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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 9 juillet 2025 72 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprises

🔴 Rapport sur les impacts des réformes successives sur le baccalauréat professionnel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 48 %Attaque 29 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 14:01RelanceRéponse partielle

    Pourquoi rétablir les 4e et 3e technologiques alors que cela pourrait créer une voie de garage ?

  • 15:02OuverteRéponse directe

    Les dispositifs comme la cointervention et le chef-d'œuvre ont-ils échoué par principe ou par manque de moyens ?

  • 16:03OuverteRéponse directe

    Le lycée professionnel forme-t-il des travailleurs à bas prix ou des citoyens ?

  • 17:04RelanceRéponse directe

    Comment expliquer l'absentéisme massif dans les parcours de poursuite d'études ?

  • 18:05OuverteRéponse directe

    La gratification des stages était-elle une erreur coûteuse ?

  • 19:06OuverteRéponse directe

    Les réformes successives sont-elles la cause des difficultés du lycée professionnel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Chiffre
    « Désormais, un bâchelier sur 3 est détenteur d'un baccalauréat professionnel parmi la centaine de spécialités possible, ce qui représente 20 % d'une classe d'âge. »
  • 1:00Chiffre
    « 70 % des élèves ont des parents employés ouvriers ou inactifs contre moins de 40 % dans la voie générale ou technologique. »
  • 1:30Chiffre
    « 29 % des élèves de REP plus et 26 % des élèves de REP se dirigent vers une seconde professionnelle contre plus de 18 % pour les élèves de l'enseignement public hors éducation prioritaire. »
  • 3:00Chiffre
    « En 2009, les élèves perdent 25 % du temps d'enseignement. »
  • 4:00Chiffre
    « Les Bâcheliers professionnels sont désormais 47 % à s'engager dans une poursuite d'étude contre 34 % en 2010. »
  • 5:30Fait
    « Le lycée professionnel est le parent pauvre du système éducatif français. »
  • 7:00Chiffre
    « La réussite des bacheliers professionnels à l'examen du BTS est inférieure de 15 à 25 points à celle des titulaires d'un baccalauréat général ou technologique. »
  • 0:15Fait
    « une bonne partie des enseignants ce n'était pas faute d'envie mais c'était plutôt qu'ils étaient mobilisés sur d'autres missions ailleurs comme c'est souvent le cas au mois de juin. »
  • 2:15Fait
    « la location comme étant une erreur, un coup faramineux »
  • 3:00Fait
    « il faut vraiment qu'on mène un travail sur le long cours pour changer en profondeur les mentalités »
  • 5:00Chiffre
    « le milliard en question c'était la moitié pour les gratifications de stage et l'autre moitié qui n'a sans doute pas été dépensé loin de là »
  • 7:00Fait
    « on est plutôt sur un bac pro qui redevient en 4 ans sauf que c'est maintenant 3+1 »
  • 9:00Fait
    « l'orientation vers la voie professionnelle est davantage marquée pour les jeunes d'outre mer »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sans jamais faire l'objet d'une réelle évaluation. Aussi, il m'a semblé nécessaire de prendre un peu de recul et d'analyser les conséquences de ces réformes pour les élèves mais aussi pour la vitalité de l'économie car trois objectifs avaient été assignés à ce nouveau diplôme en 1985. Rapprocher l'école et l'entreprise, démocratiser l'accès au savoir et élever le niveau de qualification.

Nous n'oublions pas au passage de rendre hommage aux équipes éducatives et de direction car il ne faut pas négliger ce que des réformes aussi conséquentes ont demandé comme adaptation au personnel comme temps et comme énergie avec parfois le sentiment de ne plus faire leur travail dans les meilleures conditions. Je remercie Gerline Bier de m'avoir accompagné dans cette mission. Nous avons travaillé en bonne entente et sommes parvenu à un diagnostic entièrement partagé.

Il en va de même pour la totalité des recommandations formulées dans la version écrite du projet de communication. Désormais, un bâchelier sur 3 est détenteur d'un baccalauréat professionnel parmi la centaine de spécialités possible, ce qui représente 20 % d'une classe d'âge. Lors de la session 2024, on compté ainsi près de 173000 lauréat formés dans 2100 lycées professionnels par plus de 60000 professeurs de lycée professionnel.

À ces élèves s'ajoutent les 17000 titulaires d'un baccalauréat agricole. J'ai rappelé en commençant que la France fêtait cette année les 41 les 40 ans du baccalauréat professionnel, mais le verbe n'est pas nécessaement nécessairement approprié. En effet, durant les auditions, nous avons été frappés par ce qui n'est sans doute pas un détail.

On ne fête que rarement la réussite au baccalauréat professionnel. Voilà qui on dit long sur le regard porté par les intéressés eux-mêmes et plus largement par la société sur le bac pro et de manière générale sur la voie professionnelle. Pourtant, les parcours brillants dans cette voie existent.

Nous avons rencontré de nombreuses personnes qui l'attestent, notamment Dylan Aici, délégué général de l'association Une voix pour tous. Pourtant, depuis des années, les responsables politiques de Tout bord font la promotion de la voie d'excellence que constituerait la voie la formation professionnelle, baccalauréat, mais aussi CAP sous-statut scolaire ou en alternance. On touche là ce qui constitue selon nous le cœur du sujet.

à savoir une forme d'hypocrisie consistant à porter au Pinacle cette voie de formation tout en tolérant la relégation que subissent de trop nombreux élèves orientés vers cette filière. À cet égard, les promesses faites à l'occasion des réformes successives n'ont pas été tenues. De fait, le constat est sans appel.

Les lycées professionnels concentrent toutes les difficultés auxquelles est confronté l'éducation nationale et reste perçue comme une voie de garage. La proportion d'élèves issu de milieu populaire y est bien plus forte qu'ailleurs. 70 % des élèves ont des parents employés ouvriers ou inactifs contre moins de 40 % dans la voie générale ou technologique.

Il en va de même pour les élèves issus de l'éducation prioritaire. 29 % des élèves de REP plus et 26 % des élèves de REP se dirigent vers une seconde professionnelle contre plus de 18 % pour les élèves de l'enseignement public hors éducation prioritaire et seulement 10 % des élèves ayant fréquenté un collège privé. La même analyse vaut pour certains départements ultramarins à l'image de la Guyane qui comptait 1598 inscrits à la session 2024 du bac professionnel contre seulement j'ose dire 1709 pour le baccalauréat général soit une quasi parité alors qu'à l'échelle nationale le rapport est plutôt de 2 1/3 ces établissements pour revenir à la vision globale compte plus d'élèves à besoins éducatifs particuliers en proportion Les jeunes en situation du handicap sont cinq fois plus nombreux cinq fois plus nombreux en lycée professionnel qu'en filière générale et technologique. 42 % des élèves hallophones scolarisés en lycée le sont dans une formation professionnelle et les jeunes issu de l'immigration y sont également surreprésentés.

À cela s'ajoute l'orientation subie d'élèves ayant un niveau scolaire jugé trop faible pour leur permettre de réussir dans la voie générale, accentuant à la fois le sentiment de relégation et le risque de décrochage. La voie professionnelle demeure une zone de ségrégation sociale. Sur ce point, forcé de constater que pour de nombreux élèves en difficulté, les jeux sont déjà faits à la sortie de l'école primaire, ce que ce qui nous ramène à nos échanges de la semaine dernière avec les magistrats de la cour des comptes sur les défaillances de notre système éducatif et à ce d'hier sur l'orientation où je rappelais que les élèves arrivés dans le plus bas des cils des évaluations nationales en 6e sont près de 80 % à rejoindre 4 ans plus tard un CAP ou une seconde professionnelle contre seulement 1,8 % des élèves arrivés dans le plus haut des cils.

Dans le même temps, certains bons élèves souhaitant s'inscrire en bac pro sont dissuadés de le faire au prétexte qu'il mériterait mieux. Durant les auditions, plusieurs personnes ont fait état du double discours prévalent au sein de l'institution scolaire elle-même. Certaines autorité académique reprochant à des enseignants et principaux de collège de, j'ouvre les guillemets, manquer d'ambition pour leurs élèves au motif qu'il les orientaient en trop grand nombre vers un un baccalauréat professionnel.

Je poursuis. Pardon. Voilà.

Le comble de l'hypocrisie est atteint lorsque des mesures ayant pour effet de réduire le volume des enseignements dispensés aux élèves préparant un baccalauréat professionnel sont justifiés au nom de l'égale dignité des filières. Viser l'égalité suppose de veiller à ce que les élèves ayant le plus de besoins soient davantage soutenu. Or, les réformes intervenues depuis 2009 ont abouti aux résultats exactement inverses avec pour conséquence une diminution constante du niveau des bâcheliers professionnels.

C'est ce que nous entendons démontrer devant vous ce matin. D'un côté, le ministère de l'éducation nationale défend la thèse d'une élévation du niveau de qualification des élèves à la sortie du lycée professionnel. Le taux de bâchelier professionnel dans une classe d'âge est passé de 12,4 % en 2008 à 24,4 % en 2012 pour se stabiliser par la suite autour de 22 %.

Cette progression est d'abord d au passage du baccalauréat en 3 ans en 2009 qui a mécaniquement amené davantage de jeunes au diplôme puisqueavant cette date, une partie d'entre eux ne poursuivait pas ses études après l'obtention du BEP brevet d'études professionnelles en 2 ans. Par ailleurs, le ministère se félicite que la proportion d'élèves de la voie professionnelle obtenant le baccalauréat professionnel atteigne 81 % en 2024 alors qu'un nombre important d'élèves demeuraient cantonné au Bep. De l'autre côté, nous trouvons les syndicats, les organisations patronales, les parents d'élèves, les professeurs de lycée professionnel que nous avons entendu, dont des professeurs en lycée agricole ainsi que diverses autres personnalités dont monsieur Daniel Bloc, père du baccalauréat professionnel et grand spécialiste des questions éducatives.

Presque tous ont dénoncé un niveau scolaire en berne, une perte de connaissance générale et de compétences professionnelles à la sortie de la voie professionnelle. Un déficit de maturité et de savoir-être qui complique l'insertion professionnelle des jeunes ou les contraignes à poursuivre des études s'ils veulent obtenir une insertion correcte. Nous ne reviendrons pas sur les résultats des tests de niveau régulièrement menés au sein des publics scolaires dont les résultats sont connus de tous.

Ils ne sont pas bons. La baisse du niveau des bacheliers professionnels constatée par tous, notamment par les entreprises, est d'abord dû à la diminution continue du volume d'enseignement dispensé dans les lycées professionnels. Faisons le compte ensemble.

En 2009, les élèves perdent 25 % du temps d'enseignement. Ici encore, nous dénonçons le décalage entre le discours et la réalité. Selon le ministère, le baccalauréat en 3 ans traduisait l'égale dignité entre les filières générales, technologiques et professionnelles à dignité égale durée d'enseignement égal donc 3 ans pour tous.

C'était oublié que les élèves de la voie professionnelle étaient et demeurent ceux dont les acquis scolaires sont les plus faibles. Même les juristes amateurs savent que le principe d'égalité impose de traiter de façon identique des situations identiques, mais n'impose nullement de traiter de façon identique des situations différentes. Pourquoi on irait-il autrement en matière éducative ?

C'est précisément ce qu'écrivaient des inspecteurs de l'éducation nationale dans un rapport de 2005 remis au ministre. Citons ce rapport. Il est nécessaire de donner une réponse adaptée à la diversité des publics accueillis en baccalauréat professionnel.

Le parcours en 3 ans n'est donc qu'un élément de réponse qui ne concerne qu'une faible partie des publics. Et les inspecteurs concluaient en ces termes, il y a lieu encore de souligner qu'une grande majorité d'élèves ne peut pas suivre un parcours vers un baccalauréat professionnel en 3 ans au terme du collège et à ce titre, ils ne doivent pas être oubliés. Ces élèves ont hélas été oubliés.

En 2009, le temps d'enseignement sur 3 ans s'élevait donc à 2900 heures. Les réformes successives s'inscrivent dans le même mouvement de réduction du temps de formation qui passe à 2520 he en 2018 puis à 2350 he en 2023. En particulier, les enseignements généraux sont passés de 2009 à 2023, de 1218 he à 1070 he compte tenu du constat que nous avons établi, peut-on sérieusement croire à une élévation du niveau de qualification ?

Finalement, nous proposons simplement de revenir à la préconisation de bon sens formulée par l'inspection générale en 2005. Donner une réponse adaptée à la diversité des publics accueillis au sein de la voie professionnelle. Plutôt qu'un baccalauréat en 3 ans pour tous, pourquoi ne pas permettre aux élèves les plus en difficulté de suivre une année de formation supplémentaire centré sur les savoirs fondamentaux et dispensés en effectif réduit ?

Une telle mesure aurait évidemment un coût, mais nous le devons à ces élèves à qui nous offrons aujourd'hui un diplôme dont la valeur s'est effritée. De fait, cette moindre valeur est mise en évidence par la dégradation de l'insertion professionnelle des Bacheliers professionnels. En 2011, le taux d'emploi 6 mois des Bâcheliers professionnels ne poursuivant pas leur études était supérieur à 50 %.

En 2022, il n'était plus que de 45 %. L'insertion professionnelle des titulaires d'un CAP a diminué dans des proportions similaires. Pour les titulaires d'un BTS, en revanche, l'insertion professionnelle est bien meilleure puisque 6 mois après la sortie d'étude, 64 % sont en emploi salarié.

Il est donc naturel que de plus en plus d'élèves de la voie professionnelle souhaitent poursuivre leurs études. Les Bâcheliers professionnels sont désormais 47 % à s'engager dans une poursuite d'étude contre 34 % en 2010. La majorité d'entre eux choisit le BTS.

Or, la poursuite d'étude s'avère un choix risqué puisque 41 % des bacheliers professionnels échouent à obtenir leur diplôme. La réussite des bacheliers professionnels à l'examen du BTS est inférieure de 15 à 25 points à celle des titulaires d'un baccalauréat général ou technologique. Derrière ce chi derrière ce chiffre, il y a les illusions perdues, un incroyable gâchi humain et, osons le mot, une forme de trahison vis-à-vis d'élèves qu'on a encouragé à ne pas s'arrêter au bac pro, à qui on fait croire qu'il pouvait s'engager avec succès dans des études supérieures.

Car et toutes celles et tous ceux que nous avons entendu le reconnaissent, nombre de bâcheliers professionnels n'ont pas la capacité de réussir en BTS du fait de l'inadéquation entre leur parcours scolaire et les exigences du BTS. Plusieurs syndicats ont évoqué un fossé parfois infranchissable. Le manque d'habitude de fournir du travail personnel, les lacunes dans les savoirs fondamentaux et cetera.

Pour améliorer la réussite des bacheliers professionnels, le ministère a généralisé à la rentrée 2024 un parcours de consolidation en BTS qui doit permettre d'évaluer les besoins des élèves les plus en difficulté et de ce fait de leur proposer un accompagnement personnalisé. Il est encore trop tôt pour en mesurer les effets, mais nous observons que moins de la moitié des STS proposent à ce jour ce parcours de consolidation. Par ailleurs, il nous semble que le financement de ce dispositif par le pacte enseignant fasse peser un risque réel sur sa pérennité du fait des incertitudes budgétaires.

Nous souhaitons donc mettre fin à ce mode de financement pour renforcer ce dispositif. Les réformes de 2018 et de 2023 illustrent bien l'absence de stratégies cohérentes de vision pour la voie professionnelle. Outre la diminution du temps de formation, ces réformes ont créé une série de dispositifs tantôt cosmétiques, tantôt contre-productifs.

C'est le cas des familles de métier qui devaient permettre aux élèves d'accéder à une orientation plus progressive et de faire un choix plus éclairé. En réalité, les familles de métier ont contribué à complexifier les parcours des jeunes, ce que monsieur Garnier, au commissaire à l'enseignement et à la formation professionnelle a lui-même reconnu. Par ailleurs, on observe souvent une forme de confiscation du choix de la spécialité en fin de seconde puisque tous les établissements ne proposent pas l'ensemble des spécialités d'une famille de métier.

Nous souhaitons donc que le respect du choix de spécialité exprimé par les élèves soit rendu obligatoire. ce qui supposera de s'attaquer sérieusement au problème du maillage territorial des lycées professionnels. D'autres dispositifs pourraient être mentionné dont la cointervention et le chef-dœuvre qualifié de simples gadgets par Daniel Bloc à qui nous pouvons difficilement donner tort sur ce point.

Nous proposons de les supprimer après avoir demandé beaucoup d'énergie et des trésors d'imagination aux équipes éducatives pour les déployer coûte que coûte après année après année. Quant aux 12 mesures de la réforme de 2023, trois ont particulièrement retenu notre attention. Il s'agit de la réforme de la carte des formations, de la création des bureaux des entreprises au sein des lycées professionnels et du parcours différencié, le fameux parcours en Y.

S'agissant de l'élaboration de la carte des formations, nous avons observé un certain nombre de dysfonctionnements dont l'association insuffisante du monde économique à leur élaboration et une méthode contestable consistant à viser un taux de transformation annuelle de 6 % qui ne tient pas assez compte de la qualité des formations dispensées. Si la création des bureaux des entreprises était une idée intéressante, nous regrettons qu'elle n'ait pas fait l'objet d'une concertation suffisante avec les directeurs délégués la formation professionnelle et technologique DDFPT dont les relations de ce fait avec les responsables des BDE sont souvent compliquées car je tiens à rappeler qu'on ne partait en aucun cas d'une page blanche. Il faut donc mieux distinguer les missions des uns et des autres.

Si certains succès méritent d'être soulignés, on peut regretter une mise en œuvre inégale sur le territoire qui nous conduit à plaider en faveur d'une harmonisation des conditions de recrutement des RBDE. Enfin, la réorganisation de l'année de terminale avec la création d'un parcours différencié. l'exemple type de la mesure censée accroître l'attractivité de la voie professionnelle et améliorer le parcours des élèves, mais qui en définitive se retourne contre eux et contribuent à dévaloriser leur formation.

Rappelons succintement de quoi il s'agit. La mesure numéro 4 de la réforme de 2023 consistait à organiser l'année de terminale en lien avec le projet de l'élève avec deux objectifs affichés. D'une part, améliorer l'insertion professionnelle des nouveaux bâcheliers ayant décidé de mettre fin à leur parcours scolaire et d'autre part faciliter l'entrée de dans l'enseignement supérieur de celles et ceux qui souhaitent poursuivre leurs études.

Les élèves ayant l'intention d'entrer sur le marché du travail directement après leur baccalauréat effectue une dernière période de formation en milieu professionnel d'une durée de 6 semaines, ce qui porte à 12 semaines pendant l'année terminale les périodes de stage en entreprise. Et ce dernier stage de l'année ayant vocation a favorisé une insertion directe dans l'emploi. Les autres élèves censés s'orienter vers des études supérieures se voi dispenser un cycle de 6 semaines de cours intensif d'enseignements généraux et professionnel adapté.

Outre la préparation à la poursuite d'étude, l'objectif assigné à ces 6 semaines d'enseignement est de contribuer à la lutte contre le décrochage scolaire. Afin de libérer le mois de juin pour ces 6 semaines de stage ou de préparation à la poursuite d'étude, la plupart des épreuves du baccalauréat professionnel ont été avancé au mois de mai. Seul étant maintenu à la toute fin du mois de juin l'épreuve de prévention, santé et environnement PSE et l'oral de projet.

Cette modification du calendrier est la première erreur commise pour mettre en place le parcours différencié. La totalité des personnes et des organisations que nous avons entendu ont parlé d'une aberration. En l'absence d'aménagement des programmes, les élèves de terminal pro souvent déjà en difficulté sont contraints d'apprendre un rythme plus soutenu.

En ce qui concerne l'augmentation du nombre de semaines de PFMP, il convient de rappeler que les organisations patronales n'étaient pas demandeuses. À cet égard, nous tenons à alerter sur la multiplication incontrôlée des stages en entreprise sous diverses formes. Durant les auditions, une lassitude des structures hautes est apparue clairement, de même qu'une difficulté croissante à satisfaire l'ensemble des demandes de stage.

Entre le stage obligatoire en seconde générale qui doit avoir lieu en juin, les PFMP des secondes et premières professionnelles, les stages d'observation de 3e, les sollicitations émanant des étudiants du BTS au master ou encore les stagiaires adultes de la formation continue. Sans oublier la forte demande d'embauche d'apprenti, les entreprises n'en peuvent plus. De fait, de nombreux élèves de terminal ont dû se rabattre sur les 6 semaines de cours, faute d'avoir trouvé une structure d'accueil en stage.

On pouvait craindre que l'attrait de la gratification conduise une grande majorité d'élèves, notamment ceux issus des milieux les plus populaires à opter pour les 6 semaines de PFMP supplémentaire. Nous ne disposons pas encore d'un bilan d'expérience, mais il semble que les stages en entreprise a effectivement été choisi par une grande majorité d'élèves. Toutefois, la situation apparaît contrastée selon les bassins d'emploi, voire selon les établissements.

En revanche, il est clair que le système a donné lieu à de nombreuses dérives et à des difficultés importantes dans les établissements. Les enseignants et chefs d'établissement insistent sur les difficultés d'organisation insoluble posées par l'introduction du parcours différencié à un moment de l'année scolaire où les personnels sont accaparés par de nombreuses tâches à commencer par la préparation, la surveillance et la correction des épreuves d'examen. Il apparaît en outre que certains stages sont effectués dans un secteur d'activité n'ayant qu'un rapport assez lointain avec la spécialité des élèves, ce qui est en contradiction même avec l'esprit de la réforme.

En ce qui concerne le parcours préparant à la poursuite d'étude, la totalité des acteurs constate un absentéisme massif dépassant les 60 % dans les certains établissements et déplore une démobilisation complète. La ministre Ellisabeth Borne elle-même a reconnu cette situation. En outre, certains élèves censés poursuivre leur parcours scolaire ont préféré occuper un emploi saisonnier notamment dans le secteur de l'hôtellerie restauration.

Solution plus rémunératrices que les PFMP. De toute évidence, il convient donc de revenir sur l'organisation de l'année de terminal professionnel. De même, nous l'avons dit, plusieurs mesures correctrices doivent être prises concernant les familles de métier, la courintervention et le chef-dœuvre.

En ce qui concerne le passage à 3 ans du bac pro, notre conviction est que ce fut bel et bien la mère de toutes les contreréformes qui ont suivi. Néanmoins, la plupart des acteurs de terrain semblent considérer qu'il n'est pas envisageable de revenir en arrière. Cette mesure se répercit comme encore plus discriminatoire envers les élèves des lycées professionnels.

Nous réitérons donc notre proposition de laisser la possibilité aux élèves qui le souhaitent d'effectuer une 4e année de formation en lycée professionnel en effectif réduit. En outre et faute de mieux, nous préconisons un développement massif des certificats de spécialisation, anciennement mention complémentaire qui facilite l'insertion professionnelle des jeunes, même s'il ne s'agit en réalité que d'une manière détournée de réintroduire une 4e année, car ces diplômes sont de niveau 4 comme le baccalauréat professionnel. Si vous le souhaitez, nous évoquerons plus en détail cette proposition dans le courant de la discussion ainsi que les 19 autres que nous formulons.

Nous vous remercions de votre attention. Merci beaucoup. Nous allons maintenant passer aux orateurs de groupe et pour le rassemblement national, ce sera Roger Chudot.

Merci madame la présidente. Je voudrais d'abord adresser mes compliments au coapporteurs et à leur équipe pour la qualité de cette communication. Depuis des décennies, le lycée professionnel est le parent pauvre du système éducatif français.

Il bénéficie certes de la sollicitude apparente des gouvernements qui tous affirment la main sur le cœur qu'ils entendent revaloriser la filière. Mais les faits sont têtus. Le lycée professionnel est très largement le lycée des pauvres.

Dans la plupart des cas, les élèves y sont orientés par défaut et de nombreuses formations tercières sont en réalité des formations parking sans perspective d'insertion professionnelle. Le taux de maîtrise de la langue française y est simplement catastrophique. La réforme Grand Jean tente une fois encore de remédier à cet état de fait.

Doté d'un milliard d'euros, sa philosophie générale à laquelle nous souscrivons vise à réduire le décrochage, à améliorer l'insertion professionnelle et à mieux répondre aux besoins de l'économie. force est pourtant de constater que ces objectifs ne sont pas atteints car cette réforme n'est pas sérieusement pilotée. Or, les enjeux du LP sont considérables.

Le haut commissariat à la stratégie au plan a par exemple calculé qu'il faudrait pour gagner deux points de PIB en matière de production industrielle former 1 million d'opérateurs en 10 ans sans compter le renouvellement générationnel. Mais on cherche en vain dans les projets gouvernementaux la moindre trace d'un plan de montée en puissance de l'enseignement professionnel initial. Une fois encore, nul n'a regardé le LP comme un vecteur stratégique du réarmement industriel.

La réforme Grand Jean reste très insuffisante par son déficit de vision prospective et son absence de conception systémique. Les propositions du Rassemblement national sont les suivantes. La formation professionnelle initiale doit être intégralement confiée aux régions.

L'État stratège doit se doter d'un ministère de plein exercice. Les procédures d'orientation doivent être revu. Le DNB doit devenir un véritable examen de passage.

Les 4e et 3e technologiques rétablis. Les élèves ont besoin de temps pour se remettre à niveau, vous l'avez dit, se spécialiser ou se préparer à la poursuite d'études. Nous rétablirons donc les horaires suffisants pour les disciplines générales, y compris en permettant des études étalées sur 4 ans.

Je vous remercie. Je vous remercie. Nous passons au groupe ensemble pour la République avec Céline Calvez.

Merci madame la présidente, madame monsieur le rapporteur. Depuis 2017, le président de la République a exprimé avec constance un engagement fort en faveur de la revalorisation de la voie professionnelle, qu'elle soit par apprentissage ou sous sa forme scolaire. Cet engagement s'est traduit par plusieurs étapes structurantes.

Vous y revenez. Je voulais souligner aussi qu'il y avait la réforme de l'apprentissage, l'investissement dans les campus de métier et donc cette ambitieuse réforme du lycée professionnel avec les bureaux des entreprises ou encore la location de stage. Faire de la voie professionnelle scolaire, une filière d'excellence reconnue et que l'on choisit.

C'est bien dans cet objectif que nous avions été missionnés avec le chef régistre Marcon. Nos préconisations de 2018 avaient alors notamment conduit à l'introduction de deux dispositifs, la cointervention et le chef-dœuvre. Donner davantage de sens aux apprentissages.

Créer des ponts entre les enseignements généraux et les compétences professionnelles. Faire émerger des pédagogies plus actives, plus transversal. La co-intervention visait à décloisonner les disciplines, à croiser les regards, à construire des séquences partagées quand le chef-dœuvre permettait aussi de révéler les talents, de développer la créativité, l'initiative ou encore l'esprit d'entreprendre.

Votre recommandation numéro 6 propose aujourd'hui de supprimer ces leviers au motif de peut-être leur difficulté de mise en œuvre. Ma question est quand même la suivante. Les limites constatées relèvent-elles du principe même des dispositifs ou bien d'un manque de moyens ou bien d'un manque de formation ou d'accompagnement dans leur déploiement ? car ce n'est pas en renforçant uniquement les volumes horaires disciplinaires qu'on réglera les enjeux de motivation et de décrochage.

Ce n'est pas tant le niveau des savoirs fondamentaux qui est en cause que le sens donné à ses savoirs. La voix professionnelle, la vocation à être distincte de la voie générale et technologique. Elle doit être plus ouverte à l'innovation pédagogique, la démarche projet, des manières d'apprendre plus concrètes, collectives, engageantes.

Dans la voie pro, on pourrait vraiment cultiver davantage l'esprit d'entreprendre. C'est aussi ainsi que l'on attira un public qui choisit cette voix et non pas seulement qui l'a subi. Je vous remercie.

Merci beaucoup. Nous allons passer au groupe N LFI NFP avec Rodrigo Arenas. Merci madame la présidente, madames et monsieurs le rapporteur, chers collègues, les jeunes qui choisissent ou subissent une orientation en lycée professionnel sont avant tout considérés comme une main d'œuvre en devenir.

Si les lycéens des voies générales sont éduqués pour devenir des citoyens, force de constater que ceux du pro sont avant tout là pour fournir des travailleurs et des travailleuses si possible à bas prix. Et oui, nous aurions une jeunesse qui rêverait de s'instruire, de se cultiver et une autre qui rêverait d'intégrer le plus vite possible le monde du travail sans systématiquement passer par la case de de langues étrangères ou philosophie. Aujourd'hui, en pro, ce sont beaucoup moins d'heures d'enseignement général pour soi-disant coller au plus près des besoins de l'entreprise.

Mais peut-on vraiment croire que l'objectif du lycée serait de former nos enfants à devenir des travailleurs modèles ? Cette année, j'ai travaillé avec 350 lycéens et lycéennes professionnels sur des propositions de loi. Ce qu'il réclame, ce sont des orientations choisi, un renforcement de la mobilité tant nationale qu'internationale, une diversification de l'offre de formation dans les zones rurales, un renforcement du lien avec les familles ou encore des réorientations facilitées.

En réalité, dans un monde où il est indispensable de se former mieux et plus longtemps, où les connaissances générales doivent être acquises par toutes et tous et pas seulement par celles et ceux que l'on qualifie de bons élèves, ce dont nos jeunes ont besoin. Ce ne sont pas des réformes inutiles. Ce ne sont pas de pénible adaptation d'un système dépassé à un monde que nos gouvernants ne connaissent plus.

Ce dont ils ont besoin, c'est un lycée où tout le monde puisse avoir accès aux apprentissages manuels et intellectuels sans distinction, sans hiérarchie. Parce que dans le monde que nous légons à nos enfants, oui, il va autant leur falloir maîtriser la mécanique ou l'agriculture que l'anglais ou les mathématiques et le français. Pour ma part, je crois que la vraie réforme du lycée professionnel n'a hélas toujours pas eu lieu, mais force de constater que votre rapport nous donne des pistes intéressantes pour pouvoir finalement permettre à nos enfants de réparer le futur.

Je vous remercie. Je vous remercie. Nous passons maintenant au groupe socialiste et apparenté avec Aida Adizadet.

Merci madame la présidente, madame la rapporteure. Monsieur le rapporteur, merci pour la qualité de votre rapport. Euh merci d'avoir mis la lumière sur euh le la voix professionnelle.

Et avant de commencer, moi je voudrais aussi rendre hommage aux enseignants des lycées professionnels. Quand on prend le temps de les écouter, la première chose qu'ils disent c'est que leur premier métier de redonner confiance aux élèves. C'est même pas d'enseigner, c'est même pas d'apprendre, c'est redonner confiance.

Parce que la voix professionnelle, c'est la voix de garage, c'est la garde triste. C'est là où on met ceux qui ont échoué dans ce qu'on qualifie d'excellence, les voix académique, l'apprentissage classique. Et je rejoins tout à fait les propos de mon collègue Rodrigo Arenas.

On a on devrait cesser dans ce pays de diviser la jeunesse en deux. ceux qui sont destinés à devenir des citoyens responsables d'eux-mêmes et des autres et ceux qui fauteent d'avoir démontré des aptitudes académique intellectuelle aurait vocation à devenir tout de suite de la main d'œuvre parce que vous avez mis la lumière sur les différentes réformes successives. On a perdu 200 heures de moins d'apprentissage par rapport à 2019 et comment on veut que les élèves tiennent debout et confiance en eux.

On a baissé le niveau des exigences et les premiers à s'en rendre compte, ce sont les élèves. Si on attend rien d'eux, alors ils n'ont rien aussi à à fournir comme effort et et rien n' espérer finalement de cette école. En juin dernier, 95 % des élèves en parcours poursuite d'études étaient absents des cours. 95 %. 5 % d'élèves présents.

Même les stages rémunérés n'ont pas suffi à les maintenir. Alors bien sûr qu'il faut revaloriser la voie pro. beaucoup s'ils sont essayés mais tant qu'on ne remettra pas en question cette logique qu'on qualifie de faussement élitiste, ce n'est pas élitis que de trier les élèves sur la voie sur sur la base d'un seul critère.

Nous n'arrivons pas à revaloriser cette voie. Et cette matinée rejoint tout à fait nos travaux d'hier, nos travaux sur l'orientation. on ne peut pas orienter euh sur la base uniquement de critères académiques et laisser les voies manuelles à ceux qui euh seraient dépourvus de toute aptitude.

Donc voilà, je voudrais que vous fassiez aussi le lien entre nos propos, nos interventions d'hier. Merci beaucoup. Merci.

Nous allons passer maintenant à la droite républicaine avec Alexandre Porti. Merci madame la présidente, madame et monsieurs les rapporteurs, au nom du groupe droite républicaine, je voudrais tout d'abord vous remercier parce que votre rapport permet un coup de projecteur sur le lycée professionnel que cette assemblée nationale a de rares occasions d'évoquer et qui est trop souvent l'éternel absent de de nos débats. Le lycée pro est souvent méconnu quand il n'est pas caricaturé et c'est malheureusement un fils d'artisan qui vous le dit.

Le lycée pro devrait pas être la voie de garage, mais il devrait être la voie royale du système scolaire, la voix cardinale autour duquel devrait se construire le système dans son ensemble. Avec plus de 600000 élèves, il doit pas être non pas un pilier, mais en fait le pilier du système en assumant un postulat de base et ça a été évoqué, je le rejoins, à savoir que le lycée professionnel c'est la clé de voûte de notre souveraineté nationale. On ne soigne pas, on ne produit pas, on peut pas nourrir nos enfants demain sans un lycée professionnel qui soit qui soit fort.

Alors, est-ce que la dernière réforme m'a permis de le faire ? Oui, en partie, il faut être juste. Et il y a un point que vous n'avez pas évoqué, c'est que dans tout le système scolaire, le seul segment qui a gagné des élèves à la dernière rentrée scolaire, c'est le lycée professionnel alors qu'on en perd partout ailleurs.

C'està dire qu'il y a quand même une attractivité et qu'il se passe quelque chose aujourd'hui. Est-ce que la réforme a 100 % tout bien fait ? Ça non.

Euh et je suis toujours convaincu que la gratification des stages par exemple était une erreur au coût pharamineux. Euh j'aurais aimé pouvoir vous entendre davantage là-dessus. Est-ce que la dernière réforme a tout raté ?

Non. Et notamment elle apporté une étape décisive qui était la mise en place des bureaux des entreprises. Et votre rapport souligne a raison le bilan qui est le sien. 140000 élèves mieux accompagnés, des stages facilités, un soutien à la collecte de la taxe d'apprentissage ce qui est pas notre non plus, des passerelles vers l'emploi qui sont créés.

C'est concret et c'est utile et c'est une bonne chose mais au final on reste encore au milieu du gay et je pense que le plus urgent c'est surtout d'arrêter de changer tout le temps. Et ce qui serait dramatique c'est qu'on sorte d'ici avec l'idée qu'il faut à nouveau encore tout chambouler. Le lycée pro, il a besoin de stabilité, il a besoin de lisibilité et il a besoin tout simplement qu'on dise qu'on l'aime, qu'on donne une place dans le système scolaire aujourd'hui.

Et c'est pour ça que la réforme la plus importante du lycée professionnel, c'est peut-être l'orientation. Est-ce que vous pourriez nous dire comment vous voyez la mise en valeur du lycée pro en amont du lycée pro précisément ? Je vous remercie.

Merci. pour le groupe écologiste et social Arnaud Bonet. Madame la présidente, mesdames et messieurs les corpporteurs, je tiens vous remercier d'abord pour cette mission flash sur un sujet qui est essentiel comme les filières professionnelles.

Depuis des années, l'éducation nationale est sous le coût de réforme qui s'enchaîne. On est plusieurs à l'avoir dit, les personnels n'ont pas le temps de mettre en œuvre les changements demandés que déjà il y en a d'autres et c'est une instabilité qui est impossible à suivre pour les professionnels et pour les élèves également. Les filières professionnelles ont particulièrement subi ces réformes.

Elles sont déconsidérées par des politiques d'orientation qui s'obscinent en faire les voies de garage comme on l'a dit également pour les élèves en difficulté. Et ces filières professionnelles ont subi de nombreuses suppression d'heures de cours successiv au profit des sages en entreprise. Cette politique est contreproductive pour l'accompagnant scolaire, la poursuite d'étude et l'insertion professionnelle. venant de terminer un rapport sur l'orientation scolaire.

En fait, ce qui est une évidence pour moi, c'est que finalement les difficultés du lycée professionnel ne sont que le reflet de de de ce qu' des difficultés qu'on a au niveau de l'école primaire et du collège. Ce n'en est que la suite. Et donc peut-être qu'il va falloir se pencher réellement sur ce que l'on veut pour notre système éducatif, sur notre système primaire, sur notre système secondaire pour avoir un lycée professionnel réellement qui permet réellement la réussite de toutes et de tous les élèves.

Je vous remercie donc pour ce rapport qui va nous éclairer collectivement sur la situation des filièurs professionnels actuellement après toutes ces réformes et j'espère bien entendu que cela débouchera par un renforcement des moyens ou leur réorientation afin d'améliorer la formation et de l'émancipation de tous ces élèves. Je vous remercie. Nous passons maintenant au groupe les démocrates avec Delphine Lingeman.

Merci madame la présidente, madame et monsieur le rapporteur. Chers collègues, tout d'abord je tiens à vous remercier au nom du groupe les démocrates pour la qualité et la rigueur de votre travail. Je tiens également à rendre hommage aux enseignants des lycées professionnels qui effectuent un travail remarquable tant sur la transmission des savoirs mais aussi sur la revalorisation de l'estime de ces jeunes.

Alors car oui, aujourd'hui le baccalauréat et les filières professionnelles sont souvent considérées comme des voies de garage des seconds choix. Et mes chers collègues, ne soyons pas hypocrites, y compris parmi nous euh avec certains d'entre nous qui considèrent en ce qui concerne l'orientation de nos enfants. Pourtant, il est impératif que chaque jeune, quel que soit son milieu d'origine, quelle que soit son origine géographique, puisse trouver sa voix et que cette filière soit pleinement reconnue et valorisée.

Dans un contexte où la santé mentale des jeunes se se détériore, pardon, il est fondamental de leur offrir les moyens de s'épanouir dans une voie choisie et non subie. Les chiffres par le domaine. Plus de 40 % des élèves en lycée professionnel estiment que leur orientation a été imposée et la moitié d'entre eux pensent que leurs capacités ont été sous-estimées lors des choix d'orientation à la fin du collège.

Les différentes réformes engagées témoignent de la volonté des gouvernements de renforcer cette voie professionnelle si nécessaire à notre industrie en tête de en tête en quête de talent. Toutefois, comme le soulligne votre rapport, ces mesures demeurent insuffisantes au regard de l'ampleur des défis à relever. Je souhaite attirer votre attention sur la question cruciale de la mobilité notamment sur les zones rurales élus du PID d'Om.

Je constate souvent que l'orientation est subie souvent subie à cause des problèmes de mobilité. Les jeunes ne peuvent pas choisir la spécialisation de leurs choix dans les filières professionnelles car elle n'est pas proposée dans leur lycée de secteur. Les obstacles matériels et financiers qu'il s'agisse de coût de transport, de l'absence de solution d'hébergement, du manque d'accès au permis de conduire pour les mineurs limitent gravement leur choix.

Alors, ils sont contraints de se tourner vers une filière par défaut, ce qui provoque un risque de décrochage. Face à ce constat, quelle proposition concrète formulez-vous pour lever les obstacles à la revalorisation de l'enseignement professionnel et surtout, quelle solution avancez-vous pour garantir à chaque jeune la possibilité de choisir librement sa filière indépendamment de son code postal ? Je vous remercie.

Merci. Nous passons maintenant au groupe Liot avec Salvator Castigglion. Merci madame la présidente, madame et monsieurs les reporteurs, je vous remercie pour ce travail important et utile sur ce sujet essentiel malheureusement peut considérer et valorisé.

Notre groupe est pourtant convaincu que la voie professionnelle est précieuse. Encore faut-il faire en sorte que l'offre de formation soit de qualité, que les élèves soient correctement orientés et que l'insertion scolaire et professionnelle soit au rendez-vous. Nous constatons que malgré les réformes, les élèves sont toujours majoritairement issus des mêmes catégories socio-professionnelles et que nous peinons à attirer de nouveaux profils dans une voie pourtant précieuse pour former nos jeunes vers des métiers porteurs.

Nous partageons vos recommandations. Vous dressez un bilan nécessaire des réformes du baccalauréat professionnel et la dernière, celle de 2023, avait suscité de nombreuses inquiétudes des syndicats et des enseignants et d'ailleurs vous endresser un premier bilan mitigé. Je vous rejoins dans le constat que vous faites d'un décalage entre les propos ministériels décrivant une voix d'excellence mais vue par les élèves comme une filière par défaut.

Des actions concrètes et continues avec les familles et les partenaires de l'orientation semblent nécessaires pour ouvrir l'ensemble des spécialités à tous les profils d'élèves. Cela demande notamment que les enseignants reçoivent des formations spécifiques afin d'assurer au mieux leur mission de conseil en orientation. La mise en place d'une campagne nationale de promotion de la voie professionnelle qui est une de vos recommandations me semble également être une très bonne idée.

Malgré ces préjugés entre 2019 et 2024, les demandes d'orientation vers la voie professionnelle ont augmenté de 4 points en CAP comme en bac pro. Alors, pouvez-vous nous en dire plus peut-être sur l'éventuelle évolution des profits des élèves ? Et puis j'aimerais aussi vous entendre sur la réduction du temps d'enseignement mise en œuvre par la dernière réforme au profit des stages.

Estimez-vous que cette mesure et atteint son objectif de lutter contre le décrochage scolaire et de renforcer le partenariat avec les entreprises en augmentant la durée des stages et en garantissant la rémunération des stagiaires par l'État. Je vous remercie. Merci.

Nous passons au groupe GDR avec Souia Bourouis. Ah non, c'est monsieur Maillot. Allez-y, monsieur Maillot.

Voilà. Merci madame la présidente. Mes chers collègues, tout d'abord mesdames et messieurs les rapporteurs, merci pour la qualité de votre travail.

Ce rapport vient apporter une réflexion exhaustive sur la transformation successive du baccalauréat professionnel ainsi que des pistes de réforme adapté. Je regrette légèrement, je regrette un peu que la question des pays d'outreem a été abordée de façon assez marginale. Ce que j'ai besoin et j'ai envie de vous dire, c'est que il est reconnu qu'il y a huit types d'intelligence.

Je crains qu'à seule l'éducation nationale peut trouver réponse à ces huit types de d'intelligence. Et pour finir par vous dire que si on est toujours en train de juger l'intelligence du poisson à sa manière de grimper de l'arbre, ça sera toujours le singe l'intelligent. Et le et ça ça participe à un décrochage.

C'est-à-dire si on ne regarde pas dans tous l'éventail de ces types d'intelligence, nous avons 4000 lycéens qui décrochent à la Réunion sur un territoire qui en compte 40000 lycéens. Donc euh et ça participe au taux de chômage qui est de 19 % donc trois fois supérieur à la moyenne nationale. Et cette situation affecte de manière disproportionné les jeunes de moins de 25 ans qui connaissent un taux de chômage très élevé qu'il est de 35 %.

Et je fais partie moi de ceux qui pensent que la formation professionnelle est un véritable est une véritable alternative dans une perspective de professionnalisation et d'employabilité directe. Et en tant que défenseur de la préférence régionale dans les pays dit d'outreemer, la formation professionnelle nous permet d'avoir des forces vives avec des compétences et un savoir-faire local que nous devons renforcer à tout prix. à l'heure où euh nos jeunes sont forcés à l'exil par manque de formation disponible sur nos territoires, c'est une réelle opportunité qui doit être exploitée.

Je déplore pourtant que malgré un taux de réussite satisfaisant à la voie professionnelle est encore très loin publicité par les élèves et peut-être même par les parents. Donc une orientation subie et non choisie comme l'a dit la collègue sur 9102 élèves inscrits au baccalauréat en 2025 seul 31,6 % la voie professionnelle. Donc à votre avis que peut-on faire dans les pays dit tout pour améli améliorer cela ?

Est-ce que le secteur professionnel est en rapport avec le monde économique ? Voilà les questions que j'ai à vous poser l'exposer pour les pays d'idoutromer. Merci monsieur Maillot.

Si ça vous convient, on a que deux questions de une minute. Donc on va les faire poser maintenant et les rapporteurs répondront sur toutes les questions. Merci beaucoup.

Nous avons la question de Florence Joubert. Non non, c'est parce qu'on est 2 millions. Votre micro.

Ah, excusez-moi. Vous avez évoqué l'ambition de la réforme Grand Jean de faire du lycée professionnel une filière d'excellence. ambition que partage d'ailleurs le Rassemblement national.

Mais comment y parvenir si l'on continue d'ignorer un problème majeur, le manque criant d'enseignants qualifiés dans les lycées professionnels, notamment en français, en mathématiques et dans de nombreuses spécialités techniques ? Dans beaucoup d'établissements, on en est réduit à recruter en urgence des contractuels non formés, faute de mieux. Les chefs d'établissement tirent la sonnette d'alarme, les élèves en subissent directement les conséquences et la promesse d'un enseignement de qualité devient un mirage.

Or, sans professeur formé, stable, expérimenté, notamment issu du monde professionnel, aucune réforme ne peut tenir debout. Que préconisez-vous donc pour rendre ces postes attractifs, mieux reconnus et enfin à la hauteur des enjeux de formation et d'insertion que vous avez vous-même rappelé ? Je vous remercie.

Merci. Et enfin la question de Ali Diwara. Merci madame la présidente, madame la rapporteur, monsieur le rapporteur.

Ce rapport met en lumière une réalité client que le lycée professionnel érigé en cause nationale reste discriminé par des réformes successives sans vision cohérente et sans véritable dialogue avec les acteurs de terrain. Derrière les discours d'excellence, la filière demeure assignée à une logique utilitaristice, excusez-moi, centrée sur une employabilité immédiate au détriment de la formation de l'égalité et de l'émancipation. Le résultat est sans appel.

Baisse des heures d'enseignement général, insertion professionnelle fragile, poursuite d'études limitées où seul 65 % des Bâcheliers pro ont reçu une proposition parcours sub compte 92 % en filière générale. En Sens, ces dérives sont amplifiées. 37 % des élèves sont contraints à de l'orientation subie contre 27 % au niveau national.

Ce n'est pas un choix mais le symptôme d'un système éducatif à deux vitesses où l'origine sociale conditionne l'avenir. Comme vous le savez, les inégalités sociales sont cumulatives et la voix professionnelle en est une illustration parfaite. C'est en scène Saint-Ni notamment que les promesses républicaines d'égalité des gens sont le plus souvent mises à l'épreuve et hélas contredent contredites.

Il est grand temps donc de refonder en profondeur les mécanismes d'orientation afin que la voie professionnelle ne soit plus un sas de relégation vers des métiers précaires mais vers une voie d'excellence exigeante et émancipatrice. Je vous remercie. Merci et je crois que madame Bourois voulait poser une question donc on vous écoute.

Oui, merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les rapporteurs, merci pour votre rapport précieux en tant que ancienne anciennante en PLP2 en lycée professionnel en scène Saint-Denis, je retrouve tout ce que j'ai vécu. Une orientation qui est souvent subie qui enferme les jeunes dans des filières ne correspondant pas à leurs envies, qui comprometent leur réussite et limite leur perspective d'avenir.

Ce sont des souvent des élèves fragiles auxquels on consacre toujours moins de temps. Je partage pleinement votre constat. La baisse continue du temps d'enseignement au profit du temps en entreprise qui fragilise leur acquis et limite leur capacité à comprendre et à évoluer dans leur métier.

En lycée professionnel, nous formons des citoyens qui doivent d'être dotés d'un d'un véritable esprit critique, pas des simples exécutants. Nos futurs ouvriers et techniciens de haut niveau ont besoin d'un enseignement généraux, de l'histoire, des lettres. de la science, des sciences, tout ce qui nourrit la réflexion et construit la citoyenneté.

C'est la raison pour laquelle je soutiens pleinement votre première préconisation qui est le lancement d'une grande campagne nationale pour promouvoir la la voix professionnelle, une voix d'excellence qui offre des parcours brillants et qu'il est urgent de valoriser. Je vous remercie. Merci.

Nous en avons terminé avec les questions et les orateurs. Nous passons maintenant aux réponses des rapporteurs. C'est à vous.

Alors, je vais commencer puis on va alterner pour les réponses. Donc, monsieur Chudo, nous partageons sans doute une partie du diagnostic que vous faites. Vous avez parlé de lycée des pauvres, dénoncer parfois des voies de parking et cetera.

Par contre, vous avez une préconisation sur laquelle je souhaite revenir. Vous préconisez un rétablissement des 4e et 3e techno. Alors, c'est vrai qu'on peut s'interroger, hein.

C'est aussi une préconisation du de monsieur Bloc qui souhaitait revenir sur ce modèle. Moi, pour l'avoir vécu comme élève au collège, je trouve que ça faisait vraiment du coup voie de garage. C'est-à-dire c'était vraiment là où on envoyait les élèves qui n'avait pas le niveau.

Et donc euh moi je suis pas du tout favorable à ça. Je pense qu'il est bien préférable et d'ailleurs nous préconisons davantage de de d'accentuer le nombre de prépa métiers. Donc ce sont des élèves qui vont choisir volontairement.

Ils savent qu'ils vont aller dans la voie professionnelle. Donc ils vont préparer leur orientation à travers ces classes prépa métiers qui sont en collège ou en lycée. Nous préconisons aussi éventuellement de revenir sur l'option découvert professionnelle.

Il y a l'option latin, il y a l'option langue régionale. Je sais puisque j'étais professeur de latin. On a enlevé les points audessus de la moyenne pour les 3 heures de découverte professionnelle qui était une option en 2005.

Ça a été supprimé. C'était bien dommage parce que peut-être les élèves qui prenaient découvertes professionnelles gagnaient des points pour le brevet des collèges comme les élèves qui prenaient latin ou breton. Et euh peut-être que ce serait un moyen de valoriser à la même hauteur la voie professionnelle et la voie générale sans pour autant recréer les voies de garage.

Je vais enchaîner répondre à à madame Calvez. Vous vous avez souligné euh effectivement le les engagements forts du président de la République sur ces deux mandats parce qu'il y a eu de deux réformes et avec toujours le souhait de faire de la voie professionnelle une filière d'excellence. Moi ce ce que je constate au niveau des discours, c'est le résultat quelques quelques années plus tard et et j'ai l'impression qu'une fois que le le le CAP a été fixé, on n'est pas forcément arrivé à destination.

Et sur les deux dispositifs sur lesquels vous aviez travaillé, à savoir la coanimation et le et le chef-dœuvre, je dirais que l'intention est louable. Ce qui a posé problème, c'est bah la mise en application sur sur le terrain pour tout un tas de raisons pratiques. [Musique] De quel chef-deœuvre vous voulez parler avec des élèves de CAP maçonnerie qui n'ont jamais touché une truelle ?

Oui, parce que c'est ça la situation concrète. Et puis euh avec des élèves en tercière, je veux dire pour arriver à mettre en place cette dynamique là, il aurait fallu faire des des travaux à échelle réelle. Or euh ben là, on se retrouve confronté au principe de la concurrence des loyales.

Donc, on ne peut pas par exemple proposer une prestation. Et souvent ces dispositifs étaient démunis de de moyens, c'est-à-dire qu'il fallait avoir des trésors d'imagination et déployer tout un tas de d'idées mais sans forcément avoir les moyens de se déplacer, sans forcément avoir de de budget lié à ces opérations. Donc vous voyez, c'est c'était euh une une bonne attention mais dans l'application difficile à mettre à mettre en œuvre.

Et puis en ce qui concerne la coanimation, bah c'est pas quelque chose qu'on improvise. Et quand vous avez deux enseignants qui sont peut-être pas dans les mêmes bâtiments et qui sont avec des classes différentes l'heure d'avant, bah c'est c'était toujours un petit peu dans la précipitation que que ça se faisait parce que bah après il faut accorder tous les emplois du temps et je pense que ça a été aussi un un castê pour pour les chefs d'établissement. D'ailleurs, les chefs d'établissement nous ont signalé euh la difficulté à faire passer ces réformes en disant qu'ils avaient à peine terminé euh de mettre en place un dispositif de bien l'asseoir dans leur établissement qu' arrivit un nouveau qui nécessitait une réorganisation tout à fait globale et que c'était dur aussi pour eux auprès des des équipes d'arriver à à défendre et à mettre ces ces dispositifs en œuvre encore une fois.

Et puis vous avez insisté aussi sur les savoirs fondamentaux qui sont qui sont essentiels et souvent bah ces heures et ces activités se sont faites bah au détriment des des heures d'enseignement général sur lesquelles on a toujours enlevé un petit peu plus alors que les besoins sont peut-être encore plus criants que dans la filière générale. Peut-être si je puis ajuster sur la cointervention, ça va dépendre évidemment où c'est mis en place et euh on a parfois le le même problème pour la co-intervention que pour les IDD qui avaient été mis en place au collège où il y avait deux professeurs qui intervenaient. Parfois, c'est juste une question de gestion de l'emploi du temps du professeur et donc parfois il se retrouve contraint de faire de la cointervention et donc c'est pas toujours des dispositifs où les personnels sont volontaires et donc on va voir des diversités dans l'application de ces dispositifs.

Voilà ce que je pouvais dire sur la coin d'intervention. Alors pour monsieur Arenas, euh vous êtes revenu à juste titre sur ce qui fait le le biais global de de notre société, l'hypocrisie globale qui distingue d'un côté les savoirs manuels et de l'autre côté les savoirs intellectuels. Euh on a mis dans notre rapport que ça remonte au Moyen-Âge. ont différencié d'un côté les arts libéraux, de l'autre les arts mécaniques et donc c'est quelque chose qui malgré tout imprène l'ensemble de notre société et on peut parfois reprocher aux professeurs de collège d'aller orienter des bons élèves plutôt vers vers la voie générale mais ils ne sont que les que les membres d'une société qui dans son ensemble va mettre en avant plutôt les savoirs intellectuels plutôt que les savoirs manuels.

Ce qui est une erreur. Il y a toute forme d'intelligence. Donc évidemment, il faut être bien le redire et le rappeler.

Moi, je viens d'une famille, on était soit très très doué à l'école, soit très doué en savoir manuel et on on a toujours on a toujours fait attention à valoriser ces ces intelligences différentes. Euh vous avez parlé des de préconisation que j'ai bien reconnu, c'est celle de Dylan Aïi, une une voix pour tous qui est une formidable association et notamment vous êtes revenu sur la mobilité nationale, internationale qu'il propose. Il propose un Erasmus national.

C'est très important pour permettre à des élèves de ne moins subir leur orientation. Et donc peut-être qu'un partenariat entre régions serait utile pour faire bouger des jeunes qui veulent faire une spécialité qui est proposée ailleurs en France et que enfin il faut vraiment qu'il y a un travail de fait entre les régions pour que aider la mobilité de certains jeunes qui peuvent se sentir assignés géographiquement. Pour le reste, il fait toute une somme de préconisation qu'on vous invite à regarder parce que c'est toujours très positif.

Voilà, je vais répondre maintenant à madame Adisabet qui a rappelé l'essentiel, c'est-à-dire que les enseignants sont là pour redonner confiance, mais pour que cela soit soit possible, il faut qu'il dispose du temps suffisant et c'était justement une des grandes forces euh du bac professionnel d'avant 2009, c'estàd le fait d'avoir un peu plus de temps de en fait, c'était pas vraiment sur 4 ans, c'était plutôt 2 + 2. On va pas revenir sur sur le sur le passé, mais c'est pour ça qu'on on préconisait non pas pour l'ensemble des élèves, mais en tout cas pour ceux qui en ressentent le besoin d'avoir un petit peu plus de temps pour bah justement eux aussi retrouver la confiance dans dans l'institution et aussi dans leur dans leur capacité. Deux autres points, vous avez parlé de de la baisse du niveau d'exigence.

Évidemment, quand on perd 25 % euh de de temps euh en 2009 et ensuite qu'on perd 20 % sur euh sur les années euh qui ont suivi, on peut pas avoir les les mêmes prétentions. Il y a un point sur lequel on ne s'est pas du tout penché dans ce rapport qu'on aurait pu aussi regarder, c'est le le rapport entre le le niveau et l'augmentation du du contrôle en cours de formation qui est aujourd'hui très développé dans dans la dans la filière professionnelle parce que de fait une bonne partie des élèves arrivent à obtenir leur leur examen sans fournir d'effort démesuré. Je je le dis comme c'est c'est le cas et c'est pour ça qu'ensuite comme on l'a expliqué la la barre est extrêmement haute lorsqu'ils arrié bah des méthodes de travail une discipline une habitude de travail personnel qui n'ont peut-être pas eu l'occasion d'acquérir.

Et puis vous avez parlé de l'absentéisme massif effectivement qu'on observe. Alors, je sais que l'inspection l'inspection générale fournira un rapport justement sur ce parcours différencier qu'on aura la rentrée. Donc, ce sera intéressant qu'on puisse qu'on puisse le regarder de près, mais manifestement, on n'apprend pas de de ces erreurs parce que finalement, on a appliqué un petit peu le ce que ce que Jean-Michel Blancaire voulait faire avec la filière générale, avec cette réforme d'examen.

On a vu ce que ça donnait, ça n'a pas marché. on est revenu en arrière et on a essayé de faire la même chose dans la voie professionnelle et aux mêmes causes sensiblement, je dirais les les mêmes effets. C'est-à-dire qu'une fois que les D sont jetés, que les élèves que parcours sup est réglé, que les examens sont derrière, voilà, c'était difficile de les remobiliser pour pour revenir dans dans les établissements qui par ailleurs n'étaient pas toujours en mesure de répondre puisque bah une bonne partie des enseignants ce n'était pas faute d'envie mais c'était plutôt qu'ils étaient mobilisés sur d'autres missions ailleurs comme c'est souvent le cas au mois de juin.

On passe à monsieur Portier. Donc merci pour votre discours qui soulligne vraiment un soutien à la à la voie professionnelle et vous avez rappelé effectivement qu'en parallèle de l'augmentation du nombre d'apprentis, il y a eu nombre un nombre qui a augmenté d'entrée en voie professionnelle ce qui d'ailleurs démontre toute l'attention qu'on doit porter à la filière et c'est pour ça d'ailleurs qu'on fait cette cette ce rapport aujourd'hui aussi. Alors, vous avez parlé de pause, on vous rejoint. effectivement les réformes se sont succédées sans bilan et donc on a bien insisté là-dessus.

Euh c'est vrai que nous on préconise plutôt de toucher à des petits dispositifs qui montrent leur inefficacité mais par contre il faut effectivement faire une pause globale arrêter de réformer pour réformer et regarder vraiment quels sont les résultats des différentes réformes. Et vous avez parlé de de la location comme étant une erreur, un coup faramineux. C'est difficile sur la location parce que les jeunes et notamment Dylan aici mais d'autres jeunes de de la voie professionnelle ont rappelé combien ça pouvait quand même aider des jeunes qui sont en difficulté de mobilité, qui sont en difficulté sociale souvent.

Euh c'est pas beaucoup d'argent, c'est stage, mais c'est quand même une aide qui va les aider dans leur parcours. Donc c'est quand même perçu positivement de la part des élèves. Bien évidemment, ça a toujours un biais quand on donne une allocation et parfois certains des jeunes qui vont avoir une allocation vont venir en stage pour l'allocation plutôt que par motivation pour leur réussite professionnelle.

Donc parfois il y a un biais mais c'est vrai que c'est quand même quelque chose qui a été apprécié de la de la part des élèves et pas trop remise en cause pendant les nos auditions. Je vais répondre maintenant à monsieur Bonet qui a souligné effectivement l'instabilité qui nuit forcément à à la à la qualité euh des enseignements et aussi euh on va dire aux différentes formes d'organisation que peuvent mettre en place les équipes éducatives et puis effectivement on peut pas considérer la question du lycée professionnel en dehors du du reste de notre système éducatif. Je suis entièrement d'accord.

Ça pose vraiment bah la question des conséquences comme vous l'avez dit des échecs du primaire et aussi du collège. Une fois j'insiste quasiment il y a il y a des élèves dont on sait dès la sortie du primaire qui se retrouveront fatalement j'oserais dire en lycée professionnel 4 ans plus tard. Donc on narrive pas à à pouvoir rectifier le tir ou adapter notre enseignement doit doit nous interroger.

Et euh évidemment euh le le lien entre la présentation de ce rapport ce matin et celui d'hier après-midi sur sur l'orientation est tout à fait évident. Je pense là encore euh c'est c'est l'enjeu essentiel. Euh on va revenir tout à l'heure sur les histoires d'image et et de mentalité, mais en tout cas le lien euh avec l'orientation est est tout à fait primordial.

Oui, d'ailleurs, j'ai oublié tout à l'heure pour monsieur Portier qui avait parlé de que faire en amont pour valoriser davantage la le choix de la voix professionnelle. Effectivement, il y a quelque chose à faire tout au long du collège avec les professeurs principaux qui doivent valoriser les compétences qui ne sont pas purement scolaires, on va dire. Et donc euh c'est vrai que il y a des élèves parfois qui ont des compétences qu'on ignore dans le système scolaire et il faut vraiment valoriser ça.

Et puis il y a aussi la découverte professionnelle qui a été mis en place dès la 5e, 4e 3e. Euh encore une fois peut-être travailler sur l'idée d'option découverte professionnelle qui donne autant de points que d'autres options. Euh il y a peut-être moyen de de valoriser davantage le choix de la voie professionnelle en amont.

Alors ensuite pour madame Lingeman, vous avez commencé par rendre un hommage aux enseignants. Ça rejoint d'ailleurs la question qu'on a eu après sur le manque d'enseignant qualifié. Il faut rappeler que le métier de professeur n'attire plus, que le métier de professeur est difficile notamment en vue de du niveau des élèves.

Et donc merci pour l'hommage appuyé que vous avez rendu aux enseignants. Nous vous rejoignons dans cet hommage. Euh vous avez parlé également et vous connaissez le sujet de problème de mobilité notamment dans les territoires ruraux.

C'est un sujet. Donc nous préconisons que l'aide au permis soit évidemment élargie et euh euh permise pour les élèves de lycée professionnel. Il y a aussi maintenant des jeunes qui passent le permis à 17 ans.

C'est peut-être un sujet qu'il faut regarder aussi parce que c'est vrai que comme nos jeunes ne redoublent moins, certains sont en terminal professionnel à 17 ans et c'est vrai que la la question de la mobilité est un sujet majeur. Monsieur Castiglion, vous avez fait un bilan, je pense assez objectif. et on se retrouve sur un un certain nombre de points.

J'aimerais insister par rapport à à ce que vous avez dit sur effectivement la parce que vous vous disiez que vous souteniez le principe de la campagne et je pense que c'est pas une campagne ponctuelle, c'est qu' il faut vraiment qu'on mène un travail sur le long cours pour changer en profondeur les mentalités parce que c'est tout le monde en fait, c'est aussi bien les élèves que les enseignants eux-mêmes pour une bonne partie. Si on prend l'ensemble des des enseignants de de l'éducation nationale, c'est aussi la les parents et la société. Donc c'est quelques enfin réhausser l'image du du lycée professionnel prendra prendra du temps et au-delà des discours et des volontés encore une fois je pense que c'est c'est c c'est c ces campagnes sont c'est essentielles et ce qui ce qui est important aussi parce que on on suggérait une grande conférence nationale c'est qu'on puisse aussi mettre ce sujet sur la table nous avons vu finalement passer cette réforme de 2023 sans sans vraiment y être associé, sans vraiment que nous puissions avoir de de débat d'échange à ce sujet.

Je pense que c'est c'est un point important. Donc vous demandiez à la fin la la réduction du du temps d'enseignement avait avoir avait pu avoir un impact un impact. Donc notre constat est sans appel sur ce parcours en Y.

Je me rappelle de conversation avec Carole Grandjan où elle me disait que c'était du temps en plus et je disais que j'avais du mal à imaginer comment du temps qui existait déjà dans le calendrier scolaire et qu'on affecté un autre usage pouvait être du temps plus. Là, on voit clairement que c'est du temps moins pour les les élèves qui ne profitent pas de de ces 6 semaines comme il le comme il le devraient. Et puis en ce qui concerne le les partenariats sur la carte des formations, ce qu'on a pu entendre notamment de la part de région de France si si mes souvenirs sont nom, c'est qu' il souhaitait qu'il y ait vraiment une meilleure concertation entre entre les uns et les autres de de façon à à ce que la carte des formations soit soit élaborée d'une manière on dire un peu plus un peu plus collégiale.

Monsieur Maillot, merci d'avoir mis en évidence effectivement le sujet outreem pour la voie professionnelle. C'est vrai qu'on a pas forcément pu y consacrer beaucoup de temps dans le cas d'une mission flash, mais nous avions mis un paragraphe où on montre bien qu'effectivement l'orientation vers la voie professionnelle est davantage marquée pour les jeunes d'outre mer et c'est un sujet. il nécessite effectivement un accompagnement accentué sur ces jeunes.

Vous avez alors merci pour cette belle métaphore que vous avez fait sur la l'importance. Oui, mais c'est c'est important de l'avoir appelé. Donc l'importance effectivement la la des capacités intellectuelles comme des capacités manuelles qui valent qui valent autant les unes que les autres.

Et puis euh merci vraiment d'avoir rappelé que on a beaucoup de décrocheurs sur vos territoires. Donc vraiment une attention doit être porté à ces élèves qui ont le plus de besoins. Voilà.

Madame Joubert, vous avez rappelé l'ambition de la réforme Grandjan. Moi, j'étais j'avais un un avis beaucoup plus euh mitigé sur sur ses ambitions parce qu'en fait on annoncé 1 milliard pour la voie professionnel mais le milliard en question c'était la moitié pour les gratifications de stage et l'autre moitié qui n'a sans doute pas été dépensé loin de là, mais ça on en reparlera lorsque on aura l'occasion de de s'intéresser aux questions budgétaires puisque c'était sur le pacte enseignant à une un certain nombre de mesures qui qui en dépendaient et finalement rappeler aussi que il y avait une sous-exécution chronique du budget de l'enseignement professionnel dont une partie était reversée. Donc finalement, je dirais qu'on a juste finalement rendu ce qui revenait d'une certaine manière à l'enseignement professionnel ces dernières années.

En ce qui concerne le manque crayon d'enseignement d'enseignants qualifiés, je sais pas s'il y en a plus qu'ailleurs, s'il y en a plus qu'au collège ou moi en tout cas dans dans mon dans mes années d'enseignant, j'ai j'avais pas l'impression que les les les enseignants étaient il étaient moins moins formés, moins qualifiés qu'ailleurs. Comme l'a rappelé madame Bagier, c'est une problématique plus générale sur l'attractivité du métier. Donc voilà pour les les réponses ne seront pas non plus, je l'imagine propre à la filière professionnelle, mais plus en repensant globalement les différentes conditions qui fait que qui font que les jeunes ont envie de de se tourner vers ce beau métier d'enseignant.

Alors, monsieur Divara est parti mais il a mis l'accent sur un sujet qui concerne la scène Saint-Denis qui est évidemment important aussi. Alors, un peu comme les territoires d'outre mer, l'orientation en voie professionnelle est davantage marquée sur nos territoires les plus en difficulté économique et effectivement les jeunes ont encore plus le sentiment d'y vivre une orientation subie. Ça a été dit pendant les auditions, c'est lié aussi au aux débouchés qui qui peuvent qui peuvent y avoir sur les territoires.

Donc là, encore une fois, les sujets de mobilité, de partenariat peut-être entre régions sont importants. Euh il est utile de rappeler que le sujet n'est pas qu'un sujet d'employabilité des jeunes et de d'utilitarisme. les mots qu' utilisé monsieur Divara, mais c'est vrai que il faut une une attention marquée au territoire où finalement la ségrégation sociale est encore plus marquée et c'est le cas en milieu urbain.

Madame Bourois qui connaît bien effectivement et de l'intérieur également le le lycée professionnel. Vous avez insisté, vous avez raison sur euh le fait qu'on trouve sans doute plus dans la dans la voie professionnelle d'élèves fragiles qu'ailleurs et qu'on doit en prendre peut-être encore plus soin sans sans sans aucun doute. euh de deux points qui étaient qui étaient essentiels, c'est-à-dire ce rapport de confiance, on l'a déjà évoqué un petit peu plus tard, mais retrouver confiance dans dans l'institution, ça c'est c'est vraiment une des missions principales de la voix professionnelle, réconcilié d'une certaine meilleure avec l'école, avec l'estime de soi et et l'envie de de de de construire un projet.

Et puis aussi bah cet esprit critique parce que les uns les autres ont pu le le redire même si on est dans la voie professionnelle, on est aussi un futur citoyen, une future citoyenne. Donc pour pouvoir s'émanciper plus tard, on doit aussi avoir accès à une formation générale digne de ce nom parce que l'égale dignité c'est pas forcément faire le bac en 3 ans pour se coller sur le calendrier de la de la voie générale et technologique, mais c'est aussi bah pouvoir accès avoir accès justement à une une formation qui qui émancipe et qui qui donne des des chances de s'insérer dans la vie mais aussi ensuite de rebondir puisqu'on sait que ce n'est pas forcément un long fleuve tranquille. Et puis alors c'était pas directement dans votre question, on l'a pas tellement abordé. ce qu'on on partait donc de 2009 de passer de 4 ans à 3 ans et puis forcé de constater qu'aujourd'hui on est plutôt sur un bac pro qui redevient en 4 ans sauf que c'est maintenant 3+ 1 puisque il y a un grand développement des certificats de spécialisation où on estime que comme l'insertion est compliquée à la sortie du bac pro ce qui n'était pas vrai il y a il y a quelques quelques quelques décennies ou même encore quelques années, donc on encourage vraiment les élèves à faire une année de plus voir un BTS.

Donc voilà, retour à la case départ d'une certaine manière, mais en tout cas, on voit qu'il y a des il y a des choses à faire et j'entends bien l'argument qu'il faut un petit peu de de stabilité, mais je pense qu'il faut aussi, ça c'est important, avoir un regard critique, être capable aussi d'évaluer presque en temps réel les réformes et de pouvoir en tirer les conséquences sans faire étirer les choses sur des années et ensuite laisser mourir des dispositifs parce que c'est souvent comme ça que ça se passe. Et madame Bourain parlait de la campagne de communication. Et moi, je voulais dire que la semaine dernière, j'ai vu un très beau reportage sur le service public sur un élève qui s'appelait Evan qui était autiste et qui passa un bac technologique.

Ça changeait un peu et c'est vrai que ça valorise ses élèves. Et c'est vrai que on voit souvent des bacheliers généraux, enfin de la voie générale qui obtiennent le bac, on voit plus rarement les les bâcheliers technologiques ou professionnels. Donc peut-être que ce serait bien que les médias s'y intéressent un peu.

Merci. Merci beaucoup. Vous avez alors on n pas tout à fait fini bien sûr vous pouvez mais on a vous pouvez le faire dans quelques instants.

Madame R voulez prendre la parole et puis moi j'aimerais aussi mener une petite discussion peut-être qu'on a pas vraiment abordé ce matin. Ce sont les parents et la le regard des parents sur les lycées professionnels. Et en fait ce qui est intéressant c'est que je crois qu'il faut avant de convaincre les élèves, il faut convaincre leurs parents.

Les parents sont très une vision souvent très stigmatisée stigmatisante du lycée professionnel et ont beaucoup beaucoup d'inquiétude. Je crois qu'il y a tout un travail à faire pour les rassurer pour aussi alors c'est bien la découverte des métiers mais les parents doivent aussi découvrir ces métiers. Voilà donc je pense que c'est c'est un sujet aussi qu'il faut peut-être ouvrir sur sur la voie pro et madame Ra allez-y je vous en prie.

Oui, moi je d'abord merci pour ce rapport et c'est passionnant c ces discussions. Non, juste par rapport à à aux jeunes quand ils sont dans le milieu de l'entreprise depuis quelques années, il y a de plus en plus de freins pour qu'il puisse utiliser le matériel euh bah dédié finalement à l'activité qu'ils feront plus tard. Et ça présente deux problèmes, c'est que pour l'employeur, ils ont des jeunes mais qui peuvent quasiment rien faire et pour le jeune bah qui finalement s'ennuie et puis ne découvre pas véritablement le métier.

Alors est-ce qu'on n'est pas allé un peu trop loin ? Alors je sais qu'il y a des dérogations, des conventions entre les élèves, les établissements et l'employeur, mais est-ce qu'on n'est pas allé trop loin dans ces restrictions qui ne permettent finalement plus aux jeunes de découvrir leur métier ? Alors, c'est quelque chose qu'on a entendu pendant les auditions et notamment il y a une il y a une différence entre un jeune qui est en apprentissage qui peut quand même faire des choses et euh le jeûne en bac pro qui ne peut pas faire la même chose que ce que fait le jeune en CAP ou BEP.

Donc c'est un vrai sujet. Maintenant, c'est vrai qu'il y a des impératifs de sécurité. On l'a vu avec des jeunes de seconde là qui ont eu des malheureusement des problèmes et il y a eu des accidents.

Euh bon, c'est vrai que c'est un compromis entre la sécurité et évidemment ce que peut faire le jeune, mais c'est un vrai sujet que vous soulevez et on va remercier, je crois, mais Jean-Claude va le faire aussi. On va remercier Bernard et et Thomas qui nous ont bien aidé et qui ont été formidables pendant cette mission flash. Oui, évidemment un immense merci puisque ça a été extrêmement concentré.

On a pas beaucoup de temps. C'est l'objectif des de mois a été a été atteint. Je crois qu'il manque pas grand-chose al maintenant.

Effectivement, il faut pas s'arrêter à ce matin et faire en sorte de faire vivre aussi ce rapport. Mais bravo pour la pro. Merci beaucoup.

Alors, je trouve que les deux missions flash qu'on a vu hier et aujourd'hui, c'est-à-dire sur l'orientation et sur le lycée professionnel sont d'une grande qualité. Euh mission Flash un travail court. Euh je vous ai trouvé très très efficace.

Donc je tenais à à aussi remercier les les administrateurs mais aussi les rapporteurs. Euh merci beaucoup. Donc nous nous retrouvons sauf imprévu le 16 septembre après-midi et on a vécu beaucoup d'imprévus en salle la Martine pour l'audition de madame Marie Barsac qui est notre ministre des sports sur le projet de loi relatif au à l'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 et le lendemain nous auditionnerons pour la rentrée scolaire donc sur autour de la rentrée scolaire et euh la et nous présenterons le rapport enfin les deux rapporteurs présenteront le rapport sur d'informations sur la les conditions d'accueil d'encadrement des séjours de cohésion du service national universel.

Euh je vous préciserai tout cela par mail bien sûr. Je vous souhaite un bel été de bons congés. Nous devions alors si parce que monsieur Davis est là donc il est officiellement nommé rapporteur pour avis sur le budget recherche 2026.

Très bel été à tous et au 16 septembre. Merci.

🔴 Rapport sur les impacts des réformes successives sur le baccalauréat professionnel — Géraldine Bannier · Pourquijevote