Marc et Simonne Bloch au Panthéon : suivez en direct la cérémonie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous. Soirée événement sur le Figaro. La nation fait entrer au Panthéon un homme au destin extraordinaire qui a pensé l'histoire sans jamais renier son devoir.
Marc Bloc, historien majeur, saint bloc de son surnom, résistant, héros de guerre, homme de lettre et de courage. Avec sa femme Simone, il rejoignent ce soir le cœur battant de notre mémoire nationale. On suit cette cérémonie ensemble.
Restez connectés. Le président de la République est attendu d'ici un quart d'heure. Après quoi la cérémonie officielle commencera et ce aux aloretours de 21h15, on sera aussi sur place avec Camille Jair et Lucas Parè.
Je vais d'abord vous présenter ceux qui vont m'accompagner puisqu'on va évidemment suivre ensemble cette entrée au pantthéon, cette 6e entrée au panthéon de l'air Macron et ce avec nos excellents invités. Jean Garig, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes historien, votre dernier ouvrage, les avocats de la République de Denton à Robert Badinter.
Également avec nous, Christophe Diquez. Vous êtes historien spécialiste du catholicisme contemporain, auteur de christianisme, une religion d'historien. Et avec nous également Jean Sévilla, vous êtes historien messieurs.
On va parler évidemment du destin de cet homme et de ce que représente cette panthéonisation. Il y a des années déjà dans les colonnes du Figaro, on demandait la pantéonisation de Marc Block. 17 historiennes et historiens réclamai son entrée au panthéon.
En mars 2023, une pétition est déposée sur le site de l'Assemblée nationale pour relancer le sujet. C'est aujourd'hui chose faite. Pourquoi maintenant ?
Pourquoi Emmanuel Macron accède à cette demande notamment de la famille ? D'abord parce qu'Emmanuel Macron a multiplié les panthéonisations. Ça fait partie de sa stratégie, j'allais dire deune certaine reconquête et d'une construction de sa postérité.
J'ai le sentiment que ça participe d'une stratégie de réincarnation dans une époque justement où les président de la République depuis quelques décennies n'arrivent plus à incarner précisément les valeurs qui sont qui sont les nôtres. Donc, on va chercher dans le passé des figures comme celle de Mark Block. Et c'est vrai que celle de Mark Block, elle est très adaptée à notre époque parce que c'est une vicure de à la fois de résistant, de patriote et puis d'historien, c'est-à-dire quelqu'un qui euh porte un regard sur l'évolution de la société.
Alors, il porte un regard sur l'évolution de la société médiévale. C'est d'abord là qu'il a exercé son talent, qu'il a révolutionné même le métier d'historien avec Lucien Fèvre. Mais il en a il a porté aussi un regard sur son époque.
C'est son son livre phare l'étrange défête et cette ce regard qu'il porte, ce regard d'historien qu'il porte en 1940 sur les raisons qui ont fait la la défaite de 1940. Au fond, c'est la première histoire du temps présent. et c'est extrêmement actuel.
Ça nous permet aussi de poser un regard tout à fait opportun ce qu'on vit aujourd'hui. Premier historien à entrer au panthéon. C'est important pour les historiens que vous représentez également aujourd'hui en plateau.
Ça valide quelque chose ? Ça sacralise ce métier ? Oui, parce que Mark Block est un des très grands noms de l'histoire française au 20e siècle euh parce que son œuvre est à la fois, c'est celle d'un grand universitaire et en même temps, c'est un homme qui écrit de façon très lisible par les gens qui sont pas des historiens et il y a pas de jargon chez Mark Glog.
Voilà, c'est très frappant, voilà pour donc et puis il est habité par ce souci de la transition. L'histoire pour lui c'est un moyen, c'est transmettre une histoire, un message euh des valeurs. Euh et donc dans une période où précisement on cherche à quoi se raccrocher, le rôle de l'histoire est précisément pour moi doit être un lien social et donc faire du lien social et donc l'entrée de Maron est importante.
Un historien, érudit, savant, écrivain mais aussi un patriote, un héros de guerre, un résistant et un martyre du régime nazi. Qui est-ce qu'on célèbre ce soir ? Et ben pour euh un peu répondre aussi à la question que vous avez posée à Jean- Garry, c'est une figure qui rassemble, elle rassemble autant la gauche que la droite.
La droite ou les tentatives de récupération politique aussi qui ont été nombreuses. Oui. Euh mais euh j'allais dire c'est un peu le propre et le sort de de tous les de tous les personnages de notre histoire.
Mais euh le patriote bien évidemment plaît à la droite. Euh Mark Block a lu par exemple tout Maurice Barz qui est le centre du nationalisme sous la 3e République sans le juger et euh parfois il y a des accents qui sont propres à son époque qui sont des accents barisiens propres à la nation française et cetera. Mais en même temps, comme le disait Jean Garig, il révolutionne l'histoire et le toute une aile gauche en fait de la recherche historique va s'emparer en fait de ce de de cet héritage.
Donc et c'est un radical socialiste au fond. C'est c'est ce n'est pas un homme de droite, c'est un homme de centre gauche, un radical socialiste comme on en faisait beaucoup dans l'entre de guerre qui sont très patriotes, très attachés à la nation, des personnages comme Édouard Aiot même si avec Mark Block si vous voulez on prend, j'allais dire un un on est à un niveau beaucoup plus élevé. il n'aimait pas du tout la politique politicienne.
Il ne supportait pas cela et d'ailleurs ça transparaît très nettement de l'étrange défête. Euh voilà, il ne supporte il avait une obsession de la vérité. Il n'était il n'aimait pas les débats de comptoir.
Et cette obsession de la vérité et jusqu'à l'inscription sur sa tombe puisqu'il a demandé à ce que sur sa tombe soit inscrit dilexide véritatem. Il a aimé la vérité. Ça dit tout.
H on va continuer évidemment en parler mais j'aimerais qu'on donne la parole à Camille Jair. Camille, vous êtes rue Souflot, vous attendez que cette cérémonie commence. Est-ce qu'il y a du monde et ce malgré les fortes chaleurs ?
On sait qu'il fait particulièrement chaud à Paris ce soir. Alors Victoire, tout à fait, je suis ressoufflo. Alors ici, il y a moins de monde que d'habitude dit-on pour Robert Badinter.
Donc la dernière pantthéonisation en octobre dernier. Il y avait beaucoup plus de monde avec un dispositif qui visiblement avait été mis en place une semaine avant alors qu'aujourd'hui la rue Soufflot n'a été fermée que depuis ce matin disait le tenancier d'Umb. Mais ils sont quand même relativement nombreux à être venus.
Ils sont arrivés dès la rue Soufflot a été accessible dès on envoyait certains assis par terre à même le sol à prendre leur dîner avant avant le le début de la cérémonie. d'autres à lire pour pas perdre une minute de de ce temps précieux. Parmi eux donc voilà beaucoup de personnes courageuses qui ont bravé donc la canicule pour venir ici pour la pantthéonisation de Mark Block et beaucoup d'historiens évidemment beaucoup d'étudiants et je suis en présence d'étudiants de la Sorbonne donc Manon, Iris et César.
Pourquoi Manon êtes-vous venu ici ce soir ? C'était important pour vous d'être là aujourd'hui devant le pantthéon pour la pantonisation de Marc Bloc. Je crois qu'on a un petit problème de flux.
On va vous retrouver dès que possible Camille Jair puisqu'on a très envie de comprendre justement ce que ces étudiants pensent de cette historien, cette figure de prou qui a marqué pour toujours cette génération d'historiens qu'ils vont bientôt former. On l'a dit, c'est un personnage qui fait consensus. Je crois que son entrée au pantthéon ravi tout le monde.
Il a une histoire particulière sur laquelle on va évidemment revenir puisque c'est très important. Mais j'aimerais quand même vous demander votre avis sur ce que ça représente aujourd'hui pour Emmanuel Macron. Vous nous avez parlé de l'importance d'installer cette solennité dans la fonction présidentielle.
Qu'est-ce que le personnage de Mark Block dit du mandat d'Emmanuel Macron ? Et qu'est-ce qu'Emmanuel Macron veut faire dire à Mark Block ? Écoutez, je suis pas je peux pas sonderêtes dans sa tête. les cœurs de mais incontestablement ce qui se dégage de la figure de Mark Block, c'est d'abord le patriotisme.
Et c'est une notion qui n'est pas si évidente, y compris pour le Emmanuel Macron, pour les origines, la la famille politique. D'où vient Emmanuel Macron qui est une famille plutôt de gauche, on va dire. il était il a été ministre d'un gouvernement socialiste.
Et à côté de cette de cette idée-là qui est une idée quand même importante par les temps qui courent dans ces temps de crise internationale, il y a aussi l'idée de la résistance. La résistance c'est une valeur polysémique. À quoi est-ce qu'on résiste ?
Est-ce qu'on résiste au danger, au péril du de l'illibéralisme, de la théocratie qui qui monte dans le dans le le monde y compris dans le monde occidental d'ailleurs, la menace islamique par exemple ? Est-ce que est-ce qu'on résiste aussi à la crise, à cette dislocation de notre société en essayant de mettre en avant un certain nombre de de valeurs que qu'incarnait justement Mark Block ? Donc vous voyez, il y a il y a il y a toutes ces ces valeurs là, me semble-t-il autour de de Mark Block qui sont des valeurs très importantes qui peut-être n'auraient pas eu la même résonance il y a une quinzaine ou une vingtaine d'années.
Donc c'était le bon moment. Bah il me semble en tout cas bon c'est à partir de 2006 que commencent les pétitions pour avoir le cette panthéonisation et il me semble qu'aujourd'hui il y a presque une urgence Mark Block. Je veux dire que une urgence à être patriote, une urgence à résister à un certain nombre de dangers qui pèsent sur nous et j'ajouterai quand même quelque chose, c'est que Mark Block était un juif patriote, un juif français patriote dont les parents ont choisi la France. choisi la France quand la l'As tout à l'heure Guillaume Per nous disait qu'il n'était pas seulement patriote au carré qu'il était même patriote au cube.
Au cube comme Alfred Drefus d'ailleurs. C'est le la même trajectoire intellectuelle et ça c'est aussi très important. On ne peut pas ignorer ce qui se passe aujourd'hui dans notre société.
Donc le patriotisme, la lutte contre l'antisémitisme, la lutte contre les dictatures, la résistance contre les dangers autoritaires, mais tout ça ça me paraît justifier justement cette pantéonisation et contemporain. En fait, le l'arrière grand-père de Marc Bloc a bénéficié du statut de l'émancipation des juifs pendant la révolution et la famille bloc. Donc Gabriel s'est s'est battu contre les Prussiens dès la révolution française.
Et en fait après la guerre de 1870 et bien la famille bloque et fait partie de ce qu'on appelle les optants. Les optants, ce sont ceux qui n'acceptent pas d'être sous le jou allemand en Alsace puisqu'il est originaire d'Alsace et décide et bien de revenir de venir en France. Donc il y a une tradition familiale et on ne peut pas comprendre Mark Block si il y si on ne prend pas en compte l'ensemble de cette j'allais dire vocation familiale à aimer la France euh en en étant euh en étant juif et en donnant en fait sa vie puisque son arrière-gr-père était prêt à la donner.
Gustave ne ne l'a pas donné. Je ne pense pas qu'il est qu'il est qu'il ait été militaire en 1870. En revanche, lui et en 141 et puis en 1939, alors qu'il a 53 ans, alors qu'il a 6 enfants, qu'il aurait pu très bien être exenté, il fait encore une choix de le choix de la France.
C'estd qu'il place la France et la République au-dessus de sa famille. patriote et héros de guerre puisqu'il va s'illustrer dans la première guerre mondiale. Il va être de tous les combats, il va connaître l'horreur des tranché et puis il va progresser aussi à monter en grade en tant que que militaire.
Il va vraiment éprouver cette première guerre mondiale. Oui, c'est très frappant de voir évidemment on est tous frappés attaché évidemment à la vision de Mark Block résistant fusilé par les Allemands en 1944 mais le patriotisme de Mark Block est très antérieur et on peut pas détacher son patriotisme de 39 40 44 de son patriotisme de 141. Il a fait toute la première guerre mondiale.
Il a fait en combattant l'étranché. Voilà, il a eu quatre citations, ce qui n'est pas rien. Voilà.
C'est dire son courage et son sens du devoir. Courage physique, son sens du devoir. Jamais il ne s'est plaint.
Non, jamais il s'est plaint. Il a été blessé, Dieu merci pour lui. Il a jamais eu de blessure létal mais il commence comme sergent, il finit comme capitaine.
Je veux dire, c'est c'est c'est un homme de terrain les jours d'honneur militaire en médaille militaire. Voilà. Donc c'est vraiment c'est c'est c'est le français patriote de 141 d'un patriotes comme comme on ne le connaît plus parce que quand il parle des Allemands, il dit comme toutes les jeunes de génération, il dit les BES voilà.
Oui, il y a pas on n'est pas dans un sentiment proeen comme on peut connaître aujourd'hui l'Allemand c'est et ce malgré son niveau social et son érudition, il a une éducation exemplaire. Tout à fait. intell son multilinguisme, il parlait 10 langues.
Donc euh on peut pas le soupçonner de ne pas être universaliste. Mais ce sentiment patriotique et il domine tout. Et donc effectivement 14 18 39 40 la résistance qui était comme vous le dites à son âge dans les conditions qui étaient les siennes.
Il avait subi d'abord une premierracisme du ha au statut des juifs puis réhabilité en quelque sorte mais il peut plus exercer en sorbonne comme il le faisait auparavant. Oui, il est rétrogradé finalement dans sa fé. Il aurait pu rester un peu tranquille dans dans son coin.
Pas du tout. Euh d'autant plus qu'il avait une œuvre à écrire. Il était se père fondateur des annales avec Lucien Fèv qu'il faut quand même rappeler parce que c'est c'est aussi cette idée-là peut-être vous me demandiez les raisons de sa pantthéonisation.
C'est quand même quelqu'un qui est qui est le recréateur finalement de l'école historique française en 1929. Ça aussi c'est quand même c'est quand même très important parce que les l'école historique française c'est une particularité de notre de notre pays et ça fait partie au fond d'un d'une forme de patriotisme et de notre histoire commune bien sûr on va rapidement donner la parole à Camille Jair qui est toujours eu sous flot. Je crois qu'on a réussi à vous récupérer ma chère Camille et vous êtes toujours avec ces trois étudiants de la Sorbon qui sont très attachés à la figure de Mark Block.
Oui Victor, je suis toujours ressus flot. On n'aime pas la chaleur et le matériel caméra non plus. Ça y est, on a réussi à à retrouver la connexion.
Donc je suis avec Manon, Iris et César. Iris, pour vous, c'était important d'être ici ce soir. Quel sens ça ?
Marc Bloc, c'est quelqu'un qui est présent dans vos études d'histoire ? Bah oui, oui, totalement. Pendant 3 ans, on a étudié la façon dont il étudiait l'histoire.
On a une salle à son nom. Donc oui, pendant 3 ans ou même là durant la fin de nos études, Mark Block nous accompagne et je pense qu'on est sur sa lignée, du moins en tant qu'étudiant dans l'apprentissage de l'histoire. Et cette méthode si particulière qui mèle écologie et sociologie à l'histoire et pas seulement chronologie, c'est quelque chose que vous appliquez aussi et qu'on vous enseigne à la Sordon à la Sorbon.
C'est presque l'identité un peu des études d'histoire à la Sorbonne, non ? Oui, globalement en histoire euh c'est ça. On nous apprend à euh à mêler un petit peu anthropologie, sociologie, économie à nos à nos études et ne pas seulement se fier à l'histoire, ce qu'on peut appeler institutionnelle.
Un petit peu s'intéresser à l'histoire un petit peu plus par le bas. Et ça oui, c'est sûr que ça infusé un peu durant 3 ans et même encore en master, ça infuse encore dans nos études. Totalement.
Pour vous César, c'était impensable. Vous me disiez que ça fait quasiment 1 an depuis même plus d'un an 2024 depuis l'annonce de de l'entrée au Panthéon de Mark Block que vous avez décidé d'être ici ce soir. Donc c'est un moment que vous attendez depuis longtemps.
C'est un moment historique que vous y vivez et vous en êtes conscient. Absolument. Et la volonté d'être là, elle est aussi dans un souci de enfin de mémoire.
Si nous en étudiant, enfin étudiant en master en histoire, on vient pas, qui vient en fait à cette à cette commémoration. C'était un petit peu logique si vous voulez de venir ici ce soir. Et puis il y a un objet de de un enjeu de mémoire qui est aussi sur le toute l'aspect de récupération politique parce que c'est quand même un grand homme qui avait beaucoup d'idées.
Euh on est d'accord, on n'est pas d'accord avec lui mais qu'il faut respecter et aujourd'hui peut-être éviter une trop grosse récupération ou bien faire en sorte que on se souvienne de de lui pour les bonnes choses et pas pour pas pour une histoire déformée. Vous êtes déçu ? J'entendais des étudiants qui disaient qu'il y avait très peu de monde et que Mark Block était peu connu finalement.
Est-ce que c'est quelque chose que vous confirmez et peut-être une constatation, un constat que vous faites et qui qui vous déçoit un peu peut-être ce soir ? Euh oui, moi mes propres parents, je leur ai envoyé la photo à l'instant. Euh ils ont regardé sur chat GPT pardon qui était Mark Block et ses livres à l'instant. il est pas connu.
C'est pas en soi grave, je pense. Maintenant, c'est important d'ussi continuer à le commémorer. C'est pas un drame.
On va pas reprocher aux gens de de ne pas connaître une discipline qu'il n'étudie pas. Mais euh ça reste important. Enfin, c'est c'est une bonne chose qu'on puisse au moins avoir ces périodes de de de commémoration.
Votre présence ce soir est d'autant plus importante. Donc voilà, Victoire, on est avec ses étudiants, beaucoup d'étudiants ici, beaucoup de professeurs d'histoire, de feru d'histoire, beaucoup de jeunes et on attend ici le début de la cérémonie à peu près dans dans un bon quart d'heure. Et on a vu du monde arriver derrière vous, Camille Russouflot, notamment François Hollande qui vient d'arriver sur place.
C'est intéressant ce que disait cette cet étudiant et quelques chiffres quand même qui qui disent quelque chose de de ces panthéonisations. Seulement des Français peuvent citer tous les panthéonisés de l'Ari Macron. 10,4 % ne peuvent en citer aucun.
Et pour certains, celle qui revient le plus spontanément, c'est Joséphine Becker. Un autre chiffre que vous m'avez gentiment communiqué. 81 % n'avaient pas entendu parler de la panthéonisation de Markblock.
Ils ne peuvent donc par définition pas s'être déplacés. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'il y en a eu trop ?
Oh, peut-être. C'est c'est peut-être une des une des explication. C'est vrai que la rareté donne évidemment plus de force, plus d'impact à une pantonisation.
Regardez ce qui s'était passé. Alors, autre-temps autre mœurce, mais en 1964 pour la pantonisation de Jean Moulin, tout le monde a en mémoire cette pantthonisation, le discours d'André Malerot. Bon, ce qui est rare et cher mais Jean Moulin, il y en a qu'un dans l'histoire.
C'est vrai aun gén la nostalgie aujourd'h elle ne nous sert plus à grandchose il faut prendre les choses comme elles sont mais c'est de facto le le quelqu'un comme Mark Block il est connu des des étudiants en histoire il fait partie j'allais dire de des piliers épistémologiques et historiographiques de l'histoire quand on on apprend l'histoire à l'université on apprend forcément Block on passe à un moment par Block depuis une vingtaine d'années he c'est pas quelque chose chose de aussi qui qui date de de 50 ans mais on on passe par bloc mais après on l'oublie et donc je suis sûr que la majorité des étudiants en histoire de ce pays malheureusement ils savent pas très très bien qui était Mark Block ce qui ce qui est ce qui est beau avec Mark Block c'est que on est en présence d'un historien qui révolutionne l'histoire mais qui en même temps est un grand patriote qui est un grand résistant qui joue un rôle dans l'histoire qui est un acteur de l'histoire un historien acteur de l'histoire C'est ça qui fait sa spécificité et [grognement] je l'espère qu'il le fera quand même connaître un peu plus de de l'ensemble des Français. Je pense que si vous voulez ce chiffre qui est un sondage ifop et de commandé par l'observatoire Histoire et vie publique donc un français sur 5 qui connaît la pontéonisation de Mark Block révèle quand même le peu de cas que l'on donne le que l'on fait de l'histoire dans nos sociétés et ça c'est une des grandes leçons de Mark Block c'est que l'histoire si vous voulez c'est pas une journée du patrimoine par anhistoire c'est un discernement de l'intelligence l'histoire doit nous permettre de comprendre le présent. Il le c'est Mark Block qui disait que la l'histoire n'était pas une science du passé, elle est une science du temps présent parce que l'histoire nous permet de comprendre le temps présent afin d'envisager le futur.
Quand il résiste Mark Block et bien il participe à la revue Front Tirer et il pense le monde de demain et il pense le monde de demain avec ses connaissances historiques. Si les tranches défites et ce cet ouvrage absolument fabuleux, c'est parce que précisément il pense le temps présent avec l'histoire. Et aujourd'hui, malheureusement dans notre société individualiste, dans notre société consumériste, on ne voit pas assez la valeur de l'histoire.
Mais dans tous les les environnements, même dans le christianisme, alors et c'est le sens de mon livre, le christianisme, une religion d'historien. Le christianisme, une religion d'historien, l'expression n'est pas de moi, elle est de Mark Bloc. Il sait que notre civilisation est attachée à l'histoire parce que le judaïsme et le christianisme sont liés et ont toujours été attaché à l'histoire.
Si nous nous aimons l'histoire, c'est parce que nous avons cette civilisation à la fois avec ses racines grecques, ces racines latines, mais aussi judaïque et chrétienne. Est-ce qu'il y a pas un petit paradoxe à ce qu'un homme qui a détricoté finalement cette histoire des grands hommes, des grands événements politiques, l'histoire bataille, soit aujourd'hui justement érigée lui-même au rang de grand homme de la nation ? D'abord, il a pas tout à fait déc détricoté.
Alors bien sûr, ce n'est plus l'histoire de bataille. L'histoire des anales se fonde sur le temps long, sur l'analyse économique, l'analyse sociale, sur l'histoire de mentalité, voilà, par rapport qui contraste avec l'histoire à la à la lavis version gauche ou à la bainville version droite bien sûr, mais enfin c'est plus un approfondissement. Je pense que c'est ce sont deux approches de l'histoire qui sont pas contradictoires.
Ce sont deux méthodes différentes pour approcher le même objet qui passé. Oui. Qui s'est passé ?
Voilà. Alors effectivement, je d'abord je pense que c'est un homme extrêmement modeste dans sa personne et il serait euh de là-haut pour ceux qui sont croyants. Je pense qu'il doit être un petit peu gêné de toute cette gloire qui lui tombe dessus aujourd'hui.
C'était pas son style. Voilà, c'est un homme d'une grande grande simplicité, d'une grande humilité et cette humilité est le propre de l'historien. Il faut que enfin l'historien qui se penche sur les sources, qui essaie de comprendre le passé à travers les sources, doit faire preuve d'humilité. sans cette humilité.
Et bien euh voilà et et mon dieu, il est tellement supérieur à bien des des On on voit Emmanuel Macron euh arriver. Il est entouré de Sébastien Lecornu et du gouverneur militaire euh de Paris. On voit qu'il salue [musique] euh les armées présentes pour honorer bien sûr Marc Block et on va bien sûr continuer à discuter hein mais je voulais qu'on qu'on marque un temps d'arrêt sur cette image importante l'arrivée du président de la République.
Continuons à parler de cet homme ilus. Vous parliez de sa modestie. Oui, sa modestie.
C'est un homme d'une humilité extraordinaire. Et quand [musique] on euh si vous voulez quand on le compare à avec aujourd'hui des Papes de l'histoire qui ont un ego surdimensionné, [musique] on voit que cet homme il est supérieur, il domine véritablement les études historiques. [musique] Certains aspects de son œuvre sont dépassés, mais il a il y a une langue aussi qui est propre à celle de la 3e République qu'on ne retrouve plus aujourd'hui et qui [musique] est qui est tellement belle qui qui est même fascinante et qui voilà qui qui place sur le pavoi et bien la langue française.
Jean-Garg, une dernière question juste avant de vous libérer. Sa famille a été assez pointieuse sur l'organisation. Ils ont souhaité que cette cérémonie ne soit pas l'occasion pour des représentants des religions de de s'illustrer.
Idem pour un certain nombre d'hommes politiques. Ils ont dit pour les citer qu'il ne voulaient pas la présence de l'extrême droite. Est-ce que ça c'est un peu en dehors du protocole habituel ?
Est-ce qu'on peut l'exiger ? Ça se passe pas vraiment comme ça ? Oui, c'est quelque chose d'un peu exceptionnel que finalement moi je regrette euh parce que euh c'est au fond euh un peu d'achronisme par rapport à ce qu'était euh précisément la démarche de Mark Block en tant qu'historien de mettre en exerg la complexité, le rapport au temps qui étaiit des choses très très importantes pour lui.
Donc finalement se se [musique] se braquer, se focaliser par exemple sur ce qu'est l'extrême droite d'aujourd'hui dans une sorte de perspective un peu comparative avec ça n'a pas de sens par rapport à ce que lui aura par rapport à ce qu'était la réflexion même de Mark Block qui était dans dans la complexité dans le dans le passage des siècles et dans le la l'idée de la longue durée par exemple et ben voilà là on est dans quelque chose qui qui ne cadre pas avec Marc. Je précise d'ailleurs que le Rassemblement national a choisi de ne pas imposer sa présence. Je disais que c'est un homme qui n'aimait pas la polémique.
Donc il n'aurait pas aimé qu'on encré. Oui, je pense. Oui.
Puis surtout enfin quand il est résistant, il côtoie des communistes alors que il déteste les communistes. Il renvoie les communistes d' à dos avec le nazisme. Il y a une enfin la résistance.
Vous avez des gens d'extrême gauche comme vous avez des gens d'extrême droite. Enfin, les premiers grands résistants sont des militants d'action française. Moi, je je regrette.
On va simplement libérer Jean-Garric. Merci beaucoup d'avoir été avec nous et on continue évidemment discuter. Excusez-moi.
Je en fait le je je regrette la l'absence de bah des autorités religieuses parce que il va être lu, je pense, tout à l'heure pendant la cérémonie mais il y a son testament spirituel. C'est un testament, non pas un testament tout court, c'est un testament spirituel. Et dans ce testament spirituel, il dit attaché à ma patrie par une tradition familiale déjà longue, nourrie de son héritage spirituel et de son histoire.
Et peu avant, il parle de la généreuse tradition des prophètes hébreux que le christianisme en ce qui de plus pur reprit pour l'élargir. En fait, il avait un profond respect à la fois pour le judaïsme dont il était issu, même s'il n'était pas pratiquant, même si son père a été enterré selon les rites judaïques, et bien lui, il n'a pas souhaité. Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'avait pas de respect.
Au contraire, je le je le crois très sincèrement. On le voit dans son livre Apologie pour l'histoire dans lequel il fait précisément, il explique que encore une fois le lien entre le le christianisme et l'histoire est intrinsèque. Et en somme, il dit "Nous sommes là historiens parce que nous avons une civilisation chrétienne et judaïque." Alors oui, latine et grec aussi mais il donne toute sa place au christianisme et c'est pour cette raison que je regrette qu'il n'y ait pas d'autorité religieuse.
Emmanuel Macron qui est en train de faire son entrée euh au panthéon. On a pu aercevoir Roseline Bachelot dans les premier rang et vous le voyez, le président de la République est en train de monter les derniers marches pour faire son entrée au Panthéon et ainsi inaugurer euh le début de cette cérémonie officielle en l'honneur de l'historien Marc Block et de sa femme Simon. Vous le voyez tout sourire effectuer un un dernier geste avant d'entrer.
C'est vrai que ce qu'on décrit aussi quand on parle de Mark Block, c'est son origine juive alsacienne alors que lui-même se disait até ne revendiquait pas cette origine. Il le disait uniquement dans un cas en face d'un antisémite ou de l'extrême droite. C'est intéressant puisqu'il s'est illustré quand même dans une période de l'histoire où être juif avait un sens tout particulier.
Bien sûr, le fait d'être juif l'a euh mis en face des lois qui ont été antisémites qui ont été prises par Vichi et il les a subis en effet. Donc il a été victime d'une exclusion d'abord exclusion de de principes d'abord dont il a subi bénéficier en quelque sorte d'une exception puisque euh une autorités de Vichi ont avait fait exception à une douzaine de grands universitaires leur permettant d'enseigner ce que normalement le statut des juifs ne permettait pas. Voilà.
Mais ensuite cette cet interdit lui est revenu dessus puisque après l'invasion de la zone libre en 1942, il n'a pas bénéficié de cette dérogation très longtemps. Il il a absolument il a il a il a il a pas regagné son poste parce qu'il voulait évidemment échapper aux Allemands et on a profité et les autorités ont fini on en profitait pour le le licencier le limoger de son poste. Voilà.
Donc euh mais euh c'est vraiment h c'est parce qu'il a été face à l'antisémitisme. Voilà, parce que lui euh il est à la fois très respectueux de son histoire, de son histoire familiale mais il n'est pas croyant, il le dit. Mais alors son œuvre d'historien intègre évidemment cette dimension spirituelle.
C'est un médiéviste. Euh donc comment ne pour n'importe qui connaît un peu l'histoire du Moyen-Âge, enfin la religion est partout dans dans le monde le monde de le monde chrétien est un monde sacral, le monde médiéval. Et donc euh il est il est il intègre totalement que ce soit dans son livre La Société Féodale euh dans les roisatures qui est un livre sur la capacité de cette fameuse tradition qui consistait à faire ce que les les rois de France après le sacre puissent toucher les cruelles, c'est-àdire guérir les malades, euh son livre de la porte là-dessus.
Donc il est très très respectueux de la dimension spirituelle mais lui-même mais c'est un acté je ne sais pas ou agnostique je ne sais pas parce que là ça relève de son intimité mais enfin et on ne s'y substituera pas absolument et on va retrouver Camille Jair vous êtes toujours russoflot ma chère Camille alors que le président de la République vient de faire son entrée à l'intérieur du panthéon à son bras bien sûr Brigitte Macron [grognement] tout à fait alors Ici, un moment assez calme. Tous les les yeux sont suspendus sur les écrans. Tous ces ces français venus nombreux et pas que des Français.
J'ai rencontré aussi ici Russouflot beaucoup d'étrangers, une chinoise venue exprès pour l'occasion, un aller-retour de 5 jours depuis la Chine pour la pantonisation de Marc Block des Américains Coréens du Sud. et je suis actuellement avec Roberto. Roberto donc vous êtes un médiéviste en formation, vous êtes italien, vous étudiez entre Nice et Padches à Paris et c'est donc un grand moment puisque Marc Block guide vos recherches et vos travaux d'étude.
Ah oui euh j'ai je peux dire que quand j'ai lu le les rois tomatourge, j'ai choisi de de me concentrer sur l'histoire culturel du Moyen-Âge et donc c'est un peu pour Mark Block que je suis devenu historien médiéviste. Et Mark Block est connu en Italie. En France, il est évidemment connu, trop peu selon certains, mais quand même connu.
Est-ce qu'il est aussi connu en Italie ? Il y a quand même un rayonnement international de de cet historien. Oui.
Euh au niveau universitaire, il est très connu euh parmi les historiennes, surtout les Mévistes, mais il a aussi un côté pop parce que il y a euh il il y avait de des historiens qui ont fait des des conférences grand public et qui ont un peu répandu la la norme de Mark Block parmi tous les grands publics. Donc voilà, un un historien Mark Block qui est évidemment honoré ici en France mais aussi apprécié à l'étranger. Merci beaucoup ma chère Camille. que vous avez pu entendre en fond sonore la pavane de Gabriel Foret par deux musiciens de la garde républicaine.
L'oudelage vient de s'installer pour une très jolie lecture du premier extrait du testament spirituel de Mark Block dont vous nous parliez il y a un instant et forcé de mon mieux vers une sincérité totale de l'expression et de l'esprit. Je tiens la complaisance envers le mensonge de quelque prétexte qu'elle [musique] puisse se parer pour la pire lèpre de l'âme. Comme un coup plus grand que moi, je souhaiterais volontiers que pour toute devise, on grava sur ma pierre tombale ses mots.
Dilexite véritatem. Et on peut noter cette lumière absolument magnifique qui auréolé l'ouage pendant cette première lecture. On va bientôt assister à la remontée des scénotafes rue Soufflot.
Pourquoi est-ce qu'on parle de scénotap ? C'est une dimension importante pendant une panthéonisation. Les corps de Marc et Simon Block ne sont effectivement pas présents.
Hm. Effectivement, il est Alors, je je ne sais pas pourquoi, je pense que c'est un vœu de la famille que euh les cendres de Marc Bloc continuent à reposer au Bourdem. Le Bourdem, c'était leur lieu de villégiature, c'était voilà leur lieu de vacances où le Mark Block pouvait aimer sa famille.
On pourra reparler de la dimension familiale tout à l'heure. Et euh donc il y a des objets ici dans chaque euh comment dans chaque cercueil qui sont autant de symboles. C'est ça.
Voilà. Qui qui sont autant de symboles et qui appartenaient à la fois à Marc Bloc et Simon Vidal né Simon Bloc né né Vidal. Mais effectivement les les cendes sont restées au Bourdem. cette famille à laquelle il était très attaché, père de six enfants.
Qu'est-ce que ça dit aussi de l'homme ? Qu'est-ce que ça nous apprend de lui ? Oui, je pense que c'est une dimension fondamentale chez lui qui est liée à au métier d'historien et à son patriotisme aussi.
En fait, c'est un homme extrêmement incarné si vous voulez. Voilà. Donc il a eu six enfants, deux filles, quatre garçons.
Euh on a beaucoup de textes de lui écrits pour ses enfants. Toutes ses biographies euh signale qu'il s'est énormément attaché aux études de ces enfants qui les a suivi de près. Alors c'est souvent un truc de profin.
Souvent les profs s'occupent très bien de de d'élever leurs enfants, mais qui d'ailleurs réussissent très bien leurs études par la suite en général. Voilà. Mais mais c'est c'est chez lui c'est très marquant.
Voilà, il y a une dimension de la famille euh de de du de l'arbre sur lequel se se qui son racine dans l'histoire, qui se perpétue. C'est chez cette dimension est extrêmement forte chez lui et c'est lié à l'histoire c'est un moyen de la transmission, la famille c'est aussi un moyen de transmission, lieu de la transmission. Donc il y a cette dimension là pu être un mari c'est un couple assez fusionnel, fidèle enfin voilà euh et qui se sont beaucoup épaulés aussi.
Absolument dans dans les épreuves. Euh la femme de Marc Bloc, une femme évidemment derrière son mari mais c'est une femme admirable Simone Bloc. Voilà la façon de le courage qu'elle manifeste pendant la guerre quand ils sont enfin dans la clandestinité enfin et cetera.
Donc oui, elle a été un soutien important de de son action et de son engagement et et je commande simplement ce qui se passe puisque comme vous avez pu le voir, les les scénot sont en train d'être remonté sur le parvi de du panthéon et Jacques Gamblin accompagne finalement ce cheminement par un très beau récit. On précise que les Sénothf sont portés par des élèves de l'école militaire, des aspirants de quotidan. Pardon ?
Hm. Euh oui, par rapport à la famille, il y a eu en je par j'évoqué de la tradition patriotique, mais il y a aussi la tradition professorale euh puisque euh son arrière-gr-père était professeur, si mes souvirs son nom, son père Gustave a été un des premiers diplômés de la grande école française de Rome qui est une des écoles les plus prestigieuses des études historiques au monde tout comme il y a l'École française d'Athè et cetera. Donc on est professeur et et savant de père en fils.
Exactement. Oui. Normalien de père en fils.
Normalen de père en fils. Oui. Et euh et donc ce ce père était très présent, était professeur d'histoire ancienne euh à la Sorbonne également.
Donc euh voilà, il y a il y a véritablement une tradition à la fois patriotique, une tradition intellectuelle, une tradition du service et euh cela dit beaucoup euh euh parce que tout cela n'existerait pas au fond sans euh ce sentiment familial qui évoquait à l'instant euh à l'instant Jean. Et Simone Vidal devenu meubl était la fille d'un politiquicien euh de qui a aussi cette tradition à la fois du service de l'État euh les grands corps euh euh donc elle aussi une culture patriotique. Absolument très forte parce qu'on a pas dit c'est qu'il en fait il avait la possibilité de partir on lui offrait un poste aux Étatsun sans sa famille c'est ça voilà et en fait si il y a deux raisons pour lesquelles de les deux jeunes plusvé suisses ces deux plus jeunes suisses ne pouvaient pas partir.
Voilà. Voilà. Bloqué par une loi de Vichi.
Voilà. Voilà. Bloqué par les lois de Vichi qui obligaient les ceux qui venaient d'avoir 21 ans à rester et et puis il y avait aussi sa mère qui était qui était malade qui l'amène à rester et finalement à refuser ce poste aux États-Unis.
Et encore une fois, ça témoigne de son sens de la famille et de la responsabilité, son sens du devoir et du sacrifice d'une manière aussi. Ouais. Et on voit Catherine Trottman s'avancer avec beaucoup d'élégance et et commencer à à chanter.
C'est un hommage à son engagement pour la République que ce premier tableau, il a pris part, on l'a rappelé, à deux [musique] guerres, deux guerres qui ont marqué pour toujours l'histoire du monde et cette cantatrice qui est absolument élégante est en train de de chanter en son honneur pour cet engagement exemplaire. Je précise d'ailleurs que les [musique] tableaux ne respectent pas un ordre chronologique. C'est intéressant.
On a plutôt cherché à imager différentes facettes du personnage et de l'homme illustre qui était Mark Block. Là aussi quelques choix modernes dans peut-être la manière de chorégraphier et de scénographier cette cérémonie, cette panthéonisation. [musique] C'est aussi un exercice de style.
Une panthéonisation. Oui, c'est un exercice de style. Ça fait partie du du jeu bien évidemment, on modernise un peu les choses.
C'est la la guerre a un rôle vraiment majeur dans le parcours intellectuel de Mark Block. C'est-à-dire que Mark Block va s'intéresser après à l'histoire sociale. Et en fait, c'est ce qu' expliquait la jeune historienne tout à l'heure, la jeune étudiante en histoire, c'est l'histoire par le bas.
Donc il faut sortir de l'histoire des grands hommes, ce qu'on a appelé de manière péjorative l'histoire bataille pour s'intéresser à l'histoire sociale. C'est ce qu'il fait dans la société féodale. C'est ce qu'il fait aussi euh pour ce qu'on appelle les rois tomaturges, c'est-à-dire la possibilité la capacité des rois à guérir miraculeusement les malades.
Et lui, il interprète le phénomène [musique] comme étant après ce qu'il a vécu pendant la guerre comme un reflet de ce qu'on appellerait une fake news. Voilà, c'est-à-dire que il a vu tant mauvaises nouvelles ou de rumeurs pendant la guerre qu'il s'est dit "Mais au fond, est-ce que les rois tomaturges et bien ce n'était pas une mauvaise nouvelle. Ils ne croyaient pas à la transcendance.
Marque Bloc ne croyait pas à la transcendance, ne croyait pas au miracle. Ça reste quand même un homme de son temps, c'est-à-dire un positiviste qui croyait d'abord en la science et qui n'expliquait pas au fond le le merveilleux. C'est un des angles morts de sa de de de son existence, mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas croire.
Voilà, la foi ne s'explique pas. Et il dit lui-même qu'il y a des fausses vérités auxquelles on peut avoir envie de croire. par exemple pendant la guerre où il y a des moments de de désespoir profond et où la moindre étincelle peut être l'occasion de se raccrocher à une vérité qui nous plairait.
C'est le début, vous l'avez dit très bien, des fake news. H [musique] Exactement. Mais c'est ce qu'il y a de fascinant, c'est de voir cette euh enfin vous savez l'historien est là pour se remettre dans le contexte de l'époque.
Comment peut-on se remettre nous dans le contexte des tranchées de l'horreur des tranchées du camarade que l'on voit mourir et qu'il décrit ? C'est il y a jeune voix qui est rentrée au Panthéon et donc il faut relire en fait ces textes pour se rendre compte de ce que ces hommes ont ont vécu. Et le plus extraordinaire, si vous voulez, chez cet homme, c'est que quand après la guerre, après la grande guerre de 141, on disait voilà ça sera la der des der et bien le fatalisme qui a pu y avoir à la fin des années 30, l'esprit muniois qui consistait à préférer la paix plutôt que la guerre alors qu'on devait faire la guerre contre le nazisme, et bien lui il le refuse.
Il le refuse et il s'engage à nouveau parce qu'il n'a pas peur de la mort. Et ça, il n'a pas peur de la guerre non plus. Il n'a pas peur de la guerre.
Il n'a pas peur de la mort parce que si on n pas peur de la guerre, on n pas peur de la mort et la résistance aussi si on s'engage bien évidemment la mort est à tous les coins de rue. On peut reparler après effectivement de son rôle dans la résistance. Pense aussi c'est une dimension chez lui c'est-à-dire qu'il ne veut pas être l'intellectuel aux mains blanches.
Il dit c'est pas parce que je suis un intellectuel que je dois pas moi aussi porter les armes, aller dans les tranchées. Il y a il y a cette dimension là. Euh il considère que un intellectuel c'est aussi c'est même d'abord un citoyen euh et que le statut d'intellectuel ne doit pas dispenser euh de prendre les risques physiques qui que secour les citoyens ordinaire.
Deuxè tableau qui est lui aussi magnifique sur l'engagement de Mark Block dont on a déjà parlé et ce texte très beau [musique] entamé par Lou de l'âge toujours leur Alsace natal après son annexion au deuxème riche que j'ai été élevé dans le culte de ces traditions [musique] patriotiques Mark Block est né en 1886 dans une famille juive alsacienne des opt comme on dit quand l'Alsace passe sous domination allemande Ils choisissent. Ce sera la France, sa République, ses esprits libres. Ce geste là, [musique] Marc Bloque l'affance n'est pas une évidence, c'est une volonté, un engagement de tous les jours.
Il n'est aussi dans une famille où le savoir [musique] est une manière de vivre. Son grand-père dirige une école. Son père [musique] Gustave Bloc est professeur d'histoire à l'école normale supérieure puis à la Sorbonne.
J'ai dû à mon père le meilleur de ma formation d'historien. Ces leçons commençaient dès l'enfance et qui depuis n'avait jamais cessé m'ont marqué d'une [musique] empreinte que je voudrais ineffaçable. Il marche dans ces pas là ceux de son grand-père. [musique] de son père à sa manière.
Il étudie au lycée Louis Land [musique] puis est admis à l'École normale supérieure, professeur d'histoire, universitaire. Plus loin encore, il s'intéresse à tout ce qui permet de comprendre comment les sociétés se font et se défont. Il lit Durkaim [musique] Alvax Berkson.
Il se dit historien le matin, philosophe le soir. Bientôt [musique] il ne sera plus seul. En 1919, il épouse Simone.
Ensemble, il baptisent plus qu'un foyer, une manière d'être au monde, à la France. D'abord à Strasbourg [musique] où Mark Block enseigne à l'université pendant 15 ans, puis à Paris à la Sorbonne [musique] dès 1936. Très belles images et très beaux textes sur les premières années de Mark Block et déjà cette exigence cheville au cœur et vous voyez les scénotafes de Marc et Simon Bloc qui continuent à s'avancer rue Soufflot vers le panthéon.
J'aimerais qu'on reparle de son travail d'historien. Est-ce que panthéoniser Mark Block c'est aujourd'hui valider sa vision de l'histoire ? Il a posé un saut.
Je pense que la République n'est pas n'est pas là pour val ni penséon ni pour valider ou tel l'histoire. L'histoire c'est du science complexe. Il y a des écoles historiques.
Voilà. Mark Block est un très grand historien. personne ne le conteste maintenant sur telle ou telle de ces analyses, d'autres historiens euh tout aussi talentueux euh opposeront un regard un peu différent.
Voilà, c'est la vérité lisée. Donc il n'est pas obligé d'avoir un consensus historique. C'est pas ça, c'est que consensus c'est un terme qui convient pas vraiment à l'histoire.
L'histoire est une science mais c'est pas une science dure comme la physique ou les mathématiques. C'est pas une science tout à fait exact. hentes écoles différents regards euh il est de regard et et tous ces regards d'une seule manière sont nécessaires parce que c'est il y a un historien qui travaille sur un sujet, il commence par lire tout ce qui s'est publié sur le sujet y compris avec des idées différentes desciennes mais parce que c'est c'est cette comparaison cette cette recherche lente de la vérité où on soi-même on pose un petit regard qui est une petite pierre dans une grande construction et le professeur qu'il a été maintenant honor avec ces élèves qui justement permettent également un hommage au professeurs qu'il était.
Ce sont des étudiants, des enseignants, des chercheurs qui expriment finalement ce que la pensée de Mark Block a éclairé en eux. Pardon, je vous redonne la parole. En fait, il révolutionne avec Lucien Fèvre les études historiques en ouvrant, en créant des ponts, en construisant des ponts avec les autres disciplines, la géographie, avec le la sociologie, avec l'économie.
Et donc, il loue véritablement les études historiques dans une autre dimension. On va dire de manière très schématique que cette école à son époque et bien ne représente quasiment rien. Il crée une revue avec Luinchèvre qui s'appelle la revue des enfin les anales.
Et en fait cette revue, vous avez 400 ou 500 abonnés, ce qui n'est strictement rien à l'époque pour une revue intellectuelle. Une revue intellectuelle c'est 50000 exemplaires, 40000 c'est tout à fait minoritaire. La postérité sera après-guerre et cette postérité d'ailleurs sera reprise à son compte par l'école marxiste qui fera de c'était d'ailleurs pas du tout dans son intention au débat.
Je pense pas que c'était dans son intention au départ. Elle sera reprise jusqu'à ce que à la fin des années 80 90, au début des années 90 et bien il y ait des historiens qui étaient des anciens trotskistes ou communistes et bien qui finalement se réintéressent à nouveau à l'histoire politique. Et le livre qui en quelque sorte rassemble l'ensemble des différentes écoles historiques, c'est le Saint-Louis de le goof.
Le Saint Louis de Leuf, c'estàd que le goof voit absolument tous les aspects de Saint-Louis, l'aspect économique, l'aspect la société, l'aspect religieux, absolument tous les aspects. Et on n pas mieux fait que le Saint-Louis de le gof. Et donc euh le golf s'inscrit dans cette tradition blochienne et c'est voilà, c'est encore une fois, il a révolutionné les études historiques.
Aujourd'hui, un historien qui s'intéresse à un sujet, même à l'histoire militaire et à que l'histoire militaire et bien s'intéresse aussi à la vie du soldat dans les tranchées, à ce qu'il mangeait, à la place des femmes dans la guerre et cetera et cetera. Donc ça c'est l'héritage de bloc. Mais en même temps, ce que dit Christophe est parfaitement exact.
Mais ce qui est intéressant de voir, c'est que les héritiers de Mark Block eux-mêmes ont fait un chemin par rapport d'une certaine manière critique par rapport au aux excès dans lesquels ils étent tombés dans les années 60. On ne voulait ne plus parler du tout des grands événements, des grandes batailles, des grands hommes. Voilà.
Oui. Et il y a un moment où ça on l'histoire incompréhensible au point d'éviter la chronologie. Et il y a tout un tas de historiens, je furai le rôle du Brodel, euh Jacques Legof avec son célèbre Saint-Louis évidemment euh qui dans les années 70 80 90 au fond son dit si on va revenir à la chronologie, on va aussi revenir à des événements.
Ça n'exclut pas l'analyse sociale, l'analyse économique mais enfin il faut il faut il faut buer les il faut trouver un équilibre. Exactement. Et oui, d'autant plus que si vous voulez on parle de l'histoire de France et l'histoire de France encore une fois avait du sens dans la vision de de de Marc Blanc qu' il l'a renéit pas du tout, pas du tout, pas du tout. [rires] Il était euh voilà, il euh ce sont les les derniers mots de de de son testament.
Voilà, je meurs comme j'ai vécu en bon français. Alors, il il voyait aussi euh l'histoire, c'est très important comme la science du changement parce que l'histoire n'est pas fixe, mais ce n'est pas parce qu'elle n'est pas fixe que euh c'est ce qui critique d'ailleurs dans euh dans l'étranche des fêtes l'absence de communauté de vision. Et cette absence de communauté de vision et bien il y a un autre pays qui l'avait en l'occurrence même s'il pensait mal c'est c'était le nazisme et donc il estimait qu'on aurait dû faire bloc contre justement le nazisme et d'où sa critique des élites d'où sa critique du de de l'étatmajor d'où la critique du retard militaire de la France qui pense la guerre en 39 comme elle l'a pensé en 141 alors qu'il fallait la penser de manière complètement différente.
Et là encore, on voit énormément d'écho avec ce qu'on vit aujourd'hui. Ça peut nous paraître être une lecture extrêmement actuelle et contemporaine. Faut se méfier de faire dire à Mark Block n'a pas dit.
Ouais, faut pas faire parler les morts. Mais enfin, il est certain que la lecture de l'étrange des fêtes qui est un livre si dérang d'activité originellement témoignage. Oui.
Donc est un livre écrit sur la défaite de de de mai juin 40 et c'est un livre qui est écrit en juillet septembre. C'est juillet août, septembre. Et donc il y a une analyse à chaud mais qui est qui est d'une présence pas d'une précience d'une finesse, d'une profondeur tout à fait euh tout à fait sidérante.
Euh mais il il est certain que euh cette en même temps cette cette vision là et donc appelle alors c'est pas une vision politique mais enfin il y a en effet ce regret. C'est en cela que Mark Block était très à très français, très patriote toujours et en même temps c'est un homme extrêmement ouvert sur le monde. Il parlait plusieurs langues.
Il a fait toute une partie de ses études en Allemagne. Euh je veux dire c'est c'est pas c'est son patriotisme n'est pas patriotisme de fermeture. Voilà, c'est un d'ouverture, voilà, de compréhension du monde.
C'est un ancrage, c'est un enracinement, mais un enracinement pour aller plus loin, pour voir au-delà. C'est d'ailleurs ce que disait très bien son arrière-pitfils qui parlait de son ouverture sur le monde et de son attachement par exemple à l'Europe euh également des nations. Si je vous lis cette citation, vous allez me dire ce qu'elle vous évoque.
Il y a deux catégories de Français qui ne comprend jamais l'histoire de France. Ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de reince. Ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la fédération.
Alors c'est du très sujet. Ne vous battez pas. C'est c'est une très belle situation.
Alors, je pense qu'on a fait un usage un petit peu excessif parce que si on reprend les articles de pressche ou les livres consacrés à Mark Block depuis 20 ans ou 30 ans, on toujours cette citation est mise à toutes les sources. Voilà. Bon, c'est dans l'étrange des fêtes, il veut dire par là.
Lui, c'est c'est un appel à à je dirais à la je dirais à ce qui me un peuple si vous voulez un appel. dit, il y a il y avait dans dans dans le sacre des rois de France quelque chose un lien entre la dynastique apécienne et les rois de France qui signifiait quelque chose de ce qui peut faire monter un peuple, le tenir ensemble et il y avait la même chose dans la fête de la Fédération. Donc il y a il y a il y a il y a cette il dit il faut tenir ces ces ces deux bouts de la chaîne ces deux ces deux visions là.
Voilà. Donc il essaie d'avoir une vision qui est une vision générale qui dépasse l'antagonisme créé par la fracture révolutionnaire en disant qui est une vision une vision de la France au-delà des fractures de l'histoire. J'ai rien à ajouter.
Non mais c'est c'est c'est le euh il y a un aspect, j'allais dire populaire à cette à cette citation. Il parle du peuple français. Euh voilà et c'est c'est ce que vient de de dire Jean.
Il ne faut pas surinterpréter cette cette citation, mais elle dit encore aussi son ouverture dans sa façon, dans sa conception de l'histoire où il tient à donner toute sa place à l'histoire des peuples en fait. Et on donne la parole de nouveau à Camille Jair. Vous êtes toujours russouflot et je crois que vous êtes accompagné de Rivin Camille.
Tout à fait Victoire, je suis rue Souflot. Ici, on a vécu un moment fort avec la remontée des cercueils sénotapf rue Souflot avec ces textes de Jacques lu par Jacques Gamblin et Lou de l'âge. Bernard et Delphine, vous êtes habitant du quartier, vous avez vu différentes pantthéonisations.
Qu'est-ce que Je vous ai senti quand même très ému tout à l'heure. Qu'est-ce qui s'est passé dans votre cœur ? Qu'est-ce que vous avez ressenti en ce en cette soirée de de la pantonisation de Marc Bloc ? sans oui, sans doute pour moi, une espèce d'actualisation de ce qui s'est passé il y a si longtemps, soit-disant, si longtemps 80 ans et qui me semble tellement en résonance avec certains événements très graves, plus que graves, que que l'on connaît un peu tous les jours, toutes les semaines en tout cas en France actuellement du côté de l'antisémitisme et d'une République qui vaille du coup.
Donc un témoignage finalement [musique] très vivant et très actuel. Oui. Et vous Delphine, vous disiez que vous avez été touché par par ce testament notamment.
Vous disiez ça et le texte Oui. Quand quand il a dit qu'il cherchait la vérité, je trouve que ça a particulièrement de sens en ce moment où on ne cherche plus la vérité mais on assène des des slogans et de de la soi-disant vérité prémâchée et derrière laquelle s'engouffre les gens à cause de à cause des médias. lui, il nous il nous inculque vraiment le devoir de toujours réinterroger les choses, nous nous demander si c'est juste, toujours chercher la vérité.
Et puis ça a donc particulièrement de sens comme disait Bernard en ce moment où l'antisémitisme a tellement flambé depuis le 7 octobre au point que c'est une folie, je sais pas s'il aurait pu imaginer que l'antisémitisme reflbe comme ça 80 ans après. Marie Marie Marie et puis c'est cette devise de vérité qui sera d'ailleurs sur sa tombe un dilexide véritatem donc c'est cette recherche de la vérité qui en effet toute son toute l'œuvre de sa vie. Vous avez vu différentes pantonisations.
Bernard, c'est pas la première que vous voyez de pantonisation ? Elle a quoi de particulier cette pantéonisation ? Mais je ne sais pas vraiment pourquoi à titre personnel sur le moment, mais c'est vrai que j'ai été très sensible enfin un peu à fleur de peau tout à l'heure en voyant sur ces grands écrans défiler et chanter et cette marseillaise et d'autres musiques, cette chanteuse magnifique.
On est dedans, on est avec on est avec un passé qui semble être lointain mais si proche. Tout ça est assez bouleversant quand même. Cette cérémonie à ce titre làà est très réussie.
Il suffit de voir le nombre de personnes présentes. D'ailleurs, c'est vrai que que la rue Souffl c'est remplie petit à petit puis la la cérémonie continue. Les cercueils à l'heure où on parle ne vont pas tarder à rentrer justement dans le pantthéon.
Je crois qu'on peut. Merci beaucoup Camille Jair. On a d'ailleurs pu entendre derrière vous un arrangement du champ des partisans.
C'était une séquence pleine d'émotions pour ses habitants de la rue Souflot. Ils ont dit des choses sur encore une fois la dimension contemporaine de certains enseignements de Mark Block et de son personnage. J'aimerais qu'on reparle de Mark Block peut-être aussi de cette redécouverte un peu tardive du personnage et de finalement de de son histoire.
Oui. C'est-à-dire que aujourd'hui en 2026, on a tendance à l'oublier, mais il y a eu une redécouverte de ce qu'on été les années de Vichi, les années d'occupation à la fin des années 80 et au début des années 90. En fait, Mark Block euh son livre le plus vendu, c'est absolument pas la société féodale, c'est absolument pas les rois tomaturges, c'est d'abord l'étrange des fêtes puis ensuite son apologie pour l'histoire qui ont été les deux traduits en plusieurs langues et en fait plus lu encore à l'étranger que d'ailleurs exement.
Et donc en fait vous avez eu tout un mouvement de redécouverte de ce qu' était les années viches dans au cours des années 80 et des années 90 dans le mouvement du livre d'Henry Rousseau qui s'appelle Vichi, un passé qui ne passe pas. Et alors que on ne parlait pas en fait de tout cela après guerre, en fait après guerre on a voulu tout simplement oublier, on a voulu tourner la page, passer à autre chose. Donc on a tout mis sous le tapis.
On a tout mis sous le tapis, on a créé des mythes. C'est le mythe de De Gaulle où tous les Français sont résistants. Voilà.
Euh c'est absolument pas la réalité euh historique. Et donc on a redécouvert à la fois euh le on a d'abord redécouvert le résistant puis ensuite on a redécouvert euh l'historien. Je discutais avec Florian Mazelle qui est un des plus grands médiévistes d'aujourd'hui, grand spécialiste de l'histoire du du Moyen-Âge et et Florian Mazel décrit bien sa sa découverte de la société féodale, du livre la société féodale alors qu'elle n'était pas lu en fait quand il était étudiant.
Et pendant que nous discutons, on évoque la captivité de Marc Bloc pendant cette cérémonie au travers des mot de de Lou de l'âge qui parle évidemment de de sa capture par la guestapo et de la force d'esprit dont il a fait preuve jusqu'au dernier moment. Il est demeuré fidèle à ses convictions. Je meurs comme j'ai vécu en bon français.
Vous l'avez dit tout à l'heure. Oui. Oui.
On sait qu'il a été torturé en prison. Donc on sait aussi qu'il a sûrement comment le lui reprocher sûrement parlé mais qu'il a contrôlé ce qu'il a voulu dire. C'estàd qu'il a dit sous l'effet de la torture des choses qu'en fait il savait que les Allemands savaient déjà quoi.
Voilà. Donc il a rien lâché de fondamental. Voilà.
Il faut il faut je dis ça mais c'est encore plus admirable parce que je si je devais torturer à jour ne sais pas si j'aurais ce courage physique. Oui. Donc c'est un homme admirable.
Je pense c'est aussi c'est un homme qui est resté c'est un professeur mais c'est aussi un militaire je veux dire il il est capitaine je veux dire il il est très il est il est il reste très fier il demande dans son testament il demande qu'on lise ses ses ses citations. Il est resté il est resté il est quelque chose chez lui. Euh il il a toujours un uniforme je dirais d'une certaine manière il porte son uniforme d'officier il le porte même dans le civil même en tant que résistant parce qu'il dans la clandestinité mais il reste c'est un officier français voilà qui fait son devoir. il rentre dans la résistance par la petite porte et il monte très vite.
Pourquoi ? Parce [musique] qu'il a les qualités pour cela. Parce qu'il a l'intelligence pour cela.
Et la détermination peut-être aussi. Et aussi bien Oui. Et en fait dans les dernières années de la Grande Guerre, il s'occupait du ravitaillement en essence et donc il faisait de la logistique et la logistique il permet en fait à la résistance [musique] non pas d'être une pyramide mais d'être un ensemble d'il.
Et ça c'est très important parce que ça a permis à la résistance de continuer à se battre en dépit des des arrestations par rapport à ce que disait Jean. Euh c'est euh en fait les résistants devaient tenir 48 he c'était un mot d'ordre que se donnent les les résistants. Il faut tenir 48 heures pour fermer les boîtes aux lettres pour permettre aux gens qui sont menacés de s'enfuir et cetera.
Et donc il a résisté aussi dans ces 48 heures. Et ce qu'il y a de très beau, c'est que tout en ayant souffert de des tortures, et bien le soir il enseignait l'histoire de France, il continuait à écrire et on écoute un très beau moment ce poème de Mark Block Balade triste en hommage également à à sa femme Simone accompagné par le cœur de la maîtrise de Radio France, Anne Sila, Vincent de l'herme qui donne vie à cette balade. On [musique] les écoute.
Mon amour hélas, mon cher amour. [musique] Me faudra-t-il partir cette année pour le grand [musique] voyage sans retour et te laisser seul [musique] mon aimé. Mon amour hl [musique] pauvre amour la route parfois fut [musique] malaisé le fardeau [musique] par un moment nous fut l' mais nous étions deux au mon aimé [musique] Mon amour hélas, mon tendre amour.
Après la joie que [musique] tu m'as donné, ne m'en veuille pas si ce beau jour finit avant le soir. Mon aimé, mon amour hélas, [musique] mon seul amour. Quand pour moi l'heure sera sonné, que tout mortel entend à son tour, tiens-toi bien près de moi, mon aimé. [musique] Tiens-toi près de moi, mon [chant] amour, [musique] ta joué contre la mienne [chant] appuyée et souris-moi [musique] doucement pour que je m'endorme. mon aimé [chant] un moment d'émotion absolument magnifique qui sacralise la place de cette femme.
Derrière chaque grand homme, vous nous disiez, il y a nécessairement une femme. C'est Simon Bloc qui s'illustre qui a eu une importance capitale dans ce qui est devenu Marc Bloc. Il faut bien le le préciser.
Oui, je trouve ça tout à fait admirable que Simon Bloc entre au panthéon avec son mari parce qu'en effet sans elle, il n'aurait pas été ce qui a été. Voilà, elle l'a soutenu dans ses combats, elle a soutenu dans son travail d'universitaire. Euh ils ont été un couple extrêmement uni euh fusionnel, on dirait aujourd'hui selon un mot un peu à la mode.
Euh et donc euh euh le fait que ce couple voilà soit reçoive cet hommage de la nation me paraît absolument absolument fondamental et en vérité de ce qu'a Mar Block et de ce qu'elle a été elle aussi. Comment est-ce que ces choses sont décidées ? C'est aussi à la discrétion du président de la République que de faire le choix d'associer Simon Block à l'accord de la famille aussi.
Oui ou parce que je crois que euh je sais pas si c'est Robert Maninter ou Simon Veille qui sont au pantthéon aussi avec respectivement Antoine Veille Marie Timon Veille était entré au panton avec sa femme. Oui. Voilà.
Alors que ça été industriel. Voilà. Mais mais effectivement c'était une façon de les lier dans dans l'histoire quoi.
On n pas évoqué ce moment de de tension qui est celle de son arrestation. En fait, [musique] il est arresté par un personnage qui est un sombre personnage qui est un ancien communiste, qui est d'ailleurs communiste euh qui collaborit avec l'ennemi. C'est quoi ?
C'est des bandits locaux qui l'arrêtent. Oui, c'est des bandits locaux, sorte de chasseur de prime, profiteur de guerre, euh contrebandier euh et qui euh qui dépouillait absolument tout ce qu'il pouvait euh dépouiller et et tuer également. Et donc c'est ce gueule tordu comme on l'appelait parce qu'il avait un voilà une déformation du visage qui euh qui euh l'arrête et sur dénonciation et euh qui le remet euh aux autorités euh aux autorités françaises en l'occurrence euh Cllaus Barbie euh et qui commence à à l'interroger. ce tableau d'ailleurs qui est en hommage de ces 27 codétenus qui ont été fusillés avec lui à l'occasion de de cette exécution, mort pour la France.
Et vous avez entendu cette violoniste de la garde républicaine qui a accompagné cet hommage. Comment est-ce qu'aujourd'hui on peut qualifier cette arrestation et cette fusiade ? Est-ce que c'est Mark Block est aussi un martyre de cette seconde guerre mondiale, martyre du régime nazi, du régime de Vichi de du l'occurrence, ce sont les Allemands, c'est l'occupation, c'est la fin de la guerre. les Allemands euh on est en juin 44, le débarquement a eu lieu en quel peu de temps auparavant, les Allemands commence à sentir qu'il perdent la guerre et donc la répression se s'accélère, se s'aggrave contre euh contre les résistants.
Et par ailleurs, bon, c'est un acte barbare mais enfin malheureusement la Vermarthe a commis beaucoup d'actes barbares pendant l'occupation en France. Voilà, l'occupation de la France. Donc à ce titre là, il n'est pas une exception.
Il n pas une exception, il y a beaucoup d'actes sauvages, je veux dire, je veux dire au radour. Bon, c'est l'exemple le plus le plus symbolique un village anti. Donc, ce n'est pas qu'à ce titre évidemment qu'il est distingué ce soir.
On l'a bien compris, vous nous l'avez répété. Tragédie personnelle, mais malheureusement, il a pas été le seul dans ce cas.44, il est euh il il est assassiné avec ses ses voilà ses ses confrères euh ses correligionnaires dans un lieu qui s'appelle Saint-Dier de Franc là où voilà exactement euh sur la route du Trévou là même où il y a eu en fait un coup de la part des résistants contre les contre les nazis et donc le symbole est est très fort également aussi donc la nuit ils sont emmenés comme on l'ont dit sans bagage.
Sans bagage, ça veut dire que c'est la fin. Ils savent que la fin va arriver. Ils sont menotés à un camarade.
Enfin, Mark Block est menoté à un camarade. Ils partent en camion et euh et par quatre, ils doivent descendre et ils sont fusillés dans dans le dos. sur l'ensemble, deux réussiront à s'en sortir et survivront à leurs blessures.
Voilà, ils survivront à leurs blessures et ils arriveront à s'échapper. C'est grâce à eux que nous avons le le témoignage. Voilà.
Der et on voit les deux sénotafes être portés par la garde républicaine qu'ils vont donc faire leur rentrée au panthéon tandis que Loup de l'âge lit les dernières lignes du testament spirituel de Mark Block. La pavane de Gabrielle Foret, elle va raisonner dans la nef interprétée par le cœur de la maîtrise de Radio France. C'est un moment très solennel et vous voyez ces images qui font déjà l'histoire.
On imagine évidemment l'émotion de la famille pour cette cérémonie qui est pour l'instant extrêmement réussie, très belle, très solennelle et on le voit les sénotèfes qui sont [musique] en train de gravir les dernières marches avant d'entrer dans le panthéon. Sait-on quel est le premier cénot qui entre ? Difficile de savoir si c'est Mark Block sûrement en premier puis suivi de sa femme.
Et vous entendez comme promis la pavane de Gabriel Foret qui raisonne dans la nef sous les applaudissements si je ne dis pas de bêtises [musique] où c'est un bruit de fond. Ça vient de dehors, autant pour moi. [musique] [applaudissements] [applaudissements] [musique] Oh. [chant] [chant] [chant] [musique] [chant] [chant] [chant] [musique] [musique] [applaudissements] [musique] Oh. [musique] [musique] Oh.
Oh. [applaudissements] [musique] [musique] [musique][applaudissements] [musique] [musique] Le cœur de la maîtrise de Radio France qui a interprété la pavane de Gabriel Foret avec ces cénotèves qui sont arrivés au cœur du pantthéon. On a vu ces applaudissements et c'était un un moment très émouvant.
Là encore, c'est plus solennel évidemment à l'intérieur du panthéon. Ça dit quand même quelque chose finalement de de cette validation populaire, de cet enthousiasme de ceux qui étaient présents, de l'émotion aussi. Oui, on voit quand même que la rue Soufflot est il y a une foule quand même.
J'entendais tout à l'heure dire il y a pas grand monde. Moi, j'ai trouvé que la roouflot là, on voyait sur les images, il y a du monde non. Et on vous rappelle que c'est la journée la plus chaude enregistrée depuis depuis bon nombre d'années.
On voit que la cérémonie est très belle. Le personnage est très surtout ce qui fera c'est un personnage vraiment très consensuel. Je vois pas qui pourrait être hostile l'entrée de à McBlock si vous voulez euh certaines dépanisations de euh de effectué par l'actuel chef de l'État peuvent être débattu.
Voilà. Donc là Marc Block c'est vraiment un personnage consensuel admiré par tous. Et avant le discours du président de la République, c'est le temps des citations militaires.
Le général Thierry Burcard donne lecture des citations militaires de Marc Bloc. On l'écoute rapidement et puis on en discute évidemment en plateau. Ordre de la division numéro 15 du 3 avril 1916.
Le général commandant la 125e division d'infanterie cite à l'ordre de la division l'adjud Marc Bloc. Excellent chef de section est toujours prêt à marcher volontairement lorsqu'il s'agit de remplir une mission dangereuse. Dans la nuit du 24 au 25 mars 1916, pendant que la compagnie voisine de la sienne exécutait un coup de main sur une tranchée et demi à diriger avec beaucoup d'intelligence et de sang froid un détachement de grenadier chargé d'attirer l'attention de l'ennemi dans une fausse direction.
Ordre de la division numéro 47 du 17 novembre 1917. Le général Anarbos, commandant la 87e division d'infanterie, cite à l'ordre de la division le lieutenant Marc Bloc, excellent officier de renseignement, au cours des dernières opérations d'octobre 1917, a assuré avec intelligence, avec une inlassable activité et une très grande bravoure, le service d'observation dans le secteur de la division. Son observatoire ayant été renversé par un projectile ennemi et soumis à un tir d'obus spéciaux a continuer néanmoins son service en se tenant à découvert dans la tranchée donnant ainsi à son personnel un bel exemple de courage et de sang frroid a fourni au commandement des renseignements précieux sur la physionomie du combat.
Ordre de la division numéro 115 du 6 juillet 1918. Le général d'ERS commandant la 87e division d'infanterie cite à l'ordre de la division le lieutenant Marc Bloc. Officier remarquable tant par les sentiments élevés qu'il anime que par la haute compétence dont il fait preuve dans ses fonctions d'officier de renseignement. sa très grande activité et son mépris absolu du danger.
Dans la période des attaques a fait plusieurs reconnaissances périlleuses au cours desquelles il dû parcourir à plusieurs reprises des zones violemment bombardées a pu rapporter ainsi à son chef de corps des renseignements précieux qui ont aidé à la réussite des opérations. a donné en outre un bel exemple de crânnerie et de froide résolutions dans l'accomplissement de ces missions. Ordre général numéro 7 du 29 juin 1940, le général d'armée Blanchard commandant le groupe d'armée numéro 1, cite à l'ordre du corps d'armée le capitaine Marc Bloc du 4e bureau de l'État-major. au cours des opérations en Belgique a assumé la lourde tâche de l'organisation et de l'exécution des ravitaillements en carburant a fait preuve dans des conditions toujours difficiles d'un sens avisé d'une méthode sûre d'une énergie tenace et a permis l'exécution des mouvements fixés par le commandement.
Mémoire de proposition pour la médaille de la résistance française. Attribution par décret du 24 avril 1946. À l'âge de 56 ans, étant entré dans la résistance, le capitaine Marc Bloc a commencé par occuper des postes extrêmement modestes, ne craignant pas de payer de sa personne, faisant lui-même ses liaisons, vivant avec une grande modestie. et passé chef de la région de Lyon sous le nom de Narbon. arrêté à la suite de dénonciation en même temps que plusieurs membres du directoire de Lyon a été fusillé par les Allemands après avoir subi d'affreuses tortures.
Et on va maintenant poursuivre dans les quelques secondes qui vont suivre par le discours du président de la République. Une réaction rapide à ces distinctions qui ont été extrêmement nombreuses. Oui, effectivement et nous en avons parlé tout à l'heure.
C'est un personnage qui reçoit la Légion d'honneur à titre militaire ce qui est rarissime. C'est un homme qui détestait les pleutres. et je vous coupe le président de la République.
Toutes mes excuses. Emmanuel ce 16 juin 1944 au crépuscule dans un champ de la région lyonnaise les nazis exécutent leurs prisonniers. 30 hommes de toutes conditions, confession, opinion. un menuisier, un syndicaliste, un chemineau, des Polonais, des résistants, des communistes et parmi eux un professeur d'histoire, Marc Bloc.
De la Sorbonne à ce champ où il tomba, Mark Block vécut ainsi parmi les hommes, guidé par la volonté de comprendre leur vie et de partager leurs idéaux. Mort héroïque parce que stoïque, mort à laquelle il s'était préparé pour la France comme soldat déjà blessé au front 29 ans plus tôt. Mort dont son ami Lucien Fèvre dira qu'elle fut une sainte mort.
Mort infligée parce que Mark Block a résisté à la barbarie nazie et à son complice le gouvernement de Vichi. Quand l'ennemi occupe la France, à partir de juin 1940, quand le gouvernement de l'État français aux mains de Pétin et Laval entre dans la voie de la collaboration, le destin de Marblok bascule comme celui de tous les juifs. cœur et de raison authentiquement républicain.
Défenseur ardent et inlaassable de la laïcité, Mark Block endure les conséquences de l'antisémitisme d'État initié par le gouvernement du maréchal Pétin. Qu'importe aux yeux des hommes de Vichi, la vie et l'œuvre de Mark Block. Pour eux, rien ne compte plus que sa judéité.
Il était pourtant de ceux de 14 croix de guerre, chevalier de la légion d'honneur à titre militaire, vétéran de la campagne de France de 3940, réengagé à plus de 50 ans pour défendre sa patrie, historien, normalien, professeur à l'université de Strasbourg puis à la Sorbonne, fondateur avec Lucien Fèvre de l'école des anales, auteur des rois tomaturges ou de la société féodale. Qu'importe cette vie de grandeur et de laur ? Les hommes au service de l'État français ne voient en marque bloc que le juif.
Le juif malfaisant, funeste, nocif, coupable parce que juif, à exclure, persécuté et effacé parce que juif. Dès la fin de 1940, Mark Block subit comme tant de nos compatriotes les conséquences de cette politique mené au nom de la France et sa famille avec lui. Infernal enchaînement.
Il est exclu de l'université au bout d'un processus bureaucratique unique. Ses traitements et pensions sont supprimés, ses comptes bancaires bloqués, son appartement parisien réquisitionné. Il est alors obligé de quitter avec les siens la zone nord occupée par les nazis.
Ne pouvons plus partir pour l'Amérique, tous se réfugiant en zone sud qui n'a de libre que le nom. De là Mark Block qui se proclame juif qui ne se cache pas, se bat comme il peut contre ce régime où l'antisémitisme est d'état après l'adoption des deux statutes des juifs et la loi de juillet 1941. Et Marc Block mène alors une première bataille contre Vichi et les nazis.
Devenu nomade entre sa maison de fougère, Montpellier et Lyon, il lui faut sauver sa bibliothèque. Oui, sa bibliothèque. Que le gouvernement de Vichi comme l'occupant veulent lui confisquer 5000 livres.
Patiemment rassemblé par Mark Block tout au long de sa vie. livre de l'étudiant, du professeur, du républicain. 5000 livres qui disent la vérité d'un homme, son amour de la littérature, son appétit de savoir, sa soif de transmettre.
Alors Mark Block résiste à cette persécution inepte, ne veut pas rencer à ses livres, à sa vie, à ce qui donne sens à son existence, alors il se bat. Demande à Lucien Fèvre d'activer tous les réseaux possibles. Sollicite Fernand de Brinon, représentant de Vichi en zone occupée.
Écrit à Jérôme Carcopino, ancien élève de son père, désormais au service de Pétin. On lui a tout pris, mais au moins qu'on lui laisse ses livres. Il ne demande rien d'autre pour lui, pour ses enfants.
Mais non, rien n'y fait. La lâcheté des uns et la méchanceté des autres se conjuguent. L'antisémitisme lui a volé son métier, son appartement, son argent.
Il faut qu'il lui vole aussi ses livres. Ces derniers sont expédiés en Allemagne, dispersés et pour beaucoup perdus. Dans la France de la collaboration à vite de prendre sa revanche sur l'affaire de Refus, le cas de Mark Block montre que dès qu'il faut s'en prendre à un juif, il se trouve toujours un préfet pour réquisitionner, un policier pour perquisitionner, un juge pour condamner, un universitaire pour justifier, un journaliste pour approuver, un voisin pour dénoncer et tant d'autres pour détourner le regard.
Ne l'oublions jamais. Tout cela s'est passé et s'est mise en place une mécanique idéologique de haine conjuguée à une épidémie de l'acheter. Et dans le même temps, ils furent quelques-uns pour allumer les braises de ce que nous sommes et sauver l'honneur et l'âme de la France avant d'en hâter la victoire.
Oui, quelques-uns auxquels nous nous raccrochons. Un préfet Jean Moulin organise l'armée secrète au nom de De Gaules. Un policier.
Achil Peretti fonde le réseau Ajax. Injuge. Paul Didier refuse de prêter serment à Pétin.
Un professeur agrégé de droit, Pierre-Henrien, entre dans le réseau qui va devenir combat. Un journaliste Pierre DC moque les collaborateurs sur les ondes de radio Londres. Une psychiatre Adéï Oval est déporté à Hvitz pour avoir défendu des juifs molestés dans la rue et deviendra juste parmi les nations.
Et 1038 garçons sans attaches choisissent de rejoindre la France libre pour y gagner le plus beau des titres de noblesse en République. Compagnon de la libération. Marc Block s'inscrit dans cette chaîne humaine salutaire.
Lui, l'héritier des Lumières, ancien combattant des deux guerres, choisit à son tour l'armée des ombres. Le voici à Lyon, réseau fran Tireur, recruté à 57 ans par Maurice Spéci, un gamin de 20 ans. C'est moi le poulin de Maurice, lâche-t-il dès la première rencontre avec ses camarades fidèles à cet humour pince sans rire dont il ne s'est jamais départi.
Le voici rebaptisé Maurice Blanchard, monsieur Rolin, ou de ses alliés chevreuses ou Narbon. Le voici siégeant dans le comité des experts créés par Jean Moulin au côté d'Henry Freé, François de Menton, Alexandre Parodi, Michel de Bré et tant d'autres ensemble ils pensent le destin de la France libérée. Le voici. dirigeant régional des mouvements unis de résistance, le voici conscient des risques qu'il prend en s'exposant de la sorte, mais aussi sa famille, son épouse Simone et leurs enfants.
Le voici arrêté ce 8 mars 1944 sur le pont de la boucle à Lyon par des Français membres de cette guestapo dont le chef Claus Barbie et le voici enfermé à Montluc comme Jean Moulin avant lui. prisonnier de Francis André d'eu tordu et de sa bande de collaborateurs, voleurs et torsionnaires torturés passé sep fois au supplice de la baignoire ne donnant que des noms connus pour être déjà à Londres en sécurité préservant la vie de tous les autres. Professeur d'espoir aussi encore et toujours.
Dans la prison de Montluc, Marc Bloc, frappé, torturé, supplicé et ce prisonnier qui demeure calme, souriant et quai. Oui, gay, il nous encourageait, raconte l'un de ses compagnons de captivité. Il nous ranimait, nous parler de la France de son passé et ne désespérait jamais. livré au nazis et assassiné avec ses compagnons au soir du 16 juin 1944, Mark Block est présenté par la propagande de Vichi comme terroriste parce que juif.
Sa mort est même revendiquée par le chef de la milice Joseph d'Arnand. terrible àu qui marque alors la volonté des derniers fidèles de Vichi d'entraîner le pays dans la guerre civile alors même que la défaite du nazisme et la chute du gouvernement de Vichi est inéluctable. Disons-le ici.
Voilà où mène inévitablement l'antisémitisme dès lors que quiconque s'engage sur ce chemin de ténèbres. Confronté à ce cauchemar, la grandeur de Mark Block est cependant de n'avoir jamais désespéré de la France et du peuple français. La résistance de Mark Block est aussi de pensée et d'écriture.
Puisqu'il est historien et que l'histoire est un combat, puisque Vichi lui a volé ses livres, le voici qui en écrit de nouveau. Deux livres de combat, deux livres de résistance. Apologie pour l'histoire et l'étrange défaite.
Marc Bloc dédicace ainsi à Lucien Fèvre son apologie de l'histoire. Nous sommes les vaincus provisoires d'une injuste défaite. Tout Mark Block est là dans ces quelques mots.
L'historien n'a pas vocation à contempler le passé pour déplorer ce qui n'est plus. Son devoir est au contraire d'entrer dans l'action au nom du passé. Je croyais à l'avenir parce que je l'écrivais moi-même, dira-t-il plus tard.
Insiner l'étrange défête et c'est d'histoire du temps présent pour tous les lendemains à venir. Il y osculte les plaies de la patrie vaincue et les multiples causes politiques, militaires, morales de l'humiliation de 1940. Bloc prodigent des enseignements qui nous obligent encore et point les raisons qui ont mené la France heureuse du Front populaire de l'été 36.
Au désastre du printemps 40. La perte de toute force morale de la nation a commencé par ces élites qui cédèrent à l'esprit de défaite par détestation des élans du peuple français. Mark Block est sévère avec les dirigeants des gouvernements Bloom qui n'ont pas vu le pirate venir, mais il l' encore plus et surtout avec ses français d'influence et de pouvoir qui de fait préférait admirer Hitler plutôt que le Front populaire qui doutent de la France la voyait déjà décadente au fond n'y croyaient plus.
L'esprit de défaite sans cesse entretenu par ceux qui se proclament plus français que vous. Ce sont toujours les premiers à sacrifier la France aux intérêts de puissances hostiles. Les premiers à la renier, les premiers à la trahir.
Premiers à sacrifier à leurs intérêts un peuple libre, peuple qu'au plus profond de même il n'aiment pas. Ainsi persiste encore et toujours cet esprit de défaite indissociable de l'esprit de Vichi, poison lent de notre vie publique et qu'il faut combattre inlassablement. Esprit qui prétend sauver la France en l'écartant de nos principes de liberté, d'égalité, de fraternité, fascination pour la force brute d'esprit faibles qui s'étaient fatigués de la complexité du monde, manquait de caractère et ne croyait plus dans le peuple français.
Intellectuel intranquille, Marc Bloc est pour nous ce testament permanent. Testament de vie. Carc Block est inséparable de Simone.
Son amour, son éternelle victoire sans qu'il n'aurait pu accomplir son œuvre. Inséparable de la bravoure des siens, Alice engagé dans le secours aux enfants et Étiennent Louis et Daniel entré en résistance quand les deux cadés Jean-Paul et Suzanne vivent les épreuves du temps. La flamme aussi de la République chez ses petits enfants et arrière petits enfants.
Marc Block, affaire de famille, famille de devoirs, de pensée et d'action. Testament de savoir et de science aussi. Sa bibliothèque a été dispersée par les nazis, mais ce sont bien les graines de son génie européen qui ont essaimé et enfanté d'autres savants comme lui attaché à notre civilisation de liberté jusqu'à Carlo Ginsbourg disparu voilà quelques jours.
Testament pour l'historien aussi. Papa, à quoi sert l'histoire ? Selon la phrase qu'il place au début de son apologie pour Marblock, l'histoire sert à chercher la vérité et à trouver la liberté.
Inspiré par son père, lui-même professeur d'histoire antique et son frère médecin, Mark Block a placé la méthode scientifique au cœur de sa discipline. Le rapport au fait, la construction de la vérité, mais aussi l'étude des sociétés humaines dans les rapports sociaux et religieux comme dans les imaginaires. "L'histoire et la science des hommes dans le temps, écrit-il.
Elle n'est pas une succession d'événements bruts initié par des individus aussi exceptionnels soi-ils parfois, mais une construction de temps long. Mark Block entend lire le passé aussi dans les mentalités des peuples. Pour ce médiévist, les croyances du paysan de la France féodale comptent autant que les gestes du roi de France.
S'il est des rois tomaturges qui guérissent par miracle et que le peuple accepte de croire à cette légende, il est indispensable de comprendre les ressorts de cette relation entre roi et peuple. Le métier de l'historien est de configurer, contextualiser, interpréter ce qui doit devenir vérité scientifiquement éprouvé. C'est là dans les façons de sentir et penser de chacun, dans l'exploration de ce que Lucien Fèvre nomme l'outillage mental, que se trouve le chemin qui mène à la vérité dans l'histoire.
Vérité bâtie sur les traces, les faits, les analyses. Vérité qui se polie dans l'historiographie l'excite véritatem il achérit la vérité. Épitaf et boussole.
Idéal démocratique qui rejoint le métier de l'historien. Ainsi Marc Bloc lit-il France et histoire, République et sciences, gouvernement et raison. Cette méthode et ce lien sont aujourd'hui encore les meilleurs antidotes contre les poisons de la révision historique qu'un peu partout nous revoyons poindre.
Oui, pour Marc Bloc, adolescent au temps de l'affaire de RFUS, la République organise la confrontation respectueuse des faits, des idées, donne sa place à la science et à la justice, libère de la dépendance aux croyances faciles et de la crédulité aux fausses nouvelles. Et l'intégrité intellectuelle ne va jamais sans force morale ni sans courage physique. Deux fronts d'une même guerre pour la vérité, science et résistance.
Testament d'un professeur. Enfin, fils de professeur, Mark Block ne cessa jamais d'enseigner n'importe où, à l'université de Strasbourg comme dans la prison de Montluc. C'est comme s'il montait sur l'estrade, donnant à tous un cours simple, sans jargon, à hauteur d'intelligence, optimiste toujours. "Je crois aux jeunes," disait-il. "Oui, être professeur d'histoire et se publicite de chaque jour à notre jeunesse et à la force d'un nouveau printemps." Testament permanent. qu'il ne finit pas de nous léguer.
Ainsi Marc Bloque entre-t-il au panthéon vivant là devant nous et son leg devient nutre formulé avec ses propres mots. La France demeurera quoi qu'il arrive. La patrie dont je ne saurai déraciner mon cœur.
J'y suis né. J'ai bu aux sources de sa culture. J'ai fait son passé.
Je ne respire bien que sous son ciel. Et je me suis efforcé à mon tour de la défendre de mon mieux. Vive Marc Bloc, vive Simon Bloc, vive la République, vive la France.
Le discours d'Emmanuel Macron s'achève exercice qu'il affectionne particulièrement. Oui, je pense c'est un un très bon orateur. Je je voudrais peut-être retenir simplement cette image que l'on voit à gauche dilexide véritatem.
J'ai aimé la vérité. On évoquait la bibliothèque, il a beaucoup parlé de la bibliothèque. Comment sait-on que les livres appartenaient à Mark Block ? tout simplement parce que les livres et bien avaient ce qu'on appelle un exlibris, c'est-à-dire la marque tout simplement de leur propriétaire et l'exlibris de Mark Block représente un vigneron qui est en train d'écraser son vin avec cette devise la vérité et le vin de la vie.
C'est une phrase absolument magnifique et euh je crois que le président de la République a bien rappelé que l'histoire et bien euh au fond est en quête de vérité et elle dit aussi notre liberté. C'est parce que nous connaissons notre histoire que nous devons et nous sommes capables de faire les bons choix en liberté. C'est pour cette raison qu'il faut promouvoir l'enseignement de l'histoire.
Et la tour Effel saintille et s'allume en hommage à Mark Block alors que la Marseillaise retentit sur le Paris. Des images absolument magnifiques et on va donner la parole à Camille Jair qui est au côté de ceux qui ont pu vivre cette cérémonie de près. Camille, la parole est à vous pendant ce moment d'émotion.
Exactement. un moment d'émotion avec vraiment tous les yeux suspendus, un grand moment de silence pendant ces 20 minutes de discours d'Emmanuel Macron. Et là, à l'heure où je vous parle, la Marseillaise qui raisonne derrière nous et l'émotion qui continue à se vivre ici rue Souflo.
Je suis avec deux étudiantes en hippocharte ici à Henri, pas très loin. Marie-Alex et Pauline, qu'est-ce que vous avez ressenti ce soir ? Qu'est-ce que vous avez vécu ?
C'était une cérémonie forte, on peut le dire. Euh oui, on a ressenti le fait d'être français tous ensemble, c'est ce qui m'a le plus marqué et de d'acclamer la mémoire de d'un homme qui a marqué notre histoire et une histoire assez récente d'ailleurs. Et c'est pour ça qu'on était là aussi pour montrer que nous aussi on est français et on est fier de cette histoire de France et et Marc Bloc en est un bon exemple.
Et vous Pauline, euh s'il y avait peut-être un moment euh qui vous a particulièrement marqué pendant pendant cette panthéonisation ou un mot peut-être du discours d'Emmanuel Macron, une sensation, une émotion particulière que qui vous a que vous emportez ce soir avec vous ? Et bien, j'ai été très touchée au moment où le les cercueils sont entrés dans le pantthéon euh parce qu'en fait sous un tonner d'applaudissement pendant plusieurs minutes d'ailleurs un un applaudissement très respectueux et et empli de oui de fierté pour ces pour cet homme qui est mort pour la France quand même et qui a témoigné beaucoup de courage et euh donc oui beaucoup de d'émotions à ce moment-là. Euh j'ai été très touchée par ça.
Vous pensez emporter un peu de cet homme-là dans vos travaux ? Vous êtes étudiante en hippochard donc des heures et des heures à travailler dans des bibliothèques parfois un peu sinistres et est-ce que vous pensez voilà emporter un peu de cet héritage de Markblog avec vous dans vos futurs travaux ces prochains mois ? Bah, c'est quand même un historien euh très important sur la feudalité notamment.
Et euh oui, en fait euh ce qui est étrange, c'est ces deux euh ces deux figures d'historiens et de résistants morts pour la France. et en fait d'aller les deux enfin de savoir dans nos dans nos travaux de recherche et enfin voilà d'histoire de savoir que en fait cet homme a marqué la France et en même temps il nous marque nous d'un point de vue assez différent et peut-être plus personnel même pour nous aider dans notre travail et je trouve que avoir cette vision là cette double vision de l'homme par derrière son œuvre et [applaudissements] c'est vraiment l'homme l'historien et aussi l'homme dans sa vie on a beaucoup parlé ici de sa vie de famille de sa relation avec son épous, ses enfants, c'est quelque chose aussi qui vous a marqué et peut-être que vous vous emportez avec vous en quittant cette rue Soufflot ce soir. Bah, oui, la famille c'est très important et ben sa femme l'a sûrement soutenu dans ses travaux aussi d'historien et ben heureusement qu'elle était là pour pour l'aider.
Voilà. Et d'ailleurs, elle est elle est ici ce soir enterrée au panthéon. Alors, le panthéon sera fermé demain.
Il réouvrira le 25 juin et du 25 au 28 juin, il sera l'entrée sera gratuite. Vous pourrez vous recueillir donc dans la criau au niveau du caveau 13 où sont enterrés les époux blocs. Merci beaucoup Camille Jair et Lucas Paris pour toutes ces précisions et merci de nous avoir permis de de vivre sur place ces émotions.
Ces deux hommes femmes qui ont parlé d'union patriotique et de leur amour pour la France. C'était très émouvant. Qu'est-ce que vous vous retenez du discours du président de la République ? [soupir] Euh son difficile de tout résumé.
Difficile de résumer. [rires] Non, ce que au-delà du des paroles du président, moi je trouve ce qui est fort dans cette journée, dans cette soirée, c'est voilà, c'est le message du patriotisme. La force du patriotisme.
C'est un mot qui a souvent été peu enfin qui a été peu à la mode dans les années 60 70 80. On s'aperçoit qu'aujourd'hui que dans un monde difficile, c'est une vertu, une vertu nécessaire. Donc si Mark Block pardon la mort réussit à faire souffler de nouveau un vent de patriotisme sur la France, je me réjouais personnellement.
Une dernière réaction peut-être sur ces images, sur ces moments aussi qui t'ont qui qu'on a vécu ensemble et qui nous ont permis de de redécouvrir ce personnage de Markblock puisque vous avez parlé tout à l'heure de redécouverte tardive. C'est vrai qu'une panthéonisation, c'est encore une fois l'occasion de reparler de ce personnage et de son empreinte. euh sur l'histoire, qu'est-ce qu'on doit retenir si on connaissait peu Marc Block il y a encore quelques heures ?
Moi, je peux je pense qu'il il faut euh vraiment euh relire euh Les tranches des fêtes dans l'heure de l'immédiateté. C'est un livre essentiel euh sur un moment précis de notre histoire. Mais ce que je retiens avant tout, c'est euh au fond, euh pardonnez-moi, d'avoir une vision un peu communautariste d'historien, c'est que je suis très heureux, moi en tant qu'historien de voir la profession honorée de cette façon.
Encore une fois, l'historien n'est pas une science morte. L'histoire n'est pas une science morte. C'est une science qui doit nous permettre de comprendre le présent afin d'envisager l'avenir.
Et sans cette profondeur et bien nous sommes comme condamnés à être engoncé, emprisonné dans la crise du temps présent. Donc pour aller de l'avant, voilà, l'histoire est maîtresse de vie et de vérité, disait Cicéron. Et c'est ceux qui voient plus loin dans le passé, je pense, qui euh pourront envisager euh l'avenir de façon libre parce que l'histoire, encore une fois, est l'enseignement de la liberté, la liberté des choix.
Et lui, Mark Block a fait un choix libre qui était celui à la fois de la France et de l'intelligence. Je n'aurais pu rêver. Meilleur conclusion.
Quel mot de fin. Merci beaucoup à tous les deux de m'avoir accompagné sur cet événement qui déjà marque l'histoire, la pantéonisation de Marc et Simon Block. Et évidemment ce moment très solennel qu'on a vécu ensemble et qu'on a partagé, on rappelle la présence de Camille Jair, de Lucas Parè sur place.
Ils étaient ruouflos pour être au plus proche de cet événement. Continuez à nous suivre, continuez à nous lire sur le figaro.fr et je vous retrouve dès demain 19h sur le Figaro TV dans Bienvenue en Île-de-France.
Excellente soirée. [musique]
Emmanuel Macron