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interviewSUDRADIO· 16 juillet 2026 85 min

Écologistes et agriculteurs sont-ils irréconciliables ? / La justice avance-t-elle au ralenti ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonsoir, les vraies voix de l'été et de nouveau une actualité très intense. Les agriculteurs, la justice, les pompiers, les cyclistes, tous sont sur le pont et attendent vos réactions, vous les auditeurs de Sud Radio. Le sommaire, la commission paritaire du Sénat tranche aujourd'hui sur la loi d'urgence agricole qui met à jour les oppositions entre écologistes et agriculteurs. La question du soir à 17h30, loi d'urgence agricole, hashtag Sénat. Les écologistes et les agriculteurs sont-ils irréconciliables ? Vous entendrez une passe d'armes entre Sandrine Rousseau et des agriculteurs. Ce week-end, ça vaut son déplacement. A 18h10, le grand débat.

Suite à l'affaire Liana, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait demandé à tous les parquets de revoir l'ensemble des plaintes déposées dans les affaires de pédocriminalité. Résultat, tout s'est accéléré. 69 626 dossiers réétudiés, 15 000 nouvelles plaintes déposées, et surtout 675 personnes incarcérées. D'où cette question, hashtag pédocriminalité. La justice avance-t-elle au ralenti par manque de sérieux, de moyens ou de volonté ? Donnez-nous votre point de vue, 0800 26 300 300, ou sur nos réseaux sociaux, et bien sûr sur notre chaîne YouTube où vous répondez à cette question et vous votez. Et comme ça, on fera le point. Nos vraies voix ce soir. Ah, c'est un plaisir de les avoir.

Bonsoir, avec le retour, ça faisait un an, Priscillia Ludovski, figure du mouvement des Gilets jaunes, présidente du collectif des luttes sociales et environnementales dédiées aux Outre-mer. Bonsoir, Priscillia. Bonsoir. Qu'est-ce que vous avez fait pendant autant de temps ?

1:46
Locuteur non identifié

Ah, je ne sais pas. J'ai perdu la mémoire.

1:50
Présentateur

C'est bien. Des fois, des fois, ça aide. Des fois, c'est mieux. Des fois, c'est mieux. Bon, lui, à la mémoire, il était là déjà la semaine dernière avec beaucoup d'à-propos, Maître Davy, Mathieu Davy, avocat, membre du collectif de défense de l'État de droit. Bonsoir. Bonsoir, Frédéric. Bon, vous avez vu, il y a un petit peu de sujet justice ce soir. Vous êtes un peu dans votre élément, quoi. C'est ça, zone de confort. Bon, je ne dirais pas que j'ai fait l'émission pour vous, mais en tout cas pour les auditeurs, c'est sûr. Et avec votre expertise, ça nous aidera. Un peu de droit ne fait pas de mal. Un peu de droit, eh oui.

Et puis, Geoffrey Vuperrault, qui avait fait ses débuts la semaine dernière et qui restera l'homme qui a défié magnifiquement Françoise de Bois, qui vous adore, qui vous adore. Geoffrey Vuperrault, chef d'entreprise et chroniqueur sur la chaîne Rooftop français, qui est une chaîne YouTube consacrée aux Français, mais par coïncidence tenue par des Asiatiques. Voilà, c'est ça. Des Français d'origine asiatique. Voilà, voilà. Alors, donc, c'est tous les pays asiatiques, bien sûr. Oui, voilà. Bon. Vous, votre pays un peu de cœur, c'est la Chine. De cœur, oui. Enfin, mon père était chinois. Ma mère bretonne. Donc, voilà, c'est... De fait. Eh oui, de fait. Donc, Rooftop français, ça s'appelle.

C'est ça. C'est ça. Alors, eh bien, écoutez, est-ce qu'on a... Il est là, très bien. Nous allons commencer par le sujet d'actualité. Nous voulions revenir sur ce dénouement dans l'affaire Jubilat. Suite aux aveux du mari, les gendarmes ont engagé des fouilles en sa présence. Des ossements ont été découverts à 10 km du domicile des Jubilat, donc à Cagnac-les-Mines. Avec nous, l'avocat des enfants du couple, Maître Laurent Boguet. Bonsoir, Maître.

3:37
Locuteur non identifié

Bonsoir, Messieurs. Bonsoir, mon cher confrère. Bonsoir, mon frère.

3:41
Présentateur

Voilà. Et puis, Madame aussi, Priscilla Ludovski, qui est là aussi. Pardon. Bonsoir à vous, Madame. Bonsoir. Non, vous inquiétez pas, parce que je sais que pendant que je faisais la présentation, Maître, vous étiez dans la tentative de connexion, donc vous n'avez pas entendu tout le monde. Voilà. Je voulais bien préciser. Voilà. Bon, alors revenons donc évidemment à ce jour si particulier. Je le rappelle, vous êtes le conseil des enfants du couple Jubilat. Quelle est la réaction de vos clients ?

4:12
Locuteur non identifié

Alors, avant de vous parler de celles de mes clients qui viennent juste d'être informés, je vous parlerai de la mienne, puisque je porte leurs paroles depuis 5 ans et demi. C'est la fin d'une interminable attente, vous vous en doutez. Cédric Jubilat a payé son dû en tant que père. Nous l'avions exhorté à désigner l'endroit où il avait effectivement enseveli la dépouille de Delphine. Il a consenti à le faire. Ça n'est pas une satisfaction. Le mot ne serait pas adapté. C'est un soulagement et c'est pour ce qui concerne effectivement ces deux jeunes enfants, la possibilité qui s'ouvre d'offrir une sépulture digne de ce nom à leur maman et de définir un lieu de recueillement.

Voilà à cet instant que ça m'inspire.

5:02
Présentateur

Alors, votre action, on dit bien sûr l'avocat, mais souvent le terme utilisé, c'est le conseil. Et vous, maître, en tant que conseil, quelle est la parole que vous tenez auprès de ces enfants ? Parce que votre rôle est très particulier. Évidemment, dans ces moments d'annonce complètement fortes, quel est votre rôle ? Comment vous positionnez-vous par rapport à eux ?

5:29
Locuteur non identifié

C'est très compliqué parce que, par définition, nous sommes, avec ma consoeur Malika Chmani, des serveurs vigilants. Nous les défendons. Mais nous sommes également des interprètes de cette langue étrangère qui est pour eux le droit et la parole de la justice. Donc, on est toujours en interface. Et puis, il y a surtout, j'ai presque envie de dire, le père qui se dissimule derrière ma robe, qui me conduit à anticiper leurs attentes. et essayé de leur apporter satisfaction. Mais vous savez, leur ramener, effectivement, pardon de le dire ainsi, mais les ossements de leur mère, ça ne répare rien. C'est quelque chose d'absolument indispensable.

Mais c'est très notoirement insuffisant par rapport à la tragédie racinienne qu'ils traversent.

6:17
Présentateur

Oui, effectivement. Et d'ailleurs, on a tous beaucoup de mal à trouver les mots justes et les questions justes. Alors, celle-ci, quand même, qui est un petit peu plus générale et peut-être un peu plus facile à vous poser. Est-ce que ce dénouement est lié, finalement, à l'action des nouveaux conseils du père, de l'accusé, Cédric Jubilard ? Est-ce que, finalement, c'est ce travail qui a permis qu'il passe aux aveux ?

6:44
Locuteur non identifié

C'est possible. Je ne l'exclus pas. Mais ce qui est certain aussi, c'est que la stratégie qui avait été adoptée primitivement au fil des ans par Cédric Jubilard consistait à nier, en dépit d'un faisceau d'indices extrêmement lourd, extrêmement concordant, son éventuelle implication dans la disparition tragique de Delphine. Il a été sanctionné lourdement par une première cour d'assises, 30 ans de réclusion criminelle, et ça peut aussi contribuer, effectivement, à une prise de conscience, à la fois sur le plan moral, mais également sur le plan utilitaire.

Est-ce que Cédric Jubilard, qui s'est montré jusqu'à présent relativement inconstant et sur le chemin de l'appropriation de son crime, je l'appelle de mes voeux, est-ce qu'il y intègre des éléments de stratégie de défense pour obtenir une diminution de sa peine ? Rien n'est exclu.

7:38
Présentateur

Voilà. Votre rôle dans le procès à venir sera évidemment de porter la parole et de peut-être veiller à ce qu'il y ait une sentence qui corresponde à ce que peut-être ceux que vous défendez attendent ?

7:56
Locuteur non identifié

Oui, moi ce que je crois surtout, si vous voulez, c'est que contrairement au premier procès où finalement la parole de Louis avait été déconsidérée par la posture défensive de son père, on évolue un petit peu, que ce petit garçon s'entende dire qu'il était porteur d'une vérité, la vérité sans doute de ce dossier sur le plan judiciaire, qu'il n'était pas menteur, et que son père assume au contraire des postures qui lui ont fait du mal, qui l'ont, je dirais, déstabilisé davantage encore qu'au-delà du fait d'avoir déjà tragiquement perdu sa mère. Donc moi j'attends beaucoup de ce procès pour restaurer, je dirais, la dignité de tous ceux qui méritent de la recevoir de notre part.

8:45
Présentateur

Quelle complexité ! Merci mille fois Maître Laurent Boguet, avocat des enfants du couple Jubilard, Louis effectivement, et puis Elia. Nous reparlerons des rebondissements dans cette affaire tout à l'heure à 18h05 où nous écouterons la déclaration des gendarmes, et puis bien sûr nous ferons réagir les vraies voix, n'hésitez pas aussi à vous réagir au 0800 26 300 300 entre 19h30 et 20h tout à l'heure avec Quentin Barbaza. Voilà, nous marquons une petite respiration, et puis nous entrons dans le vif du sujet avec les vraies voix de l'été.

9:22
Locuteur non identifié

17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio.

9:28
Présentateur

Les vraies voix de l'été au cœur de l'actualité, nous venons de faire le point sur le dénouement de l'affaire Jubilard. Les vraies voix ce soir avec nous, Priscilla Ludovski, Mathieu Davy, Geoffrey Vuperot, nous avons deux grands thèmes, deux grandes questions auxquelles vous pouvez répondre sur la chaîne YouTube de Sud Radio. La première, loi d'urgence agricole, qui est débattue aujourd'hui au Sénat en commission paritaire. Les écologistes et les agriculteurs sont-ils irréconciliables ? Et puis notre grand débat à 18h10 sur la pédocriminalité. La justice avance-t-elle au ralenti par manque 1 de sérieux, 2 de moyens ou 3 de volonté ? Vous êtes aussi partie prenante dans nos débats.

Nous comptons sur vous 0826 300 300, haut des taux standards. Et bien sûr, nous fonçons où ? Autour de France.

10:21
Locuteur non identifié

Sud Radio, le mec du tour.

10:23
Invité

Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.

10:29
Présentateur

12ème étape, aujourd'hui 179 kilomètres entre Nevers-Manicourt et Chalon-sur-Saône. 12ème étape pour les sprinters, Pascal Chanteur. Bonsoir Pascal.

10:44
Locuteur non identifié

Bonsoir à toutes et tous.

10:45
Présentateur

Il y a encore eu des échappés aujourd'hui avec encore des Français.

10:49
Locuteur non identifié

Oui, encore Baptiste Versthofer qui a fait encore un numéro qui ne se laisse pas abattre et qui ne compte pas ses efforts, mais qui s'est fait rejoindre et puis après ça a été un véritable feu d'artifice. Il y a eu une multitude d'attaques et donc là, peloton groupé, mais très très décousu, très décousu.

11:09
Présentateur

Oui, alors parmi les échappés, vous avez noté et nommé Baptiste Versthofer, il y avait également Ewen Kostu et Mathéo Verscher, deux autres Français. Et dans ce que vous qualifiez de feu d'artifice dans le final, Romain Grégoire, le champion de France, a attaqué avec le champion des Etats-Unis, Quinn Simons.

11:28
Locuteur non identifié

Oui, exactement, ainsi que le maillot vert. Le maillot vert a cherché par tous les moyens à prendre la poudre des scampettes parce qu'il ne souhaitait pas du tout un sprint massif, mais les équipiers des sprinters ont eu raison des attaques. Et là, on voit un peloton quand même relativement compact où les équipes de sprinters ont repris la main.

11:52
Présentateur

Oui, et vous faites bien de rappeler le maillot vert, donc Mats Pedersen, qui a remporté le sprint intermédiaire et qui a donc pris 20 points aujourd'hui devant Philippe Seine et Merlier, même si ça lui a valu un carton jaune pour un sprint qui n'était pas forcément très très très régulier. Alors, arrivés à Chalons-sur-Saône, ils sont lancés, 1,5 km, c'est parti. Avec les équipes de sprinters qui sont au travail et notamment ceux de l'équipe Bahrein pour Phil Baos, l'Allemand, il n'a pas encore pesé jusqu'à présent. Autre équipe présente aux avant-postes, les NSM, les NSM pour Bignam Girmay, l'Erythréen qui tourne autour, ancien maillot vert qui n'a toujours pas gagné.

La lutte se fait, le dernier kilomètre maintenant. Ils sont passés sous la flamme rouge avec l'équipe Alpessin de Jasper Philipsen qui emmène maintenant, et notamment Mathieu Van Der Poel, le petit-fils de Raymond Poulidor, qui se lance à fond pour son ancien maillot vert, mais qui a du mal depuis le début de ce Tour de France. Il n'a toujours pas gagné. Jasper Philipsen va être emmené dans des conditions idéales. On aperçoit Hubertz également, le coureur de l'équipe Loto Intermarché. Les Français, on compte beaucoup sur Anthony Turgis, Dorian Godon, et puis évidemment Clément Russo. Voilà, il y a une chute, il y a une chute avec Gaviria, le Colombien, ils sont tombés à une petite dizaine.

A priori pas trop grave, mais quand même, ça allait très vite. Milan Frétin pour l'équipe Cofilis, avec à sa gauche, Mats Pedersen, justement, le maillot vermé, il sera battu. Attention avec Tim Merlir, Max Kanter également. C'est Tim Merlir qui va gagner. Voilà, troisième victoire de Tim Merlir devant Olaf Koi, Jasper Philipsen, et Max Kanter, a priori pour la quatrième place, à moins que ce ne soit, Bignan Dirmay. Mais cette chute a été très, très, très impressionnante, avec, a priori, Fernando Gaviria, le coureur colombien qui a touché une roue d'un coureur qui le précédait. J'aperçois aussi un coureur de l'équipe Picnic qui est à terre. Sans doute leur sprinter Bittner, Pavel Bittner.

Pascal Chanteur, a priori, chute très impressionnante, mais bon, pas trop grave non plus, cette chute.

14:03
Locuteur non identifié

Écoutez, pour l'instant, on voit des coureurs à terre qui sont assis sur le bord des balustrades. Il va falloir attendre le point médical, mais vous savez, une chute à cette vitesse-là, c'est jamais anodin. Mais bon, je n'ai pas l'impression qu'il y a quelque chose de terriblement grave.

14:22
Présentateur

On rappelle la vitesse, c'était 70 km heure, là, à peu près ?

14:25
Locuteur non identifié

Oui, un petit peu moins parce que c'était en faux plat montant, donc je dirais 64, 65.

14:32
Présentateur

Bon, victoire de Tim Merlir, c'est sa troisième. Nous, c'est le plus rapide aujourd'hui.

14:38
Locuteur non identifié

Tim Merlir, encore une fois, on le dit depuis le début, bon, après, ça peut être des aléas de placement ou autre, mais physiquement, c'est lui le plus rapide et le plus fort. Clairement, et on voit bien l'arrivée d'homme fort parce que faux plat montant et on voit qu'il s'est détaché. Clairement, il a pratiquement un vélo d'avance sur le deuxième.

15:03
Présentateur

Et alors, a priori, autre victime de la chute, le vainqueur de l'étape d'hier, un Soren Waringschold. Et la chute a été provoquée, en fait, par le télescopage de deux coureurs. Gaviria a été bousculée involontairement par Olaf Koi. Et donc, il y a...

15:19
Locuteur non identifié

C'est un carat rural.

15:20
Présentateur

Oui, et le carat rural, c'est Fernando Gaviria. C'est bien... Voilà, c'est ça. Merci Pascal Chanteur, on refera le point avec vous tout à l'heure à 18h45. Une nouvelle fois, l'explication entre les sprinters. Pour la première fois de ce Tour de France 2026, une chute à l'arrivée. Mais a priori, ça devrait aller pour l'ensemble des coureurs. Je crois que le français Dorian Godon, également le champion de France de l'année dernière, a été victime d'une chute, mais il se relève. Voilà pour le Tour de France.

15:52
Invité

Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.

15:59
Présentateur

Et nous revenons avec les vraies voix, les vraies voix qui patientent. Priscilla Ludovski, Mathieu Davy, Geoffrey Vupero. Nous sommes rattrapés par l'actualité. On va commencer par vos tours de table. Et alors, Mathieu Davy, avocat, membre du collectif de défense de l'État de droit, vous revenez sur... Alors ça, c'est vrai que c'est drôle. C'est un peu passé inaperçu avec toute cette actualité, mais en fait, Marine Le Pen utilise pour sa campagne le terme qui est un terme politique d'un de ses adversaires. Eh oui, la marque, c'est une marque déposée, la marque Renaissance, déposée au nom du parti.

Donc, Gabriel Attal a signé Marine Le Pen qui, appel sorti de son procès d'appel, est à nouveau devant la justice le 27 juillet pour se voir interdire l'utilisation du terme Renaissance, marque déposée par le parti Renaissance, donc au titre de la violation du droit des marques et aussi pour parasitisme, c'est-à-dire en pensant que ça créerait une confusion dans l'esprit du public. Mais ça veut dire qu'on ne peut plus utiliser, par exemple, il y a Les Républicains, on ne peut plus utiliser Nous sommes Républicains. Les Républicains est une marque déposée.

Alors, là, ce qu'il faut voir, c'est que ce n'est pas une marque concurrente, c'est-à-dire que Marine Le Pen n'a pas déposé la marque Renaissance, elle utilise le terme Renaissance sur son affiche. Alors, est-ce qu'elle l'a fait un peu exprès ? Est-ce qu'elle n'a pas compris, évidemment, que c'était peut-être une cohésion avec le terme de la marque ? Est-ce qu'elle l'a fait exprès, en fait ? C'est la question qu'on pourrait se poser. Maintenant, qu'elle l'ait fait exprès ou pas, est-ce que c'est blâmable ? Est-ce que vraiment, il y a un risque de confusion ?

Et là, permettez-moi d'avoir un petit joke, s'il y a une confusion entre Renaissance et le Rassemblement National, ça pose un petit problème programmatique. Oui, oui. Alors que très franchement, si on est très clair sur son programme et sur son identité, il n'y a pas vraiment de raison de créer le doute. Alors, est-ce que c'est une malice de la part de Mme Le Pen d'essayer justement de capter le centre droit ? Est-ce que, du côté de M. Attal, alors, attaquer en justice, bon, on veut protéger ces éléments de propriété incorporelle, ces signes, ces marques ? D'autre côté, moi, j'y vois aussi la judiciarisation de la vie politique un peu en outrance.

Encore une fois, vous l'avez dit, est-ce qu'on va banaliser des termes ou s'approprier des termes comme république, démocrate ? Bah oui, c'est ça. insoumise, la France. Des termes dans le... Au bout d'un moment, c'est quand même des termes de la langue française extrêmement commun, voire très liés à la politique elle-même. Donc, s'approprier un monopole sur des termes comme démocrate, républicain, renaissance, horizon, France insoumise, donc la France, bon, ça me paraît un peu délicat. D'autant que ça fait la troisième fois qu'il change de nom. Il y a eu En Marche, il y a eu... Enfin, ok.

Je n'ai pas d'avis tranché, mais en tout cas, rendez-vous le 27 juillet au tribunal judiciaire de Paris pour la décision qui sera rendue. À suivre. Alors, là maintenant avec vous, Priscilla Ludowski, une plainte qui a été déposée par les parents d'une adolescente de 13 ans, Chilo, qui est décédée d'un cancer après avoir été scolarisée dans une école qui se trouve à Franconville, dans le Val d'Oise. Et il y a dans cette terrible affaire des plaintes qui ont été déposées et des questions sur le sol, précisément, qui est sous l'école.

19:35
Locuteur non identifié

Oui, ce sont donc Diane et Modibo Diakite qui ont perdu leur fille qui est décédée d'un cancer qui est extrêmement rare, un cancer du sein pour une enfant de 13 ans. Pour ne pas dire n'importe quoi, je préfère être sûre de bien le prononcer, c'est angiosarcome mammaire. Et donc, effectivement, elles ont été retrouvées dans son organisme des polluants qui ont été retrouvées aussi dans l'école. Et donc, du coup, il y a une enquête qui a été menée parce qu'il y a quand même deux autres cas avérés d'enfants. Donc, un enfant qui est décédé d'une leucémie et un autre enfant qui est en rémission. Et donc, potentiellement, il pourrait y avoir d'autres enfants.

Mais en tous les cas, les parents de Chilo ont déposé une plainte le 1er juillet pour homicide involontaire. Et il y a aussi des actions qui sont menées côté administratif pour obtenir des documents, pour pouvoir étayer leurs propos, pour pouvoir avoir des réponses surtout sur la chaîne décisionnelle. C'est-à-dire, qui a décidé quoi, à quel moment, dans quel contexte, etc. Et donc, voilà, elle a lancé une pétition.

Les parents ont lancé une pétition sur la plateforme mypetition.org pour demander justice pour Chilo et pour surtout faire que, et d'ailleurs, elle le dit dans le titre de la pétition, que ça ne se reproduise pas, que ce soit à Franconville, puisque c'est là que se trouve l'école René Vatrello, ou ailleurs, dans une autre école. Et en fait, avec tout ce qui se passe actuellement sur l'usage des pesticides, des polluants, toutes les mobilisations qui ont eu lieu. On a des précédents en France et en Outre-mer avec la question du chlordécone qui a pollué les sols durablement. Donc, on sait ce que c'est les conséquences. Donc là, ça touche les enfants, c'est problématique.

21:03
Présentateur

Une école qui n'est pas très loin de la gare RER par exemple, effectivement, c'est un endroit qui n'est pas très verduré. Il y a en tout cas

21:10
Locuteur non identifié

un site pollué. Du coup, je pense que, tout à l'heure, on avait un autre sujet qui concerne les enfants. Là, je trouve que dès lors que ça touche les enfants, ça devrait d'autant plus nous alerter. On sait, on connaît les conséquences de tous ces polluants sur la santé. Ça devrait être un sujet plus que de santé publique, plus que de cas isolés sur cette famille.

21:30
Présentateur

Il y a eu un article dans Le Parisien le 1er juillet dernier. Voilà. Donc, en tout cas, ça suit son cours. Bon, mettre juste très rapidement mais visiblement... C'est un drame absolu. Maintenant, techniquement, s'il y a procès, il va falloir établir la chaîne de responsabilité. Ce n'est pas évident. Ce n'est pas évident et c'est terrible d'entendre ça pour les victimes et les familles mais il va falloir démontrer un lien de causalité entre les sols, la pollution, le cancer de la petite, la responsabilité de qui, in fine ? De l'école, donc de la mairie. Est-ce qu'il peut y avoir une responsabilité de l'État si on sort de la mairie, si c'est sur d'autres zones ?

Donc, ça risque de prendre des années parce qu'il va falloir faire la lumière sur tout ça, faire des investigations assez lourdes pour créer une responsabilité et donc un procès qui pourrait aboutir sur une condamnation et donc une réparation du préjudice subi par la famille, je crois même les familles parce que, si il y a bien compris, il y a d'autres enfants qui seraient touchés. Oui, tout à fait. Bon, on marque une petite respiration. Geoffrey Vupero, je ne vous oublie pas, vous aurez votre tour de table. Vous avez vu que l'émission s'adapte au direct. On marque une petite respiration, on se retrouve dans un instant.

22:38
Locuteur non identifié

17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio. Parlons, Vric Bradel.

22:48
Présentateur

Les vraies voix de l'été avec votre sujet du soir dans un instant, la loi d'urgence agricole au Sénat avec en ce moment même la commission paritaire. Les écologistes et les agriculteurs sont-ils irréconciliables ? Vous nous donnerez votre point de vue. Commencez, vous êtes attendu au 0800 26 300 300 et puis bien sûr sur notre chaîne YouTube vous répondez à cette question. Sont-ils irréconciliables ou non ? Nos trois vraies voix, je vous les représente. Priscilla Ludovski, Mathieu Davy et Geoffrey Vupero. Nous étions en plein tour de table, un petit peu désorganisés avec l'arrivée du Tour de France et tout ça et nous continuons et nous concluons donc avec vous, Geoffrey Vupero.

Vous vouliez revenir sur la loi sur l'aide à mourir adoptée hier. Oui, effectivement. Hier, la loi sur l'aide à mourir a été adoptée avec 295 voix contre 232. Je pense que c'est un sujet qui aurait mérité un débat. Il a eu lieu quand même ? Pas suffisamment à mes yeux. Moi, d'emblée, je casse le suspens tout de suite, je suis contre, d'emblée. Contre cette loi ? Contre cette loi. Qui permet par exemple, on avait Charles Bietry, qui est mon ancien patron à Canal+, qui disait je ne vais pas être obligé d'aller en Suisse pour choisir le moment où je vais mourir. Il est atteint de la maladie de Charcot. Je comprends bien. C'est un débat qui aurait pu être présent.

Je suis contre d'emblée, je ne vais pas m'étaler pour les raisons, mais je pense que ça dénature la médecine. Je pense que c'est un débat anthropologique qui est quelque chose qui est en train de changer. Je pense qu'il y a des dérives qui pourraient arriver. Il y a un glissement possible. Ça va probablement exacerber aussi des inégalités financières en lien avec les soins palliatifs, ce genre de choses. mais en réalité, j'aurais été ouvert à débattre et j'aurais été ouvert à être convaincu de l'inverse. Le problème, c'est qu'on a une conclusion qui tombe pendant l'été comme ça et moi, je le dis gravement et je pèse mes mots. Moi, citoyen français, j'exige un référendum sur ce sujet grave.

Réaction, Priscilla Ludovski,

24:51
Locuteur non identifié

à ce que vient de dire Geoffrey ? Il y a eu une conversation citoyenne sur la fin de vie donc il y a des gens qui ont quand même débattu dessus et ça fait pas mal, ça coulait d'encre. Moi, je ne suis ni pour ni contre. En fait, je suis un peu partagé parce que je me dis c'est vrai que quand on est concerné plus ou moins par ses proches, on est plus ouvert à débattre de la question et parfois, on change d'avis quand on avait un avis tranché mais je pense que c'est une question très difficile et que... C'est éminemment personnel. C'est personnel, c'est difficile. Il y a même la question religieuse qui peut venir se heurter à ça. Il y a les questions éthiques.

En fait, ça brasse tout un tas de publics et j'espère qu'au sein de cette convention, ils ont pu brasser ces publics et les consulter pour prendre les meilleures décisions possibles mais ce n'est pas facile.

25:27
Présentateur

Mathieu, David ? Moi, je suis pour la liberté absolue des individus de disposer de leur corps comme de leur vie. C'est un point de vue. On n'a qu'une vie, c'est la nôtre, elle nous appartient et donc on doit pouvoir effectivement... Pour moi, c'est un élément de civilisation que de pouvoir aborder ces sujets-là et de pouvoir justement trouver des solutions. Et quand on voit des cas extrêmement graves de maladies, de fins de parcours, je pense que de la souffrance endurée pour certaines personnes, on ne peut pas ne pas en tenir compte et de trouver des solutions pour essayer d'apaiser des souffrances et de faire droit aussi au consentement et aux volontés des personnes.

Bien sûr que derrière, c'est un sujet sociétal qui implique énormément de convictions, de réflexions, c'est le sujet ultime. Et c'est pas ça. Et donc il faut le traiter, je crois, je vous rejoins, je rejoins mes camarades, il faut le traiter avec du temps, de la concertation, de l'intelligence, du débat, du partage d'idées et pas que de la confrontation de postures. C'est un sujet sur lequel je pense il n'est pas clôturé aujourd'hui. C'est ça qu'il faut revenir. On en a parlé un petit peu hier soir avec nos auditeurs et avec Quentin Barbaza. Ainsi continue le débat et c'était important que vous le souleviez dans ce tour de table. Allez, ouvrons le grand sujet, la question du soir.

26:42
Locuteur non identifié

Les vrais voix Sud Radio.

26:46
Présentateur

Le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole passe sur le grill aujourd'hui en commission paritaire au Sénat. Son objectif, reconquérir la souveraineté alimentaire française en soutenant les agriculteurs. Certains partis de gauche et écologistes parlent, je cite, d'une horreur sanitaire et écologique absolue et une loi criminelle pour nos enfants. La question du soir, les écologistes et les agriculteurs sont-ils irréconciliables ? Je vous propose d'écouter cette passe d'armes entre Sandrine Rousseau et des représentants agriculteurs de la coordination rurale du Lot et Garonne. C'était le week-end dernier dans le cadre du festival international du journalisme.

Ça se passait à Couture sur Garonne.

27:28
Locuteur non identifié

Bon, on ne va pas polémiquer, parler de vos propos qui sont complètement débiles parce que, de toute façon, vous n'êtes là que pour faire du buzz

27:34
Présentateur

en permanence. Vous avez en face de vous quelqu'un qui depuis 4 ans, 4 ans, n'a pas sorti

27:41
Invité

un sou de son exploitation. Mais c'est ça le sujet, ce n'est pas le barbecue. En fait, c'est ça votre sujet, c'est votre revenu. Et vous, je n'ai rien à branler de notre revenu. C'est votre revenu. C'est votre revenu.

28:06
Locuteur non identifié

Ce n'est pas agricultrice, vous savez mieux que nous. Alors effectivement,

28:14
Présentateur

vous l'avez compris, d'où notre question. Les écologistes et les agriculteurs sont-ils irréconciliables ? Alors, tous les écologistes ne pensent pas comme Mme Sandrine Rousseau et tous les agriculteurs ne pensent pas comme ceux de la coordination rurale, on est bien d'accord. Mais en tout cas, il est clair qu'il y a des débats houleux. Alors, cette loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole passe aujourd'hui en commission mixte paritaire. Elle concerne notamment les stockages d'eau, la réintroduction de pesticides. Vous imaginez évidemment la tendance.

Réaction, alors déjà Priscilla Ludovski, on sent qu'il y a un fossé qui se crée entre les agriculteurs et les écologistes alors qu'à priori, ils devraient y aller ensemble ?

28:58
Locuteur non identifié

Oui, en fait, moi j'entends les agriculteurs depuis longtemps se plaindre de leurs conditions de travail. C'est quand même la profession, il y a le plus de suicides. Enfin, les mutuels d'agriculteurs le disent et les enfants des agriculteurs sont aussi touchés par ces pesticides qui les empoisonnent et qui les rendent malades. C'est documenté, ce n'est plus à prouver. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'on est dans un perpétuel moonwalk sur ce sujet et qu'effectivement, le côté écologiste, ils se battent pour qu'on utilise de moins en moins de pesticides et qu'on arrête d'en utiliser. On réintroduit des pesticides.

On est quand même en France par les Outre-mer, les champions du monde du cancer de la prostate en Martinique et en Guadeloupe dus aux insecticides dont on savait qu'ils étaient dangereux, dont on les introduit volontairement. Je ne comprends pas pourquoi on continue à aller dans cette direction plutôt que d'aller vers des cultures vivrières. Je ne comprends pas pourquoi on entend toujours les mêmes types d'agriculteurs.

Moi, j'en ai rencontré beaucoup qui développent des agroforesteries, qui développent des alternatives, qui expliquent qu'il y a des moyens de faire autrement et jamais les subventions européennes et toutes les mesures qui vont dans le sens de la souveraineté alimentaire soi-disant, je ne comprends pas pourquoi elles n'intègrent pas ces alternatives-là et qu'on est contre pour des intérêts économiques, on sacrifie la santé et l'environnement des gens. On connaît les conséquences. Je ne comprends pas ce fossé parce qu'en fait, les agriculteurs, ils voient, j'entends le témoignage de cette personne qui dit qu'on a besoin de payer nos factures, on a besoin de manger, etc.

30:16
Présentateur

Sachant qu'il y a plusieurs thèmes. Effectivement, sur celui-ci, alors qu'il vous est cher. Ah oui, il ne faut pas me lancer là-dessus. Oui, oui, non, mais non, ben si, justement, ben si, justement, c'est pour ça que je vous ai lancé là-dessus. Ça peut dire, ça peut dire. Non, non, non, mais c'est très bien. Sur la question des pesticides, en tout cas, il y a ce point de vue. Geoffrey Vupero. Oui, moi, je trouve vraiment quelque chose d'incroyable dans les sujets agriculture et même industrie. C'est qu'aujourd'hui, on a une Sandrine Drousseau qui va crier au drame avec les agriculteurs.

Elle va souhaiter leur imposer de nouvelles normes qui, probablement, pourraient les mettre en difficulté, les empêcher de se développer. Qu'est-ce qui se passe s'il y a un secteur d'activité en difficulté ? On risque de perdre des agriculteurs. Mais on a quand même besoin de se nourrir. Donc, si on se nourrit, on a quand même besoin d'importer. Et donc, on va importer de pays qui n'auront pas forcément les mêmes normes que nous, qu'on aurait pu faire consensuellement, probablement avec des solutions alternatives qu'on aurait pu trouver ensemble grâce aux Unis Français qui ont les compétences pour créer une agriculture plus propre, avec des pesticides propres. Ça doit être possible aussi.

Je n'ai pas les compétences, mais ça doit être possible. Là, c'est absolument ridicule qu'on soit là juste pour mettre des bâtons dans les roues des agriculteurs, les voir mourir, et en contrepartie, importer des produits qui viennent d'ailleurs et finalement détruire tout le potentiel agricole, industriel qu'on a ici. Bon, deux points de vue. Vous tranchez entre les deux, Mathieu David ? Déjà, on ne peut pas envoyer Sandrine Rousseau négocier avec les agriculteurs. C'est vrai que c'est un peu... Enfin, c'est comme envoyer Trump faire un accord de paix.

C'est vrai que la manière dont elle a pris le débat en s'en tapant de la rentabilité et qu'elle explique maintenant que ce n'est pas la rentabilité, c'est le revenu. Bon, bref, pour une économiste, c'est assez médiocre. Non, réconcilions évidemment l'écologie et l'agriculture par des personnes diplomates, sensées et respectueuses du débat public et pas des personnes sur des postures. Donc déjà, je pense qu'effectivement, ça se passera mieux dans le débat public. Il ne faut pas oublier que les agriculteurs sont aussi des écologistes. Pour la plupart aussi, il ne faut pas opposer le C2. Oui, c'est ce qu'ils disent, sur l'antenne de Sud Radio, souvent.

Ils sont quand même sur le terrain, ils savent de quoi ils parlent. Et je rejoins ma co-tribune, c'est que c'est assez dingue de parler encore de pesticides aujourd'hui. Moi, personnellement, je trouve que c'est un débat archaïque. Sauf que si en face, vous êtes en concurrence dans le cadre du marché européen des gens qui les utilisent, il est là le problème. Il faut avoir le courage de stopper ça à la chaleur européenne. Alors ça, c'est très bien. Mais il faut que les autres suivent aussi parce qu'au bout d'un moment, alors réaction 0826 300 300, nous allons dans le Tarn-et-Garonne à Montesquieu. Bonsoir, Benoît. Oui, bonsoir. Bon, vous avez entendu, c'est...

Est-ce qu'on va arriver à réconcilier, ça serait bien, les écologistes et les agriculteurs ? Non, non, non, on n'y arrivera pas. On n'y arrivera pas parce que le fossé, ce n'est pas un fossé, c'est un viadu. C'est fini, il faut... Voilà, on nous empêche de faire trop de choses. Il faut qu'ils arrêtent. Voilà. On voit aujourd'hui les conséquences. Voilà, on y est. On y est, on voit. Alors Benoît, justement, vous, vous êtes agriculteur ou pas ? Oui, oui, je suis agriculteur. D'accord.

Alors bon, la question des pesticides, là, on vient d'en parler et c'est vrai, il y a une question de santé publique, mais si l'Union Européenne ne permet pas à tout le monde de jouer dans la même catégorie, on est en pleine coupe du monde de football, on voit bien que s'il n'y a pas les mêmes règles pour tout le monde, on n'y arrive pas. Mais on n'y arrivera pas. On n'y arrivera pas. C'est joli. Alors voilà, après, après, pour les stocks d'eau, là, c'est un vrai débat. Vous, vous dites, ben, profitons de l'eau, il faut la stocker. Et c'est vrai qu'on ne comprend pas toujours pourquoi en face, les écologistes disent non.

Là, typiquement, c'est beaucoup plus problématique que le cas des pesticides, finalement, parce que là, c'est une question de mentalité sur l'eau. Mais non, mais l'eau, c'est le problème, l'eau, c'est la vie. Le souci, c'est ça, c'est que les gens ne comprennent pas que aujourd'hui, l'eau, si on n'a plus d'eau, on n'a plus de vie. Donc, ça fait 4 ans, ça fait 5 ans qu'on nous bassine avec des trucs ou qu'on nous dit faites des retenues d'eau, faites des retenues, vous faites des dossiers, vous demandez des trucs. Voilà. Et on est toujours pareil. Ah ouais, mais il y a une grenouille là. Attention, là, il faut, on ne va pas creuser là. On ne va pas creuser là.

Sauf qu'on laisse passer des milliers, des millions de mètres cubes d'eau et on ne stocke pas. Et aujourd'hui, voilà, on arrive où c'est que on a des feux de forêt, on a deux tours et on n'a pas d'eau. Parce qu'en face, on n'a pas d'eau. C'est le truc, c'est qu'aujourd'hui, il va falloir vraiment se poser la question qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on veut encore des agriculteurs ou est-ce qu'on n'en veut plus ? Voilà. Mais je ne sais pas qu'est-ce qu'ils vont en faire des agriculteurs. Je me le demande, quoi. Voilà. Alors, on a vu également une passe d'armes assez incroyable sur les bancs des différentes assemblées parce qu'aujourd'hui, c'est au Sénat.

Mais Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture et puis Mme Barbu, la ministre de l'Écologie, qui n'était pas d'accord sur le principe. Qu'est-ce qui se dit, cher Quentin Saunier, chez nos auditeurs de Sud Radio, à la question les écologistes, les agriculteurs sont-ils irréconciliables ? Écoutez, le constat est sans appel sur notre sondage YouTube.

35:11
Locuteur non identifié

Ils sont 90% à répondre oui. Les écologistes et les agriculteurs sont irréconciliables. Donc là, c'est net et précis. On a beaucoup de commentaires qui accompagnent ce sondage. On a Kern qui nous dit les écologistes sont tous sauf écologistes et je peux vous dire que beaucoup le rejoignent dans les commentaires. Et on a Harold qui nous fait ce constat. Le pire dans tout ça, dit-il, c'est que les deux

35:33
Présentateur

ont des intérêts communs. Bon. Il y a des écologistes du centre, il y a des écologistes très à gauche aussi sur la classe politique. Il ne faut pas l'oublier, je serais dit. Ce sujet des écologistes pose un grand problème parce qu'ils sont toujours là pour ralentir l'économie française. Au dépens... En fait, ils souhaitent imposer normes écologiques qui viendraient protéger l'environnement dans beaucoup de domaines au dépens de l'économie française. Ça, c'est plutôt une démarche positive quand même. Effectivement, seulement le problème c'est qu'on a un impact à l'échelle de la planète qui est négligeable. En fait, je prends un exemple tout à fait concret.

Dans les villages à côté de chez moi il y a des lampadaires. Il doit y avoir cinq lampadaires par village parce qu'il y a 300 habitants. Quand vous allez dans un pays asiatique, en Asie du Sud-Est, en n'importe quel pays même, on considérait moins développé. Un immeuble représente plus que ces lampadaires. Je trouve ça dingue par idéologie écologiste. On vient taper sur les petites gens en réalité, parfois les agriculteurs, en leur empêchant de se développer, en empêchant la France de trouver des solutions pour avancer. Et à l'autre bout du monde, on consomme beaucoup plus et on se retrouve ici avec un impact absolument ridicule.

Priscillia Ludovski, c'est vrai que les écologistes, certains d'entre eux se sont radicalisés. Moi, je ne suis pas

36:42
Locuteur non identifié

tout à fait d'accord avec ça parce que, qu'on le veuille ou non, pour plein de raisons historiques et plein d'autres raisons liées à tout ce qui s'est fait de bien ces dernières années en France, la France est regardée dans le monde. On peut être par moments sur certains domaines un exemple et on est regardé, on fait partie d'un ensemble et on a été à la tête des accords de Paris en 2015. Donc, en fait, qu'on le veuille ou non, ce qu'on fait a du sens à l'international et montre l'exemple. Donc, l'idée, ce n'est pas...

Moi, avec cette pétition sur la taxe carbone, je suis quand même assez bien placé pour dire que je ne suis pas pour qu'il y ait des mesures punitives et que quand on met des mesures en place, il faut qu'elles soient plus justes et qu'elles impactent... On rappelle votre passé de gilets jaunes. Effectivement. Alors, tout est punitif aujourd'hui. Justement, moi, je ne suis pas pour que ce soit punitif mais je suis pour qu'on voit par des conventions citoyennes, par du débat, par tout un tas de choses qui se font et qu'on sait faire, que les choses soient beaucoup plus justes et n'impactent pas négativement toujours les mêmes.

Sauf que la France, par ses outre-mer, qu'on oublie tout le temps, est 15e sur le rang mondial des pays les plus vulnérables aux dérèglements climatiques et à tout ce qui fait qu'on a des impacts négatifs sur l'environnement. Donc, on a un rôle à jouer. On a des mesures à mettre en place et je pense qu'il y a un sujet au niveau de l'Europe. Je pense qu'on n'est pas suffisamment courageux politiquement pour faire qu'au niveau de l'Europe. On fasse ce qu'il faut.

37:50
Présentateur

Là, pour le coup, il y a consensus. Bon, merci pour ce sujet, vos différents points de vue. On fonce. Dans un instant, on reçoit notre auditeur fil rouge. On lui a demandé d'être ministre des forêts parce que là aussi, parlons-en, il y a tout un travail à faire. Et d'ailleurs, souvent les écologistes et les agriculteurs s'opposent parce que pour éviter certains feux de forêt, il y a du débroussaillage. Les uns disent non. C'est vrai que ça devient pénible. Bon, on retrouve notre auditeur dans un instant. C'est parti.

38:18
Locuteur non identifié

17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio.

38:23
Présentateur

Parlons-en. Ça débat entre un avocat passionné, une ancienne gilet jaune qui se consacre maintenant à de la philanthropie, à aider les uns et les autres. Et puis, il y a un chef d'entreprise qui bague l'eau d'entre le continent asiatique et la France. Dans l'ordre, Mathieu Davy, Priscillia Ludovski et Geoffrey Vupero. Ils sont avec vous pour deviser et notamment pour évoquer ce sujet, les feux de forêt. Alors, il y a toujours beaucoup de tensions autour de Fontainebleau. On en parlera tout à l'heure à 18h30. On écoutera les décisions notamment d'Emmanuel Macron puis on fera un point précis si vous devez utiliser l'autoroute à 6 qui est toujours fermée. Et là, on a les dernières informations.

Mais justement, on voulait solliciter notre auditeur fil rouge ce soir. Le voici le ministre.

39:13
Locuteur non identifié

Les vraies voix Sud Radio. Si j'étais ministre. Qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre. Je ne sais rien faire.

39:20
Présentateur

Jacques, avec un prénom comme ça, ce n'est pas ministre, c'est président de la République. Bonsoir Jacques.

39:25
Locuteur non identifié

Bonsoir les vraies voix. Oui, si vous voulez me mettre président de la République, il faudra peut-être que les gens votent pour moi. Ça, ce n'est pas gagné.

39:34
Présentateur

Écoutez, rien qu'à vous écouter, vous donnez envie parce que vous avez beaucoup de jovialité et de bonne humeur dans votre voix. Alors, vous nous appelez et vous habitez à Mulhouse, c'est ça ? Oui,

39:46
Locuteur non identifié

dans les environs de Mulhouse, oui.

39:47
Présentateur

Très bien. Alors, où exactement ? C'est un petit village

39:51
Locuteur non identifié

à 10 kilomètres au sud de Mulhouse dans une région qu'on appelle le Sunco.

39:55
Présentateur

Très bien. Vous êtes ministre des Forêts. Vous avez trois propositions à faire. Alors, dans l'ordre, vous allez être testé comme ministre, puis vous défirez nos vraies voix dans le jeu de l'été, puis vous débattrez avec nous tout à l'heure, notamment sur la question de la pédocriminalité. Sur la forêt. Il y a beaucoup à dire. Il y a beaucoup à dire. Justement, vous êtes avec nous, on va en profiter. Alors, vos trois propositions en tant que ministre des Forêts. Eh bien, la première proposition, ça serait déjà de rétablir les effectifs des agents des forêts qui ont été licenciés par wagon entier.

Parce que quand on n'a pas d'agents des forêts, les forêts ne sont pas contrôlées, donc elles ne sont pas entretenues. Et quand elles ne sont pas entretenues, ça ne facilite pas l'accès des secours en cas d'incendie, par exemple. On a tendance à l'oublier. C'est vrai que c'est un point principal. Vous débutez bien votre ministère. Ensuite, deuxième point. Alors, le deuxième point, c'est de faire respecter l'obligation de défrichage à tout prix avec des amendes fortes au besoin. Parce que les gens ne défrichent pas autour de leur maison. Donc, ça oblige les secours et effectivement à les évacuer. C'est toujours très compliqué. Alors qu'avec une simple mesure de défrichage, ça serait résolu.

Alors, vous avez déjà toute une partie de nos... Ça ne fait pas plaisir aux écologistes, mais malheureusement... Oui, mais vous avez toute une partie des agriculteurs qui sont derrière vous, monsieur le ministre, déjà. Donc, c'est pas mal. Et votre troisième point ? Et le troisième point,

41:28
Locuteur non identifié

c'est que les incendiaires soient punis à la hauteur de ce qu'ils ont fait.

41:33
Présentateur

Parce que malheureusement, et ça, c'est un problème général de la justice. La justice est une justice en carton. une justice qui ne punit pas. Et malheureusement, quand on ne punit pas, tout arrive parce que tout le monde se croit tout permis. Voilà, tout simplement. Voilà les trois propositions de Jacques en tant que ministre des Forêts autour de la table. D'accord, très bien. Et en élément subsidiaire, vous parliez des agriculteurs. C'est vrai qu'on a beaucoup de raisons de les critiquer. On les assassine en ce moment. Mais regardez ce qui s'est passé à Fontainebleau et dans d'autres endroits comme la Lozère.

C'est les agriculteurs qui alimentent les pompiers en eau pour que les pompiers perdent le moins de temps possible. Donc, l'agriculture, elle joue un rôle important. Il ne faut pas l'oublier quand même. Bon, et comme ça, ça fait le lien avec notre débat précédent. Le chronomètre tourne. Vous avez réussi cette première épreuve du ministre. Voici votre deuxième épreuve, celle du jeu de l'été. Alors, vous y connaissez en musique, cher Jacques ? Il y a des émissions comme l'autre jour où c'était des chansons françaises. J'aurais répondu à toutes. Bien. Alors, vous allez vous associer dans cette histoire aussi.

Je vous donne, alors, vous vous associez soit à Mathieu Davy, soit à Priscilla Ludovski, soit à Geoffrey Vuperrault. Il va vous falloir trouver le pays organisateur d'une des coupes du monde depuis 1930 qui se cache derrière cette chanson. Donc, il faudra trouver le pays organisateur de coup du monde dans l'histoire. Avec qui voulez-vous aller au front, cher Jacques ?

43:20
Locuteur non identifié

On va y aller avec Priscilla. C'est gentil parce que je suis nul.

43:27
Présentateur

Donc, je compte sur vous. Oui, mais Jacques a dit qu'il était bon. Vous avez entendu, j'ai dit Jacques a dit. Donc, si je dis Jacques a dit, c'est que c'est bon. En plus, Jacques a dit, enfin, jeu effectivement historique. Et donc, Geoffrey, on est en forme. Merci. Geoffrey avec Mathieu. On est d'accord. Donc, écoutez bien ce premier extrait. Derrière se cache un pays organisateur de coupes du monde. C'est parti. La place rouge était vide. La Russie. C'est la Russie. Oui, mais c'est Mathieu Davy qui répond le premier. C'est le premier arrivé à cinq points. Vous avez compris. La Russie qui est organisée en quelle année ? Alors là, 2018. Ah oui, d'accord.

Je pensais que tu parlais de la première fois. La France y a gagné, bien sûr. Attention, mesdames et messieurs, deuxième extrait. La Suisse. Oui, la Suisse. Pourquoi ? Sur quel indice ? Parce que Stéphane est cher, il est suisse. Écoutez les paroles, je suis sûr. Ben oui.

44:27
Locuteur non identifié

J'ai grand dans les paroles, il n'a plus à voir.

44:28
Présentateur

Jacques, vous avez pu constater que ce Mathieu Davy était fort. Il aurait fallu le choisir. Merci. C'est le premier, arrive à cinq. Voilà. Alors attention, rien n'est perdu. Celle-ci, c'est hyper dur à trouver. Mais écoutez les paroles hyper provocatrices. C'est parti. C'est Serge Gainsbourg, donc. Écoutez le petit refrain. Donnez un pays organisateur de Coupe du Monde. Espagne. Vous dites, non, ce n'est pas Espagne. Vous dites comment ? Jacques ? Le Brésil ? Non. L'Argentine ? Non, mais vous êtes sur le bon continent. Bon. Ah oui, c'est la Colombie ? Non. Ben disons que le Mexique. Le Mexique ? Non plus. Paraguay. Et vous n'avez pas entendu ? Non, Uruguay.

Le point pour Perselle, le premier organisateur de la Coupe du Monde en 1930. Il a créé une chanson de folie, c'était le provocateur. Et c'est, c'est Uruguay. Il parle des anciens qui n'ont pas entendu ça. On reste à 2 à 0. Continuons. Quatrième extrait.

45:46
Invité

Oui,

45:47
Présentateur

bien Jacques. Ça fait 2 à 1. On continue. Cinquième extrait.

45:56
Locuteur non identifié

Angleterre.

45:57
Présentateur

Non. Japon, bien sûr. Big in Japan. Japon en 2002. Eh oui, ah oui, Big in Japan. alors Mathieu, enfin Geoffrey, vous qui avez un... Je suis complètement dépassé sur ce sujet. Vous avez en plus un média qui parle de l'Asie. On parle pas de coute, donc... Oui, voilà. Attention.

46:18
Locuteur non identifié

Il faut ouvrir une rubrique.

46:19
Présentateur

Ça fait 2 partout. On continue. Brésil. Oui, Priscillia, ça fait 3 à 2 après avoir été menée 2 à 0. C'est ce qu'on appelle une remontada. Septième extrait. Eric, Jacques 4 à 2. 4 à 2. L'Amérique en 94 et en 2026. Le Brésil, c'était en 1950 et en 2014. Alors attention, balle de match pour Jacques et Priscillia. Geoffrey et Mathieu, il faut réagir vite. Quel pays ? Non. L'Italie. Oui, l'Italie. 4 à 3. Nous avons un suspense digne d'une épreuve de tir au but. Et attention, dernier extrait. Vous dites quoi, Jacques ? La Suède. Oui, la Suède. Victoire de Jacques et Priscillia. Priscillia l'avait dit aussi. Ben voilà, Priscillia, vous avez gagné. On est d'accord. 5-4, bravo.

Là, on va faire râler François de Bois. Bravo, vous avez gagné. Tenez-vous bien, on est terriblement en retard. On le savait, il est 18h.

47:32
Locuteur non identifié

17h20, 17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio. 17h20, Frédéric Bradel.

47:43
Présentateur

Les vraies voix de l'été avec une actualité XXL, la forêt de Fontainebleau, l'affaire Jubilard, la pédocriminalité. Réagissez sur l'antenne, nos vraies voix vont vous donner le change. Vous avez un avis, 0826 300 300, ou par SMS également, 720 18, avec VV, vous tapez VV comme vraie voix. Et évidemment, Quentin Saunier se fera votre porte-parole puisqu'il est présent et observe tout ce qui se dit sur nos réseaux sociaux. La prochaine demi-heure sera consacrée à notre grand débat sur la pédocriminalité. La justice avance-t-elle au ralenti par manque 1 de sérieux, 2 de moyens, 3 de volonté ? Vous nous direz ce que vous en pensez.

Mais avant, justement, la justice qui est au cœur de cette actualité. Premier point. Revenons sur le dénouement dans l'affaire Jubilard. Suite aux aveux du mari, les gendarmes ont engagé des fouilles en sa présence. Des ossements ont été découverts à 10 kilomètres du domicile des Jubilards. À Cagnac-Lémine, tout à l'heure, nous avions l'avocat des enfants du couple Jubilard. Les gendarmes du Tarn également. Tenez un point presse cet après-midi. Écoutez cet extrait le lieutenant-colonel Stéphane Mébloum.

49:06
Locuteur non identifié

On a 100 personnels sur le terrain. On a des équipes synophiles. On a des équipes LAD de lutte anti-drone pour éviter, encore une fois, que quelqu'un vienne prendre des images par le ciel. Donc, on a un dispositif assez conséquent pour, encore une fois, assurer et permettre en toute sécurité et en toute quiétude le travail des enquêteurs sur le site. Je ne reviendrai pas sur les recherches en cours. Là, pour le coup, ça sera la justice de faire l'état des lieux. Si le périmètre est maintenu, ça veut dire que les fouilles continuent ? Vous nous dites ça ? Exactement. Tant que le périmètre sera maintenu, c'est que les fouilles continuent.

49:44
Présentateur

Ça veut dire que les résultats

49:46
Locuteur non identifié

de ce matin ne sont pas suffisants ? Je ne reviendrai pas là-dessus. On ne sait pas jusqu'à quand les fouilles seront emmenées. Ça, c'est l'enquête qui le dira.

49:53
Présentateur

Voilà, pour ce point presse, accordé par les gendarmes du Tarn qui donc sont présents pour les fouilles dans le cadre de l'affaire Jubilard. Autour de la table, nos vraies voix, Priscillia Ludovski, Geoffrey Vupero et Mathieu David. Vous êtes avocat. Mathieu, cette affaire qui est surprenante, cette affaire qui malheureusement à chaque fois nous apporte des rebondissements toujours très difficiles à entendre, mais en tout cas, la vérité, avance. Gros travail des avocats, encore une fois, notamment des défenseurs de Cédric Jubilard qui l'ont peut-être fait pencher et accepter de faire ses aveux. Une stratégie de défense, ce n'est pas gratuit. C'est vrai.

Et la stratégie de défense de l'accusé, elle n'est pas immédiatement liée aux victimes. D'accord ? C'est même plutôt contradictoire. Donc, il ne faut pas être totalement dupe. Les aveux peuvent permettre peut-être de réduire la peine. En revanche, si moi je me place du côté victime, je pense que pour les enfants qui ont eu cette double peine de ne même pas savoir où était le corps de leur maman, on dit souvent d'ailleurs que dans un procès pénal, c'est quand on retrouve le corps qu'on peut commencer son deuil d'une certaine manière.

cette souffrance supplémentaire que leur a infligé leur père de ne pas dire où était ce corps, ce qui vous passe dans une sorte d'incompréhension, de stress et d'attente, au moins, cette page-là se tourne. Donc, on pense évidemment aux enfants qui, évidemment, dans cette extrême douleur, ont au moins maintenant des certitudes. et ça, c'est une avancée dans le procès. Ensuite, le corps va parler.

Alors, après des années, c'est très compliqué de travailler sur des ossements, mais en sciences criminelles, comme on dit, le corps va parler, alors peut-être que ça va apporter d'autres éléments dans ce procès sur les conditions de ce meurtre, sur des éventuelles blessures, sur le contexte, en fait, de ce qui s'est passé. Donc ça, c'est intéressant pour le procès pénal lui-même, pour la manifestation de la vérité, comme on dit, en droit. D'où la précision des opérations menées. C'était la raison pour laquelle le lieutenant-colonel Stéphane Mabloum, pour les gendarmes du Tarn, du Tarn prenait beaucoup de précautions.

Priscilla Ludovski, cette terrible histoire touche les Français parce que c'est d'abord un couple qui s'entretue aussi.

52:19
Locuteur non identifié

Oui, parce que quand on regarde ce qui se dit dans les journaux depuis cette affaire et toutes les autres affaires qu'on peut voir passer, en fait, spontanément, on est en empathie avec la famille qui est des enfants ou pas, avec les parents, les grands-parents, à chaque fois, on peut s'identifier éventuellement en fonction du secteur géographique, en fonction des âges des personnes concernées, en fonction de ce qu'on a pu vivre au sein de sa famille aussi. Donc je trouve que ça ne doit pas être facile pour la famille.

à la fois, nous, on lit ce qui se passe dans les journaux mais à la fois, eux, revivent peut-être, je ne sais pas, ce qui se passe à chaque fois qu'ils relisent eux-mêmes les différents articles. J'imagine que ce n'est pas facile à traverser. J'espère surtout qu'ils sont bien entourés de spécialistes, de proches et qu'ils arriveront à traverser tout ça avec la vérité, surtout au bout du tunnel. C'est très difficile

53:03
Présentateur

Geoffrey Vupero à regarder ce genre d'horreur, d'histoire parce que finalement, on se rend compte qu'il y a toutes les pathologies humaines qui se télescopent d'une certaine manière avec cet homme qui, jusqu'au bout, a nié. Oui, bien sûr, c'est un drame, c'est ce qu'on appelle l'humain, malheureusement, et tout ce qu'il peut y avoir de si mauvais et l'apparition du mal chez l'humain.

C'est difficile d'avoir un commentaire là-dessus si ce n'est que j'ai personnellement un peu de mal avec la feuilletonisation, si je peux me permettre, de ce genre de sujet parce que c'est des sujets qui vont toucher toute la vie de la famille, éternellement, en réalité, et peut-être qu'avec un peu plus d'anonymat, il passerait mieux au-delà de cette histoire. Voilà, il y a aussi cette dimension effectivement qui est très très très importante. Bon, voilà, nous voulions effectivement revenir sur l'info principale de cette journée. Nous marquons une respiration et donc, dans un instant, nous ouvrons le grand débat pédocriminalité.

La justice avance-t-elle au ralenti par manque de sérieux, de moyens, de volonté ? En tout cas, on l'a, Gérald Darmanin, après avoir lancé un bon vieux coup de pied dans la fourmilière, après les errements de la justice pour traiter rapidement ou pas, ou tout simplement pour traiter des affaires de pédocriminalité, eh bien, comme a fait exprès, il y a des résultats. On y revient dans un instant.

54:37
Locuteur non identifié

17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai.

54:44
Présentateur

Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, avait demandé à tous les parquets de revoir l'ensemble des plaintes déposées dans les affaires de pédocriminalité. Résultat du concret que le ministre ait grainé hier soir à l'Assemblée nationale. Écoutez-le. Il y a eu exactement 69 626 dossiers d'affaires criminelles connus par les parquets et délictuels qui ont été absolument réétudiés. Plus 15 000 plaintes découvertes, si j'ose dire, chez les services enquêteurs où les gens sont venus déposer plainte, ce qui porte à 85 047 plaintes aujourd'hui recensées dans les parquets de la République. 38% de ces procédures concernent des faits criminels. 62% des faits délictuels.

Dans 83% des affaires, l'auteur a été identifié. Et dans 91% des affaires, malheureusement, non seulement il n'a fait l'objet d'aucune condamnation antérieure, mais pour trois quarts d'entre eux, ils font partie du cercle intime et familial des enfants. Voilà. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, bien, il a mis le coup de pied dans la fourmilière et il y a eu des résultats. Nous ne pouvions pas passer à côté de cette démonstration. Hier, hashtag pédocriminalité, la justice avance-t-elle donc au ralenti ? Par manque quoi ? De sérieux ? De moyens ? De volonté ? Autour de la table est trois vrais voix.

Priscillia Ludovski, figure du mouvement des Gilets jaunes, présidente du collectif des luttes sociales et environnementales dédiées aux Outre-mer. Mathieu Davy, avocat, membre du collectif de défense de l'État de droit. Et Geoffrey Vupero, chef d'entreprise et chroniqueur sur la chaîne Rooftop français. Et puis, bien sûr, notre auditeur Jacques de Mulhouse au 0826 300 300. Donnez-nous vous aussi votre point de vue. La justice avance-t-elle au ralenti par manque de sérieux, de moyens, de volonté ? Jacques, je dis volontairement avance au ralenti parce que c'est une évidence, on est d'accord ?

56:41
Locuteur non identifié

C'est une évidence, c'est assez clair. Mais il ne faut pas simplement mettre ça

56:50
Présentateur

que sur le compte de la justice. C'est un état d'esprit qui remonte à loin puisqu'il remonte en 1968. Je ne vous ferai pas le rappel de ce que disait un sombre personnage qui ouvre toujours sa grande baboule sur les ondes pour dire qu'il aimait se faire tripoter par les jeunes filles.

57:10
Locuteur non identifié

Mais donc, ça vous dissitue un petit peu le problème de la mentalité post-68 où tout est permis, tout est possible,

57:18
Présentateur

il est interdit d'interdire, vous osez porter la voix sur votre enfant, vous êtes passif de tribunal, etc. C'est une mentalité de fonds qui est à l'enjeu. Effectivement, c'est très large, Jacques, ce que vous dites. Reconnaissons quand même que mai 68 a permis des avancées dans la société, mais bon, c'est un autre débat et nous ne rentrerons pas dedans parce que par manque de temps tout simplement. Vous, ce que vous dites, c'est un état d'esprit. Alors, donc, sans doute, peut-être, si je vous pose la question, ce ralenti, c'est plus un manque de volonté, si je vous comprends bien, plus qu'un manque de moyens que de sérieux, cette avancée au ralenti de la justice, alors Jacques ?

57:59
Locuteur non identifié

Mais si vous voulez,

58:01
Présentateur

cet état d'esprit, il est aussi dans la justice. Aujourd'hui, on prend plus ce soin d'un délinquant qu'on prend ce soin de la victime. Bon, alors, ok. Quand vous voyez qu'il y a des gens comme Salah Abdeslam qui a une cellule hyper luxe avec une salle de sport et compagnie et qui ne s'en sortira jamais et qui continue dans son idéologie, il y a des gens qui sont irrécupérables et vous avez des criminels pour enfants qui sont irrécupérables. Et ces gens-là, je suis désolé, il faut les mettre à l'écart de la société et dans ce genre de choses, je serais plutôt sur la ligne Dupont-Aignan, c'est-à-dire un bagno-kerguelaine pour être sûr qu'ils ne viennent plus nuire à notre société.

58:45
Locuteur non identifié

On ne peut pas les tuer puisque Balinter a supprimé la peine de mort. Il a également dégringolé

58:52
Présentateur

toutes les sanctions judiciaires. Il faudrait remettre de l'ordre dans l'éducation. Donc pour vous, une méthode forte, on a bien compris, avec des sanctions. Bon, juste concernant Salah Abdeslam, je ne suis pas sûr que ce soit une cellule luxe, mais en tout cas, on aura compris votre message. Jacques, merci d'avoir apporté votre vision, on va dire, plutôt musclée par rapport, mais n'est-ce pas la solution ? Maître, j'avais envie de vous dire, Mathieu Davy, la justice, elle est montrée du doigt. Souvent, ce qui ressort, c'est vous n'y allez pas assez fort, vous prenez trop de temps. Il y a un problème, vous le sentez bien, vous, en tant qu'avocat.

Bien sûr, si vous m'autorisez, j'ai quelques chiffres, j'ai la chance d'être l'avocat de l'association Mouve Enfant, qui travaille avec la civise, quelques chiffres, si vous m'autorisez. 5,4 millions d'adultes ont été victimes de violences sexuelles avant l'âge de 18 ans. 3,9 millions de femmes, 14% de la population, 1,5 million d'hommes, 6% de la population. Toutes les 3 minutes, un enfant est victime d'inceste, de viols ou d'agressions sexuelles. 160 000 enfants et plus subissent des violences sexuelles chaque année. D'accord. Sur les procédures, c'est là que c'est intéressant. 19% des victimes de violences sexuelles dans l'enfance portent plainte. 12% en cas d'inceste.

Une plainte sur 6 pour agressions sexuelles sur mineurs aboutit à une condamnation. 1 sur 10 en cas d'inceste. Le taux de condamnation est estimé à 3% des viols et agressions sexuelles commis sur un enfant. 1% en cas d'inceste. Ce que disait Jacques, c'est qu'on sent bien que ça ne peut pas être forcément que du ressort de la justice que d'avancer plus vite parce qu'il doit y avoir aussi une prise de conscience. C'est très complexe.

La pédocriminalité en France est massive et il serait bon d'ouvrir des grands états généraux de l'enfance une fois pour toutes dès maintenant que l'affaire Liana a réveillé l'opinion publique et les esprits et qu'on se rend compte de cette espèce de raz-de-marée qui nous submerge. 85 000 plaintes dossiers en cours de violences sur enfants recensées par le ministre de la Justice. Donc ça doit nous interroger tous sur notre civilisation notre rapport à l'enfant. L'enfant est une victime muette qu'on n'écoute pas la parole de l'enfant.

Il faut écouter les enfants et il faut écouter les mamans parce que les mamans qui sont souvent d'ailleurs victimes également de violences Mais les papas aussi je suis désolé les papas aussi il n'y a pas que des mauvais papas et des bonnes mamans je suis désolé Quand on veut écouter un enfant souvent il faut aussi donner la parole aux mamans C'est ce que je dis Et au papa Et au papa aussi Bien sûr Aux parents Le papa qui est privé de la garde dans le cadre d'un divorce et qui voit que son enfant est maltraité par le beau-père et qui est cautionné par la mère je suis désolé on ne peut pas faire une généralité Je parle un peu avec mon coeur parce que ça me touche personnellement Je suis désolé Mon sujet n'est pas là-dessus Mon sujet c'est la parole de l'enfant doit être mise en place par des outils par des professionnels de manière beaucoup plus percutante qu'elle est aujourd'hui Voilà C'est important Ce sont des petites victimes muettes alors que ce sont des véritables victimes Donc il faut les traiter comme telles et permettre une vraie Écoute Outreau a fait mal parce qu'on a peut-être à un moment donné cru qu'il fallait donner une parole sainte et sacrée à l'enfance mais c'était un cas d'espèce Du coup on est revenu en arrière à cause de ça parce que vous vous souvenez d'Outreau ça a peut-être déclenché des abus justement de poursuite ou autre alors qu'en vérité c'était juste mal mis en place Mais il ne faut pas revenir sur les acquis d'écouter l'enfant et évidemment les victimes en premier Alors sur cette justice donc on voit bien on voit bien Priscilla Ludovski que c'est beaucoup plus complexe que la justice mais on voit bien là il y a eu des résultats Gérald Darmanin a forcé-les et il y a des résultats Alors vous vous dites quoi il y a un manque de sérieux

1:02:59
Locuteur non identifié

il y a un manque de moyens il y a un manque de volonté Déjà j'ai vraiment honte de vivre dans un pays qui ne protège pas les enfants Vraiment c'est gênant c'est honteux c'est très personnel mais et ce qui est aussi fatigant pour faire partie d'associations comme beaucoup c'est qu'il faut toujours que ce soit la société civile qui fasse du plaidoyer du lobbyisme pour faire bouger les choses alors qu'on a des députés on a des sénateurs on a un gouvernement et aussi en plus de tout ça il faut toujours qu'il y ait un drame qui fasse le tour des médias pour qu'enfin ça se bouge Est-ce que c'est normal qu'il faille que ce soit Darmanin qui dise à un moment donné parce qu'il est contraint par la société civile et par les familles de victimes de faire bouger les choses au sein de la justice c'est pas normal c'est censé être déjà leur travail alors c'est sûr qu'il y a une question de moyens au sein de la justice ils le disent tout le temps ça aussi c'est un sujet de toujours revendiquer des moyens ils disent il nous manque ci il nous manque ça et on n'a pas de moyens donc qu'est-ce que fait ce gouvernement depuis dix ans pour donner des moyens à la justice pour les enfants pour les femmes pour tout un tas de choses

1:03:55
Présentateur

et les autres précédemment

1:03:56
Locuteur non identifié

parce que ça accumule ça accumule des mandats et surtout je trouve qu'il y a aussi une implication de tous les ministres sectoriels en fait il y a une question de prévention aussi de détection des comportements on dit beaucoup oui c'est pas à l'école l'éduquer sur certains sujets mais j'ai envie de dire si parce que si le foyer c'est l'endroit où on dit que le pourcentage il est élevé parce que c'est le proche qui agit donc ça veut dire qu'au sein du foyer potentiellement l'enfant en sortant de l'école il est en danger chez lui donc si la prévention elle ne se fait pas déjà très en amont au niveau de l'école pour dire en fait on ne peut pas toucher à certaines zones du corps de l'enfant et que l'enfant intègre ça très tôt très tôt peut-être il pourra trouver le courage à un moment donné de désigner de dénoncer etc donc je pense que la prévention elle se fait à ce niveau là elle se fait aussi au niveau de la santé tout ce qui est santé mentale accompagnement j'entendais des personnes des dames qui je ne sais pas comment elles font pour survivre à ça mais qui ouvrent des lignes d'écoute pour les personnes qui se disent pédophiles donc qui ne sont pas passées à l'acte parce qu'elles ne sont pas encore selon ce qu'elles disent elles ne sont pas passées à l'acte donc elles ne sont pas qualifiées pédocriminelles pour le moment mais du coup elles appellent ces lignes elles se confient en disant j'aimerais passer à l'acte je ne sais pas quoi faire je n'ai pas d'écoute je n'ai pas d'endroit où aller mais qu'est-ce qu'on fait pour ces personnes là pour qu'elles ne passent pas à l'acte et pour qu'on protège les enfants et ce sont des personnes de la société civile qui ne sont pas mandatées qui prennent sur leur temps libre donc je ne sais pas comment elles prennent soin d'elles mentalement pour encaisser tous ces témoignages elles ne sont pas accompagnées donc en fait les moyens ne sont pas seulement au niveau de la justice au niveau de l'éducation nationale au niveau de la santé au niveau de la société civile il faut vraiment qu'ils se bougent pour faire quelque chose

1:05:19
Présentateur

et les chiffres que vous avez donnés Mathieu David je le rappelle vous accompagnez ces associations de défense de l'enfant ces chiffres sont incroyables comment est-ce possible Geoffrey Vupero sur notre justice Gérald Darmanin arrive maintenant un peu comme D'Artagnan en disant qu'il a des résultats il a trouvé des chiffres mais Gérald Darmanin il était ministre de la justice avant l'affaire Liana et il y avait un ministère de la justice avant l'affaire Liana donc comme vous disiez effectivement ce n'est pas un sujet que je peux accepter comme étant comme ayant trouvé un sauveur avec Gérald Darmanin ça ne devrait pas exister on est dans une société en France c'est vrai mais peu importe je veux dire il est là à cet endroit et c'est important qu'il réagisse bien sûr mais on n'est pas là pour lui dire bravo on est bien d'accord il est en rétroaction de quelque chose qui est absolument putride et qui existe depuis très longtemps comme le disait tout à l'heure notre interlocuteur c'est une idéologie qui se développe depuis de nombreuses années je pense maintenant on est dans un pays qui a des impôts très élevés on paye des taxes et on n'est même pas capable d'avoir une protection des enfants aujourd'hui comment on fait finalement parce qu'avec les affaires du périscolaire l'affaire Liana c'est plus ou moins la même chose finalement il y a eu beaucoup d'avertissements qui ont été posés vis-à-vis de son agresseur on hésite à mettre ces enfants dans le public finalement et qu'est-ce qui se passe dans le privé aussi parce que regardez à côté de Pau pardon j'ai oublié le en tout cas en tout cas en tout cas en tout cas on se trouve à payer des impôts titanesques le pays le plus taxé du monde et on ne sait pas comment s'occuper de ces enfants si on les confie à l'Etat ça me pose un énorme problème je pense qu'on ne devrait pas avoir à se poser cette question là et comme je disais tout à l'heure il n'est pas ministre de la justice depuis Liana bien voilà ce qu'on pouvait dire alors évidemment il y a cette consultation qu'on a lancée dans un instant Quentin Saunier vous donne vos réactions ce que vous avez dit sur la chaîne Youtube la justice avance-t-elle au ralenti par manque de sérieux de moyens de volonté personne finalement n'a trop tranché vous nous donnerez les résultats et puis nous aborderons aussi l'un des grands thèmes du jour la forêt de Fontainebleau qui brûle avec des déclarations importantes d'Emmanuel Macron ce matin à tout de suite

1:07:39
Locuteur non identifié

17h20 les vrais 17h20 Frédéric Bradel

1:07:44
Présentateur

nous y sommes 18h33 nous entrons dans la quatrième partie des vraies voix de l'été avec notre sujet qui fait débat ce soir sur la pédocriminalité la justice avance-t-elle au ralenti par manque de sérieux de moyens ou de volonté nous vous proposions de voter pour l'une de ces trois possibilités après ce qui s'est passé hier et donc l'annonce par Gérald Darmanin suite à son coup de pied dans la fourmilière de résultats concrets d'incarcération de dossiers qui sortent finalement il fallait ce drame c'est terrible c'est terrible et on ne peut imaginer donc c'est une évidence la justice avance au ralenti mais alors par manque de quoi cher Quentin Saunier que disent nos auditeurs de Sud Radio ?

1:08:33
Locuteur non identifié

écoutez là c'est assez net encore une fois par manque de volonté à 76% beaucoup de commentaires également pour Patrick la justice n'avance

1:08:42
Présentateur

même pas au ralenti elle recule carrément et on a Luc qui nous dit la justice vient de traiter des milliers de dossiers de pédocriminalité donc quand on veut on peut ouais alors juste une réaction d'une de nos trois vraies voix celle de Mathieu Davy évidemment avocat c'est votre métier donc c'est votre grande maison vous sentez le manque de moyens vous ?

oui il faut être honnête on peut taper sur notre justice la trouver lente il y a un vrai problème de moyens on a un des plus petits budgets alloués par l'état à la justice en France on n'est même pas à 7% en Allemagne on est à 14% donc je suis désolé en Allemagne la justice des mineurtres fonctionne bien mieux il y a plus de magistrats donc on peut mieux travailler les dossiers il faut savoir aussi que les dossiers de pédocriminalité nécessitent du temps beaucoup d'auxiliaires de justice c'est des investigations qui sont lourdes mais de la réactivité aussi naturellement mais il faut aussi il y a un temps long aussi d'écouter la parole des victimes donc il faut combiner avec ça donc je pense que les moyens doivent être posés sur la table il faudra peser dans la prochaine élection pour bien écouter les programmes des uns et des autres et voir qui met de l'argent dans la justice pour protéger nos citoyens voilà bien personne autour de la table pense que c'est un manque de sérieux Priscilla Ludovski

1:10:00
Locuteur non identifié

je dirais moyens justice volonté sérieux de côté gouvernement

1:10:03
Présentateur

ouais voilà oui parce qu'il y a ça aussi Geoffrey moyen effectivement parce que parmi la police et les forces de l'ordre également ils ont tellement de dossiers sur les bras qu'il est difficile pour eux de réfléchir de réagir évidemment moyens aussi mais volonté en priorité je pense bien voilà tous les trois alors évidemment tout à l'heure vous les auditeurs vous êtes nombreux à vouloir réagir sur cette question vous aurez la parole entre 19h30 et 20h avec Quentin Barbaza vous nous appelez au 0800 26 300 300 pour nous donner votre point de vue sur cette justice qui avance au ralenti dans le cadre des affaires pédocriminelles donnez-nous votre point de vue 0800 26 300 300 tout à l'heure de 19h30 à 20h on retrouve justement Quentin Barbaza

1:10:45
Locuteur non identifié

Quentin l'info en plus

1:10:51
Présentateur

votre rendez-vous consacré aujourd'hui à notre si belle forêt de Fontainebleau et qui a brûlé dont pour l'instant l'incendie est maîtrisé

1:11:05
Locuteur non identifié

il est fixé il est fixé il n'est pas encore maîtrisé il y a encore des départs de feu plus de 2000 hectares sont partis en fumée la forêt de Fontainebleau continue de brûler Emmanuel Macron notre président de la République s'est rendu sur place à la mi-journée pour faire part de son soutien aux 950 pompiers mobilisés sur le brasier au cours de sa prise de parole le président s'est montré intransigeant et souhaite plus de fermeté sur ceux qui détruisent le patrimoine national je veux que le message soit clair pour tout le monde on a déjà évidemment je m'arrêterai là des gens qui ont été appréhendés mais rien ne sera lâché non mais je veux que le message soit clair ici comme partout en France il n'y aura aucune tolérance et nous serons intraitables parce que ce sont des des vies qui sont mises en danger parce que c'est évidemment notre territoire national qui est attaqué à chaque fois qu'un feu se déclenche

1:11:50
Présentateur

Bon alors Quentin je fais réagir nos trois vraies voix bien sûr c'est bien toujours de remettre bon allez on ne lâchera rien on sera dur mais dans les faits ça veut dire quoi ? comment peut-il y arriver Geoffrey Vuperrault ?

Dans les faits c'est Emmanuel Macron qui pose ces mots encore une fois j'ai pas compris probablement parce que j'ai pas les compétences pour comprendre mais j'ai pas vu de fond à ce qu'il disait d'actes pratiques on va lutter on va l'user mais je vois pas où ça peut aller il faudrait s'adresser en réalité plutôt qu'à Emmanuel Macron ou aux sapeurs-pompiers qui ont les compétences nécessaires Bon en même temps il est président de la République et il les a rencontrés aujourd'hui ça veut dire quoi ? ça veut dire des décisions de justice plus dures c'est ce qu'il veut dire Priscilla Ludovski

1:12:38
Locuteur non identifié

vous le comprenez comme ça ?

Ben ouais mais il faut savoir soit ils font ce qu'il faut auprès de la justice soit ils font pas ce qu'il faut on sait pas dans quel cas à chaque fois ils veulent faire des choses on parlait de volonté tout à l'heure ben en fait s'il faut à chaque fois qu'il se passe quelque chose de très grave pour qu'il soit volontaire c'est un sujet mais bon à part ça ce que moi j'ai entendu sur ce dossier je sais pas si c'est avéré mais qu'il y aurait deux incendiaires et dont un qui serait pompier volontaire et je me pose la question de la manière dont on recrute les pompiers et la manière dont on questionne la santé mentale des personnes dans chaque secteur en réalité mais je me dis encore plus chez les pompiers est-ce qu'on détecterait pas très en amont qu'une personne est pyromane je sais pas quels seraient les moyens mis en place pour faire qu'on détecterait ce genre de comportement

1:13:14
Présentateur

mais en même temps si on l'avait refusé chez les pompiers il aurait quand même mis le feu aussi

1:13:17
Locuteur non identifié

peut-être peut-être on sait pas mais en tout cas il faut préserver aussi la profession qui est dans ses propres rangs des gens qui seraient capables de mettre le feu alors qu'ils sont censés l'éteindre

1:13:25
Présentateur

et cela étant on parlait de la pédocriminalité mais on va dire que les pédophiles souvent travaillent dans des milieux où ils peuvent agir et forcément

1:13:32
Locuteur non identifié

on comprend bien le mécanisme donc il y a un sujet à être encore plus ferme à l'entrée et après est-ce qu'au niveau justice est-ce qu'Emmanuel Macron quand il dit ça c'est une manière d'interpeller la justice en disant ensuite la balle est dans votre camp et c'est à vous d'être ferme sur la sentence qu'il y aura pour ces deux personnes c'est peut-être ça aussi c'est peut-être ça le message

1:13:49
Présentateur

vous le comprenez comme ça maître Mathieu David bien sûr et moi je rajouterais une donnée citoyenne il faut qu'on soit inflexible sur la question regardez aujourd'hui si vous voyez quelqu'un qui jette un mégot dans la rue ça vous choque jeter notre mégot et on doit avoir un comportement exemplaire aussi en forêt en terrain vague c'est impossible de laisser un mégot par terre donc il faut qu'on ait aussi une responsabilité collective et avec nos proches et nos amis c'est tolérance zéro c'est impossible alors on peut pas mettre un gendarme derrière chaque citoyen mais en revanche il faut que nous citoyens on soit aussi des vigiles de ce genre de comportement on est capable de le faire dans d'autres domaines de responsabilité écologique là il faut l'avoir parce que là on parle vraiment de risque vital et c'est vrai que cette histoire de mégot moi je l'ai déjà dit hier mais c'est particulièrement énervant alors deuxième point important de l'intervention à Fontainebleau d'Emmanuel Macron

1:14:44
Locuteur non identifié

Quentin Barbasa oui bien sûr c'était cette volonté de faire renaître de ses cendres la forêt Emmanuel Macron a annoncé à la mi-journée la création d'un guichet unique comme ce qui avait été le cas lors de l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris incendie en 2019 on l'écoute c'était ce midi dès maintenant on va lancer la mobilisation pour replanter et rebâtir cette forêt et donc la fondation du patrimoine l'ONF et la ville de Fontainebleau vont lancer là dans les prochaines heures un guichet unique pour permettre de collecter la solidarité nationale et je compte donc sur chacune et chacun pour pouvoir dès maintenant donner pour la forêt de Fontainebleau et nous permettre de faire le travail dans la durée de replanter de rebâtir et de continuer de nous améliorer aussi pour que cette forêt soit encore demain mieux protégée

1:15:29
Présentateur

bon c'est un petit peu à l'image de la cathédrale Notre-Dame alors ce qui est bon le clin d'oeil politique pour ceux qui aiment la politique ce matin Valérie Pécresse la présidente de la région Île-de-France avait proposé ça elle savait bien qu'Emmanuel Macron allait le proposer aussi elle a été plus rapide que lui bon allez ça c'est le clin d'oeil on s'en fiche c'est comme ça bon il va falloir en passer par là réaction autour de la table oui réaction bien sûr parce qu'il demande encore l'aide des français bien sûr c'est le patrimoine français donc on est tous intéressés par ce sujet là mais je répète on est assez imposé pour que l'état soit capable d'agir sur ce genre de situation c'est moi je suis un peu choqué qu'on demande encore du soutien des français aujourd'hui bon en même temps il y a les grands mécènes qui peuvent

1:16:11
Locuteur non identifié

oui je pense que spontanément il y aura toujours des grands mécènes qui vont et même des personnes qui à qui ça tient à coeur de faire un don parce qu'il n'y a pas de petits dons mais je pense que même les grands mécènes auront envie spontanément je pense que Pécresse ou Macron fassent la demande ou pas les grands mécènes feront ce qu'ils ont à faire mais c'est vrai que c'est assez embêtant d'avoir à attendre d'un chef d'état qui demande à ce que des personnes soutiennent financièrement alors que ça a l'état de le faire

1:16:32
Présentateur

dans l'absolu une politique de reforestation ça ne coûte pas cher en fait là je parle du niveau global oui il faut reforester partout sur le territoire ce sont par d'arbres il faut en planter au maximum pas de manière en batterie il faut mettre des arbres différents des espèces différentes pour créer une harmonie après l'entretien des sols est particulier mais reforester c'est une priorité nationale et je ne crois pas que ça va nous plomber nos impôts bon alors en revanche ça peut nous plomber aussi nos vacances parce que ça ne vous a pas échappé pour vous qui êtes dans la partie nord de la France l'autoroute à 6 c'est ce qu'on appelle l'autoroute des vacances il se trouve qu'avec ce terrible feu elle est fermée cette autoroute à 6 dans les deux sens sur un certain tronçon à hauteur de la forêt de Fontainebleau et évidemment c'est la galère vous vous êtes renseigné Quentin Barbasa vous avez fait le point avec la société qui gère l'autoroute à 6 alors ?

1:17:27
Locuteur non identifié

justement je vais revenir sur votre information Frédéric parce qu'on a eu à l'instant un appel de l'APR cette société d'exploitation de l'autoroute à 6 qui nous a dit que dès ce soir à partir de 20h elle allait réouvrir progressivement mais par contre ils ont fait un point d'étape sur les 25 km qui ont été bloqués à la circulation pour faire un état des dégâts alors ces dégâts lesquels sont-ils ?

les grillages ont été brûlés à plusieurs endroits mais ils offrent toutefois la résistance nécessaire pour empêcher l'intrusion des gibiers leur emplacement est prévu dans les mois à venir et ces mêmes grillages ils présentaient à 15 endroits des ouvertures qui ont été pratiquées par les pompiers pour accéder au feu c'est logique c'est pour leur permettre d'aller éteindre le brasier

1:18:02
Présentateur

les gibiers enfin les animaux mais aussi les voitures qui voudraient rentrer sans passer par le péage on peut imaginer également donc là ils sont très vigilants aussi parce qu'ils savent voilà non non mais c'est important mais l'information

1:18:13
Locuteur non identifié

c'est que dès ce soir à partir de 20h l'autoroute à 6 reprend à flux réduit

1:18:17
Présentateur

alors à flux réduit donc ça veut dire pas toutes les fils

1:18:21
Locuteur non identifié

je pense que ça sera sur qu'une seule voie j'ai pas l'information mais je pense que ça sera qu'une seule voie pour faire intervenir les usagers de la route et une autre pour faire intervenir les secours et les sociétés d'autoroutes

1:18:31
Présentateur

comment ça s'est passé ces derniers jours parce que ça a dû être une histoire complètement démesurée parce que c'est un axe routier très très très utilisé

1:18:39
Locuteur non identifié

bien sûr surtout en cette période de vacances mais il y avait plusieurs autoroutes de substitution des itinéraires bis comme on les appelle pour les personnes qui voulaient aller dans le sud il fallait prendre l'A5 depuis Paris et la suivre en passant par 3 puis rejoindre l'A6 au niveau de Bonne ou alors toujours en utilisant l'A5 vous pouvez vous récupérer l'A6 au niveau de Courtenay via l'A19 la bifurcation se situe au niveau de la commune de Sens et pour rejoindre la capitale il est également possible d'emprunter l'A77 et l'A19 c'est peut-être des routes qui roulent un peu mieux

1:19:05
Présentateur

voilà c'est important parce que même si ça reprend quelle heure vous avez dit à partir de 20h à 20h même si donc l'autoroute à 6 reprend à partir de 20h et c'est une information qu'on vous donne sur Sud Radio une information très importante mais n'oubliez pas ces itinéraires dont vient de vous parler Quentin Barbaza parce que ça permettra aussi de désengorger de fluidifier voilà de fluidifier vous n'habitez pas très loin

1:19:26
Locuteur non identifié

en plus vous Priscilla Ludovski on est dans 77 mais c'est encore un peu plus loin Fontainebleau

1:19:30
Présentateur

oui voilà bon très bien dans un instant nous parlons autour de France merci Quentin Barbaza pour ces infos en plus il y en avait tellement merci allez on se retrouve dans un instant le tour de France

1:19:41
Locuteur non identifié

Sud Radio parlons 17h20 Frédéric Bradel

1:19:48
Présentateur

demandez le programme les vraies voix de l'été avec ce soir Priscilla Ludovski Mathieu Davy et Geoffrey Vupero nous avons débattu avec eux notamment sur la justice et les problèmes de pédocriminalité sur la forêt de Fontainebleau sur l'affaire Jubilard vous réagissez dès 19h30 de 19h30 à 20h au 0826 300 300 nous vous recevrons avec Quentin Barbaza pour revenir sur tous ces thèmes d'actualité l'actualité qui passe aussi par le sport et c'est heureux et notamment le Tour de France nous avions aujourd'hui la douzième étape départ de Manicourt et ce n'était pas donc en voiture effectivement nous en moto mais bien à vélo circuit de Nevers Manicourt jusqu'à Chalon-sur-Saône dans le bon ordre les lettres et 179 km 100 avec une arrivée au sprint Pascal Chanteur notre consultant bonsoir Pascal

1:20:46
Locuteur non identifié

bonsoir à toutes et tous

1:20:48
Présentateur

bon on rappelle ce qu'on a vécu tout à l'heure en direct arrivé au sprint Tim Merlire devant Olaf Koeil Asper Philipsen et Bignane Guirma et le prof français une nouvelle fois Clément Russo huitième mais il y a eu cette chute Pascal Chanteur qui a fait on se posait la question tout à l'heure mais des dégâts à Chalon-sur-Saône

1:21:07
Locuteur non identifié

oui bien sûr dès qu'il y a une chute dans un sprint vous savez lorsque vous êtes lancé à plus de 60 km 60 km heure c'est toujours très dangereux mais tous les coureurs sont repartis sauf que il y a des prémices de fracture de la clavicule qui est en général la fracture systématique lors d'une chute à vélo à forte vitesse donc on va voir les résultats médicaux qui vont être donnés d'ici peu

1:21:34
Présentateur

oui a priori pour Fernando Gaviria donc le sprinter colombien qui a passé la ligne avec le bras dans cette position traditionnelle alors regardez la transition apprécié de la clavicule à la canicule il n'y a qu'un mot il n'y a qu'une lettre le temps aujourd'hui pour les coureurs c'était moins canicule que peur des orages alors comment ont-ils vécu d'un point de vue météo cette journée il y a eu des orages ou pas ?

1:22:00
Locuteur non identifié

non non il y a eu quelques averses mais par contre ils ont commencé à pouvoir respirer correctement les températures ont baissé pour arriver à 32-33 à Salon-sur-Saône donc c'est beaucoup plus vivable c'est beaucoup mieux pour les organismes et la récupération et d'ailleurs on le voit bien lors du sprint la hiérarchie a été totalement respectée vous avez donné le classement tout à l'heure et on voit bien Tim Merlier au-dessus du lot et derrière Olaf Khoij qui a déjà gagné une étape Philippe Sen qui a énormément de mal Guirmaï qui est présent mais toujours pas sur le podium donc voilà la hiérarchie respectée

1:22:41
Présentateur

Bon sur les français aujourd'hui beaucoup d'attaques Mathéo Vercher Wenkostiu Bastien Veistroffer Baptiste Veistroffer Romain Grégoire le champion de France dans le final les français se battent bien vous qui êtes président de l'UNCP du syndicat des coureurs

1:22:59
Locuteur non identifié

Oui les français sont à l'attaque mais on voit bien que c'est une chasse gardée lorsqu'il y a des étapes de plat pour les sprinters et puis dès que ça commence à être accidenté les hommes du classement général s'en donnent à Corjoa pour le maillot jaune Tadej Pogacar tenter de gagner l'étape et puis pour les autres essayer de le déstabiliser voire eux aussi gagner la leur

1:23:28
Présentateur

Et côté français il y a eu une chute on l'a dit tout à l'heure à l'arrivée le sprinter alors il n'est pas pur sprinter mais il fait les sprints Dorian Godon vous avez pu avoir des nouvelles ? Pas forcément c'est pas évident de les avoir Non non

1:23:41
Locuteur non identifié

il n'a rien de cassé mais par contre il a des contusions un peu partout voilà le véritable problème d'un coureur cycliste que ça soit en descente ou dans un sprint à ces vitesses là vous devenez rapidement une pizza

1:23:58
Présentateur

Oui parce que ça s'arrache de partout Merci beaucoup Pascal Chanteur le spécial Tour de France c'est dans un instant nous recevrons ce soir un des plus grands as du sprint du cyclisme français de Jimmy Casper notre consultant Samuel Dumoulin sera là nous reviendrons sur cette étape le temps de saluer donc nos trois vrais voix qui ont écouté religieusement ce Tour de France qui va gagner Mathieu Davy le Tour de France parce que je suis breton du coup vous voyez Maxime notre réalisateur savait bien que vous diriez une bêtise il ne vous avait même pas branché votre micro il a bien fait vous disiez ?

je disais Bernard Hinault parce que référence bretonne qui s'appelle aujourd'hui Tadej Pogacar vous suivez un petit peu Geoffrey vu Perrault non je ne connais pas du tout mais je dis pareil

1:24:46
Locuteur non identifié

très bien et Priscilla Ludovski j'aurais mieux fait demander à mon père qui est hyper fan

1:24:51
Présentateur

d'accord mais enfin quand on représente les gilets jaunes et qu'on sait que le maillot jaune du Tour de France est magnifique franchement magnifique merci à vous trois c'était un bon moment dans un instant spécial Tour de France puis vous prenez la parole sur les sujets d'actualité sur Sud Radio 0826 300 300