«Si François Hollande veut revenir, il doit passer par la primaire», estime Philippe Brun
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Avant-hier, Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature. Ça change quoi pour vous ?
- 0:40OuverteRéponse partielle
Et au final, vous vous rangerez derrière lui ou ça restera un adversaire ?
- 0:55OuverteRéponse directe
C'est-à-dire que lui, c'est quoi ? C'est le candidat des bobos et vous, vous êtes ancré dans les territoires ?
- 1:33RelanceRéponse directe
Est-ce que vous ne jouez pas un peu trop sur les images, justement, vous, les territoires ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Quel espace pour vous, vous, Philippe Brun ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Vous avez fait un sondage sur vos propositions. Quels sont les résultats ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:05Invité politiquePromesse
« le salaire brun qui est une baisse très importante de CSG pour redonner du pouvoir d'achat aux Français. »
- 1:10Invité politiquePromesse
« Je défends la baisse du prix du carburant. »
- 1:17Invité politiquePromesse
« Je défends la parité populaire, le fait de réserver nos investitures aux ouvriers et aux employés. »
- 2:56Invité politiqueChiffre
« Nous avons fait un sondage sur les propositions que je fais. Il y a 70% des Français qui les soutiennent. »
- 3:00Invité politiqueChiffre
« 66% selon un sondage cluster. Salaire Brun et 72% des ouvriers et des employés soutiennent les propositions que je fais. »
- 3:21Invité politiqueChiffre
« Ma circonscription, elle vote à 52% Bardella. Elle vote à 53% pour moi trois semaines plus tard. »
- 10:03Invité politiqueChiffre
« 27 millions de salariés qui payent la protection sociale pour 70 millions de Français. »
- 10:24Invité politiqueFait
« Avant, c'est 70% de travail et 30% de capital. Aujourd'hui, c'est l'inverse. »
- 11:10Invité politiqueChiffre
« La vieillesse, 10 à 14 milliards de plus par an sur le vieillissement de notre système de santé. »
- 16:50Invité politiqueFait
« la rentrée la plus chère de l'histoire. »
- 16:56Invité politiqueFait
« qui est à 2,20 euros le litre, le gasoil, aujourd'hui. »
- 17:40Invité politiqueChiffre
« L'économie espagnole, eux, ils ont fait baisser les taxes sur le carburant. Ils vont avoir une croissance de 2,5% cette année. »
- 19:16PrésentateurChiffre
« Un enfant sur 10 en est victime aujourd'hui en France. »
Temps de parole
- Philippe Brun70 %
- Présentateur30 %
≈ 2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Europe 1
La grande interview Europe 1 CNews, Pierre De Villeneau
Et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1, il est vice-président de la commission des finances et député PS de l'heure. Bonjour Philippe Brun. Bonjour Pierre De Villeneau. Merci d'être avec nous, vous êtes aussi candidat à la présidentielle et à la primaire socialiste. C'est aujourd'hui, mardi 25 août, que l'EPS doit enteriner justement les conditions à remplir pour figurer parmi les candidats. Avant-hier, Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature. Ça change quoi pour vous ?
Ça ne change rien. Je savais qu'il serait candidat. Quand je me suis déclaré, je savais qu'il serait candidat également. Donc ça ne change rien. On va avoir un vrai débat qui s'ouvre et c'est une bonne nouvelle. Et au final, vous vous rangerez derrière lui ou ça restera un adversaire ? En tout cas, c'est un concurrent. Nous portons deux lignes politiques différentes. La sienne, vous la connaissez, plutôt urbaine, libérale, européenne. La mienne, ligne populaire. Je suis un élu de rural, de l'heure.
Vous restez là-dessus. C'est-à-dire que lui, c'est quoi ? C'est le candidat des bobos et vous, vous êtes ancré dans les territoires ?
On n'a pas les mêmes priorités. Moi, je défends d'abord la priorité salariale, le fait que le travail paye avec la mesure que je propose, le salaire brun qui est une baisse très importante de CSG pour redonner du pouvoir d'achat aux Français. Moi, je défends la France périurbaine et rurale. Je défends la baisse du prix du carburant. À gauche, nous ne sommes pas nombreux à le faire. Je défends la parité populaire, le fait de réserver nos investitures aux ouvriers et aux employés. C'est un autre combat. Le CERC, c'est les droits de l'homme. C'est un candidat qui est plus démocrate, disons.
Moi, je suis plus un candidat socialiste qui s'inscrit, je crois aussi, dans l'histoire du socialisme français.
Est-ce que vous ne jouez pas un peu trop sur les images, justement, vous, les territoires ? Est-ce que c'est, j'allais dire, un désavantage d'être le candidat de la France urbaine, comme vous dites, pour ne pas préciser les arrondissements ?
En tout cas, il y a des positions différentes. Bon, il y aura l'occasion de dire ce qu'est son programme. Je ne le connais pas aujourd'hui. J'ai lu celui de Place Publique que je n'y ai pas retrouvé les éléments essentiels qui, aujourd'hui, préoccupent les Français. Le prix du carburant, les prix alimentaires, un programme agricole ambitieux. Je n'ai pas trouvé non plus de quoi redonner espoir à tous ceux qui sont écrasés, aujourd'hui, par la crise du pouvoir d'achat. Donc, il aura ses propositions. J'aurai, évidemment, les miennes. Et puis, j'espère que nous convergerons au soir de son contrôle de la primaire.
On me rappelle à Jean-Pierre qui disait aux journalistes, vous avez vos questions. Moi, j'ai mes réponses. C'est-à-dire qu'on espère qu'il y aura un débat constructif, déjà, aux universités d'été du PS qui arrivent le week-end prochain. Et puis, peut-être, effectivement, lors de cette primaire socialiste.
Et puis, trois débats télévisés qui sont organisés. Alors, on attend encore la proposition de CNews. On verra si vous proposez également l'organisation d'un débat.
Vous savez très bien, Philippe Brun. Glucksmann, Brun, Royal, Gage. On devrait ajouter, théoriquement, Fort et Vallaud. Sans compter Hollande, Cazeneuve et Boimran qui refusent la primaire. Quel espace pour vous, vous, Philippe Brun ?
Écoutez, c'est l'espace des idées que je porte. Nous avons fait un sondage sur les propositions que je fais. Il y a 70% des Français qui les soutiennent. 66% selon un sondage cluster. Salaire Brun et 72% des ouvriers et des employés soutiennent les propositions que je fais. Donc, moi, je suis l'élément de jeunesse, l'élément de nouveauté dans ce parti socialiste un peu en difficulté aujourd'hui. Et je crois que ma créature, elle a cette utilité-là. C'est de secouer le parti socialiste. C'est de rénover la gauche. C'est de montrer qu'on peut retrouver le cœur des ouvriers et des employés avec un discours différent. Je l'ai fait dans ma circonscription.
Ma circonscription, elle vote à 52% Bardella. Elle vote à 53% pour moi trois semaines plus tard. Pourquoi ? Parce que j'ai bien fait la démonstration qu'il n'y avait rien d'évident à ce que les gens votent pour le Rassemblement National. Et que quand on avait une gauche qui parlait de salaire, qui parlait de pouvoir d'achat, qui parlait de service public et du concret de la vie des gens, eh bien, on arrivait à retrouver le cœur de ceux que nous avons perdus et que nous avons oubliés depuis trop longtemps.
Alors justement, quel espace pour vous, je le disais Philippe Brun, quel espace pour la gauche républicaine aussi, dans son ensemble ? Ici même, à votre place, le député Renaissance Sylvain Maillard disait que Raphaël Glucksmann n'avait aucune chance de passer au premier tour. Il passait le premier tour. Il rappelait aussi que vous aviez été élu dans l'heure grâce au Front Républicain et donc indirectement grâce à la France Insoumise. Bref, ce qui incarne la gauche aujourd'hui, c'est bien Jean-Luc Mélenchon. C'est lui qui s'imposera au second tour. C'est toutes les hypothèses des sondeurs convergent vers cela.
Alors c'est ce qui arrange le système parce que finalement, Jean-Luc Mélenchon est une sorte de figure caricaturale de ce qu'est la gauche. Et donc comme il n'a pas de chance de gagner au second tour, tout le monde le sait qu'il n'y a aucune chance de gagner au second tour, ça arrange tout le monde de gonfler à l'hélium sa candidature. Parfois, je lis, je vois...
Vous êtes en train de dire que les sondeurs sont en train de caricaturer la vérité ?
Les médias et non, les médias de droite. Moi, j'ai l'admiration du Figaro Magazine pour Jean-Luc Mélenchon, je n'ai jamais vu ça. Parce que ça arrange tout le monde, parce que jamais son programme ne sera mis en œuvre, parce que jamais il sera élu. Donc ça arrange tout le monde. Les journalistes restituent les faits. Bien sûr, avec la plus grande des objectivités. Je vois que vous vous moquez de nous. Vous savez, c'est un petit peu... Les journalistes en général. Dans les années 2010, il y avait cette tendance aussi, vous aviez beaucoup fait monter Besancenot, qui est quelqu'un de très intéressant aussi. Vous parlez à la presse en général. Bien sûr, il y a cette tendance-là.
Après, c'est à nous de montrer aussi que nous pouvons être meilleurs à gauche. Et en tout cas, nous...
En tout cas, ça vous énerve, le fait que Jean-Luc Mélenchon soit là ? Il agrège quand même une grande partie de la gauche, vous en conviendrez. Il a été le fondateur de la NUPES, et il vous a entraîné, d'ailleurs, dans les élections, sur ce front républicain. Vous ne pouvez pas le nier en 2024.
Alors, écoutez, maintenant, c'est à nous de montrer qu'on est meilleurs et qu'on a des choses à dire. Bon, et donc, moi, je vais arrêter de parler de l'usure. Je pense qu'on lui fait beaucoup de pubs. Donc, à nous, on a une primaire qui va s'ouvrir. Pendant un mois et demi, les Français, ils vont voir ce qu'on a à proposer. Bon, et je crois qu'au sortir de la primaire, nous serons devant et nous remporterons l'élection présidentielle. Et on fera mieux que Mme Hidalgo en 2022 ? Et ce serait bien de faire mieux. Et donc, pour faire mieux, il faut éviter de reproduire les mêmes erreurs. Donc, les candidatures trop parisiennes, trop urbaines, trop déconnectées. Et trop nombreuses ?
Vous avez vu, j'ai fait la liste aussi. Il y a la primaire. On va être cinq candidats à la primaire.
On était plus que ça en 2011 et en 2017. Ceux qui ne la respecteront pas, qu'est-ce que vont faire François Hollande ? Peut-être M. Boimran ?
Non, mais ils respecteront les choses, bien sûr. Ils sont disciplinés. François Hollande respecte toujours la discipline de groupe à l'Assemblée nationale. Je suis certain qu'il soutiendra le vainqueur de cette primaire. Vous comprenez le fait qu'il ne veuille pas la primaire, François ? On verra bien ce qu'il fera. Moi, je pense que s'il veut revenir, il doit passer par la primaire. C'est la seule solution pour lui. Mais il ne le fera pas ? Je ne sais pas.
Vous lui avez posé la question ? Non. On parle de LFI. Et quand on parle de LFI, qu'est-ce que vous pensez de ces accusations du parquet national financier sur le maire de Saint-Denis-Bagayoko ? Est-ce qu'il aurait bénéficié d'un emploi fictif à la RATP alors qu'il était en même temps élu municipal ? On parle de rémunération à la RATP de plus de 6 000 euros par mois sans qu'on sache réellement en quoi consistait son poste de cadre. Des indemnités généreuses de la part de l'entreprise pendant près de 20 ans. Il en court jusqu'à 10 ans d'emprisonnement à 1 million d'euros d'amende. Est-ce que c'est un obstacle à la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?
D'abord, la justice doit faire son travail. J'ai vu aussi un article du Parisien avec des gens, de personnes qui ont attesté... Je vous donne les informations de record, pas les informations du Parisien. Oui, le Parisien qui a attesté de son travail pour le coup. Moi, je n'ai pas de raison particulière de le défendre. Il n'est pas très favorable aux socialistes. Il a battu mon ami, qui était un excellent maire socialiste, Mathieu Annotin de Saint-Denis. Toutefois, on ne va pas lui tomber dessus. On attend de voir ce que la justice va dire. Je crois que cette affaire a l'air plus complexe que ce que vous en dites.
Elle est peut-être complexe, mais en tout cas, elle existe, puisque c'est factuel et c'est le parquet national financier qui avance. En tout cas, il y a eu une enquête de presse, donc elle a enchaîné. Et il y a, c'est normal, la justice qui fait son travail. On va attendre de voir ce que la justice nous dit.
C'est avant, pardonnez-moi de vous corriger, c'est avant le canard enchaîné, c'est le parquet national financier qui mène une enquête. Oui, parce qu'il y a eu d'abord un article, et donc le parquet national financier a fait une enquête à la suite de cet article. Jean-Luc Mélenchon disait juste avant les municipales, c'est combinard, en parlant des socialistes, qui selon lui, n'allaient pas coûter trop cher à acheter pour le deuxième tour des élections municipales.
Est-ce que comme Raphaël Glucksmann, qui a été moqué par Jean-Luc Mélenchon sur la prononciation de son nom, on a vu d'ailleurs visiblement une attaque antisémite à son égard, est-ce que vous aussi vous assurez ce matin, sur Europe 1 et sur CNews, est-ce que vous n'aurez aucune compromission, que vous n'aurez aucun accord technique ou électoral avec LFI ?
Écoutez, vous savez, cette situation de soumission que vous décrivez qui est réelle, je veux dire, on a passé toutes les municipales à dire qu'on ne ferait pas d'accord avec LFI, au deuxième tour, les mères socialistes, même qui étaient contre LFI, se sont mis à faire des alliances. Des accords techniques. Non mais les accords techniques, c'était ridicule, on n'aurait jamais dû faire ça.
On a tendance à nous assurer des postes bénéficiaires.
Non, ça nous a fait perdre partout. On a perdu Brest, qui était socialiste depuis toujours, on a perdu Clermont-Ferrand, qui était socialiste depuis 1945, donc non, c'était une très mauvaise opération. À part à Nantes, ça a planté partout, donc c'était une très mauvaise opération. On n'aurait jamais dû faire ça. Quand on doit tracer une ligne, il faut la suivre jusqu'au bout et en payer le prix. Moi, je pense que là, on doit tracer une ligne. Pourquoi on est faible aujourd'hui ? Parce qu'on a un discours à côté de la plaque. C'est le sens, je crois, de ma coignature à la primaire. Un programme économique sérieux, je l'ai présenté la semaine dernière. Des propositions crédibles.
Un discours neuf, une incarnation neuve. Et un parler vrai. Et je crois que c'est ça aussi qui nous aidera à être devant et ne plus dépendre demain de ces alliances qui sont un peu contre nature.
Je voudrais qu'il faut de la clarté. Vous dites aujourd'hui, vous parlez à l'instant d'une alliance contre nature. Quand je vous avais interrogé en juillet, ici même, vous m'avez dit qu'en cas de duel RN et LFI, vous voteriez Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est pas une alliance, moi, je vous dis, personnelle.
Non, mais vous auriez pu me dire, je vais voter blanc ou je ne vais pas voter. Non, mais je n'ai pas voté blanc quand il y a le RN au deuxième tour. D'ailleurs, je complète la formule. Si c'est Édouard Philippe contre le RN, je voterais Édouard Philippe. Si c'est Gabriel Attal contre le RN, je voterais Gabriel Attal. Si c'est Dominique de Villepin, je ne sais pas si je voterais Dominique de Villepin. Je voterais toujours contre le RN au deuxième tour. C'est ainsi, c'est comme ça. On parle de Jean-Luc Mélenchon, on ne parle pas d'Édouard Philippe, Gabriel Attal ou de Dominique de Villepin. Peut-être que pour vous, moi, je vote en tout cas contre le RN au deuxième tour. C'est simple.
Mais il y aura, moi, je ne souhaite pas d'alliance en bonne et due forme avec la France insoumise.
Alors, vous proposez le salaire brun, Philippe Brun. Baisser la CSG sur les salaires de moins de 4 000 euros brut pour gagner en pouvoir d'achat. Vous avez d'ailleurs, et on l'a rappelé, un sondage cluster qui dit que 66% des Français sont derrière vous. Le paradoxe, c'est que la CSG, ça sert à la protection sociale. Alors, ce n'est pas un peu paradoxal pour un socialiste ?
Non, le but, c'est de baisser la CSG sur le travail, parce que les travailleurs sont les vaches allées du système aujourd'hui. 27 millions de salariés qui payent la protection sociale pour 70 millions de Français. Et donc, mon objectif, c'est de financer la Fiscalité sociale par d'autres moyens, notamment en taxant davantage le capital. Et moi, je vous propose d'augmenter la flat tax aujourd'hui sur les revenus du capital pour diversifier ce financement. On a un pays qui vieillit. On a aussi aujourd'hui une valeur ajoutée qui est plutôt répartie de la même manière. Avant, c'est 70% de travail et 30% de capital. Aujourd'hui, c'est l'inverse.
Et donc, il faut que le capital contribue aussi dans un monde qui va être robotisé, dans un monde qui va être automatisé, dans lequel il y aura moins de travail et plus d'automatisation. Et bien, c'est normal que le capital contribue au financement de la CSG et pas seulement les travailleurs. Qu'est-ce qu'il y a de normal dans la taxation des capitales ? Aujourd'hui, il y a un problème. Les travailleurs sont écrasés. Vous êtes prof aujourd'hui. Vous avez un taux de cotisation de retraite de 88%. Donc, vous ne pouvez pas demander à des gens qui commencent dans la vie d'avoir un taux de cotisation de 88%. Parce que c'est le travail qui paye l'essentiel de la protection sociale.
Alors que dans le même temps, l'intelligence artificielle, elle ne paye pas de CSG. Les robots ne payent pas de CSG. L'automatisation, elle permet aussi de faire des économies sur le financement de la protection sociale. Donc, avec l'augmentation des frais de retraite, ça coûte 12 milliards de plus par an, juste le vieillissement. La vieillesse, 10 à 14 milliards de plus par an sur le vieillissement de notre système de santé. Il faut qu'on trouve le financement. Moi, je dis, détaxons le travail, laissons les gens travailler, donnons-leur du pouvoir d'achat en plus. Vous pouvez faire la simulation en ligne, salairebrun.fr. Calculez combien ça vous rapporte, 100 à 200 euros de plus par mois.
Donc, le travail doit mieux payer. Il faut que le travail paye plus. Il y a toute une France aujourd'hui, Pierre Devineau, qui est oubliée. Vous savez, c'est la France des gens qui gagnent 2000 euros par mois. Des gens qui sont à peu près autour de 1000 euros, 1800, 2100 euros. Qui remboursent le prêt pour leur pavillon. Qui remboursent le prêt ou le leasing pour leur voiture. Qui habitent à 60, 60, 70 kilomètres à les retours de leur travail. Et qui galèrent aujourd'hui. Qu'on les sense à 2,20 euros le litre. Qui n'ont droit à aucune aide. Qui sont dans une situation où ils sont lâchés par les pouvoirs publics. Moi, je suis le candidat de ces gens-là.
Moi, je suis le candidat de la France des gilets jaunes.
Mais ça veut dire que vous êtes le candidat d'une partie de la France. Pourquoi est-ce que... En quoi ceux qui ont du capital sont coupables ? Ils ne sont pas coupables. Je dis simplement que...
Vous allez les taxer. Non, mais c'est simple. Il y a aujourd'hui, quand vous êtes salarié. La différence entre la masse salariale. Ce que paye l'employeur et ce que vous touchez, c'est 66%. Et quand vous êtes... Je fais la même chose. Je reste chez moi. Je prends une application pour faire du trading en ligne. Je ne paye que 30% sur la plus-value que je réalise. Ou les dividendes que je tire de mes actions. Comment expliquer qu'on est 30% d'un côté. Enfin, 31,4 en vérité. Et 66 de l'autre. Il faut bien qu'il y ait de l'équité.
Le travail doit mieux payer aujourd'hui. C'est ce que je propose. Le travail doit mieux payer. Vous n'êtes pas le seul à le dire. A droite également, Bruno Retailleau avance cette idée de mieux payer le travail. Il y a quelque chose de paradoxal que je ne comprends pas, Philippe Brun. Vous allez m'expliquer. Vous aidez les Français à retrouver du pouvoir d'achat par justement le salaire brun et cette manipulation sur la CSG. Ils vont pouvoir vivre. Ils vont pouvoir payer, comme vous dites, leur leasing, leur loyer. Mais ils vont pouvoir aussi investir. Et donc, à la fin, ils vont avoir du capital. Mais vous allez les taxer ensuite parce qu'ils ont trop de capital.
C'est ça que je ne comprends pas.
On se dit simplement que la protection sociale doit être équitablement répartie. Et qu'il y a un moment... Moi, je n'ai pas envie de supprimer des postes d'infirmières. Ça, c'est ce que propose la droite. Ils disent qu'on va baisser la CSG et puis la sécurité sociale fera des économies. Lesquelles ? Avec le visiteur de la population, la Sécu coûte 12 à 14 milliards de plus chaque année. Donc, il n'y a pas d'économies. Moi, je n'ai pas envie qu'on ferme des lits d'hôpitaux. Je n'ai pas envie qu'on supprime des lits d'infirmières. Je n'ai pas envie qu'on supprime des postes d'aides-soignantes. On a besoin de moyens. L'hôpital public est en grave difficulté.
Moi, je dis simplement, répartissons mieux la charge. Le capital qui est exonéré d'efforts depuis 10 ans avec Emmanuel Macron, mettons-le à contribution, est raisonnable. Et dans le même temps, détaxons le travail.
Vous voulez dire que c'est une vieille recette socialiste. Margaret Thatcher disait toujours, à la fin, on finit toujours par dépenser l'argent des autres.
Mais on dépense l'argent des autres pour l'hôpital, M. Villeneuve. Quand vous serez vous-même malade, vous êtes bien portant. Peut-être que je le suis. Mais quand vous allez à l'hôpital, vous êtes content de ne pas sortir votre carte bleue. Vous êtes content d'avoir un système qui fonctionne. Et aujourd'hui, il prend l'eau. Moi, je dis, il faut financer la protection sociale. Et les Français sont très attachés à la sécurité sociale. Il ne faut pas la détruire. Donc, si on donne du pouvoir d'achat en plus aux gens, il faut qu'il y ait une meilleure répartition de l'effort. À partir de quel revenu, aujourd'hui, en France, est-on riche ? Je ne sais pas ça.
D'ailleurs, moi, j'ai voulu, sur la mesure que je propose, on va assez loin... Vous avez mis 4 000 euros. Pourquoi 4 000 ? Parce que tout le monde en profite. C'est-à-dire qu'on ne soit pas dans un système où on soit trop ciblé sur les gens qui sont autour du SMIC. Je pense qu'il faut que tout le monde en profite, que quelqu'un qui travaille puisse vivre de son travail, même à 3 000 euros, qu'il ait... Voilà, des gains de pouvoir d'achat, je pense que c'est important. La question, ce n'est pas de savoir si on est riche. Je pense que ce sont les travailleurs. La question, c'est la différence entre le travail et la rente. Un salarié à 3 000 euros, à Paris, il n'est pas riche.
En région parisienne, il n'est pas riche. Parce que je vais vous dire, 4 000 euros à Paris, 4 000 euros dans le Jura ou en Ardèche, c'est pas pareil. Ce n'est pas la même chose. Et puis, la question, c'est la rente, encore une fois. Moi, quelqu'un qui travaille et qui travaille bien, quel que soit son salaire, c'est un travailleur. Il doit pouvoir vivre de son travail. La question, c'est la rente. Et aujourd'hui, il y a des inégalités de patrimoine qui sont gigantesques. Des gigantesques. On ne part pas dans la vie avec les mêmes chances dans le système dans lequel on est aujourd'hui. Et là, on va avoir une grande transmission.
Vous savez, il y a 1 000 milliards d'actifs qui vont être transférés d'une génération à l'autre avec la fin, avec les baby-boomers qui vont... Certains d'entre eux disparaissent en ce moment et donc transmettent leur héritage. C'est des inégalités de patrimoine qui sont énormes.
Les rentiers appréciés en vous écoutant et en vous regardant ce matin. Le gouvernement réfléchit à la façon dont va être voté le budget 2027. On parle déjà, en tout cas, c'est une petite musique qui monte d'un 49-3. Est-ce que vous allez censurer, vous les socialistes, le gouvernement sur le budget, comme le promet déjà Jean-Luc Mélenchon ?
Écoutez-nous, il y a une méthode qu'on a mise en place depuis deux ans où, un, on présente nos propositions. Ce sera ce samedi à Blois. J'espère que CNews sera présent. On va présenter nos propositions budgétaires.
CNews est toujours présent à tous les grands rendements politiques.
Et donc, on sera là pour présenter nos propositions budgétaires. Et puis après, le gouvernement se positionnera par rapport à ces propositions. Il nous dira ce qu'il souhaite reprendre, ne pas reprendre. Et après, on prendra notre décision de savoir est-ce que...
C'est la méthode du chantage, comme le disait Sylvain Maillard hier.
Pas du chantage, il y a un moment, en fait. Pardonnez-moi, il y a la démocratie. Donc, les macronistes n'ont pas le début du commencement d'une majorité parce que les Français l'auront massivement refusé. Donc, ils se reposent sur vous et vous profitez... On est dans un parlement, pardon. C'est comme ça qu'il faut faire une démocratie dans tous les pays européens. Donc, il faut trouver un accord sur le budget avec un non suffisant de députés, 290 députés pour faire passer un budget. Donc, si le gouvernement veut faire passer son budget, alors il devra effectivement reprendre certaines de nos propositions. Quoi ? Quelles propositions ? On les fera samedi. Je ne vais pas...
Mais vous en avez posé de vous-même.
Il y a celle du Parti Socialiste, celle de Philippe Brun. Vous, vous voudriez, par exemple, mettre sur la table une proposition par... Comme sur le précédent budget, il y a eu la suspension de la réforme des retraites.
Moi, je défends, vous savez, cette proposition sur les salaires. Moi, je crois qu'aujourd'hui, on a un très grave problème de pouvoir d'achat dans cette rentrée qui, d'ailleurs, est la rentrée la plus chère de l'histoire. Regardez les gens qui font leur plein ce matin pour aller travailler, qui est à 2,20 euros le litre, le gasoil, aujourd'hui. Donc, il y a quand même des efforts à faire. Qu'est-ce que vous allez demander ? La suppression des taxes ? Moi, en tout cas, je vais faire des propositions sur le pouvoir d'achat et puis on verra ce que le PS reprend.
Sur l'essence, en l'occurrence, qu'est-ce que vous avez dit ?
Moi, je propose, dans le cadre de la primaire, dans mon programme qui est aujourd'hui en ligne, mon programme qui s'appelle Produire, moi, je propose de faire comme les socialistes espagnols, de mettre en place une taxe flottante sur le prix du carburant. Quand le prix augmente, la taxe baisse. Et donc, un rendement égal pour les finances publiques, on permet de soulager les Français. Là, aujourd'hui, on est dans une situation où il y a toute une France qui ne peut plus aller travailler, qui est en grande difficulté. La consommation, Pierre de Villeneuve, est en train de s'effondrer. 0,7% le premier trimestre, 0,2% le deuxième trimestre. L'économie française est en très mauvaise posture.
L'économie espagnole, eux, ils ont fait baisser les taxes sur le carburant. Ils vont avoir une croissance de 2,5% cette année. Ils ont eu une croissance de 3% l'année dernière. Donc, aujourd'hui, notre économie, elle va mal parce qu'on n'a pas pris la mesure de la crise énergétique qu'on est en train de vivre. Il faut faire baisser les prix de l'énergie.
Philippe Brun, beaucoup de candidats à la présidentielle s'interrogent sur l'école. Une mesure fait grand bruit ce matin. de l'interdiction des portables au lycée, pour ou contre ? Moi, je suis pour. Je suis pour. Même si les élèves disent, de toute façon, on a des écrans toute la journée, y compris en classe, en cours, les ordinateurs.
On est en train de se rendre compte des effets délétères des écrans. De la contribution, aujourd'hui, des écrans aux troubles de l'anxiété, aux troubles du spectre autistique. Parler avec des enseignants, aujourd'hui. Parler avec des spécialistes de l'autisme. Parler avec des parents, c'est devenu un enfer. Donc, les écrans sont un poison. Les écrans de téléphone, de tablettes. Moi, j'étais élu local, municipal. J'avais voté contre l'équipement en tablette des gamins à l'école. Parce que j'y voyais bien le danger. Et donc, moi, je pense qu'il faut interdire les téléphones. Qu'il faut, au moins possible, s'exposer aux écrans.
Moi, je vois bien les gamins, chez moi, dans l'heure, au McDo, chez Flunch. Les parents qui filent le téléphone, les gamins à 3 ans. On voit bien les effets. Pour avoir la paix. Pour avoir des jeux d'établissement. Il faut arrêter de faire ça. Il faut sensibiliser les parents. Il faut expliquer. Les études, maintenant, très sérieuses, ce qui ont été faites. Moi, j'ai organisé une conférence dans ma circonscription avec une spécialiste du sujet. Maintenant, on sait ce que sont les effets des téléphones. Donc, maintenant, il faut s'en prémunir. Et puis, pour le lycée, le cerveau est déjà bien développé.
Là, la question, c'est celle des réseaux sociaux, du harcèlement scolaire dans les établissements. Donc, là aussi, intérieur au portable, je pense que ça fera le plus grand bien.
Et justement, l'autre démarche d'Edouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, c'est ce questionnaire adressé à 10 millions d'élèves sur les violences sexuelles. Un enfant sur 10 en est victime aujourd'hui en France. Comment est-ce qu'on y remédie ?
C'est plutôt une bonne chose qu'il y ait un questionnaire. Je pense qu'il faut que la parole se libère sur cette question. Il y a eu, je crois, une grande omerta, une certaine tolérance aussi vis-à-vis de ces violences sexuelles. Notre société a été très tolérante. Partout, d'ailleurs, dans l'Église. Je suis catholique, donc je sais ce que cela veut dire. Et puis, aussi dans certains milieux libertaires. Je crois qu'aujourd'hui, il faut mettre tout cela derrière nous. Merci beaucoup, Philippe Brun, et bonne journée à vous. Merci.
Philippe Brun