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interviewPublic Sénat· 21 juin 2022 24 min

François-Xavier Bellamy : "Le macronisme, c’est terminé"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] et notre invité politique ce matin c'est françois-xavier bellamy bonjour bonjour merci d'être avec nous députés européens dans des républicains on est ensemble pendant 20 minutes pour l'interview en partenariat avec la presse régionale représentée par stéphane bern et de ouest france pour l'heure stéphane bonjour bonjour et on va parler évidemment des législatives pour commencer françois-xavier bellamy est républicain qui obtiennent 61 députés 64 avec leurs alliés de lui dit c'est loin de la centaine que vous aviez jusqu'à maintenant est ce que c'est quand même un bon résultat compte tenu du contexte ou pas je voudrais commencer par dire mon admiration à tous les collègues qui ont été réélus ou élus dans cette élection qui est incroyablement difficile bien sûr on partait d'un contexte de crise qui est toujours d'actualité pour notre famille politique on sait qu'aujourd'hui on aura tout à reconstruire mais mais grâce à eux grâce à ceux qui ont mené cette bataille grâce à ce qu'ils ont gagné parfois aussi à ceux qui ont malheureusement perdu ce combat a compliqué et bien grâce à chacun d'entre nous avons aujourd'hui la possibilité de peser dans la vie démocratique d'une manière absolument inédite et nous avons l'espoir de reconstruire cette famille politique dont je crois là la france a certainement plus besoin que jamais au cours des années qui viendront et on va reparler la reconstruction mais dont vous êtes satisfait 61 députés non non c'est évidemment la mesure de cette crise que notre famille politique travers c'est une certitude la droite a eu l'occasion de gouverner la france dans le passé à de nombreuses reprises aujourd'hui nous nous retrouvons avec un groupe qui est évidemment bien plus faible que celui que nous avons connu bien plus faible que celui que nous connaîtrons à l'avenir j'en suis convaincu mais ce que je dis c'est que nous sommes encore là et que il va falloir faire avec la droite que la droite à l'occasion de peser dans le débat et qu'elle l'aura cette possibilité grâce au courage de ceux qui montent en porter et je tiens à dire quand même c'est très important par tous les députés de droite où les candidats de droite étaient présents au deuxième tour ils sont ceux qui ont été le plus massivement choisi dans l'entre-deux-tours parlée par les électeurs cela dit la force de la confiance qu'ils ont su susciter dans les circonscriptions où ils sont engagés on a des candidats qui au premier tour ont fait des scores absolument exceptionnel 40 45 % parfois au 2e tour ont creusé l'écart et je crois qu'il faut souligner la solidité de ses élus et aujourd'hui une certaine manière c'est c'est à eux de nous dire ce que ce que les français attendent de notre famille politique pour les années qui viendront alors vous avez un groupe plus petit mais qui va être en situation de peser comme vous dites parce qu'il est en position clé pour arbitrer un certain nombre de textes comment ce groupe petit ou va-t-il se comporter à l'assemblée nationale alors c'est la première chose à dire je crois que l'élection législative que nous venons de vivre faisons ce constat tout simplement elle témoigne de la crise profonde que traverse notre démocratie aujourd'hui par le bilan des manuels macron y compris le bilan des semaines qui viennent de s'écouler le président de la république n'a pas obtenu de majorité claire et les français en témoigner ce faisant leur insatisfaction profonde ils ont montré que l'élection présidentielle avait été un choix non pas d'adhésion mais un choix de rejet comme on l'a souvent dénoncé le fonds s'est tu mécanique de la peur que le président de la république avait cherché à installer elle n'aboutit pas à la construction d'une majorité politique claire ça vous inquiète non c'est de la famille c'est très inquiétant pour notre démocratie et je pense que tous ceux qui ont fait campagne j'ai été un peu partout en france soutenir des candidats de notre famille politique pour cette élection législative je les ai vécus avec eux on voit à quel point les français se détournent de la politique en général à quel point ils témoignent de leurs distances à l'égard de la démocratie et on voit au fond dans cette élection législative le résultat de l'ambiance de la société française aujourd'hui il n'y a pas de dynamique claire nulle part il n'ya pas des lampes fort il n'y a pas de mandat qui soit réellement consistant qui soit envoyée par le peuple français à l'occasion de cette élection initiative et pourquoi pourquoi parce que cette élection elle s'est jouée sur des ambiguïtés de la part de nos concurrents ambiguïté d' emmanuel macron donc personne ne peut dire au fond quel est son véritable programme de gauche un moment et qui n'a cessé y compris au cours des derniers jours de discréditer précisément la démocratie représentative qu'il faudrait au contraire à laquelle il faudrait redonner toute sa consistance l'idée du conseil national de la refondation qui déboule comme ça à quelques jours de l'élection législative sans qu'on sache exactement ce que cela veut dire et qui fait suite à la convention pour le climat qui fait suite à l'opération sur l'avenir de l'europe opérations suspendues biens de violences dans ce heureusement c'est ainsi à noter celui des aveux parce que les français n'en peuvent plus de ces ambiguïtés ils ont besoin de clarté de la même manière la nuque baisses étaient fondées elles aussi sur l'ambiguïté et on voit que dès le lendemain cette coalition explose les vous avons le devoir d'être clair vous me demandiez comment se comporter et bien nous serons clair nous sommes dans l'opposition emmanuel macron nous restons dans l'opposition à emmanuel macron comme l'a rappelé hier le conseil stratégique grattements ça se traduit par quoi une opposition systématique ou une opposition constructive c'est pas la même chose et le ministre clément boon qui a une bonne formule qui dit les français nous ont livré un meuble en kit mais sans nous donner le mode d'emploi est ce que demain à l'assemblée nationale c'est le groupe parlementaire des républicains qui va tenir le mode d'emploi c'est vous qui avez des clients main ou pas de fait nous avons aujourd'hui l'occasion de défendre nos priorités mais nous le ferons encore une fois dans la clarté moi je ne crois pas qu'ils aient de mode d'emploi a inventé la vérité de cette élection c'est qu'aujourd'hui nous avons des députés les républicains qui sont arrivés avec un mandat clair sur un projet explicite nous savons ce que nous avons proposé à nos électeurs ce que nous défendons auprès d'eux depuis des années maintenant et donc tout ce qui ira évidemment dans le sens que nous n'avons cessé de défendre et il est évident que nous le voterons cela a été fait aussi au cours des dernières années si nous avons enfin une réforme des retraites courageuse comment votent aurions-nous courageuse moi je ça veut dire avec un âge légal de départ à 65 ans c'est même pas oui bien sûr mais mais en tous les cas c'est même pas tellement le sujet le le sujet c'est de dire que ce que nous avons défendu c'est à dire l'idée qu'il faut que la france se remette à travailler pour produire ce dont elle a besoin pour retrouver sa compétitivité pour retrouver son rayonnement économique dans le monde pourrait de nouveau de reconquérir son indépendance cette france qui aujourd'hui déficitaires commercialement depuis des années ce qui nous permettra de renouer avec le travail nous le soutiendrons ce qui nous permettra de valoriser le travail nous le soutiendrons mais clair c'est pas d'accord de législature mais des discussions au cas par cas sur la nous restons donc position mais nous restons dans l'opposition et je crois qu'il faut redire à quel point le président de la république a le devoir d'entendre le message qui lui a été envoyé par les français et pour moi il s'agit pas seulement d'examiner texte par texte ce qui doit être discutée et ce qui devrait être voté il s'agit d'abord de dire au président de la république que le gouvernement qu'il envoie devant le français a été disqualifié par cette élection législative il faut changer ce gouvernement comment maintenir au pouvoir il me semble que comment nous pouvons comment nous pourrions imaginer que soit maintenue aujourd'hui le responsabilité des ministres qui sont soit profondément discrédité soit profondément controversé un mini un ministre de l'intérieur qui de manière évidente a menti sur une affaire qui engage la crédibilité de la france devant l'europe toute entière comment peut-il comment peut-il rester en poste cette élection est aussi le signe il me semble qu en tous les cas il ya quelque chose qui doit être entendu dans le message des français à l'occasion de ce deuxième tour de l'élection législative votre raisonnement s'applique comment la droite pourrait l imaginer rester silencieuse quand des pans entiers de la politique éducative ne passe pas au parlement c'est pour ça vous voyez je pense pas qu'on doive on restait seulement à une analyse texte par texte il ya beaucoup de politiques qui sont menées par le gouvernement qui ne passe pas devant le parlement c'est le cas de l'éducation parce que l'éducation nationale pour beaucoup de raisons est l'objet de peu de textes législatifs il me semble qu'il est très clair aujourd'hui que là encore le résultat cette élection législative porte avec lui un message est que le président de la république ne devrait pas maintenir en poste un ministre de l'éducation nationale qui est on avait parlé sur votre plateau massivement controversé qui alimente aujourd'hui les thèses des colonials l'intersection des rues du mans la transmission de gérald darmanin de pap ndiaye s qu'elisabeth bornes elle peut rester et pourquoi ne pourrait-elle pas rester elle a gagné dans sa circonscription qu'est ce qui ferait qu elle ne pourrait pas rester en poste aujourd'hui en tous les cas c'est d'abord elle a gagné de peu dans sa circonscription dans une sauce inscriptions qui pourrait pourtant passé pourraient être acquises au maquereau nisme encore une fois je le redis la question est moins celle de savoir comment les républicains vont se comporter leur ligne est claire et d'une certaine manière nous sommes nombreux la page que vous dites nous mais le nous il englobe françois copé par exemple lui demande un jour au psg a vécu hier au comité stratégique du parti il reconnaît lui-même d'ailleurs sa voix est infiniment de minoritaires et l'immense majorité de notre famille politique est je crois une immense majorité des députés qui ont été élus à l'occasion de cette élection législative je crois que c'est eux qu'il faut écouter parce qu'encore une fois c'est eux qui savent ce que les français leur ont demandé de dire et de faire dans cette assemblée nationale ne veut pas que aujourd'hui nous nous laissions dissoudre dans le maquereau nice nous avons besoin de clarté nous avons besoin de constance comme le dit votre confrère vincent treulet devillers dans son éditorial du figaro aujourd'hui le maître mot pour la droite aujourd'hui ça doit être la clarté la clarté qui d'autre que jean françois copé est ce qu'un a pas d'autre film juin par exemple qui a été élue nouvellement députés disait il ya plusieurs casernes dans notre famille politique est ce que vous craignez quand même que certains membres c'est une politique certains députés à y voir du côté des manuels macro et kate votre famille politique moi je vous dis toujours la même chose je lui dis d'ailleurs ici même à votre micro il ya quelques semaines ceux qui pensent que emmanuel macron est défend la ligne qu'il faut pour l'avenir de notre pays ont tout à fait le droit de rejoindre emmanuel macron et si ils estiment que c'est leur responsabilité qu'en conscience ils doivent le soutenir et bien qu'il rentre dans la majorité nous nous resterons dans l'opposition et je peux vous garantir que c'est ce que veulent l'immense majorité des députés qui viennent d'être élus c'est ce que veulent l'immense majorité des parlementaires des élus quand vous voyez vos scores aux dernières élections et ce que vous dites pas que les électeurs de facto ils sont déjà partis manuel nos électeurs il avait dans toutes les sections les circonscriptions de france s'il le souhaitait l'occasion de voter pour des candidats de la majorité présidentielle si ils ont élu dans soixante et une circonscription des parlementaires de la droite c'est parce qu'ils veulent que les idées de la droite soit défendue à l'assemblée nationale et c'est parce qu'il ne confonde pas eu la droite avec la politique du président de la république et je pense qu'aujourd'hui on a de moins en moins on a moins que jamais l'occasion de confondre les deux donc encore une fois je le redis c'est un service à rendre non seulement à la reconstruction de notre famille politique pour l'avenir mais surtout et c'est le plus important à la démocratie française il faut retrouver la clarté la constance le courage de la cohérence et c'est à partir de ce courage là que nous pourront redonner confiance pour tous les français dans la vie démocratique c'est entre fusion généralisée qui aussi bien à la nu pèse que dans la majorité présidentielle hecker les français elle discrédite la politique et la démocratie de leur assemblée nationale on peut partager ou non ses idées mais la vérité c'est que le rassemblement national a fait campagne sous ses couleurs et personne ne lui demande d'ailleurs ce qu'il va faire aujourd'hui et c'est tout à fait normal moi je crois au pluralisme démocratique c'est très bien je pense qu'il faut respecter ce pluralisme et ça suppose que chacun assume de manière cohérente les idées qu'il défend devant les français dont vous êtes très très clair un rapprochement entre les républicains et la majorité présidentielle même un rapprochement négocié avec mettons un troisième premier ministre qui viendrait des rangs des républicains et un gouvernement réaménagé selon une feuille de route que les républicains pourraient définir c'est non même pas en rêve non encore une fois ce que lisent on sait que je crois assez absolument fondamental il faut que le président de la république entende le message de cette élection législative je pense que le maquereau nisme s'est terminée si vous voulez mon avis le maquereau nice mais c'est à dire cette espèce de situation improbable dans laquelle un homme décidé tout seul depuis l'elysée de ce que le parlement allait ensuite être chargées d'exécuter on voit bien que les députés de la majorité présidentielle qui avait une majorité absolue dans le dernier quinquennat n'ont servi qu'à exécuter à mettre en scène la pièce que le président de la république écrivait tout seul de son bureau élyséen et bien ça c'est fini tu allais tant mieux d'une certaine manière je pense qu'on va redécouvrir qu'il y a un parlement dans ce pays que ce parlement où des précisions contenues sur le la clarification la fin des ambiguïtés comment ça se passe concrètement demain est-ce que vous pensez que les députés républicains pourraient discuter avec la nuque avec le ration nationale sur certains textes pour faire barrage au gouvernement ou encore donner leur vote où ça c'est non non plus je ne nous reconnaît assez peu de convergence avec l'extrême gauche ça veut dire pas des changes jamais par exemple avec les députés du rpt à ce monsieur est ainsi très simple cible et moi je vis ça au parlement européen tous les jours parce que parlement européen on est dans la même situation que dans cette assemblée nationale qui se dessine il n'y a pas un groupe qui a la majorité absolue ce qui veut dire qu'à chaque fois qu'un texte arrive sur la table chaque groupe doit faire valoir ses priorités et à la fin il s'agit pas de négocier ou de se compromettre il s'agit seulement de peser dans la balance pour faire avancer les priorités par exemple sur l'islamisme radical puisque c'est le premier texte annoncé par rassemblement national est ce que vous pourriez voté avec sur la lutte contre l'immigration est ce que vous pourriez trouver des compromis avec leur ascendant mais je vais vous étonner mais au parlement européen il nous arrive de voter des amendements que dépose le rassemblement national si le rassemblement national dépose un amendement qui dit que la turquie ne doit pas rentrer dans l'union européenne et qu'il faut mettre fin aux négociations d'adhésion de la turquie avec l'union européenne nous votons cet amendement et si nous déposons un amendement en ce sens j'espère qu'ils ont la cohérence des amendements ou est ce que vous pourriez aller jusqu'à travailler des textes communs avec eux mais encore une fois il s'agit pas de nous si nous proposons nos textes et je vends ce sera très important de regarder comment la majorité de la république en marche d'ailleurs se comporte lorsque nous aurons l'occasion de mettre sur la table de l'assemblée nationale des textes qui viendront justement réhabiliter le travail des textes qui permettront de mieux lutter contre l'immigration illégale des textes qui nous conduiront à garantir justement que la france soit capable de retrouver sa compétitivité bien nous verrons dans ces moments là ce que la république ans marchera la balle est dans le camp aujourd'hui de ce groupe parce que je crois que tout le monde l'a remarqué il n'a pas la majorité absolue au fond nous sommes dans une assemblée où tout le monde est minoritaire mais c'est la plus forte minorité d'une certaine manière celle du président de la république et donc la question qui se pose aujourd'hui c'est de savoir comment le président de la république et comment son groupe entendent le message de cette élection législative c'est au fond d'eux que nous attendons aujourd'hui d'abord cette capacité de prendre en compte ce que les français ont dit à l'occasion de cette élection derniers mois juste sur l'assemblée après on va parler de l'avenir de votre famille politique la gauche envisage de déposer une motion de censure commune est ce que les républicains doivent la voter ce qui compte c'est que le gouvernement crée les conditions pour retrouver la capacité d'agir et je vous dis ce que je vous disais à l'instant je pense que il n'est pas possible que le gouvernement le même revienne devant la situation dans les camps pour rien faute est là pour révocation son sens sur sa porte évidemment un message et nous ne voulons pas d'un gouvernement qu'ils soient plus à gauche encore d'un gouvernement qui penche vers l'extrême gauche du ministre de l'éducation nationale il est clair que nous n'allons pas voter me semble-t-il une motion de censure qui viendrait de l'extrême gauche parce que cela voudrait dire que nous voudrions à un tournant vers l'extrême gauche maintenant une chose est très clair réfléchir très clair et je crois qu'il faut que ce soit aujourd'hui exprimer si le gouvernement comme c'est la tradition il n'en a pas l'obligation mais c'est la tradition si le gouvernement demande et la confiance de l'assemblée nationale il me semble qu'il ne serait pas possible aujourd'hui que la droite vote la confiance à ce gouvernement encore une fois je le redis nous sommes dans l'opposition le gouvernement doit montrer qu'il a compris ce que les français avaient dit de fait je ne suis pas sûr et ce sera sans doute un signe de faiblesse mais malheureusement ce signe de faiblesse et lie à toutes les fragilités dont ce quinquennat hérite je ne suis pas sûr que le gouvernement soit aujourd'hui en mesure de voter la confiance est bon et bien voilà demandera pas je crois qu'il ne le fera pas parce que malheureusement j'ai l'impression qu'ils aient les moyens de la série est ce que tout ça peut se terminer autrement que par une dissolution de l'assemblée nationale à terme selon vous je n'en suis pas sûr encore une fois je vous le redis moi je suis d'un parlement je travaille tous les jours dans un parlement où il n'y a pas de majorité absolue ça ne veut pas dire que ça ne fonctionne pas ça veut dire au contraire que d'une certaine façon dans ce contexte là vient le parlement pèse vraiment et moi ce que j'espère ce que je crois c'est que dans ce parlement nous aurons les moyens de faire entendre les préoccupations des parlementaires européens que vous disent vos petits camarades de strasbourg et bruxelles sur ce qui nous arrive en france aujourd'hui mais ça les inquiète tu trouves ça normal ça les amuse on ça les amuse pas je crois que l'europe prend très au sérieux la crise que traverse la france aujourd'hui on se représente souvent emmanuel macron comme une sorte de grand leader européen mais la vérité c'est qu'aujourd'hui pour nos partenaires européens la france est un pays qui traverse une crise très profonde cette crise est à nous la connaissons elle se matérialise dans des indicateurs comme notre déficit budgétaire notre déficit commercial au fond nous voyons bien le décrochage économique de la france mais ce décrochage il est surtout lundi une forme de crise intérieure j'en suis pour ma part convaincu je pense que la crise éducative que traverse notre pays est sans aucun doute ce qu'il ya de plus préoccupant pour notre avenir et là encore c'est une situation qui caractérise qui singularise malheureusement notre pays dans l'espace européen quand nous arrivons dernier de toute l'union européenne pour l'apprentissage des mathématiques quand nous voyons ce qui est en train de se passer en ce moment même au tour du baccalauréat je me permets d'en dire un mot parce qu'en ce moment j'entends remontée de tous les collègues que je connais des alertes très préoccupé sur le trucage des notes du bac leur cage le trucage c'est à dire que les notes du baccalauréat qui sont attribués par des professeurs qui sont qualifiés constitué comme un jury universitaire pour délivrer le premier grade universitaire ces notes qui devrait être normalement respectés par l'institution elles sont aujourd'hui il faut c'est dans beaucoup d'académies les notes sont remonté de 1,2 deux parfois de 300 et d'ailleurs certains de vos confrères chez libération par exemple en ont fait l'occasion d'une investigation poussée par ce que il ya là une espèce de mensonges absolument dramatique on m'en a une génération toute entière en lui faisant croire qu'elle a le niveau pour aller vers les études supérieures alors même que nous n'avons pas réussi à leur transmettre des savoirs pourtant fondamentaux bien cette situation l ai regardé avec inquiétude par nos partenaires européens et je crois que ce que parfois je vis le plus douloureusement à bruxelles et à strasbourg c'est le regard d'inquiétude effectivement d'anxiété parfois même une forme de compassion que partenaires européens portent sur la france j'espère que nous retrouverons notre fierté et notre rayonnement dans le débat européen et ça c'est aussi un enjeu des années qui viennent sur l'avenir de votre parti françois-xavier bel ami christian jacob va quitter la tête des républicains il a annoncé ce que vous êtes candidat à sa succession moi je ne laisserai pas notre famille politique tomber dans le la confusion dans l'ambiguïté donc je prendrai toutes mes responsabilités nous verrons bien qui sera quaïda non je dis que nous verrons bien qui sera candidat je ne me sens pas par définition des des ambitions personnelles je crois que le plus important pour moi c'est d'assumer n'attendez pas d'idées pour savoir si vous le serez au par oui c'est comme ça qu'ils auraient jamais parce que ce qui compte c'est de regarder comment nous allons pouvoir aborder cette élection qui sera vital pour l'avenir de notre famille politique ce que je vous dis simplement ce en clair c'est un candidat c'est bien classés vous n'irez pas si c'est quelqu'un d'une ligne qui n'est pas la vôtre aurélien pradié au hasard là vous irez je défendrai mes idées et si elles ne sont pas représentés et bien j'assumerai mes responsabilités j'ai choisi suis l'insee un peu plus centriste un peu plus social c'est pas la ligne pour l'avenir d'un républicain c'est ça d'abord je ne poserai jamais l'idée que la droite doit se préoccuper des plus modestes avec l'idée que la droite doit assumer de défendre ses idées et son identité je ne poserai jamais la nécessaire défense de la culture française et de sa transmission à la nécessité de défendre les préoccupations sociales au contraire mon premier engagement je suis professeur de philosophie géant 6 dans le secondaire pendant des années mon premier engagement a été pour défendre les déshérités c'était le titre de mon premier livre les plus déshérités de notre pays qui sont justement victimes de l'effondrement de ce qui fait tenir la france si la france est aujourd'hui dans une crise profonde parce que l'état régalien n'assume plus ses missions si elle traverse une crise profonde parce que nous vivons depuis trop longtemps une immigration qui n'est pas maîtrisée si nous traversons cette crise et éducative eh bien ce sont les plus modestes qui en payent le prix aujourd'hui tard qu'est donc social à mesure qu'elle défende notre identité et son identité ce qui vous déplaît comme une caisse qui ferait ou vous direz mais là faut que j'y aille ce n'est pas mal vous le disiez on a ce débat aujourd'hui des voix elles sont minoritaires je le crois aussi bien chez les militants chez les adhérents des républicains que chez les élus qui viennent courageusement de remporter cette bataille mais mais quelques voix minoritaires nous dise après tout finalement pourquoi ne pas se fondre dans le maquereau nisme pourquoi ne pas abandonner nos idées pourquoi ne pas se dissoudre dans la majorité je ne laisserai pas faire pour ma part une ligne qui serait je crois totalement contraire à ce que veulent nos électeurs j'en suis profondément convaincu mais aussi à ceux dont la démocratie française a besoin pour pouvoir se reconstruire une droite qui soit claire aurélien pradié encore une fois nous verrons bien ce n'est pas d'abord une question de personnes c'est d'abord une question de fond et je vais vous dire une chose la plus importante pour moi c'est derrière la question de la position de notre famille politique sur le plan des idées il ya d'abord le fait que nous avons absolument besoin de nous remettre à travailler se remettre à travailler sur le fond retourner au contenu revenir aux questions qui aujourd'hui préoccupent les français est de nouveau avoir un discours à leur offrir qui ne soit pas seulement la réédition de ce que la droite a parfois répété pendant 15 20 ans aujourd'hui nous avons besoin de trouver les moyens d'une nouvelle histoire à partager avec les français qu'ils soient fidèles à ce que nous avons à leur offrir mais qui soit aussi profondément renouvelée et ce travail de renouvellement il est largement cette nouvelle histoire elle doit s'écrire sont nicolas sarkozy delà la page est déjà tournée ou pas bien sûr mais allait tourner parce qu'il la tournée lui même en fait selon nicolas sarkozy quand nicolas sarkozy qui s'est abstenu de de soutenir sa famille politique à l'élection européenne puis à l'élection présidentielle vient maintenant soutenir des candidats de la majorité présidentielle 10 je respecte le pluralisme chacun a le droit de défendre ses idées y compris les anciens présidents jacob doit dire il vola sarkozy ne parle plus au nom des républicains mais je pense que tout le monde a parfaitement à l'esprit le fait que nicolas sarkozy aujourd'hui a choisi de soutenir la majorité présidentielle dont il l'a fait de manière explicite dans l'élection législative ce que je regrette c'est le caractère finalement très inélégant de ce comportement à l'égard de certains ou candidats de certains élus de notre famille politique qu'il l'avait toujours soutenu je pense à brigitte kuster qui a été une remarquable députés une remarquable maire du xviie arrondissement je crois qu'il y avait quelque chose de passer peu élégant dans le dans le comportement de du lot de l'ancien président de la république mais encore une fois chacun fait ses choix j'ai les choix que chacun fait doivent être respectées ils ont au moins aujourd'hui le mérite de la clarté merci françois xavier bellamy merci beaucoup d'avoir été ce matin on regarde la une d'ouest france est fan législatives le jour d'après c'est à la une de votre journal merci montereau [Musique]