Le Sénat adopte le projet de loi de finances 2020. (10/12/2019)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
allons plus loin je suis ravi de vous retrouver nous sommes ensemble pendant deux heures deux heures en direct avec vous on va prendre le temps d'analyser de questionner toute l'actualité politique parlementaire mais aussi international vous allez le voir [Musique] bonjour à tous ravis de vous retrouver sur public sénat pour ce nouveau numéro de votre émission les matins du sénat où vous allez être plongés au coeur des travaux de la haute assemblée durant ces deux heures nous irons également en salle des conférences pour recueillir les réactions d'autres sénateurs et sénatrices ce sera aujourd'hui avec style jourdain et puis nous irons comme tous les jours dans l'hémicycle du sénat ce sera avec alice bardot allant plus loin c'est aussi le club trois intervenants qui ont des choses à vous dire avec nous aujourd'hui pierre jacqmin bienvenue pierre rédacteur en chef de la revue regards nouvelles journées de mobilisation les lycéens commencent aussi à bouger alors convergence des luttes oui qu'on parle de convergence de coagulation ou d'alliance des luttes l'addition des colères ne se décrète pas elle se construit sur le long terme et aujourd'hui cette construction se construit peut-être mais peut-être que l'absence d'alternative politique risque de compliquer cette convergence en discuter dans un instant talent tran huy fait aussi partie du club aujourd'hui bonjour tam à leurs jours vous allez nous faire le vrai du faux sur la retraite des enseignants oui le vrai du faux parce qu'on la revoit pas trés trés club devrait du fou ccil ci dessous fait partie du club aussi cécile bienvenus le sénat a donc voté le budget 2020 le fameux plf en débat depuis trois semaines et vous vous êtes intéressé à un point en particulier mais on va parler de vacances au soleil et de faire un endroit ça donne envie dans une demi heure c'est ma en clair nous reviendrons plus généralement sur ce budget 2020 adopté mais pas très largement les sénateurs et ont apporté beaucoup beaucoup de modifications parfois au point de se contredire ou dit la macro ni ce vote du projet de loi de finances est il très politique hashtag à lpl pour réagir sur twitter mais d'abord cette nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites des milliers de personnes à nouveau dans la rue pour faire pression sur le gouvernement avant les annonces d'edouard philippe près de 900000 d'après les syndicats il y aura des concessions certains marcheurs par des annonces magique dit le premier ministre que croire ce soir la rue fera t-elle plier l'exécutif on va prendre le temps de se poser toutes ces questions ce soir d'abord les manifs du jour c'est avec flora sauvage une mobilisation en baisse pour cette deuxième journée de manifestations contre la réforme des retraites mais dans le cortège les syndicats restent déterminés jeudi s'agissait de lancer le mouvement de grève est de montrer que ce mouvement de grève était soutenu par la très large majorité des salariés aujourd'hui on sait que le premier ministre doit s'exprimer demain donc à une forme d'interrogations latentes mais c'est un mouvement aujourd'hui qui se confirme qui se conforte pour les manifestants le gouvernement doit abandonner son projet de loi le projet les trois mesures phares sont inacceptables là les points voyez on nous dit faites nous confiance on va l'inscrire dans la loi on peut pas leur faire confiance deuxième chose prendre l'ensemble de la carrière s'est automatiquement baisser toutes les pensions c'est pas ça qu'il faut c'est un un système solidaire comme nous l'avons aujourd'hui mais qui nécessite des modifications c'est ce que nous proposons et c'est ce que nous disons depuis deux ans au gouvernement mais devant les députés le premier ministre edouard philippe défend son projet une réforme qu'il doit présenter mercredi midi devant le conseil économique et social nous voulons mettre en place un système universel égal qui permettra de créer une solidarité nationale et de la garantir pour l'avenir c'est le projet sur lequel s'est engagé le président de la république pendant sa campagne et c'est le projet que nous allons mettre en oeuvre après six jours de grève les transports risquent d'être fortement perturbé encore demain avec un tgv sur 4 en circulation et dix lignes de métro fermée à paris sept des huit raffineries françaises sont toujours bloqués et à l'hôpital les internes ont entamé une grève illimitée dans l'éducation nationale les enseignants restent mobilisés contre cette réforme qui pourrait leur faire perdre une somme importante si elle ne s'accompagne pas de revalorisation salariale allons plus loin donc avec vous catherine fournier bienvenue sénatrice union centriste du pas-de-calais membre de la commission des affaires sociales encore une forte mobilisation aujourd'hui on vient d'avoir le chiffre des syndicats près de 900 mille personnes dans les rues françaises aujourd'hui dernières heures pour faire pression ils ont raison mais écoutez bonsoir et je vais vous dire que il n'ya pas comme il a été dit dans leurs oeufs dans le reportage a priori il ya une légère baisse ceci étant il faut garder cette alarme en tête on l'a vu avec les chez les jaunes l'année dernière je pense qu'il ya une convergence effectivement d anxiété et comme on l'écoutait au longtemps des tout à l'heure il y a il n'y a pas d'annoncés magique c'est vrai mais ya pas d annonces du tout et c'est le gros problème ce raid est précisément et de philippe c'est qu'il n'y aura pas d'annoncé magique qui fera cesser ses manifestations sous-entendu quoi qu'on dise quoi qu'on fasse de toute façon les gens continueront il ya une rupture de confiance entre 16 les français et je pense parce que vous savez on traite les dossiers au parc clivages j'ai entendu la forme de solidarité la retraite par répartition c'est effectivement une solidarité intergénérationnelle et là on est en train de bloquer complètement la solidarité entre professions et on les a mis en exergue et le fait de ne peut pas parler de retraite quand on ne parle pas de travail on peut pas on peut pas parler retraite quand on dit il ya 42 différents régimes de retraite ça n'est pas possible à partir de ce moment là où c'est ce que l'on annonce et qu'on annonce une uniformisation enfin uniformité on va dire tout simplement vous ne le pouvez pas les différentes catégories professionnelles les différentes professions elles ont leurs exigences elle risque et leur spécificité et leur pénibilité donc on ne peut pas s'imaginer que la retraite est universel le droit à la retraite est universel mais pas la pension proprement dit alors catherine fournier on va continuer de parler tout ça mais avec nos chroniqueurs c'est l'heure du club d'aller plus loin et pierre jacqmin on va commencer avec vous dans les mobilisations du jour on s'aperçoit que certains vient de se greffer certain qu'on n'attendait pas forcément d'ailleurs je vais parler des lycéens et des internes convergence des luttes convergent délais oui converger on le sent à chaque mobilisation c'est le terme que l'on emploie le souffle souvent est-ce que la convergence se fera converger c'est le rêve de tous les syndicats et plus généralement de tous ceux qui se mobilisent qui luttent je le disais ça ne se décrète pas la convergence le combat féministe antiraciste écologiste ce qui porte les combats des quartiers populaires pour l'égalité pour la solidarité que ce soit dans le privé ou dans le public dans un pays où les inégalités augmentent et où les libertés sont parfois menacées reste à trouver le motif de l'unité cette unité ne se fait pas sans un mot d'ordre aujourd'hui c'est ça qu'il faut charger c'est tout l'enjeu de la mobilisation d'aujourd'hui et qui me traverse notre pays en ce moment est-ce que la colère aujourd'hui se cristallise sur un seul projet de réforme des retraites ou est-ce que la colère est plus général plus ancré plus profonde encore que nous ne l'imaginons dans les slogans entendus de la manifestation de jeudi dernier bien sûr tout le monde avait en tête le projet de réforme des retraites mais le malaise et les revendications avait des sources pluriel on l'a vu que ce soit chez les personnels soignants chez les étudiants vous l'avez dit les policiers les pompiers les avocats les femmes de chambre des hôtels de luxe les enseignants tous dénoncent un ras-le-bol ce ras-le-bol est double il ya là des considérations professionnelles d'une part les gens s'interrogent sur le sens même de leur métier on le voit chez les infirmières aujourd'hui qu'ils n'ont plus le temps de faire leur métier comme elle souhaiterait le faire l'an le voit aussi à travers d'une nouvelle profession les nouveaux métiers qui émerge je pense aux chauffeurs über ou chauffeurs enfin au livreur de délits verrou houle estime de soi revient le plus souvent c'est cette estime qui est très présente et qui est dans les revendications très forte et puis la deuxième raison de ce ras-le-bol c'est le pouvoir vivre c'est ce qu'on a appelé communément le pouvoir d'achat mais il est bien question aujourd'hui du pouvoir vivre pouvoir vivre dans un logement pouvoir décemment pouvoir se nourrir pouvoir se déplacer pouvoir se soigner s'il ya bien une idée une idée sur laquelle le mot converger fait l'unanimité c'est la nécessité d'une revalorisation générale des salaires et des conditions de travail quand on observe la grande diversité des origines de ce qu'on était des gilet jaune des ouvriers des employés des professions libérales des chefs d'entreprise après tout on pourrait se dire que eux ils ont fait la convergence que leur colère différentes à bien des égards ont convergé sur les ronds points en faveur précisément de ce pouvoir vivre pouvoir vivre dignement mais aussi pouvoir vivre dans une démocratie renouvelée donc au delà de la convergence finalement c'est une issue aux luttes qu'il faut trouver c'est une alternative politique qu'il faut penser et inventer traduire la colère en espoirs je crois que c'est l'enjeu aujourd'hui des luttes que notre que traverse le pays parce qu'au fond tout le monde le sait il y a une immense colère dans le pays mais cette colère serait vaine si elle restait simplement à des postures négative parce que la colère pour qu'elle soit efficace il faut qu'elle soit positive c'est ça l'alternative policy politique est une chose est sûre une alternative politique ne s'appuierait pas de la somme des luttes existantes seraient vouées à l'échec mais une lutte qui ne ça ne serait pas là où on ne sent paraît pas d'ailleurs d'un projet ou d'une alternative politique condamne aurait nécessairement à ce qu emmanuel macron appelle de ses voeux c'est à dire moi ou le chaos emmanuel macron où marine le pen et de ça je crois que les français n'en veulent pas prêt c'est intéressant ce que vous dites pierre est d'ailleurs on peut se demander presque si cette mobilisation des dernières semaines contre la réforme de retraites n'est pas finalement la suite assez logique du mouvement des gels et jean catherine fournier oui absolument j'en suis persuadé c'est ce mal être que l'on ressent que l'on ressent nous sur les territoires mais vous savez je pense que il faut il faut se poser aussi la bonne question nous sommes dans un pays où finalement on a quand même une aide sociale un suivi une écoute social qui est réel donc il ya gibier ce mal être induits qui fait qu' il lui il bouleverse tout le monde mais mais oui on vit quand même bien chez nous mais vous comprendrez rien ne peut pas dire aux manifestants et coûté on n'est déjà pas mal en france comparé à d'autres pays alors cessez de vous plaindre parce que c'est un peu ce à quoi s'est pas non non moi je ne permettrai pas que les yaks note je les écoute vous savez j'étais maire 22 ans d'une commune de moins de 15 cents habitants la présidente du ccas c'était moi et tous les gens qui venaient me demander quelque chose je les recevais en tant que maire je vais toujours passer du temps elle est recevable et alors alors on parle là de communication vous savez quand vous recevez les gens vous les écoutez vous les entendez aussi vous leur expliquer les choses et ils repartent même si vous n'avez pas apporté d'être suffit nancière digne de ce nom aux composants comme on pourrait comme ils l'attendaient au départ mais finalement ils repartent serein parce qu'on leur a montré les points positifs les points négatifs parce qu'on leur a montré la possibilité aussi d'aller un peu plus loin dans leur recherche d'emploi dans leur écoute dans le souci de formation dans leur souci de s'intégrer dans le sens dans le projet professionnel dans les difficultés fans éleveurs et les solutions d'agro gip presque suffit l'écouté pédagogie non sur un mouvement de base comme celui-là peut plus suffire parce qu'on est arrivé à un point de non retour et c'est ce que disait vous le disiez tout à l'heure le premier ministre on est au point de non retour comment va-t-on faire pour calmer les choses alors on retire le projet alors je pense qu'il faut absolument revoir le projet je vais vous dire le projet il est annoncé c'est vrai mais même nous parlementaires nous n'avons pas le contenu réel bon alors est ce que c'est un réel projet je sais pas matériaux réponse demain tentera nuit on va continuer avec vous toujours sur la réforme des retraites mais cette fois zoom sur celle des enseignants il s'est dit un peu tout et n'importe quoi sur le sujet depuis quelques jours vous avez démêler le vrai du faux d'abord comment est-elle calculée actuellement soyons précis alors aujourd'hui la retraite des enseignants elle est calculée en prenant en compte leurs six derniers mois de salaire est un système avantageux pour les enseignants puisque c'est le moment où ils sont le mieux payé regardez au bout de 30 ans de carrière et bien un professeur des écoles il gagne environ 3900 euros brut par mois pareil pour un professeur qui a le capes est un professeur agrégé gagne environ 4700 euros brut par mois et qu'est ce que ça donne comme pension de retraite c'est aussi ça qui nous intéresse ça donne une retraite en moyenne en 2010 est de 2600 euros pour les jeunes retraités attention beaucoup d'enseignants partent à la retraite avant d'atteindre leur taux plein si tous avaient été partie après avoir cotisé leur 166 trimestres et bien de mon temps aurait été un petit peu plus élevé depuis 2006 ans et bien brut 1,2 des relations serait-il impacté par la réforme est bien la retraite des enseignants avec la réforme normalement ne seraient plus calculées sur ces six derniers mois six mois où ils sont les mieux payés mais sur l'ensemble de leur carrière donc c'est mécanique ils y perdraient ce matin jean michel blanquer le ministre de l'éducation nationale est tenté d'expliquer le mécanisme de compensation qu'il prévoit il ya deux politiques en même temps pour qu'ils sont complémentaires une ligue retraite qui concerne tous ceux qui sont concernés par la réforme des retraites donc la moitié la plus jeune disons et puis d'autre part une politique d'amélioration des rémunérations général qui elle de toute façon fait partie des évolutions qui était souhaitable et qui tient compte de nos retards surtout en comparaison internationale donc en gros si vous voulez la situation française aujourd'hui c'est que vous avez une amélioration de la rémunération toute sa carrière et comme on comptait la retraite sur les six derniers mois c'est ça qui permettait d'avoir un niveau de pension on a beaucoup fait désormais elle en comptant toutes là toute la carrière cela nous oblige à considérer le reste de la car il y avait le retrait d'une telle réforme ces hypothèses d'école ça n'arrivera pas mais s'il y avait un tel retrait les principaux ceux qui en seraient les les principaux faits parlent victimes seraient les professeurs parce qu'on y aurait tout un pan de la justification qui c'est qui qui ne serait plus là donc non seulement pour joindre michel blanc caire les enseignants ne vont pas y perdre avec cette réforme et en plus ils vont y gagner parce qu'ils vont y gagner en rémunération puisque cela va compenser la perte de la retraite vous n'avez pas tout compris double cadeau entre les cadeaux c'est très positif c'est gagnant gagnant première remarque tout ça n'est pas très clair difficile de dire s'il s'agit d'abord d'une hausse de salaire ou de primes or ce n'est pas du tout la même chose un salaire c'est un acquis une prime ça peut changer d'une année sur l'autre ça peut changer selon votre supérieur bref n'est pas assez sécurisant deuxièmement la hausse des rémunérations si on écoute bien le ministre elle est liée à deux choses d'abord il ya la revalorisation qui est dû au fait que les enseignants en france ils sont moins bien payés qu'ailleurs si on fait une coopération une comparaison internationale effectivement ça a l'air d'être le cas et jean-michel bancaire veut répondre à ce besoin le deuxième point c'est effectivement la compensation de la réforme et à ce moment là ce qu'on comprend c'est que la moitié la plus jeune des enseignants celle qui va être touché par la réforme a va obtenir une hausse de rémunération a priori en début de carrière tout ça pour que leur retraite un reste stable par rapport à ce qu'ils auraient eu dans l'ancien système système actuel je rappelle quand même pour donner un petit peu quelques chiffres que le salaire de début de carrière d'un professeur des écoles c'est 2067 euros l'année titularisation pour un agrégé c'est environ 2300 euros en tout cas ce qu'on a compris c'est que le gouvernement promet que les enseignants retraités ne vont pas y perdre sauf que ça c'est la promesse mais en pratique il faut savoir combien le gouvernement va mettre pour permettre d'arriver à ce résultat et oui comment ces financiers de combien on va mettre vient pas assez nous disent en tout cas les syndicats d'enseignants puisque on nous parle d'un budget supplémentaire de 400 millions d'euros par an c'est le chic on a appris la semaine dernière les syndicats d'enseignants et bien ils ont fait leurs calculs ils ont divisé par le nombre d'enseignants en france ils sont arrivés à 39 euros nets par mois et par enseignant et soyons clair pour eux c'est des cacahuètes puisqu'il estime qu'avec la réforme les futurs retraités vont perdre entre 600 et 900 euros par mois c'est ce que disent en tout cas les syndicats en réalité on peut penser que le calcul des syndicats aussi il est biaisé parce que ça suffit pas de dire qu'on va prendre la somme totale et l'a divisé par le nombre d'enseignants puisque cette somme gelée dit elle pourrait ne concerner que les enseignants qui vont se voir appliquer la nouvelle réforme donc ceux qui sont nés à partir de 74 75 76 100 le sera peut-être demain et puis c'est pas pareil si vous revaloriser le salaire les dix premières années où les vingt premières années ouais bref c'est le grand flou quoi ont pris les choses d'autant plus qu'on peut en plus de jouer je pense sur un autre levier le gouvernement peut aussi décider de mieux rémunérer les enseignants en leur demandant en contrepartie de l'air plus d'heures et à ce moment là vous baissez le nom de profs et donc ça pas le même coût non plus bref il ya énormément de scénarios qui sont possibles c'est impossible de dire à l'heure actuelle combien il faut pour compenser l'impact de la réforme des retraites pour les enseignants donc cette chronique rebecca est pas le vrai du faux à passer le vrai du faux ou plutôt le flot du flou à un peu comme cette réforme des retraites mais vivement demain parce qu'avec les annonces d'edouard philippe peut-être qu'on y verra un peu plus clair une tentative d'explication de cadres et on a tout le monde a levé les yeux au ciel en disant mais c'est pas possible comme voilà on parler de convergence tout à l'heure de difficultés j'utilise on a pas on n'a pas revu les conditions du travail de l'enseignant suffisamment avant de parler de la réforme des retraites vous ne pouvez pas dissocier le travail et les retraites c'est absolument impossible on sait très bien que les ans aignan n'ont pas bénéficié au fur et à mesure des années et c'est pas la faute du gouvernement actuel non plus d'augmentation suffisante ils ont eu des conditions de travail de plus en plus difficile avec des classes de plus en plus surchargées donc vous avez une forme de mécontentement qui c est bon je dirais que c'est plus de la satisfaction dans dans l'activité qu'ils avaient amené et maintenant on leur dit ah bah oui on vous avait dit à l'époque vous gagnez pas trop mais c'est pas grave vous récupérerez au moment de la retraite pareil on parlait tout à l'heure des conditions du de l'exercice de sa de son travail puis là on leur dit bah écoutez double peine vous n'avez pas été augmentés vous avez des classes qui sont surchargés et puis maintenant au moment de votre retraite vous savez la solidarité finalement vous toucherez - mais alors où derrick il ya un petit peu d'impréparation d'improvisation de la part de gouvernants nous dit que jean paul delevoye travaille sur le sujet depuis deux ans et on s'aperçoit qu'il ya encore des petits d'arbitrage de dernière minute sous la pression ce sont pas et m'a dit vous imaginez et en terme de budget a remis son appât des petits arbres y habitent rage donc oui mais on est là va dans pas mal de textes j'ai eu la chance d'être rapporteur sur certains textes et présidente de la commission spéciale pattes vous aviez un nombre d'articles de du texte qui est arrivé et qui était multipliée par deux ou parfois par trois donc c'est une impréparation quelque part chacun de ces projets de la 2d vernement près moi j'ai le sentiment réel manque on veut aller trop vite dans la réforme et qu'on n'a pas suffisamment évalués le principe même d'une telle réforme et on le ressent je connais jean paul delevoye puisque il est il est dans les hautes froz les connue depuis très longtemps mais c'est vrai qu'il ya eu de la concertation mais je pense que quelque part cette concertation n'a pas été suffisante elle n'a pas elle bon elle a été au contact c'est vrai de la réalité mais elle n'a pas pris toute la réalité des conditions réelles de travail exercé par les uns et les autres mais ceci étant je veux pas me défausser non plus on parle des enseignants qu'ils ont en charge l'éducation de nos enfants c'est notre avenir c'est important mais n'oublions pas non plus et je pense à tous les commerçants les artisans et les entreprises et les salariés des entreprises du privé qui n'ont pas cette chance non plus de pouvoir s'exprimer comme sont en train de le faire certaines professions et je tiens à ne pas les oublier quand même la croix par le gagne pas beaucoup non plus on va sortir un petit peu de cette réforme des retraites on va aborder un autre point avec vous à cécile 6 où on va parler du budget 2020 puisqu'il a eu le vote au sénat cet après-midi 185 pour 94 contre 60 7 abstentions vous vous avez retenu un point en particulier de ce budget celui qui concerne la fraude fiscale big brother is watching you pourquoi expliquez-nous un peu tout ça ça leur ouïe rebecca big brother hier dans l'hémicycle c'est l administration fiscale qui va pouvoir regarder vos réseaux sociaux pour vérifier que vous une fraude est pas alors c'est une mesure qui est prévu dans le projet de loi finances et donc qui a été adopté comme vous l'avez dit hier par le par les sénateurs concrètement ça veut dire quoi rêver qu'à ça veut dire que désormais pour vérifier que vous ne faites pas une fausse déclaration les impôts vont pouvoir aller regarder ce que vous vos proches diffuser publiquement sur les réseaux sociaux sur votre compte facebook votre compte instagram et même ce que vous vendez sur le bon coin alors si ça correspond barras a fait peur mais si ça correspond pas si par exemple vous mettez des photos de vous en train de vous pavaner dans une ferrari ou sur une plage paradisiaque à l'autre bout du monde et que vous ne déclarez rien potentiellement vous allez avoir à faire à l'administration fiscale vous donne cet exemple mais le gouvernement hier a quand même tout de même bien cibler les fraudeurs le sujet c'est comment lutter contre les grands fraudeurs fiscaux celui dont on peut les confondre dans la de s'immiscer domiciliation fiscale et la deuxième c'est pour ceux qui vend notamment des produits illicites comme le tabac pour aider le buraliste d'ailleurs je crois que la fédération des buralistes elle-même a encouragé le parlement a adopté cette disposition alors ça c'est nouveau ça c'est pas vraiment fait l'administration fiscale peut déjà aller regarder les pages de vos réseaux sociaux mais seulement et uniquement si on lui demande de mener une enquête sur vous et dans ce cas c'est fait manuellement par une personne physique donc là ce qui va changer l'idée proposée par le gouvernement c'est de généraliser l'accès aux réseaux sociaux de tous les gens qui payent des impôts donc vous et moi et pour le coup ce sont pas des personnes physiques qui vont faire ça mais ça un logiciel qui va jouer toutes les données à google les moulinets voilà un algorithme qui valait moulinet et en fonction de ce qui va en ressortir va revenir vers vous si elle estime que vous n'êtes pas en règle avec votre déclaration donc c'est une mesure qui va être testé pendant 3 devrait donc c'est une expérimentation quelle était l'ambiance sur ce sujet hier dans l'hémicycle c'était plutôt tendue alors parce qu'une bonne partie de l'hémicycle donc à gauche surtout ils étaient opposés mais il ya aussi des sénateurs de droite et du centre comme loïc hervé qui étaient contre donc on va écouter loïc hervé qui fait nous expliquer pourquoi ces données là elles sont la prolongation de votre personne humaine et l on peut dire qu'elle vous appartiennent en fait elles sont même plus que ça elles sont vous d'une certaine manière et donc le fait de les collecter le fait de les aspirer le fait d'en faire un usage qui n'est pas celui pour lequel elles ont été un communiqué mais y compris sur un réseau social c'est quelque chose qui est un changement assez fondamental de notre relation à ses données personnelles en d'autres termes rebecca ce qui fait peur à loïc hervé c'est que l'administration fiscale est aussi accès à des données qui ne regarde pas comme vous opinions politiques ou religieuses votre orientation sexuelle ou encore vos origines et du coup malgré toutes ces oppositions bien la mesure à tournehem été adoptée oui gouvernement a eu gain de cause mais le sénat a posé quand même ces conditions donc je vous propose d'écouter albéric de montgolfier sur ce propos oui à la modernisation des moyens de l'administration fiscale non au fait de faire n'importe quoi et non on fait de le faire sans le contrôle du parlement c'est ce qu'a dit le sénat on veut bien le faire une focus en encadré il faut que ça contrôler et fonctionner dans des conditions respectueuses des libertés publiques encadré contrôler le sénat a changé trois choses principalement donc la première c'est que les données sensibles celles qui ne sont pas nécessaires seront immédiatement détruites la seconde c'est que tous les agents du fisc ne pourront pas consulter ces données mais seulement certains agents qui sont habilités et enfin à part le logiciel qui sera créée par une entreprise privée tout sera internaliser par le fisc lui qui va collecter et traiter ces données et ça suffit ça d'après vous à catherine fournier a c'est le garde-fou écoutez vous savez que je fais partie du groupe union centriste j'ai soutenu l'amendement de loïc hervé et je dois vous dire que je suis contre ce principe vous avez parlé effectivement on avait déjà avec un prétexte de ciblage une enquête on pouvait avoir accès à ces réseaux sociaux le fait de le généraliser c'est la montage on a parlé de chalutage mais c'est vrai on prend tout et puis on va mettre un certain temps à l'analyse et quand on aura envie de l'analyser mais on va garder ces informations et ces données vous n'aurez pas de contrôle particulier je veux dire dans ce cadre là tout est permis on a on à dire et je pense que c'était une qualité et sa date de la guerre on aime on n'aime pas en france la délation on n'aime pas la dénonciation le fait de gérer par un algorithme d informations et de les ponctionner de manière globale je suis pas d'accord on met pas les moyens suffisants pour lutter contre la fraude fiscale on le sait le conseil le conseil d'état l'a déjà dit il n'y a pas de lien entre les différents ministères pour lui et lutter réellement contre la fraude fiscale il n'y a pas suffisamment d'agents pour examiner et pour organiser ce que peut être le contrôle fiscal alors mettons d'abord les moyens pour contrôler ce qu'on peut contrôler maintenant avant de le dire pour à la limite c'est presque pour provoquer et pour faire plaisir à tout le monde attendait on va vérifier vous allez voir vous allez voir c'est pour le trafic de cigarettes j'aime beaucoup le ministre darmanin mais c'est pas un bon prétexte excusez moi enfin je trouve que c'est quand même très léger comme et cécile pardonnez moi je vous ai coupet mais s'est soumis à validation c'est la validation du conseil constitutionnel le gardien hiver à priori oui qui va là on n'est pas sûr qu'on n'est pas sûr que ça passe voit la passe comme étant dans le plf et ça ne concerne ni des ressources effectives ni des dépenses effectives de l'état donc c'est pas encore fait ça vous rassure un peu oui et quand même pas très gracieux allez on va continuer c'est l'heure de sa station et dans ça se passe chez vous cette semaine on vous emmène dans l'yonne sur le thème de l'écologie je vous rappelle que la coque 25 se déroule en ce moment même à madrid on en parle assez peu évidemment à cause des mouvements sociaux mais le sommet se termine vendredi aujourd'hui on a choisi de s'intéresser à la biodiversité elle est en danger selon les associations illustration avec ce reportage près d'auxerre il est signé quentin calmer et romane woody nous sommes à une demi-heure de route d'auxerre dans l'yonne est ici comme dans de nombreux départements en france on note la diminution du nombre d'oiseaux observer voire même la disparition de certaines espèces on va en parler avec un ornithologue bonjour bonjour faisant vous amener à ce jour 1 vous êtes en italie pour la ligue pour la protection des oiseaux on est où ici ici on est à la réserve ornithologique de bach bon saut dans le département de l'yonne sur les sites là on va avoir deux grandes activités une activité un peu scientifique une activité de terrain donc on va compter les zozos régulièrement sur le site donc ce soit par des bénévoles ou bien des salariés dans un cadre un peu plus le scientifique est une autre activité c'est l'accueil du public donc là on est dans une servent à thouars qui a été aménagé pour l'accueil du grand public des bénévoles viennent faire des petites animations des permanences et on a aussi de l'éducation à l'environnement on va accueillir des scolaires notamment pour leur montrer un peu notre biodiversité sur le site quels sont les observations que la lp o a pu faire sur cette réserve alors sur cette réserve mais dans le département générale on observe un déclin des oiseaux marquer et si on reprend un chiffre que muséum et le cnrs ont sorti à l'année dernière le chiffre qu'il faut retenir c'est moins 30% d'oiseaux dans nos campagnes au cours des dix dernières années et ce qu'il apparaisse et que les zozos des milieux agricoles régressent de même que les espèces des milieux bâtis donc les espèces des milieux agricoles c'est l'alouette des champs par exemple qui a décliné de -30 % au cours des dix dernières années dans le département dans l'yonne c'est ce qu'on a mesurée l'hirondelle rustique qui vit près nos habitations que tout le monde connaît c'est moins 40% au cours des dix dernières années est-ce qu'on peut les observer à quelques zozos on peut aller revoir et peut-être du verdit on peut jouer quelques zozos et on est là françois on a évoqué ces espèces d'oiseaux qui disparaissent c'est quoi les causes de ces disparitions -à principales causes de disparition c'est le système agricole c'est le modèle agricole actuel qui fait que les espèces d'oiseaux disparaissent alors il ya plusieurs petits facteurs on à les destruction des haies des mares des bandes enherbées déjà cher et on a surtout l'emploi des pesticides des à la fois qu'ils éliminent les insectes et les petites plantes agricoles tout ça c'est des ressources alimentaires en moins pour les oiseaux bonjour guy harvey alors vous êtes président de la lpo de l'yonne depuis dix ans et dire de l'action de l'état des collectivités est ce qu'elle est à la hauteur sur la question de la biodiversité alors au niveau de l'état moi je veux depuis dix ans on participe de plus en plus aux différentes commissions et comités qui sont mis en place par les adhérents participent au débat public on est invité à ses rayons on y va maximum de nos possibilités et on nous écoute et on donne des avis justement sur la protection par exemple d'une mare la protection de la plantation d'arbres quelles espèces on met également donc c'est tout le territoire on nous écoute sur l'ensemble du territoire on a vu ces espèces qui ont disparu est ce que c'est un phénomène qui est réversible on voit l'évolution avec le bio avec l'agroécologie on voit bien que le monde agricole est en train d'évoluer mais il va aller ça va aller lentement et il faut qu'on les accompagne et non pas qu'on les critique c'est systématiquement la lutte en faveur de la biodiversité c'est la faire de chacun c'est aussi cela le message et d'associations comme la ligue pour la protection des oiseaux et les grands événements comme la coop 21 de paris où la cop15 de madrid et bien c'est les grands événements peuvent aider à l'accélération de la prise de conscience collective voilà donc pour ce ça se passe chez vous début du feuilleton signé quentin calmer et romane boudé catherine fourni que vous inspire ce reportage le déclin de la biodiversité ça inquiète vous vos électeurs les populations de votre circonscription alors je vais vous dire sur notre territoire nous avons déjà nous sommes exemplaires quelque part puisque vous connaissez si vous ne connaissez pas les la côte d'opale vous avez ce qui se prolonge en belgique une cote également avec de belles plages mais qui sont hyper bétonné voilà et nous avons nous c'est un grand site de france nous avons la terre des 2 caps le cap blanc-nez le cap gris nez en face juste en face de l'angleterre et ce sont sept mille cinq cents hectares qui sont protégés donc l'anticipation elle a été faite par le conseil à l'époque général donc vous voyez pas départemental le conseil régional est également les collectivités puisqu'il ya huit communes concernées où on a fait très attention à préserver cette biodiversité ceci étant il ya une très bonne combinaison avec les agriculteurs puisque nous avons toujours des agriculteurs qui exploitent et je voudrais arrêter de crier haro sur l'agriculture et sur le comportement des agriculteurs parce que je vous invite à venir sur notre territoire et je peux vous dire que ça se passe très bien et toujours pareil on est dans le cadre de la communication et de l'intérêt partagé des uns et des autres bon il ya le phénomène terre il ya aussi le phénomène mer le phénomène halieutiques et là ça se passe un petit peu moins bien puisque j'ai fait une intervention au niveau des culs âgées sur les bateaux usines qui venait payer pêchés au large de nos côtes et qui pêchent en une journée ce que cinq chalutiers pêche en une année salut quais du port de boulogne donc ça par contre ja larmes effectivement j'ai alarmé le gouvernement j'ai interpellé pour qu'au niveau européen on puisse un peu faire évoluer la norme on s'arrêtera sur cet appel merci infiniment merci à venelles et revenez nous voir dans allons plus loin ce soir merci à tous les trois d'avoir fait à nouveau partie de ce club tout de suite c'est cela au clair senna en clair consacré ce soir on vote du budget 2020 au sénat a adopté mais pas très largement 185 pour 94 contre 60 7 abstentions c'est le moment de tirer les grands enseignements est de savoir comment les sénateurs ont fait bouger les lignes et s'ils l'ont fait parfois pour des raisons politiques on va faire tout cela avec nos invités dans un instant après les premières explications d'alizée boissons le budget de mi mandat n'a pas séduit les sénateurs parmi les nombreux points de désaccords l'écologie pour les sénateurs le budget de l'état pour la transition écologique n'est pas assez ambitieux lorsqu'il n'est plus possible d'augmenter les recettes écologique vous en baisser les dépenses ce plf traduit votre volonté de vernir une fiscalité de rendement en prennant en prétendant la verdir vous êtes en fait ainsi des faux dévots de l'écologie devrait tartuffe vers les sénateurs ou aussi sont hésitants sur la question de l'environnement si d'un côté il vote la suppression de l'écotaxe pour les chauffeurs poids lourds français de l'autre ils permettent aux entreprises d'acquérir des véhicules à faibles émissions autre point chaud la taxe d'habitation pour les sénateurs le système de compensation pour les collectivités n'est pas au point ils ont reporté l'application de la taxe d'un an aujourd'hui de la vôtre avis même la réforme ne tourne pas elle a des conséquences totalement délirante par exemple sur le calcul du potentiel fiscal alors plutôt que de voter une réforme apple aveugle sans simulation de prêt feront essayer d'en corriger les effets la mesure elle a simulé et éventuellement de la faire entrer en vigueur en est différent l'application enfin dans le viseur de la chambre haute les fonctionnaires contre l'avis du gouvernement le sénat vote l'augmentation du temps de travail dans la fonction publique il instaure aussi trois jours de carence en cas d'arrêt maladie des mesures qui divise les sénateurs peux pas vous laisser dire qu' il faudra un alignement un club privé les agents les fonctionnaires je pète il se met en maladie après avoir consulté un médecin ça la première chose c'est mieux de le dire et c'est un médecin qui jugent de leur état de santé monsieur le rapporteur général c'est pas le politique c'est pas le législateur qui s'occupe de ça l'assemblée nationale et le sénat doivent désormais trouver un terrain d'entente avant l'adoption définitive du budget 2020 et ça réagit déjà en plateau je vous présente tout de suite aux invités de sénart en clair philippe dallier bienvenue vice-champion sénat ce sénateur a l'air de seine-saint-denis membre de la commission des finances claude raynal bienvenus vous êtes sénateur socialiste de la haute garonne vice président de la commission des finances olivier cadic bienvenue à vous également sénateur union centriste représentant les français établis hors de france vice président de la délégation sénatoriale aux entreprises et sarah est la hérie bienvenue à vous également député modem de loire-atlantique membre de la commission des finances je vous donne la parole dans un instant va d'abord rejoindre alice bardot qui se trouvent dans l'hémicycle du sénat à l'iss vous avez suivi ce vote pour nous un budget adopté mais après moult modification est pas très largement et vous rêvez cas ça y est après presque trois semaines de débat le budget 2020 a été adopté par le sénat tels qu'ils avaient modifié alors avec 185 voix pour 94 contre et 60 7 abstentions à la avant le vote un sénateur par groupe politique s'est exprimé à la tribune de l'hémicycle l'occasion pour eux de faire le point après des échanges souvent tendues avec le gouvernement pour rappel le sénat a rejeté à 5 budget ce de la justice de l'agriculture de la sécurité de l'immigration ou encore de l'écologie tout à l'heure certains sénateurs de droite comme de gauche ont été particulièrement offensive dénonçant tout à la fois le renoncement de l'exécutif à faire des économies c'est rétro pédalage ou encore son manque de considération vis-à-vis des parlementaires comme l'a souligné le sénateur au socialiste claude raynal alors une alliance gauche droite remarquez également lors de l'examen du texte comme l'a relevé il ya quelques instants le rapporteur lr albéric de montgolfier on l'écouté si vous regardez les votes vous verrez que ce n'est pas ça ce ne sont pas simplement les votes d'une majorité ce sont les votes du sénat et parfois je le disais à l'unanimité ou à les casinos vite et je peux vous devriez j'espère monsieur le ministre et le gore noah devrait y voir un signal parce que comme on la voulait dire asnières je pense qu'il y aurait lieu dans ce cas-là d'écouter le sénat et la france s'en porterait mieux autre sujet qui rassemble la droite et la gauche de l'hémicycle contre le gouvernement la réforme des retraites alors les sénateurs n'ont pas manqué de faire le lien entre la politique menée par le gouvernement illustré par ce projet de loi de finances et l'actualité on écoute à ce propos le sénateur communiste éric bocquet quel singulier télescopage entre ce jour du vote du budget du projet de loi de finances au sénat et les innombrables rassemblements et manifestations qui se déroulent en ce moment même dans notre pays pour la défense de notre système de retraite par répartition ces journées de mobilisation font suite à l'année ininterrompue de manifestations au cours desquelles nos concitoyens réclamer plus de justice sociale plus de justice fiscale en un mot les moyens de mener une vie décente dans cette société vous l'aurez donc compris ce projet votre finances pour 2020 a été l'occasion pour le sénat dans sa grande majorité de faire bloc face au gouvernement merci merci beaucoup à l'iss pour tous ces détails philippe dallier quand le texte est arrivé au sénat beau qu'on dit c'est le budget gilet jaune c'est le budget du pouvoir d'achat il ya eu pas mal de modifications pourquoi n'at-il finalement pas été adoptée si largement que ça d'abord ce budget a été largement modifié par le sénat chacun se positionne effectivement pas attendre du groupe communiste qu'il adopte effectivement le budget qui a été modifié par la majorité républicains et centriste au sénat enfin ça ne s'est jamais vu ceci étant dit voilà on a fait le travail mais ce que je retiendrai mois de ce budget ça qu'effectivement on est dans l'acte ii du quinquennat et on laisse courir les déficits et la dette par quand on se reporte à 2017 et aux promesses du candidat macron sous-niveaux et même du président élu macro on devait retrouver l'équilibré des comptes publics en 2022 tout ça c'est derrière nous on va l'assemblée nationale va voter ce budget 2020 avec un déficit prévisionnel qui situera à 93 milliards d'euros on était à 67 milliards en 2010 7 76 milliards en 2010 8 95 milliards en 2019 on sera quasiment à la même hauteur en 2020 dont vous nous dites c7 pouvoir d'achat pour les français non événement mais financée par du déficit et de la dette les comptes de la sécurité sociale il aurait dû être dans le vert cette année on va sortir à moins 5 milliards les régimes de retraite macron disais en 2017 il n'y a pas besoin de revenir sur l'âge de départ etc le conseil d'orientation nous dit qu'on sera en 2025 c'est à dire demain entre 10 et 17 milliards et on nous annonce une réforme des retraites en nous disant il y aura que des gagnants vous inquiétez pas il y aura pas de perdant et on ne nous explique pas comment on va financer tout ça donc soutenir aujourd'hui que la situation s'améliore moi franchement je ne sais pas avec les lunettes il faut regarder cela mais moi je ne peux pas prendre enfin je ne peux pas soutenir cette thèse là et bien d'abord la même chose sur le changement d'attitude en tout cas du gouvernement par rapport aux comptes publics ça c'est loin que ça on se souvient de dharmanand campant devant nous expliquant que les dix ans précédents il y avait eu que des nuls et que alors que dans les dix ans précédant les gouvernements ont fait leur travail c'est à dire qu'ils ont fait en sorte de réduire le déficit de réduire pas de réduire la dette et de réduire le déficit de manière à claire bon et d'avoir la précaution sur la dette à la volonté effectivement de la stabiliser bon on nous dit aujourd'hui tout ça c'est nul et non avenu d'ailleurs le ministre des armées n'en est même pas au banc d'ailleurs pour entendre ce qu'on pense effectivement de son budget d'aujourd'hui c'est tout à fait exact deuxième sujet prendre de la confiance si vous voulez on sans arrêt on prend des mesures qui sont des mesures négatives on dirait forme ça veut dire globalement on en prend sur le casque voilà et dont les français le voient et le sentent lorsqu'on vous dit on réforme l'assurance chômage ça veut dire à 700 millions d'économies sur les chômeurs cette année voilà ça c'est une réalité quand on vous dit réforme sur l'habitat ça veut dire en gros un milliard de moins pour les appels cette année et ça continue en réalité c'était avant et ça continue et on veut nous dire que sur par contre la réforme des retraites tout le monde est gagnant personne n'y fera personne n'y croira c'est ça le problème et je promets à sarah est là éric alors évidemment l'occasion de vous répondre à tous on va juste bouclé ce tour de table avec olivier cadic vous nous dit la même chose vous aussi c'est un budget qui se fait au détriment du déficit public au détriment des comptes et c'est un budget où on a l'impression que certains choix ne sont pas faits alors le bon côté quand même des choses c'est que effectivement il va y avoir 9 milliards d'euros de d'impôts en moins pour les ménages et ça c'est un bon point a donc je pense qu'il faut quand même le souligner le noter et pourtant et s'en réjouir ceci étant la france on peut s'en réjouir aussi est championne du monde de football mais elle est aussi championne du monde du fisc on reste le pays avec 46,1 % de prélèvements obligatoires qui est le pays le plus fiscalisé au monde dans le c d e et donc ça on voit qu'on en est toujours là moi ce que je regrette c'est que dans les débats qu'on a eue au sénat c'est que finalement personne vraiment à part dans notre groupe a vraiment cherché à baisser les impôts et je crois que c'était quand même une volonté que nous devions avoir et moi on a un grand regret pour nous parce qu'on a fait plusieurs amendements pour baisser les impôts encore une fois je vous rappelle on est champion du monde faut vraiment baisser cette pression fiscale et il n'ya on n'a pas senti cette volonté dans l'hémicycle de le faire et bien moi je ne vois pas notre pays avec exactement les mêmes les mêmes lunettes a priori mais je vais vous dire pourquoi de manière très très clair et très sincère on a voté un budget en première lecture qui je pense n'était pas parfait puisqu'il y avait encore moi je reconnais hausse en aoc à la sens à l'assemblée nationale et je reconnais au sénat quelques quelques vraies avancées moi je pense à la fiscalité plus de solidarité entre les générations avec le relèvement des seuils pour les donations je pense évidemment à l'article 50 qui a fait beaucoup de débats sur le mécénat ou vous avez réussi à remporter une unanimité et ça s'est posée et caen et quand c'est le cas je pense qu'il faut le dire il faut s'en réjouir vous avez également amélioré l'article 57 je pense évidemment à la question de la lutte contre la fraude fiscale est usé sont des données j'ai envie de dire ça a été un ça a été une lecture en tout cas vu de l'assemblée intéressante enrichissant en productique instructive et j'espère qu'on gardera à retour à l'assemblée un certain nombre d'éléments je pense évidemment au mécénat ou encore aux donations à l'inter de la famille mais parce que je crois mes chers collègues qu'il est très utile de finalement d'utiliser la sagesse de nos deux assemblées dans l'exercice key mais il ya des critiques vous la verrez les critiques la toile alors la réussite pas de desa bah oui mais c'est là c'est là où franchement moche hein c'est dommage autant il y avait une sagesse bien collègues après autant il ya une posture plus politique quand on dit qu'on me voir quand et s'en sert dans la vision notre pays notre pays s'est saisie avec une colère sans nom il a exprimé au mans delà des gilets jaunes un besoin vous avez parlé du du poids des impôts dans ce budget il y a la plus grande baisse d'impôts sur les revenus pour les ménages plus de 5 milliards eh bien oui il faut faire il faut faire des choix et nous avons fait le choix de baisser les impôts pour les français alors il fallait trouver cet équilibre il y a aussi eu un mouvement d'un pays qui s'appelle les gilet jaune et il fallait faire des réponses d'urgence qu'est ce qu'on n'aurait pas dit si on n'avait pas répondu aux besoins d'urgence de notre pays que ce soit pour l'hôpital que ce soit au moment dé gilet jaune avec plus de 17 milliards d'euros oui ces déséquilibres ils sont nécessaires à trouver mais nous avons aussi fait le choix de réforme en profondeur et des formes des réformes structurelles qui n'apporte pas encore totalement qu'un on qui n'apporte pas encore totalement leurs fruits mais nous avons eu l'honnêteté de faire la réforme de la de la sncf et de prendre une partie de la dette la dette des hôpitaux et j'ai envie de vous dire mes chers collègues et d'un bord et de l'autre vous avez été aux manoeuvres vous avez été aux manettes et j'ai envie de dire dans un pays dans une situation qu'elle comme la nôtre où on voit les français en colère les français pour certains souffrir alors nous avons deux priorités que le travail paye et baisser les cotisations pour que les gens puissent mieux vivre de baisser les impôts avec la taxe d'habitation et l'impôt sur les ménages et apporter une politique familiale plus ambitieuse mais ça ça va être un combat voilà ils sont gâtés on n'a pas encore sauvé l'a fait gagner ce combat là aussi si le gouvernement d l'aï s'il a dû effectivement sortir 17 milliards de mesures sur les gilets jaunes mais pourquoi mais son veau décision d'augmentation de la csg d'aller taxer les retraités à 1200 euros bien des l'indexé riant massive de désindexer les retraites mais ce serait bien de co2 c'est parti de là ça a été l'étincelle qui a fait exploser explosé effective était déjà bien plein chers collègues mais il a peu débordé et bien au delà ont dû les retraités la non indexation des retraites la baisse des apl tout ça c'est vous qui l'avez décidé en 2017 et vous avez récolté l'année dernière ce que vous avez semé ça vous a coûté entre guillemets 17 milliards la baisse de la taxe d'habitation nous contestons cette réforme 20 milliards actionnaires en deux jours madame c'est presque 40 milliards d'euros par an je pense que nous aurions pu les utiliser différemment alors effectivement vous colmater les brèches mais de ce que vous avez vous même créé et vous le faites en creusant le déficit et la dette nous aurons bientôt de 1400 milliards d'euros de dettes dans se payer ça continue et avec la réforme des retraites nous sommes bien partis pour poursuivre sur ta route là nous allons finir dans une situation absolument dramatique et ça vous le cacher aux français les patrons va rouvrir une autre réaction celle d'éric bocquet sénateur communiste du nord ce budget ne le satisfait pas lui non plus il nous explique pourquoi il est au micro de style jourdain en salle des conférences rejeter ce qui est présenté par le gouvernement comme un budget gilet jaune comme un budget tourné vers les plus faibles pourquoi écoutez c'est un budget inscrit dans la droite ligne de ce qui se fait depuis le début de ce quinquennat en gros les mesures les plus favorables pour les très riches de ce pays et pas grand chose ou des miettes pour ceux qui réclament vivre mieux simplement ce budget a été présenté fin septembre que le budget de réponse au gilet jaune au souci de justice sociale et quand on a examiné l'ensemble des articles aucune proposition ne répond à cette préoccupation ce budget ne va pas changer la face du monde ne va pas changer la situation des quatre cent mille personnes qui ont basculé dans la pauvreté en france en 2018 dixit lindsay 14 7% de pauvreté dans ce pays des gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté 9 millions de personnes donc ce budget n'est pas du tout la réponse adaptée à la justice sociale et fiscale tant attendu par nos compatriotes la grève la mobilisation sociale c'est aussi un moyen de faire pression sur la majorité pour justement avoir des concessions obtenir des concessions de la part de la majorité sur le budget oui c'est un moyen d'action tout à fait légitime tout à fait souhaitable parce qu'il faut que les gens se mêlent de leurs affaires pour améliorer la vie du monde et la vie de la société encore une fois une aspiration de la justice on veut vivre bien quand on travaille avec un salaire qui permet d'échapper à la précarité aux difficultés à l'incertitude du lendemain et on veut également vivre bien contenu en retraite échapper à toutes les vicissitudes de la vie qui n'est pas toujours simple et donc il faut que l'état s'engage là dessus donc le combat pour les retraites c'est aussi un combat pour la justice sociale c'est un vote pour rien il y aura des rectificatifs avant le budget final selon vous c'est jamais un vote pour rien vous savez on voit ici dans l'hémicycle on va exprimer notre position mais on essaie aussi de communiquer avec l'extérieur les sénateurs du groupe crc e communistes républicains et citoyens écologistes ont un pied dedans et un pied dehors le sénat hors les murs donc on veut aussi parler à tous ces gens qui manifestent qui revendiquent le droit légitime de vivre mieux donc ici nous portons leurs revendications et à l'extérieur nous les soutenons une petite dernière question qu'est ce que vous auriez aimé voir dans ce budget nous avons proposé de rétablir les recettes par exemple 3 milliard de ça n'est pas rien nous avons proposé un barème de l'impôt beaucoup plus progressif avec once tranche avec un taux maximal as 65 % nous avons supprimé la suprême nous avons proposé la suppression de la flat tax c'est à dire que le prélèvement forfaitaire unique qui limite à 30 % la taxation des dividendes alors que la france est championne d'europe des dividendes et distributions de dividendes d'ailleurs les patrons du cac40 préfèrent se faire payer aujourd'hui en dividendes plutôt qu'on salaires parce qu'ils sont moins taxés voilà ce que nous avons proposé qui a été balayée du revers de la main par la majorité sénatoriale est donc nous continuons remporter ce combat jusqu'au bout merci reebok et d'avoir je vous en prie à nos questions c'est à vous rebecca oui écoutez moi je suis toujours toujours étonné que tout change de paradigme s'ils voulaient quand on n'arrive pas à régler les problèmes que commencer engagées en début de mandat à régler c'est à dire le déficit dette publique ne le règle plus on en parle plus aujourd'hui et ça a des conséquences très lourdes à long terme parce que si le déficit public n'est pas réglée sur les comptes de l'état vous savez 100 milliards bon c'est sûr le sur le budget de l'état strictement stricto sensu elle ça veut dire qu'on demande des efforts plus grands sur les organisations de sécurité sociale est également sur les collectivités territoriales n'est pas loin on n'est pas prêt de sortir des contrats dits de cahors où on contraint les collectivités territoriales dont il faut bien voir tout ça dans une vision l'ongle puis deuxième sujet quand même régler les 17 milliards qui ont été provoqués réellement provoqué par l'action menée par le gouvernement la provocation sur tous les domaines manière systématique sans aucune finalement sans aucune finesse politique d'un millier colis à une chose on deuxième corrige j'aime sujet quand même mais c'est très bien mais c'est celle de périgée comme cependant suffisamment juste donc maintenant vos corrections parce que vous n'avez pas été ccg allaient y apportez donc il ya quand même des choses qui sont extraordinaires normalement chaque fois qu'il ya une mesure qui revient à la sécurité sociale elle est prise en charge par le politique c'est à dire par le budget de l'état là on a un trou de 3 milliards 5 qui est créé par ce gouvernement qui rentrait sécu alors alors qu'on arrivait en équilibre c'est le jeu ne dira nous il ya cinq ans au démarrage en 2012 du mandat de hollande il y avait 17 milliards on est arrivé à 4 il fallait arriver de 4 à 0 on y était et aumônier à on remet 3 milliards 5,2 déficit qui est pris bien donc ça veut dire que les 5 milliards qui sont rendus aux français ils sont pris d'une part sur les 3200 de trous et recréer sur la sécurité sociale pour créer la confiance hall de fini d'en finir avec le trou de la sécu on leur crée et d'autre part on augmente la dette encore une fois et on augmente le déficit public franchement tout ça moi j'ai dit en séance d une politique de shadoks c'est à dire ceux qui prennent d'un côté qui met de l'autre qui font de la fumée et en bouche un trou en en recréant un autre à côté pas très brillant comme ça à l'air et olivier kahn est très très à charge tout ça très très à charge et pourtant et bien moi j'ai envie de vous dire dans notre préoccupation ça a était quoi c'était répondre aux besoins des français au quotidien et aujourd'hui et aujourd'hui c'est quoi c'est oui sur la csg lors de l'ancien paix lors de l'ancienne loi de finances ça a été trop bas ma famille politique au modem c'est plus plus centriste on n'a pas été sur ce niveau là on n'a pas été entendu sauf que peu importe le plus important c'est que la correction a été faite deuxième chose de manière très concrète vous parlez de la taxe d'habitation soit c'est pas votre position sauf qu'aujourd'hui les français retrouvent entre 600 et 800 euros par an de pouvoir d'achat supplémentaire et les français l'amour était autrement en joie sur vous vous assumez le faire seul que vous souhaite vous ne souhaitez pas cette impression nous on pense donc on va clairement que la taxe qu'aujourd'hui une imposition sur les français étaient trop lourdes et qu'il fallait des vraies réponses et des réponses immédiates alors oui nous assumons ce cette loi de finances qui est une loi de finances pour les français qui baisse les impôts si pas encore suffisamment loin pour être totalement totalement juste il ya encore des ça peut toujours être amélioré et je crois que personne ne détient une vie une vérité pleine et entière encore une fois les manques pour nous ils sont autour de la politique familiale de la prise en compte de des enfants dans une famille il est encore beaucoup de choses à faire mais on ne peut pas tout jeter et juste pour conclure parce que je vois bien que je suis trop longue mais on ne peut pas dire je crois que c'est extravagant de dire que absolument tout ce qui s'est passé au moment de la crise des gilet jaune est le fruit exclusivement d'un d'un seul et unique gouvernement parce que messieurs il est quand même utile de rappeler et je l' ai dit tout à l'heure à voix plus basse qu'en un vase déborde c'est qu'il est bien plein et mais là et l'autre mais très largement pour fo et je crois que le plus important c'est de trouver les solutions pour les français et pour notre partage je crois que on peut écouter celui qui est un peul arbitres de la situation quand on présente un budget c'est bruxelles et bruxelles manifestement a dit qu'il n'y avait pas de réduction du déficit structurel de la france voilà c'est tout donc il faut regarder faut aller voir un peu à l'extérieur la réalité c'est qu'on est champions du monde des prélèvements obligatoires et qu'on va le rester et là honnêtement sincèrement c'est vrai on écoute tout le monde on comprend pas tout le monde s'envoie des messages mais la réalité c'est que les gouvernements passent et on reste toujours le pays le plus fiscalisé et dès qu'on cherche à vous abaissez sincèrement les impôts on voit qu'on n'y arrive pas pourquoi parce que quand il faut s'attaquer à la dépense on ne peut pas en tant que parlementaire faire des vraies propositions de baisse de la dépense parce qu'on n'a pas les éléments pour pouvoir faire des propositions argumentées avec nos amendements on ne bénéficie pas d'étude d'impact et ça c'est un ami les cécités que nous avons un dernier extrait après ce vote au sénat l'étape suivante est la tentative d'accord avec les députés dans ce qu'on appelle la commission mixte paritaire jeudi pour nos téléspectateurs qui ne savent pas forcément n'espérons pas de cmp conclusive a dit jérôme bascher à la fp et ça s'annonce d'autant plus compliquée qu'il y aurait des divergences au sein même de la droite parlementaire entre députés et sénateurs l air c'est en tout cas ce que nous a dit olivier grégoire ce matin il était l'invité dorian mancini dans bonjour chez vous pour les gouttes que pourrais-je dire à la droite sénatoriale de bon matin on voit déjà que ce serait pas mal qu'ils fassent des réunions entre députés et sénateurs à ce moment là parce que j'ai un problème de divergence j'ai un problème d'incohérence entre ski mais promu au perchoir à l'assemblée skis mehdi par la droite sénatoriale parce que lorsque j'écoute la droite les républicains au sein du parlement et dieu sait si je les écoute parce qu'il ya parfois de bons amendements et belle idée j'ai quand même beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup d'amendements de dépenses publiques beaucoup beaucoup beaucoup on avait fait le jeu et je ne vais pas leur faire ce matin mais ça se comptaient en dizaines de milliards d'euros alors j'ai dû allier qu'est ce que vous avez envie de répondre je vais répondre qu' il est assez étonnant que certains députés de la majorité en marche à l'assemblée nationale appelle ici au sénat pour nous dire écoutez on va avoir des problèmes sur les collectivités territoriales la réforme de la taxe d'habitation le sénat à l'unanimité a effectivement proposé des solutions que le gouvernement ferait bien de retenir mais les députés en marche ils sentent bien que de l'autre côté ça va coincer voilà donc si on veut jouer à ce petit jeu là moi je renvoie aussi la balle alors la cmp effectivement faut pas rêver il ya très peu de chance une cmp où elle se met d'accord sur tout ou alors elle ne peut pas arriver à un accord il est évident que sur un paquet de sujets ne pourra pas se mettre d'accord sur tout ce qui ne veut pas dire que les rapporteurs généraux des deux assemblées ne travaillent pas ils vont travailler demain on va se rencontrer demain après midi et c'est souvent le cas même s'il n'y a pas d'accord l'assemblée retient parfois un certain nombre des dispositions votées par le sénat je prends le pari que ça sera le cas sur un certain nombre de sujets pas surtout évidemment il nous reste assez peu de temps faisons tourner la parole claude raynal clairement à l'appel elle accuse aussi la droite sénatoriale de faire de la politique finalement et de voter contre ce budget ou contre plusieurs missions budgétaires pour des raisons politiques c'est amusant de considérer que des hommes politiques font se passe de la politique enfin c'est quand même un peu extraordinaire le but de la discussion en pl est fait en tout cas au sénat c'est bien de marquer des différences nous mêmes nous ne sommes pas d'accord évidemment les socialistes avec la droite sénatoriale et nous le marre qu'on nous nous disons par exemple que quand on rentre de l'argent français pour les impôts ça veut dire que l'on a fait de la croissance qu'on a créé une croissance qui permet de le faire la droite dit plus tôt il faut diminuer la dépense nous avons donc comment dire à des positions qui peuvent être divergentes bien de mieux ce serait oui ça joue bell a tj ce que je voudrais dire c'est que de toujours parler de nos prélèvements obligatoires en disant on est les champions du monde mais en mélange toujours le savez bien et tout le monde le sait mais on a beau leur dire ça revient toujours des carottes et des navets nous avons en france des prélèvements obligatoires liées à notre système de sécurité sociale c'est cela la différence avec beaucoup de grandes de grands pays finalement les autres lots sous forme privée bon on peut avoir une assurance privée aux etats unis alors évidemment on l'a pas dans le prélèvement obligatoire bennoo c'est notre force c'est la force de notre pays et les français tiennent beaucoup à avoir un système solidaire de de sécurité sociale ça passe par des prélèvements obligatoires un peu plus important et bien moi ça je le revendique que je n'ai pas de difficulté il nous reste une minute trente environ si on pouvait être bref pour conclure à les et olivier cadic pour olivier rey et grégoire chez un message on a supprimé ici au sénat la taxe premium sur les bureaux une surtaxe de luxe donc les bureaux qui sont dans le 6e arrondissement ne l'ont pas ceux qui sont dans le viième l'ont bien voilà donc ça c'est une ça vient de l'assemblée nationale ça a été éliminé au sénat ça la touche puisque sa touche pas que certains arrondissements de paris aussi la haute seine mais olivia gregorc et député de paris devrait s'en saisir et j'espère que là elle ne nous invalidera pas la décision pour conclure et grands un point le sujet de ma collègue olivia grégoire puisque c'est puisqu'aujourd'hui elle est pas là pour répondre alors je sers collègues mais du coup je peux je peux pas je pense que je partageais au moins un point de vue c'est qu'ils se trouvent effectivement que la droite c'est la drogue et la droite à l'assemblée des fois sont absolument contradictoires moi mes collègues les républicains à l'assemblée effectivement des fois on se bat pour des dépensés et je veux dire y'a pas de mal c'est pas un gros mot au contraire c'est faire de la politique sans chez rm c'était la même chose ce sens que je me marre tout le cas c'était avant que sauf que l'honnêteté intellectuelle c'est que arrivée arrivée au sénat que on ne jette pas le bébé et l'eau du bang a pas jeter le bébé qualité de ce qui est bon et de ce qui se passe à la contre allée se débrancher à tous les quatre d'avoir participé à ces noms clair là dessus d'elle plc le match des idées grand débat consacré évidemment à la mobilisation contre la réforme des retraites a tout de suite [Musique] [Musique] et bienvenue sur public sénat allons plus loin encore ce soir nous sommes ensemble pendant une heure voici le programme c'est parti dans le grand débat nous reviendrons donc sur la mobilisation contre la réforme des retraites la rue veut faire plier l'exécutif à quelques heures des arbitrages d'edouard philippe mais il n'y aura pas d'annoncé magique qui fera cesser les manifestations c'est le premier ministre en personne qui nous le dit ce gouvernement est il devenu inaudible quoi qu'il fasse quoi qu'il dise la conscience est-elle rompu hashtag à lpl si vous avez envie de réagir sur twitter durant cette heure nous irons également et comme tous les jours en salle des conférences pour recueillir les réactions à des sénateurs et sénatrices on sera avec vous ce team jourdain les socialistes font en tout cas une partie d'entre eux sont dans la rue contre la réforme alors quel est leur plan de sortie de crise sociale on sera dans un instant avec jean pierre sueur merci steve à tout à l'heure mais d'abord notre match des idées il va opposer dans un instant richard wehrli à guillaume bigot on va s'arrêter sur un fait d'actualité passé un peu inaperçu à cause des grèves c'est ce sommet international à l'elysée hier les chefs d'état russe et ukrainien réunis autour d'angela merkel et d'emmanuel mac ou rendez-vous ultrasensible diplomatie à pas de loup comment faire comprendre à la russie qu'elle va trop loin sans fâcher le puissant poutine avant de comprendre précisément les enjeux de cette rencontre son résumé en images il est signé jonathan du prix y est c'était leur première rencontre vladimir poutine et volodymyr zelensky le président ukrainien fraîchement élu à leur côté emmanuel macron et angela merkel à la manoeuvre pour relancer le processus de paix dans l'est de l'ukraine au point mort depuis 2016 une reprise du dialogue unanimement salué j'ai l'impression après la rencontre d'aujourd'hui qui lie à une bonne volonté de résoudre des questions difficiles c'est assurément un pas important vers la désescalade de la situation dans l'est de l'ukraine et vers un apaisement des tensions le sommet a envoyé plusieurs signaux positifs comme la consolidation du cessez le feu dans le donbass ou encore un échange de prisonniers avant la fin de l'année nous allons contribuer avant le 31 décembre à la libération mutuelle des personnes détenues selon le principe du tous contre tous il a été décidé de vérifier la totalité des listes et d'apporter l'accès total et inconditionnel aux représentants de la croix rouge et à toutes les personnes détenues mais les principaux sujets de discorde persistent notamment sur le contrôle de la frontière orientale par l'ukraine ou le désarmement des séparatistes des questions repoussé un autre sommet dans quatre mois nous avons aussi acté je conclurai là dessus un travail demandé à nos ministres des affaires étrangères et deux conseillers diplomatiques pour les quatre mois à venir consistant à un vrai pour les conditions sécuritaires et politiques entre autres en vue de l'organisation d'élections locales avec l'objectif d'ici quatre mois d'avoir un nouveau sommet en format normandie pour parachever ces travaux l'occident et l'ukraine accuse moscou de financer et d'armer les rebelles ce que la russie nie farouchement la guerre entre kiev et les séparatistes pro russes a fait plus de 13 mille morts dans le donbass depuis 2014 est avec nous pour le match des idées ce soir richard vers les bienvenus correspondant à paris du quotidien suisse le temps et guillaume bigot bienvenue à vous et gamersgate politologue et essayiste merci à tous les deux d'être ici moscou et kiev se sont engagés à mettre en oeuvre totalement jeu si tant est intégralement le cessez-le-feu est ce qu'on peut parler oui ou non d'une réussite et d'une réussite des manuels mâcon richard en tout cas on peut parler de ténacité des manuels macron il ne lâche pas la faire on voit bien qu'il est leader en la matière qu'il y là angela merkel à ses côtés mais c'est quand même lui qu'il pousse il tient à ce format normandie il vient d'annoncer qu'il y aura un autre sommet dans le même format dans quatre mois donc de ce point de vue là cette ténacité politique et diplomatique je pense qu'elle est importante elle elle va obtenir des résultats pour l'instant les résultats sont quand même timide pour l'instant chacun reste sur ses positions mais il faut dire aussi qu'il fallait des gelées l'atmosphère entre vladimir poutine et le président ukrainien et lenski donc on est au début d'un processus dont on peut espérer qu'il va produire des résultats encore une fois bravo emmanuel macron pour tenir bon et essayer d'être le moteur de ce dégel non je ne crois pas je crois que céline ski c'est pas pour faire du maquereau bashing d'antrim aimé zielinski et pas du tout sur la même position que son prédécesseur et donc la situation s'était déjà un peu d déjà détendu des réfrigérée des dégelées en fait l'enjeu central aujourd'hui c'est vraiment la question des élections locales et du contrôle la frontière orientale c'est ça qui pose problème et cette question a n'a pas été dénouée par la rencontre entre en forme a dit de normandie quant à monsieur poutine on voit très bien l'intérêt et qu'il à se prêter à ce qu en effet est une marque de ténacité c'est pas faux de la part d' emmanuel macron tout cas il ya une volonté qui a été réitérée ou un à trois reprises la galerie des batailles ensuite brégançon et maintenant ce sommet donc pourquoi ils se prêtent à ce jeu poutine parce qu'il veut se dé des bouquets risée et en fait il veut créer il veut créer une trouée dans le pack occidentale voilà qui l'enserrent ont pas été qui n'ont cercle alors ça c'est l'intérêt de poutine mais effectivement il ya t'il un virage un peu pro russes ont entamé par la diplomatie française depuis plusieurs mois je vais rappeler les faits dont vous parlez mais je lé rappeler en images et en détails des faits récents qui pourrait nous faire abondé dans ce sens cet été il admire poutine a effectivement été reçu au fort de brégançon résidence estivale du chef de l'état le mois suivant lors de la conférence des ambassadeurs de france à l'étranger le même emmanuel macron les invités je cite à repenser le lien entre la france et la russie et de la même manière lorsque le président français parle de la mort cérébrale de l'otan ne fait-il pas un appel du pied au maître du kremlin je cite ce sont des paroles en or sincère et qui reflète l'essentiel une définition précise de l'état actuel de l'otan ça c'est la porte-parole de la diplomatie russe de la diplomatie de la diplomatie russe qui avait écrit cela sur sa page facebook maria zakharova est ce que ça fait des mois que manuel macron fait l'oeil doux à vladimir poutine d'après vous il y a une cohérence c'est évident entre cette persistance sur le dossier ukrainien et sa volonté de rouvrir un dialogue constructif avec la russie il est clair qu emmanuel macron pense qu'aujourd'hui on ne peut plus continuer à exclure vladimir poutine notamment sur les questions de sécurité parce que il est de l'intérêt de la france aussi de retrouver son rôle traditionnel lisons d'interlocuteurs de moscou alors quand à ce qu'il a dit à propos de l'otan ce qu'il a dit n'était pas adressé à la porte parole la diplomatie sur les digues s'étaient d'abord adressés aux alliés de la france alors ça plus à la russe anna mais il faut reconnaître que lorsqu'il a tenu sa conférence de presse au sommet de l'otan où j'étais à londres emmanuel macron a dit d'une formule est ce que tous les alliés aujourd'hui serait prêt à décrire la russie comme un ennemi j'en doute et je pense qu'il a raison tous les alliés de l'otan ne sont pas d'accord pour partager une position unique sur la rue s'il y en a qui sont obsédés par la menace russe on les connaît les polonais ils ont de bonnes raisons pour ça les baltes et il y en a d'autres qui sont sans doute plus sur une ligne française à savoir que de toute manière il faut composer avec la russie bigot écoutez bien sûr qu'en diplomatie il faut souvent avancé à pas feutrés il faut parfois dire une chose et penser très fort le contraire surtout quand on veut obtenir le contraire donc il faut pas prôner une diplomatie ils ont unilatérale et à gros sabots néanmoins si macron une intuition juste qu'en fait effectivement cette mondialisation elle ouvre quand même un boulevard à la france parce qu'en réalité ce qu'on a appelé le multiair multilatéralisme a volé en éclat que l'imperium américain est rejetée l'imperium chinois n'est pas extrêmement populaire tout ça est vrai donc il ya une position pour la france et qui est une position assez traditionnel de pouvoir faire discuter ensemble et de maintenir une un peu comme dans un aimant voyez il faut pas il faut garder la bonne distance entre les puissances néanmoins pour obtenir ce résultat de rétablir la bonne distance compte tenu de la manière dans la classe dirigeante cole scandaleusement les états unis adhère de manière absolument servi aux intérêts américains depuis 40 ans il faudra quand même à mon avis prendre beaucoup plus de distance à l'égard de l'otan bah il l'a fait dans les mots bien sûr mais là se rapprocher carrément de la russie au moins dans un premier temps et finalement de passer par pertes et fracas un peu d'abord la question de craignent and parce que falloir d'une certaine façon passer à la caisse si on veut nouer une alliance solide avec la russie et cette alliance solide avec la russie elle je dis pas qu'elle est dirigée contre les états unis jeudi qu'elle permettrait de rééquilibrer un peu et de donner la main au jeu français pour l'instant on est dans une politique très déclamatoire on est dans le en même temps mais pour la russie ça ne change rien et pour les états unis ça ne change rien non plus dans un peu con à un train très imprévisible et richard berry oui la difficulté pour emmanuel macron sur tous ces dossiers c'est la difficulté européenne il veut pousser l'europe à agir si possible pousser l'europe à agir dans le sens de la france mais quand il se retourne il a quand même pas beaucoup d'alliés derrière lui on a quand même vu qu'on ne gérait merkel elle est un peu maussade sur ce dossier n'est sans doute pas aussi engagé que les manuels macron donc sa grande idée absolument sa grande difficulté à lui c'est de rompre une forme d'isolement sur ces questions en europe ou à la fois on constate qu'il a peut être raison sur le fond il faut que l'europe est un pilier de défense autonome que l'europe accommode les intérêts de la russie mais lorsqu'il s'agit de passer à l'acte les européens continuent massivement de regarder plutôt du côté des états unis deuxième thème de ce match messieurs les législatives anticipées de jeudi au royaume uni 650 députés à élire un nouveau gouvernement informés et tout cela pour quoi pour sortir de l'impasse du bric site boris johnson joue gros gels amicaux robin joue son va-tout qu'attendre de ce scrutin je vous pose la question dans un instant d'abord direction la salle des conférences avec steve jourdain puisqu'il est aux côtés de christian cambon président de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces aux armes oui christian cambon la politique britannique c'est un sujet que vous connaissez bien très bien même qu'est ce que la france doit espérer des législatives de demain déjà que ce psychodrame finisse et qu'on en sorte car on mesurera aussi combien la longueur des négociations sur le break site aura coûté des deux côtés de la manche est donc déjà que les choses se sont se termine et qu'on puisse y voir clair et ouvrir une nouvelle page des relations entre la france et la grande-bretagne bien sûr qu'entre la grande bretagne et l'europe vous n'avez pas un candidat favori pour la france du point de vue de la france j'essaie toujours de choisir celui qui a des chances de gagner quand je ne suis pas sûr de moi donc je pense effectivement que boris johnson a le langage le plus cohérent car il parle d'une constante il part d'une constatation il ya eu un référendum en grande-bretagne le référendum a conclu au bric site et donc lui dit j'applique la politique que les britanniques souhaitent est ce que la france est prête or excite à ce que les mesures appropriées ont été prises la france est bien préparée ils savent à avoir des conséquences mais néanmoins je pense qu'à la fois les hôtes france le normandie toutes les régions les premiers impactés ont pris un certain nombre de mesures que ce soit sur le plan des douanes du trafic dans les ports qui vont poser quand même quelques difficultés il va sûrement y avoir une période d'adaptation mais je pense que la france fidèle à elle même est prête à faire face à cette nouvelle étapes de l'histoire est justement qu'est ce que la france doit dire au futur chef de gouvernement britannique n'oubliez pas que géographiquement vous n'êtes quand même pas très éloigné de l'europe et je pense que le plus tôt possible il faut essayer de reprendre la voie de la négociation pour conclure une alliance forte sur le plan douanier sur le plan commercial sur le plan de la défense qui est un sujet qui m'intéresse particulièrement car un pays tout seul qui fait moins de 1% de la population mondiale ça n'a pas grande vocation pour l'avenir donc une probable élection de boris johnson oui c'est une c'est un échec pour l'union européenne selon vous c'est un échec pour tout le monde le break site est un échec pour tout le monde ça montre que nous n'avons pas été assez convaincant et ça montre que les anglais sont peut-être revenu à de vieux démons mais moi je suis d'un naturel très optimiste et je pense que la grande bretagne et la france ont deux grands pays avec une histoire lointaine et communes et que dans cette épreuve nous allons trouver les voies et les chemins de la coopération car ce sont et cela reste des amis dans un rapport vous estimez je cite que le break site sera un choc économique sans précédent oui c'est un choc économique on parle de plusieurs dizaines de milliards 70 milliards pour les pour les britanniques 40 milliards pour nous je dirais que par les temps que nous vivons on n'avait pas besoin de ça mais je pense qu'il faut pas non plus marché en regardant toujours à reculons c'est un fait le break 6 devant intervenir les élections vont clarifier les choses car c'était quand même l'incapacité du parlement britannique à sortir de cette affaire là je crois que les électeurs britanniques auront un peu de sagesse et vont trancher le débat et qu'on va repartir pour écrire une nouvelle page merci christian cambon d'avoir répondu à mes questions rebecca c'est à vous merci steve une réaction c'est fort dans ce que dit christian combes où un échec pour tout le monde guillaume bigot bas ce qui est ce qui m'a beaucoup frappée c'était serré le lien avec le sujet juste avant on c'était la question de la mort cérébrale qui avait évoqué le chef de l'état dans ces économistes s'y est bien une institution qu'est temps mort cérébrale c'est l'union européenne peut même se demander s'il ya jamais eu une ventilation du cerveau pourquoi parce que c'est une entreprise politique or il n'ya pas d'armes il n'y a pas de volonté diplomatiques depuis le départ on le sait ainsi il ya un traité économique ensuite il ya eu une monnaie mais cette monnaie n'a pas de budget il n'y a pas d'accord et de volonté de stratégie de mission donc ça c'est vraiment très étonnant donc je pense que dans ces élections en grande-bretagne évidemment le président de la commission des affaires étrangères a complètement raison boris johnson c'est le candidat de la certitude c'est le candidat de la cohérence c'est qu'andy la démocratie et on voit mal on en parlait tout à l'heure avec les éperviers ont laissé éléments de langage sont incroyablement rodez on sens d'une certaine façon avant même l'élection ça sent un peu la gagne si vous me permettez l'expression quand on joue quand on tire à l'arc on a quasiment mis dans la cible avant de décocher la flash donc ça il ya quelque chose comme ça sans qu'il a plutôt disons l'opinion derrière lui le paradoxe c'est que même s'il remporte ces élections ça voudrait dire quoi de remporter ces élections il faut quand même qu'à l'arrivée il est une majorité absolue est l'enjeu de ce break si tu sais quoi c'est quand même le divorce entre la classe dirigeante britannique les représentants du peuple britannique et le peuple britannique leveugle britannique est pas unanimes à vouloir le break cite néanmoins il ya une majorité assez clair qui s'est dessinée 52% c'est pas rien pour or au sein du parlement britannique on voit sait même pas que les proportions sont inversées les ck probablement dans leurs fonds dans leurs tréfonds 70% ou 80 mm ça colle et vous les parlementaires lalonde il reste exactement et le est tout le problème est là ça je ne sais pas si le système représentatif et parlementaire britannique va réussir si la population est vraiment derrière cette ligne johnson mais ça va se manifester comment je vous rappelle que les parlementaires britanniques ont toujours leur liberté de parlementaires justement on est vraiment dans coeur d'une contradiction entre d'un côté une aspiration populaire qui est marqué par le référendum et de l'autre bas le système de représentation où on donne finalement un blanc seing à des représentants du peuple en disant mais votez suivants selon votre âme et conscience mais la population elle est derrière boris johnson je vous donne juste le tout dernier sondage du guardian que vous connaissez sûrement richard van il a été publié il ya quelques jours 43% des intentions de vote pour les conservateurs 30% du côté du labor de djennet de jeremy corps been pardon et 15 pour cent pour les libéraux démocrates oui alors d'abord petit rappel pour les téléspectateurs c'est cette règle britannique le mode de scrutin est quand même extrêmement favorable à celui qui a le vent en poupe puisque c'est un scrutin à un tour écrasant le candidat qui arrive en tête dans la circonscription était lui même s'il n'atteint pas la majorité et rafle m donc de ce point de vue là effectivement ben johnson paris bien placé selon les sondages pour rappeler la mise deux éléments la première éléments c'est qu'il y aille au fond un seul parti qui est clairement sur la ligne d'un nouveau référendum sur le breakbeat c'est le parti libéral démocrate sa position est claire et on pourrait penser que tous ceux qui n'ont pas vous le brésil et qui n'en veulent toujours pas voté pour lui la difficulté c'est que ce parti ne n'arrive pas à vous venez de le dire il fait qu'un savoir les approches sont bien trop petit personnes arrivent à penser qu'il est capable de créer une majorité d'avoir une majorité et donc de changer les règles c'est quand même assez démoralisant pour des électeurs d'aller voter pour un parti qui ne va pas pouvoir changer les choses il reste le lait beurre or sur le brésil le lait beurre est divisée à l'image de jeremy corbyn qui n'a quand même sur ces sujets par une grande prestation lors des différents débats et ce qui est frappant encore une fois le hasard faisait que le sommet de l'otan était à londres donc j'ai pu passer quelques quelques heures à londres c'est que les antilles président semble avoir disparu on se souvient quand même de ces millions de gens qui ont défilé ne voulait pas du brésil était au pied de westminster et d'ailleurs ils ont fait une pression sur les parlementaires ce qui a amené les parlementaires à revoir en quelque sorte la décision ou à tenter de la revoir on a vraiment l'impression qu'aujourd'hui paru parce que résignés parce que c'est l'impression c'est l'impression que ça donne l'impression que ça donne et que le brésil s'est installée aujourd'hui comme une certitude dans la tête d'une majorité d'électeurs est au fond le discours de boris johnson qui consiste à dire finissons-en on peut résumer à ça s'éteint c'est un discours qui porte à un moment donné où les gens se projette vers l'avenir et estime que c'est pas la peine de replonger le pays dans les affres d'un référendum parce qu'il faudrait bien sûr revoter et qui dit vote d'une nouvelle fracture au royaume uni parce que pendant des mois on a quand même dit oh ils sont en train de regretter leur vote peut-être en train de regretter le brésil on a on a on as faux sur toute la ligne c'est à dire que il ya d'abord l'habileté de boris johnson lui même dont on peut on peut lequel on peut être d'accord ou pas mais il faut quand même saluer la prestation cet homme a eu beaucoup de nerfs et il a assez on parle elle dame de fer mais il a l'air d'être en titane ce boris johnson si vous me passez l'expression il est vraiment très solide il ya son habileté il les a quand même pris à leur propre piège et de l'autre côté en face les parlementaires quels que soient les partis mora majoritairement des légendes et des taux risée et les libéraux ont très mal joué c'est très mal joué finalement il avait 48 % d'opinions publiques tard et rieuse qui n'était pas rien et en fait ils ont tellement piratés torpiller sa beauté y compris pour des raisons de politicaillerie de politique interne à leur parti que finalement ça a montré que la classe dirigeante par la classe dirigeante en tout cas les parlementaires britanniques privilégié des enjeux électoralistes sur cette question de fond qui était pour ou contre le break site et donc c'est ça ils se sont d'une certaine façon ils en ont trop fait parce que le référendum ida de 2016 il n'y a pas eu d'aboutissement depuis 2019 et donc c'est normal d'une certaine façon que la grogne monte en grande bretagne la population britannique s'est senti lésé il faut qu'on en finisse d'ailleurs c'est ce que martèle boris johnson et enfin le dernier argument c'est que plus vous poussez finalement dans une direction et plus vous suscité une réaction contraire donc on a tellement essayé de forcer la main en calcaire du peuple britannique pour ne pas parler de l'attitude sur réaliste brechtienne c'est à dire le peuple ne veut ne convient pas à changer peuples de l'union européenne enfin qui a quand même été en dix ans cinq minutes monsieur le bourreau fait dans les dessins animés parfois ya ces petits personnages au dessus du vide ils se rendent pas compte du vide et il met un certain temps avant de tomber mais là c'est ça la classe dirigeante européenne de l'union européenne et ses raisons d'âge comment on fait comme s'il n'y avait pas eu de réussite mais en fait non il a eu lieu le break site oui alors là je suis pas du tout d'accord par rapport à l'union européenne l'union européenne a fait ce qu'elle le scld elle pouvait faire c'est à lui offrir un vise non pas punir non non c'est pas vrai ella elle l'a mise en phase du royaume uni une solidarité à 27 ce qui était déjà un exercice difficile et elle a demandé au royaume uni de prendre ses responsabilités le royaume uni est le conjoint qui s'en va bien qu'il prenne ses responsabilités ça a pris trois ans et c'est compliqué mais on peut pas quand même reproché à l'union européenne d'avoir vous l'envoyez sont d'ailleurs des avoirs match d'abord messi et non les affaires de sur la sphère de l'irlande dur hier les rangs de l'irlande je ne suis pas du tout d'accord avec vous sur la sphère de l'irlande qui était assez grave c'est un enjeu de guerre et de paix finalement entre les deux parties je rappelle qu'il ya eu un accord signé par un gouvernement britannique qui était le gouvernement de madame mai et qu'il ne faut pas oublier même si on l'oublié aujourd'hui que cet accord a été torpillé par monsieur boris johnson et les siens parce que boris johnson voulait arriver au pouvoir donc on ne peut pas on ne peut pas oublier alors ça fait partie de ses doigts ça fait partie du titane que vous disiez mais voilà la réalité des choses si bobby johnson n'avait pas joué son jeu politicien l'accord de madame mais serait peut-être passer au parlement britannique bref on en est là où on en est aujourd'hui la difficulté si vous mettez côte à côte dans les débats les deux figures de boris johnson et de jeremy corbyn boris johnson on peut en penser ce qu'on veut vous l'avez très bien dit il incarne et il parle d'avenir jean corby ne fait que parler du passé or au moment où vous mettez votre bulletin dans l'urne je pense selon les sondages que l'avenir pourrait l'emporter et je voudrais qu'on prenne les dernières minutes qui nous restent messieurs pour le troisième thème de notre match franco étrangers celui là cela n'a échappé à personne et surtout pas la presse étrangère la mobilisation contre la réforme des retraites en france les manifs et les grèves qui paralysent le pays comment voit-on tout cela ailleurs en europe et dans le monde les français sont-ils vus comme des leaders qui ouvre peut-être un chemin à suivre ou comme des contestataires réfractaire à toute réforme je vous pose la question après quelques réactions recueillies dans les cortèges aujourd'hui donc un moment c'est la grève bloque le système économique il ya des secteurs en grève il ya des secteurs hors conduction mais c'est pas suffisant encore donc il faut généraliser et encore généralisé pour que les choses soient emballés en une semaine que je m'en sers très important de 2,2 s'activer maintenant parce que tu as fait que si on laisse la fait une première première réforme sur les retraites ça va être pire en pire je sais que les prévisions ont prévu que que les gens qui ont commencé qu ils commenceront à travailler en dans les années 2020 je puisse travailler jusqu'à 70 ans ou presque et ça va continuer comme ça de pire en pire à l'ancien os la station se bat pas maintenant on va stresser marcher sur les pieds beaucoup de détermination richard vers l'est comment s'est vu tout cela depuis l'étranger est ce qu'on voit les français comme peut-être je le disais des leaders de la contestation qui peuvent ouvrir la voie à d'autres peuples européens si on résume on voit les français d'abord comme des contestataires professionnel c'est sans doute les meilleurs dans ce genre en noir du monde il faut le reconnaître peut-être les meilleurs du monde ensuite ce story voilà ensuite un pays alors soit impossible soit très difficile à réformer en tout cas un pays auquel on ne peut pas dire on va tout mettre à plat parce que ça ça c'est trop anxiogène donc peut-être que là emmanuel macron aurait mieux fait de ne pas voir une réforme pan par pan en quelque sorte puis la troisième chose par rapport à la france c'est l'inquiétude des violences alors là je dois dire qu'il y ait un changement ces manifestations notamment celle de ce mardi ont été peu violentes se sont bien déroulées donc de ce point de vue là on est dans un cadre beaucoup moins inquiétant que je qu'on avait pu voir pendant l'épisode des gilet jaune mais c'est vrai qu'il ya toujours cette angoisse d'une france cocotte minute une france qui pourrait exploser si à un moment donné la colère se cristallise une drôle d'image de notre pays c'est vrai alors bon teint peu patriote sur les bords et même au milieu donc on va pas avoir tellement de distance d'objectivité pour retraités c'est de cette question celle en b2 du monde disait jean giraudoux donc à quelque chose comme ça de c'est un poil à gratter mondiale mais tant mieux ou tant pis pour elles elles portent les autres populations c'est tant mieux si on arrivait parce que normalement il ya la thèse et l'antithèse énormément il ya la synthèse on en est pas à la synthèse on a une thèse et une antithèse on a finalement des gens qui veulent qu'ils ne veulent pas de changement et des gens qui veulent adapter la france finalement la mondialisation le paradoxe qui est terrible c'est que cette adaptation à la mondialisation ça vient au moment où les auteurs eux mêmes de la mondialisation d'abord les états unis d'amérique sorte de la mondialisation eux mêmes ils commencent à stopper la modération il passe à autre chose et nous on est en train de retard notre élite elle dit bon adaptez-vous la mondialisation mais à quel monde édition celle de sa soeur et de reggane où celle de trump et de voilà deux si jean ping on n'est plus du tout dans la même mondialisation c'est ça le problème on a des acteurs économiques il ya surtout il ya un grand retour de la politique est un grand retour de l'état enfin écoutez si les gens ne comprennent pas que huawei c'est l'état chinois et que quand vous jouer aux échecs avec quelqu'un qui peut voir que dans votre tête et qui peut prévoir les coûts à la danse pour jouer pas vraiment aux échecs donc cette fable de la compétition de la concurrence plutôt de la concurrence mondiale c'est une fable on voit bien que la politique le politique pour ne pas dire le politique et le militaire domine et domine de plus en plus dans le monde là disons que la séquence 1980-81 la grande libéralisation jusqu'à jusqu'à une date récente cette séquence là est terminée on est dans une autre histoire or ce qui est assez frappant en france et qu'il y a donc je répète les gens qui ne veulent pas de ce changement qu'on leur propose qui est de l'adaptation à la mondialisation et il y a de l'autre côté des gens qui veulent adapter la mondialisation mais il n'y a pas de synthèse c'est à dire qu'il n'ya pas une voix françaises qui pourrait effectivement être intéressante il ne s'agit pas de revenir à la cgt est pas non plus de faire des fonds de pension il y aura quelque chose à inventer mais cette invention elle n'est pas encore venu et je compte sept français la remise elle a un message cette france elle conteste c'est peut-être en fois le message mais c'est de contestation ne suffirait pas ne suffit pas pour devenir d'une certaine façon entraînant pour le monde entier d'abord elle suffit pas pour être entraînante pour nous parce que paie tout le monde c'est comme le le le grec disait qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve donc personne ne croit qu'on va arriver à maintenir des positions qui sont effectivement mises en cause par la mondialisation ne fait pas allusion seulement régimes spéciaux mais il ya tout un système social a repensé en quelque sorte et s'était fait reboot cet effet reset il n'a pas encore été pensé néji les journaux ont inspiré le reste du monde n'en réchappe clairement ils ont montré qu'il y avait une rébellion en france moi je vais même plus loin que la contestation il y avait une rébellion cette rébellion elle doit être entendue là nous en faire quelque chose la difficulté c'est que quand vous vu de l'étranger d'une part la france n'apparaît quand même pas comme un modèle économique autrement dit on a l'impression beaucoup de gens ont l'impression que la france ne va pas si bien donc par conséquent si le pays ne va pas si bien ça veut dire peut-être que son élite en est aussi responsable de ses difficultés et puis la deuxième chose c'est que le front du refus actuel le front qui refusent la réforme de la retraite ce sont des syndicats dont on sait que leur représentativité est très faible et ça c'est un problème parce que quand vous regardez de l'étranger vous dites finalement qui manifestent ce qui est dans la rue ce sont les employés du secteur public déjà protégé donc quelque part c'est mauvais pour le message que la france adresse à l'extérieur s'il y avait une vraie convergence des colères et qu'on voyait par exemple les salariés du privé se joindre en masse au défilé l'a sans doute le message universel serait plus fort et pour info je donne quand même les chiffres du jour qui ont été publiés en toute fin d'après midi près de 900 mille personnes dans les rues françaises selon les syndicats dans toute la france et trois cent trente neuf mille manifestants selon le ministère de l'intérieur donc c'est pas effectivement très massif et vu de l'étranger ça peut être intéressant merci en tout cas merci et vous à tous les deux d'avoir participé à ce match des idées dans un instant notre grand débat consacré évidemment à cette mobilisation contre la réforme des retraites tant contesté mais d'abord on va passer voir alice bardot qui se trouve en salle des conférences du sénat alice revient avec vous sur ce vote de l'après midi au sénat le vote du budget 2020 ça y est me réveillais après presque trois semaines de débat le budget 2020 a été adopté par le sénat dans une version donc très largement modifié avec 185 voix pour 94 contre et 60 7 abstentions alors avant le vote pardon à un sénateur par groupe politique s'est exprimé à la tribune de l'hémicycle l'occasion pour eux de faire le point après des échanges souvent tendues avec le gouvernement pour rappel le sénat a rejeté à 5 budget c'est de la justice de l'agriculture de la sécurité de l'immigration ou encore de l'écologie tout à l'heure certains sénateurs de droite comme de gauche ont été particulièrement offensif dénonçant notamment le renoncement du gouvernement à faire des économies mais également ses rétropédalage ou encore son manque de considération vis-à-vis des parlementaires comme l'a souligné le socialiste femme claude raynal une alliance gauche droite remarquez également lors de l'examen du texte comme l'a relevé il ya quelques instants le rapporteur de ce budget albéric de montgolfier en l'écoutent si vous regardez les votes vous verrez que ce n'est pas ce ne sont pas simplement les votes d'une majorité ce sont les votes du sénat et parfois je disais à l'unanimité ou à la quasi unanimité je pourrais vous devriez j'espère monsieur ministre et de gants noirs devraient y voir un signal parce que pas mal et voulait ni ragnère je pense qu'il y aurait lieu dans ce cas-là d'écouter le sénat et la france s'en porterait mieux autre sujet qui rassemble la droite et la gauche de l'hémicycle contre le gouvernement la réforme des retraites les sénateurs n'ont pas manqué de faire le lien entre la politique menée par le gouvernement qui illustre ce projet de loi de finances et l'actualité on écoute à ce propos le sénateur communiste et ribot éric bocquet qu'elle singulier télescopage entre ce jour du vote du budget du projet de loi de finances au sénat et les innombrables rassemblements et manifestations qui se déroulent en ce moment même dans notre pays pour la défense de notre système de retraite par répartition ces journées de mobilisation font suite à l'année ininterrompue de manifestations au cours desquelles de nos concitoyens réclamer plus de justice sociale plus de justice fiscale en un mot les moyens de mener une vie décente dans cette société vous l'aurez donc compris ce projet de loi de finances a été l'occasion pour les sénateurs dans leur grande majorité de faire bloc contre le gouvernement merci beaucoup alice alice bardot en direct de la salle des conférences du sénat lpl continue avec notre grand débat on va prendre le temps d'analyser cette nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites je vous répète les chiffres trois cent trente neuf mille manifestants selon le ministère de l'intérieur près de 900000 dans toute la france selon les syndicats on va s'arrêter sur les dernières pistes qui nous donne une petite idée de ce que va annoncer edouard philippe demain pas d'annoncé magique dit il pas qu'ils puissent en tout cas faire cesser les manifestations pourquoi cet exécutif at il perdu la confiance des français ou n'at-il rien de très fort a annoncé on va prendre le temps de se poser toutes ces questions avec nos invités dans un instant d'abord le point avec sandra serre car l'objectif du gouvernement est bien de tenir le cap tout en déminant l'un des premiers gestes serait de renoncer à une réforme financière dans l'immédiat ce qui serait clairement une main tendue à la cfdt qui ne veut pas en entendre parler et ce malgré le conseil d'orientation des retraites qu'ils jugent que le déficit du régime serait de 10 milliards d'euros en 2025 l'objectif d'équilibré des comptes ne serait plus un préalable à la réforme plus d'économies au forceps imposée dès 2021 je note une demande forte de garantie des droits qui auront été constituée avant la réforme il ya aussi une demande forte de garantie de la valeur du point après l'entrée en vigueur du nouveau système la réforme pourrait aussi être décalée à la génération née en 1975 qui partiraient à la retraite aux alentours de 2035 et non plus la génération de 1963 comme prévu au départ il y aura je pense des concessions je serai attentif pour ma part aux concessions concernant ce qu'on appelle aujourd'hui les régimes spécifiques je crois vraiment qu un régime universel n'est pas un régime nécessairement uniforme donc j'attends certains régimes spécifiques pour certaines catégorie de métiers la réforme se ferait donc sur dix années supplémentaires le temps de faire converger en douceur les régimes spéciaux dans le régime général et puis de commencer aussi à revaloriser certains salaires dans la fonction publique notamment ceux des professeurs ou des policiers pour leur faire accepter cette réforme est avec nous pour le grand débat d'elle pl florent vadillo qui arrive tout juste 17 ans et éric aux auteurs de les espions de l'elysée je vais vous laisser reprendre votre souffle vous inquiétez pas thierry fabre vient son rédacteur en chef à challenges nicolas tenzer bienvenus président fondateur du centre d'étude et de réflexion pour l'action politique directeur de la revue le banquet et françois moreau bienvenue à vous également président de la société de conseil lhh altedia qui fait du conseil en ressources humaines merci à tous les quatre d'être ici j'aurais d'abord vous faire réagir aux toutes dernières déclarations d'edouard philippe qui ont fuité après un rendez-vous à huit clos avec des députés marcheurs ce n'est pas parce que je fais un discours que les manifestations vont cesser il n'y a pas d' annonce magic thierry fabrice qui la raison est ce que quoi qu'ils annoncent les manifs ne s'arrêteront pas et qu'est ce que ça veut dire finalement vous c'est le bras de fer en ce moment avec les syndicats qui ne veulent pas de cette réforme cgt et fo notamment qui sont partis en guerre contre la réforme sur le principe même suffit d'écouter monsieur martinez qui passe un peu en boucle en ce moment dans les médias sur le fond et ne veut même pas discuter de la retraite par points la voilà donc cesser la bagarre et comme pour l'instant le gouvernement a décidé de la présenter tout de même et c'est donc c'est ça va être le bras de fer parce qu'on peut imaginer certains conseils à emmanuel macron de retirer cette réforme parce que l'opposition est trop forte vous imaginez bien que la retirer il arrête son quinquennat c'est terminé il a démissionné tout à fait donc c'est sony il a construit son clic à nation sur la réforme il a beaucoup réformer pendant deux ans et demi là c'est la plus importante et la plus difficile et donc s'il la retire il arrête tout donc c'est ça va être le bras de fer et edouard philippe nous un petit peu là on peut anticiper demain il va présenter des aménagements pour faire passer cette réforme mais sur le fond elle est maintenue donc le bras de fer va continuer donc il fait preuve de vie dit et florent va dire oui au demeurant et de constance lucidité constance edouard philippe n'a pour l'instant jamais été l'homme des concessions il n'a jamais été celui qui a annoncé ni et mesures catégorielles ni des revirements il était plutôt droit dans ses bottes pour reprendre l'expression de son mentor en politique donc c'est toujours le président de la république qui sur la crise des gilet jaune ou sur d'autres aspects est intervenu pour éventuellement un maudit un texte amendé une réforme ou poux dans le cadre des gis les jeunes plutôt donné des mesures catégorielles donc edouard philippe il est en fait très lucide et très constant et au demeurant il est arrimée à sa majorité électorale en tout cas sont son coeur de cible électorale et son coeur de cible parlementaire c'est à dire qu' il ne peut pas être celui qui sur cette réforme l'un surtout avec le précédent de 95 mais sur cette réforme qui est une forme plutôt à droite de si on prend les catégories de l'ancien monde mais qui à mon avis sur sa liste donc il ne peut pas parce que sinon il perd son rôle de leader de la majorité du pôle de droite et surtout l'électorat d'emmanuel macro ne lui pardonnerait pas parce que on le voit de plus en plus cette réforme est un marqueur et se joue en fait la question de savoir si l'électorat de droite est définitivement arrimer un lrm frédéric moreau ce qu'on peut aussi comprendre c'est que ça veut dire qu'il ne lâchera rien de si fort qu'ils puissent convaincre les manifestants de rentrer chez eux je pense qu'on est on est dans une course de fond on est dans un marathon donc il ya cet ac annonce demain est ce que est ce que finalement le premier ministre va clairement avoir une une position sur systémique versus paramétrique premier élément est ce qu'il va tendre la main à la cfdt qui est quand même aujourd'hui qui peut être un élément de l'équation ou au contraire il va rester sur et c'était ces termes on parlait d' architecture de la réforme et puis se donner le temps de continuer à discuter et notamment avec ceux qui peuvent s'asseoir autour de la table donc ça va être extrêmement intéressant de savoir si c'est qu'au des annonces ou s'ils rentrent et y prend à parti pris qui pourraient être notamment celui du du bras tendu auprès de la cfdt étonnamment il voit les choses de manière assez positive si l'on se fie à ces paroles qui ont fuité de ce rendez vous avec les députés marcheurs je vous en ai encore un court extrait le seul intérêt de notre vocation dit il c'est de vivre des moments comme ça nous avons là la possibilité d'améliorer un des éléments essentiels du pacte social c'est assez extraordinaire autres mecs extraordinaires je suppose que ce qui est assez extraordinaire d'une certaine manière c'est que aujourd'hui personne n'est satisfait véritablement à part quelques régimes très privilégié d'une certaine manière avec le système tel qu'il est on a besoin de faire cette réforme enfin en tout cas une réforme est exactement celle là on peut bien sûr en discuter mais en tout cas le système tel qu'il est est absolument intenable à un horizon 2025 2030 5 reculer une réforme alors qu'on va avoir au cours des 20 ou 30 prochaines années qui viennent beaucoup plus d'entrées de personnes dans les systèmes de retraite ben on sait qu'il faut il faudra passer par là alors après est ce que il faut aujourd'hui maintenir la réforme telle qu'elle est probablement pas sans doute faut-il apporter un certain nombre de garanties et surtout un certain nombre de dison de réassurance de leur assurance pour le certain nombre de catégories notamment par exemple sur l'indexation du point si on passe par des éléments absolument fondamentaux et aujourd'hui c'est vrai qu'il ya une forme de défiance pour une raison très simple c'est qu'il ya une non revalorisation des retraites et sa de l'indexation enfin des précédents de retraite et donc du coup ça a jeté une forme de trouble et qui a des catégories on cite par exemple les enseignants qui aujourd'hui effectivement risque de perdre beaucoup avec ceux découverts ce qui est vrai c'est que la phase en fait de concertation qui a été mené peu de manière qu'on met extrêmement sérieuse et approfondie par jean paul delevoye effectivement assez curieusement n'a pas vu certain nombre de points de friction majeur parce qu'il était dans cette logique de l'unité et de cette suppression des 42 régime particulier qui telle qu'elle est aujourd'hui effectivement par est ordinairement compliqué parce que les exceptions on sait qu'il ya des exceptions on en a déjà d'ailleurs qui sont l'institutionnaliser qu'on ne va pas changer je prends un exemple très simple et militaires par exemple on va pas demander aux militaires voilà d'avoir une carrière jusqu'à 64 ans ou 67 ans on sait absolument impossible imaginer autre chose et je crois qu'il faudra discuter catégorie par catégorie pour essayer de faire rentrer les gens dans un système & prom un système beaucoup plus souple que ce qui a été prévu en faisant l'addition je crois que les propos d'edouard philippe ils sont assez marquant parce que je il révèle un premier ministre heureux il ya deux de vos collègues qui avait écrit un livre de témoignages qui était l'enfer de matignon est donc envoyé les premiers ministres qui sortait essorée moi ce qui me disent qu'ils me voulaient pas du temps l'interpellent depuis 2010 est c'est que edouard philippe est un premier ministre est heureux il est hyper des arbitrages mais in fine et il serait il se rétablit toujours sur ses deux jambes puisque c'est lui qui gagne sur le long terme il a une relation avec le président de la république est une relation plutôt apaisée et il a un vrai amour pour la chose publique et aux demandes il conduit une politique qui l'aurait conduit y compris sous un autre président donc je crois vraiment qu'il faudra après edouard philippe peut-être écrire le paradis ou le plus regrettable d'amateurs et je rajoute cette phrase avant de vous donner la parole thierry fabre voilà ce qu'il conseille aux marcheurs il faut qu'on ait le ton qui va bien celui d'une grande détermination très tranquille et celui du respect des parcours individuels je partage pas votre votre après 62 morts de philippe parce que il est aujourd'hui un petit peu dans le pétrin pour vendre sa réforme il s'y est mis un peu lui même parce que cette réforme sur le papier la refonte de notre système beaucoup lalalalala soutiennent parce qu'à côté équitable le problème c'est que edouard philippe est également les ministres de bercy ces derniers mois on dit en même temps il faut aussi qu en face des économies et vous avez tout un tas de ballon d'essai qui ont été sortis pour dire oui mais il faudra un âge pivot pour partir plus tard oui mais il faudra donc un débat s'est installé sur les économies dans cette réforme ce qui a pollué le débat s'il ya beaucoup de positions c'est que les gens ne courra pas à la réforme systémique sympathique on va être tous égaux il se dit ça va être une occasion pour le gouvernement de faire des économies et demain normalement edouard philippe devrait annoncer un recul par rapport à ses ambitions sur les économies on voit bien que c'est a circulé ces derniers jours c'est à dire que le gouvernement renoncerait à cet équilibre en 2025 sur les retraites donc en disant on gère ce g râce à plus tard parce qu'ils ont bien compris que ils se sont donc polluer le débat et vous avez vu la tribune de quatre économistes qui est sorti dans le monde sans pelé des architectes de cette réforme qui ne sont pas contents du tout ils sont pros emmanuel macron ils ont fait son programme mais ils ont trouvé qu'il ya une dérive nouvel art et pour convaincre le gouvernement doit sans délai y remédier mais ça c'est un peu à cause d' edouard philippe aidé de ses amis de bercy des ministres de droite qui se voit la retraite comme une façon de faire des économies sur les courts cette ville d'une l'alertent des économistes proches de macron aguillon bosio martin et pisani ferry qui ont inspiré le candidat makrout donc je pense que quand aux moscovites il doit philippe s'est mis un peu dans la nasse en mélangeant les deux aspects de cette réforme maintenant il va falloir en sortir l ardeur et gagner les arbitrages où elle a gagné en virage puisque aujourd'hui vous voyez bien que le premier cercle des macros nist aujourd'hui s'opposent à edouard philippe avec une ancienne qui est de dire mais c'est le premier ministre qui travestit les réformes du quinquennat du quinquennat et d'ailleurs ça a été le discours sur à peu près toutes les réformes et il a survécu à toutes les réformes il se sort toujours de l'anah on verra pour celle là c'est à dire c'est pas et c'est pas évident deux choses d'abord ça a été dit on et on a un gouvernement de réforme qui qui pour l'instant connaît un succès je pense notamment aux réformes du marché du travail où beaucoup de gouvernement s'y était collé avec les échecs qu'on a connu un retentissant donc là il part quand même là gouvernement qui fait des réformes et qui va jusqu'au bout de ses réformes ensuite par rapport à ce qui doit éventuellement être annoncé demain qui lui permettrait de sortir par le haut la première c'est en effet peut-être clarifier le débat c'est à dire que il ya eu la justice sociale et puis ensuite on a parlé d' études d'économie peut-être revenir sur le sujet de la justice sociale qui est quand même un élément fondamental notamment pour ceux qu'on pas de retraite renfoncer discours va même susciter de nouvelles questions at il dit à ses députés marcheurs en parlant de son intervention de demain ça va susciter de nouvelles questions bien sûr mais parce que aussi on a ça a été dit mais je pense que le gouvernement et y ajouter peut-être aussi des maladresses et du flou c'est quand même un système éminemment complexe et ensuite il ya la possibilité de jouer sur le paritarisme et le dernier point c'est quand même d'avoir un système qui tient compte des carrières longues la pénibilité donc moi je suis assez confiant sur le fait que voilà il puisse sortir par le haut de ses 2 ces mouvements alors dans la série des petites phrases lâchées par l'exécutif il est aussi celle d' emmanuel macron hier soit en pleine conférence de presse sur le sommet russie le crâne écouter et chacun autour de la table c'est ce qu'est une réforme indispensable à son pays et ce qu'elle implique outre mener ça relève de l'action du gouvernement et des annonces qui seront faites demain réformes indispensables au pays qu'on pense jean pierre sueur le sénateur socialiste est en salle des conférences avec vos styles jourdain ouï oui jean pierre sueur emmanuel macron estime qu'il s'agit d'une réforme indispensable vous partager son avis oui c'est une réforme nécessaire mais je pense que c'est très mal parti pour parce que ça fait presque deux ans qu'on en parle et on en parle tellement dans la sphère gouvernementale que e.on si on n'y comprend plus rien voilà c'est à dire que il y a eu tellement de choses de dites est tellement de choses contradictoires que on ne sait pas finalement ce que sera ce que serait cette réforme on nous laissait justement la contre-proposition des analystes sur le écoutez je pense que les réformes sont nécessaires et que la réforme des retraites est nécessaire mais une réforme ne peut pas c'est dans ce pays que si d'abord elle est juste or tout ce que l'on sait ce que l'on présume de cette réforme qui n'est pas encore défini en saura plus demain on ans j'espère c'est que cela ne sera pas juste ou n'instaurera pas une justice hors du corps doit pas ce sentiment là alors qu'est ce que vous dites aux leaders syndicaux aujourd'hui il faut savoir terminer une grève non je ne dis pas cela non non je est d'abord le leader sonico vous savez ils sont responsables et c'est eux qui décident de mener des actions s'étaient pas les politiques qui leur donne des instructions on a pu penser cela ici ou là dans le passé mais ce n'est plus du tout d'actualité donc je pense que pour qu'une réforme passe il faut qu'elle soit juste il faut aussi qu'elle soit complice à comprendre et il faut qu'elle soit progressive voyez vous j'ai regardé ce que ce qui avait été fait par pierre laroque par pierre ces gels marcel legras ceux qui ont finalement mis en forme la création de la sécurité sociale et ce qui a suivi la résistance la mise en oeuvre des retraites on a mis en place un système qui avait une vocation universelle général il faut forger aujourd'hui tout en prenant en compte la réalité de régimes spéciaux et la réalité de mutuelles qui s'était mis en place et il y a eu un système progressif qui s'est instaurée dans un véritable dialogue avec les organisations syndicales et bien regardez vous demandez aujourd'hui tout ce qui se passe aujourd'hui c'est le contraire premièrement on a le sentiment que c'est pas juste deuxièmement on ne comprend pas la réforme troisièmement le dialogue il est très difficile avec les organisations syndicales et il n'y a pas de progressivité de d'étape de compréhension on va vers quoi comment et comment on fait en sorte que ce soit juste tout cela ce n'est pas clair merci jean pierre sled avoir répondu à nos questions cet amour et bégard merci beaucoup je pense qu'il ya un certain nombre d'éléments qui sont assez exacte de pointer par jean pierre sueur d'abord la première chose c'est à quel moment effectivement cette réforme est faite elle est faite avait après deux ans et demi de quinquennat alors que la réforme du marché du travail qui est passé avait été faite au début et on se demande pourquoi il a fallu tout ce temps deuxièmement il ya eu un temps bon peut-être nécessaire malgré tout qui était un temps de concertation mais comme souvent les gouvernements y ait beaucoup de précédents sous différents gouvernements par le passé qu'on fonde la phase de concertation avec la phase de négociation est dans l'esprit un partenaire social atteint ce n'est pas du tout la même chose et ça je crois que c'est très important troisièmement on ne fait pas uniquement une réforme sous la contrainte et je rejoins l'argument sur le budget qui a torpillé d'ailleurs cet argument budgétaire a torpillé beaucoup d'autres réformes là aussi par le passé parce que ça a entraîné une incompréhension un brouillage des objectifs on ne fait pas uniquement une réforme de la contrainte il faut une réforme aussi pour faire avancer et il faut qu'il y ait un donnant donnant c'est à dire que ce ne sont pas toujours les mêmes catégories qui vous doivent avoir le sentiment de perdre ou de gagner il faut qu'il y ait cet équilibre est aujourd'hui cette espèce d'équilibré entre les différents éléments non de seulement de cette réforme mais des réformes en général ne sont pas posé clairement dans le pays et je crois que ça s'éteint blême tout à fait sérieux puis quatrièmement il ya bien sûr tout le monde le sait évidemment les couacs gouvernementaux les annonces dans la cohérence et la cacophonie est aujourd'hui effectivement personne ne sait ce que sera cette réforme un petit bémol la réforme des retraites c'est la plus difficile nos amis suédois qui ont mis en place un système à poura points en me disant à la mettre en place donc on peut se dire il a tardé à la m mais on est tous un peu trop pressé c'est ça on est trop pressé donc il faut dix ans dans dix ans en suède nous on veut la faire finalement relativement vite sauf qu'une fois qu'on a dit ça et qu'on voie ce qui a été fait depuis le début avec monsieur delevoye on peut dire qu'on a perdu du temps parce que c'est vrai qu'à il aya eu beaucoup de des concertations de discussions mais quand on voit les questions qui se posent autour de cette réforme aujourd'hui auquel le gouvernement n'apporte pas classons résidents mais qu'est ce qu'ils ont fait pendant deux ans et vous parler de la réforme marché du travail effectivement elle a été rondement menée en début de quinquennat mais elle a été menée elle était sur des rails donc ça s'est relativement bien passée à l'habitude la réforme des retraites même s'il est la plus difficile on peut dire c'est un modèle d'impréparation et le constat dans tout ça on le voit bien c'est comment ils ont perdu la bataille de la communication c'est extraordinaire d'hier quand on voit des études d'économie ce qu'ils vous disent tels que le projet de le voit ça peut favoriser les bas salaires et ça vaut favoriserait les femmes enfin il ya déjà des choses précises qui montrent le elle peut être assez équitable mais face à ça on ne l'entend pas on entend plutôt toutes les critiques syndicales qui vous disent que c'est la pire des réformes beaucoup dans les médias il faut beaucoup de pédagogie mais alors ça n'arrive pas c'est bien clément ah oui mais alors celle là 4,6 à un coût plus générale de communication doit bien qu'ils puissent porter effectivement ils sont visiblement pas bien préparés pas bien briefé parce que des études d'économie tournant par la challenge par exemple l'institut des politiques publiques spécialiste des retraites qui a regardé à quel point les bas revenus à quel point les femmes allaient bénéficier de cette réforme telle qu'on connaît le projet delevoye donc c'est c'est absolument par et relayée par le plan de la bac ronnie donc on se monde quand on a l'impression qu'ils vont à la guerre mais sans arme depuis le début du quinquennat on voit qu'il ya quand même un grand d'amateurisme dans la manière de gérer les affaires de l'état et je pense que beaucoup pas été posée dès le début du quinquennat la réduction des cabinets ministériels un rythme échevelé une absence de dialogue social une absence de visibilité sur les réformes à venir et une absence d'associations de la majorité parlementaire avec le gouvernement ce qui fait qu'aujourd'hui le parlement est obligé de défendre une rave une réforme sur laquelle il n'a absolument pas eu d'information auparavant parce qu'il ya une dynamique extrêmement exécutive mais la grande chance du gouvernement je pense que on pourra tout mettre sur les erreurs de communication mais il ya quand même si un problème de fond c'est que cette retraite elle n'est pas fondamentalement ni équitable ni justes mais on pourrait débattre de longueur mais la grande chance du gouvernement c'est qu'il n'y a pas de contre modèle et on le voit dans ce que dit jean pierre sueur il est incapable de se prononcer sur le fond ça n'est pas vrai et tout le monde sait à peu près les grandes lignes de la réforme tout le monde sait quelle est la ligne politique qui est menée les économistes ont tout mis sur la table on sait quels sont les grands modèles mais l'opposition dans ce pays ne travaille pas pour donner un contre modèle c'est à dire qu'on est dans une forme tribunicienne on s'oppose parce qu'il faut s'opposer parce qu'on voit qu'il ya un mouvement social et qu'il serait de bon ton avant les élections municipales de grappiller quelques voix pour montrer qu'on est à l écoute des mouvements sociaux mais où est le cercle d'experts où est le parti politique qui dit mais moi je propose un contre modèle avec une démarche extrêmement clair il y en a pas parce que l'opposition ne travaille pas dans notre système institutionnel parce que les institutions ne le permettent pas de travailler elle n'a ni les moyens ni les ressources expertes etc il ya les partis politiques il ya pack wii mais les partis politiques ils sont dans un tel état de déréliction depuis les élections ils ont du temps pour travailler oui mais la vème république n'a pas structuré le fait que l'opposition devait être constructive elle a été rejetée dans une fonction tribunitienne et au sein du parlement le voit il n'y a pas si florent il ya aussi un déficit de think tanks malgré des ventes rossi en advienne et mais ça s'est plutôt améliorée depuis dix ans mais quand même par rapport à d'autres pays on n'a pas du tout cette tradition comme aux états unis il n'ya pas le système des cabinets franco ans comme au royaume uni qui doivent et qui font en principe ce travail c'est le gouvernement s'en sortira parce qu'il n'y a pas de contre modèle est donc il pourra imposer son modèle amodiés minoré tout ce que l'on voudra mais ce sera ça ou c'est la rue contexte est ce que là pour la veille avait quand même un contexte de défiance un défiance vis-à-vis des politiques pas que pas que du gouvernement défiance vis-à-vis des politiques défiance aussi vis-à-vis des syndicats ils ont ils ont gagné une un match la semaine dernière est visiblement un peu plus faible mobilisation aujourd'hui mais rappelons nous il ya encore quelques mois c'était des collectifs avec des gilets jaunes ou les parcs ou les partenaires sociaux on n'a pas eu la possibilité de mettre de 2,2 finalement gérer ce ce mouvement donc défiance donc dans un dans un contexte de défiance est quand même compliqué de reprendre la main ça c'est le premier point deuxième point je pense que sur les aspects communication il ya ce vocabulaire technocratique où personne ne comprends rien je veux dire certains certains de vos confrères ont été obligés de faire un lexique avec des définitions sur 42 terme qui concerne la réforme des retraites on n'y comprend plus rien et je pense que là il y avait il y avait à mon avis une des innovations à faire on parle de calculette on en a beaucoup parlé du conte formation le gouvernement et avec le temps de deux ans pour ce pour discuter de réfléchir sur des calculettes et de est de proposer aux français notamment ceux qui étaient impactés d'avoir une calculette et que ce soit pas sud qui mettent en place des calculettes avec des critères qu'on maîtrise pas du tout je pense que là il y avait une belle opportunité d'aligner tout le monde sur ceux de se dire finalement cette recette cette réforme elle est plus juste que vous l'imaginez prenons des éléments factuels parce que là on est sortis complètement de d'éléments factuels et puis les conseillers du gouvernement rappelant cette tribune des économistes dont on va revoir un extrait voilà ce qu'est ce qu'ils nous disent nous recommandons premièrement de renoncer aux mesures d'âge et de s'en tenir strictement une réforme cité systémique deuxièmement il est urgent de dissiper la méfiance quant à l'évolution de la valeur des points accumulés sur cette question du point très précisément il nous reste quelques minutes prenons ce cas concret olivier grégoire qui était l'invité de bonjour chez vous ce matin elle a été très clair à la pas du tout manqué de clarté écouter ce que pour vous il faut inscrire dans la loi le fait que la valeur du point ne baissera pas oui et trois fois oui il faut l'inscrire dans la loi il faut plus que ça et je crois que c'est un engagement d'ailleurs qui a été annoncé hier et qui sera conforté demain du moins je l'espère il faut une gouvernance tripartite à dire qu'il faut une gouvernance avec les syndicats je souhaite que ça ne soit pas merci tout seul je souhaite que ça ne soit pas le parlement tout seul je souhaite que les syndicats soient représentés de façon importante dans cette gouvernance des bois comme c'est déjà le cas sur la retraite des cadres nicolas tenzer elle a été claire oui enfin je pose d'ailleurs olivia grégoire dit exactement ce que disait jean pisani-ferry avions et les autres dans leur tribune du monde mais en même temps ça créé il ya une défiance à dire que les gens ne croient plus véritablement à la parole du gouvernement et même si vous avez une loi qui comme le propos justement inscrit cette évolution de la valeur du point ce n'est pas pour autant que les français ne vont pas se dire après robin autres gouvernements et là on est vrai sujet c'est à dire que l'on n'a plus une confiance à long terme dans les institutions et dans les différents gouvernements et c'est pas ce gouvernement si en particulier bien sûr et cette défiance elle pollue la réforme ce qui fait que les français ne voient plus l'avantagé de la réforme parce qu'effectivement on peut la refaire retraite après on peut faire le meilleur et le pire les suédois en en fait quelque chose de très négatif parce qu'ils ont voulu faire des économies ce qu'ils ont fait évoluer la valeur du point d'une certaine façon on peut faire l' inverse et c'est ça qu'on n'arrive pas à faire maintenant a bien dit sur france 2 la semaine dernière qu'il ne suivrait pas le modèle suédois c'est ça donc mais simplement effectivement mais pas ça ne le croit exactement assuré que la réforme on en restera les fondements équitable et qu'on ne fera pas des économies sur le dos des retraités ça ne passe pas et je reviens à mon propos du début ça ne passe pas notamment parce que certains ont pour lui le débat avec ses histoires d'économies sur cette réforme alors qu'il aurait fallu dix aussi absolument les deux comme le rappellent les conseillers de macron donc leurs soupçons d'économie à son coût pèse sur cette réforme et qui pèsera jusqu'au bout ça ne passe pas parce que le gouvernement n'a pas été installé hier parce que ça fait deux ans et demi que l'on voit la tonalité politique du gouvernement et que les choix qui ont été faits en termes de politique sociale de politiques fiscales ont été extrêmement clairs dénuée d'ambiguïté donc aujourd'hui pourquoi crédité le gouvernement de la recherche d'équité sociale alors que ses détracteurs on en est où on en est pas depuis deux ans et demi stigmatise une politique injuste et je vais pas vous faire la liste j'ai la litanie et des différentes mesures qui ont été frappées elles voient là et ça n'en n'ai que deux mais on pourrait même aller plus loin dans le détail si vous me permettez en deux mots regardons les budgets des ministères vous avez une autre programmation pour la justice qui est une loi ambitieuse vous avez des premiers arbitrages budgétaires - 435 millions d'euros pour le ministère de la justice - 250 millions pour le ministre de l'intérieur comment voulez vous croire une politique étrangère ambitieuse et avec une diminution régulière depuis 20 ans du budget du quai d'orsay l'an passé ou l'autre mais pas celle-là même que le gouvernement aura une politique volontariste alors que ses intentions politiques sont claires et que rien ne nous indique que ce deuxième partie du quinquennat soit un quinquennat social au contraire moins d'une mine pour conclure françois morand peut-être que une des solutions passe par la gouvernance du système est finalement de on critique beaucoup le paritarisme et ça peut être une belle opportunité de le remettre au goût du jour et de faire en sorte que cette réforme soit portée soit gouvernée par du paritarisme sur lequel il y aura sûrement moins de défiance que quand le gouvernement s'engage notamment sur la valeur des points je pense que là ça peut être une belle opportunité de faire revenir le paritarisme dansez dansez dos moment critique ensuite revenir sur wii pourra revenir sur la justice sociale mais en matière d'eau notamment de budgets de formation je pense qu'il ya eu des éléments très clair qu'ils vont vers ceux qui en ont le plus besoin aussi donc alors sur le paritarisme on pourrait effectivement nuancé parce qu'on n'est pas sûr non plus que l'unedic ou la gestion de l'assurance maladie aujourd'hui soit perçue en tout cas par les français comme des dommages compte est marla des concepteurs [Rires] ça même plateau merci merci infiniment tout cas d'avoir participé aux grands débats de lpl demain n'oubliez pas maurienne oriane mancini dans bonjour chez vous à 7h30 sont invités politiques sera hervé marseille le sénateur union centriste des hauts-de-seine très très bonne soirée sur public sénat
Christian Cambon