🔴 En direct I Conférence de presse de Laurent Jacobelli et Frank Giletti
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:01OuverteRéponse directe
Vous avez énoncé des formats à augmenter. Avez-vous chiffré le coût ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Vous parlez des indemnités Ligard. Pouvez-vous préciser ?
- 12:00FerméeRéponse directe
Allez-vous voter le texte ou le rejeter ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous prêt à tout remettre à plat en 2027 ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quelle place pour l'armée conventionnelle face au nucléaire ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes dans le projet pour une défense européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Laurent JacobelliFait
« Cette actualisation de la loi de programmation militaire n'est rien de plus qu'une petite loi administrative et comptable. »
- 0:45Laurent JacobelliChiffre
« 36 milliards dont certains sont déjà absorbés par les causes que je viens de vous énoncer. »
- 3:00Laurent JacobelliChiffre
« 3600 milliards de dettes, le pays le plus fiscalement matraqué du monde. »
- 3:30Laurent JacobelliPromesse
« Ces 100 milliards, nous les atteindrons mais nous aurons le courage d'aller chercher l'argent là où il est. »
- 6:00Laurent JacobelliFait
« 4 milliards dont nous recevrons une petite partie. Le reste servira à créer une industrie de défense dans des pays où elle n'existe pas encore. »
- 8:00Frank GilettiFait
« Le format normal de notre chasse serait de 30 avions supplémentaires. »
- 18:00Laurent JacobelliFait
« Pour nous, il était hors de question de partager la dissuasion nucléaire. »
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Bien mesdames et messieurs les journalistes, bienvenue pour cette conférence de presse lié à l'actualisation de la loi de programmation militaire et nous allons vous présenter les principales remarques et visions du Rassemblement national en la matière. Alors oui, il s'agit d'une actualisation de la loi de programmation militaire que nous avions voté en 2023 et je dois vous le dire à l'annonce de cette actualisation avions plutôt le sourire. En effet, l'actualité internationale, la fragilité du monde, une paix aujourd'hui attaquée dans différents coins de de la planète.
La menace aussi qui pourrait concerner la France rendait utile une révision profonde de nos armées, les moyens qui lui sont alloués et les conditions de des militaires et les formats capacitaires. Mais cette attente que nous avions, ces espoirs que nous formions ont vite été douchés. Cette actualisation de la loi de programmation militaire n'est rien de plus qu'une petite loi administrative et comptable.
En effet, on ne remarquera aucune évolution majeure des formats et mon collègue vice-président de la commission de la défense, Franck Giletti vous l'expliquera dans une deuxième partie de cette conférence de presse. Il y avait des attentes bien sûr et bien elles ne seront pas répondues. En fait, cette actualisation c'est quoi concrètement ?
D'abord euh j'allais le dire, un plan de com du président de la République le 14 juillet et il nous annonce une cérémonie exceptionnelle, un discours exceptionnel. Alors, il fallait bien le nourrir. Le nourrir avec une actualisation qui va nous qu'il va nous présenter comme évidemment historique alors qu'elle ne l'est pas.
Il faut dire que le président de la République devenu un fantôme sur la scène diplomatique internationale a besoin d'avoir des choses à dire et des projets à vendre. C'est probablement pour ça que l'Assemblée nationale s'est retrouvée dans la situation de devoir étudier dans l'urgence au pas de course une actualisation pendant les vacances. C'est pas que ça nous gêne de travailler pendant les vacances, c'est simplement que les délais contraints sont ainsi montrés comme si finalement le but était de voter quelque chose pour voter quelque chose, faire plaisir au président de la République plutôt que de renforcer nos armées et soutenir nos militaires.
Cette actualisation est aussi de l'insincérité de la loi de programmation militaire de 2023. Le groupe Rassemblement national l'avait dit à l'époque, les chiffres qui nous sont annoncés ne sont pas suffisants et ce sont surtout trompeurs. Cette loi programmation militaire servira à financer certaines OPEX qui n'étaient pas prévues, l'aide à l'Ukraine qui n'était pas prévu, le surcout des énergies, l'inflation, les retards de paiement et les retards de commande.
Rien de bienambitieux dans ce travail d'experts comptable. Pire encore, on nous annonce 36 milliards dont certains sont déjà absorbés par les causes que je viens de vous énoncer. Et puis les 13 milliards d'excédents budgétaires qu'on nous avait promis lors de la LPM semble plus ou moins disparu.
Alors des explications un peu floues nous sont donnes. Bref, ils ne sont plus dans le paysage. 36 milliards pour absorber l'inflation, les retards de paiement et le coût de l'énergie, c'est finalement pas à la hauteur de nos enjeux.
Il faut le dire. Oui, nous avons besoin d'une défense plus solide. Oui, le Premier ministre avait raison lorsqu'il disait que le poid de forme de nos armées, c'était 100 milliards par an.
Mais nous en sommes loin. Nous en sommes loin. Pourquoi ?
Par manque d'ambition, bien sûr, parque de courage évidemment, mais aussi par mauvaise gestion de la nation. 3600 milliards de dettes, le pays le plus fiscalement matraqué du monde. Où trouver l'argent avec ce gouvernement qui refuse d'aller tailler dans les dépenses toxiques ?
Nous, avec Marine Le Pen et Jordane Bardella, nous le disons, ces 100 milliards, nous les atteindrons mais nous aurons le courage d'aller chercher l'argent là où il est. dans le coût devenu fou d'une immigration non maîtrisée dans l'accroissement systématique des budgets et de la contribution française des budgets à l'Union européenne et dans cet état devenu obèse où l'administration nourrit l'administration avec des taxes définies par l'administration pour l'administration. Oui, l'argent existe mais il faut le courage d'aller le chercher.
Courage. Ah, c'est bien ce qui manque dans cette actualisation parce que si on regarde bien les dates, l'essentiel des investissements, l'ess des changements de structure sont après la présidentielle de 2027. En fait, la stratégie du gouvernement et du président de la République, c'est nous promettons, ils agiront.
Bien oui, je vous le cons, mais nous agirons avec notre propre loi de programmation militaire. Pourquoi la révisé 1 an avant cette échéance si cruciale pour de vagues questions comptables ? Tiens, le saviez-vous ?
À partir de 2028 par exemple, le budget euh de l'Union européenne pour la défense sera de 130 milliards avec une contribution de 4 milliards chaque année de la part de la France. 4 milliards dont nous recevrons une petite partie. Le reste servira à créer une industrie de défense dans des pays où elle n'existe pas encore.
Nous financerons donc notre propre concurrence ou pire encore des achats sur étargère aux États-Unis ou ailleurs. Bref, se tirer une balle dans le pied, une balle à 4 milliards. Ces 4 milliards, je le dis aujourd'hui, nous les utiliserons directement pour acheter français pour la défense française. car oui, derrière ce projet, il y a l'idée de la défense européenne, l'abandon de la souveraineté.
C'est tout le projet de cette actualisation. Grosso modo, on nous explique, c'est l'Europe qui fera des emprunts, mais il faudra bien les rembourser ces empreunts. C'est donc Madame Vlon qui va décider de notre endettement où on nous dit aussi vous mettrez au pot du budget européen et nous achèterons européen.
Mais ça veut dire quoi ? En tant que deuxième contributeur, lorsque nous donnerons 100 milliards à l'Union européenne, au mieux, il y en a 80 milliards qui reviendront dans notre industrie, mais ces 80 milliards seront décidés pas par le chef de l'État, pas par le premier ministre, pas par le ministre de la défense, mais par madame Vaner Lion. Ça s'appelle un raquette et un abandon souveraineté.
Pour nous, tout cela n'est pas possible comme il n'est pas possible d'avoir un commissaire européen à la défense puisque les traités sont clairs. La défense demeure normalement au sein de l'Union européenne le domaine réservé de l'État. L'actualisation de la LPM que nous avons étudié aujourd'hui enterine le holdup européen.
Nous nous y opposerons. Vous le voyez, beaucoup de choses sont à faire, beaucoup de choses sont à proposer en l'état. Cette loi de la programmation militaire actualisée ne correspond pas à notre vision des choses, mais les débats nous éclaireront et nous verrons si le pragmatisme prend la place de l'idéologie et si des progrès des programmes européens mornés comme le MGCS ou le SCAF sont abandonnés au profit du bon sens et de projets français.
Il n'y a de souveraineté que française mais il y a bien une illusion européenne à laquelle ce gouvernement semble céder facilement. Ce sera en tout cas la ligne de conduite du groupe Rassemblement national et apparenté lors de l'étude de cette actualisation. Et je laisse la place maintenant à mon éminent collègue qui va nous expliquer en quoi cette actualisation ne répond pas aux besoins de nos armes.
Ouais, c'est je crois qu'on a les mêmes problèmes. Merci Laurent, merci de de cette présentation. Effectivement, moi je vais m'attacher plus à à clarifier à définir notre projet grâce au financement que que Laurent nous a énoncé tout à l'heure et euh remercier aussi l'ensemble des députés de RN de cette commission et de nos alliés UDR pour avoir proposé des centaines enfin des dizaines d'amendements pour redonner le souffle à nos armées.
Alors, on a bien compris que la cohérence était le mantra du bloc central pour qualifier cette LPM, mais celle-ci est totalement déconnectée, Laurent l'a dit, des réalités stratégiques et des réalités de du contexte international. La véritable cohérence e été de donner des moyens à nos forces armées de s'entraîner, de se former et aussi de répondre aux différentes missions, différents contrats opérationnels, à cet empilement de contrat opérationnel que nous demandons à nos armées. Alors pour cela, moi je j'ai structuré mon propos en en trois grands temps, c'est-à-dire vous indiquer ce que nous avons les sujets sur lesquels nous avons travaillé pour éviter la rupture des ruptures capacitaires.
Ce qu'il faut faire aussi pour répondre à cet empilement des contrats opérationnels que auquels nos armées doivent répondre et enfin tout cela dans la voie de la souveraineté comme nous l'avons aussi indiqué dans le propos liminaire. Alors les ruptures capacitaires, vous savez c'est c'est ces segments de de qui sont nécessaires pour que cette notre armée complète puisse répondre à tous les champs de conflictualité. Le premier qui nous est apparu important de défendre et de soutenir en masse, c'est la frappe dans la profondeur avec les Lrue.
Je crois que c'est le camarade José Gonzalez qui a porté cet amendement en proposant de passer de 26 à 39 LRU, ce qui nous semble le minimum pour faire partie d'une nation cadre dans l'armée. En terme de rupture capacitaire, évidemment l'acide suppression ennemy air force air defense pardon qui consiste à détruire les capacités de protection d'un d'un pays de défense solaire. Nous avons vu sa préignance notamment lors des conflits entre l'Inde et le Pakistan, mais surtout entre l'Iran et Israël où Israël a pu évoluer librement et eu la maîtrise des aerts car auparavant, elle avait cette capacité à détruire dans la profondeur les défenses ennemies et ainsi dérouler son plan de bataille.
C'est une capacité que nous avons perdu depuis les années 90, les années 2000 et pour laquelle je me suis particulièrement penché dans mon dernier rapport budgétaire pour combler cette capacité notamment grâce à des missiles comme le le RG le RG10 Stratus. la THA aussi la très haute atmosphère et il y a un manquement dans la réflexion dans cette continuité dans ce continuum entre la défense antiRone la lade mais aussi l'air la très haute altitude et l'espace espace où là aussi cette actualisation de LPM consacre des retards conséquents et très dommageables pour nos forces sur tout ce qui est relatif au renseignement renseignement d'origine image renseignement d'origine électromagnétique et aussi et surtout dans cette capacité à agir dans l'espace. Nous serons un pays totalement souverain et autonome dans l'espace dans la mesure où nous pourrons agir par des des satellites ou des des objets qui permettent de protéger nos nos asses nos nos satellites et éventuellement parer à différentes attaques de butinage ou de d'espionnage de nos satellites.
Là encore, ces démonstrateurs qui devaient déjà être en l'air depuis 2 3 ans ont été retardés, créant ainsi des failles entre nos objets qui sont actuellement dans l'espace, aussi bien en orbitre géostationnaire que Léo en basse orbite qui arrive en fin de course, qui deviennent obsolète, soit remplacé par ces nouveaux matériels mais qui ont été décalés. Je pense aussi aux hélicoptères. On a cru que c'était le champ du signe des hélicoptères avec les premiers retex du conflit entre l'Ukraine et la Russie.
Il s'avère que non. Euh nous avons besoin d'hélicoptères sur le champ de bataille, mais aussi avec de nouvelles applications, notamment dans le combat de la lutte anti-drone. Le cette actuelle cette actualisation de l'PM ne propose que la rénovation que d'un certain nombre d'une fraction de notre parc d'hélicoptère.
C'est incohérent puisque ça créera des différences dans la maintenance et le maintien de conditions opérationnelles de cette flie d'hélicoptère et surtout il n'y a pas de successeur pour le le prochain standard de d'hélicoptère tigre. Notre combat s'inscrit essentiellement sur donner à nos armées et surtout à nos militaires les moyens de se former, de s'entraîner et de de combattre. Aujourd'hui, je parlais d'empilement de contrat opérationnel tout en assurant cette mission vitale qui est la dissuasion, mais aussi de participer aux OPEX, de protéger le territoire national et aussi d'honorer nos engagements internationaux avec Nosell notamment et je pense à notre soutien particulièrement remarqué avec les aux Émirats arabes unis pour la lutte contre les drones iraniens avec un succès que l'on connaît mais aussi avec un coup que l'on commence à connaître ou que l'on devine en terme de munition. mais aussi en terme financier.
Alors, pour que euh le nos armées euh puissent répondre à ces différents euh formats, enfin ces différentes contraintes, il faut de la masse, il faut revoir le format. C'était tabou pendant les discussions mais nous nous l'affirmons, nous avons trouvé les moyens de le faire et c'est la seule manière de répondre à ces différentes missions. Alors évidemment quand je parle format, je pense tout de suite en tant que rapporteur a de l'augmentation de la flotte de la chasse évidemment avec ces 30 rafales, 10 pour la marine, 20 pour l'armée de l'air.
Ce n'est pas moi qui le dit. Nous ne sommes pas des grands spécialistes, nous sommes pas effectivement le chef d'étatmajor des armées ou bien même le délégué général à l'orement, mais tout simplement pour une fois en cohérence avec les dirés de la République et du premier ministre qui était à l'époque ministre des armées, le format normal de notre chasse serait de 30 avions supplémentaires. Et bien, c'est ce que nous disons.
Nous disons bancaux, faisons-les pour nos pilotes, pour la formation, pour qu'ils puissent faire leur nombre de vols annuel et surtout qu'ils puissent sanctuariser les mission et je pense notamment à la mission nucléaire. les A400M aussi avec cette cible de 41 qui était de 50 dans la précédente LPM et pourtant Dieu sait que le contexte géopolitique a évolué depuis la précédente LPM était déjà de 50. nos armées avaient réclamé ce besoin de d' 400M est descendu à 35 en 2023 et puis grâce à nos travaux de nos amendements, nos sollicitations, cette flotte est montée à 41 et nous disons maintenant qu'il faut rejoindre la le format initial à savoir de 50 et tant bien même si ces avions n'étaient pas utilisés par par nos armées, je ils sonturont probablement achetés, prêts à être vendus à l'exportation et ça éviterait aussi de d'avoir cette rupture dans la chaîne de production.
Quand on parle de format, évidemment, comment ne pas penser à notre flotte avec au minimum trois frégates supplémentaire ? C'est un minimum quand on veut être présent parce que partout en mer où il y a la présence, ça fait la souveraineté. Nous sommes je rappellerai pas, la deuxième zone économique exclusive au monde ou parfois même la première.
Il faut des navires pour affirmer cette souveraineté. Au format de 15, ce n'est plus possible. L'amiral Vaujour disait lui-même, "Nous sommes en mesure d'assurer trois plots en Méditerranée, en océan indien et en Pacifique.
Il ne pense il ne serait pas pensable qu'il y a une crise supplémentaire. Nous n'aurons nous n'aurions pas les moyens d'y remédier. D'où cette nécessité de euh créer à minima trois frégates euh supplémentaires.
Les munitions aussi, beaucoup de mes camarades ont travaillé euh je pense à Julien Limangie puis euh d'autres aussi Tiba euh sur cette nécessité de créer une filière française qui a été acceptée grâce à notre travail en commission d'avoir une fieste totalement autonome et souveraine. Et je disais tout cela dans avec cette volonté de protéger, de valoriser notre BETD, notre base industrielle et technologique de défense qui euh on la flatte souvent, mais vous voyez, c'est comme en amour. On on lui parle beaucoup d'amour mais on lui donne assez peu de preuves.
J'en veux pour preuve le le l'audition commune des trois grands groupements, le Jican, le Jan et le Jas, qui a été la seule audition pendant cette étude de la LPM d'unh3 pour l'ensemble de cette base industrielle technologique de défense. Alors que souvent, nous l'avons vu au cours des des des différentes des précédentes années, c'est grâce aux industriels que nous avons beaucoup d'informations, que certains mensonges d'État sont dénoncés comme sur les commandes, comme sur la la l'économie d'hier et je regrette que cette BETD ne soit pas ne soit pas intégrée plus que ça aux travaux de sur de réflexion sur la défense. C'est pour ça que j'ai proposé un amendement notamment de l'intégrer au prochain livre blanc pour avoir des informations sur cette provenance de cette BTD.
La protéger aussi parce que on parle de commissaire du gouvernement dans les entreprises de la BTD. Alors c'est pas nouveau évidemment du fait de la singularité de de cette industrie et parce que l'État est au capital mais il ne faut pas que ça soit une charge supplémentaire. nos industries sont déjà lourdement pénalisées par les normes, la surtransposition de de règlement européen, le le prix de l'énergie et si encore elle devait euh gérer des commissaires euh de du gouvernement, nous souhaitons les préserver de cela pour qu'il gagne en productivité.
Euh vous dire aussi que euh nous rappellerons simplement que nous sommes pas contre les coopérations pour tuer une bonne fois pour toutes. C'est c'est les attaques d'un bloc central qui ne qui ne comprend définitivement rien. Nous sommes effectivement pour les coopérations dans la mesure où il on définit ensemble et avant tout une doctrine d'emploi commune, un besoin opérationnel commun, un budget, un leadership, un maître d'ouvrage commun et surtout surtout dans le seul intérêt de de nos armées.
Voilà, je conclai parce que je suis déjà trop long mais il y a tellement de choses à dire par ce qui est plus important dans nos armées à savoir ces hommes, ces femmes, ces militaires qui ont fait comme hypothèse de travail de donner la mort ou de la recevoir. Je voudrais avoir ici une pensée, je crois partagée par l'ensemble pour le caporal chef Anissé Gérardin, le sergent chef Florient Montario et l'aduljan chef Arnaud Friemment décédés au Liban, ce pays qui met particulièrement cher. vous dire que nous pensons à euxment dans l'actualisation de cette LPM où je défendrai aussi un amendement sur LIGAR, cette ces primes qui étaient non fiscalisées qui se sont convertties en une indemnité qui rentre dans le dans la dans le revenu fiscal de référence et de fait entraîne mécaniquement des coûts et des pertes de pouvoir d'achat très très conséquent pour ces familles de militaires à qui on demande plus que jamais et je pense notamment au Toulonais que Je côtois des sacrifices et de l'éloignement.
Il suffit de voir le la rap de Toulon en ce moment et le vide le nombre de bateaux en mer pour comprendre que plus que jamais ces familles ont besoin d'être épaulé et notamment financièrement. Et enfin, les blessés de guerre. Il n'est inacceptable aujourd'hui que des processus administratifs soient si longs qu'il n'y ait pas de guichet unique pour gérer leur dossier cas par cas. aussi bien lorsqu'ils sont dans l'institution ou quand ils en sortent de cette institution et que ça soit à eux d'apporter la charge de la preuve, que ça soit à eux de mon d'apporter la charge comme quoi le leurs blessures aussi bien psychique, morale ou physique relève bien de de conflits ou de d'accidents survenus lors de de leur mission.
Voilà, c'est à eux auquels nous pensons. Donc pour conclure, l'actualisation de la LPM apparaît aujourd'hui comme une mesure de rattrapage rendue nécessaire par une programmation initiale insuffisante. Elle ne constitue pas une véritable stratégie de rarmement.
La France doit se donner les moyens de ses ambitions en rétablissant la masse et la cohérence de ses armées, en renforçant son autonomie stratégique et en assumant pleinement une politique de défense souveraine. Le temps des ajustements est passé. Il faut désormais un véritable effort de réarmement.
Je vous remercie. Il y a des questions. Bonjour messieurs, merci pour cet exposé.
Merriedade Crafred actuelles. Euh deux ou trois petites questions précises. Vous avez donc énoncé un certain nombre de euh de formats qu'il faut augmenter pour récupérer de la masse, hein.
Je crois que d'ailleurs les spécialistes sont assez d'accord sur cette liste, hein. Elle fait pas vraiment l'objet de polémique. Ça la question c'est est-ce que vous avez chiffré ça ?
Combien ça coûte puisque votre homologue a commencé par expliquer qu'on pouvait trouver de l'argent ? Combien ça coûte ? Est-ce que ça vient en plus des 36 milliards ?
Alors ça c'était ma première question. Et puis deuxième question, je suis pas sûr d'avoir bien compris, vous avez parlé des indemnités qui étaient fiscalisées aujourd'hui d'une manière détournée. Vous parlez bien des surprimes opex ?
Non non, c'est pas c'est autre chose. Non, c'est Ligard, c'est l'indemnité de garnison qui a remplacé ses substituer un ensemble de primes qui n'étaient pas fiscalisées. L'IGAR est devenu une indemnité fiscalisable faisant mécaniquement augmenter le le le la revenu fiscal de référence.
Merci pour cette précision. pour la première partie. Oui, évidemment notre projet a été travaillé, réfléchi.
Euh Laurent Jacobili a tout à l'heure énoncé ces sommes d'argent que nous pourrions prendre notamment sur la la défense, la pseudo dééfense européenne, sur cette contribution au budget de la défense à partir de 2028 de 4 milliards. La trame chasse, oui, on sait le coût d'un d'un rafale aux alentours de 80 millions, on connaît le coût du d'une frégate et évidemment cela rentre dans cette enveloppe là. Moi j'ai je peux pas j'ai pas le si mais enfin c'est très simple he 30 rafales c'est 2 à 4 5 milliards d'euros 30 rafales et trois frégates.
Bonjour bonjour France Interre est-ce que quel va être votre comportement ? Est-ce que vous allez voter le texte ou pas ? On va vous donner la réponse tout de suite.
Non je plaise. Et ou empêcher son adoption. Voilà.
Il y a aussi une motion de rejet qui va être déposée. Voilà. Quel va être votre comportement ?
Bah je pense que on doit à nos militaires, on doit aussi à la question de la défense de la France dans un univers diplomatique compliqué. On doit le débat, on doit l'éclaircissement rejeter d'un revers de main. Toute critique, tout débat.
Ce serait, je crois tout à fait frustrant et tout à fait dommageable. On reconnaît bien là cette gauche, hein, qui n'aime pas le débat. Euh soit tu penses comme moi, soit tu te tais.
Nous, nous ne sommes pas du tout dans cette logique-là. C'est pour ça que nous allons débattre. Nous serons très présents.
Nous avons déposé beaucoup d'amendements, je vais pas te dire de bêtises, je crois une centaine euh pour notre groupe, mais qui sont chacun des amendements réfléchis et non pas des amendements de théâtre comme d'autres pourront le faire et et j'envoie une dédicace à la France insoumise. Euh nous défendrons ces points, nous voterons ce qui est bon pour nos armées. Nous lorsque nous ne savons pas et que ce n'est pas suffisant et nous voterons contre quand c'est mauvais.
Et puis nous verrons le texte final. Est-ce que c'est un texte final où on nous dit l'Europe ne s'ouvra de tout et madame Vlon va passer un uniforme auquel cas pour nous ce sera évidemment impossible. Est-ce que ce sera euh un une loi qui sera comment dirais-je teintée de verre où on nous proposera des chars électrique et de fermer euh la base de lancement de courou parce que et ça a été dit en commission, il y a une grenouille rouge.
Euh ça évidemment nous voterons contre si maintenant il y a un peu de progrès, un tout petit peu de progrès pour nos armées, nous prendrons des responsabilités. Nous dirons que ce texte est insuffisant mais nous voterons pour. Mais pour l'instant, au moment où on se parle, on ne sait pas quel sera le texte final.
Et le texte qui nous a donné a été à étudier montre bien euh l'effacement du politique par rapport à l'excellence de nos armées. On voit bien que ça fait pas le poids et et c'est avec cet état d'esprit là constructif mais vigilant que nous allons débattre. Bonjour Yan Montero, boulevard Voltaire.
Petite question. Tous les experts parlent de de loi de cohérence pour montrer un petit peu ce qui ce qui se met en place aujourd'hui. Est-ce que vous êtes prêt avec le Rassemblement national à tout mettre à plat si vous êtes élu en 2027 pour repartir sur une vraie loi de programmation militaire ?
Et deuxème question euh on parle beaucoup de de d'armée conventionnelle. L'armée enfin l'arme nucléaire a été aujourd'hui privilégiée au détriment de l'armée conventionnelle. Qu'est-ce que vous proposez pour ramener justement l'armée conventionnelle en soutien de l' de l'armement militaire de l'armement nucléaire aujourd'hui ?
Attendez, je crois que j'ai oublié déjà la première question pour remettre à plat. Oui, évidemment, c'est le projet, c'est la campagne présidentielle qui définira les projets de tous les candidats et aujourd'hui la défense, les armées, je pense sera un sujet central parce que derrière tout cela, il y a aussi les industries. Ce sont des dizaines et des centaines de milliers d'hommes et de femmes qui sont concernés.
Donc euh je ne suis pas encore euh la campagne enfin s'ouvre des présidentiels s'ouvre, mais je crois savoir que notre candidat en tout cas ou notre candidate aura à cœur de développer un programme complet en cohérence aussi et c'est un peu un travail d'échauffement je dirais que cette actualisation de l'AL LPM où et là ça répond peut-être à votre deuxième question où pour épauler la diffusion nucléaire nous faisons un effort sur la masse et ça sera aussi le un des enjeux de cette campagne euh présidentielle parce que l'ultima ratio qui l'attaque enfin la l'utilisation de de l'atome se compense par de une présence conventionnelle. plus la présence conventionnelle est haute, moins les vérités de l'utilisation de de l'arme nucléaire euh est est prignante. Vous voyez euh l'arme nucléaire, c'est c'est le le le l'ultime l'ultime l'ultime acte.
Et notre but en tant que politique, c'est de parer, de donner les moyens à nos armées de répondre dans toute cette zone grise qui va de - 6000 m de des profondeurs jusqu'à 30 36000 km dans dans l'atmosphère enfin dans le dans l'espace et répondre à tous les champs de conflictualité. Et pour ça, il faut être prêt dans tous ces segments, dans ces multicouches, multimilieux et avec des armes efficientes pour nos armées. C'est la seule réponse à mon avis à à cet épaulement nécessaire avec la dissuasion nucléaire.
Juste un petit mot sur la dissuasion nucléaire. Merci au général de Gaulle parce que vu l'état capacitaire et l'état d'entraînement aujourd'hui, si nous étions amenés à entrer en guerre conventionnel, je ne sais pas combien de temps nous durerions et c'est pour ça que cette actualisation n n'est pas au niveau. Grâce à la dissuasion nucléaire, nous pouvons imaginer dissuader nos ennemis de nous attaquer et c'est aujourd'hui un dispositif central sur lequel il faut investir.
Et d'ailleurs, nous avons sué à grosse goutte lorsque nous avons vu le président de la République Emmanuel Macron dans sa grande générosité européenne vouloir mettre à disposition notre dissuasion au service de l'Allemagne. Encore heureux, il est revenu à plus de sagesse notamment, j'imagine grâce aux interventions de de Marine Le Pen et de Jordan Bardella où nous avons indiqué clairement que pour nous, il était hors de question de partager la dissuasion nucléaire. Mais sans cette dissuasion aujourd'hui, que serions-nous ?
Donc oui, bien sûr, il faut continuer à investir. Oui, bien sûr, il faut continuer à moderniser cette dissuasion qui est au au cœur du système spécifique français voulu par le général de Gaulle et qui aujourd'hui est à peu près une des dernières garanties qu'il nous reste de être capable de protéger nos compatriotes en dissuadant nos ennemis. Mais comme l'a dit Franck, il est extrêmement important de faire en sorte d'investir dans euh les moyens plus traditionnels ou les moyens plus innovant pour être prêt à toutes les éventualités car le monde qui nous entoure montre bien aujourd'hui que tout est imprévisible et même qui elles seront nos alliés de demain, je crois que aujourd'hui on serait bien incapable aujourd'hui de les définir. qu'on doit être sans aucun jeu de mot sur tous les fronts, mais la dissuasion nucléaire est pour nous un élément essentiel du jeu de la défense française.
Euh Camille Malplat pour la FP. Monsieur Jacquell, vous avez parlé derrière ce projet de d'AL LPM, il y a l'idée de la d'une défense européenne. J'ai du mal à enfin vous pouvez nous expliquer quelle mesure concrète dans le projet de loi concrétise cette idée de défense européenne et pourquoi vous y êtes opposé ?
Alors, je je je vous invite à à relire ou à lire cette actualisation de la loi de programmation militaire. Il y a pas une page on nous parle pas de souveraineté européenne, de défense européenne comme si c'était l'alpha et l'oméga de notre sécurité territoriale. Ça veut dire quoi la défense européenne ?
Mais vous le voyez comme moi. Il y a aujourd'hui des prêts européens qui sont mis en place pour donner de l'argent aux États et acheter du matériel. Mais un prêt européen, il est donné ou refusé par quelqu'un.
Or, ce quelqu'un n'est pas français, il est au service de la commission. C'est-à-dire que nous déléguons le financement de l'achat de nos matériels à d'autres. Et c'est très grave en terme de souveraineté.
Si demain il décide que nos achats ne sont pas les bons, bah qu'est-ce qu'on fait ? On arrête, on ne se défend pas. Pire encore, s'ils estiment qu'il faut acheter un autre matériel, c'est probablement toute notre stratégie qui sera remise en cause, celle élaborée par nos chefs d'étatmajor et nos militaires.
Et puis acheter en commun, c'est beau. Mais aujourd'hui, les dispositifs européens et je vous passe les détails et les acronymes prévoient que 65 % des achats doivent être européens. 65 %.
Mais ça veut dire que le reste peut être étranger. Ça veut dire aussi que si les États-Unis, si les Sud-Coréens, si les Turcs font une filiale au Luxembourg ou en Belgique, alors ils seront considérés comme des achats européens. C'est à terme la vente de notre souveraineté, la mise en danger de notre industrie euh de défense et notre autonomie stratégique française qui sont en cause. travailler ensemble sur des projets bien sûr cofinancer des projets bien sûr nous serons plus forts avec les technologies de plusieurs pays avec les savoirfire de plusieurs pays mais mettre l'Europe au cœur de tout et madame van derlion comme décisionnaire unique c'est un grave danger lorsqu'on est un pays souverain comme la France et je le rappelle lorsque les traités européens isolent la question de la défense de de périmètre des traités et la laisse aux seuls États et aux seules nations libres [grognement] Merci eux.
Merci à tous.
Laurent Jacobelli