Affaire Jordan Bardella : sur RTL, le vice-président du RN Sébastien Chenu considère que "Mediapart" a des "sources infréquentables et inavouables"
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07ComplaisanteRéponse partielle
L'invité d'RTL Matin à 7h43, bonjour Sébastien Chenu.
- 0:14OuverteRéponse directe
On va parler de ce projet de budget qu'évoquait François Langlais, que le Rassemblement National a présenté hier, avec cet objectif de 140 milliards d'économies sur 5 ans.
- 0:36RelanceRéponse directe
C'est bien sérieux un tel optimisme ?
- 2:07OuverteRéponse partielle
Sur les économies que vous proposez, Sébastien Chenu, 20% du plan sont directement liés à l'immigration.
- 2:51RelanceÉludée
Comment vous estimez ce chiffrage ? Ces 2 milliards d'euros qui seraient liés à une baisse d'insécurité directement liée à une baisse de l'immigration ?
- 3:22RelanceÉludée
C'est juste que je ne comprends pas ces 2 milliards, comment vous les justifiez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiquePromesse
« nous faisons tout ça en faisant adopter par référendum, si les Français le veulent bien, une règle d'or. »
- 1:33Invité politiqueFait
« un accueil des marchés aux propositions de Marine Le Pen qui n'a pas été négatif. »
- 2:15PrésentateurChiffre
« Vous estimez notamment que la baisse de l'immigration va se traduire naturellement par une moindre insécurité qui générera une économie de 2 milliards d'euros. »
- 5:45Invité politiqueChiffre
« La revalorisation du métier d'enseignant, par exemple, plus 3% par an sur 5 ans, ça fait plus 15%. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Mediapart est en train de se prendre un retour de boomerang. Le témoin de, entre guillemets, moralité auquel il faisait référence pendant des semaines s'est rétracté. »
- 8:28Invité politiqueFait
« ce sont des faux grossiers, c'est ce que dit Jordan Bardella et ces faux grossiers. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu64 %
- Présentateur31 %
- ?5 %
≈ 15,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'invité d'RTL Matin à 7h43, bonjour Sébastien Chenu.
Bonjour Madame.
Vous êtes député du Nord, vice-président du Rassemblement National. Avant de revenir avec vous sur la mobilisation lycéenne qui secoue le pays, on va parler de ce projet de budget qu'évoquait François Langlais, que le Rassemblement National a présenté hier, avec donc cet objectif de 140 milliards d'économies sur 5 ans.
Il
y a quand même beaucoup de paris dans ce budget, vous venez d'entendre François, sur la croissance notamment. Vous êtes très critique sur les prévisions du gouvernement qui visent 1% de croissance l'an prochain, mais vous visez presque deux fois plus dès 2028. C'est bien sérieux un tel optimisme ?
Oui
Madame, parce qu'en fait nous ne comptons pas réformer la France à périmètre constant. Nous sortons des logiques macronistes et c'est la raison pour laquelle nous n'aurons pas le même type de résultat. Nous on est guidés par quoi ? Par l'idée de redresser les comptes publics, de réparer les erreurs macronistes. Je ne
vais
pas revenir sur le bilan des modèles Macron. Je crois que maintenant tout le monde a compris que c'est une catastrophe économique et financière et puis protéger aussi l'épargne des Français et leur pouvoir d'achat. Vous avez d'ailleurs, M. Langley, omis de dire que nous faisons tout ça en faisant adopter par référendum, si les Français le veulent bien, une règle d'or. C'est-à-dire que nous considérons qu'il y a un cadre dans lequel il faut limiter le déficit parce que sinon la machine s'emballe et vous ne pouvez à la fin évidemment plus payer non seulement vos intérêts de dette mais également demain à un horizon très court les fonctionnaires, en tous les cas le fonctionnement de l'État.
Donc un
optimisme raisonné, c'est ce que vous nous dites
?
Oui, avec, je dois quand même le dire, un accueil des marchés aux propositions de Marine Le Pen qui n'a pas été négatif. En tous les cas, s'il l'avait été, ça se serait vu immédiatement et vous nous l'auriez dit ce matin.
Vous vous êtes un peu réjoui justement d'une baisse du taux d'intérêt qui n'était pas vraiment liée à l'intervention de Marine Le Pen parce
que ça avait
commencé avant même qu'elle n'ouvre
la bouche. Non, parce que
les coûts d'endettement qui baissent plus vite que les voisins, c'est propre aux dispositions.
C'est le cas aussi dans d'autres pays, Sébastien Chenu, hier
matin. Oui, mais c'est propre aux dispositions que nous prenons mais en tous les cas, l'inverse aurait été noté que vous m'auriez dit ce matin, les marchés se sont affolés suite aux déclarations de Marine Le Pen, ce qui n'est pas le cas.
Sur les économies que vous proposez, Sébastien Chenu, 20% du plan sont directement liés à l'immigration. Vous estimez notamment que la baisse de l'immigration va se traduire naturellement par une moindre insécurité qui générera une économie de 2 milliards d'euros. Comment vous arrivez à un tel chiffrage
? Madame,
nous ce que nous considérons c'est qu'il faut faire baisser un certain nombre de dépenses. Là vous parlez de l'immigration mais il
n'y a
pas que les dépenses. Vous avez, François Langlais l'a très bien dit, expliqué qu'il fallait rationaliser les dépenses de l'Etat. C'est-à
-dire
le train de vie de l'Etat, les collectivités locales, le millefeuille. Il y a l'immigration. Il y a également les dépenses, la contribution à l'Union Européenne que nous baissons et c'est tout ça qui nous permet de faire des baisses de dépenses considérables.
Ça
c'est pour les chiffres que vous affichez, l'intention qui est la vôtre. Mais je n
'ai
pas tout à
fait la réponse Sébastien Chenu. Comment vous
estimez ce chiffrage ? Ces 2 milliards d'euros qui seraient liés à une baisse d'insécurité directement liée à une baisse de l'immigration
?
Non mais ce n
'est
pas exactement ça. C'est le coût de l'immigration. Le coût de l'immigration dans notre pays, c'est à la fois des allocations,
c
'est à la fois du
logement. Alors là c'est
directement lié à la sécurité Sébastien Chenu.
Ces 2 milliards là mais madame, parce que le coût de l'immigration dans notre pays, il est très important. Il est très important socialement,
il
est très important dans la dépense publique, il est très important dans les
formes d'insécurité. Je n'arrive
même pas à comprendre en fait là où vous voulez en venir.
C'est juste que je ne comprends pas ces 2 milliards, comment vous les justifiez ? Comment vous dites que la baisse de l'immigration va provoquer une économie de 2 milliards en termes de sécurité ? Je voudrais juste comprendre comment vous arrivez à un tel chiffrage.
Madame, la baisse de l'immigration, vous l'avez bien vu, dans tous les faits
d
'insécurité, il y a une surreprésentation de la jeunesse, une surreprésentation de l'immigration. Donc à partir du moment où vous attaquez et à la problématique de la jeunesse, on le voit d'ailleurs dans les lycées, et à la problématique de l'immigration et que vous faites baisser cette insécurité, vous faites un certain nombre d'économies. Et
pourquoi
2
milliards,
pas 4, pas 1
?
Parce que c'est calculé sur 5 ans madame. Parce que ce sont les chiffres des agences qui nous sont communiqués aujourd'hui sur le coût de l'immigration. Et vous avez notamment cette structure dont le nom m'échappe qui s'occupe du coût de
l
'immigration dans notre pays. Je ne
sais
plus comment ça s'appelle, peut-être François Langlais s'en souvient, qui en a fait le calcul. Donc ça c'est... Mais ça c'est, j'allais dire, un des éléments de la baisse de la dépense publique. Il y
a
la baisse de la dépense. Il y a la baisse ou la réorientation de la fiscalité. Parce que vous l'avez dit, on fait baisser des impôts. Des impôts pour les entreprises. Mais on a aussi une réorganisation de la fiscalité puisqu'il y a aussi un certain nombre d'impôts ou en tous les cas de taxes. Taxes, par exemple, sur l'éolien, par exemple, que nous mettons en place qui permettent de faire rentrer des recettes. Et puis, de l'autre côté, vous avez des nouvelles dépenses, des nouveaux droits. Parce que là aussi, on ne réforme pas le pays. Quand
on a besoin
de finances publiques, c'est pour mener d'autres politiques publiques qui auront des effets également. Des effets de croissance, des
effets
dynamiques.
Vous parliez des violences dans ce pays. La violence en ce moment, elle est visible dans les manifestations lycéennes. Encore près de 500 interpellations hier. Plus de 6500 depuis le début du mouvement, depuis une semaine en France.
C
'est du jamais vu. Est-ce qu'on est vraiment face au mouvement social le plus dangereux de ces dernières années ou est-ce qu'on est en droit, selon vous, de s'interroger sur la mesure de cette répression
?
Non, on est en tous les cas face à un mouvement social de grande ampleur qui est manipulé, qui est organisé, qui est sous-tendu par des objectifs politiques que mène l
'extrême-gauche,
de déstabilisation du pays. Et de l'autre côté, il y a des revendications auxquelles il faut être attentif. Mais pour être attentif à ces revendications, il ne suffit pas d'ouvrir des cahiers de doléances ou d'organiser des débats, comme ils l
'ont
fait pendant les Gilets jaunes pour mieux les enterrer. Il faut d'abord anticiper les choses. Ce gouvernement est là depuis 10 ans. Il n
'a
rien anticipé non plus sur la question éducative. Et puis, il y a un certain nombre de réponses concrètes à apporter. Nous, nous le faisons. Et d'ailleurs, c'est aussi dans notre projet de budget. La revalorisation du métier d'enseignant, par exemple, plus 3% par an sur 5 ans, ça fait plus 15%. Ça fait partie... C'est l'une des réponses.
Et une des autres réponses, c'est la suppression de Parcoursup. Vous allez le remplacer par quoi ? Cette plateforme qui gère, on le rappelle,
aujourd
'hui, les admissions post-bac.
Oui, mais là aussi, c'est une logique avec laquelle il faut rompre. Nous,
nous
considérons qu'il faut... Et d'ailleurs, c'est peut-être le seul bon point que je pourrais donner à ce gouvernement, qu'il faut aller beaucoup plus vers l'apprentissage. Mettre les jeunes gens, orienter les jeunes gens le plus tôt possible. et sortir du dogme dans lequel on envoie tous les bacheliers en études supérieures, en tout cas en fac.
Sortir de
cette logique
-là.
Sortir de cette
logique pour faire... Et valoriser l'apprentissage des métiers.
Oui, et de l'orientation beaucoup plus tôt. Là encore, pourquoi ? Pour faire entrer plus de jeunes sur le marché du travail, qui permettront là aussi de faire entrer des cotisations sociales et qui permettront de nourrir un nouveau projet
de réforme des retraites. Et de réduire
les déficits.
On
y revient. Sébastien Chenu, Jordan Bardella, une nouvelle fois, a formellement contesté les accusations de Mediapart hier. Il répète qu'il n'a pas tenu les propos antisémites que lui prête le journal, malgré ce que Mediapart présente comme des preuves. Ses conversations extraites des fichiers de métal à la maison mère de Facebook et authentifiées par Huissier. Est-ce que vous savez si ça y est, la plainte pour faux dont il menace Mediapart depuis plusieurs jours a bien été déposée ?
Bon, écoutez, si elle n
'a
pas été déposée au moment où nous nous parlons, elle le sera dans les heures qui viennent parce que ce que nous voyons, c'est que Mediapart est en train de se prendre un retour de boomerang. Le témoin de, entre guillemets, moralité auquel il faisait référence pendant des semaines s'est rétracté.
Alors, ce témoin il a témoigné
sur CNews, c'est un ancien responsable du Front
National de la Jeunesse
qui est un
des témoins mais qui n'est pas directement lié aux écrits.
On nous l'a présenté pendant des jours et des jours comme étant la pierre angulaire du fait que Jordan Bardella aurait dit, aurait fait des choses répréhensibles. La réalité, c'est qu'il dit j'ai été manipulé par Mediapart. Mediapart
est en train de reprendre... Mais ce n'est pas par lui que
viennent les écrits qui
sont
présentés
En
tous les cas, ça
montre, et je crois que je l'avais dit peut-être pas chez vous mais en tous les cas sur d'autres médias, que les sources de Mediapart sont souvent aussi inavouables qu'infréquentables.
Sur
ces propos, quand même, Sébastien Chenu, le plus simple pour Jordan Bardella aurait évidemment été d'extraire lui-même des conversations. Simplement, il explique qu
'il
n'a plus de compte Facebook, qui les a supprimés et donc il ne peut pas faire cette demande auprès de Meta. On peut le croire sur parole quand il dit qu'il n'a pas prononcé, écrit ces mots, c'est ce que vous décidez de faire, mais ces propos authentifiés par Meta, ils ont bien été écrits par quelqu'un en 2013.
Oui, mais ça ne
veut
pas dire que c
'est
par Jordan Bardella. Et
qui a pu
se faire passer pour Jordan Bardella il y a 13 ans tenir de tels propos et dans quel but ? Vous pensez qu'il
y
a eu usurpation d'identité, c'est ce que vous
dites ? D'ailleurs,
ce sont des faux grossiers, c'est ce que dit Jordan Bardella et ces faux grossiers. Mediapart, où les a sciemment... Des faux qui
auraient été écrits il
y
a 13 ans ?
Oui,
mais
vous savez, que ce soit il y a 13 ans, 5 ans ou aujourd'hui, il y a des gens qui veulent du mal à des gens qui s'engagent dans l'action politique.
Quelqu'un
qui pariait sur le fait que Jordan Bardella
13 ans plus tard
puisse être
en Dora Matignon ?
Quelqu'un qui a pris son identité, en tous les cas, qui a ouvert un compte à son nom et qui a tenu un certain nombre de propos ou de conversations. Mais le lien avec Jordan Bardella à la personne n'est évidemment pas prouvé.
Et
d'ailleurs, Mediapart est assez disqualifié en la matière. Mais moi, ce que je vois, c'est qu'on a face à nous...
Mais
ce ne sont pas des faux, si vous dites que c'est quelqu'un d'autre qui a usurpé l'identité
et ses propos ont bien été tenus, selon vous, par quelqu'un d'autre
? L'authentification dit qu'il y
a
eu un certain nombre de messages qui ont existé. Mais on ne
vous
dit pas que c
'est
Jordan Bardella qui les a tenus. Voilà ce que ça dit, l'authentification. Mais ce qu
'on
voit, c'est que Mediapart,
c
'est en réalité qui mène un combat politique. Ils ne s'en cachent pas d'ailleurs depuis des années contre le Rassemblement National. Plus on avance, plus on voit que leurs sources sont à la fois infréquentables, inavouables et en toque. C'était le cas des témoignages. Plus on voit qu'ils s'enfoncent dans des diffamations pour lesquelles un certain nombre de médias d'ailleurs ont déjà été condamnés de par le passé. Et plus on voit la faiblesse de Mediapart qui, ou, je vous le dis, l'a fait sciemment, ou s'est fait en fait enfumer par des témoins inacceptables.
Merci Sébastien.
Merci Madame.
Sébastien Chenu