EN DIRECT | DÉBAT FACE À JORDAN BARDELLA ET OLIVER FAURE
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Bonsoir, bienvenue dans l'événement. Bonsoir à tous les trois. Merci d'avoir accepté cet ultime débat à trois jours d'un vote historique. Jamais une campagne des législatives n'aura été aussi courte, aussi intense. Alors les Français qui vous regardent ce soir ont besoin de clarté et de vérité. Guillaume Daret, Astrid Mezmorian et Jean-Baptiste Marteau vont relayer ce soir les questions des Français à mes côtés. Si le débat devient incompréhensible, vous entendrez mon
monter la musique de Led Zeppelin. Le tirage au sort a désigné l'ordre de passage pour débuter et conclure cette soirée. Et pour commencer cette émission, je voudrais vous montrer à tous les trois une première photo. Vous allez reconnaître tout de suite cet endroit. C'est le fauteuil du Premier ministre à Matignon. Car le sujet de cette élection, c'est qui pour gouverner la France. Gabriel Attal, vous êtes à Matignon, vous avez été nommé, vous demandez aux Français de vous choisir. Mais qu'est-ce que vous promettez ce soir de ? D'abord bonsoir. Merci pour l'invitation et merci à celles et ceux qui nous regardent et nous écoutent. Effectivement, j'ai la chance d'occuper
cette responsabilité de Premier ministre depuis près de six mois désormais. Une fonction qui est exigeante, qui est passionnante. Il y a à peu près 50 décisions à prendre chaque jour sur des sujets souvent lourds. Décisions que les Français voient, d'autres qu'ils ne voient pas. Il y a surtout une grande responsabilité qui est de répondre à l'attente immense de nos concitoyens. Nos concitoyens qui nous ont envoyé un message clair au moment des élections européennes. Nous avons perdu ces élections. Un message, je crois, de fond et un message de gouvernance. Sur le fond, une attente qu'on aille beaucoup plus loin sur un certain nombre de sujets, de thématiques qui sont importantes pour eux. Évidemment la question du pouvoir d'achat, mais aussi évidemment par exemple la question de la
sécurité la sécurité de l'autorité dans notre pays. Et puis sur la question de la gouvernance, je crois que le message qui nous a aussi été envoyé, moi je discute beaucoup avec nos concitoyens sur le terrain et à chaque fois ça me fait réfléchir. C'est la nécessité de gouverner différemment. D'associer davantage les Français. On a cherché à le faire ces dernières années avec certaines initiatives, mais à l'évidence il faut aller beaucoup plus loin. Ça fait, je crois, 20 ans qu'il y a pas eu de référendum dans notre pays. Moi je souhaiterais proposer qu'il y ait peut-être chaque année un référendum sur un sujet d'importance pour les Français. Vous avez l'idée d'un premier référendum par ? Je pense précisément que pour décider ces thèmes, il faut le faire avec les forces politiques, avec les
partenaires sociaux, associer aussi l'ensemble des corps intermédiaires à ces décisions-là. Et puis ensuite, je crois que le message qui nous a été passé, c'est aussi un message sur le nécessaire apaisement qu'on doit insuffler dans la société. Et nous, les responsables politiques, je pense qu'on a une responsabilité. Il y a beaucoup d'images de brutalisation du débat public qui ont été envoyées ces dernières années. Je le dis avec humilité, je pense que la responsabilité, elle est partagée. Il y a eu des images à l'Assemblée nationale qui ont beaucoup choqué de la part par exemple des députés de la Nupes ou de certains d'entre eux. Il y a eu des coups qui ont été organisés par les députés du Rassemblement national au moment de votes où dans une journée on
change complètement de vote en donnant l'impression quelque part d'instrumentaliser le vote et la démocratie. Et puis nous, je pense que un certain nombre de décisions qui ont été prises, notamment le recours au 49-3 sur les textes budgétaires, a pu aussi donner une image de brutalisation du débat. Moi j'ai été dans différentes postes dans différents postes ministériels et notamment à Bercy. J'avais cherché, quand j'ai été nommé, à tout faire pour éviter le 49-3 avec les dialogues de Bercy. J'ai pas réussi à convaincre à ce moment-là sur le budget de fin d'année, on avait réussi à l'adopter sans 49-3. Le jour où j'ai été nommé à Matignon, il y a un peu moins de six mois, la première chose que je me suis dite, c'est que je voulais faire en sorte d'adopter le prochain budget sans
49-3. J'ai reçu beaucoup de parlementaires des oppositions, j'ai parfois été même critiqué ou raillé pour cela. Et donc oui, je me fixe aussi cet objectif. Qu'on arrive à avoir une démocratie, une Assemblée nationale peut-être plus vivante, moins brutale. Ça sera bien, je pense, pour le débat public et pour les Français. Jordan Bardella, vous dites que vous êtes prêts. Marine Le Pen dit que vous avez même déjà votre gouvernement. Est-ce que c'est pas le moment de dire aux Français ce soir à quoi ressemblerait votre ? Bonsoir Madame Roux, bonsoir aux Françaises et aux Français qui nous regardent, je l'espère très nombreux ce soir dans cet ultime moment de de clarification à quelques jours d'un choix qui va être décisif pour l'avenir du pays et décisif pour le quotidien de
millions de Français. Si nos compatriotes font le choix de l'alternance et du changement dimanche, moi je d'abord j'entends être le Premier ministre de tous les Français. Je pense que la démocratie française a beaucoup souffert de la brutalisation du débat démocratique depuis sept ans. Elle souffrira beaucoup du sectarisme qui est le propre aujourd'hui, je crois, de cette alliance de gauche que les Français découvrent parfois avec des craintes depuis quelques jours, quelques mois dans le débat public. Moi je veux rassembler les Français. Je veux les réunir, tous les Français, d'où qu'ils viennent, quel qu'était leur choix politique passé. Je serai donc le Premier ministre de tous les Français pour engager le redressement du pays. Je veux aussi être le Premier ministre du
quotidien. Je veux qu'on mette au cœur de l'action publique le quotidien des Français. Mes priorités, je les ai exposées dans cette campagne. Elles sont claires, c'est le pouvoir d'achat, c'est le rétablissement de la sécurité et c'est évidemment la maîtrise de nos flux migratoires qui sont aujourd'hui devenus hors de contrôle dans le pays. Donc je rétablirai l'autorité de l'État. Il y a une demande très forte d'autorité aujourd'hui dans le pays. Et pour vous répondre directement Madame Roux, je la ferai avec un gouvernement d'union nationale. Qu'est-ce que ça veut ? Je souhaite que dans ce gouvernement puissent siéger et participer au redressement du pays toutes les énergies et toutes les compétences qui s'expriment dans le pays. Il y aura donc évidemment des visages connus du
Rassemblement national, mais il y aura aussi des visages connus des Républicains. Vous savez que nous avons Nous sommes alliés aux Républicains de droite du président Ciotti parce que je souhaite élargir ma majorité. Et évidemment des gens qui issus de la société civile sont des patriotes sincères qui ont à cœur la souveraineté de la France, la défense de notre identité et qui ont à cœur de permettre à tous les Français de reprendre le contrôle du pays. Ma boussole, celle de mon engagement politique, ça a toujours été l'intérêt supérieur de la France et l'intérêt supérieur des Français. Et ça guidera mon action avec sincérité et patriotisme. Et est-ce qu'à ce stade vous avez d'ores et déjà un gouvernement avec des noms sur des postes ? Oui, nous avons mis des noms sur des sur
des postes. C'est un gouvernement qui, je l'ai dit, est un gouvernement élargi à d'autres personnalités que celles du Rassemblement national. Évidemment. Il y a des gens qui ont des compétences, qui viennent de la société civile. Mais évidemment que Éric Ciotti, qui est le président des Républicains, sera appelé à des responsabilités importantes dans ce gouvernement. Et d'autres visages que les Français connaissent, que d'autres ils apprendront à connaître. Mais je veux juste dire aux Français que où Éric ? C'est le moment de le dire. Laissez-moi quelques jours encore pour présenter le projet que que nous portons. Mais je veux dire un mot. Je pense que ce soir on a trois visions différentes de la vie politique, trois visions différentes, trois projets
de société. Et je pense que les Français doivent choisir en leur âme et conscience. Et surtout, ils doivent aussi choisir, nous qui nous qui n'avons jamais eu le pouvoir, de faire confiance à des gens qui aiment profondément les Français, qui les respectent et qui surtout les considèrent. C'était important de prendre le temps l'un et l'autre sur cette partie. Dernière question pour vous sur ce fauteuil de Matignon, Olivier Faure, est-ce que vous êtes le seul des trois ce soir à ne pas vouloir vous installer ? D'abord ce fauteuil, je le connais bien. La première fois que je suis venu dans ce bureau, c'était François Mitterrand qui était à l'Élysée et Michel Rocard qui était Premier ministre. Et c'est jeune militant, pour la première fois, je suis rentré dans cette
dans ce bureau qui est un bureau où se sont accomplies de grandes tâches et où l'histoire s'est jouée. Et je sais quelles sont les qualités qui sont nécessaires pour tenir ce gouvernement, faire en sorte que la France soit bien gouvernée. Il faut d'abord être capable de rassembler, rassembler le pays. Rassembler le pays à un moment où d'autres cherchent à diviser les Français, les Français et les étrangers, les Français entre eux. Et faire en sorte que toutes ces toutes ces divisions que nous avons connues pendant toutes ces années, entre le monde rural et le monde urbain, entre les générations, que tout cela soit derrière nous et que nous puissions à nouveau rassembler notre pays. Ensuite,
il faut l'apaiser. L'apaiser parce que le temps du mépris, de l'irrespect, c'est terminé. Il faut en finir avec cette façon de considérer les Français comme des gens de rien, des Gaulois réfractaires. Il faut être de ceux qui, au contraire, comprennent que ce sont pour les Français que nous dirigerons demain le pays. Et vous aurez l'occasion de développer ce programme, mais la question qui était posée, Troisième point, Catherine Roux. Troisième point, c'est que il faut de la détermination. Et j'y insiste parce que nous sommes dans un moment où les enjeux sont colossaux. Nous faisons face à la guerre. Nous aurons demain, si le nouveau Front populaire l'emporte, vraisemblablement les puissances de l'argent qui seront face à nous, des gens qui de toute
éternité ont toujours combattu la gauche à chaque fois qu'elle est revenue au pouvoir et il faudra évidemment engager de manière ferme le combat contre le réchauffement climatique. Alors qu'est-ce qu'il faut à ? Je sais bien que ici tout le monde va dire qu'il à ? Pardonnez-moi pour les gens qui vous regardent. Ça a été l'objet de nombreux débats pendant ces derniers jours et ces dernières semaines. Vous demandez à vos lecteurs réponds. Je vous dis que à à Matignon ce qu'il faudra c'est une force tranquille, une force qui va une force qui sait où elle va. Elle sait où elle sait entraîner les Françaises et les Français. Donc pas la France insoumise, c'est ça le sous-texte que vous êtes en train d'expliquer aux Français ce soir. moi je sais que le Premier ministre ne sera ni insoumis,
ni socialiste, ni écologiste, ni communiste, il sera issu du nouveau Front populaire. Il sera celui ou celle qui permettra à toute la gauche et les écologistes de se retrouver parce que nous avons besoin d'abord de rassembler la majorité et ensuite de rassembler les Français. Et c'est comme ça que nous procéderons. Une deuxième image si vous le voulez bien qui illustre trois moments où la tension dans le pays est montée, les gilets jaunes, le mouvement social contre les retraites, les émeutes. La société française, vous l'avez un peu évoqué à l'instant, elle est fracturée. Certains craignent que le lendemain du scrutin et bien le pays bascule dans cette fièvre que ce pays connaît si souvent. Le président parle même de risque de guerre civile. Ma question est
très simple, comment est-ce que vous comptez réconcilier les ? Jordan Bardella. Depuis sept ans Emmanuel Macron a été un facteur de de désordre dans le pays. Les Français euh ont pu constater impuissants la multiplication des violences qui sont commises d'abord contre eux avec des niveaux d'insécurité record. On est à un an aujourd'hui des émeutes qui ont agité le pays auquel aucune réponse de fond n'a été apportée et puis il y a eu des mobilisations sociales très importantes notamment par les gilets jaunes ou les mobilisations contre la réforme des retraites parce que les Français ne se sentent ni écoutés, ni entendus, ni respectés. Donc il faut réconcilier les Français avec la politique et il faut surtout d'abord les prendre en compte, les prendre en
considération. Quand des millions de Français aujourd'hui dans le pays n'arrivent plus à boucler les fins de mois, n'arrivent plus à payer leurs factures et qu'ils ont le sentiment que le pouvoir est sourd On va en parler. Là c'était pas la question. Pardon mais c'est ma réponse. Donc je vais aller au bout de ma réponse si vous me permettez. Et je crois ? Et je crois également que nous devons établir l'autorité de l'État. Parce que si aujourd'hui les photos que vous montrez, les scènes de violences qui agitent aujourd'hui le pays, c'est parce que nos compatriotes ont le sentiment que l'État ne fait plus respecter ses lois, que l'État est faible avec les forts et fort avec les faibles. Par conséquent, moi je serai le Premier ministre qui rétablira l'autorité de
l'État, l'autorité dans la rue. Je ne dirai pas que par principe il y a des violences policières, que nos policiers sont coupables et qu'il faut désarmer la police comme souhaite le faire le nouveau Front populaire. Je rétablirai l'autorité à à l'école, je protégerai évidemment nos enseignants et je rétablirai l'autorité dans les rues du pays parce que aujourd'hui nous vivons dans un État où il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes et les Français ont le sentiment que ils payent beaucoup d'impôts et que l'État n'assume plus ses missions régaliennes. l'autorité. Gabriel Attal à votre le respect et l'autorité. Votre réponse à vous à cette question sur les fractures françaises et la violence qu'on a vu. Bien sûr qu'il y a des fractures. Je le disais tout à l'heure, moi je
crois que le le rôle des responsables politiques c'est évidemment de chercher l'apaisement, de donner l'exemple aussi. Et encore une fois j'ai dit que probablement que chacun a des choses à se reprocher dans la manière de faire. Et je crois qu'au moment des élections on a une exemplarité plus importante encore dans les discours qui sont portés dans les candidatures qui sont proposées. Et moi je le dis ici à Monsieur Bardella on ne peut pas se présenter ici comme l'homme du rassemblement, l'homme de l'apaisement quand on propose dans son programme de stigmatiser 3 millions et demi de Français binationaux comme vous le faites qui se sont sentis humiliés par les propos que vous avez tenus puisque vous indiquez en réalité qu'ils sont plus corruptibles que d'autres et
qu'ils sont moins dignes de confiance que d'autres pour occuper des postes à responsabilité.
De la même manière on ne peut pas construire l'apaisement et le rassemblement quand on présente dans cette élection plus d'une centaine de candidats, c'est-à-dire presque un sur cinq, plus d'une centaine de candidats pour lesquels on a trouvé des propos racistes, antisémites et homophobes. Je peux vous citer Monsieur Bourdouxleix qui a indiqué que je cite Hitler n'a pas tué assez de tsiganes. Je peux vous citer Madame Barges qui expliquait qu'un candidat noir sur sa liste est une tache. Madame Sorin qui explique que toutes les civilisations ne se valent pas. Monsieur Léonardelli qui a défendu les soupes au cochon pour dans les soupes populaires éloigner un certain nombre de personnes de la solidarité. Monsieur Martin qui a écrit sur Twitter que le gaz a rendu
justice aux victimes de la Shoah. C'est que quand on veut quand on veut rassembler les Français, quand on veut apaiser, on a un devoir d'exemplarité. Et je crois que chacune et chacun on doit toujours en permanence être intraitable avec tous les discours de haine parce que en étant pas intraitable on finit par les légitimer. Et on a vu un certain nombre de faits qui sont survenus dans le pays ces derniers jours ou ces dernières semaines. Effectivement on voit qu'un certain nombre de pulsions de haine de pulsions de discrimination se sentent libérées. Sur votre propre antenne on a vu cette femme aide-soignante Divine qui se faisait insulter par ses voisins qui se revendiquaient du Rassemblement national. On a vu il y a quelques jours un jeune fils d'un cadre du Front
national interpellé pour agression homophobe qui a déclaré je cite c'est la presse qui le dit qui a déclaré qui a déclaré je cite vivement dans 3 semaines sous-entendu après les élections législatives vivement dans 3 semaines sous-entendu il y a un article de Libération, allez lire les articles de Libération de Libération ce qui vous dérange, quand on vous dit des choses qui vous dérangent
Alors on va peut-être juste dire il a dit je cite vivement après les élections législatives Gabriel Attal on va le laisser répondre si vous le voulez bien. Ces accusations sont très lourdes, sont ce sont des mots voilà très avec beaucoup de brutalité. Donc si vous voulez bien répondre Jordan, qu'est-ce qui est faux dans ce qui vient d'être ? Elles sont tellement grossières Elles sont documentées que elles ne dupent plus personne et voyez bien que Monsieur Attal il a 5 minutes de temps de parole. Si je n'étais pas là ce soir, si le Rassemblement national n'existait n'existait pas, Monsieur Attal aurait perdu sa raison de faire de la politique en demandant On a là un Premier ministre. Les propos sont faux que vous avez rapportés. Oui, les propos sont faux, archi faux et la
personne que vous avez mentionnée en l'occurrence qui a été soi-disant outée par Libération s'est avérée fausse. Il y a eu des contre-articles pour démontrer que c'était faux et Libération est poursuivie en diffamation. Donc je ne laisserai pas ça dire.
Moi ce que je ne comprends pas c'est que on est là tous les trois ce soir parce que euh les Français vous ont désavoué très massivement dans les urnes il y a quelques jours. Vous ne vous remettez jamais Et pour moi et pour moi vous vous êtes par ce remettre en question, qu'il fallait tous identifier les Non mais juste j'aimerais répondre. Vous m'aviez dit vous m'aviez dit apprendre avec vous avez répondu. Vous passez votre temps à diviser les Français, à opposer les Français les uns aux autres. Regardez les photos derrière vous. Regardez les photos. C'est votre bilan. Qui dit aux Français binationaux qu'ils sont pas des vrais ? Alors pourquoi vous voulez les exclure de certaines ? À quel moment À quel moment Vous avez
décidé de faire un débat à deux ou ? Mais je peux le premier menteur Soyez respectueux, soyez pas dans l'insulte. Ça va être long hein. Soyez respectueux. Soyez respectueux. Ça va être long respectueux avec Ça va être long. S'il vous plaît Monsieur c'est pas insulter. Madame vous vous êtes Non mais vous êtes journaliste. Oui justement justement Vous avez répondu Jordan Bardella vous avez répondu. À quel moment ai-je dit que les binationaux n'étaient pas des ? Il y a des questions de téléspectateurs sur ce sujet. Je l'ai jamais Alors pourquoi vous voulez les exclure de ? En réalité Vous avez là ce que l'on pourrait qualifier de duel, c'est un duo. C'est un duo qui fonctionne depuis des années
où vous avez un gouvernement qui s'est choisi un adversaire facile, commode, un épouvantail et en même temps vous avez Vous avez vous avez en même les autres parce que ça ne changera rien. Ne soyez pas ni arrogant, ni enfin vous êtes pour l'instant encore Premier ministre. Mais dans un débat on écoute aussi les autres. C'est aussi comme ça qu'on fera comprendre aux Françaises et aux Français que les femmes et les hommes politiques de ce pays sont aussi dignes de la confiance qu'ils nous accordent parfois. Alors essayez d'être Ne nous insultez pas, je dis simplement on est en train de dire simplement
Parce que moi ce que je vous dis c'est que vous avez effectivement depuis de longues années un pouvoir qui s'est choisi un adversaire commode et qu'il permet à chaque élection de revenir jouer ce duo et c'est de nous dire que en fait effectivement c'est eux ou eux. La réalité c'est que c'est très différent aujourd'hui. Et moi je vais répondre à votre question parce que effectivement la question qui est posée c'est d'abord la question des fractures françaises. Cette question personne ne l'a évoquée jusqu'à présent. Alors je vais l'évoquer devant vous. On a eu des gens qui ont manifesté qui étaient gilets jaunes. On a eu des gens qui ont manifesté par millions sur la réforme des retraites. On a des jeunes qui ont manifesté parce qu'ils ne veulent pas qu'on privatise
l'eau ou qui veulent sauver le climat. On a des paysans qui sont venus se plaindre parce que ils ont aujourd'hui beaucoup de difficultés à vivre de leur métier. On a des soignants qui sont venus aussi demander justice parce qu'ils sont ceux qui nous sauvent et sont ceux qui sont aussi maltraités. On a eu des des éducateurs, des enseignants qui aujourd'hui sont dans un service public qui est paupérisé. Alors moi là où j'en veux au gouvernement c'est de ne pas avoir entendu l'alerte pourtant donné avec force par Gérard Collomb quand il a quitté le gouvernement. À l'époque, il avait dit "Aujourd'hui, on vit côte à côte, je crains que demain ce soit face à face." Et bien le défi, il est là. Il est là et uniquement là. Comment est-ce qu'on fait pour faire ? Mais tout simplement,
retrouver de la cohésion. Pour retrouver la cohésion, il y a un mot qui est simple, que tout le monde peut comprendre, il faut de la justice. Quand il n'y a pas de justice, quand on passe en force, quand il n'y a pas de démocratie, alors on divise. On divise et on divise encore. Moi, je veux de la justice. Tout au long de cette soirée, je le répéterai, je veux de la justice. Je veux que les Français comprennent qu'il y a une voie possible pour la justice, qu'il est possible de ne pas accepter qu'il y ait des gens qui, à travers toutes les crises, arrivent à être toujours plus riches et d'autres qui, à travers toutes les crises, sont ceux qui se serrent la ceinture. Savez-vous seulement que en 10 ans, les 500 familles les plus riches de France ont passé leur patrimoine de 200
milliards d'euros à 1200 milliards d'euros. Écoutez, cette ces seuls chiffres-là devraient nous faire réfléchir au fait que nous sommes dans un pays qui, malheureusement, n'accepte n'a plus accédé à cette idée de justice et que la cohésion aujourd'hui, elle est menacée. Une troisième photo, je vais vous demander de répondre rapidement même si l'enjeu est de taille. Cette photo, vous l'avez reconnue, c'est Volodymyr Zelensky car la guerre ne s'est pas arrêtée pendant cette campagne des législatives. Jusqu'où faut-il aller dans l'aide à l'Ukraine, envoi de troupes ou de missiles longue ? Il vous reste un petit peu de temps de parole, Olivier Faure. Écoutez, il est le symbole de la résistance ukrainienne. Il est celui qui euh
n'était pas préparé à cela. Mais dès que les Russes ont cherché à rentrer sur Kiev, il a pris sa responsabilité et il est entré dans l'histoire. Cette histoire, ce n'est pas seulement celle des Ukrainiens, c'est aussi la nôtre parce que ces frontières-là, ce sont celles de la liberté, celles de l'Europe. Et c'est la raison pour laquelle nous devons soutenir impérativement les Ukrainiens dans leur effort de guerre. c'est la question. ? Dans votre programme, c'est assez ouvert, livraison d'armes nécessaire, mais quelle ? La question qui était posée concernait l'envoi de troupes et de missiles longue portée. Alors, il y a des lignes rouges. L'envoi de troupes au sol, c'est absolument pas demandé, y compris par Zelensky ou par les Ukrainiens. Donc c'est absolument inutile et quand le
président de la République l'a proposé, il a simplement réussi à diviser les Européens et pire encore, à adresser à Poutine une information qu'il n'avait pas encore, c'est que les Européens ne sont pas disposés à aller au sol. Donc en terme de dissuasion, c'était zéro. En revanche, s'il s'agit de missiles qui permettent de viser sur le sol russe des infrastructures qui servent à bombarder le sol ukrainien, nous y sommes évidemment favorables. Euh cette question qui vous est posée également à Gabriel Attal, euh jusqu'où faut-il aller pour aider ? On doit soutenir les Ukrainiens et je pense que c'est toujours important de rappeler pourquoi. D'abord parce qu'ils défendent des valeurs qui sont les nôtres, la démocratie, la liberté. Ensuite parce que en les soutenant, on
défend aussi euh les Français et leur quotidien. Euh si cette guerre venait à s'arrêter parce que la Russie gagnait sur l'Ukraine, ça serait aussi terrible dans le quotidien des Français. Une inflation qui exploserait plus encore, on parlerait du premier producteur de céréales qui envahirait le second. Une facture énergétique qui exploserait encore davantage avec une déstabilisation, une vague migratoire très importante en Europe parce qu'évidemment, les pays suivants autour de l'Ukraine verraient aussi des mouvements de population. Donc quand on se bat pour l'Ukraine, on se bat pour défendre nos valeurs, on se bat pour défendre leur liberté, mais on se bat aussi pour notre quotidien. Ce que le président de la République a fait, c'est qu'il a simplement rappelé que face à
Vladimir Poutine qui ne fixe aucune ligne rouge, si nous commencions par nous fixer des lignes rouges, alors alors nous ne rendions pas service à l'Ukraine. C'est la seule chose qu'il a rappelé. Je note par ailleurs qu'un certain nombre de personnalités à l'époque l'ont soutenu l'ont soutenu. Vous m'avez reproché, monsieur Faure, de vous avoir intervenu si Je peux ? m'avez dit que c'était un débat, donc je vous dis que je que à l'époque, un certain nombre de personnalités se sont exprimées, notamment monsieur Glucksmann sur ce sujet. Je regrette, monsieur Faure, donc que vous soyez plus proche de Mélenchon que de Glucksmann sur cette question. campagne de Glucksmann pendant 6 ans. a voté contre à l'Assemblée nationale l'accord de soutien à l'Ukraine que nous
avons fait voter. Vous êtes alliés avec la France insoumise, vous êtes alliés avec la France insoumise qui a voté contre cet accord. Ensuite, pardon, je voudrais revenir sur un point qui me semble important puisque c'est l'actualité du jour et qu'on parle d'international. Il y a une forme de tournant que je trouve assez grave dans cette campagne aujourd'hui avec les propos de madame Le Pen sur le rôle de chef des armées du président de la République. Elle a dit le le chef des armées, c'est un titre honorifique pour le président de la République. Pourquoi c'est grave ce que madame Le Pen a ? D'abord parce qu'elle ne respecte pas notre Constitution, je rappelle, c'est l'article 15, le président de la République est le chef des armées. Ensuite parce que on peut dire beaucoup de choses sur nos
institutions. Parce qu'il y a une chose qui fonctionne, c'est la chaîne de commandement. Et pourquoi c'est important que la chaîne de commandement ? Parce que le message qui est envoyé par la France au monde, à tous les pays du monde, c'est que la France n'hésite jamais à défendre ses intérêts. Et que quand les intérêts de la France sont remis en cause, il y a pas de turbulence au sommet de l'État pour défendre les Français. Le message qui a été envoyé par madame Le Pen est clair, si le Rassemblement national venait à gagner cette élection, il y aurait une forme de dispute entre le Premier ministre et le président de la République pour savoir qui a le rôle de chef des armées. Et c'est un message envoyé aux puissances mondiales, au monde entier, qui est un message très
grave pour la sécurité des Français et pour la souveraineté. Alors, Jordan Bardella, il faut peut-être vous expliquer sur cette déclaration de Marine Le Pen, qu'est-ce que cela signifie dans la façon, si vous arrivez aux responsabilités, dont vous voulez conduire les affaires de ? Ça veut dire que ça va être une cohabitation une cohabitation ? C'est ça que vous voulez ? Mais d'abord, je suis pas venu faire un un combat de boue avec le le Premier ministre. Je je vais vous dire sortant, je vais vous dire ce qu'on va faire pour le pour le pays. répondre à cette phrase. Je vais rappeler Moi, je sais je suis un la Constitution, Oui. toute la Constitution, rien que la Constitution. L'article 20 de la Constitution française, il stipule que le Premier ministre est le responsable de la
défense nationale. Son article 21 stipule que c'est le gouvernement qui dispose de la force armée. Par conséquent, la France aujourd'hui euh nous devons savoir qui nous sommes. La France est la 7e puissance économique mondiale, nous disposons de l'arme nucléaire et d'un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Par conséquent, euh nous avons un devoir aujourd'hui à l' égard du monde et la France a une voix singulière à porter et à défendre. Mais dans le rôle avec le président de la République Mais écoutez, le président de la République ? président de la République, il est le chef des armées, mais c'est le Premier ministre qui détermine, par exemple, le budget de fonctionnement de ces armées. Il y a un effort Il y a un effort qui a été fait pour rehausser les moyens qui
sont donnés à la défense nationale et j'entends poursuivre cet effort de réarmement parce que c'est là un enjeu de souveraineté et d'autonomie stratégique. Donc ma position sur ce conflit, elle est très simple. Je ne derrière le titre honorifique, il y a l'idée que le président de la République Je ne laisserai pas Je ne laisserai pas l'impérialisme russe absorber Est-ce que c'est ça que vous ? laisserai pas l'impérialisme russe absorber un État allié comme l'Ukraine. Donc ma position, elle est très simple sur ce conflit, je l'ai défendue tout au long de la campagne européenne, elle n'a jamais varié, c'est celle d'un soutien à l'Ukraine et éviter une escalade avec la Russie qui est, je le rappelle, une puissance nucléaire. Par conséquent, si demain je suis Premier ministre du pays,
il n'y aura pas de soldat français qui sera envoyé sur le sol ukrainien. ? Mais qui ? Qui ? Lui, vous ou le le président de la ? Je peux ? Vas-y. Oui, mais parce que si vous laissez on est interrompu, c'est compliqué d'expliquer la vision qu'on a. Et je pense que ce sujet, il est il inquiète beaucoup de Français parce que quand on entend le président de la République Quand on entend le président de la République euh émettre l'hypothèse d'envoi de troupes françaises en Ukraine, non seulement il nous fait courir un risque de cobelligérance et donc un risque d'escalade à l'égard d'une puissance qui est une puissance nucléaire. Deuxièmement, il inquiète des millions de Français et je crois que cette position, elle isole la France à l'égard de nos partenaires et notamment
de nos partenaires européens puisque il y a beaucoup de pays Il y a beaucoup de pays euh européens qui, précisément, ne souhaitent pas que leurs soldats soient envoyés en Ukraine. Donc ma position, elle est très simple, un soutien à l'Ukraine et évidemment, on se protège de tout risque d'escalade et c'est la raison pour laquelle je suis aussi opposé à l'envoi de missiles longue portée qui pourrait, par exemple, frapper directement le territoire russe et placer la France et les Français dans une situation de cobelligérance. Donc encore une fois, ma boussole, c'est l'intérêt de la France et l'intérêt des Français. Ça veut dire quoi ? C'était la question qui vous est posée par Gabriel Attal. Ça veut dire quoi honorifique pour le rôle du président de la ? Très rapidement.
suis pas venu répondre aux questions du Premier ministre sortant. Donc je peux je peux revenir sur l'interview, si vous voulez, de de Marine Le Pen qui est parfaitement claire. Le président de la République, il est, de coutume, le chef des armées. C'est-à-dire que dans la Constitution, il a la charge Mais pas du tout. ça le message qui est envoyé. charge à la fois de la signature des traités et potentiellement du déclenchement de la guerre. Moi, je suis respectueux de la Constitution et la Constitution stipule que, évidemment, celui qui a la responsabilité de la défense nationale, c'est le Premier ministre, mais peut-être que vous devriez lire lire davantage Qu'est-ce que ça veut dire responsable de la défense ? Ça veut dire que vous devez vous assurer, en
tant que Premier ministre, je peux vous le dire, j'ai participé à des conseils de défense à de nombreuses reprises depuis que je suis Premier ministre. Ça veut dire qu'effectivement, quand vous êtes Premier ministre, vous devez vous assurer que la défense nationale, notre armement, sont toujours en état de fonctionnement. Voilà ce que ça veut dire. Ça vous inquiète, Olivier Faure, ce qu'il vient de ? Vous remettez en cause la chaîne de commandement pour les décisions graves pour notre pays. Vous n'êtes pas capable de justifier Non, juste peut-être parce que j'ai j'ai j'ai je n'avais pas saisi le sens de votre question à la roue. C'est en fait Bien sûr. C'est Je pense qu'il y a une différence dans la manière dont on conçoit le rôle de Premier ministre. Monsieur Attal, il a été le
collaborateur d'Emmanuel Macron. Moi, si demain je suis en Premier ministre de cohabitation, je n'envisage pas d'être le collaborateur du président de la République. D'ailleurs, il vous a Je que je collaborais comme son petit frère, je crois, dans les médias. Donc, je serai un Premier ministre de cohabitation. Voilà. Soyez pas arrogant avec les Français et arrêtez de me couper la parole en permanence. Vous parlez de division et vous faites que diviser depuis tout à l'heure. Donc, juste pour clarifier, je serai évidemment respectueux des institutions, respectueux de la fonction du président de la République, mais intransigeant sur la politique pour laquelle j'ai été élu et en l'occurrence, ma position est très claire sur le dossier ukrainien. L'expression, elle dit de quelque chose,
elle dit est un esprit putschiste en fait de l'extrême droite et partout où elle gouverne, partout elle cherche évidemment à prendre le pas sur les institutions. Ça veut dire aussi
Et donc, quand j'entends ce que dit Madame Le Pen, quand j'entends ce que dit Monsieur Bardella, je l'écoute avec attention parce que il est évidemment l'un de ceux qui peuvent aller à Matignon à partir de la semaine prochaine. Et lui, il nous dit en fait je vais tout prendre. Alors, que les Français réfléchissent. Effectivement, demain, celui que qui contestera sa position de chef des armées au chef de l'État, ce sera Monsieur Bardella. Et donc, si vous voulez leur laisser dans les mains, y compris y compris les affaires de défense, alors effectivement, vous avez là une voix. Mais moi, ce que je vous dis, est responsable de la défense nationale, c'est l'article 20 de notre Constitution.
Et juste On a bien compris également, Monsieur Bardella l'a dit, que s'il venait à être Premier ministre avec son gouvernement, il chercherait à désarmer en partie les Ukrainiens puisqu'il a indiqué que pour ce qui est des missiles de longue portée qui permettent aux Ukrainiens de se défendre quand ils se font tirer dessus, quand ils se font tirer dessus, il leur retirera ces armements qu'ils ont eux-mêmes demandés, qui leur sont livrés par la plupart des alliés des pays européens. Gabriel Attal, toute la soirée, vous allez répondre aux questions des Français qui se demandent parfois si la politique peut encore changer quelque chose dans leur vie quotidienne. Les questions seront adressées à chacun d'entre vous, mais naturellement, ensuite vous pourrez y répondre. J'accueille à mes côtés
Guillaume Daret.
Bonsoir, Guillaume. Bonsoir, Karine. Bonsoir à tous les trois. Alors, vous avez vous allez d'abord exposer les principales mesures des trois candidats concernant un sujet majeur, le pouvoir d'achat. Oui, parce que ce sont probablement les propositions qui ont le plus marqué les Français dans cette brève campagne. Alors, vous, Gabriel Attal, pour la majorité présidentielle, vous proposez notamment que la prime de partage de la valeur que les chefs d'entreprise peuvent verser à leurs salariés et qui est plus connue sous le nom de prime Macron, bien passe de 3000 euros à 10000 euros par an maximum, sans impôts ni cotisations. Vous, Jordan Bardella, vous promettez de redonner du pouvoir d'achat aux Français en baissant la TVA sur l'énergie, c'est-à-dire le
fioul, l'électricité, mais également sur les carburants en passant cette TVA de 20 % aujourd'hui à 5,5 % et puis vous, Olivier Faure, c'est peut-être la mesure économique qui a le plus frappé l'état d'esprit des gens dans le programme économique du Nouveau Front Populaire, c'est un SMIC à 1600 euros net par mois, c'est ce que vous défendez. Alors, Karine, il faut bien le dire, justement, on a reçu énormément de questions des téléspectateurs via notre site France Info sur cette question. Est-ce que je peux vous dire à tous les trois, c'est que ce que les Français attendent de vous ce soir, c'est de savoir ce que vous pouvez changer dans leur vie quotidienne, que ce soit par exemple sur les retraites ou encore bien sûr sur le pouvoir d'achat. Et oui, une première
question notamment sur la TVA. Oui, et c'est une question qui est pour Jordan Bardella, c'est Simon qui a 38 ans qui habite à Fontenay-aux-Roses qui vous pose cette question. Je gagne assez bien ma vie, est-ce vraiment moi que l'État doit aider à payer mes factures ? Allusion donc à cette baisse de la TVA que vous promettez. Moi, je pense qu'on a un niveau de de taxes aujourd'hui qui est trop élevé par rapport au à la nécessité de rendre du pouvoir d'achat à nos compatriotes. Quand on a par exemple 60 à 70 % de taxes sur le carburant lorsqu'on va mettre de l'essence dans sa voiture, c'est évidemment un moyen direct pour l'État de rendre du pouvoir d'achat aux Français. On sait qu'il y a aussi un tiers de taxes sur les factures d'énergie. Donc, il y a deux moyens de
rendre du pouvoir d'achat à nos compatriotes. Moi, je l'ai dit, si je suis Premier ministre, je serai le Premier ministre du pouvoir d'achat parce que je veux faire de l'urgence sociale de la fin du mois un un axe majeur de ma politique. Dès l'été, j'entends baisser la TVA de 20 % à 5,5 % sur évidemment l'électricité, le gaz, le fioul, l'énergie et le carburant parce qu'on est en train de se rendre compte que se déplacer ou se chauffer devient un produit et un bien de luxe dans notre société et moi, je ne l'accepte pas. Donc, c'est immédiatement du pouvoir d'achat que je rends par exemple sur le carburant. Sur un plein de 50 litres, baisse de la TVA sur les prix. Elle sera répercutée sur un plein de 50 litres, c'est 15 euros de pouvoir d'achat que je rends sur un plein moyen
pour les Français. Je fais ce choix. C'est un choix que j'assume. Si on regarde la minorité, les 0,1 % de gens qui n'en ont pas besoin, si on regarde l'immense majorité des Français qui vont en bénéficier. Donc, je fais ce choix, c'est un choix que j'assume et je souhaite également libérer pour les entreprises la possibilité d'augmenter les salaires parce que contrairement à ce que racontent Messieurs Faure et Mélenchon, on n'a pas de baguette magique et en fait, on ne décrète pas des salaires à 1800, 2000 euros, 2500 euros. Quand vous augmentez le SMIC, ça peut paraître séduisant de façade, mais en fait, vous augmentez les charges. Or, on sait qu'on a beaucoup de petits patrons, 90 % des patrons de ce pays sont des patrons de petites et moyennes entreprises qui se lèvent très tôt, qui
n'ont pas la possibilité d'assumer cette augmentation de charges. Donc, moi ce que je propose, c'est je libère la possibilité pour les entreprises d'augmenter les salaires jusqu'à 10 % avec la contrepartie que ces 10 % soient exonérés de cotisations patronales pendant 5 ans et évidemment jusqu'à trois fois le SMIC. Donc, à la fois, on baisse les dépenses contraintes et on permet aux entreprises d'augmenter les salaires. C'est chiffré, c'est sérieux et surtout, c'est réaliste et ça rend immédiatement aux Français, ça soulage immédiatement les Français. voulez bien répondre aux questions qui sont posées de manière précise, tous les sujets que vous évoquez, la question des salaires, tout ça viendra avec des questions de Français qui vous sont Oui, mais vous avez aussi répondu sur
les salaires, mais c'est pas grave. Olivier Faure, vous voulez intervenir sur sur la ? Non, enfin, je veux bien intervenir sur la sur la TVA pour dire que c'est un immense cadeau qui sera fait à Total et ils seront très contents de recevoir ce nouveau cadeau. Ils avaient les cadeaux de Monsieur Attal, ils auront ceux de Monsieur Bardella et moi, je suis venu vous dire que en réalité, avec nous, ce sera parce qu'il faut changer de cap et je veux bien répondre sur la question du SMIC. Eh ben non. Vous savez ? On va en parler après. Mais si, parce que je voudrais que vous écoutiez Arnaud Müller Arnaud Müller qui est allé rencontrer François. François, il est boulanger, il habite à Breteuil, c'est dans l'Oise, en Picardie et il a une question à vous poser.
Je m'appelle François. Je suis ouvrier boulanger, j'aime beaucoup mon métier. Je travaille ici depuis une quinzaine d'années, 6 jours sur 7, 6 nuits sur 7. Je gagne 1500 euros net plus 600 euros d'aides sociales. Mon salaire n'a pas augmenté depuis des années. Ma femme ne travaille pas, j'ai encore une fille à charge. Aujourd'hui, plus de resto, quasiment plus de sorties, plus de ciné. Bonjour, Messieurs les politiques. Moi, je ne veux pas vivre des aides sociales, je veux vivre dignement de mon travail. Est-ce que vous avez encore la possibilité d'augmenter les salaires et ? Pas facile comme question. Ça fait 20
ans qu'on vous la pose. Merci beaucoup. Vous voulez répondre à ? Oui, je viens je viens répondre à cette question parce que effectivement, depuis de trop longues années, on nous explique que rien n'est possible. Rien n'est jamais possible. C'est la même chose dans tous les domaines et depuis toujours. Et d'ailleurs, à chaque fois que la gauche propose, à chaque fois, vous avez les mêmes qui nous expliquent que rien ne sera possible. C'est affreux. Il vient de nous dire Monsieur Bardella, il nous dit "Mais comment allez-vous ?" Mais on va faire ce qui s'est passé en Espagne. En 5 ans, ils ont augmenté le SMIC de 47 %. On propose nous de l'augmenter de 14 %. Et vous pensez qu'on ne peut pas le ? Moi, ce que je vous dis, moi ce que je vous dis, c'est que aujourd'hui, vivre
avec le SMIC, c'est impossible. Est-ce que vous aviez déjà vous vécu avec le ? 1400 euros, 240 euros à peine au-dessus du seuil de pauvreté. Est-ce que c'est digne ? Est-ce que vous vous remettez en cause en permanence de la valeur du travail, pourquoi ne voulez-vous pas lui donner une ? Moi, je veux une valeur au travail. Non, je je continue jusqu'au bout. Vous vous vous me dites que la baisse de la TVA va profiter à Total pour le carburant. Pourquoi vous la vous la proposiez à l'élection ? Mais c'est pas ce que je dis, je suis en train de vous parler du SMIC. Pourquoi vous la proposiez à l'élection ? je ne suis pas là pour vous répondre à votre question, je suis là pour vous dire Enfin, vous me posez une question. Je vous parle de mon programme du Nouveau Front Populaire. Vous me
reprochez une mesure que vous défendiez il y a 6 mois. Mais si je dois vous reprocher tout ce que vous avez raturé sur votre propre programme, on va y passer la soirée. La baisse de la TVA sur le carburant, écoutez, si c'est possible de continuer et de dire que c'est possible, mais le SMIC, ça représente 2 % de la masse salariale. Ce sont 60 % des femmes qui sont au SMIC aujourd'hui. Souvent, des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Alors, est-ce que vraiment nous ne pouvons pas dans la 7e dans la 6e, 7e puissance économique mondiale, nous ne pouvons pas aujourd'hui arriver à augmenter le SMIC de 200 ? La réponse est évidemment oui. Oui, bien sûr. Oui, bien sûr, mais il y a des questions sur ce sujet-là. préoccupation effectivement du côté aussi des patrons PME, elle est pour
vous cette question, Olivier Faure, de Michel depuis Givors dans le Rhône, il a 57 ans. Avec le SMIC à 1600 euros net par mois, comment ne pas tuer les ? Qu'est-ce que vous lui ? Mais d'abord, je vous donnais l'exemple l'exemple espagnol qui montre que personne n'est mort. Par ailleurs, par ailleurs, mais c'est possible de à chaque fois parler sans être interrompu. Mais est-ce que c'est vrai ce qui vient d'être ? Qu'est-ce qu'il a ? J'ai même pas écouté parce que de toute façon, je parlais, donc Vous me reprochez une mesure que vous défendiez il y a 6 mois et 2 le niveau du SMIC en Espagne comme le niveau des charges n'est pas le même. Mais c'est une évidence. Simplement, ils ont un marché qui est un marché intérieur qui est un et donc quand ils augmentent le SMIC, c'est par rapport à
leur marché et nous nous augmentons le SMIC par rapport à notre marché aussi. Et donc ce que je vous dis là, c'est que y compris sur une masse salariale qui n'est pas que des smicards, vous avez 2 % de masse salariale qui sera touchée. 2 %. Après, qu'est-ce qu'on fera pour aider les PME et les ? Et bien, on créera une péréquation entre les grandes et les petites entreprises. ? Ça soit exactement une péréquation. Ça ça veut dire que on fera en sorte que aujourd'hui l'État aide indifféremment les grands et les petits. Et ce sont les grands qui récupèrent l'essentiel de l'aide. Et bien demain nous ferons exactement l'inverse. Nous concentrerons les aides sur ceux qui en ont besoin, sur ceux qui ont besoin de de faire repartir la machine économique parce que les artisans et les TPE et les PME,
elles le savent bien aujourd'hui, ce qui leur manque, c'est la consommation populaire parce que ça sert à rien de produire si vous n'avez pas d'acheteurs. Donc il faut relancer la consommation, relancer la demande, remettre du pouvoir d'achat à tous les Français et ensuite, pendant ce temps-là, permettre donc aux PME TPE d'accompagner ce mouvement et donc leur permettre ensuite de récupérer ce qui sera le marché et ce qui sera finalement une relance assez classique, une relance keynésienne qui leur permettra d'assumer mieux leur carnet de commande et d'avoir même la possibilité d'embaucher. Gabriel Attal, peut-être une réaction à ce qui vient d'être dit sur l'augmentation du SMIC et la façon dont les grands groupes au fond vont aider les les les PME. Moi j'aimerais
bien pouvoir me présenter dans cette élection devant les Français et ce serait d'ailleurs probablement plus simple en terme de voix en leur expliquant qu'on peut tout faire. On peut baisser tous les taux de TVA, qu'on peut augmenter le SMIC pourquoi pas à 1600, 1700. Pourquoi ? Je vous ai pas interrompu monsieur Fort dans votre long développement. Pourquoi est-ce que je peux aller au bout de ce que je suis en train de ? Oui, allez-y. J'ai l'impression que vous dites si vous dites qu'augmenter le SMIC c'est magique, ça ramène de l'argent parce que ça augmente la consommation, pourquoi vous le mettez à 1600 et pas à 2000, 2500, 3000 euros si c'était ? Ensuite, moi j'essaie d'être sérieux et d'être crédible. Voilà. Je propose pas la lune contrairement à certains, mais je
propose des mesures dont on sait qu'elles sont finançables et réalisables. Vous avez vous en avez abordé une, j'en aborderai d'autres. La revalorisation systématique des pensions de retraite avec l'inflation, ça a été fait un certain nombre d'années, notamment cette année en janvier de 5 %. Monsieur Fort, on est bien placés tous les deux pour savoir que il y a des années où ça n'a pas été fait. Cette année, 5 %. Et ça sera désormais systématique, on le mettra précisément dans la loi. Deuxième chose, la baisse de la facture d'électricité de 15 % à l'hiver prochain. Troisième chose, sur la question de la rémunération, sur la question de la rémunération, si vous pouviez ne pas me Mais oui, enfin j'essaie de dire que vous ne faites pas ça. la question de la rémunération,
il faut libérer les salaires qui sont au-dessus du SMIC. Aujourd'hui, quand vous êtes un chef d'entreprise, que vous devez augmenter un salarié au SMIC de 100 euros, ça vous coûte quasiment 500 euros en charges. Évidemment que c'est pas tenable pour beaucoup de chefs d'entreprise. C'est pour ça quand on dit que on relève le SMIC de 1600 euros, la CPME qui représente les patrons de PME, nos artisans, nos commerçants, nos boulangers comme ceux qu'on a vu, a fait un sondage parmi ses adhérents. Un sur quatre a déclaré qu'il sera obligé de licencier si on augmentait ses charges ainsi. Donc moi, c'est la CPME qui a fait un sondage parmi ses troupes. Cette même CPME qui d'ailleurs dit que le programme du Rassemblement National enverrait aussi notre pays dans le mur
économiquement parce que en gros monsieur Bardella ce qu'il nous dit, c'est que dans son monde, on va arrêter de payer des impôts jusqu'à 30 ans, on va partir à la retraite à 60, 62, 66 ans, on ne sait on ne sait plus, on va baisser tous les taux de TVA et comme par magie tout ça la réalité c'est que moi je prends un engagement qui est clair, pas d'augmentation d'impôts. On a supprimé plusieurs impôts et plusieurs taxes. Excusez-moi monsieur Fort si je m'exprime j'ai supprimé la taxe d'habitation compensée aux communes. On a supprimé la redevance télé. À l'époque, vous étiez tous les deux contre, ne me proposez pas aujourd'hui de les rétablir donc je pense qu'on n'a pas fait une si mauvaise chose que ça en le faisant. Ensuite, la réalité c'est que vous avez des
programmes qui promettent effectivement beaucoup de choses, qui pour ce qui est du programme de la NUPES propose en réalité aussi d'augmenter vos impôts. Et donc les classes moyennes qui travaillent, les retraités qui ont travaillé toute leur vie, paieront davantage d'impôts. Et vous avez le programme de monsieur Bardella qui coûte très cher lui aussi, qui lui n'assume pas d'augmenter les impôts, mais pardon, qui paye quand il y a plus d'impôts avant 30 ans et qu'on arrête de travailler à 62 ? Qu'est-ce que vous n'auriez pas dépensé depuis 2 ans pour le ? Ah bah j'aurais j'aurais réduit les dépenses liées à l'immigration par exemple, ? Il n'arrive plus à se soigner. Vous auriez fait par exemple la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière.
Vous m'avez interrompu. Quand on dit des choses qui vous dérangent, c'est toujours la même méthode. Soit vous cherchez à couvrir la voix, vous en vous vous vous intervenez pour arrêter de parler. Non, c'est la réalité. Soit vous dites monsieur le professeur et cetera, vous cherchez toujours un moyen de ne pas répondre quand vous êtes interpellé. La réalité c'est que tous les représentants des entreprises, que ce soit la FEB qui représente les grandes entreprises, 2 millions de salariés en France, la CPME qui représente nos artisans, nos commerçants, nos boulangers, nos bouchers, ils ont tous dit que l'application de vos deux programmes entraînerait un décrochage durable de l'économie française et enverrait l'économie française dans le mur. Mais notre bilan, c'est
qu'aujourd'hui on a le taux de chômage le plus bas depuis 25 Le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 40 ans. J'ai le taux d'emploi le plus haut depuis qu'il est mesuré. Évidemment qu'il y a plein de Français qui galèrent, je vais au bout de ma phrase, il y a plein de Français qui galèrent comme le monsieur qu'on a vu à cette image. Évidemment que c'est révoltant, évidemment qu'on a envie que son salaire progresse. Mais la la question c'est comment est-ce qu'on y ? Mais si, la question c'est comment on y arrive et qu'est-ce que vous leur ? Oui, les gens qui vous regardent ce soir par exemple. Je réponds je lui réponds que dans le prochain budget, si les candidats Ensemble pour la République forment une majorité, on réformera le système des allègements de
charges pour que son employeur puisse lui augmenter son salaire précisément parce que ça coûtera moins cher d'augmenter un salarié qui est au SMIC ou juste au-dessus. Aujourd'hui, si les employeurs ne le font pas, c'est parce que pour offrir une augmentation de 100 euros, ça coûte quasiment 500 euros. Ils n'arrivent pas à sortir ces sommes-là. Et c'est pas en le faisant d'autorité ou en augmentant leurs impôts comme le proposent mes voisins qu'ils y arriveront. Je peux répondre monsieur Fort. que on ne peut rien faire. Je prends je vous prends quelques exemples. La réalité c'est que monsieur Attal, vous avez fait en fait beaucoup beaucoup pour les plus riches. 70 milliards par an qui ont été reversés aux grandes entreprises, aux grandes fortunes. Et donc oui, vous avez vidé
les caisses de l'État. Quand vous dites aujourd'hui que les caisses sont vides, c'est parce que vous avez vidé vous-même les caisses. Et c'est là où je vous trouve étonnant parce que vous dites il n'y aura pas d'augmentation des impôts. Mais moi je peux dire la même chose, je ne veux pas que les Français de la classe moyenne, des classes populaires paient plus d'impôts. En revanche, je l'assume, je l'assume parfaitement, je veux que les super riches, oui, ils paient plus d'impôts. Vous avez raison sur les cotisations. Mais je parle sur les cotisations. Ça pardonnez-moi Gabriel Attal, c'est un point peut-être à clarifier sur les augmentations d'impôts. On a eu beaucoup de questions de de gens qui se demandaient des Français paieront moins d'impôts qu'aujourd'hui et vous aurez
effectivement 8 % de Français qui en paieront un peu plus. Je vous ai ramené un graphique qui a été réalisé non pas par moi mais par le magazine Alternatives Économiques et qui fait apparaître en fait des choses très claires. Vous avez là en fait le premier décile donc les gens qui sont les plus modestes et puis là vous avez les gens qui sont les 10 % les plus riches. Pour les 10 % les plus riches, ils auront 652 euros de plus à payer. Je crois que pour ces 10 % là, ils pourront les payer. Pour les autres, ce sera des gains dans toutes les tranches. Alors effectivement, voilà ce que nous nous proposons. Je peux je peux juste vous poser une ? extraordinaire de nous dire qu'on ne peut rien faire. Je peux vous poser une question puisqu'on est dans le temps. Ce n'est pas l'impuissance, ce
n'est pas de dire que nous ne pouvons nous sommes bloqués. Il n'y a pas C'est madame Thatcher qui disait il n'y a pas d'alternative. Monsieur Attal, c'est ça qu'il nous dit, il nous dit que rien n'est possible à Paris. Alors on va commencer par la réponse de Jordan Bardella qui est un petit peu en retard en temps de parole et ensuite Gabriel Attal vous pourrez poser votre question. Monsieur Attal, c'est que quand vous dites on va baisser les factures d'énergie si on est réélu de je sais pas de de 15 % je crois que vous le proposez. Alors que votre première décision comme Premier ministre a été au mois de février d'augmenter de 10 % les prix d'électricité. Et que vous allez pendant cet été je vous ai pas interrompu monsieur Je fais comme vous. Et qu'au 1er juillet, vous
allez augmenter les prix du gaz, vous augmentez les prix du gaz de 11 % les Français ne vous croient plus, vous n'êtes pas crédible. Quand vous me demandez à moi comment je finance mon programme alors que vous passez votre temps à dépenser de l'argent que vous n'avez pas et que vous êtes aujourd'hui le Premier ministre d'un gouvernement aux 1000 milliards de dettes depuis 2017, vous n'êtes pas crédible et les gens ne vous croient et les gens ne vous écoutent plus. Donc pour répondre concrètement aujourd'hui à la détresse de beaucoup de nos boulangers, la la boulangerie dans d'innombrables territoires, dans nos territoires ruraux, c'est le dernier lien social, c'est le dernier lieu de vie du village. Moi je propose concrètement que la France défende ses intérêts en Europe et je
souhaite qu'on déroge aux règles européennes de fixation des prix de l'électricité parce que si on en est venu à débourser 70 milliards d'euros pour un bouclier énergétique coûteux, c'est parce que on a renoncé à aller chercher auprès de la Commission européenne notre avantage comparatif qui fait que sous toute la 5e République, on a eu grâce au nucléaire une énergie pas chère qui a permis des factures pas chères pour nos concitoyens et qui a permis de la compétitivité pour nos entreprises. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'artisans, de commerçants, de chefs de petites et moyennes entreprises qui sont asphyxiés par les factures d'électricité et moi je sors de ces règles européennes de tarification des prix de l'énergie pour faire en sorte qu'on retrouve un prix français de
l'énergie, c'est une baisse de 30 % des factures et ça correspond au coût réel de production de l'énergie en France. On a une grâce au nucléaire, c'est un atout considérable à la fois pour la planète, peu d'émissions et en même temps pour le pouvoir d'achat et la compétitivité des entreprises. Donc moi je défends cet atout français. Une question. Vous vouliez poser une question Gabriel souvent les Français ont l'habitude, il y a des contrats et puis il y a un petit astérisque et puis en bas il y a une clause qu'on n'avait pas vue. Monsieur Fort vient de dire dans le programme de la NUPES, il y a 92 % des Français, 92 % des Français qui n'auront pas d'augmentation d'impôts. Mais il parle d'impôts parce qu'après il y a les cotisations aussi. Il y a la CSG.
Vous proposez dans votre programme la mise en place d'une mesure que vous appelez la CSG progressive. On est ? Une mesure que vous avez proposée chaque année ces dernières années dans les différents budgets qui ont été examinés à l'Assemblée nationale et encore Je vais au bout. Et encore cette année, vous avez proposé Non, non, moi j'ai jamais défendu la CSG progressive. Vous avez proposé dans le dernier budget la CSG progressive, vous avez déposé un amendement pour mettre en place cette cette CSG progressive, il a été rejeté par l'Assemblée nationale. Cet amendement, je l'ai là, vous l'avez signé, il est ici. Absolument. On l'a mis à disposition des Français, il est en ligne avec un simulateur pour que chaque Français, et notamment nos retraités, puisse voir
l'impact de la CSG progressive de la NUPES sur sa retraite. Ce simulateur et cet amendement signé par les députés, dont monsieur Fort, est disponible dès à présent sur le site marotetenupes.fr. Tous les Français qui nous regardent, qu'ils soient retraités, enfants, petits-enfants de retraités, peuvent se connecter sur marotetenupes.fr. Il y aura l'amendement qui a été signé par monsieur Fort, un simulateur, vous mettez votre montant de retraite et vous voyez de combien votre CSG va augmenter et combien ça vous fera en moins de retraite. Allez, donc monsieur dit aux Français qu'on va financer plein de choses, mais qu'on ne montera Ouais. pas les impôts, il faut être complet. D'autres questions des spectateurs. Question que je voulais On va passer on va passer à Olivier Fort. On y va. On
passe on va passer à l'écologie là. On va passer on va passer on va passer à l'écolo Simplement pour dire d'abord que la progressivité de l'impôt c'est une mesure de justice. C'est normal que les gens qui ont moins payent moins que ceux qui ont plus payent plus. Et je rappelle et je rappelle par ailleurs que monsieur monsieur Attal qui nous explique qu'il est en fait celui qui va être très généreux. Mais généreux avec ? Il a sur le budget de l'année 2024 retiré 10 milliards et il veut l'année prochaine en retirer 20. Et comme il ne veut pas d'impôt nouveau sur les plus riches, comme il ne veut pas faire d'impôt sur les plus riches, forcément ça se réduira quelque part. Ça se réduira sur ? Ça se réduira sur le fait que là à la fin de ce mandat, il veut diminuer Est-ce que
c'est ? Est-ce que c'est vrai Olivier Fort ce qui vient d'être ? Augmenter la CSG sur les retraites de 1200 euros. Si Jean-Luc Mélenchon est Premier ministre, est-ce que c'est votre ? C'est ce qui vient de vous être demandé. Est-ce que c'est vrai ou pas du ? Vous avez confirmé que la CSG progressive est dans votre programme. Vous avez confirmé que vous avez proposé un amendement qui a été compris aux questions. Je je vous demandais de réagir à ce qui venait d'être dit, à savoir la CSG progressive. J'ai répondu, je l'ai dit que je suis pour la CSG progressive, je suis pour la progressivité de l'impôt de manière générale Est-ce que ça va impacter le salaire des petits ? Les revenus des petits retraités. 1200 euros de retraite, vous avez votre CSG qui augmente. Pour un petit retraité, ça
coûtera rien de tout. Pour un gros retraité, effectivement, ça coûtera davantage. Mais vous irez voir vous-même C'est exactement ça le simulateur que monsieur Attal Ce que je dis Je peux vous donner l'amendement, vous l'avez signé. La justice, ils ne connaissent pas. Ils savent pas ce que ça veut dire. Il y a des questions. On passe à l'environnement et l'écologie. On passe à l'environnement et l'écologie. L'écologie Jordan Bardella, c'est une question qui est posée à vous mais qui est posée d'ailleurs à chacun d'entre vous. Ce nouveau Front populaire si Jean-Luc Mélenchon Parce qu'il y a aussi l'environnement. Il vous l'a pas dit monsieur Il y a la hausse des cotisations, heures supplémentaires. Il y a la hausse de la fiscalité sur l'épargne salariale et la participation.
Donc en fait tous ceux qui travaillent bien répondre à une question des Français sur l'environnement et l'écologie Jordan Bardella. Avec grand plaisir. Question qui vous est posée à vous mais qui est posée d'ailleurs à chacun d'entre vous. Jordan Bardella, c'est une question qui vous est posée par Émilie Émilie qui habite en Gironde. Alors on va reprendre parce que Question qui vous est posée par Émilie qui habite en Gironde. À vous Jordan Bardella mais qui peut s'adresser aussi à tous les trois. Où se place l'urgence climatique dans votre ? Quelles mesures souhaitez-vous mettre en ? Le défi climatique, c'est l'un des enjeux majeurs de notre génération. Il suffit de discuter avec n'importe quel agriculteur pour se rendre compte que ça pose des préoccupations maintenant
matérielles très concrètes, notamment en terme de stockage de l'eau face à des départements entiers qui sont confrontés à la sécheresse. Aujourd'hui, la moitié des émissions de la France, un tiers de l'empreinte carbone de l'Union européenne sont liées à nos importations. Si on veut donc agir pour la planète, agir pour l'environnement, il faut donc développer, avoir recours, favoriser le circuit court. Je souhaite refaire de la France un pays de producteurs. Je veux qu'on réindustrialise. Je veux qu'on relocalise. Je veux qu'on déverrouille toutes les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la croissance, qui pèsent aujourd'hui sur nos entreprises, pour qu'on puisse donner l'opportunité ici à nos entreprises sans aller produire au bout du monde pour rapatrier
sur le sol de France des produits qui sont consommés au sein du marché commun. C'est donc la simplification de notre économie. C'est le patriotisme économique avec des critères environnementaux. Je souhaite par exemple que nos agriculteurs aient une priorité d'accès dans la commande publique et qu'on puisse faire adopter une grande loi mangeons français. Aujourd'hui, il y a deux tiers du bœuf qui est consommé dans la restauration par nos enfants qui est d'origine importée. Moi, je souhaite que nos agriculteurs puissent avoir une priorité d'accès dans les marchés publics pour qu'on serve de la nourriture française de grande qualité parce que nous avons l'une des meilleures nourritures, l'une des meilleures gastronomies au monde. Il faut qu'elle puisse être servie en
priorité dans les écoles. Et troisièmement, j'en termine parce que je vois que vous me pressez et que Je vous presse pas. Je souhaite que le nucléaire soit la pierre angulaire de notre mix énergétique. Grâce au nucléaire, la France est l'un des pays les plus propres au monde, 0,6 % d'émissions de CO2. Les États-Unis et la Chine, c'est un tiers à eux deux. Il faut donc investir, continuer d'investir massivement dans le nucléaire et sortir de ces fameuses règles européennes de tarification des prix pour retrouver un prix français. C'est bon pour la compétitivité et ça sera bon par définition pour la planète. J'aimerais quand même que monsieur Bardella nous dise ce qu'il fera des éoliennes. Parce que la réalité, c'est que même si on reconstruit des des EPR, ils ne seront
en service 10 ans que dans en 2036, 2037. Dans l'intervalle, il faudra continuer à assurer la consommation de tous les Français et les Français. Et j'ai compris, j'ai cru comprendre, peut-être que je me trompe, que vous vouliez supprimer le parc éolien, que vous vouliez en finir avec les éoliennes. Donc je vous demande, que ferez-vous pour assurer la continuité, faire en sorte que nos entreprises, nos les particuliers puissent continuer à se chauffer, continuer à s'éclairer, continuer à avoir les usages qui sont liés à ? Vous l'avez rappelé, la construction d'un EPR, c'est en moyenne 10 ans. Les erreurs qui ont été faites par les gouvernements successifs nous ont coûté très cher parce que ça nous a mis aujourd'hui dans des dépendances à l'égard de notre système énergétique qui
nous coûte aujourd'hui très cher. Donc moi, je souhaite un moratoire sur l'éolien parce que je considère que au sein des énergies intermittentes, l'éolien qui est par définition intermittente, ça tourne quand il y a du vent, n'a pas une efficacité énergétique aussi aussi bonne, aussi importante et aussi fiable que peut l'avoir par exemple la conversion des centrales à charbon en biomasse, l'hydrogène ou évidemment nos barrages hydroélectriques que l'Union européenne, avec la complicité de monsieur Macron, souhaite ouvrir à la concurrence et donc privatiser. Donc je veux sécuriser ces énergies intermittentes que j'estime être efficaces et les éoliennes qui un quart du temps tournent à vide et l'énergie par définition ne se stocke pas, on est obligé de la brader à
l'étranger à bas coût, je souhaite un moratoire sur toute nouvelle construction d'éoliennes. Évidemment, les éoliennes qui sont aujourd'hui en service iront au bout. Au bout, c'est 10 ans et ça correspond précisément à la date à laquelle et bien ces nouveaux EPR vont sortir de terre. la fermeture de Fessenheim parce que les les les décisions qui ont été prises par Emmanuel Macron de fermer Fessenheim, d'abandonner le projet Astrid des déchets nucléaires renouvelables, de baisser les investissements dans la filière nous a rendus dépendants et et évidemment a augmenté nos émissions. Pardon. Depuis que j'ai été nommé à Matignon, je vais tous les mois dans le Pas-de-Calais échanger avec les Français qui ont subi les inondations terribles depuis un an. J'ai échangé à de nombreuses reprises
avec les agriculteurs qui subissent la sécheresse, le gel, les canicules, les tempêtes. La réalité, c'est que les effets du dérèglement climatique, on les voit aujourd'hui dans notre vie, dans notre monde et ça va s'accélérer si on prend pas en main ces questions. Il y a eu l'accord de Paris qui a été signé à l'époque de François Hollande qui est très ambitieux et qu'il faut évidemment tenir. Et depuis 7 ans, on a baissé de 20 % les émissions de CO2, ce qui veut dire qu'on est dans la trajectoire de l'accord de Paris. Comment est-ce que on va continuer à rester dans la trajec dans la ? Il faut investir dans les énergies décarbonées. Et c'est là où il y a un vrai débat autour de ce plateau. Vous avez monsieur Bardella qui vous dit "On arrête le renouvelable." Enfin en tout
cas, on n'installe pas de nouveaux de nouvelles éoliennes. On installe pas de nouvelles éoliennes. Chaque année, les nouvelles éoliennes qui arrivent, et je ne parle que des terrestres, c'est l'équivalent d'un réacteur nucléaire, 1,7 gigawatts. Donc ça veut dire que dans le monde de monsieur Bardella, pendant les 10 ans qui viennent d'ici à ce que les nouveaux réacteurs nucléaires qu'on est en train de construire arrivent, alors même que la demande, la consommation d'énergie va augmenter, il y aura pas de production d'énergie qui augmentera, donc l'énergie coûtera plus cher et les factures augmenteront. Et de l'autre côté, on a l'alliance de monsieur Fort avec la France insoumise qui sur la question énergétique bah en fait ne répond pas. Parce que la réalité, c'est que la France insoumise
est contre le nucléaire. L'a répété à de très nombreuses reprises que les Verts sont contre le nucléaire, que le Parti socialiste est plutôt plus favorable au nucléaire que les autres, mais on a débattu mardi avec monsieur Bompard qui représentait la NUPES mardi. Et monsieur Bompard a dit "Moi, je suis contre le nucléaire, avec la France insoumise, on est contre le nucléaire." Et donc, il y a même pas le mot nucléaire dans le programme. On ne sait pas en fait. La réalité, c'est que si on veut être souverain, indépendant, avoir une énergie décarbonée et faire baisser la facture des Français, il faut investir dans tout, dans le nucléaire et dans les renouvelables. Les candidats Ensemble pour la République sont les seuls à défendre un investissement à la fois dans le nucléaire et dans le
renouvelable. très rapidement sur la question du nucléaire et l'ambiguïté Vous remarquerez Je vais y répondre plus largement parce que c'est une question essentielle. Mais vous remarquerez quand même que monsieur Attal, monsieur Bardella en permanence sont sur le programme de ce nouveau Front populaire. ? Parce que nous sommes les seuls à proposer un changement de cap. Vous voulez faire quoi avec les méga ? Dans l'air du vide, dans l'air du vide, je voulais supprimer demandées par nos agriculteurs. Et donc dans dans un moment où il y a beaucoup de vide autour de moi, effectivement, Je n'ai aucun je n'ai aucun mépris, je dis simplement que chaque fois que vous prenez la parole, Non, fois que vous prenez la parole, c'est pour dire ce qui ne va pas chez les autres. Parce que comme vous n'avez
pas grand-chose à proposer, je comprends bien et que vous ayez besoin de vous exprimer sur ce que je propose. Sur la question du nucléaire, Olivier Faure. Donc sur la question du avant le nucléaire, je veux dire quand même que nous avons là une affaire qui est l'affaire effectivement du siècle et que cette dette-là est une dette qui est en réalité irremboursable et que nous la laisserons pour l'éternité à celles et ceux qui nous survivront. Et donc nous devons avoir l'énergie, non pas du désespoir, mais de l'espoir et de faire en sorte que nous puissions attraper cette question avec toute la force nécessaire. Ça veut dire ? Ça veut dire que quand il y a des rapports qui sortent, je pense à celui de monsieur Pisani-Ferry qui estime que l'investissement annuel doit être de
l'ordre de 30 milliards, eh bien on ne réduit pas l'effort en la matière. Et c'est la raison pour laquelle nous nous proposons effectivement, à l'horizon 2027, de mettre 30 milliards par an sur la transition écologique. Sur le nucléaire, c'est une énergie de transition, c'est une évidence. Personne à gauche ne propose de fermer une centrale nucléaire. Tout le monde dit que tant que nous avons pas nous n'avons pas la capacité, tout le monde dit que tant que nous n'avons pas la capacité à organiser notre souveraineté énergétique à partir des énergies renouvelables, nous conservons l'énergie nucléaire. C'est ça On était avec monsieur Bompard il y a 2 jours sur un débat d'actu et il nous a dit exactement l'inverse de ce que vous dites. Non non, pas du tout. Donc ça c'est
sur un sujet aussi important que le nucléaire pour l'indépendance de la France, c'est pas rassurant. Je suis désolée que vous n'ayez pas merci monsieur Faure pour cette soirée. Merci beaucoup Guillaume d'Aret. Nous allons maintenant nous interroger sur comment vivre ensemble alors que des sujets crispent les Français, que ce soit la sécurité, l'immigration, mais aussi les fractures entre les territoires, l'accès à la santé, aux services publics. J'accueille à mes côtés Astrid Mezmorian.
Bonsoir Astrid. Bonsoir Marie. Merci de nous avoir rejoint. Vous allez commencer en présentant les principales mesures des candidats en matière d'immigration. Oui, l'immigration est érigée en priorité après le pouvoir d'achat dont a parlé Guillaume d'Aret. Alors j'ai sélectionné une proposition par partie pour la majorité présidentielle. Vous, monsieur Attal, vous souhaitez conditionner l'obtention d'une carte de séjour pluriannuelle ou de longue durée à la maîtrise du français. On sait depuis le début de l'année et la loi immigration que déjà ce niveau d'exigence a augmenté. Vous, monsieur Bardella, vous souhaitez la suspension des régularisations de travailleurs étrangers sans papiers. Quant à vous, monsieur Faure, vous souhaitez la création d'un statut de déplacé
climatique. Alors une première question pour Jordan Bardella. Absolument. C'est une question de Fauzi qui habite à Nantes et qui a 38 ans. Monsieur Bardella, je le cite, "Je suis né en France de nationalité algérienne. Mon père était un harki. Il s'est battu pour la France, mais à son arrivée, on lui a refusé la nationalité française. Je suis donc né algérien et n'ai été naturalisé français qu'à l'âge de 12 ans. J'ai été gendarme et aussi militaire de réserve. Avec vous, je n'aurais été ni français, ni gendarme. Pourquoi me ?" Bon, cette question est, si vous me permettez, un peu caricaturale. Euh parce que non, c'est pas du tout. Je peux Oui, allez-y. Allez-y, répondez. Euh et pour une raison très simple, c'est que le mouvement politique auquel j'appartiens
a été de ceux qui ont toujours été du côté des harkis. Euh les harkis euh dans l'histoire de la France, ils ont choisi la France. Ils ont choisi notre nation, ils ont choisi notre peuple et ils ont été euh maltraités euh par notre pays et nous avons toujours été par définition euh au côté des des harkis et je crois que la France n'a pas suffisamment fait à leur égard compte tenu du choix euh de cœur et et d'esprit qu'ils avaient fait à l'égard de de la République française. Vous savez, euh il y a des générations entières de gens qui sont issus de l'immigration, auquel j'appartiens, qui sont arrivés dans notre pays, qui ont fait un effort exigeant pour devenir des Français de cœur et d'esprit, pour apprendre notre langue, pour respecter notre culture, pour respecter nos institutions, pour
respecter l'enseignant, pour respecter la police, pour se fondre dans la communauté nationale. Et aujourd'hui, il y a beaucoup de Français issus de l'immigration qui se sentent pleinement Français, pleinement patriotes, qui bossent, qui paient des impôts et qui sont parfaitement respectueux euh de ce pays qui les a accueillis et c'est précisément le cas de ma famille. Mais je dis une chose aujourd'hui, c'est que Voyez la fin de sa question. C'est sincère cette question qu'il vous pose. sincère quand je dis aujourd'hui que on ne peut plus, dans un paysage politique, dans un pays qui compte plusieurs millions euh de chômeurs, qui compte une saturation des services publics, qui compte aussi un niveau de tension communautariste important dans beaucoup de quartiers du pays, continuer
d'accueillir, comme le fait le gouvernement, 500000 personnes par an. Et donc je souhaite effectivement réduire drastiquement l'immigration. Je l'ai dit et je l'assume, je supprimerai le droit du sol parce que l'acquisition quasi automatique de la nationalité française l'acquisition quasi automatique de la nationalité française. Non mais ne parlez pas de Vichy, ça existe déjà en France et ça existe déjà à Mayotte. Donc pardon, mais euh le droit du sol, il a été restreint euh dans un département français, c'est-à-dire à Mayotte. Donc je je dis que notre pays ne peut plus continuer d'accueillir des centaines de milliers de personnes euh chaque année et je suis convaincu que loin des caricatures, il y a beaucoup de Français qui, comme moi, issus de l'immigration,
comprennent parfaitement notre message. Non, mais il y a des caricatures. On va on va pas se mentir, il y a des caricatures qui sont faites du projet que je porte et je vois bien qu'en ce moment, on cherche à faire peur lorsque tout à l'heure Gabriel euh Attal dit qu'on cherche à diviser, à opposer les Français les uns aux autres. Sur les binationaux, c'est le cas. Sur les binationaux, il y a une proposition qui est sur la table. Monsieur Bardella, il faut que vous entendiez que les Français concernés Mais les Français concernés ont été la double nationalité. Je non, vous pourriez dire non mais vous pourriez dire Non, vous faites de la vous faites de la rhétorique de campagne et et vous jouez très mal la com. Parce qu'il y a beaucoup de Français qui comprennent parfaitement qui comprennent
parfaitement le sens de mon message. Donc si demain je suis premier On va laisser finir Olivier Faure, vous montrerez votre document ensuite. Pour vous qui avez parlé de colonisation à l'envers dans les quartiers, je pense que vous êtes assez mal placés à gauche pour venir euh me me faire de la dialectique avec moi sur la question migratoire. Mais enfin, je pense que la réalité de l'immigration aujourd'hui n'est plus tenable et il y a une majorité de Français qui pensent la même chose sur ce sujet. N'écoutez pas ceux qui vous disent que l'immigration est un sujet qui divise les Français, c'est le seul sujet où 75 % des gens pensent euh la même chose. Donc moi je défends tous les Français, d'où qu'ils viennent, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur origine, je
n'enlèverai jamais de droit à quiconque, mais je dis qu'aujourd'hui, avec le pays que nous avons, les difficultés économiques et les tensions sécuritaires, on ne peut pas continuer d'accueillir 500000 personnes euh chaque année. Je me fais juste le relais de toutes les questions qui nous ont été posées euh sur le site de France Info et il y avait cette question sur les sur les binationaux. Est-ce que vous comprenez que cette décision ait été mal ? Est-ce que vous voulez ce soir clarifier ce que vous avez voulu dire aux binationaux ? binationaux français et avec une autre nationalité. Ma po- j'ai répondu à une question d'un journaliste et ma position n'a même pas été diffusée. On a repris une caricature, on a cherché à polémiquer sur des et je vois bien parce
que il faut jouer sur les peurs à quelques jours des élections, mais je ne souhaite pas remettre en cause la double nationalité. Madame Rouge, j'ai dit une chose très simple. J'ai dit que aujourd'hui, lorsque euh vous deviez accéder aux postes les plus stratégiques de l'État, notamment pour la sécurité nationale, patron d'une centrale nucléaire, patron d'un service de renseignement, le fait d'avoir une double nationalité pouvait poser problème et exigeait un renforcement des contrôles. Vous savez, on est très laxiste sur ce sujet autour de nous. L'Allemagne Pardon monsieur Bardella, personne n'est interdisait la double nationalité. Vous êtes d'accord avec ce que c'est en ? Et et voyez bien la manière dont ils me sautent dessus tous les deux parce que en fait, il il y a intérêt à jouer sur
les peurs sur ce sujet pour faire peur aux gens. Alors Olivier Faure, vous montrerez un document. Vous avez montré un document. Monsieur Bardella, vous le connaissez, il est signé d'abord par madame Marine Le Pen. Il date tout simplement du 25 janvier. Il y a 5 mois. Il y a 5 mois, vous avez déposé une proposition de loi qui est très claire et qui a le mérite d'être être non pas une caricature, mais tout simplement ce que vous avez porté. La loi organique peut interdire l'accès à des emplois, à des des administrations, des entreprises publiques et des personnes morales chargées d'une mission de service public aux personnes qui possèdent la nationalité d'un autre État. Mais c'est déjà le cas, monsieur Faure. pas le cas. Pour accéder à la fonction publique, il faut avoir la
nationalité française. Mais pas du tout. Mais là, on parle pas de ça. Tout le monde a bien compris de quoi on parle. Et je vais même plus loin parce que en fait, il y a un autre article que personne n'a relevé pour l'instant. Dans l'article 5, alinéa 4, "Les fonctions inséparables de l'exercice de la souveraineté nationale ne peuvent être confiées à des personnes de nationalité étrangère ou représentant une institution internationale." Ça veut dire ? Oui, monsieur monsieur Faure, ça veut dire que quand vous êtes russe, on vous pardon hein, on vous met pas à la tête des services de renseignement français. C'est c'est pardon hein. Après vous pouvez faire ce que vous voulez, le fait que pour accéder à la fonction publique, il fallait y avoir la nationalité française, ça existe déjà,
c'est déjà la loi. Il y a déjà des contrôles qui s'appliquent. Donc je n'ai pas inventé quoi que ce soit dans la dans la matière et je ne comprends pas ce que vous me reprochez en réalité. Alors qu'est-ce que vous lui reprochez Olivier ? C'est très simple, c'est qu'aujourd'hui, non seulement vous faites le tri entre les Français et les étrangers, ça on avait compris depuis longtemps. Maintenant, faites même le tri entre les Français. Non, arrêtez votre cinéma, monsieur Aujourd'hui même, les les Allemands font le chemin exactement inverse. La double nationalité est interdite en Allemagne pour les extra-communautaires. jusqu'au bout et aujourd'hui, vous auriez eu la confirmation que les Allemands viennent d'annoncer Oui. Et ils reconnaissaient la double nationalité pour tout le monde.
Exactement et ça n'était pas le cas. Et on parle pas d'un petit pays, on parle de l'Allemagne. Et donc vous faites le chemin exactement inverse. Et ce que je vous dis, c'est non seulement vous êtes en train de fabriquer donc des Français de seconde zone, mais avec la suppression du droit du sol, vous revenez en arrière sur des siècles d'histoire de France. Vous qui êtes toujours là pour nous expliquer que de Vercingétorix, vous avez toujours été là. Et bien moi ce que je vous dis, monsieur Balladur l'a supprimé entre 1993 et 1997. Monsieur Balladur Monsieur Chirac qui avait renoncé et il y avait renoncé pour de bonnes raisons. Et moi ce que je vous dis, c'est déjà le droit Vous allez fabriquer aussi des étrangers en France. Je dirais d'une classe comme
souvent dans ma circonscription l'autre jour. Je voyais ces petits Français en devenir qui étaient là devant moi et je me disais que avec vous, Premier ministre, et bien une partie d'entre eux ne seront jamais Français. Ils ne connaissent que la France. Ils n'ont jamais vécu qu'en France et vous allez en faire des étrangers. Génération après génération. Ça n'est pas du cinéma. Vous parlez là. Ça n'est pas du cinéma. Ça n'est pas du cinéma. Le rictus, c'est le vôtre. Parce que vous n'avez rien à faire. Moi, je ne rigole pas avec ces questions. Vous la souffrance que génère aujourd'hui l'anarchie migratoire dans beaucoup de pays européens. Mais vous avez bénéficié de l'anarchie migratoire comme vous dites. Pourquoi vous avez ? Rappelez-vous de l'époque où
on disait à l'entrée des bistrots Jean Moulin est de retour. Interdit aux chiens et aux Italiens. Oui, bien sûr. Ça devrait vous dire quelque chose. De Jean Moulin de Et vous aussi, vous devriez avoir la mémoire de ce pays qui vous a accueilli comme j'ai été moi-même, ma mère a été accueillie dans ce pays parce qu'elle venait de quelques milliers de kilomètres plus loin. Très bien, monsieur Non pas monsieur, très bien. Ce que je dis là, c'est ce que pensent des millions de Françaises et de Français. Sur l'immigration, il y a une majorité de gens par la façon dont vous considérez aujourd'hui des êtres humains qui ont fait le choix de la France, qui sont ici sur notre sol. Pourquoi vous parlez de votre projet Et vous parlez par exemple des aides sociales aux
étrangers en situation irrégulière. Il ne s'agit pas d'augmenter quoi que ce soit. Il s'agit de dire Pourquoi vous ne dites pas ce soir aux Français qui nous regardent celles et ceux qui aujourd'hui travaillent en France doivent être régularisés. Parce qu'effectivement, il faut régulariser celles et ceux qui travaillent et qui fournissent une main d'œuvre qui est souvent exploitée et honteusement. Et oui, je l'assume parfaitement. Je l'assume d'autant plus Madame Meloni, Madame Meloni qui est votre amie en Italie, qu'est-ce qu'elle a ? Parce que elle avait dit la même chose que vous au départ. Elle avait dit "Les immigrés, on n'en veut pas. On les rejettera à la mer." Et puis qu'est-ce qu'elle a ? Elle a elle a régularisé 450000 sans papiers. ? Parce qu'elle en
avait besoin pour faire tourner l'économie italienne. Parce que ce sont ces gens-là qui sont vos parents. Ce sont vos parents. Ce sont eux qui sont à l'hôpital. Ce sont eux qui sont à l'hôpital. Ce sont eux qui sont à Ce sont eux qui font tourner Et s'ils n'étaient pas là, et si vous n'étiez si vous êtes s'ils n'étaient pas là, vous devriez plutôt les remercier. Non, si eux n'étaient pas là, vous vous ne pourriez rien faire parce que ce pays, il tient debout aussi grâce à eux. Voilà ce qui se passe aujourd'hui. Gabriel Attal Donc, je résume. Monsieur Fort a dans son projet l'augmentation des aides sociales aux étrangers en situation irrégulière et avec monsieur Mélenchon, Premier ministre, on ouvre les vannes de l'immigration. Est-ce que vous avez autre chose à dire
que de chercher à chaque fois à mettre Jean-Luc Mélenchon au milieu de la ? C'est votre candidat, pardon. Vous ne pouvez pas. Ce n'est pas notre candidat et vous le savez très bien. Ce n'est pas vrai. Lui-même dit qu'il sera Premier ministre. Plutôt que de parler du projet parce que vous n'avez rien à dire sur ces ces questions-là. Gabriel Attal Monsieur Fort veut aussi revenir sur la loi qui interdit la baya. Je tiens à le préciser. Gabriel Attal C'était pas une loi. Mais comme vous m'avez dit dans un précédent débat que vous ne lisiez pas les lois avant de les voter, ça m'étonne Sur ce sujet D'abord, je pense que c'est toujours important, quand on parle de ces sujets, de rappeler que derrière les chiffres, derrière les mesures, il y a des femmes et il y a des hommes.
On peut penser ce qu'on veut de l'immigration, avoir les projets qu'on veut sur l'immigration. Je pense que c'est toujours important quand on en parle de rappeler cela. On parle d'êtres humains. Voilà. Et la question, c'est comment est-ce qu'on répond à une préoccupation qui est celle des Français. Et moi, je l'ai dit, j'échange avec les Français, je me déplace beaucoup sur le terrain et oui, la question de l'immigration est une préoccupation pour les Français. Mais je crois pas du tout, pas du tout, que les Français attendent, ni comme le propose monsieur Bardella, qu'on ferme tout, ni comme le propose l'alliance autour de la France insoumise et de ses alliés, de tout ouvrir. Moi, je pense que la ligne qui est la nôtre, que j'ai résumé dans ma déclaration de politique générale il y a
quelques mois et que je cherche à poursuivre aujourd'hui, elle peut rassembler beaucoup de Français. C'est très clair, c'est dire accueillir moins pour intégrer mieux. Parce que la réalité, c'est qu'aujourd'hui effectivement, il y a une immigration irrégulière qui souvent est concentrée dans des territoires qui connaissent déjà des difficultés. Je pense à la Seine-Saint-Denis, à d'autres départements et que pour les personnes qui résident dans ces départements, c'est difficile au quotidien. La réalité, c'est qu'on a aussi besoin d'immigration. Quand monsieur Bardella dit "On va arrêter complètement les régularisations pour le travail." De clandestins, oui. Vous vous évoquez les agriculteurs tout à l'heure en disant que vous les souteniez. J'étais hier en
Indre-et-Loire avec des viticulteurs. Je peux vous dire que ils sont très inquiets de vos propositions. Quand vous dites "On va arrêter l'immigration pour le travail." parce que dans notre agriculture, évidemment qu'il y a une main d'œuvre étrangère, notamment saisonnière, qui vient travailler et que vous voulez tout fermer. Les les je ne les aime pas. Vous n'êtes pas interrompu pendant votre développement. Indépendamment de l'intérêt pour notre économie, je sais quand on vous dérange, vous cherchez à couvrir la voix des autres. Indépendamment de l'intérêt pour notre économie, notre pays s'est aussi construit avec de l'immigration, avec des personnes immigrées qui ont apporté énormément à notre pays et d'ailleurs, manifestement dans nos trois familles et
je pense que pour beaucoup de Français qui nous regardent, quand ils remontent leur arbre généalogique, il y a eu un moment, une personne qui a immigré en France. Donc la question, c'est comment on est plus ? Un, pour expulser les personnes qui troublent l'ordre public, qui ne sont pas Françaises. 12000 expulsées depuis 2017. Deux, pour des personnes qui se voient refuser l'asile, comment est-ce qu'on les expulse plus ? C'est vrai qu'aujourd'hui, on a des difficultés avec certains pays à avoir ce qu'on appelle les laissez-passer consulaires pour les OQTF pour leur permettre d'être expulsés. On renforce notre efficacité. 30 % d'éloignements supplémentaires depuis le début de l'année par rapport à l'année dernière. Et trois, comment est-ce qu'on intègre ?
Et c'est vrai que oui, oui, j'assume et je le dis, on propose que la maîtrise de la langue française soit un impondérable pour être intégré en France, que le travail soit toujours un facteur d'intégration et je pense que c'est ce qui honore notre pays. Ensuite, je le dis ici et je le redis à monsieur Bardella. S'il y a quelqu'un qui est fébrile et qui est mal à l'aise sur cette histoire de binationaux, c'est vous. C'est vous qui cherchez toujours à détourner le débat sur le sujet. Moi, je ne comprends pas que vous n'entendiez pas que des femmes et des hommes, je vous le dis très sincèrement parce que un certain nombre ont témoigné dans les médias ou sur internet. D'autres me l'ont dit. Non, mais Enfin, on a vu la proposition de loi de madame Le Pen. Vous dites "Je je remets
pas en cause la binationalité." C'est vrai. Vous ne proposez pas de supprimer la binationalité. Mais quand vous dites un binational ne peut pas accéder à certaines fonctions parce qu'on a peur des ingérences. Non, c'est pas le cas, sinon il y aurait pas eu Mais sinon, madame Le Pen n'aurait pas proposé une loi pour le changer, monsieur Bardella. Quand vous dites un binational ne peut pas accéder à certaines fonctions, le message, je sais que ça vous dérange, mais laissez-moi parler. Le message que vous envoyez aux 3500000 binationaux de France, c'est vous êtes plus corruptibles que d'autres. On n'a pas suffisamment confiance en vous pour vous confier des responsabilités. Moi, je dis que quand on est Français, c'est parce qu'on l'a mérité, ça doit toujours l'être et donc
on vous fait confiance. Notre pays vous fait confiance. Si vous voulez prendre des responsabilités, vous le pourrez. Et hélas, on a vu un certain nombre d'exemples de personnes qui sont Françaises sans une autre nationalité, qui n'étaient pas dignes de confiance et qui avaient des intérêts un témoignage, si vous voulez bien. Romain Boutillier est allé à la rencontre de Tristan Charpentier à Villeurbanne dans le Rhône et avec ses voisins, il a monté un collectif pour surveiller le quartier, pour se débarrasser des dealers. Et il a une question à vous poser.
Je m'appelle Tristan, je suis couvreur et candiste. J'ai deux enfants. J'habite le quartier du Tonkin à Villeurbanne, juste à côté de Lyon. C'est un quartier qui est très agréable, auquel les gens sont très attachés, avec beaucoup d'espaces verts, une très grande mixité sociale, mais malheureusement, depuis quelques années, le trafic de stupéfiants s'est énormément développé. Au début, c'était du cannabis, maintenant c'est aussi beaucoup de cocaïne, de l'héroïne, du crack, toutes sortes de choses. Beaucoup plus de points de vente et beaucoup plus de violence, avec notamment plusieurs fusillades qui ont fait des blessés. C'est insupportable pour les habitants et je fais partie d'un collectif de riverains qui s'est mobilisé pour ne pas accepter cette situation. Nous
descendons nous-mêmes en bas de nos immeubles à la rencontre des dealers pour leur expliquer que non, ici ils ne peuvent pas s'installer. C'est là où nous vivons, c'est là où nous avons nos familles. Bonjour messieurs. Bonjour les candidats. Comment est-ce que vous comptez lutter contre le trafic de ? Plus précisément, quels seront vos objectifs précis, ? Qu'est-ce qu'on peut faire qui vraiment soit différent de ce qui a été fait jusqu'à maintenant et qui soit plus efficace et qui ait vraiment des résultats pour nous, pour nos familles, pour nos enfants sur le ? Olivier Fort, vous êtes un peu en retard de temps de parole. La réponse à la question qui vous a été posée à l'instant. D'abord, je connais ce quartier et je veux saluer le maire de la ville, Cédric
Van Styvendael, qui a malheureusement beaucoup prêché dans le désert avant d'être entendu et maintenant il y a une brigade qui est arrivée effectivement sur ce quartier. Mais euh de manière plus générale, remercier d'abord les associations qui font un travail colossal sur le terrain, qui cherchent à occuper l'espace et qui cherchent justement à repousser plus loin les narcotrafiquants. Le narcotrafic, c'est un mal qui est malheureusement endémique et qui est malheureusement devant la la guerre contre le narcotrafic est devant nous. Alors, que devons-nous ? Pas simplement s'attaquer au tentacule de la pieuvre, s'attaquer à la tête. Pour cela, il faut des moyens considérables. Ces gens-là ne sont pas
simplement nichés dans un immeuble, ils sont à l'étranger. Ils ont des moyens puissants, des juristes, des financiers, des armes. Et donc, il faut mobiliser un ensemble qui doit être aussi impressionnant que celui dont il dispose. Ça veut dire que vous mettez des moyens. Ça veut dire qu'il faut y mettre les moyens. Et vous en ? Il faut en mettre et il faut en mettre. J'observe que, y compris, ce n'est pas toujours le cas, mais je remarque que par exemple à Marseille, des choses ont été faites avec ce gouvernement et que quand on met un procureur, quand on fait en sorte qu'il y ait des juges d'instruction, quand on fait en sorte qu'il y ait une spécialisation, quand on met en relation des services de
renseignement, mais aussi la police scientifique, qu'on fait en sorte de mêler toutes nos forces, on arrive parfois à commencer à démanteler ces réseaux. Et il faut parallèlement à cela mettre remettre en place la police de proximité. C'est indispensable. Elle a été démantelée sous Nicolas Sarkozy. Il faut effectivement remettre cette police de proximité parce que elle est celle qui permet de garantir la sécurité du quotidien, être une présence permanente qui permet d'avoir à la fois la confiance de nos concitoyens, la légitimité et en même temps l'efficacité parce qu'elle connaît son territoire, qu'elle connaît son terrain. Gabriel Jordan Bardella ou Gabriel Attal sur ce ? Je veux que l'État il reconquière les zones de non-droit qui
se démultiplient aujourd'hui sur l'intégralité du territoire de la République française. Ça passe par un sursaut sécuritaire répressif. Je souhaite qu'on durcisse les peines considérablement avec sévérité, avec un rétablissement à la fois de peines minimales mais aussi de peines planchers pour casser la récidive. Je souhaite qu'on mette fin à l'excuse de minorité parce qu'il faut aussi effectivement s'attaquer à la délinquance, à la criminalité des mineurs. Je souhaite qu'on contrôle nos frontières parce que la drogue, je dirais ne pousse pas dans les prairies normandes et rentre massivement depuis l'étranger sur le sol français. Je souhaite qu'on expulse les délinquants et criminels étrangers parce que pardonnez-moi mais on est passé un peu vite sur les souffrances que génère
aujourd'hui la politique d'immigration conduite par le gouvernement dans d'innombrables quartiers. Je veux dire on a au niveau européen le record de faiblesse en matière d'exécution des des éloignements, des obligations de quitter le territoire français. Je veux dire avec monsieur Attal tout le monde rentre mais personne ne sort. 10 % à peine d'exécution d'OQTF. Vous dites ça a été Non, c'est pas vrai. Vous dites ça a été multiplié Non, vous avez dit ça a été Non, c'est faux. Vous dites ça a été multiplié par trois. Vous êtes passés de trois à neuf. Donc vous avez un record de faiblesse à l'égard de l'immigration anarchique. De manière légale est entrée avec vous l'équivalent de la ville de Toulouse chaque année et nous avons aujourd'hui 900000 clandestins sur le territoire
français. Ça c'est votre bilan et ça génère des souffrances et ça génère aussi de l'insécurité dans la rue et dans d'innombrables quartiers. Donc Ah oui, mais pour faire de la place dans les prisons, moi je rétablis la double peine qui avait été supprimée par la droite entre 2007 et 2012 qui doit nous permettre d'expulser les délinquants et criminels étrangers. C'est 25 % aujourd'hui des places de prison qui sont occupées par les étrangers. Les étrangers sont dans le trafic de drogue. Ils sont pas tous étrangers. Enfin, on va faire de la place dans les prisons madame et je le dis une grande partie de la délinquance de rue est évidemment liée à l'immigration. Ça veut pas dire évidemment que tous les gens qui arrivent en France commettent des crimes ou des délits, heureusement. Mais ça
veut dire qu'une grande partie de la délinquance de rue vient de notre incapacité à maîtriser nos frontières, à maîtriser l'immigration et je souhaite moi mettre fin au laxisme judiciaire, à la culture de l'excuse. On achète la paix sociale depuis des années dans ces quartiers. J'ai grandi dans ces quartiers et je crois qu'il est temps d'aller y réaffirmer l'autorité de l'État et l'autorité de la République française. Monsieur Bardella, vous évoquiez l'excuse de minorité. Justement monsieur Attal, une question pour vous de Liliana qui vit en Ariège et qui a 24 ans. Monsieur Attal, votre programme inclut la révision de l'excuse de minorité pour les jeunes délinquants. Comment cette mesure va-t-elle s'intégrer dans une stratégie globale de prévention de la délinquance ?
D'abord sur le sujet de la sécurité, du trafic de drogue, je pourrais vous lancer toute une série de chiffres qui montrent à la fois qu'on a réinvesti massivement dans les forces de police et je remercie monsieur Ford d'avoir indiqué qu'à Marseille il y a eu un réinvestissement massif mais en réalité dans toutes les circonscriptions de police, il y a plus de policiers aujourd'hui qu'il y en avait il y a 7 ans. On a recruté 15000 supplémentaires, 200 nouvelles brigades de gendarmerie. Je pourrais parler du démantèlement d'un quart des points de deal qui a été réalisé par nos forces de police, nos forces de gendarmerie que je veux saluer, les opérations place nette XXL qui ont été réalisées. Mais la réalité, c'est que tant qu'on aura des reportages sur des riverains qui sont obligés de
s'auto-organiser entre eux pour mettre fin au trafic de drogue dans leur quartier, bah ça voudra dire qu'on fait pas bien notre travail et qu'on n'est pas suffisamment bon. Merci de cette me résoudrai jamais à ce que des Français ne puissent pas avoir le droit à une vie tranquille. Je suis Premier ministre depuis un peu plus de 5 mois et j'ai fixé une priorité parce que je pense que c'est important de se fixer des priorités. Après le réarmement en terme de moyens que j'ai évoqué, c'est une politique beaucoup plus efficace en matière de lutte contre la délinquance des mineurs. Ça passe évidemment par l'école. J'espère qu'on y reviendra dans ce débat et l'autorité à l'école. Ça passe aussi évidemment par un renforcement de notre arsenal judiciaire. Des mesures très concrètes
que je propose pour la responsabilisation des parents, pour que le manquement à l'obligation parentale soit beaucoup plus facilement qualifiable qu'il ne l'est aujourd'hui. Des mesures beaucoup plus fortes quand il y a de la délinquance des mineurs. Création d'une comparution immédiate pour les mineurs de plus de 16 ans notamment en cas de récidive. Aujourd'hui, vous avez deux cambrioleurs récidivistes, un de 17 ans, un de 18 ans. Celui de 18 ans va être sanctionné tout de suite. Celui de 17 ans sera sanctionné dans 8 ou 9 mois. Il faut mettre fin à cette situation. Atténuation effectivement de l'excuse de minorité parce que dans un certain nombre de cas, les Français ne comprennent pas. Les Français ne comprennent pas. Non. Aujourd'hui Aujourd'hui Je peux ? Vous
m'avez interpellé. Allez-y, allez-y. Aujourd'hui, le juge peut déroger à l'excuse de minorité dans certains cas en motivant. Ce que je propose, c'est d'inverser le principe. C'est-à-dire que notamment en terme de récidive, il y ait plus d'excuse de minorité mais que le juge puisse l'appliquer en la motivant. Pour que le principe, notamment en terme de récidive, ça soit qu'il y ait plus cette excuse de minorité. Gabriel ? Bah ça changera qu'on sera plus ferme évidemment et ça changera aussi qu'on changera de logique. Moi je veux aussi qu'on développe les courts séjours d'isolement en foyer dès les le premier acte de délinquance même si et j'ai envie de dire surtout si c'est un acte léger. Pourquoi vous ne l'avez pas fait ? Je suis Premier ministre depuis un peu plus de 5 mois.
ans vous êtes ministre depuis 7 ans monsieur Attal. Premier ministre depuis un peu plus de 5 mois. J'ai été J'ai été auparavant Non, on a fait le réarmement en terme de moyens pour la justice, pour la police. On a augmenté de 50 % le budget de la justice. On a recruté des magistrats, des greffiers. le budget de la justice. On a renforcé les moyens. Et ben je vous dis que maintenant moi je souhaite et ces 5 mois que je suis là Non, je l'ai dit dans ma déclaration de politique générale. J'ai été raillé quand j'ai dit "Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter." On s'est moqué de moi. Bah moi je pense que beaucoup de Français se retrouvent derrière ce principe de Alors pourquoi vous voulez pas suspendre les
allocations familiales aux parents de mineurs récidivistes comme je le ? Je vais vous répondre de manière très claire parce que dans une grande majorité de cas, en tout cas dans beaucoup de cas, quand il y a un mineur délinquant, souvent c'est une famille monoparentale avec une mère seule. Le père est parti depuis plusieurs années et que si vous touchez aux allocations familiales, c'est la mère seule que vous touchez. Moi ce que je propose, c'est de rendre responsable Non, pas du tout. Moi je propose de rendre responsable les deux parents. Aujourd'hui effectivement, quand un mineur délinquant commet un acte de délinquance, c'est le parent chez qui il réside qu'on vient chercher en terme de responsabilité. Je propose de changer la loi et que désormais on aille chercher les deux parents y
compris si le père est parti depuis des années, il sera responsable aussi. Je peux vous dire qu'en terme éducatif, ça sera probablement plus efficace que de retirer les allocations. Oui, toutes ces mesures, vous les avez travaillées ces 8 dernières semaines, qu'elles sont prêtes. Pour que ces mesures soient votées, il faut une loi. Pour qu'une loi soit votée, il faut une majorité. Pour que cette majorité puisse la voter, il faut voter pour les candidats Ensemble pour la République. On va parler de l'école. Vous proposez un choc d'autorité pour l'école. Juste un mot pour vous Olivier. Une question Olivier Faure. Je vais très vite. Oui. Il faut Il faut qu'on parle de l'école. L'excuse de minorité existe en droit pénal, c'est pour une bonne raison. C'est que on ne traite pas un enfant
comme on traite un adulte. Et que évidemment cette règle-là doit demeurer et quand elle est levée, c'est simplement parce qu'on a affaire à des gens qui commettent des crimes, des délits qui sont importants et qui sont récidivistes. Mais la règle, c'est que quand vous avez un enfant de 15 ans, je dis bien je dis bien un enfant de 15 ans qui commet un délit pour la première fois, une vieille dame de 92 ans, il ne peut pas être traité comme un enfant monsieur Faure. Sinon c'est la culture de l'excuse. C'est toujours la même chose avec vous. C'est que Non, c'est pas l'autorité. La réalité, c'est que le code pénal a été pensé par des gens qui distinguent un enfant d'un adulte. Et quand il y a des crimes, des délits qui sont des délits importants, alors à ce moment-là, on peut lever cette cette
sont suffisamment importants pour le justifier. Cette règle-là, elle doit être maintenue. Évidemment Il n'est plus adapté à la réalité de la violence et de l'ensauvagement du pays aujourd'hui. Quand on parle de jeunes qui commettent des délits qui commettent des délits ou des crimes qui sont évidemment passibles de peines lourdes, évidemment que cette excuse-là, elle doit être levée. Mais pour l'essentiel, il faut évidemment faire en sorte de traiter ces enfants comme des enfants. On parle de l'école. Vous proposez un choc d'autorité, vous l'avez dit tout à l'heure rapidement, on va y revenir. Vous proposiez Olivier Faure la gratuité à l'école, c'est dans votre projet. Il y a eu beaucoup de questions demandant des détails sur cette mesure-là. Annick retraitée, les
fournitures gratuites pour quel niveau scolaire et qui va ? Mais je rassure tout de suite Annick. En fait, l'objectif de tout notre projet et celles et ceux qui veulent se renseigner pourront le faire sur tous les sites qui ont euh détaillé notre propre projet et sur notre propre site, c'est que nous avons 150 milliards à terme en 2027 qui seront mobilisés à la fois pour le pouvoir d'achat, pour les services publics dont l'éducation et l'hôpital. des postes de fonctionnaires. Bien sûr. Oui. ? Ben on verra quel est la le besoin. Mais aujourd'hui, le problème, il est exactement l'inverse. C'est qu'on arrive même plus à recruter des fonctionnaires parce que plus personne ne veut rentrer dans le service public de l'éducation. Et on a aujourd'hui Mais rien n'est gratuit. J'aimerais bien
vivre dans votre monde. Tout est gratuit. Il y a des gens Il y a des gens qui paieront et ces gens, ce sont ceux que vous protégez aujourd'hui et ceux que vous protégez parce que vous avez toujours été du même côté. La réalité, c'est que vous êtes une arnaque sociale. Vous n'avez jamais jamais jamais eu le moindre mot pour ceux qui en fait vous êtes toujours là pour nous expliquer que les classes populaires sont votre objectif. La réalité, c'est que vous protégez toujours les mêmes. Et vous avez toujours eu la même complaisance vis-à-vis du MEDEF. Je vous ai regardé quand vous étiez devant le MEDEF, c'était à mourir de rire. Vous étiez là pour leur dire que écoutez, on va rien vous faire, on va rien vous prendre. Ne craignez rien avec moi, tout va bien se passer. Et bien effectivement,
j'assume le fait de dire que tout ne se passera pas bien pour tout le monde. Il y a des gens qui paieront Par contre, mais pas du tout. Par contre, par contre
Les transports scolaires. Elle est pas compliquée la question, pardon, elle est pas compliquée la question. Les fournitures gratuites pour quel niveau ? Qui va ? Mais bien sûr. ? Parce que aujourd'hui, ça coûte environ 1500 euros par an. Quand vous additionnez les frais de transport scolaire, les fournitures scolaires, quand vous ajoutez la cantine, quand vous ajoutez tout ce qui aujourd'hui permet d'étudier dans de bonnes conditions. Et moi ce que je veux à chaque enfant de ce pays les mêmes chances. Parce que aujourd'hui, nous vivons dans un système qui malheureusement est censé maintenir l'égalité des chances, la réalité, on la connaît. Quand vous avez des parents qui sont des parents qui peuvent vous suivre, qui ont les moyens de vous accompagner, de vous
offrir une culture, qui ont les moyens de vous offrir des vacances, d'offrir tout simplement une chambre pour travailler, ça change beaucoup de choses. Et bien pour ce que nous pouvons faire, c'est-à-dire les fournitures, le transport, la cantine, oui, je suis pour que ces enfants-là puissent bénéficier du meilleur. questions qui nous sont arrivées sur la fracture, sur les services publics. Une question très concrète qui nous est posée sur les fournitures scolaires parce que c'est aussi pour moi évidemment une préoccupation importante. Effectivement, moi je je considère que dire qu'on va tout rendre gratuit c'est pas dire la réalité aux Français parce qu'à un moment l'argent faut le prendre quelque part. Mais Je l'ai dit. Monsieur Bardella fait exactement pareil. Quand
il dit vous paierez pas d'impôts jusqu'à 30 ans et puis après on va baisser toutes les taxes. La réalité c'est que derrière tout ça, derrière tout ça, il y a l'idée que on va vous prendre d'une main ce qu'on va vous donner de l'autre. Ou l'inverse. Mais dans les deux cas, à la fin, c'est vous qui payez. En revanche, en revanche sur les fournitures scolaires, évidemment que c'est un coût, c'est un vrai sujet. Moi je veux pas encore mettre en place des choses qui ne seraient accessibles qu'à certains. Parce que moi je pense aussi toujours à cette classe moyenne qui travaille, qui a le sentiment d'être toujours trop riche pour avoir des aides, jamais assez riche pour s'en sortir toute seule. Donc ce que je propose très concrètement avec les députés Ensemble pour la République,
c'est que dès cet été, si les Français nous font confiance, on met en place une une centrale d'achat au ministère de l'éducation nationale et on achète en groupé des fournitures scolaires refacturées ensuite aux familles. Mais du coup, ça fait une baisse de 10 % du coût de la rentrée parce que comme on achète en très grand volume via l'éducation nationale, Non, c'est pas le cas. Jordan Bardella, s'il vous plaît. Écoutez, l'école euh c'est le chantier euh prioritaire aujourd'hui de la nation. Euh Jaurès disait de l'instruction naît la grandeur des nations, ça doit vous faire plaisir. Et ça doit résonner à vos oreilles. Mais Monsieur Forteresse Je pense que l'école aujourd'hui doit être recentrée sur les savoirs fondamentaux. On doit relever le niveau d'exigence à l'école. Et moi je
souhaite impulser, si je deviens Premier ministre dans quelques jours, un big bang de l'autorité dès la rentrée. Je souhaite que le vouvoiement de la communauté éducative par euh les élèves soit rendu obligatoire. Je souhaite que le téléphone portable soit interdit y compris au lycée. Parce que je pense que l'addiction aux écrans fait beaucoup de mal à notre jeunesse dans une dimension excessive et que l'école doit être sur les les heures de cours, sur les temps de classe, une zone de sobriété numérique où on s'éloigne quelques heures des écrans et du téléphone portable. Je souhaite que la protection fonctionnelle soit accordée automatiquement, aujourd'hui c'est avec le feu vert du rectorat, automatiquement aux membres de la communauté éducative qui qui déposent plainte pour des
menaces, pour des intimidations, pour des violences. Aujourd'hui, on a un enseignant sur deux qui s'autocensure dans les classes du pays parce qu'ils ont peur aujourd'hui nos enseignants de faire leur travail. Donc l'État doit être systématiquement de leur côté et nous devons nous donner les moyens d'éloigner des classes les perturbateurs. Il y a des gens qui perturbent le bon fonctionnement euh de euh l'école, du cours, qui exercent des pressions sur la communauté éducative. Et moi je souhaite qu'ils soient éloignés et je souhaite mettre en œuvre à la fois des sanctions planchers dans les règles du conseil de vie euh de de du conseil disciplinaire. Et je souhaite également, là aussi, reprendre les dispositions de la loi Ciotti euh du début des années euh 2010 et suspendre
les allocations familiales et les bourses en cas d'absentéisme répété ou de perturbation du bon fonctionnement de l'école. rapide. Non, je veux juste te dire que c'est pas notre premier euh débat. Il y a beaucoup d'interventions dans le cadre de cette campagne. Il y a un sujet dont on ne parle jamais. Jamais. Qui est pourtant majeur et qui est très lié à l'école, c'est la question du handicap. Et de l'école Et de l'école inclusive. Je veux juste qu'on parle de l'école, parler de l'école inclusive qui est un sujet majeur pour tellement de familles qui souhaitent évidemment que leurs enfants puissent être scolarisés. Je vous le disais, je vous le disais parce que c'est un étudiant qui vous interpellera sur ce sujet. avant pas qui sera franchi à la rentrée avec la prise en charge des AESH sur
l'horaire du midi, elles seront mieux rémunérées. Je veux dire aussi, Monsieur Bardella, dans le programme que vous avez présenté lundi, que j'ai été regarder ce programme, j'ai fait contrôle F comme on dit pour rechercher avec un mot clé, le mot handicap n'apparaît pas une seule fois. Rien sur le handicap. qui ont besoin de mesures. Vous voulez si vous voulez bien, on va répondre aux questions des Honnêtement, c'est pas un sujet qui mérite qu'on se crêpe le chignon si je peux me permettre. Oui, mais en tout cas Je constate que vous n'en parlez jamais. Je vous le dis, je vous le dis. Et on a déposé beaucoup d'amendements à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous ça vous intéresse de répondre aux questions des Français ou ? Alors on va le faire ensemble si vous voulez bien,
après avoir remercié Astrid Mesmourian. Merci d'être euh euh restée à mes côtés ce soir. On va accueillir dans un instant Jean-Baptiste Marto. Cette élection, euh c'est aussi le choix d'un modèle de société. C'est un sujet dont on a au final assez peu parlé euh dans cette euh élection, dans cette campagne, la question des valeurs. Ce sont des en général d'ailleurs les grandes réformes euh de société qui marquent un bilan politique. Fin de vie, égalité entre les hommes et les femmes, handicap, culture, on en parle avec Jean-Baptiste Marto.
Bonsoir Jean-Baptiste. Bonsoir Caroline. Bonsoir à tous. Vous allez commencer en présentant les mesures principales des euh candidats sur la question qui concerne les droits des femmes. Oui, on a retenu une mesure par groupe effectivement représenté ce soir. D'abord Jordan Bardella, dans votre programme, vous écrivez et vous voulez faire de la place de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité, dites-vous. Et vous voulez notamment lutter, dites-vous, contre les muti- mutilations sexuelles, l'excision, j'imagine notamment, qui représente 53000 femmes qui seraient excisées vivant en France selon la mission interministérielle pour la protection des femmes. Euh pour la majorité, Gabriel Attal, vous vous voulez insister notamment et mettre en avant une mesure
qui est déjà expérimentée depuis 2009 puis 2014 généralisée, c'est le téléphone grave danger euh pour les femmes victimes de violences conjugales, dispositif sur les sur les droits des femmes dans le Dispositif notamment, on a retenu une mesure par groupe Comment ce dispositif qui a en tout cas fait son euh qui qui a déclen- qui a été déclenché et qui a fait prouver son efficacité à Noisy-le-Grand euh le 7 février dernier. Et puis du côté du Nouveau Front populaire, Olivier Faure, vous voulez instaurer une loi de lutte contre les violences scolaires et sexuelles avec un budget important. Vous euh annoncez un budget de 2,6 milliards d'euros. Et une première question, je crois, pour Jordan Bardella. Oui, c'est David Salarié qui habite dans le Tarn et qui vous nous
écrit en disant Jordan Bardella, vous prétendez être le garant du droit des femmes. Pourtant, dit-il, votre parti, au niveau européen, s'est opposé à la réduction des écarts de salaire entre les femmes et les hommes. Et en 2021, à l'accès à l'IVG gratuit, dit-il. Au niveau national, vous vous êtes fortement abstenus dans votre groupe pour inscrire l'IVG dans la Constitution. À travers ces quelques exemples, nous écrit David, c'est quoi pour vous la protection du droit des ? Alors, je vais être très clair. Moi j'avais soutenu l'inscription de l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Marine Le Pen l'avait voté à l'Assemblée nationale. Et euh si je suis Premier ministre dans quelques jours, je veux aussi être le Premier ministre des droits des femmes. Je veux
garantir à toutes les femmes de France leurs droits, leurs libertés. Donc je défendrai euh ces droits. Vous avez euh rappelé que dans le projet que je porte, il y a un engagement très fort pour accroître la lutte contre les violences qui sont faites aux femmes. C'est des violences à l'intérieur du foyer, il y a eu 64 féminicides depuis le début de l'année, on en parle malheureusement trop peu. Donc il y a beaucoup d'efforts à faire pour mieux prévenir, pour mieux accueillir, pour mieux prendre en charge euh ce type de fléau qui se banalise malheureusement dans la société. Il y a des efforts qui ont été faits, qui avaient été faits notamment par Marlène Schiappa euh euh à l'époque, elle n'est pas de mon mouvement politique, mais je pense que ses efforts méritent d'être
salués et qu'il faut aller encore plus loin. Et puis je souhaite moi durcir considérablement l'échelle des peines. Et et d'une manière plus plus générale, si vous voulez, moi je ne conçois pas que dans notre pays, la France, en 2024, il y ait des millions de femmes qui nous regardent ce soir qui aient peur pour leur liberté et pour leur sécurité lorsqu'elles sortent dans l'espace public. Parce que en fonction de la manière dont elles s'habillent, en fonction de l'heure à laquelle elles ont elles empruntent un RER, elles réfléchissent à changer de trottoir parce qu'elles craignent d'être harcelées, invectivées, prises à partie, euh agressées. Je me permets de vous rappeler que à Paris, 75 % des violences qui sont commises contre les femmes dans la rue sont le fait d'étrangers. Donc ce
sont les chiffres du ministère de l'Intérieur. Donc je souhaite évidemment régler la question de l'immigration pour mieux protéger dans l'espace public et évidemment durcir les peines pour que euh les femmes en France se sentent protégées, se sentent en sécurité. Je pense que c'est un combat qu'on devrait tous partager. Olivier Faure. Sur la question des droits des femmes, quelles sont vos ? Nombreuses. Parce que le sujet touche la moitié de l'humanité. Un peu plus même. Un peu plus même, vous avez raison. Et donc euh nous devons y mettre toutes nos forces. La première chose, c'est que je voudrais rappeler que quand nous parlons du SMIC, quand nous parlons du minimum vieillesse, quand nous parlons de ces sujets-là, nous parlons d'abord des femmes. Parce
que ce sont elles qui sont moins bien payées, ce sont elles qui ont des retraites plus faibles, ce sont elles qui ont les revenus les plus faibles au moment de l'âge de la retraite. Alors euh oui, il faut s'occuper d'elles mais pas de manière paternaliste, le faire en ayant le sentiment que c'est l'égalité qu'il faut conquérir, l'égalité. Ça fait trop longtemps que on pense que les femmes sont les supplétifs, qu'elles accompagnent. Et aujourd'hui, il faut arriver à cette égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ça suppose par exemple de faire en sorte que pour des maladies qui sont celles que qui qu'elles qu'elles vivent malheureusement, qu'elles doivent subir
je pense cancer du sein et bien nous soyons capables de dire que pour obtenir cette égalité, il faut qu'elles puissent être remboursées intégralement. Et sur ma droite comme sur ma gauche si je peux dire les choses comme ça, sur ma droite et sur mon extrême droite et bien malheureusement, les deux groupes auxquels vous appartenez ont refusé de rembourser intégralement voté, monsieur Fort. Non, vous l'avez pas Non, vous l'avez refusé. Vous avez refusé en charge Non, vous avez refusé la prise en charge. soins Vous avez refusé du cancer du sein. Ça ne vient pas de mon mouvement politique mais contrairement à vous, je ne suis pas sectaire et nous l'avons voté. chacun vérifiera. Vous avez refusé que nous puissions voter une prise en charge qui intègre les les les dépassements
d'honoraires. Et donc la réalité, c'est que vous ne voulez pas de remboursement intégral. C'est un sujet qui touche chaque année je crois que c'est j'ai plus le chiffre en tête mais c'est un chiffre qui est malheureusement 61000 cas par an, 61000 cas par an dont je crois 12000 décès. Donc nous avons là un sujet de fond, un sujet qui devrait mobiliser tous. Je continue sur cette loi sur donc la protection intégrale des femmes. Il y a des centres qui sont aujourd'hui ouverts dans un certain nombre de de villes, je pense à Nantes, je pense à Clermont-Ferrand, je pense à des villes qui ont fait un effort très conséquent pour pouvoir accueillir les femmes leur permettre de trouver un lieu où elles peuvent être entendues accompagnées
hébergées Non. sorties des griffes de leurs agresseurs parce que vous avez parlé des gens qui dans la rue agressent. La réalité, c'est que neuf viols ou agressions sexuelles sur 10 sont commises par un proche, par quelqu'un que la victime connaît, soit au travail, soit dans sa famille. Et donc nous avons besoin de lieux où cette parole-là puisse se libérer pour que ces femmes-là puissent être entendues, protégées, accompagnées et même éventuellement accompagnées devant la justice. Gabriel Attal. On a doublé les moyens du 3910 du 3919 qui permet évidemment d'accompagner les femmes victimes de violence. On a déployé, vous l'avez dit, les téléphones grave danger, les bracelets anti-rapprochement qui ont sauvé des vies. On a entamé un plan inédit de formation de nos forces de
police, de gendarmerie pour recueillir la parole des femmes. Il faut évidemment continuer sur tout ça. On a mis en place et généralisé surtout la garantie contre les impayés de pension alimentaire pour des mères divorcées qui ne recevaient pas la pension du conjoint. Désormais, quand c'est le cas, la pension leur est versée par la CAF et la CAF va récupérer sur le compte bancaire du conjoint défaillant la pension. Il faut continuer de la généraliser. Il faut ensuite continuer sur l'ensemble de ces mesures. On veut aussi mettre en place un congé de naissance, c'est-à-dire réformer le congé parental pour qu'il puisse être mieux rémunéré, plus court mais mieux rémunéré, qu'il éloigne moins moins durablement des femmes de l'emploi parce que toutes les études montrent que ça éloigne des
femmes de l'emploi durablement, que ça fragilise quelque part les carrières. Ensuite, moi je veux dire quelque chose de simple. Je le dis ici. On ne peut pas faire confiance à l'extrême droite s'agissant des droits des femmes. Dans tous les pays où l'extrême droite a pris le pouvoir, systématiquement Je ne suis pas d'extrême droite, je suis Attal et mon mouvement systématiquement les droits des femmes ont reculé. C'est vrai en Europe, c'est vrai dans le monde. Toutes les positions que vous avez défendues au Parlement européen, vous dites pour la France dans la Constitution, la défense du droit à l'avortement, c'est oui. Au Parlement européen pour la Charte des droits fondamentaux, vous vous y êtes opposés. Les mesures sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, vous vous y êtes
opposés aussi au Parlement européen. Tous vos alliés, ceux dont vous vous revendiquez, vos amis au niveau européen, organisent la régression des droits des femmes dans leurs pays méthodiquement. Bien sûr. Donc les jolis discours, les belles paroles pendant les campagnes électorales, je vous le dis, je le dis ici, vous qui sont vos candidats, vu ceux qui siégeraient à l'Assemblée nationale si vous avez une majorité, je peux vous dire que les droits des femmes régresseraient. Alors la différence c'est que mon mouvement politique qui ambitionne de faire élire une femme à la présidence de la République française, c'est le mien et c'est pas le vôtre. Oui mais vous savez sur le handicap une question sur le handicap Oui, Thomas, 25 ans, situation de handicap qui nous dit avoir un bac + 5
et toujours être en recherche d'emploi depuis un an. Il vous demande concrètement quelle politique vous pourrez mener justement pour moi, pour les personnes en situation de ? D'abord pour Olivier Fort à Olivier Fort mais vous allez ensuite répondre s'il vous plaît. Je vous dis juste qu'il nous reste 10 minutes. Donc voilà. Allez-y. Très bref, il faut que dans le secteur de l'entreprise, les entreprises qui font partie des entreprises du secteur aidées puissent accueillir plus largement, qu'on puisse faire leur place à celles et ceux qui sont évidemment en situation de handicap et qui malheureusement ne trouvent pas à travailler dans de bonnes conditions alors que la diversité de notre pays, c'est bien sûr les origines, les couleurs, les religions mais c'est aussi les personnes
en situation de handicap qui sont très discriminées en France. L'emploi des personnes L'emploi des personnes en situation de handicap, c'est un enjeu majeur. On a fait baisser de manière historique le taux de chômage des personnes en situation de handicap, je crois qu'il est passé de 18 % à 11 %. Évidemment, ça reste trop élevé, donc ça restera, si les Français font confiance au candidat Ensemble pour la République, le cœur de la mobilisation. En finançant davantage l'adaptation des postes, y compris dans les entreprises parce que il y a il y a souvent besoin d'une adaptation des postes de travail pour que des personnes en situation de handicap puissent être recrutées, en continuant à faire des contrôles pour vérifier que les obligations qui existent dans les
milieux professionnels sont tenues. Je précise aussi, puisqu'on parle du handicap, que nous proposons dès cet été le remboursement intégral par la sécurité sociale des fauteuils roulants. Il y a beaucoup ça arrive aujourd'hui de Français qui ont besoin d'un fauteuil roulant, qui ne peuvent pas en avoir parce que ils n'ont pas une prise en charge complète C'est marrant parce que à l'Assemblée nationale, ça avait été proposé par un parlementaire écologiste qui lui-même est en fauteuil roulant et vous l'avez refusé. Mais je suis Premier ministre depuis 5 mois et je vous dis que je m'y engage dans le cadre Il y a quelques mois, nous avons pris l'engagement à l'occasion de sa proposition de loi qu'on le ferait. On le ferait par décret et c'est prévu cet été sur le sujet du handicap. Tant mieux
si c'est le cas. Enfin, vous ne serez plus là pour Nous nous sommes battus pendant plusieurs années et je déplore d'ailleurs que le gouvernement se soit opposé à plusieurs reprises de déconjugaliser l'allocation adulte handicapé, ça a été fait Depuis l'octobre dernier Vous l'aviez toujours refusé cette proposition à l'Assemblée. Et je suis content que nous ayons pu vous convaincre de cela, monsieur Attal, parce que je pense que c'était nécessaire. Je l'ai fait parce que en réalité cette proposition a été une proposition Je sais qu'il y a beaucoup de collectivités qui sont mobilisées, il faut évidemment renforcer l'accès PMR dans les transports mais aussi dans les grandes villes, on sait que c'est un sujet aujourd'hui majeur, l'accessibilité de nos lieux publics, de nos transports
pour les personnes à mobilité réduite. Il faut aller plus loin, plus fort, plus vite sur ce sujet. Et puis évidemment, moi je pense qu'il faut mieux reconnaître les proches aidants. Les aidants, c'est beaucoup beaucoup beaucoup de gens dans notre pays, notamment dans les territoires ruraux qui luttent contre l'isolement, qui luttent contre la solitude et je pense que sur le plan fiscal, on doit trouver un moyen, une mesure pour rendre cette récompense qui est légitime à tous les aidants qui s'engagent dans le pays. On n'a pas eu l'occasion de parler de la santé ce soir mais mais la santé, je veux la remettre au cœur de mon action. On parlait des femmes, il y a beaucoup de femmes qui dans notre pays n'ont pas accès à des consultations gynécologiques à cause des déserts médicaux. Une
dernière question à propos des atteintes aux personnes LGBT ont augmenté de 13 % l'année dernière selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Gabriel Attal, c'est Karine qui a 16 ans et qui vous demande que pensez-vous de l'homophobie grandissante en France particulièrement sur les réseaux ? Ça me révolte. Euh l'homophobie euh je l'ai vécue, je la vis. Euh la chance que j'ai, c'est qu'aujourd'hui je suis très bien entouré et je me suis blindé quelque part. Et moi je pense à tous les les Français, notamment les jeunes Français qui subissent l'homophobie ou qui euh n'osent pas s'assumer par crainte de la subir. Il y a peut-être des familles là qui nous regardent ce soir et au sein de ces familles, il y a peut-être un jeune
qui n'ose pas dire qu'il est homosexuel parce qu'il a peur de ce qu'il subirait à l'école ou parfois dans sa famille. Et moi à ces jeunes, je veux leur dire que dans la société que je défendrai toujours quel que soit mon niveau de responsabilité tous les Français auront leur place, quelles que soient leurs origines, quel que soit leur genre, quel que soit leur orientation sexuelle. C'est ça pour moi la société française, la chance qu'on a en France. C'est une République universaliste qui ne discrimine personne et qui est intraitable quand certains subissent des discriminations. Et je continuerai à me battre contre ces discriminations et évidemment pour les droits des personnes LGBT. Je rappelle que nous avons permis la PMA pour toutes, qui avait été un engagement qui
avait été formulé par certains depuis des années. Euh François Hollande a fait le mariage pour tous, c'était une avancée majeure évidemment que je salue. Nous avons fait la PMA pour toutes, à l'époque le Rassemblement national s'y est opposé. Je ne sais pas aujourd'hui quelle est la position du Rassemblement national comme Je ne remettrai en cause aucun droit, aucun cancer, monsieur Attal. c'est positif puisque à l'époque votre parti a a voté contre. Donc je continuerai à me battre évidemment contre toutes ces discriminations et pour qu'on soit intraitable. Olivier Faure. D'abord, je veux remercier Gabriel Attal parce que il a été le premier Premier ministre à assumer son homosexualité et c'était un exemple pour toutes celles et ceux qui évidemment aujourd'hui
la masquent, ont peur de l'avouer et c'était effectivement une première et c'était une première utile pour tous ces enfants, pour tous ces jeunes, pour tous ces adultes qui parfois vivent avec le sentiment qu'ils n'ont pas leur place. Donc ça c'était très bien. Je veux dire que au-delà de l'homophobie, il y a aujourd'hui la transphobie. Je regrette vraiment que le chef de l'État il y a quelques jours lui ait considéré que ce sujet-là pouvait être traité avec mépris, dédain et considéré qu'on pouvait vraiment en faire un sujet de blague avec les uns et les autres. Il y a des enfants des jeunes, des moins jeunes qui souffrent dans leur chair parce que ils sont nés garçons ou filles mais se sentent exactement l'inverse. Et donc là aussi
j'aimerais que toutes les différences soient acceptées. Nous sommes dans un pays qui accepte et qui comprennent que nous avons tous une sexualité, des affections particulières et que chacun a sa place, qu'il n'y a pas de Français de trop, qu'il n'y a pas de Français qui soit considéré comme anormal comme ce fut le cas trop longtemps. Et c'est vrai que dans les pays dirigés par l'extrême droite, partout l'homophobie, la transphobie revient en force. Il suffit de voir chez nos amis hongrois ce qui se passe. Hmm. Jordan Bardella, vous voulez répondre ? peu étonné parce que Non non, je ne suis pas étonné, lisez. Non non mais j'ai l'impression qu'on on vit pas dans le dans le même monde, dans la même réalité et dans le même pays. La
crainte aujourd'hui de de s'assumer euh c'est un fait, elle existe et dans un pays comme la France en 2024, c'est inacceptable. Mais il y a aujourd'hui beaucoup de quartiers en France où il ne fait bon de naître ni juif ni homosexuel ni une femme. Parce que précisément on a fait venir sur le sol français et qu'on fait venir chaque année grâce aux politiques que vous soutenez des gens qui rejettent toute forme de différence. Et si aujourd'hui dans le département dans lequel j'ai grandi si aujourd'hui les musulmans laissez-moi si aujourd'hui laissez-moi laissez-moi si aujourd'hui Ça me tient à cœur moi ce sujet. Vous êtes extrêmement Oui,
d'accord, mais vous avez pas le monopole du cœur. Mais il y a j'ai j'ai prétends avoir aucun monopole mais si aujourd'hui Monsieur Attal, il y a d'innombrables quartiers de France et notamment chez moi en Seine-Saint-Denis où deux homosexuels ne peuvent plus se prendre par la main, c'est parce que vous faites venir des gens qui les détestent et qui défendent la peine de mort pour des gens qui ont une différence. C'est ça la réalité. Pour être cohérent, si vous voulez Pourquoi stigmatiser un département, celui de la ? Parce que vous savez que vous faites appel à des préjugés Vous en êtes partis depuis longtemps. Et donc aujourd'hui des préjugés que vous entretenez avec une certaine récurrence et qui cherchent à faire un signe égal entre le reste enfin entre l'homophobie et
l'islam. On sait on sait très bien ce que vous faites. On sait très bien ce que vous faites. Moi je vis dans un département en Seine-Saint-Denis Je vais vous répondre. Je vais vous répondre. Permettez-moi de vous répondre. Je les ai vus évoluer avec moi mesure et je ne vois s'ils se tiennent la main aujourd'hui en Seine-Saint-Denis c'est à cause de vos copains du Hamas avec qui vous êtes alliés, la France insoumise que vous faites venir sur le territoire français. Ce sont eux qui menacent aujourd'hui la sécurité de nos concitoyens homosexuels. seule obsession, l'islam. J'ai une question pour Jordan Bardella qui a été posée par Lucien dans les Vosges, il est enseignant en histoire-géographie. Il vous dit deux chroniqueurs de France
5 ont été récemment victimes de messages d'injures racistes particulièrement écœurants. Il s'agit de Karim Rissouli et Mohamed Bouafsi que que vous connaissez. Condamnez-vous les propos tenus par ces messages et que proposez-vous pour lutter contre le ? Non seulement je les condamne euh mais ces messages de haine sont absolument inadmissibles et je souhaite évidemment adresser mon soutien le plus sincère à vos confrères qui reçoivent ces messages de haine. Et je peux vous assurer que je serai absolument intraitable non pas seulement à l'égard de l'insécurité qui frappe beaucoup de gens mais aussi à l'égard des messages de haine, de racisme et d'antisémitisme. Nous n'en avons pas parlé ce soir mais qui se libèrent depuis le 7 octobre avec la
complicité de la France insoumise avec laquelle vous êtes alliés et qui alimente un antisémitisme d'atmosphère qui fait que encore une fois, il y a beaucoup de quartiers où nos compatriotes de confession juive mais aussi des Français homosexuels ne se sentent plus en sécurité. C'est un fait, c'est une réalité. Donc j'apporte tout mon soutien à vos confrères et et et on peut pas si vous voulez je n'aime pas cette manière je je je vous vise pas et je vise pas vos confrères bien sûr mais mais mais cette manière d'assimiler un pseudo climat de haine à à à l'électorat du Rassemblement National. Mon mouvement politique est un mouvement patriote, républicain qui réunit des millions de Français qui veulent un autre choix politique dans les prochaines semaines.
N'assimilez pas ça à une forme de
Et mon mouvement politique n'a pas investi de fichiers S contrairement à celui de Monsieur Faure et de Monsieur Mélenchon. Merci beaucoup Jean-Baptiste. d'être venu à mes côtés ce soir. Il est l'heure de terminer ce débat. À 72h dans scrutin historique, près d'un quart des Français sont sûrs d'aller voter mais ne sont pas totalement sûrs de leur choix. Je vais vous donner la possibilité ce soir de regarder tous ces Français dans les yeux. Vous avez une minute. L'ordre de passage a été tiré au sort. C'est Gabriel Attal qui commence. Ce soir on a pu parler beaucoup de valeurs. Et c'est important parce que derrière les chiffres, derrière les déclarations, derrière les mesures ce qui se joue finalement dans cette élection c'est la question
des valeurs. On voit que du côté du Rassemblement National, tout semble changer mais en réalité rien ne change. Le programme, il change tous les jours, ça on l'a vu avec des mesures qui changent, qui montrent une impréparation absolue. Mais la réalité, ce qu'il y a derrière ne change pas. Ne change pas du tout. On l'a vu, il y a toujours cette volonté de trier nos concitoyens, de stigmatiser une partie d'entre eux, de dire qu'il y a des Français qui ne seraient pas des vrais Français parce qu'ils ont une autre histoire, parce qu'ils ont une autre origine. Je rejetterai toujours et je me battrai toujours contre ça. La question c'est quelle est la meilleure réponse à ? Qui peut l'emporter pour empêcher à cette idéologie terrible, à ce projet de division de ?
Je ne crois pas que c'est une gauche qui s'est alliée avec la France insoumise, l'extrême gauche qui est un véritable épouvantail pour beaucoup de Français à cause des outrances, à cause des ambiguïtés sur des questions majeures comme l'antisémitisme. Et donc la meilleure force possible pour l'emporter face à l'extrême droite, ce sont les candidats Ensemble pour la République. Alors je le dis aux Français y compris ceux qui doutent faites-nous confiance. Je vous fais confiance, je ne vous décevrai pas. Olivier Faure. On l'a vu ce soir, la France est un pays qui est un pays malheureusement aujourd'hui fracturé divisé et inquiet. Ce bilan, c'est le bilan de Monsieur Attal, de Monsieur Macron et c'est la raison pour laquelle ils se
sont disqualifiés. Aujourd'hui, il n'y a en réalité plus que deux projets. Celui de Monsieur Bardella qui est un projet nationaliste, autoritaire, raciste, climatosceptique et il y a cet espoir nouveau qui s'est levé avec ce nouveau Front Populaire. La gauche et l'écologie se sont rassemblées. J'assume tout le monde. J'assume le fait que nous avons dans un même réflexe fait le choix ensemble de Raphaël Glucksmann jusqu'à Philippe Poutou de François Hollande jusqu'à Jean-Luc Mélenchon. Nous avons toutes et tous fait le choix de nous rassembler parce que le moment n'est pas un moment complètement anodin. Pour la première fois pour la première fois au suffrage
universel l'extrême droite peut l'emporter. Alors dimanche prochain, faites un choix, celui de l'espoir, celui qui permettra à 92 % d'entre vous de vivre mieux, de faire en sorte que nous puissions changer de cap, faire en sorte que nous puissions avoir la capacité à renouer avec la logique des jours heureux. Jordan Bardella. Mes chers compatriotes, dans quelques jours vous allez être appelés à faire un choix qui est historique, historique pour votre quotidien, historique pour l'avenir de la France. Je vous appelle solennellement et sincèrement à tourner la page. Vous avez dès dimanche la possibilité de rompre avec cette année de macronisme, de brutalité, de mépris pour la France du travail, d'insécurité et d'immigration anarchique qui s'organise aujourd'hui sur tout le
territoire et de porter à la tête du pays des dirigeants courageux, patriotes qui vous aiment qui vous respectent, qui vous considèrent et qui par-dessus tout vous comprennent et qu'ils auront à cœur de défendre l'intérêt supérieur de la France. Mes priorités, vous les connaissez, la sécurité, le le rétablissement de nos frontières et le contrôle de l'immigration et par-dessus tout votre pouvoir d'achat. Ne cédez pas aux peurs, ne cédez pas euh à la fatalité et au défaitisme. Soyez courageux, soyez Français et nous pouvons tous ensemble, tous les Français d'où qu'ils viennent, écrire une nouvelle page de l'histoire de France. On est à peu près équivalent sur les temps de parole si vous en êtes d'accord. Merci à vous trois d'avoir accepté de débattre. Dans un instant, l'émission
se poursuit avec Guy Xavier Bertrand qui est l'invité de Guillaume Daret pour une réaction à n'en pas douter à ce débat mais aussi pour présenter le projet des Républicains à donc trois jours désormais de ce vote historique.
Gabriel Attal