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interviewSUDRADIO· 7 juillet 2026 22 min

Procès en appel de marine le pen / Les feux de forêt dans le sud de la France

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Cette dernière demi-heure, c'est votre rendez-vous les auditeurs de Sud Radio et bien sûr cette actualité qui est brûlante aujourd'hui. François-Louis Bourneau, évidemment la décision de Marine Le Pen au cœur des débats. C'est à vous François-Louis.

0:18
Invité

L'appel, la cour d'appel a confirmé la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens tout en réduisant un petit peu sa peine, il faut le préciser. Cette décision pourrait lui permettre de se présenter à l'élection présidentielle 2027 sous certaines conditions. On en saura un peu plus à partir de 20h. Là où elle va être justement, c'est sur TF1 pour s'exprimer, pour prendre la parole, en donner un peu plus au niveau justement de ce qu'elle va faire, si elle va se présenter ou non, on ne sait pas vraiment mais c'est là que tout va se jouer. Et puis nous on va en parler jusqu'à 20h. Vous avez une demi-heure qui vous est dédiée.

C'est la libre antenne Sud Radio. Les vraies voix font me parler à la France. Profitez-en, profitez-en. Absolument. Cette décision de justice vous paraît-elle juste ou non ? Le 0826 300 300 vous est ouvert pour en parler. Est-ce que vous faites confiance à la justice dans cette affaire ? Est-ce que Marine Le Pen doit être candidate ou non en 2027 ? Toutes ces questions que je vous pose, elles vous sont bien sûr ouvertes. Vous pouvez prendre la parole sur ce sujet. On a des auditeurs qui nous appellent. Alors qui ? Michel, qui nous appelle au standard. Bonsoir Michel.

1:24
Auditeur

Oui, bonsoir.

1:25
Présentateur

Bonsoir. Vous êtes à Saint-Jean-Pied-de-Port, Michel, c'est ça ? Oui, exactement. On rappelle le département ? J'ai un doute sur le département.

1:33
Auditeur

64, c'est au Pays Basque.

1:34
Présentateur

Eh oui, c'est au Pays Basque. C'est donc dans les Pyrénées-Atlantiques, 64.

1:40
Auditeur

Exactement.

1:41
Présentateur

Voilà. Alors, réaction ?

1:43
Auditeur

Alors, moi, ce que j'ai dit à la personne au standard, c'est que la question, pour moi, elle ne se pose pas. Je me fiche comme dans la première chaussette que Marine Le Pen se présente ou pas. La question, c'est est-ce qu'une personne qui a été condamnée est digne d'être à la tête de l'État ou même d'avoir une responsabilité politique ? Après, les jeunes qui font des... Là, je suis d'accord avec Françoise de Gois, pour une fois. Juste titre, il est quand même difficile d'affirmer son autorité, si soi-même, envers les jeunes ou les moins jeunes, pour les refus d'obtempérer ou autre chose, ou pour les agressions, etc.

Il est quand même très difficile de faire preuve d'autorité, si soi-même, on a été condamnés, quoi. Il faut quand même pas... Il faut être sérieux, quoi, à un moment donné.

2:42
Présentateur

Voilà. Alors, vous restez... Il reste bien avec nous, hein, bien sûr, Simon... Michel, pardon, vous restez avec nous.

2:48
Invité

On va aller du côté de Perpignan avec Simon, qui nous appelle au zéro. Simon, ça, voilà, c'est... On aurait voulu le faire exprès, on ne l'aurait pas fait. Non, mais c'est très juste ce que vous dites, mon cher Frédéric. Bonsoir, Simon de Perpignan. Vous avez composé le 0826 300 300 pour prendre la parole, dans cette libre antenne, notamment sur le procès en appel de Marine Le Pen. Bonsoir, Simon.

3:09
Présentateur

Oui, bonsoir. Bonsoir, bienvenue. Allez-y. Alors, pour ou contre ce que vient de dire Michel, votre point de vue ?

3:17
Auditeur

Absolument contre. Pour la bonne et simple raison qu'au-delà des opinions politiques et des choses comme ça, c'est qu'on constate une fois de plus que les juges ont le même courage que les politiques, c'est-à-dire qu'ils ont réussi à trouver un subterfuge très malin, hein, pour dire, bon, maintenant, la patate chose vous est remise entre les mains, à vous de décider si vous voulez continuer ou pas. Parce que, de toute façon, dans cette affaire, déjà, il y a un élément qui est quand même un élément clé, c'est qu'aucune réglementation, aucun texte précis ne stipulait le rôle des assistants parlementaires, limités dans leurs fonctions et dans leur domaine de compétence.

3:59
Présentateur

Oui, dans la période concernée entre 2004 et 2016, à ce moment-là.

4:03
Auditeur

Aujourd'hui, de toute façon, ça reste encore quelque chose très flou. Comment peut-on demander à quelqu'un qui accompagne un homme ou une femme politique de dire, bon, ça, vous pouvez y aller, ça, vous ne pouvez pas y aller, parce que ça ne concerne plus le domaine et pour la chose pour laquelle vous êtes rémunéré.

4:20
Présentateur

En même temps, il y avait des évidences, Simon, quand même, ça le sait. Enfin, on peut aussi jouer avec le système, j'entends bien, mais quand même.

4:27
Auditeur

Tout le monde l'a fait, de toute façon. C'est exactement, on y sert exactement, sur l'affaire Fillon, mais là, c'était un emploi fictif, mais sur le fait que des tas de politiques, députés, sénateurs et autres, employaient des proches, des très proches, je ne peux pas dire de la famille, et leur faisaient bénéficier, de toute façon, des subsides qui leur sont fournis pour pouvoir employer quelqu'un. Donc, après, l'emploi, l'emploi, est-ce qu'on va vérifier tous les jours si les tâches qu'ils ont accomplies dans la journée correspondent effectivement à ça ? C'est une absurdité innommable.

Donc, déjà, et s'il y avait effectivement un litige, bon, rien ne les empêchait de faire une procédure au civil, de telle manière à demander la rétribution de ce qui avait été dépensé indument. Voilà, mais de là à la pénale...

5:18
Présentateur

Cela étant, il y a une amende de 100 000 euros, rappelons-le.

5:23
Auditeur

D'accord, l'amende, c'est une chose. Mais après, de là à aller au pénal, je trouve que, de toute façon, c'est déjà excessif, parce qu'il y a bien plus de choses, bien plus importantes à condamner et à passer au pénal que ce genre d'affaires. M. Sarkozy en a fait également les frais. Et quand on voit que les juges arrivent à tordre les textes, à faire des interprétations qui leur sont tout à fait personnelles, et des fois dictées par d'autres volontés, que des volontés d'accomplir quelque chose de juste. Voilà, donc...

5:54
Présentateur

Bon, alors c'est comme tout, hein. Voilà, voilà. Mais on a bien compris votre message, mais bon, on peut aussi se dire, tiens, il y a la règle et l'esprit, et ce qui est un petit peu d'esprit par rapport à la règle, bref.

6:04
Invité

Allez, François-Louis. On va continuer avec nos auditeurs. Michel, j'ai une petite question à vous poser quand même. On le sait, si Marine Le Pen renonce à une candidature pour 2027, ça serait automatiquement, ou normalement, en tout cas, Jordan Bardella, qui apparaîtrait comme le candidat naturel du Rassemblement National. Pour vous, Marine Le Pen, elle doit passer le relais à Jordan Bardella, ou elle doit rester sur ses positions et conserver une potentielle candidature ? Michel ?

6:29
Auditeur

Oui, je dirais à l'extrême que c'est sa vie privée. Mais simplement, je voulais réagir par rapport aux propos qui ont été tenus juste avant.

6:47
Présentateur

Par Simon, oui, par Simon.

6:49
Auditeur

Oui, par Simon. En général, c'est un peu l'ambiance qui prédomine. C'est-à-dire qu'on est en train de commenter des décisions de justice. Je crois que déjà, il ne faudrait pas, dans une émission comme la vôtre, il ne faudrait pas le faire, tout simplement.

7:10
Présentateur

Alors, justement, dans une émission, je précise, c'est très important ce que vous dites, Michel. Je précise, il y a effectivement qui prend la parole et dans quel contexte. Nous, dans cet esprit parlons vrai de Sud Radio, « Nous avons pris le parti à chacun de vous, les auditeurs, de vous permettre de vous exprimer ». Voilà. D'où, forcément, de temps en temps, des réactions sur des décisions de justice. Évidemment, nous, il n'est pas question, d'un point de vue journalistique, éditorial, de donner un point de vue. C'est juste un échange. Voilà, c'est ça. Allez-y, continuez, Michel.

7:50
Auditeur

Oui, simplement, l'essentiel de ce que je voulais dire, c'est qu'on ne devrait pas pouvoir élire des gens qui ont été condamnés. Que ce soit une décision juste ou pas, parce que là, on est en train de financer sur le côté politique. Parce que Marine Le Pen représente une audience très importante. Mais si les gens qui votent pour les idées de Marine Le Pen trouvaient quelqu'un qui n'est pas condamné, à ce moment-là, il n'y a aucun problème. Par rapport à ce que j'ai dit, Françoise de Goua, c'est que comment voulez-vous faire appliquer la loi si les hommes politiques, à fortiori, le président de la République, ou la présidente, n'est pas un exemple ?

8:46
Invité

Il faut qu'ils donnent l'image, selon vous, c'est ça, en fait ?

8:49
Auditeur

Bien sûr.

8:51
Invité

À droite comme à gauche, d'ailleurs.

8:53
Auditeur

Bien sûr, il y a les parents, mais au-delà des parents, il y a des adultes qui considèrent que l'État doit être, normalement, devrait être irréprochable. Pour soi-même, être irréprochable, pour être honnête dans la société, pour un citoyen lambda, c'est-à-dire que si les hommes politiques ne sont pas irréprochables, on est dans une... Enfin, je ne sais pas, un public bananère.

9:22
Présentateur

Message, message, message, bien reçu. Alors, juste avant de conclure et de vous laisser avec François-Louis pour la deuxième partie, vous restez bien tous au 0800 26 300 300. Simon, vous, vous lui dites quoi, Marine Le Pen ? Il faut y aller ou il ne faut pas y aller ?

9:38
Auditeur

Moi, je n'ai absolument rien à dire à Marine Le Pen, c'est son choix, son âme est consciente, c'est ça, c'est autre chose. Par contre, je voudrais répondre à votre intervenant, la précédente.

9:49
Présentateur

Allez-y, rapidement, allez-y.

9:51
Auditeur

Quand il dit une décision juste ou injuste, on ne commente pas une décision de justice, d'autant plus quand elle est injuste. Donc, je ne comprends pas cette position qui fait que la justice est de toute façon irréprochable. Ce qui est loin d'être le cas. Quand on voit les décisions qui sont prises, justement, toujours au niveau pénal, vis-à-vis de délinquants, petits délinquants ou gros délinquants, permettez-moi d'avoir des doutes sur la capacité des juges d'être juste.

10:18
Présentateur

C'est une réflexion philosophique sur la portée de la justice, une décision de justice est-elle juste ? Vous comprenez, évidemment, le jeu sémantique et tout cela, mais on rentre dans la philosophie. Merci Michel et merci Simon.

10:33
Invité

Michel Simon, on garde dans cet ordre, absolument, pour les remerciements. On va se retrouver tout de suite pour continuer de parler de ce procès en appel de Marine Le Pen. Cette décision de justice, est-ce qu'elle vous paraît, justement, juste ? Encore une fois, c'est la question qu'on vous pose au 0826 300 300. On aura Jean-Paul de Toulouse dans un instant. On se retrouve juste après la pub.

10:53
Présentateur

Dans un gros quart d'heure, Marine Le Pen dira vraisemblablement sur TF1 si elle se présente aux élections présidentielles ou non. Aujourd'hui, l'arrêt de la cour d'appel a été rendu sur sa condamnation. Avec l'accumulation des périodes d'inégilibilité, elle est potentiellement candidate. Rien ne s'y oppose en termes de temps de la sanction sur l'inégilibilité. En revanche, il y a une condamnation de trois ans de prison, dont deux avec sursis. Cette année de prison, elle doit être effectuée à l'extérieur avec un bracelet électronique. Il est possible d'avoir une remise de peine qui, sur cette année, donc en théorie, pourrait s'arrêter en octobre ou novembre.

Et donc, à ce moment-là, Marine Le Pen pourrait se lancer dans la campagne. Mais qu'en pensera-t-elle ?

11:50
Invité

Je vous laisse avec François-Louis Bourneau. Une seule question que je vous pose, 0826-300-300, et je vais la poser à Jean-Paul de Toulouse qui est avec nous. Marine Le Pen, doit-elle être candidate pour 2027 ? C'est la question que je vous pose, mon cher Jean-Paul. Bonsoir.

12:05
Auditeur

Merci de me poser cette question. Bonsoir, avec grand plaisir. Moi, je dis non, on ne devrait pas être candidate. Parce que, dans cette affaire, tout est hautement pervers. Le premier jugement, donc, les magistrats ont agi rapidement, contrairement aux milliers d'affaires qu'ils ne traitent pas. Ils ont agi extrêmement rapidement pour condamner Marine Le Pen, pour essayer de la dégommer et l'empêcher de se présenter, sur ordre du gouvernement.

12:31
Présentateur

Non, non, non, puisque la justice est indépendante. Vous le savez, ça, on ne peut pas le dire. Alors, ça, c'est votre point de vue, mais moi, je ne peux pas vous laisser dire. Mais allez-y, continuez, Jean-Paul, il n'y a pas de souci.

12:38
Auditeur

La justice, c'est pas indépendante. À partir du moment où les magistrats sont nommés, ne sont pas élus. Toujours les magistrats seront élus, on pourrait effectivement avoir un autre raisonnement.

12:48
Présentateur

C'est votre point de vue, mais je rappelle que le principe de la démocratie, c'est séparation des différents... Voilà. Allez-y, continuez, Jean-Paul.

12:56
Auditeur

Donc, ensuite, pour le deuxième jugement qui a été rendu, donc, il est tout aussi, même, davantage pervers, puisque la justice s'est rendue compte, avec l'affaire Lujana, donc, qu'il y a des milliers, des dizaines de milliers de dossiers qui ont été poubellisés, qui n'ont pas été traités. Donc, la justice s'est discréditée. Au lieu des Français, la justice s'est discréditée.

Donc, ils se sont dit, bah tiens, on va se faire redorer un petit peu le blason, donc, en atténuant le jugement sur Marine Le Pen, mais en ne l'atténuant pas trop, c'est-à-dire qu'en la condamnant quand même, de façon à ce que, même si elle se présente, elle aura un boulet au pied, elle va traîner un boulet derrière elle.

13:37
Présentateur

Mais quand même qu'elle puisse se présenter. Alors, est-ce que finalement, ce n'est pas une décision qui peut être pertinente, parce qu'il y a la condamnation, mais il y a la possibilité, et c'est elle qui a les cartes en main ? Ça peut être pertinent aussi ?

13:50
Auditeur

Voilà, non, c'est se défausser. C'est un jugement à la ponce pilote. C'est-à-dire qu'on s'en lave les mains, on essaye de redorer pour dire, regardez, on est indépendant, on est impartial, on est grand, on est beau. Donc, on a fait trop fort au premier coup. Maintenant, donc, on atténue. Mais par contre, Marine Le Pen, elle continue à se balader avec ce handicap. Et d'ailleurs, j'ajouterais que ce handicap, j'ai cru entendre qu'on parlait de 2 millions d'argent détourné. Et d'argent détourné au niveau... Mais par contre, les autres partis politiques ont détourné aussi de la même façon.

14:28
Présentateur

Oui, il y a eu condamnation, notamment le modem de François Bayrou qui a été condamné.

14:34
Auditeur

Il a été condamné, ah bon ? Il a été nommé premier ministre après sa condamnation. C'est quand même un peu gros, non ? Mélenchon, il n'a pas été condamné, lui, il n'a pas été jugé non plus. Donc, il y a deux fois, deux fois deux mesures, deux fois deux mesures. Et je rappellerai que là, on parle de 2 millions d'euros. Et je dirais que la personne qui est à la tête de la France a bouillé plus de 1 000 milliards d'euros depuis qu'il est au pouvoir.

15:03
Présentateur

Bon, alors ça, c'est autre chose. Oui, oui, mais ça, c'est dans une gestion. Alors, la gestion, elle peut être réussie ou ratée. Évidemment, je vous laisse le juge. Mais ce n'est pas la même chose que le détournement de fond, Jean-Paul. Moi, je remets juste quand même les bases de la réflexion. Mais on a bien entendu votre point de vue très tranché, c'est clair. Et vous l'avez donné, François Louis.

15:26
Invité

J'ai envie de donner la parole à Baptiste qui nous appelle de Bologne. Bonsoir Baptiste. Bonsoir. Bonsoir, bienvenue sur ce site de radio. Vous avez entendu ? Ça me fait plaisir, cette voix un peu détendue. Parce que là, effectivement, c'était musclé. On est dans le vif avec notre ami Jean-Paul. Baptiste, on vous écoute.

15:43
Auditeur

C'était Frédéric à l'instant, c'est ça ?

15:45
Présentateur

Non, Frédéric, c'est moi qui vous parle. Mais c'était Jean-Paul qui parlait, en fait.

15:50
Auditeur

C'est bien ça, Frédéric. Je trouve que vous êtes super délicat. En disant que la vie de Jean-Paul, il est assez tranchée. La vie de Jean-Paul, il est lunaire. Il n'est pas un peu tranché. Il est complètement lunaire. Oui, vous avez raison. Bérou, pour les mêmes faits, a été condamné. Mélenchon n'a pas été condamné. Parce que la vie, ça a estimé qu'il n'y avait pas lieu d'entrer en condamnation. Il y a des lois dans le pays. Et moi, je dis à Jean-Paul. Si Jean-Paul, il pense que ce n'est pas normal comme jugement. Si, en fait, il est détourné 2 millions d'euros d'argent. Et qu'il voit si ça va se passer normalement. Je ne comprends pas.

Je ne comprends même pas les sujets de la politique, en fait. Les politiques ne sont pas des citoyens d'exception. Ils devraient être traités. Est-ce que vous pensez vraiment que si demain, je vais voler la thune, on va dire, bon, on ne va pas le condamner. Le pauvre est par en vacances dans deux semaines.

16:45
Présentateur

C'est ce qu'on appelle contrebalancer. Alors, bon, Jean-Paul, propos lunaire, c'est pareil. Même chose, c'est votre point de vue. Bon, c'est vrai que vous avez des positions très tranchées. Mais je profite juste de ce que vous venez de dire pour vous rappeler que demain matin, l'invité politique sur Sud Radio sera justement François Bayrou face à Jacques Cardoz. François Louis.

17:09
Invité

Absolument. Vous faites bien de le rappeler. Un très beau rendez-vous qui vous attend. Merci François Louis. Avec plaisir. Écoutez, c'est un très beau rendez-vous qui vous attend maintenant à la matinale Sud Radio. On continue dans cette dernière de libre antenne à donner la parole. On va aller du côté de Suregne avec Emmanuel qui nous appelle au 0826 300 300. Bonsoir Emmanuel.

17:27
Auditeur

Bonsoir messieurs. Bonsoir.

17:29
Invité

Nous sommes dans les Hauts-de-Seine.

17:31
Auditeur

Oui, on y reste. On vous écoute.

17:34
Invité

Est-ce que vous êtes tranché ou plus délicat après ce que nous ont dit nos auditeurs ?

17:38
Auditeur

Écoutez, je vais vous dire deux choses. La première, c'est que je pense que Marine, elle devrait se présenter parce que même avec un bracelet, à la limite, ce sera presque comme un trophée parce que ça démontrera et les Français le savent parfaitement maintenant, je ne peux plus la faire, Liana, à quel point la justice française ne ressemble plus à rien. Donc, elle peut se promener avec son bracelet, ça ne lui fera pas de mal, premièrement. Et deuxièmement, je vais vous dire une chose quand même. Il se trouve que ma femme est japonaise. Elle est à Yokohama actuellement. Elle m'a appelée il y a une demi-heure en me disant, mais Emmanuel, ce n'est pas possible.

Dans une démocratie, la candidate du parti qui a toutes les chances de l'emporter, il y a des juges qui la condamnent. Ils refont le même coup qu'avec Fillon en 2017.

18:34
Présentateur

Mais en même temps, ce que disait notre auditeur précédent, s'ils ont commis des actes...

18:43
Auditeur

Arrêtez, arrêtez. Ne soyons pas gubes de ces bêtises. Mais vous voyez, Emmanuel, il laisse tout passer. Il laisse tout passer et tout à coup, ah Marine, on va aller vite là. Ah bah tiens, on va l'empêcher. Et c'est quoi en plus ? Il n'y a pas d'enrichissement personnel. Ils utilisent des lois qui sont nouvelles par rapport aux infractions supposées.

19:08
Présentateur

En fait, il y a enrichissement du parti. Mais là où Emmanuel, j'ai bien entendu tout ce que vous avez dit, vous critiquez la justice, mais finalement, en disant que cette décision de justice peut permettre à Marine Le Pen de continuer son parcours malgré, c'est finalement ce que je disais tout à l'heure, il y a la règle et l'esprit. C'est une décision qui conforte cette sentence sur une irrégularité, mais qui lui permet de se présenter.

19:41
Auditeur

Si on mettait un bracelet au pied pour aller travailler à Sud Radio, vous vous sentez qu'il y allège ?

19:48
Présentateur

Je vous confirme que...

19:50
Auditeur

Non, donc on sait parfaitement qu'il y a une volonté d'handicaper, il y a une volonté de gêner. Le candidat qui a le plus de chances de gagner la présidentielle, on lui met un bracelet au pied, on lui dit mais va me présenter quand même. Mais il a commis une irrégularité, c'est le premier. Oui, d'accord, ok, si on allait parler de ce qui s'est passé avec... Bon bref, avant l'élection...

20:16
Présentateur

Mais cela étant, ce qui est important à Emmanuel, c'est que la décision de justice est telle qu'avec une remise de peine, elle peut y aller sans bracelet à partir de novembre. Et je crois quand même que quelque part, il y a quelque chose qui permet de ménager la chèvre et le chou. Mais évidemment, personne ne sera jamais d'accord.

20:37
Auditeur

Vous croyez qu'ils vont s'arrêter là ? Je ne sais pas. Vous croyez vraiment que les gens qui ont mis en route ce truc qui a abouti à la condamnation de Marine vont s'arrêter là ? Ils vont tout inventer vis-à-vis de Jordan Bardella, vis-à-vis du parti. Il y a eu une forme de naïveté de la part du Rassemblement National. Ils jouent le jeu honnêtement. Ils n'ont pas compris encore à qui ils avaient affaire.

20:59
Présentateur

Vous avez parlé avec réflexion, mais aussi un petit peu avec votre cœur. Et c'est pour ça qu'on est content de vous avoir eus. Merci Emmanuel.

21:08
Invité

Merci beaucoup. Et puis Marine Le Pen, va-t-elle annoncer sa décision au 20h de TF1 ? On est dans le suspense, mon cher Frédéric. Nous, on reprendra la parole sûrement sur ce sujet demain. Je pense que demain, on y retourne. Bien évidemment, sur tous les créneaux horaires, sur le radio. Et puis nous, dans les vraies voix. Merci. De 17h à 19h et puis de 19h à 20h. Merci François Louis. Merci à vous Frédéric.

21:28
Présentateur

Allez, les coups de cœur de l'été.

21:31
Locuteur non identifié

La Sierra de Guara et ses trésors, le plus grand parc naturel d'Aragone en Espagne. En partenariat avec Sud Radio. Présente.

21:38
Auditeur

Les coups de cœur de l'été, Christophe Gickel.

21:42
Présentateur

Il est avec nous. Bonsoir Christophe. Bonsoir Frédéric. Bon alors, tout l'été, vous nous faites découvrir une destination. Nous sommes en pleine semaine espagnole. Alors, où sommes-nous en Espagne ?

21:53
Auditeur

Nous sommes au nord de l'Espagne, dans la province de Huesca.

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