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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 27 avril 2023 5 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalTravail & emploiÉconomie & entreprises

Les contradictions de la majorité sur l'immigration sont intenables.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15François-Xavier BellamyFait
    « Le vrai problème de Madame Borne aujourd'hui sur le sujet migratoire, c'est sa propre majorité. »
  • 0:45François-Xavier BellamyChiffre
    « 32 députés de leur propre groupe ont voté avec nous pour cette proposition. »
  • 4:00François-Xavier BellamyChiffre
    « 82 % des Français, y compris les électeurs de gauche, sont favorables à faciliter les expulsions. »
  • 6:00François-Xavier BellamyFait
    « Créer une nouvelle filière d'immigration illégale. »
  • 8:00François-Xavier BellamyFait
    « Recourir à une main d'œuvre étrangère pour pallier nos difficultés de recrutement, c'est une double démission. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le vrai problème de Madame Borne aujourd'hui sur le sujet migratoire, c'est sa propre majorité. Ce n'est pas les Républicains et nous l'avons dit avec beaucoup de clarté, nous sommes prêts. Nous avons des lignes claires et d'ailleurs, Olivier Marleix l'a annoncé dès hier : puisque Madame Borne veut nous mettre nous faire porter le chapeau, nous allons déposer notre propre texte, et nous verrons bien qui nous suit dans la majorité du président de la République aujourd'hui.

Mais le problème, le problème, je vais vous dire une chose : écoutez ce que dit le président de la République, et regardez ce que fait ses élus. Je le vois au Parlement à Bruxelles. Le président de la République dit lundi dernier “Nous allons protéger les frontières de l'Europe contre l'immigration illégale”.

Le mercredi, sa majorité fait une croisade contre la proposition que nous défendions avec la majorité des États membres de l'Union européenne, dont des gouvernements socialistes et des gouvernements libéraux, dont des ministres écologistes, la proposition de faire en sorte que l'Union européenne puisse contribuer à financer des infrastructures physiques aux frontières extérieures de l'Union, dans certains pays qui sont limitrophes de pays tiers. Il faut construire des murs ; pas partout, mais dans certains endroits, c'est nécessaire de construire des murs. Pensez à la frontière de la Grèce, de la Bulgarie avec la Turquie, penser à la frontière de la Finlande qui est en train de mettre des murs - ce sont des écologistes qui ont fait ça, avec la Russie.

Eh bien, que disent les élus macronistes ? Ils disent que cette proposition est « ignoble », je les cite. Pour le dire autrement, que protéger l'Europe face à l'immigration illégale, c'est ignoble.

Et ils ont fait une croisade, ils ont été désavoués par leur propre groupe politique, 32 députés de leur propre groupe ont voté avec nous pour cette proposition. Donc évidemment que Madame Borne ne peut pas, ne peut pas porter un texte sur l'immigration aujourd'hui. Pourquoi ?

Parce que toute l'aile gauche de sa majorité, qui constitue en fait le cœur de son équation politique, toute cette aile gauche ne veut pas protéger l'Europe et la France contre l'immigration illégale, Ce ne sont pas Les Républicains qui bloquent, c'est la majorité du président de la République qui veut empêcher la France de se protéger contre l’immigration illégale. - Mais êtes-vous fiables, on peut se poser la question ? Mais on le verra, on verra très bien ce qui va se passer quand nous déposerons notre propre texte. - Parce que le texte du gouvernement vise à durcir les règles sur les migrations, à faciliter les expulsions, Bref, à faire tout ce que vous demandez.

Et pourtant, vous hésitez à voter ? Non, non, non, non, pardon Nicolas Demorand. Non.

Non. - Qu’est-ce que vous voulez qu'elle fasse ? Qu’elle passe encore par le 49.3, quitte à fracturer encore plus le pays ?

Quel est le chemin, le scénario ? Qu’est-ce que vous imaginez, là ? - Il n'y a aucun problème pour, aucun problème pour faciliter, pour faciliter les expulsions.

Nous, évidemment, nous soutiendrons cette ligne. Et c'est pas seulement nous, c'est les Français. Quand Elisabeth Borne dit « C'est un sujet clivant l'immigration », mais pas du tout !

Le dernier sondage du CSA dit que 82 % des Français, y compris les électeurs de gauche, sont favorables à faciliter les expulsions. Donc il n'y a aucun sujet avec ça. Notre problème dans ce texte, nous l'avons dit depuis le début, c'est que le cœur de ce texte, en réalité, consiste à créer une nouvelle filière d'immigration illégale. - Ce n'est pas le cœur du texte, c'est une disposition du texte pour les métiers en tension.

C’est créer un titre de séjour pour les métiers en tension. Dominique Seux le disait tout à l'heure à ce micro : aujourd'hui, l'un des principaux problèmes de l'économie française, c'est les difficultés de recrutement. Donc tous les métiers sont en tension.

Et si on part de ce principe là, oui, c'est une certitude demain. On récompense l'illégalité en faisant que ceux qui rentrent sur le sol français puissent plus facilement en bénéficier. - C'est ce que demandent les chefs d'entreprise, François-Xavier Bellamy.

Discutez avec le patron du Medef. Lui-même dit : il faut, on a besoin, aujourd'hui, de main d'œuvre étrangère pour avoir des postes que les Français ne veulent pas faire. C'est vraiment...

Pour le coup, il n'y a pas d'idéologie. Je suis en désaccord absolu avec le patron du Medef sur ce point. Si c'est en tous les cas le discours qu'il tient - je crois que sa ligne est un peu plus compliquée que cela. - Mais croyez moi, il nous a dit ça, peu ou prou.

C'est absolument certain que recourir à une main d'œuvre étrangère pour pallier nos difficultés de recrutement, c'est une double démission. C'est une démission devant la nécessité de réparer notre modèle social. Car aujourd'hui, notre modèle social désincite au travail, et c'est ça qu'il faut affronter.

Il faut faire en sorte qu'on puisse faire que les Français qui sont aujourd'hui éloignés de l'emploi, soient incités à y revenir. Et malheureusement, ce n'est pas assez le cas. - Là elle a annoncé hier le RSA sous conditions... - Mais il faut aller beaucoup plus loin que ça.

Et là encore, nous nous sommes au rendez-vous, s'il le faut. Non pas pour rentrer dans une coalition qui n'aurait aucun sens, mais pour faire en sorte que demain, des textes essentiels pour la France avancent sur la question de la réforme de l'assurance chômage - que le RN combat, d'ailleurs, nous nous sommes prêts à la soutenir, si elle se fait sur des bases courageuses. Il faut faire en sorte que le travail paye mieux dans ce pays, et qu'on soit incité à aller travailler.

Et pardon, mais faire venir de la main d'œuvre étrangère pour pallier nos difficultés de recrutement, c'est démissionner devant l'incroyable fracture culturelle que notre pays est en train de connaître. Devant les tensions qui traversent la société. Ne pas regarder cela en face, refuser que l'Europe puisse se protéger face à l'immigration illégale et décider, au contraire, de récompenser l'immigration illégale, inciter à la violation de nos propres lois et de nos propres frontières, c'est, demain, alimenter tout ce qui fera les tensions et les fractures de la société.