Travail dans les champs : les Français n’y sont pas allés ! | Ça Vous Regarde – 14/05/2020
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir est qu'il sera vite vous retrouver ça vous regarde version d confiné c'est parti voici le sommaire c'était une bien belle idée des bras nos assiettes est bien là fait flop peu de chômeurs ont finalement prêter main forte aux agriculteurs à l'heure où certains rêvent de créer des milliers des centaines de milliers d'emplois dans le monde paysan la réalité est plus cruelle on en débattra quand un virus à raison de la surpopulation carcérale grâce aux mesures contre l'épidémie en prison le nombre de détenus est inférieur au nombre de places et c'est historique comment maintenir cet équilibre après le col vide on en parlera avec le directeur de l'administration pénitentiaire ainsi que maïtena biraben pour la dernière de des confinés sur lcp enfin le jour d'après gros plan ce soir sur la géopolitique de demain etats unis chine europe quel nouvel ordre mondial après la pandémie grands entretiens ce soir signé sylvie kauffmann voilà donc pour le programme hashtag sévère ça ça n'a pas changé on y va [Musique] 1 et bienvenue à vous chers téléspectateurs merci d'avoir choisi lcp vous souvenez sans doute de cet appel appel vibrant signé du ministre de l'agriculture moi je veux lancer un grand appel un grand appel à l'armée des ombres à l'armée de l'ombre un grand appel aux femmes et aux hommes qui aujourd'hui ne travaille pas un grand appel à 2,16 et ceux qui sont confinés chez eux dans leur appartement dans leur maison à celles et ceux qui sont serveur dans un restaurant hôtesse d'accueil dans un hôtel à la halle aux coiffeurs de mon quartier à celles et ceux qui n'ont plus d'activité et je loi des je le redis rejoignez la grande armée de l'agriculture française est bien la grande armée elle n'aura pas déferlé dans les champs bonsoir richard ramos bonsoir merci d'être avec nous vous êtes député modem du loiret amoureux du monde agricole même ancien critique gastronomique vous êtes chevalier anti-malbouffe on a hâte de vous entendre sur ce flop de la cueillette local si j'ose dire vous débattre et ce soir avec la piquante géraldine woessner qui fait son grand retour dans ça vous regarde merci géraldine d'être avec nous journalistes au point et chroniqueuse dans cette émission c'est vrai qu'elle était belle cette idée au départ à aider les paysans en manque de main d'oeuvre pendant la crise alors qu'est ce qu'il s'est passé bonsoir ces femmes il est où mon stéphane stéphane blakowski je le vois la magnifique bibliothèque je ne sais pas si vous avez là où vous êtes derrière votre écran mais y en a pas mal c est un bon signe je dirais si j'ai bien compris tout de suite [Musique] si j'ai bien compris stéphane ce soir alors si j'ai bien compris un myrian en france ont produit des légumes qui sont vraiment très bons des screen qui sont délicieux on a un seul petit problème c'est que les français n'ont pas le courage de se baisser pour les cueillir alors le résultat que ça c'est que compact la récolte pourrissent dans les champs et chaque année la france va faire appel à des travailleurs de l'étranger mais vu que cette année les frontières sont fermées avec le virus eh ben c'est aux angoisses mais comment on va faire pour que l'on créé nos légumes pour je dois avouer qu'au départ le problème paraissait pas insurmontable on se disait sur les 12 millions de chômeurs départ de france en chômage partiel on va bien trouver 45 mille volontaires c'est possible quand même eh ben c'est pas si évident d'accord il ya eu 300 mille candidatures ça c'est vraiment une bonne nouvelle mais finalement il n'a simplement 15000 qui ont été retenus alors faut dire que du point de vue des agriculteurs le travailleur français n'est pas du tout à la hauteur du travailleurs polonais alors je dis pas ça parce que je m'appelle black ops sinon je dis ça parce que damien rio producteurs de fraises en bretagne nous était que les nouvelles recrues françaises sont un peu décevantes vous embauchez 12 personnes ne lundi matin en fait il y en a que huit à se présenter à midi on a déjà une de moins au bout de trois jours il n'en reste que trois et en fin de semaine voilà il nous reste qu'une personne et ça c'est quelque chose qui n'arrive jamais avec ces polonais ah non pas du tout puisque elles viennent vraiment motivés alors attention il faut pas non plus se flageller seul manque de motivation n'est pas spécifiquement français en allemagne c'est exactement pareil sont disciplinés ils sont courageux ils sont durs au mal mais les allemands ont quand même dû faire dire 40000 roumain pour assurer la cueillette des asperges et sinon la récolte était situé à la solution la plus originale elle vient d'italie l'agriculture italienne a besoin chaque année pour pareil que la france récoltait de centaines de milliers de travailleurs étrangers qui vivent clandestinement en italie mais puisqu'ils sont utiles à associer les italiennes pourquoi ne pas les régulariser c'est ce qu'a décidé le gouvernement la ministre de l'agriculture l'a annoncé comme elle même a été ouvrier agricole à l'âge de 14 ans elle est un petit peu nous permets moi par mon histoire personnelle tournoi un point fondamental et je me réfère à l'article 118 l'émergence d'un cadre de travail légal à partir d'aujourd'hui grâce à la décision de son gouvernement les invisibles seront moins invisible et si alors cela dit il ya des nations parce que dans l'agriculture que où les étrangers en bas des pardons occupent des emplois pénibles et mal payées c'est le plan dans des secteurs nettoyage le bâtiment la surveillance à pourquoi ne pas faire comme l'italie si ces gens sont utiles à la société pourquoi ne pas les régulariser et en même temps avec le chômage qui augmente on se demande si les français vont pas être obligés d'accepter des emplois pénibles mal payés et du coup on aura moins besoin de travailleurs étrangers merci stéphane ya plein de questions dans ce billet d'humeur on va on va commencer par par le début richard à mousse cette initiative tout le monde à la louer au départ c'est plutôt un flop est ce que ça vous surprend non j'ai forcé ne pas reconnaître l'agriculture d'abord on a vu dès le début de l'émission on a vu les asperges il en reparler moi j'ai ramassé des asperges dans le val de loire quand j'étais gamin pour gagner mon argent de poche l'objet qui les ramassent s'appelle une gouge si vous la mettez de travers voudrais pas c'est pas l'aspergent c'est un métier c'est à dire qu'il faut arrêter de penser c'est comme si on pense que serveur c'est juste porter une assiette sur une table c'est un métier et donc les gens qui venaient les marocains qu'ils nettoyaient la ligne tailler la vigne c'est un métier et donc au delà du courage au delà de ce mal de ceux du rau ce dur travail qu'ils sont c'est un métier de travailler dans l'agriculture s'improvise pas comme ça et donc croire que on aller comme ça sur un coup de baguette magique dire à des serveurs vous devenez des ouvriers agricoles c'était une erreur mais au départ les des poupées est bonne il ne m'aime beaucoup de jeunes qui lui pend dans le confinement voulait être utile celui riz jeunes au chômage partiel aussi il faut rappeler quand même le dispositif vous étiez rémunérées non mais je ne sais rien de s'improvise si vous voulez dans l'agriculture on a besoin de gens qui sont même si on a l'impression que c'est des métiers pas qualifiés qui sont qualifiés et puis après c'est dur c'est à dire que yahia il ya un travail dans l'agriculture qui est physique et quand on n'a pas eu l'habitude de faire ce travail physique là c'est pas du jour au lendemain qu'on peut le faire ce travail là alors oui il faut réguler il faut régulariser pardon les travail régulier bien sûr qu'il est régularisée travailleurs étrangers sur qui ne demandent pas nécessaire c'est pas des clandestins qui travaillent dans leurs champs faut pas exagérer enfin s'il peut enchaîner alors il peut y en avoir d'autres 8 rien à voir mais reste là moi je serai pas tout aussi négatif que vous parce que alors c'est vrai que ça fait un flop sap a fait un flop uniquement à cause de la pénibilité c'est à dire que sur les sur les 300 mille candidatures par exemple les 30000 qui était à paris déjà ensuite le problème de loger tous ces gens on est quand même en période de coronavirus si on peut pas en mettre plus que dix dents dans des chalets fin il y avait tout un tas de problèmes quand même qu'ils soient et 1000 candidatures quinze mille candidats à un contrat à l'arrivée même recrues même c'est un peu moins d'ailleurs - ils vont sais pas d'ailleurs quel type de contrat mais c'est très peu mais il faut bien voir c'est pas seulement un problème de salaires c'est beaucoup ce qu'on a entendu c'est super mal payés s'est payé au smic 1 ou 1,2 smic c'est pas plus mal payés que d'autres emplois saisonniers que qu'un emploi de serveur par exemple il ya vraiment cette notion de pénibilité qui est mésestimé et tant qu'on n'a pas réhabituer la population à ce que c'est que la réalité du travail agricole on n'avancera pas je pense que ça reste donc les candidats qu'ils étaient naïfs ont ces trois cent mille personnes elles sont inscrites elles restent inscrits et ça permet de créer un lien et moi j'ai parlé avec les gens de qui ont créé ces plateformes là ils se disent bon on a mal calibré au départ effectivement il faut des gens formaient un minimum donc à partir de là il commence à leur envoyer des vidéos sur qu'est ce que c'est que de cueillir des abricots qu'est ce que ça implique que de ramasser des fraises c'est fatigant pour que les gens soient alertées nombre d'heures dans la journée travaillée également connaissance de cause parce que l'idée c'est de recréer ce lien qui sont un lien durable les gens qui viennent de l'étranger sont peu près 70 milles 1 chaque année en saisonnier qui viennent de l'étranger y reviennent tous les ans ces sont des métiers qui connaissent ils savent pas lisse et une vigne ils savent manier la gauche et pour un agriculteur quelqu'un qui vous écrasent vos fraises et framboises ou chivu ravages vos asperges c'est un vivier habitués et ça s'invente pas la parole à stéphane qui a très envie de réagir et je vous la donne juste après richard ramos c'est vrai que la spontanéité n'est pas forcément mais je l'entendais comprenait un peu à la défense de du courage des français renoncent abrité derrière des difficultés techniques de savoir s'y prendre en temps normal chaque année il ya un tiers des saisonniers qui viennent travers l'agriculture qui vient de l'étranger ça veut dire c'est un travail que les français ne veut pas exactement l'agriculture par exemple un surveillance par un nettoyage essayant d vraiment confrontés à ça on a une population était à augmenter de niveau de vie qui est plus à l'aise et si les gens depuis la campagne s'est pas produit retourné la résolution plutôt réussis notamment des le champ personnes à bord alors les français ne veut pas le faire ne veulent pas te l'or est là c'est parce qu'il regrette pas parce que je pense que quand ils se sont inscrits il ya un rapport à l'agriculture qui étaient les gens aiment l'agriculture nantis et les quelques mares il voulait donner le coup de main c'est à dire la volonté était là et donc ça c'est tout à l'honneur des français par contre que comme comme tout le monde l'a dit c'est dur et aujourd'hui il faut ce qu'il faut se mettre à la réalité sur les emplois qui sont très dures eh bien il ya peu de français qui veulent y répondre elodie long cette difficulté à recruter alors que la crise économique arrive elle n'est pas liée à cet ancien chaque année ses soixante dix mille emplois non pourvus dans l'agriculture 10000 en cdi qui ne sont pas des petits jobs qui sont des job correctement payés ces femmes entrevue le monde d'après beaucoup le voient avec un rapatriement de l'agroalimentaire la souveraineté alimentaire en france quand on voit ce flop là on se dit mais il ya un décalage immense sa part grèce ne pourra pas rhdp plaie de paysans nos nos terroirs non mais de toute façon il faudra reproduire locale je dirais c'est une évidence je veux dire même les français qui ont été confinés ils se sont remis avec des fruits à faire des tartes avec leurs enfants et donc ce goût-là du produit ce goût là et cette réflexion qui a été celle du confinement elle doit permettre sans fouet pour la cueillette c'est compliqué et on trouvera des solutions dites par un gros problème nommé il ya toujours des problèmes mais on l'a dit est les travailleurs détachés et bien faisons en sorte que ces travailleurs détachés on accepte de ne pas se cacher derrière son petit doigt de se dire que finalement ces gens là ça fait partie de notre économie et qu'on est content de les accepter quand ils viennent travailler chez nous ce qu'on a besoin d'eux mais comme c'est des sujets tabous parce que ça rappelle des sujets sur les migrants l'immigration etc c'est les sujets pour mai sous la table et bien prenons les sujets sans les mettre sous la table on a besoin d'une indépendance alimentaire vous savez que ça fait 20 ou 30 ans je réclame sa et donc on a aujourd'hui cette possibilité là parce que la demande est là on a des français qui sont presque prêt aujourd'hui à payer un peu plus cher parce que ça serait produit si mais encore une fois encore une fois faut tout accompagné c'est pas c'est pas si simple que ça madame qui est journaliste au point et vous dira qu'il ne vend pas il faut aussi des moyens des gens et les moyens d'acheter un peu plus cher et donc j'ai c'est un tout et même à voir maintenant à bras le corps dans des situations vous n'aviez pas le sentiment que j verser un petit peu la magie de des émotions des consignes et stefan wey je me demandais à vous demander monsieur marin monsieur ramos qui n'avait pas l'impression que le gouvernement tergiversait un petit peu juste pour les raisons évoquées on parle d'immigration attention ne pas donner le sentiment qu'on avait que l'immigration alors le 7 mai qu'à scanner dit c'est bon donne des dérogations pour les travailleurs le onze maires on arrête de 100 travailleurs espagnols à la frontière on leur dit de rentrer chez eux le 13 mais ni des lieux guy là on attend quand même et dérogation vous croyez que c'est parce qu on ne peut pas donner le sentiment qu'en double parts à l'immigration oui audace est ce vous avez entièrement raison mais il est en moi je les dis je le répète je suis dans la majorité présidentielle jeudi on a été élu pour faire de la politique autrement et bien c'est le moment faisons de la politique autrement et acceptons la réalité qui est face à nous parce que c'est l'objectif qui est le plus important l'objectif c'est la résilience alimentaire territoriales vous dites que ce soir il faut régulariser aucune des travailleurs il faut et nous venger et travailler sur le territoire on a besoin et qu'on a on admet qu'on en a besoin il faut lire il faut leur dire pas forcément les régulariser mais leur dire vous avez le droit de venir pour une saison travailler chez nous moi je sais c'est une partie de solutions effectivement mais là ce que vous dites vous et le droit de venir pour une saison c'est ce qui existe déjà donc je ne vois pas tellement le que ce que ça change ce qui ce qui me semble intéressant dans ses initiatives là c'est aussi de ramener vers ce travail de la terre des salariés qui demain vont peut-être être en grande difficulté or les îles sont aperçus les agriculteurs qui les embauchent qu' il y avait des liens qui se faisait très bien avec notamment les travailleurs du de l'hôtellerie tourisme ce sont des gens qui sont habitués à des travail pénible ils sont debout toute la journée des nations unies dit fort heureux clarisse oui il ya des formes de reclassement possible mais maintenant l'agriculture souffre aussi d'une image qui est déplorable les gens n'ont pas non plus envie ils s'imaginent que c'est extrêmement mal payés ça ne l'est pas plus que dans d'autres secteurs ça pourrait être valorisé ça on s'entend bien et ils s'immiscent est aussi c'est honteux c'est c'est simplement dévalorisé mais comme le sont beaucoup de métiers manuels en france et c'était et c'est un tort maintenant il faut on assure la hausse effective de la dre j'aperçois on a aussi cette immense hypocrisie en france qui est que on un discours public qui vous dit le local c'est formidable le bio c'est l'avenir c'est extraordinaire je vous rappelle que le bio c'est 40 % de rendement en moins et puis faut aller désherber à la main donc moi j'attends qu'on m'explique dans les politiques publiques qu'on met en oeuvre qui va aller désherber les champs à la main aujourd'hui on voit très bien qu'il n'ya pas ses effectifs là ça ne veut pas dire qu'il les aura pas demain mais il ya un vrai travail de reconquête à faire auprès de la jeunesse sont quand même des métiers qualifiés maintenant on l'est on les voit cueillir les fraises quelqu'un decay des fraises le reste de l'année il fait d'autres choses il faut maîtriser la technologie les agriculteurs aujourd'hui ils sont hyper connectés ils ont des écrans des capteurs qui leur disent comment ce sont des outils qu'il faut maîtriser et il faut former une jeunesse pour ça donc si ces trois cent mille là ils ont envie je trouve que c'est quand même c'est un premier pas well un premier pas ils connaissent pas ils ont envie mais il faut se saisir de cette opportunité là pourquoi y ait assez transition possible oui je crois je crois à cette transition possible parce que on voit bien qu'il ya aussi une jeunesse qui étaient dans la rue pour l'écologie et qui a envie de participer même quand elle n'est pas qualifiée à ce à ce nouveau monde mais pas parce qu'il ya ulcos vide 19 noeuds noeuds parce qu'il ya une volonté de faire autrement et on a des gens qui étaient qui sont qualifiés et qui vont aller faire une saison là une haute saison et qui vont qu'il opère pas forcément être tout le temps sur le même métier mais qui vont notamment retourné à l'agriculture en fait c'est toujours la question de l'opportunité du moment on se dit rapatrions notre souveraineté alimentaire sur notre sol ça veut dire il faut s'asseoir sur les coups ça veut dire qu'on va on va payer plus cher notre alimentation elle sera peut-être meilleur est-ce que c'est compatible avec la crise économique en ce moment et c'est la même question avec quel vendeur si elle n'est pas fort mais si on se rend compte que c'était très difficile de voilà concrètement de réussir à faire revenir les gens non mais ce travail là on a le droit de courir toujours ya une forme de parade un coup et mais il ya des paradoxes mais si on court toujours au prix le plus bas à la fin c'est les plus pauvres qui trinquent c'est les plus pauvres qui sont les plus obèses c'est les plus obèses qui ont requis qui chope le coc vide et derrière on a un système qui est mortifère quand je veux du prix bas je fous du sud dans mon saucisson ça retient la flotte et je fais croire aux pauvres que je le revends de la viande au prix de l'eau et donc ce système là c'est on fait d'abord de la politique qu'est ce qu'on veut et on détermine une politique dans les vingt ans sur ce qu'on a envie on détermine les nouvelles non non on met par exemple on prend les produits la concurrence des produits entre les produits français et les produits qui sont les produits apportés vient d'europe dehors d'europe torah et bien donc un produit qui n'a pas les mêmes normes d'accord eh bien il faut l'interdire c'est à dire et là moi je vous le dis dans le monde d'après on est en train de réfléchir à plusieurs sur une tva notamment sur les produits agricoles qui serait soit une trêve et à très basses ou soit qu'ils seraient proportionnels au kilomètre parcouru c'est à dire redonner du sens à ce que l'on fait géraldine et donc mais pardon excusez moi ça demande du courage politique ça te dit ça veut dire d'abord de dire je me donne tel objectif et je convergent les moyens pour que tous les moyens ensemble et là c'est là où ces pardons nouveau moi vous m'avez vu combattre la grande distribution vous m'avez vu le combat de temps en temps les industriels on m'a proposé de signer plein de tribune que j'ai refusé le temps il est à regarder tous en commun de la fourchette à la fourche c'est à dire du consommateur jusqu aux paysans comment on peut faire en commun quelque chose c'est à dire que il faut pas ton leur part et je m'inclus dedans dans des combats qu'ils soient des combats qui divise le coville doit nous avoir appris que peut-être on peut essayer pas des partis politiques différents des métiers qui d'habitude s'oppose à faire en commun ce qui est possible de faire en commun j'entends parfaitement mais je pense qu'il ya pas non plus de solution magique et les grands plans qui vous dit ça va être formidable il n'y a qu'à faire ceci c'est un domaine qui est extrêmement complexe l'alimentaire ce mois ci qu'est un par emmanuel macron comme l'un des grands secteurs sur lesquels il faut reprendre live des médicaments on ne sait pas la balance commerciale agricole elle s'effondre elle a été divisée par deux en six ans et s'il avait pas les vins et les spiritueux elle serait déjà déficitaire donc nous on garde en france et c'est heureux et c'est un modèle qu'on chérit ce modèle de petites exploitations familiales agricoles d'ici trois ans il ya peut-être un peu plus mais un tiers des exploitants ont plus de 55 ans ils vont partir qu'est-ce qu'on fait comment on fait pour garder ce modèle de petites exploitations familiales quand ce n'est pas le modèle allemand quand ce n'est pas le modèle des pays bas et ce sont eux qui nous prennent les parts de marché parce que ils arrivent à produire sur les plus grandes surfaces pour moins cher quoi voilà nous on a en plus une sur 11 / norme c'est à dire que on est scellée dans toutes les normes européennes on les applique plus en france antilles ailleurs maintenant vous expliquer aux agriculteurs que tout va bien se passer il ne vous croient plus ils nous coûtent très cher même vous aurez le mot de la fin on ronge on sent bien qu'on vous range du côté des optimistes un canton monde d'après sur l'agriculture et l'alimentation mais qu'est ce que vous répondez aux objections ou remarques et de géraldine non c'est pas d objection puisqu'elle a décrit deux mondes parallèles différent celui d'une agriculture locale avec des coûts qui seront plus chers et des gens qui ont envie de manger français c'est le deuxième critère après le prix d'accord et une agriculture qui est sur le commerce mondial et qui doit se comparer aux autres qui ont des coûts qui sont moindres que les notes avec des normes qui sont pas les mêmes dont on parle de deux parallèles qui sont pas tout à fait les mêmes moi je dis il faut d'abord défendre l'alimentation sur les territoires et faire en sorte que quand c'est un circuit qui est court qu'on mange bien on doit faire en sorte que notamment dans ce qui va arriver sur la pac sur le pilier 2 ont refoulé ch sur ses politiques sur les politiques de proximité et puis aussi hélas madame a raison sur les paysans qui exportent faut aussi faire en sorte qu'on leur mette pas des boulets aux pieds parce que si on leur met des boulets aux pieds ils seront pas compétitifs merci beaucoup enfin s'arrêter là on part de la cueillette avec voilà quelques éléments pour la prêt même si bon ça marche pas parce que c'est un métier et on arrive avec richard ramos à ce monde-là prêt ou l'alimentation redeviendra au fond notre notre souveraineté notre maître merci beaucoup et à bientôt on va parler à présent des prisons qui aurait pu imaginer qu'un virus ait raison de la surpopulation carcérale est bien pour la première fois il ya moins de détenus derrière les barreaux que de places en prison dans le pays le taux de remplissage est de 98% alors comment at on réussi ça comment maintenir aussi ce nouvel équilibre après l'épidémie avant d'accueillir nos invités clément méric et clément perreault sont allés tourner à la prison de la santé reportage exclusif pour lcp bilan de deux mois d'enfermement dans l'enfermement regarder à la santé les parloirs ont rouvert hier mais tout a été repensé pour faire barrage au virus le détenu qui accèdent à la zone des parloirs avant passé sous le portique de détection il ya un premier lavage des mains obligatoire il nous remet une charte aussi dans lequel ils s'engagent à respecter les gestes barrières à ne pas avoir de contact physique avec la personne visitée on leur rappelle que le port du masque est obligatoire et ensuite donc ils vont rentrer dans des cabines qu'on a réaménagé voyez donc la table elle fait 60 cm donc on a rajouté 20 centimètres de chaque côté ici plus qu'ailleurs le déconfinement et progressif car le milieu carcéral est un terreau idéal pour le coronavirus salle de sport bibliothèque ou salles de classe restent donc fermé mais si le pire a été évité c'est avant tout parce que 250 détenus en fin de peine ont été libérés bonjour ça va ça va très bien on nous promettait quand même l'apocalypse dans les prisons le bilan chiffré ne dis pas ça en deux mois à peine huit détenus ont été contaminées le dispositif a donc été efficace il a aussi permis aux agents pénitentiaires de travailler différemment objectivement on a eu un accord sur les conditions de travail un peu plus tranquille comparé à l'habitude parce que une suspension des activités qu'on a beaucoup de passes entre la course et on peut pas trop trop discute avec les gones peut pas faire de nîmes un club comme ça ça réduit le nombre de détenus on peut vraiment faire son boulot à coeur quoi vraiment s'il ya des problèmes vraiment les gérer au cas par cas mais dans les premiers jours les détenus ont eu du mal à accepter ces nouvelles restrictions au début ça a été un petit peu compliqué avec des petites tensions il ya eu il ya eu des réunions toutes les semaines qui nous ont beaucoup aidés on a été tenu au courant de l'avancée du virus ici à la santé le dialogue a aidé les libérations également on est passé de 870 si je dis pas de bêtises à 600 détenus ont parlé que de ça en promenade sont très bonnes nouvelles continuent après bien sûr que oui vous y croyez on y croit et tout le monde tout le monde y croit ici ah bein n'est pas le seul à vouloir y croire le directeur de la santé aussi je pense qu'aujourd'hui si on doit tenir des leçons de cette crise sanitaire c'est d'une part que vider les prisons c'est possible parce qu'on l'a fait très rapidement et s'est d'autre part qu'il faut peut-être qu'on se pose maintenant très sérieusement la question de comment te punir autrement que d'entasser les gens dans des dans des établissements encouragé par la promesse d' emmanuel macron le directeur de la santé veut croire quand en prison aussi plus rien ne sera comme avant bonsoir stéphane breda merci d'avoir accepté notre invitation vous êtes le directeur de l'administration pénitentiaire pour faire simple vous êtes le patron de toutes les prisons françaises on va évidemment revenir sur ce reportage les conséquences qui sont positives conséquences du coronavirus sur la peau surpopulation carcérale juste un mot s'il ya un endroit où il faut un nom d'après c'est celui de la prison oui sans doute en tout cas il faut qu'on puisse capitaliser construire sur les acquis notamment de la crise sanitaire en tout cas les effets qu'a eu la crise sanitaire sur la surpopulation carcérale et vous allez nous raconter exactement ce qui s'est passé dans les prisons pendant ces deux mois d'enfermement dans l'enfermement bonsoir maitena bonjour merci par maïtena bien à bas bienvenue dans cette émission dans ça vous regarde et surtout bravo pour des confiné en est heureux où on a du plaisir à la faire cette émission c'est une belle émission deux mois deux mois de débit d'eau vous l'avez dit tant que les parloirs étaient fermés on faisait cette émission qui s'adressait donc à ce qu était dedans donc les personnes détenues les personnels pénitentiaires et puis en même temps tous ceux qui expérimentait bien même si être confiné dehors ça n'a rien avoir à être avec enfermé en prison bien entendu mais on pouvait se dire qu'il y avait quelque chose qui nous rapprochait les uns les autres et qui nous permettait de penser à ce qui était enfermée c'est la première émission et télévisions qui s'adresse aux détenus au personnel et les forains vendredi sur lcp 19h30 ça donne ça regardez les confiner parce que on fait une émission sur les fringues ou pas du tout qui ne s'est jamais laissé enchaîné ne saura jamais ce qu'est la liberté j'écoute les bruits de la ville je suis battu contre la loi est la loi a gagné ma liberté c'est toi qui m'a aidé à larguer les amarres cette émission s'adresse à toutes les personnes détenues au personnel pénitentiaire à tous ceux qui sont en prison mais également à tous ceux qui sont confinés dans leur appartement ou dans leur maison j'avais encore il y en a plus c'était la liberté dépend on va là chaque semaine un directeur de prison mais aussi des conseils de lecture une grande voix qu'est ce que vous avez appris sur sur ces gens-là ce monde-là de la prison on a découvert votre monde monsieur on a découvert la pénitentiaire on a découvert des directeurs de prison et dès le premier truc qui me vient c'est un des surveillants qui on a donné la parole et on les entend rarement été très heureux de porc s'exprimer qui nous dit je lui demandais s'il faisait un métier comme un autre si on s'habituait à ce métier là et il m'a répondu un peu comme ça me met mais vous savez moi je garde des humains on peut pas s'habituer à ça et c'est un bizarrement et si j'ai l'air bisounours tant pis ça n'est pas c'est une réalité c'est un monde d'humanité en fait la prison alors vous avez au cours de la dernière est ce que c'est la dernière peut-être pas mais on verra des missions qui sera diffusé vendredi vous avez pu interroger la ministre de la justice nicole belloubet et vous l'avez fait évidemment réagir à la baisse spectaculaire du nombre de détenus je rappelle qu'on est passé de 72 mille cinq cents à moins de 60 milles le coc vide at il eu raison et bien de cette surpopulation carcérale voilà sa réponse ce résultat la diminution de la population carcérale il est dû d'une part au fait que les tribunaux au moins fonctionné puisque il était au ralenti donc ça effectivement c'est directement le résultat de covile 19 mais d'un autre côté nous avons pris des dispositions pour de manière globale anticipé la libération des détenus qui étaient en fin de peine et cette politique volontariste la a conduit au résultat que vous connaissez mais c'est bien la crise du candide qui nous y amène absolument mais ma préoccupation c'est de ne pas revenir au taux de surpopulation carcérale que nous avions atteint avant cette crise là c'est vraiment pour moi une préoccupation majeure stéphane breda merci le coc vide d'une certaine manière oui c'est vrai que par le passé on a déjà eu des baisses spectaculaires la population carcérale après les grandes lois d'amnistié en 80 en 2002 la dernière les décrets grâce présidentielle mais tout ça a disparu depuis très longtemps depuis près de 20 ans est ce que nous enseigne l'histoire c'est que c'est tout de suite très vite remonter en fait une loi d amnistie un décret de grâce ça fait baisser la population carcérale et ensuite elle re re et augmente au rythme d'avant très bien bien comprendre pour ceux qui nous regardent il ya douze mille détenus ans - pourquoi parce qu'il ya 6000 c'est bien ça qui ont été libérés parce qu'ils étaient en fin de peine libération anticipée c'est anticiper et 6000 autres en fait qu'ils sont parents pas rentrer et d'une certaine façon puisque les les juridictions sont c'est un peu plus compliqué que sa mère est d'abord c'est 13500 tête nue en moins maintenant si on actualise aux chiffres réserve soit 13 500 c'est à dire qu'on est passé de 72 mille cinq cents comme vous le rappeliez on est quasiment à 59 milles mais ils sont tout à l'heure où je parle on doit être en dessous de 59 milles ça veut dire qu'il ya des places vides en prison aujourd'hui en france ça veut dire qu'à des places vides dans les prisons en france puisque on est à 98 % 97 % de taux d'occupation depuis le début de la semaine mais ce chiffre il cache encore et on le voyait à travers les témoignages de certains détenus ou même d'anciens détenus ils cachent encore des fortes disparités se dire que cette moyenne nationale à 97% ça veut dire quand même encore dans l'est dans les maisons d'arrêt c'est à dire les maisons d'arrêt les établissements qui existent dans chaque département ou où sont notamment incarcérés les prévenus qui sont présumés innocents beaucoup les courtes peines et le taux d'occupation il est encore à 110 % en moyenne et cette moyenne elle cache des disparités très fortes faut dire que la surpopulation ça veut dire de manière pratique ces lieux les coudes ça veut dire deux voire trois personnes dans une cellule de 9 mètres carrés si on est content de cette si on n'a pas de chance et ça veut dire donc qu'on dort par terre sur un matelas donc ça veut dire deux lits l'un au dessus de l'autre et 1,10 par terre et rien d'autre il faut tenir toute la journée parce qu'il n'y a rien d'autre à faire puisque ap une activité il ya plus de parloirs donc c et c'est chaud quand même c'est que c'est costaud c'est un des effets d'ailleurs les plus spectaculaires puisqu'on a perdu 75% des matelas au sol quand vous travaillez beaucoup mieux en fait j'adore cette expression j'ai perdu mon matelas au sol pourvu que c'est à dire exactement oui et d'ailleurs je crois qu'une partie des personnels qui ont été interviewés dans les différentes émissions le disait bien ça change la manière de travailler on a plus de temps on est moins dans la gestion des flux en tout cas dans les maisons d'arrêt qui comme par exemple en ile de france ou en rhône alpes sont des niveaux de suroccupation en temps normal de 160 180 200 % on est dans la gestion de flux longère des détours de retour de parloir détour de promenades et des tours de douche et ça a été plus facile comme ça c'est d'éviter d'éviter la contamination possible exactement ça s'est bien passé finalement ce qu'on peut dire en tout cas pendant la première phase de la crise sanitaire qui était somme toute est le plus finalement l'épidémie allait rester très contenue elle a même moins touchées les détenus en détention que la population générale finalement donc la stratégie de protection sanitaire qu'on a mis en place dans les prisons jusqu'à dans cette première phase de la crise elle a été elle a été efficace oui comment on fait monsieur le directeur de l'administration pénitentiaire comment on fait pour qu'on reparte pas en avant parce qu'il va y avoir de nouveaux procès de nouvelle décision d'incarcération comment on fait pour se battre contre ça alors il ya plusieurs choses 1 contrairement aux lois d'amnistié au décret de grâce où l'activité juridictionnelle était la même avant comme après ici on a une activité juridictionnelle qui va reprendre progressivement donc les lacs arsenal l'inflation carcérale sans doute pas reprendre au même rythme qu'avant la crise deuxièmement il ya quand même cette baisse spectaculaire la surpopulation carcérale elles frappent tous les esprits et et on en parle si j'ose dire enfin et c'est une question qui s'impose dans le débat politique même si elle a beaucoup occupé par le monde dans les trois dernières années lors du débat sur la loi de programmation et puis troisièmement c'est ce qu'espèrent tous les praticiens de la justice c'est que entre temps pendant la crise est entrée en vigueur la réforme des peines le 24 mars dernier et donc l'activité des juridictions l'activité des juridictions pénales elle va reprendre avec 1 trois différents est un droit qui pose le principe que les courtes peines non pas à s'exécuter en prison et c'est bien ce qu'a montré cette crise c'est que on pouvait fortement diminuer le nombre des courtes peines puisque l'essentiel des détenus qui sont sortis ce sont les courtes peines alors justement on va écouter un nouvel extrait de votre interview maitena nicole belloubet vous lui avez demandé et maintenant qu'est-ce qu'on fait au moment où je vous parle nous avons des dispositifs législatifs qui je l'espère parce que il faut qu'ils souhaitent utiliser par une magistrale par les personnels pénitentiaires nous avons un dispositif législatif qui doit vous permettre de pallier cette remontée de population carcérale qui va forcément découler de la remise en marche des tribunes donc c'est bien aux tribunaux de décider d'appliquer d'autres solutions plutôt que la prison bien sûr d'une part c'est le tribunal qui c'est le tribunal qui prononce la peine et donc c'est évidemment très important c'est le juge qui juge d'application des peines suit les peines donc c'est évidemment les magistrats qui détiennent la clé de ce double par dont elle est sans langue de bois là elle est sans aucune aide d'aucune manière dans la langue de bois extrêmement détendu extrêmement clair j'étais extrêmement heureuse de cette interview ça faisait ça faisait du bien d'entendre une miss je dis cela parce que font ceux qui nous écoutent là sont en train de se dire mais c'est quoi ces des gauchistes échevelé qui veulent que plus personne n'aille en prison n'ont cessé et c'est aussi ça le grand malentendu dans ce pays dès qu'on parle de la prison on parle de gens qui ont fauté et dont on pense qu'ils doivent être punis bien entendu je ne suis pas en train de dire que on vit au pays des oiseaux s'est pas de l'été il faut préciser tout de suite que parmi les libérations ça n'est que des fins de peine ou c'est ça de moi c'était deux mois avant la sortie voilà pour les actions de terrorisme ou autre c'est très agréable d'être la ministre parce qu'elle est assez courageuse la dernière ministre dernière garde des sceaux à avoir accepté de porter une politique pénale c'est absolument pas populaire de dire qu'on ne veut pas engorger les prisons on a l'impression qu'on dit qu'on ne veut pas condamner les coupables c'est pas du tout le sujet on veut condamner les coupables mais mettre quelqu'un en prison donc détruire sa vie lui il perd son logement y perd son travail il perd la rupture familiale parfois n'a aucun sens si on peut faire autrement si on peut punir en demandant réparation à la société autrement qu'en excluant du monde et en condamnant à l'indignité et voilà c'est effectivement ce que à quoi une société devrait s'astreindre mais c'est vrai que ça nous touche à moi honnêtement je m'étais pas du tout intéressé aux prisons à part en lisant quelques poètes de loin quoi voilà où en garde en prison break mais la balle est dans le camp des juges c'est ce que dit la ministre en fait il ya déjà des outils des moyens de trouver des peines alternatives à la détention dans certains cas précis alors on n'a pas toute l'interview de la ministre regardera la dernière émission j'espère et je suppose que les miens soir 19h30 je suppose que la garde des sceaux elle évoque évidemment la responsabilité de l'autorité judiciaire puisque à la fin des fins la sentence pénale la peine de prison elle est prononcée par des juges mais elle est prononcée au terme d'un procès au terme d'un procès pendant lequel un avocat plaide une peine aussi et pas simplement l'acquittement ou la relaxe donc l'entrée en vigueur de cette réforme pénale qu'on a porté depuis trois ans elle est aussi la chose des avocats qui doivent s'emparer des nouvelles mesures qui doivent plaider aussi les autres peines que la prison pour les concours de ses toiles à le dire le bracelet la semi liberté etc donc il ya d'autres peines qui existent en alternative crédible avec un vrai contenu à la aux courtes peines de prison il s'agit pas de dire qu'il faut trouver des alternatives à l'incarcération des criminels condamnés à vingt ans et c'est pas ça le sujet est ce que montre bien cette crise est que il y avait suffisamment détenus en condamnés à des courtes peines ou en fin de peine pour que pour que c'est les chiffres diminuent aussi fortement et puis il ya un autre acteur que l'émission a mis en valeur et je pense que le français moyen connaissent assez peu sont les services pénitentiaires d'insertion et de probation spip ils servent à deux choses ils servent à aider les magistrats à prononcer la peine la plus adaptée au profil et à l'acte commis par le prévenu et ils servent ensuite pendant toute la durée de la peine à donner du sens à la peine à donner du contenu à 7 les tribunaux ont repris on reprenne progressivement est-ce qu'on a une tendance sur les noms des incarcérations cette renault pas assez de recul pour pour le dire les tribunaux en tout cas dans la justice pénale devons prioriser certaines affaires notamment les assises c'est pas les assises qui pourvoit le plus le plus grand nombre de deux détenus et puis le vrai curseur ce avec la reprise des comparutions immédiates tiens un petit chiffre si vous parce que c'est très important ce que vous venez de dire on a toujours l'impression qu'on parle de gens très très dangereux évidemment les gens qui passent en procès d'assises donc qui ont tué quelqu'un etc c'est très peu de gens il ya 30 % des détenus qui sont là pour plus de 15 ans tous les autres ça veut dire 70% noms sont là pour un deux ou trois ans dépassant 10% d'aidé relativement content quand vous les nouvelles pardonnez moi allez vous donner une idée la durée moyenne d'incarcération en france ces dix mois et demi d'accord c'est pas qu'un peu est ce qu'on sait c'est ces détenus qui ont bénéficié de libérations anticipées qui était en fin de peine ce qu'ils sont devenus parce que arriver dans une france confiné partant de covin c'est quand même très particulier alors les mesures qui ont permis ces libérations anticipées qui explique oui à peu près un tiers la moitié de la baisse de la population pénale c'était d assignation à domicile prononcées par le parquet ou l'octroi de réduction de peine exceptionnelle dans la limite des deux mois comme cela a été rappelé tout à l'heure donc en fait ces détenus ils sont sortis dans la france confiné ils ont été confinés chez eux donc c'est pour ça que ces dispositifs l'effet est spectaculaire mais ça peut pas des dispositif pérenne parce que ce que je viens de vous dire tout à l'heure c'est que le but c'est de de construire des alternatives crédibles aux courtes peines avec un contenu une peine de deux mois confiné chez soi avec une intervention minimale du spi puisque les spip eux mêmes étaient confinés donc c'est pas ça le modèle pour construire vous disiez tout à l'heure la prison d'après en tout cas les peines d'après si on veut du contenu du suivi de l'accompagnement ce c'est pas simplement sortir sans dans une france confiné donc ça c'était la situation si j'ose dire transitoire est ce qu'il faut ce qu'il faut contribuer à construire cccc peine avec du contenu n'a été menacé une émission qui s'intitule lire pour en sortir des confiné lire pour s'en sortir quel est votre conseil de lecture fait cas des détenus ou des surveillants qui nous regardent ce soir à leur destination ben moi mon livre de chevet on l'enverra alors c'est à dire qu'elle sait pellan verra aussi en gage qu'on l'a fait non parce qu'il faut quand même le dire chaque semaine on a envoyé dans les prisons dont on parlait les livres qui ont été citées par tous nos invités y compris par les députés moi je dirais l'écriture où la vie de genre semprun quand on revient de très loin et que on sait que ce très loin il reste à l'intérieur de nous-mêmes comment pas s'en débarrasser parce qu'on s'en débarrasse pas mais comment vivre avec malgré moi c'est un livre pour moi si je continue à en parler je me met à pleurer donc c'est pas utile et chaleureux d'un au moins mon livre de chevet suis pas sûr qu'il soit extrêmement utiles aux détenus parce que j'aurai volonté par les deux mémoires d'hadrien en revanche pour le haut fonctionnaire que je suis il ya une forme d'éthique tu alors j'exerce pas le pouvoir je suis au fonctionnaire je pas ministre ni parlementaire mais il ya une forme d'éthique de l'engagement l'engagement politique et de l'exercice du pouvoir en tout cas l'exercice de l'état essayé c'est ça qui me viendrait comme lecture spontanément parce que dans une dans un moment comme celui là où il ya des circonstances exceptionnelles il va falloir s'en saisir et va falloir être à la hauteur de ces circonstances exceptionnelles pour pas simplement recommencer comme avant on sera au rendez vous pour vérifier merci merci beaucoup merci stéphane breda maïtena demain soir 19 heures où ils ont été confinés quelque chose me dit que c'est pas forcément la dernière j'espère venir ou valve ça c'est la dernière avec toutes les interviews et puis on va se retrouver encore la semaine prochaine pour les meilleurs moments et y en a eu tellement mais tellement on allait le rendez vous est pris merci à vous 24 heures à l'assemblée maintenant c'est l'heure de retrouver le carnet tour de thomas des prêts thomas thomas il est ou mec mais qu'est-ce qui fait thomas ce soir à vous êtes là meriam aujourd'hui je vais vous parler d'une histoire de plagiat supposé c'est ma journée à l'assemblée à la droite maximino députés les républicains de l'oise à ma gauche christophe blanchet député la république en marche du calvados entre eux le problème c'est ça un ministre nous en avons adressé il ya trois semaines avec 100 députés de la majorité une proposition offrir la possibilité pour les salariés qui le veulent dans le public comme dans le privé de faire don d'une partie de leurs congés payés ou rtt au bénéfice de ceux qui luttent directement contre le coc vide 19 le problème c'est que cette proposition faite dans l'hémicycle mardi par christophe blanche et aurait été faite il y a deux mois par maximino alors qui a eu l'idée en premier on leur a posé la question bonjour maximino bonjour alors comme ça vous vous êtes fait voler votre idée effectivement c'est une idée une proposition de loi que j'ai fait en tout cas à l'ensemble de mes collègues parlementaires de l'assemblée nationale le 22 mars dernier dans un esprit effectivement d'unité nationale de solidarité mais quand j'ai découvert effectivement au lundi qu'ils avaient repris à mon idée à l'identique effectivement c'est assez révoltant est assez rageant bonjour christoph locher maxime hulot dit que vous avez plagié son idée comment vous réagissez j'ai relu attentivement sa proposition qui était très intéressante et très intéressante parce qu'elle elle posa proposition de permettre à des salariés de lui comme du privé de donner leurs congés payés vers une autre structure plus vite qu'au privé en congés payés c'est très intéressant notre proposition c'est pas du tout ça c'est de transformer le don de congés payés volontaire ou de rtt en chèques vacances pour les personnels soignants alors même si la proposition est plutôt différente pour christophe blanchet maximino lui continue de crier au copier-coller c'est pas une bonne chose que la majorité porte le texte maximino bien sûr mais ça ça enfin moi je en tout cas de mon côté je n'aurais aucun scrupule à voter la loi qu'ils vont proposer si effectivement je n'ai pas la possibilité de dépôt de débattre de la met en avant je suis pas dans le sectarisme depuis mon arrivée au palais bourbon j'ai fait les calculs du coup depuis depuis cet épisode j'ai voté plus de 40% des textes qui ont été proposées par la majorité cas aujourd'hui je regrette juste qu'il ne tombe pas la main à l'opposition à leur tour qu'ils prônent partout de l'unité nationale et l'union nationale ça vient aussi dans le débat politique alors pour être tout à fait complet cette proposition de faire don de ses jours de congé aux soignants plaît beaucoup à murray le pénicaud la ministre du travail a dit qu'elle allait y réfléchir et nous on se retrouvera mardi pour une nouvelle journée à l'assemblée myriam absolument thomas le rendez vous est pris bonsoir camille ça fait bien plaisir de trouver camille saféris comment s'est déroulé ce moment vous allez détruire bon alors on se retrouve un bouquet à pardonnez moi je demanderais à l'habitude alesi de nos normes sert qu'un petit décalage alors de l'apéro évidemment prendre l'apéro parce que moi c'est ce que je fais dans l'émission allait prendre l'apéro avec des députés maintenant c'est complètement ringard désolé maintenant il faut prendre des apéros vision donc moi j'ai bu l'apéro en vidéo depuis chez moi avec ce soir sylvain maillard sylvain maillard il est député en marche ou paris et figurez-vous qu'il n'est pas venu les mains vides pour l'apéro il avait apporté une bonne bouteille mais pas n'importe laquelle une bouteille très spécial regardez ce point là c'est un vin qu'il faut pas avoir du tout du tout du tout du tout d'accord c'est une cuvée en fait des pompiers du 9e arrondissement de paris avec des vignes qui pousse sur la caserne blanc donc en plein milieu de paris de l'extraire du vin farine c'est une tradition depuis des années des années et ils font une bande anges avec des bouteilles que l'on achète pour les bonnes oeuvres pourquoi il faut pas de voir du tout alors à il est il est invivable ce n'est vraiment invivable personne ne boit mais ça lui est très fier de l'avoir connue c'est un symbole on est très attentif à ce qui se vend là parce qu'en fait il est vendu dans une fête qui permet donc de lever la retrouver l'argent pour les les conflits ou les soldats blessés et donc c'est un vin qui me tient particulièrement à coeur qu'est-ce qui a marqué dessus château blanche et surtout ne buvait pas décapant que l'apéro willems moi j'aime bien ça le faire comme on dit à ces apéros zoom on rompt alors on retrouve à deux pattes vous avez vu que comme beaucoup de français comme richard ramos tout à l'heure d'ailleurs si la manière il a pris un peu de poids pendant le confinement un malheureusement ça ça ça se voit ainsi mal je vais donc me posez la question franchement qu'est ce qui s'est passé sylvain qui est responsable pau ce carnage vous avez quoi quand vous faites aller de 100 à 200 par an nettement à beaucoup plus quand vous passez la journée le week-end à la maison mangez vous grignotez c'est comme ça que ça fasse je crois que j'ai entendu alors je sais pas si tu aimerais vous mettez deux kilos et demi en moyenne c'est vrai depuis le début de confinement va être vraiment un bref qu'est ce que vous avez mangé pendant le confinement et ben on a fait beaucoup de blanquette de veau très très bien qu'ils aient beaucoup de fruits de mer donc le responsable de votre léger surpoids on peut dire ça c'est vrai que vous avez un peu un tout petit peu forcé depuis je vous ai vu c'est une vraie caméra ou la caméra ce c'est vrai que c'est sûrement la caméra et c'est visiblement la blanquette quoi principalement en tout cas alors à l'assemblée il ya désormais des règles sanitaires très strictes masque j'ai les bras et puis il t'a - monde il ya cinq seulement 150 députés vous le savez donc il ya aussi moins de bruit et celle ci coûte mieux ce qui est plutôt pas mal ou le dialogue politique et finalement d'après sylvain maya les bains c'est une bonne nouvelle ça a construit aussi beaucoup plus de respect les uns envers les autres le respect qui existait en fait en dehors de lui si ça va être des échanges plus apaisée où on va davantage écouter les idées des autres 3les devrais je pense que ce sera moins polémique on veut dire vous fait mal moi je serai bien et vous fait mal la situation du gouvernement elle est extrêmement difficile et n'importe à la place seraient confrontés aux mêmes difficultés au même choix compliqués on pourrait donc enfin s'entendre entre opposants politiques grâce aux masques et la distanciation ça s'est fait en tout cas c'est le cas à l'heure actuelle la bavure est mon avis non en tout cas c'est très agréable à l'heure actuelle doit le dire parce que du coup chacun écoute beaucoup plus les autres et chacun argumentation est beaucoup plus court suite que d'habitude mais c'est beaucoup plus valeur et ben voila merci camille moi je trouve ça marche bien vous apéro somme ça a fait beaucoup rire l'histoire de blanc il a été commandé votre blanquette hmam l'enquêté bonne merci oui on se retrouve la semaine prochaine on termine avec le jour d'après chaque soir vous savez un grand entretien autour d'un thème au coeur de cette épidémie ce soir la géopolitique etats unis chine europe qui va gouverner le monde de l'après crise c'est sylvie kauffmann journaliste au quotidien le monde qui répond à nos questions [Musique] voilà pas mal ça va je peux m ou plus loin comme ça bonjour sylvie kauffmann jo et merci de nous accorder cet entretien alors cette épidémie de coronavirus elle bouleverse évidemment tout sur son passage y compris la géopolitique etats unis chine europe on va en parler dans le détail mais d'abord est-ce que vous avez été surprise de voir qu'on n'a pas pu répondre au niveau mondial à cette crise ni au niveau du g20 et du g7 ni au niveau des nations unies c'est une surprise ou pas pas vraiment parce que ce qu'on peut dire de 7,2 de la géopolitique de cette crise ou des conséquences géopolitiques de cette crise dans un premier temps c'est que elle elle a accéléré cette crise a vraiment accélérer de manière très brutale est assez choquante mais des tendances qui était déjà à l'oeuvre dans dans l'ordre international mondial s'il voulait on voyait bien déjà avant la crise que cet ordre international qui est hérité de la deuxième guerre mondiale en fait qui l'ordre organisé par les états unis au 20ème siècle était déjà très mal en point que la mondialisation était critiquée que l'onu avait énormément de mal à fonctionner que le conseil de sécurité étaient bloqués sur la syrie de manière permanente que le g7 ne marchait pas très bien en plus le g20 faisait à peu près son effet mais que l'om c était aussi un peu en panne voilà on avait déjà un phénomène qui était très visible et qu'on analyse et beaucoup de noms pas de désagrégation mais de détérioration très nettes de l'ordre international autre nouveauté avec cette crise c'est qu'elle a été gérée pour partie par des pouvoirs populiste donald trump jaillir bol sonar au poutine or ban alors pouvoir autoritaire aussi est ce que ça change quelque chose dans la possibilité d'une réponse coordonnée monde de toute façon il y avoir un moment où politiquement il va falloir rendre des comptes et on va établir une sorte de tableau de kia qui a réussi quel régime a bien fonctionné quel régime on a mal fonctionné on voit que la sinne se targue d'avoir bien gérer sa crise puisque le nombre de morts en chine est bien bien bien inférieur au nombre de morts aux etats-unis ou en europe en réalité on ne sait pas si la chine a vraiment bien gérer sa crise d'abord parce qu'on ne sait pas si les chiffres qu'elle lui fournit sont exactes et ensuite il ya quand même ses doutes énorme sur l'origine de l'épidémie qui est parti de chine on ne sait pas ce qui s'est passé dans ses laboratoires de haut rhin donc là pour l'instant il ya une opacité qui est qui est une caractéristique des régimes autoritaires mais qui nous empêche de voir vraiment ce qui s'est passé la grande surprise c'est la faiblesse de la première puissance mondiale donald trump s'est révélé incapable de gérer de façon efficace cette crise il a pris des mauvaises décisions il avait coupé les crédits de la recherche il a il a même remis en cause le bureau d épidémie avant la crise et voilà que tous les emplois créés avant la crise ont détruit plus de 20 millions de chômeurs en une semaine c'est ça au fond de bilan de trump c'est une grande faiblesse voire un désastre alors il y à il ya deux choses il y a le modèle américain et il y à la gestion par son parent le président donald trump alors la gestion para par donald trump vous venez de la décrire elle est effectivement assez catastrophique en tout cas vu vu d'europe au début il a commencé par minimiser la maladie il a dit que c'était une grippe il a dit que ça serait terminée très rapidement qui auraient zéro mort il a été obligé de changer de stratégie ensuite il s'est disputé avec les gouverneurs notamment celui de new york celui de californie et ceux dont les états et elle est plus tout et je ne parle pas des épisodes où le président a même suggéré qu'on pouvait s'injecter du désinfectant ainsi puisque ça marchait pour pour nettoyer les surfaces voilà donc on a en effet une un président en actions qui pose énormément de problèmes avec des conséquences assez lourdes pour son pays et puis on a un modèle américain qui en effet révèle ses faiblesses et pas la première fois on l'a vu déjà pendant la crise financière de 2008 c'est-à-dire que dès que l'économie accuse un gros choc on a immédiatement des millions de chômeurs des gens qui sont licenciés du jour au lendemain qui ont beaucoup moins de protection et d'indemnisation que nous l'avons en europe il n'y a pas de filet de sécurité sociale à proprement parler aux etats-unis est-ce que pour revenir à la géopolitique les états unis et donald trump doivent se donner un nouvel ennemi alors peut-être qu'il l'était déjà mais là il ya une mise en scène de l'ennemi à travers la chine donald trump décide de parler du virus chinois de marteler cette expression pour aussi retrouver une certaine forme de puissance face à la vulnérabilité du modèle américain vous voyez bien sûr il ya cette il y à 7 cette idée d'attaquer la chine pour trouver un peu pour essayer de comme dérivatif d'une certaine manière pour masquer ses propres erreurs de gestion mais comme on l'a dit tout à l'heure cette crise accélère les tendances déjà à l'oeuvre sur le plan international et la rivalité la compétition et l'affrontement sino-américain entre la chine et les états unis était déjà une réalité du monde pré crise donc là on voit cette cette compétition s'exacerber avec la montée en puissance de la chine qui essayent de manière très spectaculaire et très visible de se servir de cette crise pour montrer que son modèle est le plus efficace et le meilleur et vous montrer cette vidéo regardée et malheureuse one thing américaine conseil provincial et le china state of the world ça veut dire quoi ça c'est complètement nouveau alors c'est pas complètement nouveau mais c'est beaucoup plus spectaculaire est beaucoup plus accentuée que ce que ce que ce qu'on avait vu avant on voit que la chine veut faire de cette crise une opportunité ce qui est amusant parce que le mot crise en chinois veut aussi dire opportunité donc là on est vraiment dans la dans la logique chinoise une certaine manière et montrer que la chine a un modèle supérieur à celui des etats unis et comme les états unis sous la conduite de donald trump sont en retrait sur le plan international on voit bien là là vraiment lieu dans cette crise les etats-unis ont abandonné toute prétention au leadership mondial il ne s'en occupe même plus ils ont tourné le dos aux alliés européens dès le début de la crise en fermant les frontières sans même les alerter ils ont suspendu leur financement à l'om est l'organisation mondiale de la santé qui logiquement devrait être l'organisation internationale la plus importante en ce moment pour la communauté mondiale donc on est vraiment là dans une compétition féroce de ces deux modèles et la chine essaye d'en tirer le meilleur parti alors face à ces deux géants etats unis chine il ya l'europe il ya l'europe qui peine à trouver sa place sur le plan géopolitique est ce qu'on peut dire qu'elle est pour l'heure la grande perdante dans cette crise vous avez tout à fait raison l'essence même du projet européen est mise en cause par cette crise c'est à dire en effet vous avez deux piliers deux des principaux piliers sur lesquels repose l'union européenne qui ont été attaqués le marché unique et l'espace schengen le marché unique parce qu'on a vu des pays et pas des moindres la france l'allemagne émettre dès le début de la crise des interdictions d'exportation de matériel médical au sein de l'union européenne et puis l'espace schengen comme vous l'avait dit il ya plus d'une douzaine de pays qui ont fermé qui ont fermé leurs frontières à un moment ou un autre pas la france d'ailleurs il faut le remarquer mais l'allemagne par exemple le 15 mars a fermé ses frontières avec cinq pays dont la france il y avait une frontière en alsace pour la première fois depuis très longtemps dernière quête qui ont très rapidement et pour vous mouiller un peu à quoi il ressemblera cet ordre mondial après les pays qui ont le mieux géré cette crise vont gagner en influence en gagner en soft pas aux avants gagner en images et je crois que quand on parle on parlait déjà beaucoup avant de la compétition entre régimes autoritaires et démocratie libérale on voyait que les démocraties libérales était à la peine d'une certaine manière parce qu'on assistait à cette montée du populisme et des et du nationalisme et et d'autoritarisme et des leaders forts mais finalement je crois qu'on voit que les leaders forts ne se sont pas mieux débrouillé que les démocraties libérales au régime sont différents et finalement ils ont ils montrent une résilience qui relève du du consensus merci sylvie kauffmann pour ce tour d'horizon géopolitique d'aujourd'hui et de demain au revoir et ainsi s'achève cette émission se retrouvent mardi prochain pour une nouvelle semaine de ça vous regarde elle défie la très belle soirée c'est vrai je sais pas [Musique]
Yaël Braun-Pivet