du confinement. »
  • 1:13PrésentateurChiffre
    « Nous débloquons une somme de 55 millions d'euros supplémentaires. »
  • 1:17PrésentateurChiffre
    « C'est 94 millions d'euros au total. »
  • 1:08PrésentateurChiffre
    « On estime à peu près à plus de 8 millions de personnes qui vont avoir besoin d'ici la fin de l'année d'aide alimentaire. »
  • 3:32PrésentateurFait
    « Nous anticipons la crise sociale qui risque d'arriver après la crise épidémique. »
  • 5:21PrésentateurPromesse
    « Les conclusions seront rendues dans les prochains jours. »
  • 5:21PrésentateurFait
    « Le ministre de la Santé a fait des propositions. »
  • 5:21PrésentateurChiffre
    « 6 milliards. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « C'est insuffisant. »
  • 5:35Invité politiqueChiffre
    « Ça veut dire que ce qu'il faut, c'est peut-être plus de 6 milliards. »
  • 6:00Invité politiquePromesse
    « 300 euros, oui ou non ? »
  • 6:18Invité politiquePromesse
    « 300 euros, ça vous paraît normal ? »
  • 7:30Invité politiqueChiffre
    « L'État donne 8 milliards d'euros, par exemple, à l'aéronautique. »
  • 7:37Invité politiqueFait
    « Pourquoi pas ? Parce que l'aéronautique en a besoin. »

Temps de parole

  • Présentateur65 %
  • Invité politique35 %

10,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC 6h-9h, vos mains directes.

0:07
Invité politique

Bien, Christelle Dubos est donc avec nous. Vous êtes secrétaire d'État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé ce matin. Vous nous annoncez, c'est une info exclusive, le déblocage de plusieurs dizaines de millions d'euros pour aider les associations qui elles-mêmes aident celles et ceux qui ont besoin de manger, ont besoin de boucler leur fin de mois. Racontez-nous.

0:31
Présentateur

En effet, M. Bourdin, l'aide alimentaire, c'est une aide fondamentale pour plus de 5 millions de personnes en France. Et pendant le confinement, nous avons vu des nouvelles familles et nous avons vu des personnes qui ont sollicité de façon plus importante l'aide alimentaire. Donc nous avions déjà débloqué 39 millions d'euros pour la période du confinement pour que les associations puissent acheter plus d'enrées alimentaires et pour aussi financer des tickets d'urgence alimentaire, ces chèques alimentaires, pour que dans certains territoires où les associations ne pouvaient pas subvenir aux besoins, puissent distribuer ces tickets et que les gens aillent faire leurs cours.

Ça, c'est la première chose. Mais nous anticipons les conséquences de la crise économique avec certainement une augmentation, on estime à peu près à plus de 8 millions de personnes qui vont avoir besoin d'ici la fin de l'année d'aide alimentaire. Et donc nous débloquons une somme de 55 millions d'euros supplémentaires. Donc c'est 94 millions d'euros au total. Donc on double quasiment le budget annuel pour l'aide alimentaire pour venir accompagner les associations qui accompagnent, comme vous le dites, de nombreux Français.

1:28
Invité politique

Bien, 55 millions d'euros supplémentaires, c'est l'information que vous révélez ce matin sur RMC. Vous allez aider les associations. Comment sera utilisé cet argent ?

1:39
Présentateur

Cet argent va servir jusqu'à la fin de l'année. Donc il sera donné aux associations au fur et à mesure de leurs besoins pour qu'elles puissent acheter des denrées supplémentaires. On anticipe aussi la période d'été puisque nous travaillons avec les associations, je travaille avec les associations au quotidien. Peut-être rappeler, tous les Français connaissent ces associations, ce sont les Restos du Coeur, c'est les banques alimentaires, c'est la Croix-Rouge française, le Secours Populaire qui oeuvre tous les jours avec 300 000 bénévoles. Et en période d'été, on sait qu'on a des associations qui vont fermer, des bénévoles qui vont partir en vacances.

Donc on doit pouvoir, si besoin, pouvoir aussi distribuer des chèques d'urgence alimentaire. Et peut-être plus particulièrement dans deux territoires que nous regardons avec attention, qui sont Mayotte et la Guyane.

2:22
Invité politique

Oui, 8 millions, c'est énorme.

2:24
Présentateur

C'est énorme, M. Bourdin.

2:25
Invité politique

Et 8 millions de Françaises et de Français qui vont avoir besoin, avant la fin de l'année, de cette aide alimentaire. Christelle Dubos, on a vu arriver de nouveaux bénéficiaires de cette aide-là. Des familles qu'on ne connaissait pas. Et les associations nous disent être débordées, vous le constatez ?

2:47
Présentateur

Je le constate, moi je travaille avec les associations, je suis allée les rencontrer, je suis allée rencontrer bon nombre d'associations dans l'ensemble du territoire français, en période de déconfinement aussi. Et pendant le confinement, l'objectif c'était bien de pouvoir travailler avec elles et répondre à leurs besoins. Elles ont demandé des moyens supplémentaires, nous sommes au rendez-vous, nous sommes présentes avec elles, parce que pendant le confinement, il y a des personnes qui, de fait que les cantines soient fermées, avaient des dépenses supplémentaires liées à l'alimentation de leurs enfants.

Du fait du confinement, on a des personnes qui ont perdu des revenus, parce qu'elles faisaient des petits boulots de l'intérim, du travail saisonnier, notamment avec les restaurateurs qui ne pouvaient plus travailler, donc une baisse de revenus. Et puis, nous anticipons, comme je le disais, nous anticipons la crise sociale qui risque d'arriver après la crise épidémique avec des personnes qui auront potentiellement perdu leur travail ou avec des revenus moindres et qui, à la fin du mois, pour éviter d'être dans le rouge ou parce qu'elles sont déjà dans le rouge, auront besoin de l'aide alimentaire et ça n'est pas une option, on doit maintenir l'aide alimentaire en France.

3:45
Invité politique

Oui, travailleurs pauvres, personnes au budget très serrées, des artisans aussi, des auto-entrepreneurs qui n'ont plus d'activité, des personnes qui travaillent dans l'informel, des familles pauvres et monoparentales, beaucoup de familles monoparentales, également des étudiants. N'oublions pas les étudiants.

4:01
Présentateur

Les étudiants, ils sont passés du restaurant universitaire au restaurant du cœur, si je peux me permettre cette image, puisque les restaurants universitaires ont fermé du fait du confinement et de la fermeture des universités. Donc, nous avons travaillé avec les associations pour que, pendant le confinement et après le déconfinement, il y ait bien des lieux de distribution d'aide alimentaire au sein des universités pour répondre aux besoins des étudiants qui sont restés dans les universités.

4:25
Invité politique

J'ai une autre question à vous poser à propos des soignants. Est-ce que les soignants atteints par le Covid-19, la Covid-19, auront droit à la reconnaissance de maladies professionnelles ?

4:37
Présentateur

C'est en discussion et c'est en cours au niveau de l'Assemblée. C'est une demande et c'est sur laquelle nous sommes en train de l'instruire.

4:41
Invité politique

Vous appuyez cette demande ?

4:43
Présentateur

C'est une demande qui nous sommes en train d'instruire. Il faut pouvoir, à mon sens, reconnaître, je dis bien à mon sens, reconnaître une maladie qui peut être liée à une activité professionnelle.

4:51
Invité politique

Parce que je suis soignant, je suis soignant, j'attrape la Covid-19. Il me paraît logique que ça soit reconnu comme maladie professionnelle, non ?

4:59
Présentateur

C'est en cours d'instruction.

5:01
Invité politique

C'est en cours d'instruction. Mais vous êtes plutôt favorable à cela, vous ?

5:04
Présentateur

À mon sens, oui.

5:05
Invité politique

Oui, bon. Et puis, le fameux Ségur de la santé, vous en êtes où ? Les conclusions seront rendues quand ?

5:12
Présentateur

Les conclusions seront rendues dans les prochains jours. Les négociations continuent. La semaine prochaine ? Le ministre de la Santé... La semaine prochaine ? La semaine prochaine. Le ministre de la Santé a fait des propositions. La semaine dernière, 6 milliards. Il continue à travailler sur la...

5:24
Invité politique

C'est insuffisant, j'entends ici ou là dire 6 milliards, un peu plus de 6 milliards. C'est insuffisant. Hier matin, Bruno Le Maire disait, qui était mon invité, nous disait qu'on fera ce qu'il faut. Ça veut dire que ce qu'il faut, c'est peut-être plus de 6 milliards.

5:39
Présentateur

C'est les négociations qui sont en cours, M. Bourdin. L'objectif du Ségur, c'est bien que l'hôpital et tout notre système de santé repartent sur de bonnes bases. Quand un soignant soigne, il ne soit pas sous le poids de l'administratif et que la revalorisation des salaires soit faite. Ça a été une annonce du Président de la République. Le Premier ministre l'a redit. Le ministre l'a redit. C'est les objectifs du Ségur de la Santé.

6:00
Invité politique

Il y aura, évidemment, amélioration des salaires. 300 euros, oui ou non ?

6:05
Présentateur

Les négociations sont en cours. Il y a une première enveloppe de proposés de 6 milliards. Le ministre, cet après-midi, continue.

6:10
Invité politique

Oui, mais ça, c'est l'enveloppe globale. C'est l'enveloppe globale. Mais moi, je parle de la rémunération des soignants, notamment des aides soignants ou soignantes, des infirmiers ou des infirmières. 300 euros, oui ou non ?

6:19
Présentateur

C'est l'enveloppe qui est en cours. Vous irai jusqu'à 300 euros ? Je ne peux pas vous dire. Non. Je ne peux pas vous dire à quel moment.

6:24
Invité politique

Vous, de votre côté, vous faites une proposition, j'imagine.

6:26
Présentateur

C'est l'objectif d'une négociation, M. Bourdin. C'est-à-dire que vous faites des propositions, vous regardez sur que vous voulez aller. Attends, sur l'enveloppe qui est proposée, sur les 6 milliards, il s'ajuste uniquement des professionnels paramédicaux. Il ne s'agit pas des étudiants, il ne s'agit pas des médecins. Donc, on voit bien que c'est une première proposition. Il y aura une enveloppe spéciale pour les médecins. Elle est en cours et les médecins se sont exprimés là aussi. Elle est en cours. Il y aura aussi une enveloppe spécifique pour les étudiants en médecine.

6:47
Invité politique

Mais 300 euros, ça vous paraît normal ?

6:50
Présentateur

Je crois qu'il faut reconnaître les soignants au titre de ce qu'ils font et de ce qu'ils sont.

6:54
Invité politique

Ça marquerait. 300 euros, ça marquerait les esprits. C'est ce que demandent les aides-soignants, aides-soignantes, infirmiers ou infirmières.

7:01
Présentateur

Et c'est ce que nous sommes en train de travailler avec elles, de regarder avec l'ensemble des corps professionnels.

7:05
Invité politique

C'est possible ? L'État a les moyens ?

7:08
Présentateur

L'État, si c'est une demande et si l'État...

7:10
Invité politique

C'est une bonne question. Est-ce que l'État a les moyens ?

7:12
Présentateur

L'État, au vu de ses budgets, devra se donner les moyens d'apporter cette réponse.

7:17
Invité politique

Donc l'État a les moyens d'offrir 300 euros par mois de plus ?

7:21
Présentateur

Il y a une question budgétaire, il y a une question d'équilibre budgétaire. C'est un choix politique. Les négociations sont en cours et ce choix politique sera aussi annoncé in fine par le Président.

7:30
Invité politique

L'État donne 8 milliards d'euros, par exemple, à l'aéronautique. Pourquoi pas ? Parce que l'aéronautique en a besoin. L'État peut donner 8 milliards, peut-être, pourquoi pas, à la santé.

7:40
Présentateur

Sur l'aéronautique, il y a des prêts aussi consentis. Oui, je sais, ce sont des prêts. Ce ne sont pas que des enveloppes.

7:46
Invité politique

Vous avez raison. Bien. Bien.