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InterviewRadio France (sur Site radio)· 29 octobre 2026 6 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Toussaint en Normandie : "De plus en plus de gens choisissent la crémation"

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Bonjour Éric Marc, l'association crématiste du Calvados, expliquez-nous, je ne suis pas certain que celles et ceux qui nous écoutent savent l'objet de votre structure associative, quel est votre rôle ?

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Eric Marc, votre rôle, c'est de conseiller les familles qui rencontrent un deuil et de pouvoir les accompagner ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    De plus en plus de personnes choisissent la crémation, l'incinération.

  • 2:37OuverteRéponse directe

    C'est trop peu aujourd'hui au regard, justement, de ces choix faits par les familles ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    ou l'obligation de faire plusieurs kilomètres, parce que parfois, près de chez soi, entre guillemets, il n'y a pas de crématorium.

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Vous savez où ça en est, tout cela ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:56InvitéFait
    « En Normandie, dans la Basse-Normandie, où il y avait une crémation à peu près tous les deux ans. »
  • 2:28InvitéFait
    « le premier crématorium qui était mis en activité à Caen, sur la Basse-Normandie, ça a été fait en 1984. »
  • 2:41InvitéChiffre
    « À Caen, on arrive à dépasser quand même les 3000 crémations par an. »
  • 3:20InvitéPromesse
    « on voudrait que les gens n'aient pas plus d'une trentaine de kilomètres à faire pour toucher un crématorium. »
  • 3:46InvitéFait
    « Il devait ouvrir en 2026. Il a été retardé. Il devrait ouvrir courant 2027. »

Temps de parole

  • Invité60 %
  • Présentateur26 %
  • Présentateur 29 %
  • ?5 %

≈ 29,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Sur l'actu local en

0:01
Présentateur

Normandie, ici matin, il est 7h48, dans trois jours, dimanche, c'est la Toussaint, de nombreuses familles iront se recueillir sur la tombe d'un proche. Ce matin, avec notre invité, nous parlons de la crémation. Jean-Baptiste Marie, nous recevons Éric Marc, président

0:16
Locuteur

de l

0:16
Présentateur

'association crématiste du Calvados. Bonjour Éric Marc, l'association crématiste, expliquez-nous, je ne suis pas certain que celles et ceux qui nous écoutent savent l'objet de votre structure associative, quel est votre rôle ?

0:27
Invité

L'association crématiste du Calvados, c'est toute une histoire. C'est lié à un personnage qui s'appelait Franck d'Incombe, qui a vécu des phénomènes sur camp de saturation des cimetières.

0:41
Présentateur

Ancien élu de la ville de Caen, je le précise.

0:43
Locuteur

Donc

0:43
Invité

il fallait réagir un petit peu. Alors, on a fait appel à l'histoire, tout simplement. Au Moyen-Âge, finalement, on avait la totale liberté de faire ce qu'on voulait avec les corps. On les brûlait, on les inhumait, on les mettait sous des feuillages. Selon les circonstances, il n

1:04
Locuteur

'y

1:04
Invité

avait pas de grands principes.

1:05
Présentateur

Mais dans

1:05
Locuteur

les années 1900 et 2000, après... Mais

1:07
Invité

dans toutes les populations, le problème, c'est que ce n'était pas un paysage très unis. Il y

1:13
Locuteur

a

1:13
Invité

un personnage très important qui est arrivé, c'est Charlemagne. Et Charlemagne, il a décidé que

1:19
Locuteur

tout

1:20
Invité

le monde devait être catholique. Alors,

1:22
Locuteur

ça

1:22
Invité

a été très parti. Comme ça, il n

1:23
Locuteur

'y

1:23
Invité

avait plus du tout autre chose que l'inhumation.

1:26
Locuteur

On

1:26
Présentateur

va se rapprocher, Eric Marc, des années 2020 pour nous dire que, voilà, votre rôle, c'est de conseiller ça, les familles qui rencontrent un deuil et de pouvoir les accompagner ?

1:37
Invité

Oui, mais ce qui est important, c'est quand même de comprendre pourquoi on en est arrivé là. Ça veut dire qu'à partir de Charlemagne jusqu'à, finalement, après la Révolution, il n

1:49
Locuteur

'y

1:49
Invité

avait plus du tout de crémation.

1:51
Locuteur

Bon.

1:52
Invité

Tout doucement, après la Révolution, les crémations ont commencé à se rétablir. Et on s'est trouvé en Normandie, dans la Basse-Normandie, où il y avait une crémation à peu près tous les deux ans.

2:02
Présentateur

Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, c'est une tendance qui, année après année, Eric Marc, augmente. De plus en plus de personnes choisissent la crémation, l'incinération.

2:12
Invité

Oui, parce qu'il a fallu se battre parce que les élus locaux n'étaient pas du tout persuadés que ça allait se développer. Du coup, le premier crématorium qui était mis en activité

2:27
Locuteur

à

2:27
Invité

Caen,

2:28
Locuteur

sur

2:28
Invité

la Basse-Normandie, ça a été fait en 1984.

2:32
Locuteur

Aujourd

2:32
Présentateur

'hui,

2:33
Locuteur

il

2:33
Présentateur

y en a deux dans le Calvados, deux dans l'Orne, deux également dans le département de la Manche. C'est trop peu aujourd'hui au regard, justement, de

2:39
Locuteur

ces choix

2:40
Présentateur

faits par les familles ?

2:41
Invité

Il faut comprendre qu'à Caen, on arrive à dépasser quand même les 3000 crémations par an. C'est bien énorme. Effectivement, on a eu besoin de décider des gens à établir des crématoriums. Mais c'est toujours pensé au minimal. Ce qui veut dire que forcément, il y a des phénomènes de saturation qui apparaissent.

3:03
Locuteur

Et

3:03
Invité

actuellement encore,

3:05
Locuteur

on

3:05
Invité

a parfois, dans certaines périodes, comme avec la Covid, des gens qui doivent attendre plus d'une dizaine de jours pour avoir une crémation.

3:13
Locuteur

Saturation

3:14
Présentateur

ou l'obligation de faire plusieurs kilomètres, parce que parfois, près de chez soi, entre guillemets, il n

3:17
Locuteur

'y a

3:17
Présentateur

pas de crématorium.

3:17
Locuteur

Ce

3:18
Invité

que l'association souhaite,

3:20
Locuteur

c

3:20
Invité

'est, depuis le début d'ailleurs, depuis 1973, on voudrait que les gens n'aient pas plus d'une trentaine de kilomètres à faire pour toucher un crématorium.

3:29
Locuteur

On

3:29
Invité

n'en est pas encore là.

3:30
Locuteur

Il y a des projets

3:31
Présentateur

en ce moment, notamment dans le pays de Flair, notamment dans le pays d'Auche, près de Lisieux aussi. C'est l'épartement qui attend

3:37
Locuteur

un

3:37
Présentateur

troisième crématorium.

3:38
Locuteur

Vous

3:38
Présentateur

savez

3:38
Invité

où

3:38
Locuteur non identifié

ça

3:39
Invité

en est, tout cela ? Bon, pour faire un point rapide, il y a un projet qui est à Saint-Désir de Lisieux,

3:45
Locuteur

juste

3:46
Invité

à côté de Lisieux, donc, qui devrait ouvrir. Il devait ouvrir en 2026. Il a été retardé. Il devrait ouvrir courant 2027.

3:55
Présentateur

Il était prochain, probablement.

3:56
Locuteur

Donc, ça

3:57
Invité

devrait démarrer. Dans la Manche, il y a un crématorium qui est prévu à Saint-Lô, en plein milieu. Alors qu'on a déjà deux crématoriums. Un qui est dans le nord, le premier qui a été mis en place en 2004, à Brie. Et l'autre qui s'appelle le Crématorium des Estuaires, qui a été ouvert en 2014. À

4:15
Locuteur non identifié

Ville-du-les-Poiles. À Ville-du-les-Poiles. Et dans l'orne, là aussi, il

4:18
Locuteur

y a

4:18
Locuteur non identifié

un projet du

4:20
Locuteur

côté de Flair. Pour le moment,

4:20
Locuteur non identifié

rien

4:21
Locuteur

n'est établi. On reste

4:23
Invité

toujours avec les deux crématoriums, mais qui, curieusement, ont moins de fréquentations encore.

4:29
Présentateur

Eric Marc, le président de l'association Crématis du Calvado, c'est l'invité d'ici matin. Vous le disiez, ça rajoute une difficulté, peut-être, aux familles, déjà confrontées à un deuil, d'avoir parfois à se battre, en tout cas de chercher une solution pour une crémation.

4:47
Invité

Les familles qui sont décidées à faire une crémation arrivent à trouver des orientations, des entreprises qui les prennent en charge. Mais ça

4:55
Locuteur

peut être long, parfois.

4:57
Invité

Voilà. Le problème, c'est que quand on attend très longtemps, ça crée des frais supplémentaires.

5:02
Présentateur

Une dernière question. La crémation, à la fin, sont des cendres, qu'il faut aussi parfois entreposer, pour ceux qui le veulent, dans un cimetière. Ça aussi, c'est un défi. Est-ce que tous les cimetières de Normandie ont des carrés, funéraires, ou est-ce que parfois,

5:14
Locuteur

là, il faut se battre

5:15
Invité

? De toute façon, on se demande, nous, en association, si c'est vraiment la solution. Parce que de plus en plus, les familles s'orientent. C'est une envie de liberté, en fait. Et de plus en plus,

5:25
Locuteur

les gens cherchent à différer. Dans un jardin.

5:28
Invité

Dans la nature. Dans la nature,

5:30
Locuteur

oui.

5:30
Invité

Et puis, au moins et simplement, on a beaucoup, là, dans le Calvado, de dispersions qui sont faites sur le littoral, tout simplement. Voilà.

5:37
Présentateur

Merci beaucoup, Éric Marc, président de l'association Crématis du Calvado, de nous avoir éclaré sur la crémation, l'incinération à quelques jours de la Toussaint. Parce que de plus en plus de Français, de Normands, font le choix de cette incinération. Merci. Bonne journée à vous.

5:50
Locuteur

Une interview

5:51
Présentateur

à retrouver sur ICI.fr.

5:53
Locuteur

Le

5:56
Présentateur

hasard de la programmation musicale nous propose une très belle chanson de Dalida, mais reprise ici par Jennifer. Mourir sur scène. Il est 7h44 et vous écoutez ICI Normandie. Merci.