🔴 Laurence Bloch, ancienne directrice de France Inter, auditionnée par la commission d’enquête
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ancienne directrice des antennes et de la stratégie éditoriale de Radio France, ancienne directrice de France interre et auteur d'un rapport sur la holding sur le projet de holding France Media. Madame Block, vous avez été directrice des antennes de la stratégie éditoriale de Radio France d'août 2022 à juin 2024. Vous avez à votre actif une longue carrière dans l'audiovisuel public.
Vous en êtes l'une sans doute des plus grandes spécialistes. Vous avez commencé en 1980 par la production et l'animation de plusieurs émission dans le pays d'ici, grand angle, le vif du sujet et les matinales sur France Culture. Vous avez séjourné en Afrique australe comme correspondant de RFI et du journal de la Croix de 1985 à 1987.
Vous avez ensuite occupé la fonction de directrice adjointe de France Culture pendant plusieurs années, d'abord de 1989 à 1997. Puis de 2001 à 2010, vous avez poursuivi votre engagement pour l'audiovel public en passant de France Culture à France Interre où vous avez été successivement directrice adjointe, responsable de l'antenne puis directrice. Vous avez d'ailleurs retracé ce riche parcours, ce long parcours dans un ouvrage autobiographique pardon radioactive publié en octobre dernier.
Vous êtes depuis votre départ de Radio France resté très active dans le domaine de l'audiovisuel public. Vous avez ainsi nommé par la ministre de la culture l'année dernière pour superviser ou en tout cas pour rédiger un rapport d'accompagnement de la réforme de la gouvernance de l'audiovisuel public dans le cadre de la proposition de loi portant réforme de l'audiovisuel public dit PPL Lafond dont je suis le corpporteur dans cette assemblée avec madame la députée Virginie Dubi Müller. Cette commission d'enquête, vous le savez, madame Bloc porte sur l'audiel public et plus largement son impartialité, son indépendance, son fonctionnement, son financement.
Et nous menons ici un travail de contrôle exigeant que j'ai rappelé ce matin et votre audition est attendue parce que je l'ai dit, vous avez une connaissance fine, précise de ce secteur. Je vais vous laisser la parole pour 10 minutes si vous le voulez bien. Puis j'aurai trois quatre questions très rapides avant de céder la parole au rapporteur puis au députés. présent.
Avant de vous donner la parole et comme nous l'imposent les textes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous inviter à lever la main droite et à dire "Je le jure." Je le jure.
Je vous remercie et je vous cède la parole pour 10 minutes. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je voudrais d'abord vous remercier de me donner l'occasion de revenir sur le choix professionnel qui était le mien de rester fidèle à l'audiovisuel public pendant 50 ans, presque jour pour jour et de m'y être senti utile à chaque moment de ma vie. Je suis entrée à la maison de la radio, comme on dit, comme une toute petite stagiaire en juillet 1974.
J'y ai appris tous les métiers. J'ai participé à la direction de France Culture comme vous le rappeliez monsieur le président pendant 20 ans. Puis j'ai eu la chance et l'honneur de diriger France Inter pendant 8 ans avant de rejoindre la direction de Radio France au côté de Civil Veale comme directrice des antennes.
Lorsque j'ai posé le pied dans la maison ronde en 1974, celle-ci appartenait encore à l'ORTF. Il y avait en tout et pour tout trois chaînes nationales privées et publiques. Fran n'existait pas et Jacquel Baudrier lançait tout petitement des expérimentations de station locales sur trois territoires.
Melin Laval, la région du Nord Pascalis. C'était le temps de la rareté, c'était aussi le temps des évidences. Personne ne doutait de l'audiovisuel public, de son utilité, de sa légitimité, de sa singularité, même si le combat pour l'indépendance des rédactions était encore très loin d'être gagné. 50 ans plus tard, forcé de constater que le monde de l'information et de la communication s'est complètement transformé, c'est aujourd'hui un vaste territoire de flus incessant d'images et de son. d'information et de désinformation distribué par des plateformes plateformes qui certes ont accélérer la distribution de l'information qui certes ont facilité le quotidien de milliers de citoyens dont je suis mais ont aussi fagocité leur attention avec pour seul logique l'obsession de leur propre croissance et que dire des réseaux sociaux qui sont aujourd'hui un déversoir de sujets pour la plupart accessoires ou de proposineux.
Dans ce contexte, que peut encore l'audiovisuel public ? Est-il en capacité de résister, de construire un territoire solide, attractif et suffisamment puissant pour résister à ce flot ininterrompu et échevelé de nouvelles et de contrevell ? Est-il en capacité de protéger le monde démocratique que nos aînés ont construit pied à pied après la guerre, fondé sur la raison, le respect des faits et de la science, la conviction que les contrepouvoirs, dont celui des journalistes, sont indispensables et que la liberté d'expression n'est pas négociable.
Enfin, est-il en capacité de rassembler la communauté nationale en dépit des écarts de génération et d'être un outil au service de la promesse républicaine de liberté, d'égalité, de fraternité ? Pour moi, la réponse est oui et 1000 fois oui. Je pense que vous n'en serez pas surpris à condition qu'on lui fasse confiance et qu'on l'accompagne de façon sincère et déterminée dans les transformations que le monde lui impose.
Je connais bien, je connais bien. J'ai expérimenté les lourdeurs de fonctionnement de l'audovisuel public. sa difficulté quelquefois à associer ses forces dans un monde de concurrence qui pourtant ne lui offre pas d'autres choix.
Je connais bien ce qui peut quelquefois passer pour de l'entreo ou une vague arrogance se réclamant d'une qualité que d'autres n'auraient pas. Mais je sais aussi que sans l'audiovisuel public, ce pays ne serait pas le même car la puissance publique lui assigne à raison des missions que le privé n'est pas à même de remplir et lui offre des moyens incomparables pour menur à bien ses missions. Que mes amis de France Télévision me pardonnent car pour étiller ces convictions, je vais surtout m'appuyer sur mon expérience à Radio France.
Mais je sais que la volonté de travailler pour le bien commun est aussi au cœur de toutes les équipes de France Télé. Les missions à partir à Radio France sont extrêmement simples et en même temps immenses. La société dit son cahier des charges conçoit ses programmes dans le souci d'apporter à toutes les composantes du public information, enrichissement culturel et divertissement.
À l'évidence, plusieurs chaînes privées savent parfaitement produire un divertissement populaire. Elles savent aussi parfaitement délivrer une information honnête et impartiale car la déontologie journalistique transcende les notions de secteur public et de secteur privé. reste qu'en matière d'information, aucune chaîne privée ne pourra aligner les moyens que la puissance publique peut offrir pour une couverture nationale et internationale solide en temps de guerre comme en temps de paix, ni pour une mobilisation massive dans la lutte contre les fausses informations.
Avec son réseau de correspondant à travers le monde et l'appui de pigiste permanent, Radio France est en capacité de dire la réalité du terrain et de couvrir au plus juste une histoire immédiate souvent difficile à décrypter. La maison a choisi par exemple de dédier deux correspondants permanents aux États-Unis, ce qui ne s'était jamais fait auparavant, qui est un choix très lourd en terme financier mais capital en terme d'information. À l'inverse, lorsque l'actualité chaude et je pense là à la guerre en Ukraine perd en intensité et que les médias s'en détournent, la radio de service public a les moyens de rester sur place et d'offrir une couverture constante d'un conflit qui même à basabruit est un conflit existentiel pour l'Europe.
Enfin, je pense aussi à la couverture exceptionnelle et unique faite lors de procès historiques comme ceux des attentats de Charlie Hebdo, de l'Hyper Cacher, du Bataclan avec une présence quotidienne d'un ou plusieurs journalistes et la fabrique de podcast plébiscité par le public. C'est là un travail qui dépasse la simple couverture de l'actualité et contribue à la constitution d'une mémoire collective et partagée. Enfin, avec son réseau de radio local, Radio France nourrit toutes ses rédactions nationales et contribue à la mission de cohésion qui est la sienne.
En parallèle à ce rôle central dans le secteur de l'information, Radio France a pour mission d'offrir un un enrichissement culturel. Je trouve le terme un peu baroc qui me fait bégayer, mais ce sont les termes exacts du cahier des charges à chacun des citoyens de ce pays. Autrement dit, il lui faut offrir à tous et à chacun l'accès au savoir, à la connaissance, aux émissions artistiques.
Une mission qu'elle est seule capable de tenir car la rentabilité économique n'y est jamais au rendez-vous. Et qui pourrait aujourd'hui contester à condition d'être de bonne foi le caractère unique de l'offre culturelle de Radio France ? Transculture est la plus grande bibliothèque sonore du monde et qui veut retrouver la voix et la ferveur des plus grands esprits du 20e et du 21e siècle de Vladiminer Jean Kelvit à Paul Ricker en passant par René Char, Simone de Beauvoir Marguerite Hursenaard ou George Dubi n'a qu'à ouvrir l'application de Radio France et se servir dans ce trésor inestimable et renouvelé au quotidien.
France Culture, c'est aussi le lieu le plus ouvert aux travaux des universitaires qui trouvent là une plateforme d'écoute et d'échange que beaucoup en Europe nous env. Si France Culture travaille d'une certaine façon pour l'éternité, France Interre, aujourd'hui première radio de France avec 7500000 auditeurs quotidiens et la chaîne de la médiation, celle qui sait rendre populaire, les grands penseurs, les grands artistes, les grands chercheurs. Et je veux rappeler une fois encore que ces auditeurs habitent à 80 % en région, loin des clichés d'une chaîne pour bobo parisien ou membres du 440.
Ils sont plus de 7 millions de personnes qui ne pensent pas pareil, mais qui ont en partage la curiosité et la joie de découvrir, comme disait Jacques Chancell, des mondes dont ils ignoraient même l'existence. qui aujourd'hui produit autant d'émissions consacrées à la littérature, au cinéma, à la science, à l'économie, à la géopolitique, à l'histoire avec autant de succès. qui nous fait accepter l'hiver avec une biographie sensible et rayonnante de Matis qui a le culot de proposer tous les jours à une heure de grande écoute de 18h à 19h un magazine consacré à la géopolitique magazine qui rassemble aujourd'hui 1500000 auditeurs tous les jours le double de son challenger loin de moi l'idée de brandir ces chiffres comme des trophées mais simplement pour dire que cette double mission d'accès au savoir et de délivrance d'une information honnête et pluraliste et belle et bien remplie par Radio France qu'elle est décisive dans une société atomisée par les réseaux sociaux et qu'elle participe de la défense de notre souveraineté dans un monde par les plateformes internationales.
Alors 30 secondes. Alors que l'on réfléchisse à l'organisation de l'audiovisel public, que l'on veille sans relâche à ce qu'il ne laisse aucun citoyen sur le bord de la route, qu'on lui demande des comptes sur sa gestion, sa stratégie, ses ambitions. Quoi de plus normal, de plus sain, de plus légitime ?
Mais le combat qui est mené de façon obsessionnelle et injuste par quelques-uns qui n'espèrent que sa disparition devrait interroger sur ce qui est visé à travers l'audiovisuel public. L'audiovisuel public, c'est le lieu du partage, du dialogue, de l'équilibre, du pluralisme et de la liberté que donne le savoir et la connaissance. Pour ma part, c'est le monde dans lequel j'espère vivre encore quelques années.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame blog d'avoir partagé avec nous vos vos réflexions et vos analyses sur le duel public. J'aurai trois questions rapides et puis je cède la parole au rapporteur.
La première est d'actualité. Madame Ville, présidente directrice générale de Radio France a annoncé ce matin une vaste réorganisation de de Radio France. vous avez eu des responsabilités importantes au sein de au sein de ce au sein de ce groupe, au sein de Radio France et et dans les décisions qui ont été prises, il y a notamment le le remplacement de la directrice de France interre et je voulais avoir votre regard même si je sais bien que c'est une décision très récente mais mais comment vous analysez ce choix ?
Et ma deuxième question, elle tire aussi à France Inter. Vous avez dit dans votre livre radioactif, France Inter retrouva ses couleurs, son identité, son public. qu'elle était redevenue une radio capable de fédérer beaucoup de Français d'opinions politiques différentes, d'origines sociales éloignées, de goût et d'âge dissemblable, tous désireux d'être accompagné au quotidien par une bande de fidèles investis dans leur mission.
Ma question, elle est elle est elle est elle est complexe. On reproche parfois le public. On a eu une audition avec les responsables de France Info TV.
Le rapporteur disait d'ailleurs, je pense à juste titre que France Info TV avait du mal à définir son identité, sa ligne éditoriale euh et que c'est peut-être pour ça que les audiences n'étaient pas au rendez-vous là où d'autres chaînes privées avaient une vraie identité de chaînne d'information en continu. France Interre a une ligne éditoriale et et c'est peut-être pour ça que que qu' a qu'il a le qu'elle a le succès aujourd'hui qu'elle connaît. Et en même temps, il y a cette exigence d'impartialité et de pluralisme.
Et comment on peut concilier euh la construction, la définition d'une d'une identité éditoriale qui permet à une radio même publique d'exister dans un monde concurrentiel tout en respectant cette exigence de pluralisme et d'impartialité ? Pour moi, c'est une question c'est une question majeure et et c'est une question importante fondamentale parce que on voit bien que quand quand on peut porter quelques reproche par exemple à France info TV, on lui fait le reproche de pas avoir de de ligne éditoriale mais quand il y a une ligne éditoriale assumée qui explique sans doute le succès de France interre, on peut s'interroger aussi parce que il peut y avoir le sentiment que l'impartialité, le pluralinisme est pas garanti. comme vous avez eu cette mission que le succès de France inter est quand même vous doit beaucoup et qu'en même temps et je pense que le rapporteur y reviendra, il y a eu des exemples qui ont pu interroger sur le respect de l'impartialité à chaque instant et le pluraliste.
Je voulais savoir pardon pour cette question un peu longue, comment à chaque instant vous aviez concilié ces deux ces deux exigences et du coup au lieu de trois questions, enfin que deux comme ça je cède la parole rapidement au rapporteur. Vous avez parlé de guerre idéologique qui est menée à l'audiovisuel public. tout sera bon.
Il y a juste beaucoup de tracnards qui sont prêts à être déclenchés et ça faisait notamment référence à cette rencontre que vous avez eu avec Thomas le Grand et qui avait été révélée par un média privé, une captation d'un café. Euh la ministre nous a indiqué ce matin qu'elle qu'elle regrettait, qu'elle dénonçait ses méthodes. Et ma question est finalement plus large.
Euh à quoi vous faites référence quand vous parlez de guerre idéologique contre l'audiovisuel public ? Vous me donnez une heureement. Après rapport raison, il a beaucoup de questions et j'imagine que ces questions permettront de prolonger ces ces réflexions.
Bien, merci beaucoup. Euh vous, je vais pas du tout commenter les choix de la présidente. Je veux juste dire publiquement l'admiration que j'ai eu pour le courage d'Adelle Vendrette.
C'est pas un boulot facile. Elle a tenu bon, elle a cherché le meilleur. C'est une époque très difficile pour France Inter pour le viel public.
Donc je veux la saluer. Elle est jeune, elle fera plein d'autres choses. C'est la seule chose que je veux dire.
Après, vous m'interrogez sur une question que je me suis posée pendant 8 ans du jour où j'ai posé le pied à France Inter. Comment fait-on pour rassembler le plus possible de français pour ne laisser personne à l'écart du chemin ? Je vous rappelle que quand je suis arrivée, la chaîne était à peine à 9.5 5 et en même temps pour qu'elle ait voilà une personnalité pour qu'elle ait voilà une marque c'est on appelle ces ces chaîne des marques et je me suis posé tout le temps cette question ce qui m'a aidé c'est première chose ne laisser personne au bour du chemin deuxième chose respecter à la lettre et y revenir tout le temps le cahier des charges premier point travailler sur l'information je pense que ça c'est absolument capital, c'est-à-dire que une chaîne généraliste, celle qui rassemble le plus d'auditeurs, doit avoir une information intègre, honnête, impartiale.
Je n'ai jamais coupé les budgets de la rédaction. Je lui ai toujours laissé ses moyens. Je me suis toujours appuyée sur de très grands professionnels.
Catherine, elle était la directrice de la de l'information. Elle a été auparavant la directrice de l'information de TF1. Elle m'a infiniment a MD dans ce travail parce que un journal comment dire le Final Cut est toujours revenu à Catherine Nail.
Donc protéger l'information, protéger ses journalistes, protéger l'antenne. Quand il y avait des erreurs à l'antenne, elles ont toujours été corrigées. Il y a tout un mécanisme sur lequel je pourrais revenir si vous voulez de contrôle de l'information et pour moi c'était fondamental.
Il y a eu des erreurs, il y a eu des dérapages mais c'est le journalisme est fait par des hommes et des femmes qui se trompent. L'essentiel, c'est de le dire, de le reconnaître et d'avoir une véritable netteté à l'égard des auditeurs. Ensuite, on m'a beaucoup conseillé de faire comme c'était une chaîne généraliste de travailler sur le plus petit dénominateur commun, c'est sur une chaîne assez neutre.
Moi, j'ai pas du tout voulu faire ça parce que je venais de France Culture et que je savais que le plus beau slogan d'Inter, c'était écouter la différence. Et donc, j'ai voulu effectivement faire en sorte que les programmes de France Inter soient des programmes de qualité, d'exigence, éclectique et on a beaucoup travaillé sur la matinale. Et si je peux enfin juste revenir sur ce moment qui est un moment capital pour la radio, vous comprendrez peut-être que c'est un travail de tapisserie, c'est un travail de broderie.
Je m'excuse, ce sont des termes très féminins mais c'est un travail qui est en constante évolution mais que si vous regardez comment on a fabriqué le 79, vous comprendrez comment les choses se sont faites. Sur le 79 qui est la trancheine de la radio, c'est aussi le moment où vous avez les adultes et les jeunes qui sont ensemble autour d'une table du petit-déjeuner. Et donc, on a toujours voulu qu'il y ait des invités très éclectiques.
On a toujours invité, j'allais dire, les plus grands intellectuels. Moi, je suis très fière que des gens du Collège de France soient venus expliquer quelles étaient leurs recherches. Je suis très fière que des gens comme Antoine Compagnon a fait des séries pour France Interre.
Je suis très fière qu'il y a eu des auteurs étrangers qui soient venus à côté des politiques dont la place est aussi bien sûr et bien évidemment sur le le dans le service public. Mais j'étais aussi très fière que face, j'allais dire à ces institutions, il puisse y avoir à 7h50 par exemple euh un rappeur. Pourquoi ?
Parce que les parents qui comprennent pas du tout pourquoi leurs gamins écoutent le rap, tout d'un coup, ils vont découvrir Dameu. Et puis les gamins qui connaissent pas du tout Pierre le maître et ben ils vont découvrir Pierre le Maître. Donc 179, c'est une information impeccable. sont des invités très éclectiques qui vont se croiser.
C'est une chronique musicale qui va aussi faire un appel aux jeunes et puis sont des des chroniques extrêmement solides et par exemple la chronique de géopolitique de Pieraski était un marqueur. Et puis vous aviez des émissions, je l'ai dit, d'économie, de géopolitique, d'histoire mais vous aviez aussi beaucoup et pour moi c'était très important des émissions populaires. Voilà, Nagi, ça a été une chance pour cette chaîne parce que Nagy, il a tout d'un coup, il a offert la possibilité à des gens qui peut-être étit intimidé par cette chaîne d'y arriver.
Et quand vous arrivez sur chez Nagi, à un moment donné, vous dites "Bah tiens, peut-être je pourrais aller voir Al Rébelli." Et puis vous allez voir Ali Rébelli, peut-être vous avez envie d'aller voir le le d'écouter le 8h. Voilà, c'est comme ça que ça s'est fait.
Ça s'est fait aussi avec la puissance des podcasts, ça s'est fait avec euh le fait qu'on ait filmé les chroniques humoristiques qui ont été très diffusé sur les réseaux sociaux sociaux qu'on ramené les jeunes et c'est l'humour. Je sais qu'on va y venir et je pense que c'est un sujet très important qui pique, qui gratte, qui énerve, qui polarise, qui Mais j'ai choisi Philippe Val avait décidé et pourtant il venait de ce milieu-là. Philippe avait décidé de Philippe Bal avec lequel j'ai très bien travaillé avait décidé d'enlever la chronique d'humour de 7h55.
La chaîne l'a payé très cher en terme d'auditeur et en terme de méfiance parce qu'il faut toujours se rappeler que dans l'esprit des auditeurs, le service public n'a qu'un actionnaire, c'est l'État et que l'État, on le confond assez souvent et c'est bien normal d'ailleurs avec le pouvoir en place et qu'il y a toujours un petit soupçon qu'après tout et moi j'ai toujours vu les courriers beaucoup de courriers d'auditeurs, vous êtes à la botte d'Emmanuel Macron, vous êtes à la botte de Renaissance, vous êtes quand je suis arrivé avec avec une fille Philippe Val, vous êtes à la botte de SarkoZi et l'humour dans une tranche d'info, les humoristes vont plus loin que les journalistes, ils sont payés pour l'humour ça rassure, ça rassure sur l'indépendance, ça rassure sur le fait qu'il y a une parole libre et je crois que c'est extrêmement important pour une chaîne comme un terre qui est ce signe, ce marqueur d'indépendance. Et par ailleurs, moi j'ai toujours dit que le juge de paix, c'était les auditeurs. Dans chaque enquête qualitative sur le 79, les auditeurs nous demandent une tranche d'humour.
Alors, ils vont quelquefois trop loin, ils ont pas c'est tous les jours, c'est très difficile. Euh, ils ne sont ils sont comme tous les citoyens, ils sont pas au-dessus des lois les humoristes. On y si vous voulez on y parce que je rapporter beaucoup vos questions et je vous alors je sais pas si j'ai bien répondu.
Si si, c'était très clair. C'était très clair. Et peut-être juste rapidement très rapidement sur la deuxième question, la guerre de faite à l'élique. rapidement parce que après Oui, ben je voilà, je je quelque part je je regardé l'audition de ce matin par exemple et j'ai vu monsieur Jacobelli qui reprenait une un extrait d'une chronique humoristique sans resituer le contexte dans lequel cette chronique était faite, sans dire enfin sans redonner l'avant et l'après.
Et en considérant que tout ça, une chronique humoristique est au premier degré, mais enfin l'humour c'est pas le premier degré, vous voyez, c'est le 2è, le 3è, le 4e. Encore une fois, encore une fois hein, les humoristes, je m'excuse, je pense que mais c'est pas des vaches sacrées, c'est des citoyens comme tout le monde et ils doivent répondre de leurs paroles devant l'arcome et devant la justice. Mais pour moi, c'est les seules limites à l'humour.
Et quelque part, si vous ne dites pas que ces phrases sont prononcées dans un espace très identifié par les auditeurs qui est Zoom Zom Zen et que c'est du second degré, c'est extraordinairement choquant. C'est d'ailleurs ce que j'ai pu dire euh à Thomas quand je l'ai rencontré. On enlève l'avant, on enlève l'après.
Je trouve que c'est une instrumentalisation tout à fait. Par là, vous parlez d'un député, mais ma question c'était membre de cette commission par ma question c'était est-ce que vous considérez que l'audiovisuel privé aujourd'hui mène une guerre contre le public ? parce qu'il y a une guerre entre eux, l'audio et le public est privé parce que vous l'audi non pas du tout.
Vous parliz d'une guerre idéologique qui est menée à l'audiel public. Je voulais savoir de quoi vous alors c'est de l'instrument c'est une instrumentalisation d'un certain nombre de moments d'antenne dont on ne dit pas le contexte dont on ne dit pas le le la la la la la la la la la la la la la vérité des choses qui sont utilisées contre le duel public pour dire qu'effectivement il n'est pas à la hauteur de ses missions. Je considère qu'il peut faire des erreurs mais qu' à la hauteur de ses de ses missions et de ses ambitions.
Merci. Non très clair. C je voulais comprendre ce qui se cachait derrière cette formule.
Je laisse le rapporteur maintenant vous poser quelques questions. Merci monsieur le président. Merci beaucoup madame Block de venir répondre à no question cet après-midi.
On vient d'apprendre donc ce matin le départ prochain d'Adel Vendrette de la direction de France en terre. C'est donc Céline Pigal, directrice de l'information de Radio France qui semblerait qui semblerait la la remplacer. On a aussi appris récemment le départ du directeur de l'information de France interre, Philippe Corbé pour la direction de France Télévision qui se sépare donc d'Alexandre Cara.
Ce qui fait qu'à date, il n'y a plus de directeur, je crois, de l'information à Radio France, ni de directeur de l'information à France Interre. Globalement, comment est-ce que vous jugez tous ces changements extrêmement récents et fréquent ? parce que ils sont au fond le signe d'une certaine fébrilité ou du moins d'une prise de conscience chez Radio France qu'il y a peut-être des insuffisances notamment en terme de neutralité sur l'antenne de France Interre.
Alors vous dire d'abord que je me réjouis que les grands professionnels qui quittent Radio France quittent Radio France pour l'audiovisuel public. Je trouve que c'est une très bonne nouvelle pour l'audiovisuel public. Philippe Corbet est un extraordinaire journaliste, donc je me réjouis pour l'audiovisuel public.
Il fallait le remplacer, il sera remplacé. Je pense que le fait que Céline Pigal soit nommée directrice de France Interre est une preuve de la de la comment dire de l'importance capitale stratégique de l'information sur une chaîne généraliste de service public et je m'en réjouis. Ce que vous appelez la neutralité, monsieur le rapporteur, moi je suis beaucoup posé la question parce qu'on entend beaucoup parler.
Je vois que dans les textes, c'est pas sont pas les termes qui sont retenus. En tout cas, la question du pluralisme, elle est surveillée de façon très précise par l'ARCOM qui fait des recommandations, qui je crois depuis des années n'a pas fait de mise en garde mise en demeure à l'égard de l'audis public et en particulier de France Inter. Non, je crois pas du tout que ce soit de la fébrilité.
Je crois que c'est une voilà, il y avait une difficulté d'exercice du management à inter. Il y a des échéances électorales très importantes pour le pays. Je pense que vous en conviendrez dans quoi un an et demi et que donc la maison s'est mise en ordre de bataille pour offrir le meilleur le meilleur aux citoyens français.
Merci madame. Pour prolonger peut-être votre réponse, vous expliquez que dans cette perspective cruciale des chance électorale importante, cette maison s'est mise en ordre de bataille pour proposer le meilleur à ses auditeurs. Est-ce que Adelle Vendret notamment n'était pas au niveau pour proposer le meilleur dans cette perspective électorale ?
Je crois que j'ai dit tout ce que j'avais dire sur Adelle Vendrette. Une autre question désormais qui porte sur les audiences notamment de de France Inter, maison que vous connaissez bien. On a appris depuis un an, France Inter avait perdu 458000 auditeurs.
C'est un chiffre plus que conséquent. Ce sont les chiffres d'ailleurs de médiamétrie qui sont parus le 13 novembre. On ne peut pas d'ailleurs expliquer cette baisse par un désintérêt des auditeurs pour la radio puisque dans le même temps des chaînes concurrentes comme RTL et Europain ont gagné des auditeurs.
Donc selon vous à nouveau au-delà de la vals notamment des directeurs chez Radio France et chez France Interre, qu'est-ce qui ne va pas et quel est le problème fondamental qui fait que depuis quelques mois il y a une perte massive d'auditeurs sur les antennes de France interre ? Alors, je pense que beaucoup des concurrents de France inter rêveraient d'avoir les chiffres de France interre. Je vais quand même vous rappeler qu'aujourd'hui c'est 7500000 auditeurs quotidiens, ce qui est considérable, qu'effectivement la chaîne a connu un petit coup de mou à la rentrée, qu'elle a rattrapé une grande partie de ce coup de mou en décembre.
Et je voudrais vous dire pour avoir été directrice d'antenne que lorsque vous avez à assumer le départ de l'encore woman du 79 qui s'appelle Léa Salamé, c'est un très gros coup dur pour une antenne. Il faut retrouver un couple qui fonctionne bien. Il faut retrouver une façon de présenter.
J'ai j'ai dit un jour, je crois que c'est dans mon livre d'ailleurs, je disais que le couple Nicolas de Morand Léa Salamé savait danser le tango ensemble et en même temps nous délivrer l'information la plus précise et la plus intègre possible. Et ça n'est pas si simple. Et je vous assure que je n'aurais pas voulu être à la place d'Adqu'il a fallu assumer le départ de Léa Salamé.
Il y a donc eu pour réorganiser l'antenne parce qu'il le fallait l'idée d'une très grande matinale. Je je pense je pense que c'était une trop grande matinale, qu'on est revenu à des critères, à des paramètres plus raisonnables et que c'est la raison pour laquelle je le dis, les chiffres de de la du 2è de la fin du premier trimestre, la chaîne avait déjà retrouvé plus de 300 à 400000 auditeurs. Donc franchement, je pense que la chaîne est en très bonne santé.
Je sais que l'année dernière, l'année 2025 était l'année de record historique et par conséquent je je crois vraiment qu'on ne peut pas dire que cette chaîne soit en perte de vitesse. Merci monsieur rapporteur. Merci monsieur le président.
Merci madame pour votre réponse. Vous parlez de votre livre, j'ai pu euh en parcourir les meilleures pages et vous expliquer donc dans votre autobiographie radioact radioactif pardon. Vous revenez sur le fait que vous ne disposiez pas.
Je vous cite de réseau d'influence, on peut le retrouver page 20, page 119, page 154 et que rien ne vous a été donné facilement. Est-ce à dire ? Est-ce qu'il faut comprendre derrière ces pages que vous estimez que l'appartenance notamment à des réseaux d'influence est une forme de mode habituel de cooptation ou de promotion notamment dans l'audiovisuel public ?
Pas du tout. Pardon, pas du tout. Ce que j'ai voulu dire par là.
Je vais vous dire c'est un livre. Bon, peut-être j'écrirai pas exactement de la même façon aujourd'hui, mais c'est une autre histoire. Moi, j'ai voulu faire ce livre pour les jeunes générations et leur dire, vous savez, moi rien ne me prédestinait ni à faire de la radio parce que je pense que mon père aurait préféré que je fasse LEN, ni à devenir directrice de chaîne.
Je suis arrivée à France Interre, il y avait que des hommes dans le management, il y avait que des hommes à l'antenne. Il y avait une femme qui était Harlette Chabo et je peux vous dire que ça a été mon modèle parce qu'à Harlette elle se laissait pas faire et j'ai bossé, je me suis fait engueuler, je me suis fait corriger mais je me suis accrochée parce que c'est ça que je voulais faire. Et dans ce livre ce que j'ai voulu dire c'est ne croyez pas tout ce qu'on raconte.
Le succès, c'est pas seulement une affaire d'entre gens, c'est pas seulement une affaire de connaissance, c'est une affaire de conviction et de boulot. Et si vous savez écouter votre désir, vous y arriverez. C'était ça mon message.
Merci le rapporteur. Merci monsieur le président. Merci madame.
Euh par rapport aux audiences de de France Interre, j'ai écouté votre passage dans l'émission quelle époque du 29 du 22 novembre 2025 et vous avez prononcé une phrase notamment qui a beaucoup fait réagir. Je vous cite si la gauche avait autant d'électeurs que France inter d'auditeurs, on serait content. Alors vous qui avez été ancienne patronne de France en terre qui êtes très lié à l'audiovisuale publique qui vous avez été astreinte à des obligations notamment d'impartialité d'honnêteté de respect du pluralisme dans le cadre de vos fonctions.
Est-ce que vous pensez enfin comment est-ce que vous avez vécu les critiques qui vous ont été adressées lorsque vous avez prononcé cette phrase et est-ce que vous pensez que il y aurait pas eu un tollé un peu plus partagé si une ancienne directrice de France Interre avait dit si la droite avait autant d'électeurs que ces news on serait content. Quel est votre avis sur le sujet ? Alors, écoutez, j'ai été assez surprise du nombre de réactions.
Je les ai pas toutes regardé parce que je regarde assez peu les réseaux sociaux, mais euh je vais vous dire, j'ai fait une blague et je pense qu'il faut plus faire de blagues aujourd'hui. En tout cas, faut vraiment les préparer avant parce qu'on est toujours attrapé par la patrouille. J'ai eu l'occasion de répondre d'ailleurs c'était à Philippe Bilger, je crois qui m'avait envoyé un message qui avait sur le réseau X dit haha regardez la directrice de France Interre avec une vraie naïveté. euh elle elle elle énonce ses choix politiques.
Je lui dis "Écoutez, j'ai pas l'habitude de parler de moi euh à la 3è personne, mais si j'avais à le refaire euh je dirais le Parti socialiste serait bien content de Ça s'appelle une blague. Je veux dire, elle a été prise au premier degré. Euh voilà, je ferai plus de blague quand je vais partir quoi.
Je quand je vais m'exprimer. C'est c'est ni plus ni moins que ça quand même. Et quand je dis qu'il y a instrumentalisation, vous voyez ça pour moi c'est l'exemple même d'une instrumentalisation.
Voilà, un peu bétasse. Merci pour votre réponse. Et vous avez raison, on a le droit.
L'humour, c'est important de le cultiver. On a un pays qui s'en est démarqué aussi par ce caractère euh humoristique. Je reviens à vos propos liminaires.
Vous expliquz, je cite vos propos. Les humoristes notamment sur nos chaînes ne sont pas des vaches sacrées. Ils doivent répondre à tout le monde notamment.
Ils doivent aussi répondre à l'arrcom. L'humour a aussi une vocation à s'adresser à tout le monde, surtout quand il est financé par l'argent du contribuable. Je voudrais vous faire réagir à à une déclaration.
Vous étiez à l'époque donc à la tête de France Inter. C'était le 15 octobre 2021 et Emeric Lompray avait déclaré, je le cite, "Merci les gens d'extrême droit d'avoir payé pour qu'on dise que vous êtes des gros cons. Si j'étais à votre place, comment je serais dégoûté de me faire insulter toute la journée en plus de devoir payer pour ça ?" Et il avait continué, je le cite encore. "Est-ce que ça t'excite Jordan Bardella de faire un gros chèque à Guillaume Muris ?" Bon euh je rappelle vous étiez à la tête de de Franceer à l'époque.
Est-ce que vous qui expliquez que la vocation de Franceer notamment est de rassembler la communauté nationale ? Est-ce que ce type d'humour très partisan est vraiment un moyen de rassembler la communauté nationale et est-ce que il est encore nécessaire de demander aux Français de payer pour des humoristes à forte connotation partisane sur le service public alors qu'on pourrait financer bien d'autres missions probablement plus essentielles sur le service public de l'audiovisuel ? Alors je je crois d'abord qu'il faut se dire qu'il y a plusieurs formes d'humour.
Je vais je vais pas faire le registre de toutes les formes d'humour. Il y a un humour qui s'appelle l'humour politique qui a toujours eu sa place sur France Interre, j'en ai donné d'ailleurs les raisons qui a toujours eu sa place sur France Interre et qui est celui évidemment qui pique, qui gratte, qui dérange, qui voilà, c'est celui dont a fait preuve Emeric Lompray. Encore une fois, j'ai pas le souvenir de de du moment où il l'a il l'a prononcé cette phrase, mais c'était forcément dans un espace qui était dont les auditeurs savaient que c'était un espace dédié à l'humour. et que par conséquent il y aurait dans cet espace de l'outrance, de l'excès, de la caricature du second et du 3e degré.
Je pense que cet humour, il est essentiel parce que encore une fois c'est vous savez c'est celui dont on parlait, c'est celui c'est l'humour du fou du roi, c'est l'humour du bouffon, c'est l'humour qu'on laisse d'ailleurs dans le dans la tranche du 79 qui est une tranche politique. Je vous ai entendu aussi parce que j'ai beaucoup écouté les la commission, je vous ai entendu parler d' mes clanprè à propos d'une d'un d'une chronique où il disait qu'il se réjouissait de pouvoir pratiquer de d'avoir des relations incestueuses avec sa petite sœur de de 5 ans. Je je me trompe pas hein.
Bon mais je veux dire comment est-ce qu'on peut imaginer qu'ick Lompré dit ça au premier degré ? Évidemment au second, au 3e, au 4e degré, je veux dire c'est Jean-Yan quand il parlait du viol, il disait il y a pas il y a pas de mal à se faire plaisir. Mais à l'époque personne n'imaginait que Jean- Yann dise ça au premier degré.
Je je pense qu'aujourd'hui on on n plus la la distance nécessaire par rapport à l'humour. Alors l'humour politique, j'aime pas ces mots parce que mais vise, cible atteint le personnel politique. C'est clair, il est là pour ça.
Pourquoi ? Parce que le personnel politique fait partie des puissants. Je vais vous dire une chose.
Quand je suis arrivée moi à France Inter en 2010, c'était pas le Rassemblement national he qui était la la matrice de l'humour. C'était Nicolas Sarkozi. Ensuite, ça a été François Hollande.
Ensuite, ça a été Emmanuel Macron. La preuve, c'est que l'émission d'humour que j'ai mise en place en 2014 s'appelait Si tu écoutes, j'annule tout. Puis elle a basculé, elle s'est appelée par Jupiter.
Aujourd'hui, c'est le Rassemblement national mais le Rassemblement national c'est la c'est la matrice de la politique aujourd'hui. Donc oui, vous êtes plus particulièrement visé par les humoristes politiques, mais c'est une situation qui est une situation objective. Et oui, je pense que les auditeurs ont envie, ont besoin de ces moments d'excès, de caricature, d'outrance.
Et moi, je rappelle toujours parce que j'étais aussi directrice à ce moment-là, je rappelle toujours, je suis sûre que vous étiez, même si vous étiez très jeune, monsieur le rapporteur, je pense que vous étiez dans la manif, la manife de 2015 après les attentats de Charlie où toute la France s'est retrouvée dans les rues pour dire que la liberté d'expression, ça n'était pas négociable, que seul la loi, le juge était en capacité de dire ce qui était possible ou pas et certainement pas la religion et certainement pas d'autres individus. Et donc moi, j'ai ce moment-là en tête et j'ai ce moment-là, je vais vous dire, il se trouve que les deux présidents de France Télévision, Rémy Plumelin et Mathieu Galet, le jour même de la grande manifestation pour la liberté d'expression ont organisé une grande émission dans l'auditorium de Radio France et que les humoristes Charline Vanoneker, Guillaume Ris, Alex Visorec et Daniel Morin ont fait trois sketchs pour ridiculiser en tout cas qui parlait du prophète et je peux vous dire qu'ils ont été ensuite sous protection policière pendant des mois et que ils n'ont jamais lâché l'affaire quand il y a eu les attentats islamistes. Jamais, jamais, jamais.
Donc oui, ça dérange, ça pique, ça gratte, ça énerve. Je peux vous dire que pour les directions de chaîne, c'est un cauchemar. Mais jusqu'au bout, je défendrai cette liberté d'expression parce que je pense que si on commence à toucher aux humoristes politiques qui embêtent, il y a un jour on dirait qu'il y a des livres qui embêtent.
Il y a des jours on dira qu'il y a des films qui embêtent. Il y a des jours on dira qu'il y a des partis politiques qui embêtent. Voilà.
Donc encore une fois, je le dis, j'ai j'ai cette affirmation vraiment, je l'ai porté pendant des années et je vous assure que c'est pas marrant pour le coup, mais c'est et que c'est pas des vaches sacrées, je le redis, ce sont des citoyens, ils doivent aussi respecter la loi. Mais il faut que vous parlementaires, vous sachiez que c'est la liberté d'expression qui est en jeu et que encore une fois on instrumentalise à dessin en coupant ce qui avant, en coupant ce qui est après des phrases qui sortaient de leur contexte sont choquantes mais qui sont toujours au 2e et au 3e degré. Merci.
Merci monsieur le président. Merci beaucoup madame pour votre réponse. Je suis totalement d'accord avec vous sur le fait que c'est extrêmement important de défendre corps et âme cette liberté d'expression, de défendre aussi le droit à à l'irrévérence.
Et l'humour doit être moi je je le pense en secteur plutôt protégé même sur ces antennes là parce que vous avez raison, le le principe de l'humour c'est qu'il doit être corrosif pour tous et qu'on ne doit pas juger de son niveau de de corrosion. Mais je voudrais simplement et ce sera ma dernière question. On a peu parlé d'ailleurs de l'humour et du traitement de l'humour sur les antennes du service public depuis le début de cette commission d'enquête.
Quand vous expliquez, c'est vous d'ailleurs hein, c'était pas ma question qui expliquait qu'Amry Clomprè a fait des blagues à caractère pédophile mais ça restait sur le le niveau de de l'humour. Il n'a pas été sanctionné. Il y a pas eu une mise en garde je crois de l'arrcom. texte, lui a été l'î du jour au lendemain alors qu'il a prononcé une blague qui n'était même pas prononcée sur une antenne du service public mais qui incitait clairement enfin qui incitait en tout cas à des violences faites aux femmes du jour au lendemain tel que ça a été euh donc remercié par la direction de de France Télévision euh depuis je pense que vous le voyez mais il y a eu un certain nombre précédent, il y a eu Mou, il y a eu plus récemment l'affaire Epstein, il y a eu aussi quelques quelques scandales sur l'affaire du AML.
Il y a un certain nombre d'affaires notamment sexuelles qui portent sur les mineurs qui font que peut-être que l'opinion publique est davantage concerné par ce type d'allégation qui peuvent être tenues sur des antennes. Donc le sens de ma question c'est est-ce que vraiment sur les antennes du service public il n'y a pas des limites qu'il faudrait se donner à des types de blagues, notamment des types de blagues à caractère pédophile. Et le dernier point de de ma question, c'est que j'observe peut-être un depoid de mesure vis-à-vis de la vigilance de l'ARCOM.
Mais c'est une question que j'ai posé d'ailleurs au président de de l'ARCOM. Je vous ai cité ces ces blagues là. Il y a eu notamment monsieur Poulpe sur l'anterne de France en terre qui appelait à baiser les femmes des chasseurs qui expliquait qu'il allait s'occuper lui-même notamment de la femme de Willy Shen le président des chasseurs.
Il y a pas eu d'amende et quelques jours après, Cyril Hanouna sur une chaîne privée expliquait, je le cite, que Annie Dalgo devait mieux chasser les rat la nuit au lieu de dire des conneries et l'antenne a eu 300000 € d'amende. Donc dernière question sur le sujet. Est-ce que vous avez vraiment l'impression que l'autorité de régulation L'ARCOM est parfaitement impartiale dans la vigilance sur l'humour et à quel point ça va pas dépasser et contrevenir à la loi ?
Est-ce que le cadre aujourd'hui légal et des autorités publiques indépendants est suffisant pour garantir un humour qui ne qui ne n'entrave pas la loi ? Je vais vous laisser répondre euh parce qu'il des questions importantes que pose au rapporteur sur l'humour et les types de blagues, la pédocriminalité et vous allez pouvoir répondre sur le fait qu'il a voilà des humoristes qui fassent cet humour. Je rappelle au rapporteur qui a aujourd'hui un présentateur, un animateur qui n'est pas humoriste hein et qui lui a été condamné définitivement pour corruption de mineurs inscrit à la liste des auteurs d'infraction sexuelles et que je vais vous laisser répondre parce que c'est le rapporteur qui pose des questions et c'est vous qui répondez mais que si vous allez commenter, c'est le rapporteur qu'on a parlé en disant qu'il est qu'il a cité beaucoup d'affaires sexuelles quand on est de bonne foi.
On cite aussi parce que sinon on peut nous accuser de pas l'être. On cite aussi ce qui est en train de se passer en France où il y a un média d'audiuel privé qui maintient à l'antenne personne condamnée définitivement pour corruption de mineur. Je vous laisse répondre à la question du rapporteur sur l'humour.
Alors, je voudrais d'abord dire je voudrais d'abord vous dire, monsieur le rapporteur, que moi, je fais toute confiance aux autorités de régulation et toute confiance à la justice. C'est la première chose. La deuxième chose, c'est que je peux pas vous laisser dire que je connais bien Emeric Lomprè, j'ai pas toujours rire ça.
C'est blagues, hein. Mais je peux vous dire que ça ça n'est pas une blague à caractère pédophile. C'est tout le contraire.
Alors, quelquefois les blagues ratent leur leur cible. Je j'ai eu affaire à je pense quatre cinq blagues de Frédéric Fromet qui disaient le contraire de ce qu'il voulait dire et j'ai eu à m'en expliquer auprès des auditeur mais en aucun cas je ne peux vous laisser dire que la blague d'Émericomprè était faite pour inciter la pédocriminalité c'est le contraire le contraire. Dernière question sur le sur le sur le sujet.
Euh il y a quelques jours, il y a une je crois une émission de France Inter qui était délocalisée dans une église désacralisée. Je crois que c'est passé à Rouan. Ça a beaucoup fait réagir notamment sur les réseaux sociaux et on voit une une humoriste en tout cas si on peut la qualifier comme telle parce que j'ai pas trouvé ça très drôle.
Je pense que d'ailleurs beaucoup de personnes n'ont pas trouvé ça forcément très drôle qui appelle au meurtre des personnalités politiques Marion Maréchal et Jordan Bardella. Elle est vivement applaudie. Euh tout ça est payé par nos impôts.
Est-ce que on n' pas dépassé la limite de l'humour notamment sur le service public d'appeler au meurtre des personnalités politiques ? Encore une fois, ma question est quelles sont les limites quelles sont les limites qu'il faut qu'on s'impose concernant l'humour notamment sur les chaînes de l'audiuel public ? Et est-ce que vous pensez vraiment que les Français veulent continuer à payer pour des humoristes partisans alors que l'audiovisuel public porte d'autres très belles missions qu'il faudrait peut-être davantage financer ?
Alors, je je voudrais d'abord vous dire que c'est c'est vrai qu'on est très très centré sur l'humour et qu'on parle beaucoup de l'humour quand on parle de France inter et je vous remercie de le dire, il y a quand même beaucoup d'autres sujets enfin beaucoup il y a des quantités d'heures de programmes sur internet qui est une chaîne qui diffuse de 5h du matin à minuit et que l'humour représente 8 minutes. Donc je pense que la part des impôts est quand même des des est quand même très très minime. Vous me posez la question de la limite.
Je l'ai dit, la limite c'est l'arcom qui la donne et c'est la loi. Personne d'autre. Si vous voulez changer la loi, ça c'est au parlementaire d'en décider, mais pour moi, directrice de chaîne, j'ai considéré que les seules autorités, c'était l'arcom et la loi.
Moi, il y a des choses que je déteste et qui font beaucoup rire les gens. Et à l'inverse, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, les positions sont tellement polarisées que ce qui fait rire certains hérissent le poil d'autres. et viceversa.
Pour ce dont vous parlez, je crois que c'est ce dont a parlé monsieur Jacobelli ce matin. J'étais pas du tout au courant donc je me suis renseignée. C'est l'émission Zoom Zomen qui est une émission de divertissement donc qui est très repérée et très acceptée comme une émission de divertissement qui s'était délocalisé à Rouan dans une église.
Je crois qu'il y a déjà eu un petit jeu d'esprit de je sais j'ai oublié son nom parce qu'il travaillait pas sous sous mon autorité mais d'un humoriste sur le fait qu'il se retrouvait dans une église et que ça lusait tout drôle. Et puis ensuite il y a eu le la chronique de cette jeune femme qui était en costume déguisée alors que l'objet de l'émission était de suivre enfin de faire l'écho et la promotion. d'un spectacle qui s'appelait le Roi Soleil et qui donc faisait euh référence à une période très précise de l'histoire de France.
Et cette jeune femme est arrivée avec sa chronique qui était une chronique humoristique qu'on peut ne pas trouver drôle mais qui était repérée comme une chronique. Voilà en relation avec le sujet de l'émission le roi soleil. Elle est arrivée en costume.
Donc personne ne peut prétendre que c'était une déclaration au premier degré. On peut ne pas aimer, on peut trouver que ça va trop loin, on peut saisir l'arcom. Mais si on parle, vous voyez, de cette chronique, il faut donner le contexte parce que sinon évidemment c'est on on on antagonise et on ne cesse d'antagoniser les uns et les autres.
Donc voilà, je dis pas que ça me fait rire, je dis c'est dans une émission d'humour à l'occasion d'un enfin à l'occasion d'un spectacle avec une jeune femme qui est arrivée en costume et que évidemment personne n'a pu prendre ce qui était une blague, une chronique humoristique au premier degré. C'est ça n'a rien à voir. Voilà, je vous remercie pour votre pour votre réponse.
H vous avez affirmé que la chaîne France Interne n'était pas de gauche mais qu'elle était du côté du combat pour l'égalité et la liberté. Je vous cite encore, "J'avais d'ailleurs trouvé un adjectif que je trouvais pertinent pour qualifier son identité progressiste." Je crois que c'est dans votre livre à la page 140.
Et lors de son audition, madame Adelle Vendrette, directrice de France en Terre, avait expliqué ce qu'elle entendait précisément lorsqu'elle avait déclaré dans une interview accordé au Figaro le 28 mars 2024. Je la cite encore. Les fait, c'est que nous sommes une radio progressiste et nous l'assumons.
Quelle est votre définition personnelle du progressisme ? Et est-ce que vous n'avez pas l'impression que c'est une rupture majeure avec l'obligation d'honnêteté, d'indépendance et de pluralisme lié notamment aux chaînes de l'audiovisuel public ? Alors euh Adelle, elle avait plus de chance que moi parce qu'elle est philosophe.
Donc devant vous, elle a su décliner tous les termes du progressisme. Moi, je vais vous dire, j'ai cherché quel était le mot qui convenait le mieux à ce que nous demandait le cahier des charges, parce que je me suis beaucoup appuyée sur le cahier des charges et le cahier des charges, outre le fait d'informer, de divertir et d'enrichir culturellement les auditeurs, donc de l'information et de la transmission, il nous demande de faire de la cohésion et il est au fond, il est assez précis, vous voyez, il demande de veiller à l'égalité homme-femme, il demande à lutter contre les discriminations. Il demande à donner la place à chaque communauté sur nos antennes.
Il demande, il va même jusqu'à demander à donner notre attention à l'avenir de la planète et au développement durable. Et j'allais dire un peu facilement, j'ai considéré que et je pense qu'ici tout le monde est d'accord, il s'agissait de progrès. Vous êtes très sensible à la situation des femmes, moi aussi.
Et travailler à l'égalité homme-femme, ça me semblait important. Je pense que d'ailleurs si on retravaillait le cahier des charges, on irait peut-être plus loin encore que ce que demande le cahier des charges d'aujourd'hui. Et par conséquent, j'ai trouvé que travailler à l'égalité homme-femme, travailler au à l'attention au développement durable, à la planète, à la lutte contre les discriminations, c'était des progrès.
C'est la raison pour laquelle j'ai utilisé cet adjectif. Merci. Merci pour votre pour votre réponse et votre définition.
Si euh par exemple l'un de vos successeurs directeur de France Interre avait qualifié, avait dit "Moi, je pense qu'il faut que France Interre soit une radio résolument conservatrice", est-ce queà l'inverse vous auriez été choqué ? Je leurais dit de regarder le cahier des charges, mais vous vous n'auriez pas vu une quelconque rupture avec ces objectifs d'honnêteté, de pluralisme, d'indépendance dans ces déclarations ? C'est une déclaration qui est quand même très liminaire conservateur.
Encore une fois, moi le progressisme je l'ai pas sorti de mon chapeau, je l'ai sorti du cahier des charges. Ce que vous expliquez, je crois pour essayer de comprendre pour avancer, c'est une question intéressante, c'est vous expliquer pour j'essaie de résumer pour être sûr d'avoir bien compris que les ce que vous demande l'État dans le cahier des charges, les valeurs qui vous demandent de promouvoir correspondent au progressif. C'est ça que ça que vous expliquez ?
Oui, c'est c'est ce que j'ai en tout cas c'est ce que j'en ai compris. Merci pour votre réponse. Dernière question sur le sur le sujet.
Donc vous expliquez he la chaîne France n'est pas gauche. Elle est du côté du combat pour l'égalité et la liberté. Alors j'ai regardé l'une des toutes dernières enquêtes qui analyse notamment l'audience de France Interre.
C'est une étude de l'IFOP qui a été réalisée en 2025 et on peut voir notamment que 70 % des auditeurs de France en terre ont voté pour la gauche contre à peine plus de 30 % sur le plan national. Enfin, lors des dernières élections, il y a eu à peu près 30 % de Français qui ont voté pour pour la gauche. Euh, est-ce que vous maintenez votre analyse selon laquelle France Interre n'est pas une radio de gauche ?
Tout à fait. Euh je pense que c'est une enquête qui a été publiée par le journal Marianne. Euh moi je pense que le l'audiovisuel public et France Interre et les chaînes ne sont pas responsables du vote de leurs auditeurs ou de leurs téléspectateurs.
Vous feriez une même enquête sur TF1, je suis sûre. Et d'ailleurs, il y a eu des enquêtes de ce genre qui diraient que les auditeurs, les téléspectateurs plutôt votent plutôt en faveur de la droite et pour autant je ne dirais jamais que TF1 est une chaîne de droite. On n'est pas responsable du vote de ces auditeurs ou de ses téléspectateurs.
Vas-y, je vous remercie. Et et quelles seraient les raisons alors qui feraient que il y aurait une forme de polarisation notamment de de l'audience dans ces dans ces indicateurs qualitatifs ? Qu'est-ce qui fait que on retrouverait pas autant de de votants de droite et gauche sur les différentes antennes radio et télé ?
Qu'est-ce qui fait qu'il y a une telle polarisation que la droite regarde davantage TF1 et que la gauche écoute davantage France Interre ? Quels sont selon vous les les grands critères qui en sont à l'origine ? Encore une fois, je peux je peux pas vous répondre parce que quelque part tout est fait pour que ce soit que ça s'adresse à tous les auditeurs.
Donc là-dessus, je n'i absol même si madame la ministre m'a dit ce matin qu'elle écoutait France interre, je suis pas sûr que Rachidati soit de gauche. En tout cas, je l'ai pas compris comme ça moi. Merci madame.
Merci madame pour pour votre réponse. Bon, vous l'avez rappelé en propeliminaire, vous êtes une ardente défenseuse de l'audovisel public. Vous avez vanté notamment, je vous cite, la proposition faite aux enfants et même aux tout petites d'accéder à des formats d'écoute fait pour eux.
C'est dans la page 225 de de votre livre. Alors moi, j'ai aussi regardé le rapport de l'IGF et on entendra les personnes juste après vous qui ont rédigé ce rapport. Et il soulligne que les auditeurs de France Télévision ont un âge moyen de un peu plus de 64 ans, que les auditeurs de Radio France ont un âge moyen de plus de 55 ans contre d'ailleurs 51 ans en 2000 en 2006.
Donc on voit qu'il y a un vieillissement des audiences, un vieillissement même rapide. Donc vous le voyez, on est quand même assez loin d'une proposition en fait aux enfants. On est loin aussi de de votre propeliminaire.
Vous expliquez que la vocation deel public est de rassembler la communauté nationale en dépit des écarts de génération. C'est louable d'aspirer à rassembler la communauté nationale quelle que soit leur leur génération. Mais comment est-ce que vous expliquez que l'audiovisuel public peine à intéresser les jeunes publics et les jeunes générations ?
Peut-être l'occasion parce qu'on en a pas parlé, le rapporteur a raison de nous expliquer ce que vous faites pour ce qui est fait pour les jeunes enfants, podcast et cetera. Alors, je voudrais vous dire d'abord que c'est l'audiovisuel public et c'est Radio France qui a lancé pour la première fois des offres à destination des petits Olit et des un peu moins petits les Odyssées et que ces formats rencontrent un succès absolument phénoménal phénoménal. C'est-à-dire, je je crois qu'il y a un an, c'était plus de 100 millions de téléchargements.
Je pense que aujourd'hui, c'est au-dessus et que personne n'offre aux enfants un territoire protégé avec la signature des plus grands auteurs français de ces podcasts. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, je voudrais vous dire qu'une chaîne comme France Interre rassemble plus d'un million de jeunes de moins de 35 ans.
Et ça en fait la 3è chaîne, c'est le 3è rang auprès des jeunes. Que l'audiovisuel public ait du mal à retenir les jeunes. Et je vais même ajouter quelque chose.
Et du mal à retenir ce qu'on a appelé ce que la médiamétrie appelle les CSP. Mo, je sais que ça a choqué, je regrette parce qu'il n'est pas là mais un député qui avait considéré que dans ma bouche c'était très condescendant ce terme de CSP moin mais c'est un terme qui est très utilisé par la médiamétrie que l'audiovisuel public a du mal à retenir aussi cette population c'est un fait. Mais c'est pas l'audiovisuel public, ce sont les médias traditionnels.
C'est pas la même chose. C'est-à-dire que RTL, Europe, TF1, M6, BFM, RMC ont aussi infiniment de mal à retenir les jeunes qui sont sur les réseaux sociaux et à retenir les CSP moins qui vont aussi de plus en plus et sur Facebook et sur les boucles WhatsApp. Et je dirais que l'audiovisuel public s'en sort plutôt bien parce que France Interre est quand même la première chaîne de radio de France et de loin que France info est la deuxè chaîne de d'écoute de France euh est d'assez loin et que euh vous avez tout de même 15 millions de personnes qui tous les jours arpentent le territoire de Radio France et que toutes les semaines vous avez 50 millions de Français qui ont un contact avec France Télévision.
Donc je dirais que l'audiovisuel public c'est encore quand même plutôt mieux que le privé et que effect alors cela étant c'est une question qui se pose à nous tous et c'est la raison pour laquelle j'ai accepté de travailler à la mission que m'a confié la ministre de la culture Rachida Dati au mois de mars sur la possible constitution du holding pour donner plus de force et de puissance à l'audiovisuel public. Mais franchement, je trouve que les résultats de l'audiovisuel public sont à saluer dans la façon dont ils tiennent quand même, pardon, les positions dans un contexte qui est extrêmement difficile et dans lequel le privé ne s'en sort pas beaucoup mieux. Merci.
Dernière question du rapporteur puis je donne la parole au groupe politique. Merci monsieur le président. Merci madame.
Alors, je comptais pas vous poser cette question mais vous l'avez évoqué dans votre réponse. C'est ce sont vos propos que vous avez déclaré en octobre 2025 au micro de France en Terre. Je les cite.
Il faut rattraper les CSP moins catégorie socio-professionnelle inférieure. CSP ces gens qui n'ont pas un patrimoine culturel suffisant pour être en tranquillité avec ce monde. Est-ce que vous comprenez aujourd'hui à postériori que ce type de propos et puis être perçu comme du mépris de classe ou du mépris social ?
Et està dire que quand on est issu de la classe moyenne inférieure, on aurait pas de bagage culturel suffisant où on ne serait pas suffisamment apte à décrypter avec lucidité l'état du monde et sa complexité. Je pense que le patrimoine culturel dans ce pays est aussi mal distribué que le capital financier et que par conséquent le rôle effectivement de l'audovisuel public, c'est de continuer l'école. Euh je suis très blessée mais j'ai j'ai je me suis mal exprimée.
Je donc je voilà, il fallait j'ai pas fait attention à ce que j'ai ou je l'ai mal dit. En tout cas, il me semble en tout cas très important de donner des outils à chacun des citoyens de ce pays, quelle que soit son origine sociale, quel que soit son âge, pour qu'il puisse effectivement trouver les bons repères dans un pays qui est un pays compliqué. Et je pense que Radio France a la chance d'avoir plusieurs chaînes et que chacune de ces chaînes doit travailler effectivement de façon complémentaire pour savoir s'adresser correctement, justement, simplement à toutes les populations de ce pays.
Et et est-ce que selon vous donc dans l'une des missions de l'audiovisuel public de permettre à tout le monde d'avoir le bon bagage notamment culturel pour bien appréhender la la complexité de de ce monde de trouver les bons repères ? Est-ce que selon vous le fait que aujourd'hui France 2 chaque jour diffuse neuf grilles de jeux par rapport notamment à TF1 et des chaînes prévues commercial qui n'en qu'une qu'on est par exemple remplacé avec le temps une émission phare qui était diffusée en prime comme bouillon de culture présenté par Bernard Pivot qu'on est aujourd'hui karaokeé à une heure de grande écoute juste avant le journal de 20h. Est-ce que vous avez l'impression que l'audiovisuel public assume avec autant d'exigences cette mission de donner à tous un bagage culturel suffisant pour appréhender la complexité du monde ?
Alors, je vais pas du tout critiquer les jeux parce que les jeux, on apprend en s'amusant et je pense que c'est quelque chose de tout à fait formidable. le plus gros succès de France Inter, c'est quand même le jeu des 1000 € et je vous assure, c'est d'une intelligence mais c'est aussi d'une gaié, d'une jovialité, d'une c'est formidable. Et donc je pense que les jeux c'est un couloir d'entrée qui peut être tout à fait formidable pour tout un public.
Après je vais vous dire si on pouvait multiplier, si on pouvait reprendre par exemple le cercle de minuit, j'en serai enchanté. Mais c'est l'audiovisuel public, c'est très compliqué parce que c'est en psychanalyse, c'est ce qu'on appelle le double bind, c'est-à-dire qu'on vous demande d'avoir énormément de public, de parler à tous les Français, de ne laisser personne sur le bord du chemin et c'est effectivement la mission essentielle et en même temps, on vous demande de le faire avec une exigence, avec des missions qui sont extraordinairement compliquées. Voilà.
Et la qualité de la médiation, la qualité des professionnels est toujours en jeu. Mais sachez que c'est quand même comment dire une gageur que de savoir tenir ces deux exigences, beaucoup de monde et de la qualité. Moi, pour moi, c'est ce que j'aime dans le service public parce que effectivement, il faut chercher la meilleure façon de vous avez le jeu des 1000 € et en même temps vous avez un un jour dans le monde et puis vous avez Antoine Compagnon, en même temps vous avez Damso et puis vous avez les podcasts pour les enfants et puis vous avez un podcast sur les procès du 13 novembre.
C'est un jeu qui est extrêmement compliqué et je pense que la France Télévision fait vraiment tout ce qu'il peut aussi pour tenir ben voilà c'est ces deux exigences et la grande difficulté pour la télé c'est qu'elle coûte cher. Elle est moins agile que la radio. Voilà donc c'est pour ça que j'ai jamais quitté la radio.
Et et à nouveau parce que je vous avez pas totalement répondu à ma question pour vous de réussir à concilier toutes ces toutes ces exigences neuf jeux sur France 2, c'est c'est pas trop. Je travaille pas à France Télévision, merci. Je travaille plus du tout d'ailleurs.
Et vous venez quand même répondre à nos questions, madame Calves, pour 2 minutes pour le groupe Ensemble pour la République. Merci monsieur le président. Euh madame Bloc, merci pour votre défense de la liberté d'expression et du droit à l'humour.
Merci aussi d'avoir rappelé les contraintes. Vous avez utilisé euh euh le terme double bug et effectivement, on peut le constater sur l'audiovisuel public, on a plein de contraintes parce que on a près tellement d'injonctions qu'il est difficile de pouvoir y répondre. Mais pour autant, vous avez souligné la qualité, la quantité et la diversité de l'offre de service public.
Dans le rapport demandé par la ministre Rachida Adadati que vous avez rendu en juin 2025, vous rappeliez votre conviction que l'audiovisuel public contribue de façon décisive à la vitalité, à la pérenité de notre système démocratique. Vous repreniez ces termes de bien commun qu'il faut préserver, qu'il faut respecter, mais vous disiez aussi que votre conviction tout aussi puissante, c'était qu'il fallait se transformer et se réorganiser. vous partagiez une proposition phare, celle de créer un holding exécutif avec un président ou une présidente capable de décision, d'arbitrage notamment en matière d'allocation de ressources pour accélérer le virage numérique, la capacité de dialogue de tous les Français et lutter contre la désinformation.
Depuis plusieurs mois se sont écoulés, plusieurs mois d'ailleurs précédés avant votre rapport de débat et de changement stratégiques. L'abandon de la solution crédit de transformation qui était associée à des jalons à peine mise en place, ils étaient suspendus. On annonce une fusion puis ensuite on reprend un projet mais avec une holding.
Aujourd'hui, nous sommes en janvier en février 2026 avec une ministre de la culture sur le départ à quelques mois d'une échéance nationale comme les présidentielles. Pensez-vous possible, souhaitable, nécessaire ou incontournable ce projet de holding France Media ? Merci.
Je vous laisser répondre bloc en 2 minutes. Pardon, excusez-moi. Euh oui, j'ai travaillé sur cette mission pendant 3 mois.
Je pense et j'ai ayant entendu tous vos débats, je sais que tous les argumentaires pour la défense de cette holding ont été développés à savoir l'évolution des usages, le fait que les citoyens vont de plus en plus s'informer, se divertir, se cultiver sur des plateformes qui sont des mastodontes et qui vraiment menacent l'existence même d'une souveraineté culturelle. Et je pense que pour faire face à cette évolution des usages et à cette concurrence qu'on ne connaissait pas il y a 10 ans, il faut que l'audiovisuel public s'associe, associe ses forces, ses ressources, ses métiers très précisément pour avoir la capacité à distribuer de façon massive ces contenus, à produire plus de contenu encore pour aller sur ces plateformes, pour avoir une stratégie marketing beaucoup plus agressive et que cette il y avait une nécessité à s'associer, il y avait une nécessité à arbitrer, il y avait une nécessité à marcher d'un pas d'un même pas et avoir des logiques éditoriales qui soient cohérentes et suivies. Aujourd'hui, j'ajouterai que c'est quand même, il faut en avoir conscience parce que j'ai pas beaucoup entendu ces choses-là, que c'est un chantier énorme qui va demander l'alignement des statuts, qui va demander l'alignement des salaires, qui va demander de la réorganisation administrative, des organigrammes peut-être géographiques.
Donc je redis de la même façon, j'ai la conviction que c'est un une réforme qui est une réforme nécessaire, légitime pour l'audiovisuel public. Mais je dirais aussi que il faut que ce soit une réforme menée avec de la loyauté, de la sincérité, un engagement sur les ressources et un engagement sur la durée. Il y a une échéance extrêmement importante dans ce pays dans un an et demi.
Il faut que le public soit en place et en place de façon costaud, solide pour donner aux citoyens le meilleur de ce qu' de ce qu'il sait faire. Voilà. Est-ce que toutes les conditions sont réunies pour qu'effectivement cette réforme qui est énorme, qui a beaucoup d'enjeux, qui va secouer beaucoup de choses, il faut qu'elle soit faite avec de la loyauté, avec de la sincérité et c'est à vous parlementaire de savoir dans quelles conditions on pourra réaliser cette réforme pour le mieux et pas pour l'abattre.
Merci. Et peut-être juste d'un mot, pourquoi vous avez changé d'avis ? Vous étiez quand vous étiez en poste à à Radio France, vous l'aviez dit.
Je vous avais auditionné parce que je suis le corpporteur de cette proposition de loin, vous avez auditionné avec même du Müer et députés qui suivaient ses travaux même CV était présente et vous nous avez expliqué que quand vous étiez en fonction à Radio France, vous aviez une vision différente et sur la sur la holding et que finalement après coup vous avez changé d'avis, changé de position en vraiment un mot parce qu'après je vais donner la parole à madame Adisadé qui doit nous quitter. Euh, écoutez, c'est voilà, j'étais au moment où j'ai fait ces déclarations, j'étais directrice de France Interre et moi tout ce qui m'importait, c'est que France Inter ait les moyens de se développer et en particulier de se développer sur le numérique. Et je vais vous donner un tout petit chiffre parce que ça m'a vraiment frappé.
Au moment où j'étais directrice d'Inter, mais je pense que ça a pas beaucoup changé, les community managers, c'est ceux qui poussent les formats sur les réseaux sociaux étaient cinq. Bon, une émission comme quotidien, il y en a 15. Donc il faut quand même se poser la question de comment on fait pour tenir à la fois le linéaire parce que c'est du solide et que l'audiovisuel public est puissant sur le linéaire, mais comment on fait aussi pour distribuer ces contenus de façon massive, puissante, déterminée face à des gens, à des plateformes.
Enf je dire Google, c'est considérable les moyens de Google, je veux dire Netflix c'est considérable. Donc j'avais le nez sur la vitre d'Inter. Après, j'ai travaillé pendant 2 ans avec beaucoup d'intérêt de Sibil Veale et c'est là que j'ai découvert la vitesse à laquelle se transformer les usages des citoyens, quel que soit l'âge, quel que soit voilà, les gens aujourd'hui, ils sont sur leur smartphone, ils regardent les applications ou ils regardent les plateformes.
Et donc si l'audovis public n'arrive pas à porter puissamment mais puissamment ses formats sur les réseaux sociaux et sur les plateformes, dans 5 ans, dans 6 ans, dans 8 ans, il n'existera plus. Voilà. Donc je c'est la raison pour laquelle oui, je l'ai dit d'ailleurs hein dans mon rapport, j'ai changé d' vie.
Merci madame BL madame Adisad qui n'a pas rejoint la France insoumise mais qui a interverti je le dis pour la lisibilité des assemblées qui est parfois complexe à appréhender mais qui a interverti sa place avec madame Souet parce qu'elle doit nous quitter. Merci monsieur le président. Puis je remercie madame Soué.
D'ailleurs, je doute que les Français savent qu'on parle dans l'ordre d'importance des groupes mais bon. Mais je remercie quand même madame Soué de m'avoir cédé sa place et puis je vous demande pardon parce que je devrais partir à 15h30. Avant de vous adresser ma question, mais j'aimerais quand même avoir un un mot à l'intention du rapporteur.
Je devrais le mettre en garde à à tout prendre au premier degré. On se retrouve avec un député du RASP national qui pense que les transmusicales de Rennes, c'est un festival trans, donc prudence quand même. Et attention aussi au règne des offensés.
Moi, je suis d'une circonscription où habitait aussi Samuel Patti et il est mort parce que certains ont considéré qu'ils avaient été offensé. France Interre et d'autres émissions humoristiques uniquement sur public n'a pas ne s'est pas moqué de de la gauche, a étrié la gauche. François Hollande, Olivier Fort, Boris Vallot, j'en passé et des meilleurs et quand j'ai étrié ils ont pas allé avec le le dos de la cuillère hein, c'était tous les jours quotidiennement.
Vous n'avez jamais entendu le président Hollande dire que son kakena avait été raté à cause de la critique des humoristes. Et je pense qu'un moment, il est aussi de notre responsabilité de ne pas surjouer l'offense parce que nous mettons en danger sans doute des personnes et quand on voit le le délire dans lequel certaines personnes sont justement à cause des réseaux sociaux, les plus les plus fragiles vont jusqu'à prendre des couteaux et à les menacer et à parfois donner la mort. Donc vraiment, je je appelle à ne pas surjouer les offenses qu'on peut voir ici ou ailleurs.
Madame Block, je j'ai sous les yeux un entretien que vous avez fait avec le Nouvels euh qui m'interpelle parce que vous dites que euh il y a un travail de conviction à faire sur la réforme de l'audovel public. les gens comprendront qu'on ne peut pas être d'accord avec le réel mais que malgré tout il l'emportera. C'est ce réel dont vous avez parlé le fait d'être trop faible et de se réunir.
Mais moi je trouve qu'il n'y a pas de holding pour l'instant et que il y a eu des projets très puissants qui ont été mis en place. Je parle par exemple de l'application Radio France qui est extraordinaire. Moi je je je ne jure j'aurais pas dire ça que par elle.
D'ailleurs, je voudrais vous dire une chose. Mes enfants écoutent énormément de podcasts de de Radio France. En ce moment, il y a une série Tina qui est merveilleuse.
Je me demande d'ailleurs s'ils sont comptabilisés dans mes diamétries parce que c'est sur mon portable qui est détenu par un adulte, mais c'est eux qui l'écoutent. Bon, et donc il y a des projets d'envergure qui ont pu être menés sans cette holding et j'attire votre instance que cette holding est souhaitée par l'extrême droite qui veut la fin de l'audis public. Est-ce que ça ça nous fait pas à nouveau rechanger d'avis ?
Pardon. Merci. Allez-y.
Écoutez, je crois que j'ai je crois que j'ai dit combien pour moi le le j'avais la conviction qu'il fallait rassembler les forces de leuel public pour exister sur un territoire qui est plus seulement le territoire linéaire et qui est le territoire numérique. J'ai dit aussi que c'était un moment important pour la nation et que il fallait si ce projet, si cette proposition de loi plutôt était représentée à l'Assemblée, il fallait que les parlementaires réussissent à obtenir toutes les garanties de pérennité, de durabilité, de force pour l'audiovisel public, ce que je n'aurais pas forcément dit au mois de juin. Voilà.
Mais je considère par exemple que il y a eu des tas de choses qui ont été faites et je je pense que vous vous souvenez de la façon dont le fait que j'ai participer à cet holding a été vécu amèrement avec énormément de colère de la part des gens de Radio France. scolaire que je comprends que je comprends mais voilà je pense qu'il y a des des secteurs par exemple la population pour les jeunes je pense qu'il faut absolument qu'on réussisse à récupérer non pas récupérer les jeunes mais à faire en sorte que sur des réseaux sociaux il y ait autre chose que ce qu'on y voit aujourd'hui qui a des formats du service public qui est les valeurs du service public et ça je peux vous dire que ça demande énormément de moyens et donc une holding ça permet tout de même et donc de gagner de la puissance. Je pense que sur le le l'offre de proximité, il y a énormément de choses à faire et que c'est majeur et on sait combien l'information locale est importante pour le maintien d'un tissu démocratique et pour l'information, je pense que c'est capital et je veux dire, on n'est pas obligé non plus de tout bouger en même temps.
C'est pas un mécano qu'il faut mettre par terre. Je pense que la holding permet de lancer un certain nombre de projets. Voyez, on n'est pas obligé de rassembler euh de de faire bouger toutes les régions de France en même temps et toutes les France 3 et toutes les les radios d'ici.
Je pense qu'on doit pouvoir mettre en place des des des espaces sur lesquels on tente des choses. Identiquement pour l'info. Je je vois c'est quand même pas la mère à boire que d'inventer une émission commune avec France info Radio et France Info TV. entre le tout et le rien, je pense qu'il y a des choses à faire et qu'il faut impulser ces choses et que la holding le disait Franester est une structure suffisamment souple pour faire avancer les choses.
Maintenant, encore une fois, ce que je ne disais pas le 30 juin quand j'ai rendu mon rapport, c'est qu'il y a un contexte de d'éparpillement des forces politiques, d'instabilité politique qui fait que je suis plus réservé sur le moment. Voilà. Merci beaucoup madame Souet pour 2 minutes.
Merci madame Block. Vous avez dit sur le plateau de quelle époque face à madame Salamé que la faiblesse de l'audiovisuel public ce serait sa communication. Vous avez dit qu'en fait au niveau de l'audiovisuel public il y avait un problème de scrupule et vous avez mis un contrexemple Donald Trump qui paraissait pour vous comme étant un expert de la communication.
Alors, c'est vrai que lui en terme de scrupule, on repassera et qu'il est plutôt passé dans comment dire mettre dans l'art de la provocation et des mensonges. Est-ce que pourtant c'est un modèle ? Je ne pense pas.
Euh alors après, s' a un problème de renouvellement et de communication chez dans l'audiovisuel public, je pense que vous devez prendre votre part de responsabilité puisque vous y êtes depuis enfin depuis enfin en fait vous avez passé l'ensemble de votre carrière dans l'audiovisuel public et vous avez passé près de 40 ans à des postes de direction. En 2025, madame Dat vous a nommé pour superviser la réforme de l'audiovisuel public. Donc manifestement, vous êtes une grande défenseuse.
Vous utilisez toutes les forces de la neuflangue pour défendre la naissance de cet holding. Peu de respect, madame. Est-ce que euh euh est-ce que vous n'avez pas est-ce que ça ne vous gêne pas madame Block de participer à la destruction de l'audiovisuel public que pourtant voilà don pourtant vous avez bénéficié pendant de si nombreuses années sachant que vous avez déjà participé amplement à mon sens à la destruction de France inter dont vous étiez responsable pendant très longtemps de la ligne éditoriale et on se retrouve finalement maintenant avec autant avant on avait des personnalités comme Guillaume Meril de Schlag ou Alidia et cetera on se retrouve maintenant uniquement avec des personnalités telles que Maris Saintfiltr, Patrick Cohen, Sopia Haram et cetera.
Est-ce qu'il ne serait pas temps d'assumer madame Bloc votre responsabilité dans la macronisation de l'identité politique de la chaîne ? Quoi dire ? Allez-y madame, je vous laisse répondre.
Euh alors, comment vous dire ? Non, je ce que je trouve enfin je je je j'avoue que j'ai reste un peu bougebé. Ce ce qui est très intéressant, c'est que vous voyez ce qui vous fait ultra réagir Patrick Coren Sopia Haram, c'est ce qui mettra fera réagir une autre partie de la population française.
Et moi je trouve très juste qu' est sur France Inter Sopia Haram et qui est Charline Vanonenecker. Je pense que là, il y a une sorte de pluralisme qui est intéressant et qui est très important. Quant à Guillaume puisque vous en parler, je veux dire, j'ai défendu Guillaumeis pendant 9 ans.
J'ai toujours considéré que Guillaume avait un talent fou. J'ai toujours dit que Guillaume était le point de passage le plus utile pour retenir les jeunes. Et quand Guillaume a fait sa blague, j'ai appelé Guillaume.
Je lui dis "Guillaume, je suis persuée que tu n'avais aucune intention antisémite. Il se trouve que tu as blessé énormément d'auditeurs. Je te demande pas de t'excuser, je te demande d'exprimer tes regrets." Guillaume a refusé.
On lui a donné un avertissement parce qu'effectivement l'audiovisuel public s'adresse à tous les auditeurs. Guillaume a trouvé malin de recommencer sa blague une seconde fois et je peux vous dire qu'entre la première blague de Guillaume et la deuxième, il a dû s'écouter s'écouler 6 semaines et que Guillaume a eu une liberté d'expression totale, c'est-à-dire que sur terre, les papiers des humoristes ne sont jamais relus. Si Guillaume a quitté Inter, c'est parce qu'il a considéré que tous les auditeurs ne se valaient pas et que ça c'est une chose qui est insupportable.
C'est un défaut de loyauté à l'égard des auditeurs. Raison pour laquelle Guillaume a été licencié. Première chose, deuxième chose que j'ai contribué à la macronisation de la chaîne.
Écoutez, je pense qu'il faut parler, il faut poser la question au président Macron ou aux députés Renaissance qui sont ici. Je pense qu'ils seront pas tout à fait de votre avis. Mais c'est ça qui est intéressant, c'est que sur un terre, à propos d'un terre plutôt, personne n'est d'accord.
Il y a des blagues qui font réagir des gens qui vont voter plutôt à droite. Il y a des blagues qui vont faire réagir des gens qui votent plutôt à gauche. Il y a des blagues qui vont faire réagir des gens qui votent naissance et et et malgré tout et malgré tout et vous devriez vous en réjouir.
Il y a 7500 500000 personnes qui se retrouvent qui n'aiment pas les mêmes choses qui ne rient pas aux mêmes choses mais au moins c'est un territoire qu'on peut partager en commun. Et moi, j'espère que ce territoire ne sera jamais ni entamé ni détruit. Merci monsieur Jordanov.
Voulez- Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, madame Bloc. Je voulais d'abord vous remercier pour l'ensemble des propos vous avez eu notamment sur la question de l'humour. Je crois que c'est vraiment très important d'y revenir parce qu'aujourd'hui c'est mal compris et notamment cette distance qui est nécessaire parfois par rapport à aux politiques, à cette prise de distance.
Le fait d'être dans l'excès euh c'est ça a aussi une vertu pour la société, pour le débat public et on a tendance à l'oublier. On a une société qui qui est qui est imperméable, enfin qui réagit beaucoup trop à mon avis aux moindres choses et c'est un peu dommage. Donc je pense que la question du second degré doit absolument être préservé dans le service public et à ce propos-là, il faut garantir un pluralisme et non pas une neutralité.
La neutralité est incompatible avec l'humour. ça ça n'existe pas. Euh donc, je voulais vraiment vous vous remercier sur ces sur ces choses-là qui à mon avis méritent d'être répété encore et encore.
Je voulais vous questionner sur la question sur le à propos des réseaux sociaux. Vous dites et je partage cet avis qu'aujourd'hui l'information doit aller de partout et pas uniquement sur le linéaire. Euh il y avait cette solution de holding que vous défendez à travers votre rapport mais vous en convenez aujourd'hui, il y a certains freins à la fois politique mais nous avons aussi des réticences par rapport à ça parce qu'on a besoin d'avoir une confiance absolue dans le duv public et le fait de concentrer tout ça peut aussi donner l'impression pour les auditeurs qu'il a un une un lien au pouvoir en place plus fort.
Est-ce que aujourd'hui dans le temps qui nous a imparti, il y a pas une autre solution qui serait de créer une entité particulière pour pousser des contenus qui existe déjà mais les amplifier sur les réseaux sociaux ? Moi, je suis très attaché à ce que le débat public soit de grande qualité et ce qu'on c'est ce qu'on trouve aujourd'hui sur le service public. Et aujourd'hui, le service public de l'audiovisuel échappe en partie notamment aux jeunes parce que ils s'informent uniquement sur des boucles, sur des réseaux sociaux et cetera.
Donc cette question, je la prends très au sérieux, mais est-ce qu'on n' pas une autre possibilité plus rapide, plus efficace euh pour euh euh la mettre en œuvre ? Merci chers collègues. Euh écoutez, je je pense que euh Rima Abdoumalac a essayé de pousser ce qu'elle appelait les collaborations par le bas, c'est-à-dire avec un certain nombre de choses qui puissent travailler sur la proximité et l'information.
Et l'information, oui, je dis bien ça a été très compliqué. Est-ce que le ministre parce que là pour le coup, est-ce qu'il y a une structure juridique qui puisse permettre qu'il y ait comme ça une sorte de bataillon de de bataillon de gens qui puissent distribuer très fortement les contenus et qui soient en commun entre France Télévision et Radio France et LINA parce que LINA a aussi une capacité à distribuer des formats qui sont des formats tout à fait intéressants. Je n'en sais rien.
Je suis pas juriste. Est-ce qu'il y a capacité à fabriquer une entité qui soit en lien avec les deux structures ? Pourquoi pas ?
En tout cas, je pense que tout est bon pour que les entités travaillent ensemble, qu'elles acquièrent de la puissance et que surtout elles portent les valeurs qui sont les siennes là où vont les gens, c'est-à-dire sur le numérique. Voilà. Mais je pense que c'est c'est une question vraiment intéressante.
Malheureusement, je me sens pas tout à fait légitime à y répondre parce que comment créer des ponts juridiquement acceptables ? et obligatoire. Haut de structure, c'est une question.
Merci beaucoup. J'ai peut-être une question à redonner la parole au rapporteur. On on lit dans le monde aujourd'hui que dans la réorganisation de civil veille, il n'y aurait plus de directeur de l'information de France Inter.
Je sais pas si c'est confirmé, en tout cas, c'est ce qu'on lit dans le monde. Est-ce que est-ce que vous vous êtes attaché quand même que à ce que chaque ce qu'on lit dans le monde, c'est que considérant que que madame Pigal a une expérience forte de l'information, elle peut à la fois diriger la l'antenne et en piloter l'information. Bon, ma question c'est est-ce que c'est quand même important d'avoir un un un directeur ou une directrice de l'information dans chaque station de l'audiovied public de Radio France ?
Et et puisqu'on parle de du directeur de l'information, vous avez géré des journalistes. Une question qui revient souvent, que le rapporteur pose souvent, c'est le fait que aujourd'hui à France Télévision, le directeur de l'information soit rattaché au numéro 2 de France Télévision et donc celui qui a finalement l'autorité finale, si je puis dire, pardon, de cette expression sur les journalistes, c'est quelqu'un qui détient pas la carte de presse. Est-ce que pour vous le directeur de l'information ou l'adresse de l'information doit rendre des comptes directement au PDG, à la présidente, au président ou est-ce qu'il peut y avoir un un état hiérarchique intermédiaire qui de fait ferait que le responsable infin de l'information n'aurait pas la carte de presse ?
Alors pour pour la réorganisation de Radio France, vous me permettrez de ne pas répondre parce que je voilà, j'ai pas du tout les éléments en main et c'est vous qui m'apprenez. Euh ce que je voudrais dire, c'est que moi, j'ai jamais eu la carte de journaliste, jamais. Euh et euh ce qui est ce qui est intéressant, c'est de revenir toujours un peu en arrière à propos de Radio France, c'est Jean-Marie Cavada qui a considéré avant quand je suis quand je travaillais sur France Culture, vous aviez un directeur de la rédaction, un directeur des programmes, un directeur de la musique.
Il y avait pas d'arbitrage commun et Jean-Marie Cavada a dit une chaîne, une tête et il a nommé Lauradler par exemple à la tête de France Culture qui n'était pas une journaliste. la rédaction été mu, il y a eu des tractes, il y a eu la grève et puis l'or a été la directrice de France Culture a été une extraordinaire directrice de France Culture. Moi ce que je peux vous dire c'est que j'ai toujours travaillé alors l'information c'est absolument majeur pour les chaînes du service public.
La rigueur, l'intégrité, le le un territoire important, ça me semble être le faire de lance du service public. Moi pour ma part, je l'ai dit d'ailleurs je crois dans cette audition, j'ai toujours considéré, j'ai j'ai eu j'avais mes idées, j'avais mes convictions, mais le final cut c'est toujours Catherine Nail, la directrice de l'information qui l'a donné pour la rédaction. Ça m'a pas empêché d'être la directrice de France Interre.
Donc c'est quand même important sans vouloir vous faire commenter des décisions très récentes. C'est quand même important pour vous qu'il y ait des directeurs de l'information dans chaque antenne quand même. Majur majeur majeur.
Donc si demain pardon je pose la question parce qu'on va avoir une table ronde importante de l'information radio France. Si demain pardon je parle vite dans la réorganisation de Radio France il n'y avait plus de directeur ou directrice de l'information à France interne, ça vous pose quand même une une difficulté. Enfin c'est important, c'est un poste important.
Bien sûr je je veux dire je ne suis pas Céline Pigal. Céline Pigal est une très grande journaliste. Elle sait ce que c'est que l'information.
Je dirais en revanche, il faut un directeur des programmes très costaud. Je vous voyez les je pense que les équipes de direction elles se complètent, elles se voilà. Moi, j'étais euh je pense que j'étais assez bonne sur les programmes euh et Catherine elle était enfin elle était impeccable sur l'information.
Là, c'est un autre type de hiérarchie. Vous avez c'est une Pigale qui est très très bonne sur l'information. Sur les programmes, faudra qu'elle ait quelqu'un de costaud à côté d'elle.
Voilà. Je dis l'information c'est majeur. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le président. Le 18 janvier dernier dans l'émission 7h50 le weekend sur France en terre, Radio France a offert son micro à Mohammad Amin Nedjad, ambassadeur de la République islamique d'Iran en France. pendant plus de 10 minutes, ce représentant officiel d'un régime qu'on peut qualifier de de qui qui a des méthodes terroristes a pu dérouler sa propagande allant jusqu'à affirmer que son régime, je le cite, n'avait pas de sang sur les mains et que les morts imputées à l'Iran ne seraient que de simples chiffres inventés par leurs ennemis, c'est-à-dire les États-Unis et Israël.
Or, nous savons très bien que la République islamique d'Iran a procédé à des massacres à huit clos et a tué dans une barbarie extrême plus de 30000 personnes en l'espace de 48 he lors des nuits des 8 et 9 janvier. Le bilan humain continue depuis de s'alourdir. Ce régime est d'ailleurs désormais qualifié par la France et l'Union européenne comme un régime terroriste.
J'ai interrogé sur cette invitation le comité d'éthique et la médiatrice de Radio France qui ont justifié ce choix étonnamment au nom du pluralisme estimant que toutes les voix devaient être entendu y compris sur les antennes du service public. Madame Block, est-ce que vous comprenez qu'une antenne du service public français, l'une des toutes premières radios de France a pu servir de relais à la propagande d'un représentant d'un état terroriste lui permettant notamment de nier des crimes de masse à l'antenne. Et aujourd'hui, alors que l'ampleur de ces crimes est établie, je le rappelle je le rappelle, plus de 30000 civils désarmés ont été abattus en 48 heures.
Des rançons on étaient exigés aux familles eniller pour récupérer les corps et des médecins ont été exécutés pour avoir soigné des blessés dans les hôpitaux. Est-ce que vous comprenez que Radio France n'est toujours pas présenté d'excuses pour avoir accordé une telle exposition à un régime terroriste et à ces mensonges ? Monsieur le rapporteur, vous savez que les mots ont un sens.
Je sais que vous le savez. Quand vous dites que France Interre a été le relais de la propagande, vous pouvez pas dire ça parce que ça n'a pas été un relais. Le l'ambassadeur d'Iran a été interrogé de façon extrêmement vive par deux journalistes.
L'ambassadeur d'Iran, par ailleurs a été invité sur BFM. Et par ailleurs, je veux dire, vous savez combien la couverture des massacres qui se sont déroulés et qui se déroulent probablement encore aujourd'hui en Iran a été forte et massive sur France Interre. Je crois que c'est il y a une toute petite semaine, c'est Gold Shifte Farani qui est venu au 7h50 que tout le monde connaît qui est cette actrice tellement investie et franche sur les raisons de ce massacre.
Je pense que si Golfich Farani avait considéré que même pour un quart de seconde France Inter est servie de relais comme vous dites au régime des Molas, elle ne serait pas venue. Merci monsieur rapporteur. Et selon vous, est-ce que demain France Interre a vocation à accueillir lors d'une matinale et à donner du temps d'antenne par exemple à l'ambassadeur du dirigeant nord-coréen Kim Jangoun ?
Est-ce que c'est la vocation du service public ? Pardon. La vocation du service public, c'est de poser les bonnes questions avec détermination et indépendance.
Si Vladimir Poutine acceptait une interview sur France Interre, je pense que France Interre ne la refuserait pas. Et si Kim Jongoun acceptait une invitation, enfin était désireux de venir s'exprimer sur les antennes du service public, France Interre l'accepterait. On parle à nouveau, hein, je je permets de le dire.
Le le régime iranien aujourd'hui est considéré comme un régime terroriste par la France, par l'Union européenne. Euh ces dirigeants ont du sang sur les mains et on a l'ambassadeur représentant officiel de ce régime qui est invité sur la première antenne radio du service public de l'audiovisuel. Vous semblez comme la médiatrice et la présidente du comité d'éthique de Radio France le justifier au nom d'ailleurs de donner la parole à tout le monde avec une contradiction avec des questions qui effectivement ne déroule pas le tapis rouge à la personne qui est auditionné enfin qui qui est entendu mais est-ce que ça veut dire que n'importe qui aurait demain le droit à un temps d'antenne sur Radio France ?
N'importe qui sûrement pas. Temps d'antenne certainement pas. Demander des comptes certainement.
C'est c'est le principe du journalisme d'auditionner, je crois les grandes semonde, les citoyens. Enfin, c'est ça le journalisme. C'est pas de la complaisance, c'est pas du temps d'antenne.
C'est des c'est des interviews menées par des journalistes qui sont pas complaisantes. Mais tout dernière, tous les dirigeants euh quel que soit leur contestation dans leur pays, quel que soit le caractère terroriste des des régimes auquels ils sont à la tête, tous ces dirigeants auraient une vocation demain à être interrogé. Quel que soit d'ailleurs la la la la corosité, le le niveau corrosif des questions posées par l'interview sur sur France Inter.
Mais c'est comme si on leur faisait table ouverte. Je je veux dire quelque part le boulot d'un journaliste, c'est d'interroger, c'est de poser des questions à la justice, c'est de juger. S'il y a effectivement un mandat d'arrêt international à l'égard d'un grande d'un d'un dirigeant, je pense qu'il ira d'abord au tribunal avant d'aller sur fond à terre.
Et par ailleurs, vous semblez dire qu'il n'y a que que l'interview, mais il y a des il y a là aujourd'hui, je peux dire qu'il y a des dizaines d'heures de France inter qui sont consacrées au massacres qui ont été commis par le régime des Mola dans le pays et des dizaines de femmes et d'hommes opposants qui ont été interviewés. Et le jour où Goldshiftte Farani est passé, tout le 79 était dédié aux assassinats en Iran et il y a eu des gens qui ont accepté de témoigner parce que c'était inter en changeant les noms, mais on a entendu tout d'un coup des voix qui venaient d'Iran. Donc je pense que les dirigeants les plus sanguinaires et poursuivis par la justice internationale serait arrêté aussitôt le pied posé à Roissi et j'espère emmener là où ils doivent être emmenés et n'irai pas sur l'antenne d'Inter.
Et ça me permet quand même de rappeler qu'il y a des des reporters de guerre, des correspondants de guerre sur France inter comme dans l'autre duel privé qui couvre des conflits notamment des guerres, des répressions de peuple et que ces journalistes là qu'il travaillent pour France interre, pour européens ou pour des médias publics comme privés éclairent aussi les Français et permettent de donner une voix à ceux qui sont opprimés dans le monde. C'est important de le le rappeler et si rapportant être d'accord. Je suis député le territoire, il y a le festival des des le grand prix des reporters des guerres qui met à l'honneur chaque année les reporteurs de guerre et on pourra y aller ensemble pour voir aussi ce travail formidable que font des journalistes.
Merci monsieur le président. Une autre une autre question, je pense que vous y attendez. Je vois qu'on a plus beaucoup de temps pour cette audition dont je me permets de vous la poser.
Le 17 décembre 2025 europen a révélé ce qui pourrait d'ailleurs s'apparenter à une nouvelle forme de collusion politique qui impliquait Thomas Land qui vous impliquait d'ailleurs vous aussi ainsi que le député socialiste Emmanuel Grégoire membre d'ailleurs de cette commission d'enquête. vos propos qui ont été tenus dans un café parisien et enregistré d'ailleurs à votre insu. Je ne suis d'ailleurs pas là pour juger de la méthode.
Ma question ne porte pas sur la méthode et et vous avez expliqué que elle pouvait être condamnable. Je m'en tiens à ce qui a été révélé par ses confrères par vos confrères de d'Europin. Je cite mot pour mot ce que vous auriez dit à monsieur le Grand.
Toi tu le connais bien Emmanuel Grégoire donc député socialiste, membre de cette commission d'enquête. Tu peux lui demander de te soutenir pendant la commission. Il peut aussi dire que tu n'as pas eu d'influence dans la campagne pour la mairie de Paris.
Je me permets de rappeler que ces propos auraient été tenus quelques jours seulement avant l'audition de Thomas Logrand et Patrick Cohen dans le cadre de cette commission d'enquête. Ma première question, quel était l'objet de vos conseils à à Thomas le grand ? Est-ce que l'objectif était au fond de neutraliser les travaux de notre commission d'enquête ?
Si je vais vous laisser répondre mais juste dire que moi je m'en tiens pas à ce qui a été dit dans cette vidéo. Je sais pas si on se rend compte dans ce pays de ce qui est en train de se passer. Je crois que tout le monde est en train de perdre sa boussole.
Vous n'êtes plus en poste. Le rapporteur a parlé de collusion politique. Vous n'avez plus aucune fonction.
Vous êtes retraité citoyenne. Vous prenez un café dans un dans une brasserie parisienne que je connais d'ailleurs dans le 14e et un journaliste européen effectivement enregistre cette conversation privée. Vous n'avez aucune responsabilité politique, vous n'avez plus aucune responsabilité éditoriale et je veux le dire très clairement et d'ailleurs la ministre ce matin l'a fait que ici je crois dans cette commission d'enquête queles que soient nos appartences politiques et on va venir sur le fond et vous allez répondre au rapporteur sur le fond effectivement il il y a des questions qui se posent sur le fond mais si on condamne pas tous ici quels que soient nos bords politiques ces méthodes alors c'est notre vie privée à tous demain ça sera les cafés les déjeuners du rapporteur les cafés les déjeuners du président les cafés des déjeunés, des députés membres de cette commission.
Euh je suis très inquiète de la manière dont une démocratie est en train d'évoluer. Donc c'est pour ça que je voulais dire que moi je d'abord fait cette précision et ensuite parce qu'on n'est pas là du tout pour censurer les questions et que il y a des questions effectivement qui se posent sur le fond, vous allez pouvoir madame Bloc répondre maintenant sur le fond. Je dois pri je je me permets simplement de réagir.
J'ai pu d'ailleurs m'exprimer euh dans le journal Le Point en en expliquant, on m'a demandé ce que je pensais de ces méthodes. Moi, à titre personnel, je je rejoins le président, je je condamne des méthodes d'enregistrement, de conversation à titre privé. Mais encore une fois, je me permets de le préciser, ma question ne portez pas sur la forme.
On vous a entendu condamner euh la forme notamment sur cette affaire Patricken et Thomas Logan. Mais sur le fond, cette première affaire, elle est apparue parce qu'il y avait des collusions supposées entre le Parti socialiste et des journalistes de l'audiovisuel public. Ça a été d'ailleurs aussi l'un des objets de cette commission d'enquête.
Et on apprend quelques jours avant l'audition de Patrick Cohen et Thomas Logrand que vous auriez donné des conseils à Thomas Logrand notamment en expliquant que Emmanuel Grégoire, député socialiste membre de cette commission d'enquête pourrait venir l'aider dans le cadre de son audition. Voilà, c'était aussi la raison de ma question. Quelle était la l'objectif de vos conseils ?
Et est-ce que vous avez pas l'impression que ça avait une intention de neutraliser les tra notre commission et la sincérité aussi des questions et des réponses apporteres ? Merci le rapporteur d'être revenu sur la méthode et je vous laisse répondre sur le fond maintenant. Madame Bloc.
Alors, je pense que vous savez tous que j'ai porté plainte pour espionnage audiovisuel et pour atteinte à la vie privée, qui a une enquête préliminaire qui est ouverte et que je réserve ma parole à la police et à la justice. Je voudrais dire aussi et je profite de l'occasion que je voudrais vraiment remercier l'ensemble de la presse qui a apporté son soutien à Thomas Le Grand et à moi-même privé comme public en disant que cet espionnage n'avait rien à voir avec le journalisme. Et pour vous répondre sur la possibilité que j'ai eu, l'idée ou l'intention de neutraliser la commission d'enquête, je voudrais vous dire que je réfléchis à la possibilité d'une plainte pour diffamation.
Je n'ai jamais de mes 50 ans de carrière été attaqué sur mon intégrité professionnelle et personnelle. Voilà, merci pour votre réponse. Quand je lis donc le l'article notamment de dein et ce sera ma dernière question sur le sujet, vous vous expliquez que vous expliquez à Thomas Logrand qu'il ne faut pas attaquer l'extrême droite, que lors de son édition, il ne doit pas faire d'attaque adomin à dominem pardon contre leur assemblée nationale car Patricken s'en chargerait lui-même.
Je vous cite laisse-le s'attaquer à l'extrême droite. Toi, n'y va pas, ne fais pas d'attaque à Dominem contre le Rassembl national. Une question un peu plus générale que le cadre de ces propos.
Madame Block, qu'est-ce que l'extrême droite selon vous ? Est-ce que je suis moi porte-parole du groupe UDR d'Extrême droite ? Est-ce que cette commission d'enquête par son objet notamment de vérifier les le respect de la neutralité de l'indépendance de l'honnêteté, du pluralisme de cette de l'uel public est une commission d'enquête d'extrême droite ?
Comment est-ce que vous pourriez mieux le définir ? parce que c'est un terme qu'on entend énormément y compris sur le service public de l'autuel. Donc je j'aimerais avoir votre réponse sur le sujet s'il vous plaît.
Je suis pas sûr d'avoir compris votre question mais en tout cas en tout cas en en ce qui concerne les déclarations que j'ai pu faire auprès de Thomas Land, je n'en dirai pas plus que ce que je vous ai dit. Je réserve ma parole pour la justice et pour la police. Merci.
Est-ce que il y a encore des questions sur rapporteur ? Je Oui, je je pense que ma question était plutôt claire. Comment est-ce que vous qualifiez l'extrême droite ?
Qu'est-ce que l'extrême droite au fond ? Et est-ce que vous pensez par exemple que l'UDR est un parti est un parti d'extrême droite ? Là, on sort du périmètre de la commission d'enquête hein.
Mais bon, si vous voulez répondre, vous répondez. Oui, d'accord. Non, mais je Si vous voulez répondre, allez-y.
Je dis on Non, non, non, non. Je je simplement je je Alors, vous voyez, j'ai pas en tête la définition du Conseil d'État, donc je vais pas vous répondre. Très bien.
Est-ce que vous avez encore une question ? Je peux poser une question monsieur porteur ? Oui, peut-être une question sur notamment le cadre social chez Radio France.
On a appris lors de nos différentes auditions un certain nombre d'avantages assez exorbitants notamment c'est le nombre de semaines de congés payés où on a appris que les journalistes chez Radio France bénéficient de 14 semaines de congé payés. On sait que les Français en bénéficient plutôt de de 5 hors RT. Est-ce que vous considérez, vous qui avez parfaitement connu la maison, que ce cadre social est peut-être anachronique ou en tout cas est bien trop avantageux au regard des nombreux efforts que l'on demande année après année aux Français ?
Alors, écoutez, j'ai quitté mes fonctions quand même il y a 1 an et demi maintenant. Euh je pense que la les ministres hier ont dit combien les différences de salaires étaient importantes entre le public et le privé. Je pense que la question effectivement des congés vient compenser un peu cette grande différence.
Et puisqu'on parle toujours beaucoup des milliards dépensés par le service public et de rémunérations qui sont exorbitantes, oui, même sur internet, il y avait un certain nombre de vedettes qui avaient de très bons cachets parce que on travaille sur un dans un milieu concurrentiel. Mais je voudrais dire, je voudrais vous le dire, monsieur le rapporteur, et je voudrais dire à tous ceux qui nous écoutent que les jeunes femmes qui passent 12 heures par jour à booker les invités pour les émissions de la matinale ou les autres émissions, elles sont payées 3000 € bruts et elles vivent en région parisienne. Donc voilà, je crois qu'il y a un grand souci des deniers publics dans les maisons de le visuel public.
En tout cas, je peux vous le garantir au niveau de Radio France. Vous avez une parole libre madame Bloc et vous êtes retraité alors retraité active mais en tout cas vous n'avez plus de fonction opérationnelle et peut-être que vous allez nous répondre plus directement à ma question. Bon l'argent est tabou dans votre pays.
Il y a beaucoup de fantasmes. Certains médias alimentent le fait que tout le monde serait trop payé dans le duel public et cetera. On a demandé des chiffres, le rapporteur les a dans les documents, il pourra les consulter.
Ma question, elle est simple. dans le privé, quand on fait de la radio, dans le privé, quand on travaille chez européen dans des médias privés ou sur des chaînes d'information privée, on gagne combien de fois plus euh que dans le public ? Est-ce qu'on parle de 1 à 2, de 1 à 3, de 1 à 4 quand vous avez été en charge de recruter ce qu'on appelle des incarnations ? on va dire des des stars de la radio, en tout cas des gens qui ont une certaine notoriété et des compétences, une expertise reconnue.
Vous avez fait ce qu'on appelle le mercato, hein, c'est comme dans le football, c'est-à-dire qu'on on a des journalistes qui changent de de station ou de ou de chaînes de télévision. Euh voilà, peut-être pour expliquer aussi et répondre parfois à ce fantasme, on a le sentiment ou peut-être que c'est pas un fantasme et que c'est vrai, en tout cas, votre avis sur les rémunérations euh à Radio France, en l'occurrence à France Interne, par rapport à à d'autres radios. Voilà, au-delà de la question des congés que posé le rapporteur.
Alors, ce que je voudrais dire, c'est que ce sont des chiffres qui seront très difficile à vérifier parce qu'ils sont pas délivrés, ce qui est bien normal. C'est un terrain concurrentiel. Moi ce que j'ai toujours entendu dire c'était de 1 à 3.
Voilà le différentiel était de 1 à 3. Mais je voudrais ajouter une petite chose si vous me permettez, c'est que moi j'ai pas tellement assuré le mercato. Oui, on a fait venir avec Mathieu Galet Fred chez Singer et je m'en suis réjoui tous les jours Nagi.
Mais on a fait grandir Léa mais Salamé pardon. On a fait grandir Nicolas de Morrand, on a fait grandir Sonia de Viller, on a fait grandir Charline. On les a pas débauché à prix d'or très peu.
Et je trouve que c'est aussi la force du service public, c'est qu'ils font grandir des talents qu'après qu'après il faut savoir retenir. Mais c'est quand même aussi, j'allais dire la beauté du service public que de faire grandir des gens qu'après on s'arrache après deor. Peut-être j'ai une dernière question parce qu'on arrive au terme de cette de cette de cette audition.
Vous avez été espionné euh vos déclarations dans la presse dont les médias ont donné lieu à des articles. Par exemple, effectivement le le rapporteur citait ce que vous aviez dit à quelle époque qui a été repris par madame Souet. Ça avait donné lieu à à un article dans le JDD qui disait que vous vous appeliez au mépris de classe, vous faisz du mépris de classe.
On a le sentiment aujourd'hui qu'il y a des des gens dans ce pays qui ont le projet politique de démolir ou détruire l'audiovisuel public. Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on en arrive là ? C'est comme ça quand vous avez c'était comme ça quand vous avez commencé à travailler ?
Non, c'était pas comme ça. C'estd que l'audiuel public était vraiment très respecté. Je pense que quelque part, je l'ai dit d'ailleurs dans mon texte et il faudrait y réfléchir et y travailler, mais c'est le travail des historiens, des sociologues et des journalistes et des parlementaires.
Pour moi, l'audiovis ça représente, je regardais en arrivant, vous savez, les compagnons de la libération, ce grand mur là qui vous accueille. Et moi, j'ai la conviction que le divisel public, c'est le résultat du travail de nos parents, de nos grands-parents pour que la société soit plus équilibrée, plus égale, plus heureuse, qu'on fasse attention à l'art, à la culture. Vous voyez, je relisais une phrase dans Malroot qui disait "Le chemin le plus court d'un homme à l'autre, c'est l'art." J'ai l'impression qu'il y avait un monde qu'on essayait de construire pour que plus jamais ne se reproduis ce que s'est produit pendant la Seconde Guerre mondiale.
Et j'ai la l'impression qu'aujourd'hui ce combat pour l'égalité parce qu'il est important quand il y a de l'inégalité, il y a du ressentiment, il y a de la colère, ce combat pour la liberté et la liberté elle vient du savoir, de la connaissance. C'est pas avec du pain et du cirque qu'on acquère la liberté, c'est avec du savoir. C'est avec des gens qui vous font réfléchir, c'est avec des gens qui vous donnent de la profondeur euh historique et de la fraternité.
Il y a effectivement, comme il y a dans d'autres parties du monde, une guerre qui est menée à ses valeurs. Or ses valeurs, c'est l'audiovisé le public. Je l'ai dit, il a des défauts, il a du mal à changer, il a du mal à garder effectivement à s'adresser à tous les citoyens.
Mais ces valeurs de débat civilisés, de conversation, de respect de la culture, de respect de l'honnêteté et de la sincérité et par-dessus tout, je vais le prendre ce mot de scrupule. Dans l'audis public, il y a du scrupule et ça me semble majeur parce qu'il faut avoir du scrupule les uns envers les autres. Merci beaucoup.
Euh on a encore 2 minutes et après je monsieur rapidement je le fais parce qu'il y a pas eu beaucoup de groupes politiques et et que on a encore 2 minutes. Je vous remercie monsieur le président. Je je souhaitais réagir au fait que monsieur le rapporteur dit euh condamner le fait qu'il y ait eu des enregistrements illégaux et dans le même temps il s'en sert pour attaquer et insiller le doute.
Je trouve qu'il y a une contradiction à cet endroit-là. Euh il s'interroge pour savoir si son parti une question ça mais allez-y allez-y c'est pas une question extrême droite. Je voulais quand même euh dire que euh quand que la fin quand on considère que la fin justifie les moyens euh quand on incle doute euh sans preuve quand on attaque des personnes et non pas des idées, euh effectivement ce sont des méthodes d'extrême droite.
Voilà je voulais apporter ce commentaire. Je pense que il faut s'attacher à avoir effectivement énormément de scrupules et je remercie madame Bloc sur ce point-là. La qualité du débat de l'audiovisuel public, c'est ça qui doit primer aujourd'hui dans l'intérêt des Français.
Merci pour le débat, la démocratie. Merci chers collègues. Merci madame Bloc d'avoir éclairé les travaux de notre de notre commission et et je vous remercie d'avoir partagé vos analyses et votre longue expérience du service public audiovisuel.
Je vais suspendre pour quelques instants avant que nous recevions les différents inspecteurs qui ont rédigé des rapports tout à fait fournis et approfondi sur l'audiovisuel public. Nous allons reprendre nos travaux dans quelques instants. Encore merci à vous.
Merci à vous. Merci beaucoup.
Matthieu Bloch