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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 9 novembre 2013 5 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Marine Le Pen au salon du Bâtiment

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Invité politiqueChiffre
    « que ce sont des milliers d'emplois qui sont en jeu »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « Nous avons l'avantage au Front National d'avoir mis le doigt sur ces problématiques il y a déjà de très nombreuses années »
  • 4:14Invité politiquePromesse
    « Elle consiste à arrêter cette directive détachement »

Temps de parole

  • Marine Le Pen71 %
  • Invité14 %
  • Invité 28 %
  • Invité 37 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Marine Le Pen

Nous avons fait le choix de venir à ce salon, nous savons pertinemment et nous attachons une grande importance au problème que vit ce secteur économique aujourd'hui confronté à très lourdes difficultés, que ce sont des milliers d'emplois qui sont en jeu et qu'aujourd'hui ce secteur prend en pleine figure le dumping social, notamment par l'intermédiaire de cette directive détachement qui oblige, et même plus permet à des entreprises, qui oblige quasiment les entreprises françaises à avoir recours à des travailleurs à bas coût en provenance en général d'Europe, au détriment bien entendu des travailleurs français et au détriment des entreprises qui voudraient faire du patriotisme économique.

Et tout est organisé pour que l'emploi de salariés européens en France coûte moins cher aux entreprises que l'emploi de travailleurs français. Je veux dire, c'est scandaleux, c'est quasiment de la préférence étrangère. Alors après, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait 40 000 emplois dans le bâtiment qui vont être perdus en 2013 et peut-être en 2014. Le double, puisque à compter du 1er janvier 2014, je vous rappelle que c'est l'ouverture totale du marché du travail à la Roumanie et à la Bulgarie et que là, il n'y aura plus à aucune limite à voir se multiplier ces méthodes de dumping social.

1:13
Invité

On vient voir les professionnels du bâtiment, les entreprises françaises qui essaient de s'en sortir. Marine Le Pen a bien sûr signé la pétition qui a été lancée par la Fédération française du bâtiment contre la concurrence déloyale. Là, il nous parle de leurs difficultés, de leurs problèmes, des problèmes de concurrence déloyale, de dumping social, des directives européennes qui créent d'immenses difficultés pour le secteur français du bâtiment. Et Marine vient leur tirer un coup de chapeau, un encouragement et en même temps leur dire qu'on peut s'en sortir. Mais il va falloir faire des choix radicalement différents de ceux du Parti Socialiste et du MP.

Et je crois que ce message est de plus en plus entendu à en juger de l'accueil extrêmement favorable qui nous est réservé et qui est réservé à Marine Le Pen. 100% de la production est française. On décide dans le Nord à Douai. Donc en fait, on est présent dans 35 pays dans le monde. Et voilà, on initie un zinc qui est un produit très français, très parisien. On part d'un matériau très traditionnel, d'un savoir-faire qui est associé d'ailleurs à des métiers chez les artisans. Et ça, c'est un métier typiquement français qu'on arrive à faire. À développer grâce à l'innovation et à l'imagination. Exactement.

2:19
Marine Le Pen

C'est impeccable. Et à moderniser pour trouver des nouveaux débouchés. Il y a aussi de la décoration.

2:24
Invité

Comme il dit, le Flair Blantier, c'est une corporation très ancienne. Et effectivement, le gars qui travaille le zinc est un ouvrier hautement qualifié.

2:31
Marine Le Pen

Lorsque l'on est dans le Nord-Pas-de-Calais, particulièrement sensibilisé à ces problématiques, puisque Philippe Emmerich est vice-président du groupe au Conseil Régional, et le président du syndicat européen des Patriers. Chaque fois que l'on veut faire voter des décisions pour que les collectivités locales ou les collectivités régionales insèrent un critère social dans leur contrat, à chaque fois l'UMP, le PS, le PC, le Modem, les Verts, votre contre. Il y a donc quand même un problème de... C'est même plus de l'ambiguïté.

C'est de cynisme total entre ce qu'on entend d'un côté, une classe politique qui dit « Oh, c'est terrible le dumping social » et qui ne fait strictement rien, ni au niveau régional, ni au niveau national, ni au niveau européen, pour changer les choses. Ils sont en compétition avec des sociétés qui vont chercher de la main-d'œuvre à bas coût. Quand ils vont voir leurs clients, ils vont apporter des coûts 30% supérieurs à l'autre société qui fait appel à de la main-d'œuvre étrangère. Le client va faire quoi d'après vous ? Le client, lui, il va prendre la société qui a la main-d'œuvre la moins chère.

Ça veut dire que l'entreprise qui veut faire du patriotisme économique, elle est condamnée à mourir. Nous avons l'avantage au Front National d'avoir mis le doigt sur ces problématiques il y a déjà de très nombreuses années. Quand l'ensemble de la classe politique refusait d'en entendre parler, quand eux-mêmes étaient en train de construire cette Union européenne, quand eux-mêmes, ils essayaient de faire passer la directive Bolkenstein, quand eux-mêmes, ils étaient en train de contourner le refus de la directive Bolkenstein pour nous mettre en place la directive détachement des travailleurs qui entraîne exactement la même situation. Bon, il y a quand même un grand cynisme de leur part.

Donc, admettons au moins que nous avons eu la lucidité de détecter ce problème et le courage d'en parler avant tous les autres. Nous apportons aujourd'hui une solution. Elle consiste à arrêter cette directive détachement. Ça n'est plus possible de continuer comme ça.

4:18
Invité

On a des centres de formation des apprentis. À quoi ça sert d'avoir fait un effort pour avoir un apprenti pendant un an, pendant deux ans ? Et quand il arrive et qu'au moment où il a son diplôme et qu'on doit le payer au minimum au SMIC, à ce moment-là, c'est l'ouvrier humain qui arrive et qui prend la place. À quoi ça sert tous ces efforts de formation ?

4:36
Marine Le Pen

Vous détruisez, vous détruisez tout un système. Ce qui se passe ici aujourd'hui, les problèmes qui sont ceux du bâtiment, ce sont aussi ceux de l'agroalimentaire, ce sont aussi ceux de l'agriculture, ce sont aussi ceux de toutes les autres entreprises qui sont confrontées, les artisans, à une concurrence déloyale. Alors, est-ce qu'on continue comme ça et on fait de notre économie un champ de ruines ou est-ce qu'on s'aperçoit qu'il s'agit là d'une erreur majeure de réflexion de la part de nos responsables politiques et on va peut-être leur demander d'ailleurs des comptes.

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