"La France a toujours fait le choix de la souveraineté pour ses armées", mais il faut être "capable d'interopérer" entre pays européens, explique Catherine Vautrin, ministre des Armées
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
La France, depuis maintenant plus de 60 ans, a toujours fait le choix de la souveraineté pour sa défense et pour ses armées. Avec une souveraineté qui repose sur deux piliers, la dissuasion, nous sommes les seuls en Europe à avoir une dissuasion opérationnelle, qu'elle soit aéroportée ou qu'elle soit navale, et puis bien évidemment une armée conventionnelle. Et c'est tout le sens en fait de cet effort et de cette volonté du lien armée-nation que ce 14 juillet est ce défilé qui fait partie intégrante de la stratégie française. Parallèlement à ça, ce que l'on voit aujourd'hui, c'est que l'ensemble des pays européens voient la nécessité d'être capables d'interopérer, d'agir ensemble.
Et c'est ce que nous faisons avec la coalition des volontaires hier, avec finalement maintenant la coalition anti-balistique avec les Ukrainiens. Donc ce sont les Européens mobilisés pour la paix. Mais on peut continuer à œuvrer seul ? C'est-à-dire qu'au fond, la question qu'on se pose aussi ce matin, c'est qu'est-ce que c'est encore un défilé français ou est-ce que c'est un défilé européen ? Vous le savez, la défense est une compétence de chacun des États. Ensuite, en matière de capacité, il est intéressant à la fois d'avoir des réponses souveraines, mais d'être interopérable. Comment voulez-vous être ensemble dans une opération de défense si vous n'êtes pas interopérable ?
Et c'est bien pour cela que nous travaillons dans cet esprit avec la coalition anti-balistique, avec des avions qui peuvent travailler ensemble, avec des armées qui s'entraînent ensemble. Quand nous sommes nation cadre pour l'OTAN, par exemple, en Roumanie, ou que nous sommes aux côtés des Britanniques en Estonie, typiquement, c'est l'exemple de la capacité des pays européens à être interopérables. Et nous aurons, à l'automne prochain, en Pologne, un très grand exercice qui, là encore, sera un exercice commun, comme nous avons eu au printemps dernier, dans le cadre de l'exercice Orion, des pays qui sont venus participer à Orion.
Je pense aux Belges, je pense aux Espagnols, je pense aux Grecs. Tous sont venus, Orion est une opération qui a duré pratiquement six mois, et nous avons eu des armées européennes qui sont venues à nos côtés pour s'entraîner.
Catherine Vautrin