Le Grand Dossier du dimanche 22 mars 2026 - Édition spéciale : Ormuz libéré ou des frappes, l'ult...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est bientôt 16h. Soyez les bienvenus en direct sur LCI. Pour la première fois depuis le début de la guerre Iran, États-Unis, Israël, le régime iranien est parvenu à frapper lourdement Israël.
Domicile iranien se sont abattus hier soir sur des villes de Dimona et Har dans le sud du pays, faisant près de 200 blessés et de lourds dégâts matériels. Nous partirons en Israël dans quelques instants. Bonjour David.
Bonjour Mari-Éine, bonjour à tous et puis c'est le nouveau bras de fer qui inquiète à la fois la région mais aussi le monde entier. D'un côté, Donald Trump qui dit que si le D3 d'ormous n'est pas entièrement libéré dans les 48 prochaines heures et bien il frappera les usines électriques, la production d'électricité iranienne. Réponse de Tran.
Et bien dans ce cas, nous détruirons les usines de dessement des pays du golf. Sans usine de dessement, pas d'eau potable. Voilà le nouveau bras de fer qui se joue au moment où nous vous parlons et nous vous en nous vous raconterons ce qui ce qui se passe sur ce sujet-là également.
Et puis en France, il y a des élections municipales, vous le savez vous qui nous regardez à 17h. À 17h, le chiffre de la participation à midi, elle était un petit peu en hausse. Nous verrons si cette tendance se confirme.
Mais d'abord le journal de 16h avec vous Thomas Chnel. Bonjour Thomas. Bonjour Marie-Aline, bonjour David.
Nous nous étions habitués à voir les chiffres de la participation baissée de scrutin en scrutin. Et bien ce second tour des municipales dément pour l'instant cette perspective puisqu'à midi. Un électeur sur deux s'était rendu aux urnes.
C'est davantage qu'aux précédentes municipales Frédéric Delpêche, vous êtes au ministère de l'intérieur qui enregistre justement cette participation en hausse signe que les enjeux du second tour mobilisent les électeurs. Et oui, en tout cas, à midi effectivement, les électeurs étaient un peu plus nombreux, un point de plus que la semaine dernière, à se mobiliser avec 20,33 % euh d'électeurs qui s'étaient déplacés à midi. C'est beaucoup mieux donc la semaine dernière.
C'est également mieux que le premier le 2e tour des élections municipales de 2020. 5 points de plus et c'est mieux également d'ailleurs que le deuxème tour des élections municipales de 2014 avec quasiment un point au-dessus de ce qu'avait été la participation à midi. Donc une participation en hausse et puis des départements qui ont beaucoup voté certains notamment dans les zones rurales.
C'est le cas des deux sévres du Lotte, du Cantal et de laer. Ce sont les départements qui ont le plus voté à midi. Et puis comme souvent lors des élections locales ou même nationales et bien c'est en région parisienne où on trouve les départements où on a moins voté à Mid Paris, les Yvelines, le Nord et en queue de peloton la scène Saint-Denis.
Merci Frédéric. Il reste un peu moins de 2 heures pour aller voter dans les petites et les moyennes communes. H-4 pour les grandes villes.
Allons prendre le pou justement de ces dernières heures de vote tant que les urnes sont ouvertes à Sèvre. Dans les hautes scènes retrouver Celia Justfredi pour LCI. C'est encore beaucoup d'électeurs arrivent dans l'isoloir.
Alors comme vous pouvez le voir sur ces images, il n'y a pas grand monde cet après-midi ici dans le bureau de vote numéro 1 à Sèvre. Il faut dire qu'il fait très beau dehors. Il y avait beaucoup plus de monde ce matin et cela se ressent sur le taux de participation.
À 16h, on est à 39 % dans ce bureau de vote alors que la semaine dernière, nous étions à 43,26 %. Un chiffre qui en net baisse. Pour autant, on va continuer de suivre la participation en direct.
Grâce au votes électronique car la ville de Sèvre fait partie des 63 communes de France avoir recours au vote électronique. Alors le parcours est très simple. Quand on est électeur, on se rend ici, on vote sur le candidat de son choix sur la machine que vous pouvez voir sur ces images et ensuite le nombre de votants esté en direct.
Alors on va vous dire dans un instant à combien on en est. On en est à 384 votants sur 987 électeurs inscrits. Les habitants de la ville de Sèvre ont jusqu'à 20h pour voter dans l'un des 16 bureaux de vote de la ville.
Merci Celia. Juste Freddy avec Belinda Sid Ahmed. Ne manquez pas notre soirée spéciale sur LCI pour vivre ensemble ses résultats à partir de 19h et puis à 20h en direct ville par ville.
Les résultats vous seront dévoilés avec Jean-Baptiste Boursier, Amélie Carwer et Darius Rochebin. Mais pour l'instant, nous avons rendez-vous avec David Doucan et Mariealine Mali. Merci beaucoup Thomas.
À tout à l'heure. Pour la première fois, depuis le début de cette guerre Israël, Iran, États-Unis, le régime iranien est parvenu à frapper lourdement Israël. Au 23e jour du conflit, deux missiles iraniens se sont abattus hier soir sur les villes de Dimona et Harad dans le sud du pays, faisant près de 200 blessés et de lourds dégâts matériels.
Benjamin Netaniaou qui s'est rendu à Rade sur les lieux de la frappe a reconnu une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur. regarder cette séquence qui nous montre le moment des frappes sur Dimona qui abrite un centre de recherche nucléaire. Donc un lieu stratégique, une cible bien choisie, une attaque sous les yeux des habitants sidérés. اه ا يا الله يا يا الله والله طحت voilà image impressionnante de ces frappes surtout que depuis le début de ce conflit il y a un peu plus de 3 semaines les systèmes de défense antiaérienne israélien fonctionnent à plein régime Mais c'est vrai que c'est la première fois que une zone d'habitation, nous sommes à donc Dion Mona, c'est au sud de Telviv, il y a plus de 100 blessés dans cette seule commune.
En totalité, sur les deux communes qui ont été touchées hier soir, 180 personnes ont été blessées. Le premier ministre s'est rendu sur place, Benjamin Netaniaou, mais aussi le président de l'État d'Israël. euh parce que parce que on a le sentiment effectivement que euh cette fois-ci euh cette fois-ci les systèmes de défense n'ont pas n'ont pas pu arrêter ce missile et immédiatement les dégâts sont considérables.
Partons tout de suite sur place donc à Dimona où nous attend l'une de nos envoyées spéciales, c'est Betsabé Salem. Euh vous êtes témoin Betsabé de l'ampleur des dégâts. Et ben regardez Liat Lerner euh à la caméra va vous montrer euh une partie des dégâts dans cette petite ville de Dimona, petite ville du sud qui se trouve pas très loin de Har qu'on a évoqué un peu plus tôt qui a été aussi frappé de plein de fouet hier.
Plusieurs habitations très endommagées, certaines détruites complètement, vous voyez, sous en fait l'impact extrêmement violent d'un missile iranien. Une fois de plus, je peux vous dire que dans tout le quartier, certainement à 300 ou 400 m de distance d'ici, on a vu par terre des bouts de verre, des bouts de bois, des meubles parfois qui ont été éjectés avec la force de l'ombre de choc dans les rues, une porte par terre. Voyez devant moi ce tapis qui pend encore un fil à ce balcon.
Et en fait toute cette ville ressemble à cela dans ce quartier. Des habitants sous le choc he qui racontent que l'explosion était extrêmement puissante. Ici il y a plusieurs dizaines de blessés dont un jeune garçon de 10 ans dans un état grave.
Merci beaucoup Betsabé Salem avec Liat Lerner depuis Dimona durement frappé par l'Iran. Allons plus loin pour comprendre ce qui se joue après ces frappes dévastatrices. Il faut rappeler que les images sont impressionnantes avec nos invité.
On a le plaisir évidemment d'accueillir Macali Bartes. Bonjour Magalie. Spécialiste des questions internationales sur LCI.
Marc So, bonjour. Journaliste aussi spécialisé des questions étrangères, collaborateur au monde et à Challenge, auteur de ce livre sans question sur la géopolitique aux éditions Talendier. Emmanuel Verron, bonjour. docteur en géographie, spécialiste des relations internationales et Rina Bassiste.
Bonjour, vous êtes correspondante pour le journal américain Al Monitor. Magalie, c'est un coup dur porté euh par l'Iran à Israël quand on voit euh l'ampleur des dégâts, la dévastation dans le sud du pays. Oui, parce que ça montre en effet que le bouclier antimissile israélien en effet laisse passer certains missiles. 92 % ont été interceptés.
C'est ce qu'a dit le porte-parole de l'armée israélienne tout à l'heure sur les 400 missiles environ qui ont été lancés sur Israël par les Iraniens depuis depuis ces 3 semaines de guerre. Mais là, c'est vrai que les dégâts sont importants. Il y a beaucoup de de blessés et puis évidemment euh Dimona n'est pas n'importe quel endroit parce que c'est évidemment le centre de la recherche nucléaire israélienne.
Donc c'est un un évidemment un objectif extrêmement stratégique au lendemain de de frappes certainement américaines, même si elles ne se sont pas encore confirmées sur le complexe nucléaire iranien de Nathan. On voit l'émotion qui est euh suscitée par ces images que vous avez diffusé tout à l'heure. Euh Benjamin Netania en est fait tout de suite sur place euh pour rassurer et pour dire qu'il rit traquer chacun des dirigeants iraniens euh les uns après les autres.
Et puis c'est une façon aussi euh de de rassurer euh sur euh de rassurer les populations qui sont euh assez assez choquées bien sûr euh sur le fait que tout allait être fait pour euh pour les protéger en voie de de renforts. Mais ça pose quand même beaucoup de questions sur ce qui s'est passé, pourquoi en effet le dôme de fer enfin la protection n'a pas réussi à à stopper des missiles particulièrement lourds et puissants manifestement. Ouais.
Benjamin Etagou, vous voyez sur sur ces images qui s'est Rina rendu sur place et qui au fond prend à témoin le reste du monde en disant "Voyez, voilà ce que ce que le régime que nous combattons est capable de faire." En tout cas, c'est sa c'est sa dialectique, ce sont ses arguments. On va l'écouter ensemble et puis vous nous direz si ces arguments peuvent oui ou non porter sur la scène internationale.
Il est temps de voir les dirigeants du reste des pays de les voir. Certains commencent à aller dans la bonne direction mais il faut plus. Le président Trump a appelé la communauté internationale à faire face à ce régime fanatique de terroriste.Améria, c'est pas seulement pour la sécurité des États-Unis, d'Israël, mais c'est pour la sécurité du monde entier et il est temps pour que les dirigeants agissent.
Voilà Rina. Alors là, c'est cette cet argumentaire, on l'a déjà entendu, mais puisque pour la première fois en réalité depuis le début de ce conflit, une frappe assez massive en quelque sorte par son ampleur en tout cas, on rappelle qu'il y a déjà eu des morts he sur le territoire israélien. 15 personnes ont été tuées dans dans les frappes en Israël depuis le début du conflit.
Mais c'est vrai que les images de de des conséquences de ce missile frappent, l'opinion publique mondiale. Netanieou essaie d'en d'en faire un argument. Et d'en faire unouement.
Oui, mais d'abord effectivement comme vous avez bien rappelé, il y avait déjà des frappes très conséquents notamment la deè journée le 1er mars on a vu on a vu cette frappe terrible sur la petite ville de Bechemesch qui a tué d'un seul coup neuf personnes y compris des enfants. Et donc déjà on était on a Israël a subi cela mais là son argument c'est pas juste vers la communauté internationale c'est aussi vis-à-vis les Israéliens parce que ça commence à faire très longue. Ça fait maintenant 3 semaines avec des frappes.
Or, on avait au début le sentiment les premiers jours justement avec cette frappe de de Betchem, l'Iran et lançait dans chaque salve plusieurs missiles et petit à petit ça se réduisait. Donc il y avait encore des missiles qui étaient lancés mais chaque salve ça contenait 1 2 3 missiles à la fois et pas pas des dizaines et il y avait une sorte de toute petite optimisme comme si ça va continuer à à se réduire cette cette cadence de et de tir parce que la semaine passée il y avait quelques communautés justement quelques villages de villes dans le sud d'Israël qui ont décidé de réouvrir les écoles et même Aujourd'hui, aujourd'hui c'est dimanche, donc en Israël c'est début de la semaine. Il y avait l'intention des autorités de d'ouvrir de plus en plus dans le sud d'Israël qui était moins frappé et dans le nord.
Évidemment, ça va pas se faire. Là, tous les systèmes scolaires est de nouveau à l'arrêt complet et je crois que les étudiants, ils vont plus revenir à l'école jusqu'à euh et la semaine prochaine ou de toute façon, les vacances de la pâque juif vont commencer. Ça veut dire pour les parents ça va faire plus ou moins au moins 5 semaines d'affilé où il y aura pas d'école.
Ça commence à être très lourd, très compliqué avec énormément de blessés dans les hôpitaux. Oui Marc, allez-y. Oui.
Alors et surtout le lieu aussi fait sens parce que diona c'est le centre de recherche nucléaire le centre de recherche nucléaire Shimon Perrez. On rappellera quand même le rôle joué par Schimon Ser qui était par ailleurs un homme de paix dans l'acquisition de la bombe avec la France parce que la bombe atomique israélienne était rendu possible par la France et normalement ça aurait dû être un des lieux les plus protégés. Comment se fait-il que des missiles domicile a pu là percer le bouclier antimicile le dôme de fer et tomber en en faisant ses dégâts ?
Essayons d'y répondre quand vous voyez les juste un dernier point là-dessus. Ouais. Allez-y.
Une des questions qu'on se pose, c'est le rôle des Russes dans l'aide à l'Iran sur la signalisation stratégique de certains endroits grâce à leur satellite. Est-ce que jusqu'à quel point il aident ou non l'Iran ? Apparemment oui.
Alors l'administration Trump a tour à toourni ou reconnu les faits sans s'en émouvoir outre mesure. Donald Trump a dit puisque nous on aide l'Ukraine, en gros ça ne me choque pas que voilà. Exactement.
C'était ça l'argument des Américains. Mais malgré tout ça pose problème et d'ailleurs la conséquence de ça avait été les raides massifs israéliens au bord de la Caspienne par où arrive justement tout le matériel potentiellement de Russie. On précise he que depuis le 28 février, l'Iran a tiré plus de 400 missiles balistiques sur Israël.
Et la question que l'on se pose, David, c'est jusqu'où peut aller la portée de ces missiles iraniens ? Oui, la portée et puis le degré de perfectionnement. Est-ce qu'on n' pas sous-estimé en réalité l'arsenal de missile iranien Emmanuel Verron ?
Regardez, ils ont les Iraniens ciblé la base de Diego Garcia. C'est dans l'océan Indien, c'est une base militaire américano-britannique bien connue. C'est à 4000 km de T.
Est-ce qu'on peut avoir la carte s'il vous plaît les amis ? Voilà, regardez. Donc ça veut dire que euh et alors je précise que selon les autorités britanniques, l'un de ces domiciles qui ont été tirés vers Diego Garciard n'a pas réussi à aller au bout de sa mission, mais un autre euh n'a pas touché uniquement parce qu'il a été intercepté.
Donc si vous regardez le la portée des missiles iraniens en question, et ben écoutez, regardez bien, regardez en haut à gauche de votre écran. Vous avez toute l'Italie, vous avez une partie de l'Allemagne, allez, disons le quart sud-est de notre pays, de la France, euh toute l'Europe de l'Est, toute l'Europe centrale, toute l'Europe de l'Est à porté de de missiles iraniens. Oui, ça ça peut même prendre en écharpe, si je puis dire, dans le dans le le range en anglais là, je trouve pas le mot en français.
Le la portée, Merci beaucoup David, c'est exactement le bon mot, la portée inclurait Paris voir Londres. Tout dépend de l'endroit en Iran où vous lancez votre votre missile. Ce qui montre bien qu'il y a il y a non pas une sous-estimation, la partie militaire aussi bien israélienne que américaine des des moyen iraniens, mais qu'il y a là peut-être une forme de de pas de désespoir mais de volonté symbolique plus qu'autre chose de la partie iranienne de des des missiles sur des lanceurs spatiaux et non pas des du des des des lancements des rampes de lancement de missiles dédiés classiques et cetera dont la portée est bien connue avec un maximum autour de 2000 km.
Là, on est effectivement sur bien au-delà sur une portée qui est bien au-delà qui est plus que du moyenne porté hein. On est on arrive sur des rayons de de longue portée portant à plus de 4000 km autour de 4000. Donc ce qui fait qu'il y a une adaptation et admettons missile sur un lanceur.
Admettons qu'un missile iranien tel que celui qui vient de frapper à Dimona ces dernières heures s'approchait de l'Europe, s'approchait de la France. Est-ce que nous on est capable ? On n pas le système de défense israélien.
Si on l'a, on a on a quelque chose de comparable ou pas ? On est capable d'intercep face à l'Iran. on avait installé en en en Pologne, je crois, en Roumanie ou en Bulgarie, donc en Europe de l'Est justement, un système antimissile face à des missiles iraniens et qui d'ailleurs sur grosso modo la dizaine quinzaine d'années qui nous précèd est un sujet dans les institutions dédiées hein.
Vous avez un certain nombre d'institutions au ministère des armées et à l'échelle otanienne et européenne qui suivaient justement l'évolution des capacité missile et donc de défense antimissile de l'Iran montrant que bah l'Iran progressait de manière très significative avec c'est important de le rappeler parce que Marc évoqué tout à l'heure le le possible ciblage ou en tout cas l'aide au ciblage de la Russie dans le programme missile iranien il y a une aide chinoise compris dans la dans qui rentre dans la composition des missiles le fameux perchlorade de sodium qui est un élément qui permet de propulser votre missile. Donc il arrive encore par bateau hein des ports de Chine en direction de du port notamment de avant le D3 d'Ormous de Jarque en Iran pour la composition des Missyensiens mais également une coopération avec les Russes et la Corée du Nord. Donc on voit bien qu'il y a cette dimension dans le développement militaire iranien qui déborde largement sa propre région justement pour progresser dans le type de dans les types domiciles.
On va poursuivre ce débat dans un instant avec Pierre Dejon, consultant de défense géopolitique pour LCI. Nous partirons également en Iran retrouver SV Gazi à l'heure où le régime se félicite que l'ennemi et une fois de plus reçu une leçon inoubliable. À tout de suite.
Il est 16h26. L'Iran plus que jamais prêt à passer au stade supérieur de l'escalade après les frappes qui ont eu lieu ces dernières heures et qui ont provoquer d'énormes dégâts dans le sud d'Israël et fait près de 200 blessés au 23e jour de la guerre contre l'Iran, l'Iran, Israël et les États-Unis. On ne sait jusqu'où ira chaque camp.
Partons justement en irant retrouver notre le correspondant France 24 RFI à Teran, Sivo Gazi. Bonjour Si quels sont les différentes ripostes envisagés par le régime iranien ? Euh écoutez, euh donc euh la nuit euh dernière a été un tournant dans la dans le conflit euh qui a commencé il y a 22 jours.
Euh l'Iran a frapper euh à la fois la base américaine euh britan britannique et américaine de Diego Garcia à 4000 km euh des côtes iraniennes. Donc ce qui veut dire que désormais l'Iran n'a plus de limite donc pour la portée de ces missiles parce que jusqu'à maintenant les les missiles iranien avait une une portée de maximale de 2000 km. Désormais on passe au stade supérieur, on frappe des des cibles à 4000 km.
On peut même aller encore plus loin. Euh donc frapper par exemple envoyer des missiles à 10000 km puisque le le programme espatial de l'Iran permet à Terran donc d'augmenter la portée de ses missiles. L'autre reposte est que l'Iran a frappé la région de Dimona, une région très très très protégée, très très sensible et puisqu'il y a des installations nucléaires israéliennes dans cet endroit-là. de de des missiles euh donc ont été lancés sur cette région, des missiles qu'on a vu euh dans les différentes vidéos plonger euh donc frapper des cibles sans que le système de défense antimissile israélien puisse intervenir ou lorsque euh ces systèmes intervenaient euh n'arrivaient pas à intercepter euh ces ces missiles. pense qu'il s'agit d' missile euh donc de nouveaux missiles rastaris qui veut dire résurrection euh en en perçant et puis il y a une réaction de de terrain en affirmant aux menaces euh face aux menaces du président Trump sur le détroit d'ouse en affirmant que l'Iran pourrait donc attaquer des installations de dessement dans les dans les monarchies arabes du Golfers mais aussi toutes les installations de dessement et les centrales électriques en Israël. un vice-président iranien a même affirmé a même demandé donc à la population israélienne de charger euh leurs téléphone portable et donc d'acheter des bouteilles d'eau euh parce qu'il y aura donc des frappes sur les installations électriques mais aussi euh les installations de dessement euh donc pour la la fourniture de potable en Israël.
C'est Gazi comment le régime iranien réagit à l'ultimatum par Donald Trump concernant le détroit d'Ormous 48 he donné pour le rouvrir. La la la référence a été immédiate puisque plusieurs responsables iraniens ont affirmé que en fait le détroit d'urmos était ouvert à la circulation donc maritime sauf pour les navires et pétroliers américains ou des pays alliés des États-Unis. Donc ils n'ont pas le droit de de passer donc le D3 pour les autres pays.
Donc le D3 est ouvert mais à deux conditions. D'une part que donc il faut demander l'autorisation des gardiens de la révolution pour traverser le le D3 mais aussi payer une taxe de 2 millions de dollars par passage, par navire, par pétrolier à chaque fois que le D3 est traversé. Et donc des conditions euh très importantes qui montrent que euh c'est l'Iran qui a le contrôle euh de ce détroit.
Il n'est pas question que les des pétroliers ou des navires marchands puissent traverser ce détrans l'autorisation de l'Iran, sans payer les taxes que que l'Iran donc a décidé d'imposer sur le trafic maritime. Donc une manière de de montrer que euh donc c'est ces terrans qui qui contrôlent désormais sa des3 sans sans sans que les autres pu les autres pays puissent intervenir. Si Gazi, merci à vous.
Vous étiez en direct depuis depuis Ter en Iran. Magalie, on revient sur la portée des missiles iraniens puisque le fait que la base de Diego Garcia a pu être ciblée et puis que deux projectiles a pu s'approcher de cette base militaire britanico-américaine inquiète le monde entier en se disant bon ben alors effectivement si je le disais à l'instant la portée c'est c'est plutôt 4000 km et non pas 2000 2500 peut-être qu'on peut revoir la carte pour que nos téléspectateurs comprennent bien la à quel point cela met en réalité regardez l'Europe est à porté de tir. L'Europe est à portée de tir.
Est-ce que cette portée, elle dépend aussi d'autres facteurs comme par exemple le poids de la charge embarqué ? Qu'en est-il ? En fait, les informations, les premières informations qui nous arrivent sur euh sur ce ce tir qui a donc voulu viser la base de Diego Garcia, c'est que les deux missiles en réalité avaient emporté euh n'avaient pas de charge ou avait emporté une charge extrêmement légère, ce qui fait que ça aurait donc augmenté la portée d'un missile de 2000 2500 km si vous l'allégez, si s'il n'emporte pas de charge, il va plus loin.
Et c'est pour ça que au-delà finalement de la menace, c'est le signal qui est intéressant qui a cherché à envoyer l'Iran. Le signal qui est envoyé euh par Terran en visant euh en tentant de viser cette base de Diego Vercia, c'est en effet avec le trait de compas montrer en effet une partie du continent européen serait potentiellement apportée de tir. Donc c'est le message que ils ont en fait un pouvoir de nuisance qui ne se qui n'est pas contenu en fait au pays au pays du golf mais qu'ils peuvent aller plus loin.
C'est une volonté d'intimidation. C'est une volonté de de nous faire peur et d'essayer justement d' d'en appeler euh à cette euh cette population pour qu'elle fasse pression sur les gouvernements et stopp euh et et tente de stopper cette guerre. Il y a il y a une volonté de d'aller toujours plus loin cette politique du pire.
Et ce pouvoir de nuisance euh du régime iranien, il a été souligné par le gouvernement israélien qui appelle les Européens à rejoindre la coalition israélo-américaine contre l'Iran. écou euh ce que dit le porte-parole de l'équivalent du qued d'oret en Israël pour interpeller justement l'opinion publique européenne. Venez avec moi, je veux vous montrer quelque chose.
Regardez ça. Regardez ça. C'est le visage du mal.
C'est la terreur balistique du régime iranien. Ça peut désormais arriver à Rome, à Vienne, à Berlin, à Paris. La seule question est de savoir si le régime iranien appuyera ou non sur le bouton.
Nous connaissons le régime iranien et nous savons qu'il l'a déjà fait. Bon, il y a évidemment de l'argumentaire. dans tous les camps, c'est une guerre, c'est logique.
Et chacun essaie effectivement de ramener à sa cause un maximum un maximum de soutien. On va avant de que ici les experts qui sont avec nous puissent essayer de nous décrypter justement ce moment que nous vivons. Est-ce un moment de bascule ?
Est-ce un est-ce un tournant ? se poser la question que vous êtes sans doute nombreux à vous poser. Pourquoi est-ce que certaines certaines frappes passent alors qu'on a souvent expliqué que Israël bénéficiait d'un système de défense antiaérien particulièrement complet en trois couches différentes.
Parfois par extension, on dit juste le dome de fer, mais en réalité c'est davantage que cela. Euh c'est Thomas Schnel qui nous a rejoint. Bonjour Thomas.
Alors pourquoi ? Bonsoir. Oui.
Pourquoi euh pourquoi est-ce que parfois cela marche et parfois et bien certains missiles franchissent les défenses ? C'est la question que tout le monde se pose puisque le système de protection israélien est parmi les plus réputés, les plus solides au monde he on le voit dans le soir dans le ciel d'Israël ces derniers jours, ces missiles qui sont interceptés avant de pouvoir atteindre leur cible. Alors, sachant que le dome de fer a été mis en place il y a une quinzaine d'années, mais le dome de fer, ce n'est que la première couche.
Il y en a bien trois qui permettent de protéger les habitants israéliens pour faire face aux menaces, qu'elles viennent de Palestine, qu'elles viennent euh d'Iran ou du Esbola. Le premier niveau, on le disait donc, c'est le fameux Dom de fer. Cela protège à 70 km contre les missiles de faible portée.
Le deuxème niveau de cette protection s'appelle la fronte de David. On parle d'un rayon de 300 km. Cela permet d'intercepter les missiles longues portée, d'intercepter également les fameux drones.
Et enfin, le système le plus important, c'est le système Aro qui lui couvre une distance de 2400 km. Et là et bien là, il peut agir contre les missiles de haute atmosphère. Alors tout cela repose sur des batteries antimissiles qui sont dans des zones tenues secrètes évidemment.
Et euh ces lanceurs de de missiles peuvent réagir en quelques secondes avec un taux de réussite situé entre 80 et 90 %. H alors, comment se fait-il qu'hier en particulier domicile iranien ait pu euh a pu passer ? parce qu'il n'est pas infaillible, parce qu'il n'est pas 100 % imperméable à tous les missiles.
Euh ce qu'il s'est passé à Har et à Dimona et bien c'est que le missile aurait bien été détecté quand il serait arrivé en approche du euh ciel israélien. Mais c'est au moment de l'interception qu'il y aurait eu une défaillance. Alors, était-ce dû à un dysfonctionnement technique ?
Était-ce dû à une erreur humaine ? Et bien là, l'armée israélienne a ouvert une enquête et elle devra répondre à cette question. Merci beaucoup Thomas Schnel.
Le colonel Pierre Dejong nous a rejoint, consultant défense géopolitique pour LCI. Est-ce que ce qui s'est passé hier montre qu'Israël n'est plus infaillible ? H colonel Pierre de Jong, est-ce que vous vendez colonel ?
Je repose ma question. Est-ce que ce qui s'est passé hier montre qu'Israël et son dô de fer sont plus infaillibles ? Alors, aucun système n'est performant à 100 %.
Absolument aucun. Donc là, encore une fois, cette malheureuse, comment dire, affaire de hier soir le démontre. Euh on peut considérer qu'aujourd'hui, en fait, en gros, 5 % des missiles peuvent passer.
Ça c'est comme ça, c'est la loi de c'est la loi du genre. Ça c'est le premier point. Le deuxième point qui est extrêmement important, c'est que les Iraniens probablement pendant longtemps ont dissimulé les progrès qu'ils avaient fait dans le domaine de la balistique, principalement au niveau de la vitesse.
Premier point, donc leurs missiles sont relativement rapides et le deuxième point c'est le c'est la portée. Donc en fait, ils avaient dissimulé probablement leur capacité. Faut savoir que le dôme de fer et tout ce qui tourne autour, il y a même un 4e niveau qui est le s'appelle le TAD, hein, qui est un qui est un missile qui est mis en œuvre par les Américains qui qui porte encore plus haut quasiment de globalement à à 200 km.
Donc on a c'est extrêmement important mais encore une fois tous ces engins sont destinés de protection défensif, sont destinés à tirer sur des sur des missiles, je dirais, à vitesse je dirais quasiment normale. Et puis il y a un troisème point qui est très important. Les Iraniens ont travaillé sur l'aspect évasif en fait en créant des le missile n'a pas n'a pas une comment dire une une trajectoire parfaitement parfaitement logique.
Ils arrivent au dernier moment en fait à modifier la trajectoire ce qui en fait trouble les radars. Tout ça ça crée un environnement technologique de très haut niveau et c'est vrai c'est extrêmement difficile de toucher à 100 % un missile qui rentre dans l'atmosphère et qui va toucher un objectif. Colonel, vous restez avec nous dans un instant.
Nous partons en au Liban retrouver nos envoyés spéciaux à l'heure où l'armée israélienne a intensifié ses frappes. Imag impressionnante à suivre de tir au sud du Liban. À tout de suite.
Bonjour, rebonjour et bienvenue si vous nous rejoignez dans cette édition spéciale 23e 23e jour de guerre au Moyen-Orient. Euh nos équipes sont toujours déployées partout euh dans la région pour vous tenir informé en temps réel de chacun des développements de ce conflit qui euh impacte de plus en plus, y compris euh nos sociétés, nos économies ici euh en Europe, ici en Occident. Euh l'un de ces points chauds évidemment, c'est le Liban puisque il y a plusieurs théâtres de guerre dans ce conflit.
Le Liban en éteint, le sud du pays fait l'objet depuis quelques heures d'une nouvelle offensive, d'une nouvelle euh salve de frappes israéliennes. Et ce sont les ponts, regardez ces images, ce sont les ponts de la région qui sont visés. L'étatmajor israélien a été très clair.
Tous les ponts, je cite, qui servent aux activités terroristes vont être détruits dans les prochaines heures. On rejoint tout de suite notre envoyé spécial au Liban, c'est Xavier de Diacomoni. Xavier, il y a un regain d'intensité dans la volonté israélienne de venir à bout du Esbola.
Oui, un regain d'intensité que l'on note depuis quelques jours et puis il y a ce fameux pont à 7 km à peu près au nord de la ville de tir qui a été frappé par les forces israéliennes pour isoler le s luban où les combats ont déjà commencé hein. La ville de Riam notamment fait l'objet d'affrontement entre les forces israéliennes et le Esbola mais aussi près de Nakura. Nakura, on connaît bien cette ville puisque c'est là qui est basée la finule, la force d'intervention des Nations- Unies au Liban depuis des dizaines d'années.
En fait, c'est la poursuite des précédentes guerres hein 2006 2024. Et ici, toutes ces actions de guerre menées par l'État hébreu contre le Esbola font penser à ce qu'on pourrait ce qui pourrait être le prélude d'une nouvelle guerre au sud de Liban. En tout cas, c'est ainsi que l'interprète le président libanais.
Les combats font rage. Plusieurs divisions israéliennes sont déjà euh sur le terrain. Elles n'ont pas euh progressé très profondément à l'intérieur du Sud Liban.
Mais lorsque vous bombardez les ponts pour interdire tout renfort, tout transport d'armes, tout transport de munition, on voit bien qu'il y a un plan derrière. Et ce plan israélien, il a d'ailleurs été évoqué à Jérusalem. Il est de faire comme à Gaza, de raser tous les villages pour que l'armée puisse opérer en toute liberté et établir une zone tampon. au-dessus de d'un fleuve qui s'appelle le Litan.
D'ailleurs, ce pont enjambé euh le Litan. Il permettait de rejoindre les régions euh du sud, de couper cette région du reste du Liban pour intervenir librement. Merci beaucoup Xaval Jaccomoni avec Morgan Pope, nos envoyés spéciaux en direct de Beouh au Liban.
Vous voyez ces images impressionnantes, on peut les revoir tiir dans le sud du pays. L'armée israélienne qui a reçu l'ordre de détruire tous les ponts au-dessus du fleuve l'itanie et d'accélérer la démolition des habitations proches de la frontière israélienne. Rinabassiste, la lutte contre le esbola se fait quoi qu'il en coûte. et quoi qu'il en coûte mais on a commencé aussi voir les prix côté israélien parce qu'il y avait un justement un homme de soixantaine d'années qui est mort très tôt ce matin quand il y avait des tirs de roquet de Risbala ou plutôt des missiles de Rizbala vers le nord et vers le nord de d'Israël.
Il y avait des voitures qui se sont inflammées et le ce monsieur se retrouvé dans une voiture qui en fait qui a explosé et il est mort dans cette explosion. Et donc tant que le tir de Rizbala continue, Israël va continuer de son côté. L'armée israélienne aussi précise que moi une partie de ce tir vers Israël reviennent justement encore du sud de Liban parce que les Rizbal a une certaine stock de missiles de roquettes de distances court et de et distance plus longue.
Donc si on simplifie ça, des roquettes et des missiles qui sont tirés soit du sud de de Liban, soit de du nord de la rivière de l'Italie, Israël manifestement décidé de ne plus faire passer ça. Rina, une dernière minute qui vient de nous parvenir, c'est le président libanais qui s'exprime et qui affirme que les frappes israéliennes sur les ponts sont, je cite, le prélude à une invasion terrestre. Qu'en dites-vous ?
Ça fait partie des scénarios possibles de salle. Pourquoi ? Parce qu'ils connaissent parfaitement la région. il y a des précédents et le fait d'effectivement d'avoir en matière militaire pure euh au plan opératif, c'est-à-dire de modeler le terrain, de préparer le le Sud Liban en détruisant ses ouvrages de de franchissement, c'est c'est interdisant en fait l'accès, perturbant la possibilité de l'accès, l'hypothèse d'une percée au sol par les troupes de de Tsal est tout à fait tout à fait envisageable dans les prochaines heures, cette nuit, demain et cetera. les dispositifs militaires israéliens dans le Liban dans dans la dans la dans la dans la dans la mesure de l'objectif militaire d'éliminer les objectifs militaires et politiques de Esbola.
C'est plausible. Le problème c'est qu'il y en a eu beaucoup dans le passé n'ont jamais été résolutives. Ouais.
Et là ce qui est en train de se passer au Liban, c'est quand même une tragédie humanitaire absolument terrible. Il y a 100000 déplacés 100000 il y a un million de déplacés. Un million million.
Absolument. et on serait ce qui voudrait dire par rapport à à la France 100 millions de personnes. H Donc c'est une tragédie absolument gigantesque.
Ouais. Et dans laquelle pour le moment bah on voit mal l'issu Israël veut profiter de l'occasion pour définitivement casser le Esbola. Le Esbola a fait le choix de l'Iran.
Je terminerai là-dessus cette phrase du quotidien du grand quotidien libanais à l'Orient le jour. Le Esbola suicide le Liban. Oui, on se demande où j'is où ira cette nouvelle escalade dans l'escalade, ce qui est sûr, c'est que ni les Américains, ni les Israéliens, ni les Iraniens ne veulent faire retomber la pression.
Donald Trump menace désormais l'Iran de représaille si le D3 d'Ormous n'est pas rouvert à la circulation maritime dans les 48 heures. C'est l'ultimatum fixé par le président américain. Si l'Iran n'ouvre pas complètement sans menace, dit-il, le D3 d'Ormous, dans les 48 heures suivants, cet instant précis, et bien les États-Unis d'Amérique frapperont et détruiront ces différentes centrales électriques en commençant par la plus importante.
Magalie, qu'est-ce que ça signifie si les Américains décident de frapper les centrales électriques en Iran ? Ben, c'est que en effet, on est dans une escalade. Après, euh le Paris est très risqué, hein, de Donald Trump de commencer à mettre des ultimatumes comme ça.
C'estàd que il il se met lui-même dans une forme d'impasse parce que quand on fixe des lignes rouges après il faut arriver à les respecter et on voit que frapper en plus des infrastructures civiles. Il y a là à l'instant une réaction par exemple de RAP à la vie he le l'héritier du Chadiran qui dit "Non, surtout ne frappez pas les infrastructures civiles iraniennes. serait faire souffrir en fait la population iranienne davantage et c'est vrai que on peut pas critiquer en permanence Vladimir Poutine qui frappe les installations ukrainiennes et se dire que les Américains sont légitimes à frapper aussi ces infrastructures civiles.
Ça pose quand même un gros problème de respect du droit international. Alors, je sais que vous allez me dire le droit international maintenant c'est au aux oubliettes, mais en tous les cas on sent un Donald Trump qui essaie de mettre une pression maximale comme si cette pression maximale pouvait suffire à faire plier le le régime. Est-ce que les c'est le signe au fond d'une forme non pas de panique mais de de de de de de de trouble de Donald Trump qui voit bien que cette guerre ne va pas du tout aussi vite qu'il le qu'il le qu'il le souhaiterait.
On va partir à Washington où Sonia Dridi qui est notre correspondante à ses entrées à la Maison Blanche. Pourquoi cette déclaration Sonia ? Et bien, on sent en effet un Donald Trump qui est à bout, qui est exaspéré en raison de cette question du des3 d'ormous.
D'ailleurs, un responsable américain confié au Sitaxios que Donald Trump espérait au départ mettre fin à cette guerre d'ici la fin du mois de mars et notamment en raison de ce blocage du D3 d'Ormous. C'est évidemment beaucoup plus compliqué que cela. Il a même repoussé son voyage en Chine qui a été qui était prévu à la fin du mois.
Et donc Donald Trump met de nouveau la pression sur l'Iran en lançant ce nouvel ultimatum. Alors tout à l'heure, le secrétaire au trésor Bent a été interrogé par une journaliste sur la stratégie de cette administration parce que rappelez-vous Donald Trump disait vendredi soir que les États-Unis étaient sur le point d'achever d'arriver à leurs objectifs et qu'ils pensaient justement réduire leurs opérations militaires dans la région. et euh le secrétaire au trésor a déclaré parfois il faut il y ait une escalade pour permettre une des escalades.
Ce que l'on sait c'est qu'une partie de l'administration met la pression sur Donald Trump euh ou en tout cas essaie de lui parler euh pour euh que euh la euh et bien il il trouve une porte de sortie. Il y a même eu selon Axios des discussions au sein de cette administration pour éventuellement envisager des pour parler de paix. Mais hier soir, Donald Trump a lui dit qu'il ne voulait pas d'un accord avec les Iraniens.
En tout cas, il a de plus en plus la pression de son opinion publique. Un tout dernier sondage CBS CBS montre que ce 60 % des Américains interrogés sont opposés à cette intervention en Iran. Merci beaucoup Sonia Drid, vous êtes notre correspondante à Washington pour LCI.
Merci à vous pour vos reportages. Alors, on continue à se s'interroger sur cette escalade au fond qui ne cesse de de de gagner en en intensité. Les Iraniens ont répondu, ils ont dit "Ah mais d'accord, si vous frappez les installations électriques, nous on va frapper les usines de dessement." C'est le propre d'une logique d'escalade.
Voilà. Alors effectivement, ça peut monter très fort. Alors le thème qui a avancé l'escalade pour être des escalades, ça existe.
Le problème c'est il s'agit d'avoir deux adversaires rationnels qui sont capables à un moment de dire on arrête et là effectivement les cordes de rappel ne sont pas évidentes. Bon on va commencer par le la grande absence de l'ONU et son silence assourdissant. Si vous nous rejoignez en direct sur LCI, il est 16h55.
Nous sommes sur deux fronts. Évidemment, le front de la guerre, Iran, États-Unis, Israël, mais aussi sur le front de l'actualité politique. C'est le jour J du second tour des élections municipales.
Nous sommes à environ 3h des résultats extrêmement attendus. Dans un instant, nous vous donnerons le chiffre de la participation à 17h, premier indicateur dans cette journée électorale. Et pour décrypter cette participation, ce chiffre que l'on va recevoir dans moins de 4 minutes maintenant, j'ai le plaisir d'accueillir Harlette Chabot.
Bonjour Harlette. Bonjour. Frédéric Dabi.
Bonjour Frédéric, directeur général opinion du groupe IfOP. Patriceemel, bonjour. qu'on ne présente plus évidemment pour la politique.
Puis alors Marialine dans un instant va être rejoint par Damien Flora évidemment c'est le chef adjoint du service politique TF1 LCI. Moi quand je vois réapparaître soudain à mes côtés Harlet Chabot, Patrice Duamel, Frédéric Dabis, c'est que l'heure est grave. Ça veut dire que on approche de d'information en j'ai envie de dire sonnante et trébuchante.
Dès 17h, le taux de participation, est-ce qu'il sera en hausse ? Est-ce qu'il sera en baisse ? Et puis bien sûr à 20h vous suivrez vous qui nous regardez notre soirée électorale sur LCI.
C'est Jean-Baptiste et Amélie. Jean-Baptiste Boursier, Amélie Carw qui présente puis ensuite Darius avec tous les résultats des 20h. Suspense assez considérable puisque dans de nombreuses grandes villes de notre pays et bien le jeu des alliances, le jeu des positionnements fait qu'il est difficile de prévoir à l'avance ce qui va se passer.
Qui veut commencer ? Harlet peut-être sur la prévision les grands enjeux de ce de ce de ce soir. Bah ce que ce qu'on sait depuis quand même quelques semaines voir quelques mois c'est sur des grandes villes françaises effectivement il y a un véritable suspense.
Ce ne sont pas des élections municipales comme les autres. Il y a de véritables enjeux sur les très grandes villes françaises. On le sait très disputé.
Évidemment, on ne peut rien dire mais on se souvient des enquêtes de pignon de ces dernières semaines. On voyait à quel point effectivement ces candidats et ceux qui peuvent se maintenir sont à touche touche comme on dit dans la plupart de ces villes. Alors après vous nous direz est-ce que peut-on en tirer des enseignements pour l'élection présidentielle ?
Bah on verra. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y aura des leçons politiques qui pourront être tirées euh de la manière dont les Français auront voté, auront choisi, choisi ou éliminé en fonction des alliances qui leur ont fait plaisir ou des alliances qui à l'intérieur de chaque camp peuvent effectivement leur déplaire. Donc au bout d'un moment, pour le second tour, bah il arrive aussi qu'on élimine vraiment parce qu'on n'est pas content et qu'on le dit à un camp, y compris parfois à ceux qui sont proches de vous mais qui n'ont pas conclu l'alliance qui vous plaît.
Bien sûr. Dans moins de 2 minutes hein, le chiffre de la participation à 17h qui sera évidemment décrypté par nos experts en plateau. Damien Flirou nous a rejoint.
Damien Flora bonjour. chef adjoint du service politique de TF1 LCI. Alors, on est très cadré hein à l'heure où nous parlons.
On va savoir dans quelques instant si le chiffre de la participation est en hausse ou est en baisse. Pourquoi c'est un indicateur important ? Oui, c'est un indicateur que que l'on suit.
Alors déjà parce que un jour de vote, on ne peut pas commenter énormément de de chiffres, surtout pas les sondages. Donc on s'intéresse à la participation. elle était en légère hausse à midi.
On va voir si euh et bien ce mouvement se poursuit ou si au contraire euh et bien la participation se stabilise euh au niveau de de la semaine dernière euh en fonction des enjeux. Il y a des enjeux euh effectivement, il y a des matchs comme on dit et on va voir si cette nature et bien à mobiliser les Français ou si allez à chaque fois on en parle un petit peu la météo un peu plus favorable. Oui, mais alors depuis qu'on s'intéresse à la politique ensemble, Damien, on on nous a expliqué que la pluie euh peut entraîner de l'abstention, le soleil peut entraîner de l'abstention.
Bon enfin franchement bon en réalité euh personne n'en sait rien. Les gens vont voter, ne vont pas voter. C'est les élections, c'est dans 20 secondes.
Voilà, c'est ça. C'est aussi pour ça qu'on parle un petit peu de météo. Oui.
Donc si vous nous rejoignez en direct sur LCI en ce jour J des élections municipales, il est pile 17h. Voici le chiffre de la participation à 17h 48,1 % selon le ministère de l'intérieur. Parton.
Tout de suite retrouver Frédéric Delpêche au ministère de l'intérieur. Bonsoir Frédéric. Que nous dit ce chiffre de la participation à 17h ?
Et bien cela signifie que ce chiffre à 17h est quasiment identique un tout petit peu en dessous du premier tour à la même heure puisque c'était 48,90 il y a une semaine. Donc on peut parler de stabilisation par rapport à la semaine dernière. Alors si on compare avec les précédentes élections municipales, il y a bien sûr le cas de 2020 et là on est très nettement au-dessus he plus 14 points par rapport à 2020.
Il faut rappeler que c'était un contexte très particulier en pleine crise du Covid. Si on compare à d'autres élections, celles de 2014, et bien là on est en baisse, baisse de 4 points environ. Et en par rapport à 2008, c'est carrément une baisse de 6 points.
Donc ça n'est pas une forte mobilisation qu'on constate à 17h, mais une stabilisation par rapport à la semaine dernière. Alors, concernant les départements où on a le plus voté à 7h, à 17h, c'est le Cantal, la Corse du Sud, la Lotte. Et puis là où on a le moins voté, c'est comme souvent dans les élections dans l'Île-de-France.
Alors, il y a aussi la Gironde, le Val de Marne, l'Ur et Loir et en en scène Saint- Nis, c'est là où on a le moins voté. À noter qu'à Paris et bien on est quasiment 8 points en dessous de la moyenne nationale pour la participation en tout cas à 17h. Je vous rappelle le chiffre national 48,10 % de participation à 17h.
Merci beaucoup Frédéric Delpêche en direct du ministère de l'intérieur. Alors c'est toujours un peu difficile d'avoir une lecture. En tous les cas le la participation s'est stabilisée entre les deux tours à un niveau bas niveau bas de de participation.
Vous Patrice Damel, est-ce que vous en tirez un enseignement quelconque ? Ben, on est sur la pente douce mais qui est une vraie pente quand même de participation aux élections municipales. Ça a été analysé à la même heure euh dimanche dernier.
Ce qui peut paraître surprenant, c'est que euh compte tenu des résultats de dimanche dernier et surtout d'un entre deux tours euh un peu explosif, surprenant avec des coups de théâtre de tous les côtés, en tout cas lundi mardi et puis les conséquences. Euh moi personnellement, je pensais qu'il y aurait une progression compte tenu de l'importance de l'enjeu. Vous parlez, je sais pas si on a le droit de parler des villes ou pas avant 20h.
Oui. Oui. Par exemple, dire dans quelle ville en restant factuel je suis étonné de par exemple du qu' une faible une assez faible participation en Gironde alors qu'il y a un vrai suspense à Bordeaux par exemple.
Voilà, c'est quand même un bordeau qui est très important. que Frédéric peut-être analyser de nuance. La comparaison faite par Frédéric Delpêche, elle est très juste, elle est faite à l'ensemble du premier tour.
Quand on est sur les 1526 villes qui ont voté au premier tour et qui sont encore concernés par le second tour, on est oui, on est stable et non pas en légère baisse par rapport à la semaine dernière. Et c'est vrai qu'avec le score de midi, avec une campagne de second tour qui a été assez dynamique, beaucoup plus animée avec la dramaturgie, les alliances, on en parle pas maintenant mais ces alliances qui ont à droite comme à gauche qui ont suscité des polémiques, qu'on a eu un créchando de fin de campagne. C'est vrai que dans l'histoire des élections municipales depuis 2008, voir peut-être depuis 2001, mais je suis sûr depuis 2008, la participation baisse entre le second tour et le premier tour pour la raison du fait qu'il y a beaucoup de villes qui sont pourvu.
On va peut-être être relativement stable là. On attend notre estimation pour 20h qui va confirmer ça ou pas. FL on parlait des facteurs météorologiques en souriant mais est-ce que cette campagne pour les municipales elle a aussi elle a aussi été percutée par un contexte international ?
On vous en parle évidemment tous les jours LCI à LCI depuis le début de cette guerre. Le conflit entre Iran, Israël, États-Unis qui a un impact sur le monde entier et donc la France. Oui, c'est certain que l'actualité euh internationale euh pousse sans doute les électeurs à se projeter, à regarder un peu plus loin que les frontières de de leur ville euh ou même de de notre pays.
Il y a des enjeux lourds qui se qui se dessinent en ce moment. Donc cette campagne, elle a été éclipsée, même si il y a malgré tout eu des équipes sur le terrain, des tractages, des débats et donc il y a eu la mobilisation hein des des équipes qui on le verra ville par ville, ce sera intéressant dans les dans les prochaines minutes de de voir comment est-ce que là où il peut y avoir un enjeu et bien est-ce qu'il y a eu ce sursaut ou pas de de mobilisation. Il faudra voir ça dans le dans le détail.
On a parlé des départements la Gironde, Paris et cetera. Il faudra regarder bureau par bureau. Mais c'est certain que on a Frédéric Dab la participation à Paris.
On a des éléments là un peu sur sur la capitale à 17h. Pas encore. Je dès qu'on en aura, ça sera intéressant de regarder parce que pour 12h, on a vu des arrondissements qui s'étaient plus mobilisés.
Je sais pas si je peux en parler ou pas, mais des arrondissements plus mobilisés que d'autres. C'est vrai que on avait une peut-être une bonne surprise à Paris au premier tour, une participation plus forte. En fait, il y a une sorte de loi des ring quand il y a un enjeu très fort dans une ville, un enjeu symbolique, un enjeu d'alternance, un enjeu de confirmation, une campagne qui a connu une dramaturgie dans les derniers jours, la participation sera satisfaisante, supérieure à 2020.
Mais c'est vrai que le la mauvaise surprise si je puis dire, c'est une participation inférieure à 2014 qui avait été une élection extrêmement spéciale, une élection très nationale de sanctions. Justement, voici notre estimation de la participation à 20h. Elle va s'afficher sous vos yeux dans quelques instants.
Chiffre par Ifob Fiducial, notre partenaire pour LCI TF1. Regardez 57 % c'est l'estimation de la participation à 20h de notre partenaire IPOP Fiducial pour TF1 LCI. 57 % c'est l'estimation de la participation à 20h.
Qu'est-ce que ça nous dit Frédéric ? D'abord qu'elle est parfaitement stable par rapport à ce qu'on a mesuré la semaine dernière hein. On avait donné 58 % en estimation ça s'est terminé à 57,2.
Donc on est sur une participation étale entre le prer tour et le 2è tour. Euh on est bien sûr très supérieur à la participation de 2020 sous Covid. On est 4 à 5 points en dessous si je regarde oui, on est à 4 points en dessous par rapport à la participation de 2014 qui était une élection nationale avec une un vrai vote de sanction.
Un élément quand même euh de précision, quand on regarde la participation dans les villes où on revote aujourd'hui les 1526 villes, la participation dimanche dernier était de 55,8. Donc il y a je parlerai pas de sursaut frémissement un frémissement. Vous savez que 1.2 ça fait quand même presque 600000 é lecteurs.
Ce n'est ce n'est pas rien. Oui mais compte tenu des enjeux compte tenu de compte tenu de l'appreté des argument, on aurait pu s'attendre un regain de participation beaucoup plus fort. Est-ce que peut-être question à tous les combinations qui ont été mises en scène cette semaine avec les uns qui tendent la main aux autres, les autres qui condamnent les uns pour avoir tendu la main ou pris la main de l'autre, est-ce que ça a pu participer d'un d'un sentiment de de écoutez bah je vous laisse faire entre professionnels de la politique et ça s'ajoute à la défiance tous les Français.
Ça peut être effectivement une explication. H on a commencé l'émission, j'ai commencé par vous dire c'est un enjeu incroyable, c'est des élections municipales avec des changements possibles dans toutes les grandes villes de France. Donc logiquement, vous vous dites au moins dans ces villes, il va y avoir participation sur croix de participation important.
Si ça n'est pas le cas, c'est effectivement inquiétant. Alors soit il y a vraiment une un retrait des Français qui regardent la politique effectivement comme un jeu, ça va même un peu plus loin. C'est-à-dire que ils ont regardé pendant des mois, ils regardent ce qui se passe au Parlement.
Là aussi, on a parlé d'accords étranges, bizarres qui ont choqué des Français ou qui ne les ont laissé dans l'incompréhension totale. Et là si effectivement après avoir vu des politiques dire je veux bien puis je veux pas jamais de la vie mon honneur et puis finalement qui sont revenus sur leurs engagements, il y a peut-être effectivement à nouveau un sentiment que décidément la politique elle est loin de nous et les choses même si on parle de notre vie quotidienne bah finalement pour les candidats c'est moins important que leur combine à eux. D'abord mon intérêt, d'abord mon élection, d'abord mon choix politique et après derrière bah le quotidien des Français, ils s'en foutent un peu.
C'est sûrement un sentiment qui existe chez des Français. D'accord. Pat.
Oui, c'est plus une sanction de la politique politicienne que de la politique en général de toute ce qui a eu des alliances dans tous les sens. Assez incompréhensible par rapport à ce qui se passait. Arlette vient de le dire depuis des mois. souvent contradictoire, hein.
À gauche notamment, il y a des euh villes où il y a eu des alliances, des villes où il n'y en a pas eu euh avec des disons que beaucoup de cas de figure ont été représentés. Voilà. Bon.
Oui. Oui. Mais euh il y a une dégradation enfin c'est peut sans doute le signe de la dégradation de la parole politique aussi parce qu'on voit bien qu'il y a énormément de gens qui avaient dit des choses définitives jusqu'à vendredi dernier euh minuit et puis qui là euh dès le dimanche soir à 20h et dès le lundi qui ont qui ont dit qui ont dit et fait le contraire.
Bah oui mais c'est quand même un problème. Frédéric c'est vrai que le mal est profond. La semaine dernière, on a battu le record absolu d'absention à une élection municipale depuis 1945.
Élection de 2020 euh excepté. Malgré une campagne plus animée peut-être et je rejoins ce que dit Patrice, on a pu se parler parti combination alliance que la vie municipale des enjeux locaux hein, ce triptique sécurité santé d'es qui étaient les principaux déterminants du vote et c'est vrai que la crise à l'égard du politique est profonde quand on interrogeit les Français à la veille du du premier tour ceux qui ne voulaient pas voter pourquoi il n'y voulaient pas voter c'était pour manifester leur mécontentement à l'égard des partis politiques pour et pour dire que il y avait une sorte de vanité du vote. À quoi bon voter quand ces élections ne changent plus la vie ?
On a un signe supplémentaire malheureusement de contamination de la sphère locale par le national alors même que dans toutes les enquêtes et vous l'avez vu dans de nombreux reportages sur LCI, sur TF1, le maire reste l'acteur préféré et on est très attaché à la figure locale du maire. Frédéric Daville, pendant que vous parliez, voici les départements qui ont le plus voté en ce second tour des élection municipal. On est à 17h.
Le Cantal, la Corse du Sud, l'user et le Lotte. C'est ce que nous disait Frédéric Delpêche depuis le ministère de l'intérieur. Et puis ceux qui ont le moins voté, il y a le Val de Marne, l'ur et Loire, la scène Saint-Denis et la Gironde.
La Gironde, c'est étonnant. La Gironde, c'est étonnant. Gironde.
Pourquoi ? Est-ce qu'il y a une tradition de de de vote dans la région ? Il y a beaucoup d'enjeux sur sur Bordeaux notamment.
Ça aurait pu mobiliser. Là, on a l'impression d'une forme de cette sand peut-être se justifier. contrôle de Frédéric par le fait que la la plus grande ville Saint-Denis ça a été réglé au premier tour dimanche dernier.
Je sais pas si les autres, il y a pas beaucoup de villes. Alors que au contraire le Lotte, le Cantal, la sans prendre de risque, il y a une énorme majorité des villes qui ont déjà été pourvu au premier tour. Ça veut dire que le corps électoral était relativement réduit.
H ça amène un élément de nuance par rapport à ces chiffres euh sur cette participation parce qu'on revient, c'est le chiffre qui nous est parvenu il y a quelques instants. Si vous nous rejoignez en direct sur LCI, 57 % de participation, c'est notre estimation ifOP fiduciale pour TF1 LCI. Si on le compare à la participation en 2014 2020, on fait toujours une petite ellipse parce que c'était en pleine période de Covid, c'est un chiffre qui serait donc en nette baisse.
Comment vous l'analysez dans un contexte où Harlette et Patrice nous l'ont rappelé où il y a des enjeux dans de nombreuses grandes villes ? Oui. Alors, il faut croire effectivement que et bien soit ces ces électeurs pensent que le vote ne change pas.
Grand-chose à leur à leur quotidien. euh les on les appelle les aquabonistes à quoi bon voter parce que finalement le pouvoir du maire certes on connaît l'élu mais euh il est un peu dépossédé euh les intercommunalités la décentralisation et cetera a des limites. Donc je ne vais pas forcément voter même si je le trouve sympathique.
Alors moi je je suis je suis un peu plus distant sur les les combinaisons. Il y a un côté un peu péjoratif en fait c'est permis ses accords, ses alliances, ses fusions, ses retraits. Donc après, il y a un certain nombre de duels, 500 un peu plus de 500 des triangulaires entièrement d'accord, ce sont les règles.
Il il est pas non plus interdit d'organiser les combinaisons en cohérence avec ce que vous avez dit juste la veille. Je pense que ça certains de nos concitoyens ont peut-être un peu perçu. On verra effectivement mais souvent ce qui mais souvent ceux qui ont mener ces ces accords ou qui ont refusé ces accords le font parce qu'ils connaissent leur terrain, ils connaissent leurs administrés, ils connaissent leurs électeurs.
Après, on verra s'ils sont sanctionnés ce soir. On verra bien. Et non, mais non, mais vous avez raison, ce sera vraiment l'un des enjeux aussi ce soir dans la soirée électorale sur LCI.
On va regarder si les appels au vote ont été suivis. Ça c'est ça sera vraiment quelque chose qu'on regardera de près. Partons à Nant euh Marialine si vous le voulez bien.
On nous attend Esther Bitbol. C'est l'une de nos envoyées spéciales dans cette journée électorale. Esther vous êtes dans l'un des bureaux de vote euh de Nant euh Loire Atlantique.
Est-ce qu'il y a du monde ? Et bien en tout cas il y a encore plusieurs électeurs qui viennent voter. Vous le voyez justement sur ces images de Florianpo.
Mais on voulait surtout vous montrer ce chiffre David. la participation à 17h 52,4 % contre 52,3 % pour le premier tour. Bon, c'est des niveaux assez équivalent.
Je vous le rappelle, ici à Nant, les électeurs avaient au premier tour le choix entre h candidats. Non, il n'en reste plus que deux. Fouchonbard de l'eau pour le candidat républicain et Johannaam Rolland, la mère sortante pour le Parti socialiste.
Des résultats consolidés sont attendus aux alentours de 22h30 contre 23h la semaine dernière. Mais en revanche, les 208 bureaux de vote fermeront à 20h. Merci beaucoup Esther, vous êtes Esther à bit avec Florian Paume, nos envoyés spéciaux à Nant.
Car pour vous faire vivre ces élections, nos équipes sont déployées à travers toute la France. Il est 17h15 si vous nous rejoignez en direct sur LCI. Voici le l'estimation de la participation à 20h. 57 % c'est le chiffre Ifop fiducial pour TF1 LCI.
à Frédéric Dabi, on le disait, c'est un chiffre qui est en très net baisse. Oui. Alors, il par rapport à à 2014.
Oui, il est en net baisse par rapport à toutes les toutes les élections municipales depuis euh depuis depuis des années. On peut remonter au moins jusqu'à 2001. Il est quand même stable par rapport au premier tour alors que dans toutes les élections, il y avait une décélération entre le premer tour et le second tour.
Par ailleurs, il progresse un tout petit peu dans les villes concernées. Des 1526 villes qui ont voté au premier tour et qui revotent au second tour. Il y a une progression d'un.2.
Ce n'est pas énorme, mais en tout cas, il n'y a pas cette décélération connue par le passé. Une campagne qui est beaucoup plus animée qu'au premier tour mais qui n'a pas changé, je dirais, les problèmes de fond. une éclipse du politique que les Français ne supporte plus, notamment à l'échelle nationale où ils ont le sentiment qu'il ne se passe plus rien et ça a fini par contaminer la sphère locale malgré effectivement une campagne animée, parfois une campagne violente.
La question oui non pas des non pas des alliances, c'est vrai qu'on a eu tellement de listes capables de se de se qualifier pour le second tour. Le duel qui était le plus simple, qui était la forme politique, la configuration la plus simple est devenue l'exception. Il y a plus de 800 triangulaires, il n'y a que 500 duels de mémoire.
Tout ça a concouru avec cette période assez étrange. L'international qui est toujours présent, on le voit ici sur LC et qui intéresse beaucoup les Français à faire que les Français ont fait un pas de côté par rapport à cette élection alors qu'elle est capitale, alors que c'est le dernier scrutin avant l'élection présidentielle, alors que sur le plan de la vie quotidienne, les équipes municipales ben vont avoir un impact sur la vie quotidienne des Français. Sur ce pointl, est-ce que cette campagne d'élection municipale a réussi à exister dans ce contexte non seulement de de désaveux envers les politiciens, vous l'avez rappelé Patrice, on a entendu des politiciens dire "Je refuserai l'alliance avec un tel et 3 jours plus tard bah finalement je mets sur la liste" ou d'autres qui se sont alliés sont vraiment s'alliés.
Il y a eu des des faits de de campagne un peu déceptif au dans cette entre de tours. Est-ce que ça pu jouer sur la mobilisation au second tour des mun en même temps ? Euh si vous condamnez euh une alliance euh de telle manière fait à un endroit, vous allez voter pour l'adversaire.
Vous pouvez aussi euh euh aller voter. Encore une fois, vous choisissez et vous éliminez. vous vous avez quel est votre prem quand il y a des duels ou même triangulaires, vous choisissez celui qui à vos yeux a le premier le programme le plus intéressant pour vous.
Mais là c'est pas ça encore une fois si c'est un retrait. Moi, je finis aussi par m'interroger bien sûr sur euh au fond le sentiment que va avoir peuvent avoir les Français que la seule élection qui reste c'est 2027 et c'est l'élection présidentielle. Je suis pas obsédée par l'élection présidentielle parce que je pense que c'est très dommage parce que les enjeux locaux sont fondamentaux quand même parce que demain dans les jours qui viennent bah celui ou celle qui sera élu il appliquera ou elle appliquera son programme et ses adversaires seront quand même extrêmement déçus ou ceux qui seront pas déplacés seront aussi pas très satisfaits.
Mais je pense qu'il y a l'idée que on a beaucoup voté législative dissolution et que là il y a une idée que bon allez toute façon tout ça sera réglé en 2027 avec le grand rendez-vous où on tranchera sur tous les sujets les sujets qui intéressaient les Français d'ailleurs dans ces municipales la sécurité la santé ce pouvoir d'achat on va en reparler la semaine prochaine sûrement du du pouvoir d'achat avec ce qui se passe sur les énergies et c'est ça le vrai rendez-vous. On verra justement à cette occasionlà si la crise démocratique n'est pas encore plus profonde parce que peut-être même vous avez encore un peu d'espoir. Peut-être même que la présidentielle traditionnellement on est toujours à des taux de participation très élevé plus 70 % 80 % oui.
Non mais récemment c'était un peu moins de 80 quand même en 22. Donc ça baisse quand même 75% c'est ça que je veux dire. C'est part 2002, on a toujours eu plus voà la présidentielle, ça baisse quand même.
Ça baisse moins. Ça baisse moins que les autres élections mais ça baisse quand même. Et on verra bien si la crise démocratique.
Alors il y a un argument qu'on avait en beaucoup entendu Damien la semaine dernière qui était de dire il y a pas eu de campagne, on a parlé que de la guerre et donc là c'est pas vrai. Dans l'entre de tour une part importante des des discussions ont été consacrées au municipal. Non on en a parlé alors peut-être pas parce autant que certains auraient souhaité.
Il faut dire que si nous on peut bien entendu remettre en question notre traitement médiatique de cette actualité, il faut aussi regarder du côté des candidats qui parfois et bien fuent les journalistes, fuent les questions et les micros, préfèrent ne pas débattre ou répondre à leur communauté sur par exemple des canaux type réseaux sociaux et cetera. Donc ça c'est ça c'est un un fait qui s'installe plus des alliances que du fond des programmes et peut-être peut-être aussi. Après, moi je me je me pose la question, pourquoi est-ce qu' on réfléchit pas à une autre façon de de voter ?
Euh pourquoi est-ce qu'on vote pas sur 2 jours ? Pourquoi est-ce qu'on vote pas en semaine ? il a d'autres grandes démocraties qui réussissent à organiser des des votes et et peut-être que la la sacrinte journée du dimanche est est passée en fait et que aujourd'hui au 21e siècle voilà sans voter simplement de chez soi sur son smartphone on peut sans doute organiser dans les salles des fêtes et dans les dans les écoles et bien un temps pour permettre à chacun de s'exprimer.
Patrice, vous pensez que c'est un problème d'organisation euh de vote ou le problème n'est pas plus profond que cela ? Finalement, je suis pas sûr que si on votait en semaine, ça serait euh différent. aux États-Unis, on vote en semaine, c'est toujours à peu près le même.
Euh voilà, il y a pas de Je sais moi ce qui me frappe, je je reviens à la question de David tout à l'heure, c'est je pense l'insincérité de ce qui s'est passé, je veux dire le le côté spectaculaire mais par exemple il y a eu des alliances, on n pas le droit de rentrer dans le détail mais derrière ceux qui faisaient les alliances, on a l'impression que ils avaient pas trop envie d'expliquer pourquoi. Alors s'ils avaient assumé, on on a l'impression qu'ils assumaient pas partout et de des deux côtés hein, de c'est c'est un point de vue général, c'est pas un point de vue sur tel ou tel camp. Et ça moi ça m'a ça m'a beaucoup frappé comme s'il s'était senti obligé de le faire parce qu'il pouvait pas faire autrement.
Et voilà. Mais c'est je je pense qu'il y a eu ça a été déceptif pour reprendre votre adjectif tout à l'heure sur ce sur ce point-là. Moi, je pense que mais je je suis pas le porte-parole des des électeurs, bien entendu.
Et voilà, on va partir sur le terrain parce que vous le savez hein, pour vous faire vivre ces élections, nos équipes sont déployées partout à travers la France. À Marseille, on va retrouver Capucine Diè avec Quentin Donjou. Bonjour, bonsoir plutôt Capucine.
Vous êtes à la mairie de de Marseille. Quels sont les enjeux de cette de ce second tour pour la 2e ville de France ? D'abord, un petit point sur le premier tour de dimanche dernier, c'est Benoît Paillant, le maire sortant, qui est arrivé en tête avec 36,5 % des voix, mais de justesse puisque un peu plus d'un point, le sépare du candidat du rassemblement national, Franck Aliso qui lui a obtenu 35 % des voix.
Pour le second tour, il y aura également euh Martine Vassal, la candidate d'hiver droite. Mais Sébastien de Logu, le candidat euh d'extrême gauche, et bien lui ne sera pas du second tour puisque lundi lorsque Benoît Paillant est venu déposer ses listes, et bien tous les regards se sont tournés vers Sébastien de l'ogume et il a annoncé le lendemain qu'il ne participerait pas au second tour. Nous sommes donc face à une triangulaire ici à Marseille et on sera évidemment attentif ce soir à l'affrontement entre la gauche et le rassemblement national.
Merci beaucoup Capucine Dè en direct de Marseille avec Julien Garnier et on rappelle les trois candidats qui sont qualifiés pour ce second tour à Marseille. Benoît Paillant, vous l'avez dit, Capucine, candidat de gauche arrivé en tête. Franck Alisio qui est arrivé euh euh 2e de ce premier tour des municipales hein à Marseille et en 3e Martine Vassal 3e la candidate de la droite et du centre avec la liste Marseille je t'aime avec Martine Vassal.
Si vous nous rejoignez à 17h23 sur LCI cette estimation de la participation à 20h 57 % donné par fiduciale pour TF1 LCI. Si l'on compare avec le second tour en 2020, la participation était de 41,6 % et la participation au second tour en 2014 à 62,1 %. probablement Frédéric que ce soir dans certaines de nos grandes villes, il faudra regarder avec l'attention qui vous caractérise à chaque élection la participation différenciée.
Vous avez euh par exemple à Paris des quartiers, on va dire qui votent massivement à gauche, d'autres qui votent massivement à droite. C'est on peut retrouver aussi ce genre de situation à Marseille, à Lyon. Euh ça ça sera sans doute l'un des enjeux, c'est-à-dire euh quel camp a réussi à mobiliser.
Oui, ça sera un vrai enjeu. Déjà, on sait très bien qu'une élection, quand on regarde un taux de participation, il y a un différentiel entre un camp qui va plus voter qu'un autre. On parlait de 2014, on se souvient que la droite avait survoté pour sanctionner la gauche et au final 171 villes de gauche perdu de plus de 10000 habitants.
Vous avez raison David de citer Paris parce que Paris, Lyon et Marseille pour la première fois depuis 1977, ça ne nous rajunit pas, 49 ans. Et les Parisiens, les Lyonnais et les Marseillais vont voter directement pour leur maire. On n'est pas euh on n'est plus sur un scrutin euh à deux coups.
On vote dans son arrondissement ou dans son secteur à Marseille pour après euh que cet arrondissement élise le maire. Donc ça peut avoir des vrais effets sur la participation sur le mode chaque vote compte. Je suis un électeur euh de gauche, je vais survoter pour éliminer la droite et un versement.
Mais justement Fré au premier tour, est-ce qu'on avait vu justement un effet euh mode de scrutin qui change à Paris, Marseille et Lyon ? On l'avait vu dans le sens où à Paris en tout cas on avait c'était un des plus hauts scores de participation depuis 2000. 2001 c'est une date spéciale à Paris, j'en parle pas mais tout le monde l'a en tête.
Là ce qui serait intéressant c'est que le second tour il y a une logique un peu différente. Le premier tour c'est un choix. Le second tour souvent on va c'est la dage de Charles Pasquois. va chercher à éliminer tel ou tel candidat pour surtout l'empêcher euh de gagner euh Paris, Lyon ou Marseille.
Mais c'est vrai qu'au-delà de ce score de participation décevant, c'est un des plus bas, c'est le plus bas de la 5e République 2020 excepté. Deux éléments quand même en encourageant, il est stable par rapport au premier tour et il progresse même d'un,2 si je puis dire. On verra si c'est un petit peu plus par rapport aux villes concernées par le second tour, les 1526 villes d'aujourd'hui qui donc avaient voté au premier tour.
Et c'est vrai qu'on va regarder dans des villes où il y a un enjeu très fort. Euh les Français malgré la crise de politique dont on vient de parler qui est très forte et elle est même absolument terrible et elle annonce pas une belle campagne en 2027 s'agissant de la participation mais c'est pas le sujet du soir. Il y a un sens du vote.
Quand les Français se disent dans une ville donnée voter à vraiment une finalité, un but, ils vont voter peut-être plus fortement. que cette moyenne. Damien Florau, pourquoi ces élections municipales, là nous sommes au second tour à 2h30 maintenant euh euh des euh premiers résultat a un intérêt, une dimension différente, c'est parce que nous sommes aussi à un nom de la présidentielle.
Oui, euh très clairement euh parce que chaque camp veut mobiliser euh et bien sa base électorale, veut mobiliser aussi euh les militants. Il s'agit hein là de de mettre en marche euh des organisations euh euh qui ont perdu de leur grandeur euh de leur force. Euh et donc malgré tout euh il s'agit de mobiliser sur le terrain, de mailler aussi et de voir peut-être euh et bien des reculs ou des des avancé hein parce que euh et bien aussi une élection, elle se gagne sur des différentiels.
Donc maximiser euh ses forces là où il y a déjà une base constituée. Et donc on aura une cartographie très précise ce soir de l'État de de la France de ce de ce second tour qui permettra à ces équipes électorales, à ces équipes de campagne de se projeter plus facilement. et vous aurez toutes les infos en restant sur LCI, c'est facile.
Jean-Baptiste Boursier, Améie Carw, ensuite Darius Rochebin. Soirée électorale à suivre sur sur votre chaîne. Partons à Sèvre tout de suite dans les hautes scènes.
C'est Celia J Freddy qui est sur le terrain. Alors comment ça vote ? Comment ça vote chez vous Celia ?
Alors, il y a eu un petit peu moins de monde cet après-midi que ce matin. D'ailleurs, ça se ressent dans le taux de participation à 16h. Il y avait un taux de participation de 39 %, un chiffre inférieur au premier tour, on était à 43,26 %.
Mais on suit le taux de participation en direct car ici à Sèvre, la commune fait partie des des 63 communes qui utilisent le vote électronique. Alors, le concept est très simple. Les électeurs votent sur la machine que vous voyez sur ces images et ensuite il y a un compteur.
Ça actualise sur ce boîtier le nombre de votants. Alors à l'heure où on vous parle, il y a 456 votants sur 987 personnes inscrites sur les listes de ce bureau. Ça fait environ 45,5 % de participation.
En tout cas, les habitants de la ville de Sèveront jusqu'à 20h pour venir voter dans l'un des 16 bureaux de vote de la ville. Merci beaucoup. Celia J Freddy avec Belinda Sid Ahmed en direct de Sèvre dans les hautes scènes si vous nous rejoignez sur LCI.
Un chiffre à retenir à ce stade le chiffre de l'estimation de la participation à 20h 57 % nous dit l'Institut Ifob Fiducial pour TF1 LCI. Si l'on compare à 2020 et à 2014, 2020 c'est toujours un un cadre particulier avec la crise du Covid, mais si l'on compare à 2014, 62,1 %, on voit bien que c'est un chiffre pour l'instant baisse toute la soirée. Évidemment, on va analyser ce qui se passe avec Amilie Carw, Jean-Baptiste Boursier et Darius Rochbin.
Il est bientôt 17h30 sur LCI. Nous sommes sur le front politique mais évidemment sur le front de la guerre. Iran, États-Unis, Israël au 23e jour du conflit.
Pour la première fois, Israël a été lourdement frappé par le régime iranien. Des missiles ont frappé deux villes. Dimona et Harade dans le sud du pays, faisant près de 200 blessés et de lourds dégâts matériels.
Benjamin Taniaahou a reconnu une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur, dit-il. Il s'est rendu à Arad ce matin sur les lieux de la frappe qui a touché cette ville. Regardez cette séquence qui montre le moment des frappes sur Dimona.
Dimona, une ville stratégique qui abrite un centre de recherche nucléaire. L'attaque sous les yeux des habitants sidérés. الله الله يا الله يا يا الله والله طحت et bien partons sur place tout de suite rejoindre l'un de nos envoyés spéciaux Nicolas Rouget bonjour Nicolas vous êtes vous êtes à Ha vous nous où vous nous rendez des comptes en direct depuis Israël où ces ces deux frappes ont eu un retentissement particulièrement important.
Oui, bien sûr. Alors, deux frappes, il y a eu il faut rappeler qu'il n'y a eu que quatre quatre impacts de missiles directs venus d'Iran depuis le début de cette guerre il y a 23 jours maintenant et donc deux dans la nuit dernière dans ces deux villes à 30 km l'une de l'autre. Il y a des alertes qui retentissent même en ce moment dans la région de de Dimona.
Donc on voit bien que c'est un endroit qui a été privilégié, une cible privilégiée pour les Iraniens. Pour l'instant, une enquête a été lancée. On ne sait pas encore euh pourquoi est-ce que il y a eu ces deux impacts à très peu de distance et à très peu de d'intervalles.
Euh mais évidemment, c'est une pression maximale pour Benjamin Netaniaou. On a vu les toutes les personnalités politiques du gouvernement de Netaniaou se rendre sur les lieux aujourd'hui pour dire évidemment au monde voilà vous voyez bien la menace sur ces qui qui frappe sur ces sites civils mais aussi pour dire à sa population nous sommes là nous allons faire une enquête nous allons tirer cela au clair la dévastation est assez impressionnante mais pour l'instant pas de mort à décomter évidemment pour les Israéliens cela veut bien dire he que le coût de cette guerre reste élevé malgré le bouclier antimissile. Et on a dit hier que la guerre était seulement à mi-chemain, 3 semaines encore de plus peut-être pour les Israéliens qui ne voi pas le bout du tunnel alors qu'évidemment Israël continue de frapper très dur en Iran et et au Liban aujourd'hui.
Nicolas Rouget, merci beaucoup l'un de nos envoyés spéciaux, l'un de nos correspondants en Israël. Merci à vous pour vos reportages. Magalie.
Ce qui s'est passé hein il y a donc quelques heures, on peut revoir peut-être les images qui montrent l'ampleur des dégâts parce que cette guerre, elle dure depuis 23 jours. Mais là nous sommes à un moment très particulier où le bouclier de défense antiérien israélien qu'on surnomme le dô de fer, n'a pas réussi à intercepter tous les missiles hein parce qu'il y a un effet de de saturation hein depuis le début de la guerre. C'est 400 missiles iraniens qui ont été lancés. sur Israël et voilà les dégâts aujourd'hui à Dimona dans le sud du pays et aussi à à Arad.
Ça montre que Israël n'est pas infaillible. 400 missiles, vous le disiez en effet depuis le début de cette nouvelle campagne de de frappe il y a 3 semaines. 92 % interceptés hein, ce sont les chiffres du porte-parole de l'armée israélienne.
Donc ça montre que oui, en effet le le système de protection israélien n'est pas fiable à 100 %. Euh mais on le on le savait, j'ai envie de dire. Mais ce que là où il y a il y a un choc euh dans la population israélienne, c'est que surtout dans dans cette partie du pays, les écoles devaient rouvrir.
Donc il y avait une une sensation quand même qu'un retour à la normale pouvait commencer à se mettre en place. Et les iraniens, ben signifi qu'il n'en est pas il n'en est pas question. La la question que se pose beaucoup depuis le début de de ces frappes, c'est combien de temps l'Iran peut tenir, quels sont véritablement ses stocks de missile ?
Et là, on voit en effet que ils ont encore euh de de quoi frapper Israël, d'aller plus loin que ce que l'on pensait avec cette cette frappe, enfin cette tentative de de frapper Diego Garcia, cette base américaine en plein cœur de de l'océan Indien. le porte-parole des gardiens de la révolution disait il y a quelques jours, juste avant d'être éliminé euh par Israël, nous avons encore des surprises et et c'est vrai que aujourd'hui bah ces images d'une certaine manière en attestent. Bon, Benjamin Netaniaahou qui s'est rendu sur place, qui euh a pris au fond le monde à témoin euh Rina en disant "Ben voyez, voilà euh vous voyez bien que il faut maintenant nous aider en quelque sorte encore davantage ceux qui ne sont pas dans la coalition euh avec les États-Unis, ils s'adressent aux Européens principalement.
Il faut nous rejoindre, il faut continuer ce combat. Mais mais joignez-nous, joignez-vous à nous. Alors, que que faut-il en comprendre ?
Bon, moi je je crois qu'il s'adresse à deux populations euh d'abord comme Magalie a bien souligné aux Israéliens parce que ça fait maintenant 3 semaines ça commence à être extrêmement lourde et après c'est plutôt à l'opinion publique en Europe qu' au dirigeant parce que côté dirigeant on sait que la décision était prise côté européen et côté monde occidental de ne pas intervenir militairement. Le président Macron par exemple a répété plusieurs fois cette posture défensive et pas offensive. Donc je crois pas vraiment que que du côté de premier ministre Bamin Netanyahou, il pense qu'il va réussir à convaincre les dirigeants européens d'intervenir.
Par contre, l'opinion publique en Europe, ça c'est une autre chose. Là euh il croit peut-être qu'il peut mener cette bataille pour expliquer, pour montrer parce que les images sont sont extrêmement parlants. on voit les dégâts, on voit euh presque 200 de blessés, on voit justement les le fruit de cette agressivité euranienne et les ambitions iraniennes justement euh d'arriver au bout de cette ces menaces à anéantir l'Iran.
Donc je crois qu'il va se focaliser son bataille sur ces champs-là au moins gagner quelques mois sur voilà sur l'opinion publique cette séquence avec le porte-parole de la diplomatie israélienne qui disait regardez ces dégâts, ça pourrait être à Berlin ça pourrait être à Rome et Benjamin Etanyaou il prend à témoin en effet innovabassiste l'opinion publique européenne et les dirigeants européens lui ce qu'il souhaiterait c'est qu'il y a une coalition internationale contre l'Iran qui rejoigne Israël et les États-Unis écoutez euh le moment où il s'adresse directement aux européens. Ils ont tiré un missile intercontinental sur Diego Garcia, c'est 4000 km. J'ai pourtant averti, ils ont la capacité d'atteindre l'Europe en profondeur.
Ils ont déjà frapper l'Europe. Chypre, ils mettent tout le monde en danger. Ils sont en train de bloquer une voie maritime internationale.
Le D3 d'Ormouse. Ils font chanter le monde entier. De quelle preuves supplémentaires avez-vous besoin pour comprendre que ce régime menace le monde entier et qu'il doit être arrêté ?
Les États-Unis et Israël travaillent ensemble pour le bien du monde entier. Il est temps que les dirigeants des autres pays nous rejoignent. Marc ?
Oui, bah il joue sur les opinions, il espère influencer les opinions publiques. Ce qu'il faut voir, c'est que la réponse de l'Iran depuis le début a été a confirmé les pires appréhensions que l'on pouvait avoir vis-à-vis de l'Iran par rapport à son programme nucléaire, mais aussi par rapport à son programme balistique qui avait été le grand oublié des négociations qui avaient porté à au traité de 2015 qui avait mis le nucléaire sur sous Tutel puis ensuite récusé par Trump quand il était lors de son premier mandat. Mais donc euh l'Iran confirme les paires d'appréension et on le voit dans cette logique d'escalade.
Aujourd'hui dans cette guerre, il y a bah une quinzaine, je crois que 16 pays plus ou moins directement impliqués dans cette guerre par les réponses de l'Iran qui est dans une politique de euh de de fuite en avant. À l'escalade, des États-Unis répondent par l'escalade avec cette idée de voilà, on menace d'un embrasement régional. C'est d'une certaine façon une espèce de guer de guerri stratégique qui est en train de tout faire basculer.
Le régime iranien s'est félicité de ses attaques dans un communiqué. L'ennemi a une fois de plus reçu une leçon inoubliable. L'attaque de missile sur la région de Dimona a de nouveau envoyé un message clair.
Aucune zone n'est à l'abri de missiles iraniens. Emmanuel Veronctte, on voit la carte. Alors c'est la le communiqué de presse de l'agence Tasnim.
Aucune zone est à l'abri des missiles iraniens. C'est valable pour Israël. Mais on voit que l'Europe également est à portée de tirs de missiles iraniens.
L'Europe, voilà, l'Europe l'Europe une grande large partie du bassin méditerranéen, l'Europe de l'Est, l'Europe centrale et l'Europe de l'Ouest puisque en fait le cercle pourrait s'élargir et s'étendre à capital comme Paris voir Londres du fait du du rayon de la portée de ces fameux missiles iraniens. Rappelons une chose, c'est que si l'Iran a a largement travaillé sur le développement de tout son système balistique, ce qui évoqué Marc à l'instant et et nucléaire malgré les sanctions et cetera dans un cadre international avec une coopération russe, des éléments chinois, des éléments d'ingénierie missile nord-coréen et cetera, leur capacité n'est pas en mesure, contrairement à ce que le régime dit, de taper à 10000 km, de taper à 4000 5000 km. Il y a bien évidemment des stocks de missiles qui sont très importants, on le voit hein, c'est la guerre et cetera.
Il y a 400 missiles sur Israël, plusieurs en direction de la Turquie et cetera, plusieurs en direction des monarchies du golf et il y a sûrement encore beaucoup beaucoup de stock, ce qui fait que la la guerre va durer encore des semaines voir voire des mois. Euh le sujet est que les missiles qui auraient été lancés en direction de Diego Garcia ne sont pas avec un une charge militaire. Ce qui fait que le dispositif n'est pas tout à fait celui d'un missile balistique ayant la portée supposée de 4000 ou 4500 km.
Et deuxièmement, c'est que les lanceur utilisés pour propulser, pour envoyer ces missiles ne sont pas des lanceurs classiques dédiés à ce type de missile, mais plutôt des lanceurs spatiaux pour une tout autre usage. Ce qui fait que dans les faits, ces deux missiles n'auraient un pas atteint leur cible et deux n'avaient pas de charge militaire. Ce qui veut dire, et j'en terminerai par là, qu'en fait il y a plus une portée politique symbolique et informationnelle dans cet agissement, dans cette gesticulation militaire qui n'est pas à sous-estimer mais qui cherche à décourager, à redonner du capital politique de la puissance militaire du régime iranien.
Et tout à l'heure, on évoquait les déclarations de de Netaniao suite aux deux frappes sur Dimonait dernière en Israël. En fait, il y a véritablement une lutte sur les mots, une lutte sur une guerre informationnelle dans le champ informationnel sur l'image. Ce que va chercher le régime iranien, ils l'ont fait avec la déclaration marianne que vous avez présenté, c'est de capitaliser sur les capacités iraniennes de dire on est capable de taper un peu partout et notamment le petit Satan voir le grand Satan, Israël et les États-Unis.
Mais il y a une réalité Magali qui concerne euh la capacité à frapper en terme de stock avant le début euh de la guerre Israël, Iran, États-Unis. L'Iran bénéficiit de 2500 missiles balistiques, 80000 drones, 400 lanceurs de missiles solaires, 1100 canons antiaériens. Donc ils ont encore les moyens de frapper, de mener cette guerre pendant encore plusieurs semaines.
Oui. Alors les chiffres que vous citez, ce sont des des évaluations des services occidentaux. Je pense qu'il faut prendre ces chiffres avec beaucoup de prudence parce qu'en fait on ne sait pas exactement parce qu'en effet ben l'Iran a certainement euh développer euh des d'autres capacités et en effet on voit aujourd'hui euh à à quel point ils sont quand même capables 3 semaines après plus de 3 semaines après le début des frappes de de faire encore certains coups d'éclat à leurs yeux he évidemment.
Et puis il y a un élément qu'il faut quand même avoir en tête, c'est que au-delà de ces chiffres-là, il continuent à produire des missiles et des drones manifestement. Euh d'ailleurs euh hier, Israël est allé euh frapper, en tous les cas, ça a été euh la communication euh de l'armée israélienne, notamment euh un un usine de de fabrication de de ces missiles près de près de Teran. Donc il y a aussi cette capacité-là qu'il faut avoir en tête quand on essaie de de voir combien de stocks de missiles les Iraniens euh ont encore.
Et puis il y a ces stocks euh iraniens et puis il y a la question de quels sont les stocks des pays du golf ? Quels on sont les stocks israéliens euh pour se justement pour se défendre ? parce que là, manifestement, il commence à y avoir certains problèmes au niveau des intercepteurs et ça aussi euh c'est une c'est une menace parce qu'on est dans une guerre de durée et on voit que Teran finalement certainement aussi économise une partie de ses stocks pour pouvoir justement gagner cette bataille dans le temps.
Avec cette asymétrie sur les intercepteurs, j'ai vu qu'un un haut gradé ukrainien qui s'est rendu dans les pays du golf en un peu en consultant hein, euh était très étonné de voir qu'on pouvait tirer euh tr quatre patriotes, chacun coûte un million, c'est ça ? De dollars plus pour pour intercepter un un drone à à 20 à 20000 dollars. Oui, mais mais le Oui, mais Oui, mais quoi ?
Non, mais ils font quand même attention à cela maintenant. Enfin, justement, ils ont un peu le les 3 semaines de recul donc il commencent à faire très très attention. justement intercepteurs utiliser pardon pardon quel quel est le quel est le prix d'une vie en fait ?
Effectivement, il y a une logique d'asymétrie, c'est-à-dire dans les moyens un un système de défense, système de missile face à des systèmes qui sont moins sophistiqués, donc moins performants, mais qui occasionnent des des dégâts. Mais quel est le prix d'une vie ? C'est-à-dire que le le coût et le choix politique industriel côté israélien américain, c'est effectivement de miser sur des systèmes qui sont performants.
Il y a des trous dans la raquette, c'est évident, c'est comme ça, c'est la guerre. aucun système n'est complètement infaillible et ça a 9/ 10 ou 95 % ou 92 % d'interception et cetera. Mais le sujet qui est intéressant observer, c'est que si vous ne mettez pas euh suffisamment de moyens sur la table pour avoir des systèmes performants, mais combien vous avez de de pertes civiles, de pertes matérielles et cetera ?
Imaginons, prenons simplement le scénario, si Israël était moins protégé avec une couche supplémentaire en moins, c'està-dire qu'un aérondome un peu poureux ou le système aro 34 un peu plus poureux avec moins d'intercepteur et cetera, mais ça serait des centaines de morts, ça serait un pays qui serait rasé et cetera depuis depuis bien longtemps. en fait il y a le coût politique et industriel qui est qui est assumé face effectivement à des moyens souvent de situation en en sanction lirance sous sanction qui sont asymétriques, moins moins coûteux, moins moins sophistiqué mais qui occasionne effectivement un certain nombre de pertes de destruction. L'autre l'autre grand enjeu aujourd'hui, c'est ce bras de fer.
Ce bras de fer qui se joue entre Donald Trump d'un côté et le régime des mola de l'autre puisque le président Trump a donné 48 he à l'Iran pour libérer Ormouse. Et bien l'Iran, il franchit un cap supplémentaire en disant "Ah, vous voulez nous menacer ?" Et bien, regardez ce qu'on est prêt à faire.
On est prêt à passer à l'échelon supérieur dans la guerre qui est déjà lancée contre les pays du golf. Teran pourrait intensifier l'escalade et élargir ses frappes aux infrastructures civiles vitales telles que les usines de dessement d'eau qui permettent d'obtenir de l'eau potable. Partons au Qatar.
Nos reporters, vous le savez, nos correspondants sont déployés partout à travers le monde, là où ce conflit se joue pour vous faire vivre ce qui se passe sur le terrain en temps réel. Retrouvons Elisa Cléch et Arthur Grollet, nos envoyés spéciaux à DOA. Bonsoir Eliser.
C'est une menace terrible qui pèse sur les pays du golf qui sont quasiment totalement dépendants de ces usines pour obtenir de l'eau potable. Oui, ça les inquiète particulièrement puisque ça aurait des conséquences considérables pour leur territoire, pour leur population. Lorsque Teran avait menacé puis frappé leurs installations gazières et pétrolières.
Certes, ça avait touché le poumon de leur économie, mais ici, en menaçant ces usines de dessement, et bien cela a un enjeu de santé publique sur les conditions sanitaire, sur l'alimentation de ces pays. Le Qatar où on se trouve actuellement avec Arthur Grolet dépend à plus de 99 % de ces usines de dessement pour nourrir leur population. Le Kuwait, c'est quasiment 90 %.
L'Arabie Saoudite possède la plus grande capacité de dessement au monde. Donc, on le voit bien, il craignent particulièrement cette menace. D'autant plus que Bahin avait déjà été touché par des drones iraniens sur une usine de dessement et ce dès le début du conflit.
On était à l'époque le dimanche 8 mars. Donc il s'y prépare à cette menace notamment puisque ces sites de dessement sont particulièrement protégés militairement et puis ils essayent aussi de s'appuyer sur leurs réserves en eau potable particulièrement ici au Qatar qui possèdent les plus grandes réserves d'eau potable au monde. Elisa Cléch merci beaucoup.
Vous êtes avec Arthur Grolet, nous envoyés spéciaux au Qatar à DOA précisément. Alors, quelle quelle conséquence si jamais les Iraniens effectivement prenaient pour cible les usines de dessement des pays du golf, des pays des pétromarchies arabes du golf ? Parce que pour que vous compreniez bien, Donald Trump les menace de frapper leurs usines électriques.
Voilà, ça c'est l'information importante qu'il faut avoir. Et ils disent "Si vous faites ça, monsieur le président américain, et ben nous on va taper les usines de dessement dans toutes les pétromarchies. Il faut que vous preniez la mesure de ce que cela représenterait pour les pays du golf." Et pour prendre cette mesure, c'est Brandon Warret qui nous a rejoint.
Bonjour Brandon. C'est un enjeu évidemment énorme pour toute la population ces fameuses usines de dessement. Bonsoir Mareline, bonsoir David.
Effectivement, vous l'avez dit, le Moyen-Orient, c'est l'une des régions les plus arides de la planète où la disponibilité de l'eau, écoutez bien, est 10 fois inférieure à la moyenne mondiale. Donc forcément, ces infrastructures qui vont récupérer cette eau de mer pour la transformer en eau potable sont essentielles pour cette population de cette péninsule arabique. On estime à 400 le nombre de ces installations dans cette région.
Et un chiffre qui donne le ton pour vous parler de cette importance de cette eau potable pour la population. 90 % de cette eau est produite grâce à ces usines, grâce à ces infrastructures. On va regarder en détail he ces pays qui sont dépendants de ces usines.
Vous le voyez, les Émirats arabes unis pour 42 %, le Kè 90 %. Imaginez l'Arabie Saoudite aussi, on peut citer notamment Oman des chiffres importants notamment. Alors, il y a un autre chiffre qui donne le ton et qui aussi explique la situation en ce moment. 60 millions au total, un peu moins de la population française, c'est cette population dépendante quasi totalement à cette usine pour avoir de l'eau potable.
Si on élargit notre spectre, on peut même aller jusqu'à 150 millions, 300 millions d'habitants au total en incluant notamment l'Afrique du Nord ou encore Israël. 5 jours. 5 jours.
David euh Marie-Aline, c'est le temps durant lequel ces pays de cette péninsule pourraient fonctionner selon les spécialistes sans ces usines de dessement. Alors, ce n'est pas la première fois, hein, que euh ces usines sont menacées de frappe euh par euh des ennemis, hein. L'exemple le plus éloquent, le plus ancien sans doute 1991, en pleine guerre du golf, l'armée iakienne de Saddam Hussein s'en prend à ses installations coyétiennes.
Autre exemple aussi plus récent, 2019-2022, les rebelles outils du Yémen là aussi attaquent des installations saoudiennes grâce à des drones et grâce à des missiles. Si on regarde du côté de de l'Iran, on est beaucoup moins tributaire, vous l'imaginez que les voisins du pays du golf parce que on va puiser majoritairement l'eau depuis les rivières, depuis des réservoirs ou depuis ces eaux souterraines. Pour terminer, je voudrais vous remontrer cette carte.
Voilà, qui donne un aperçu. Vous le constatez, elle parle d'elle-même. Ces installations se situent le long de la côte de ce golfe persique.
Vous allez me dire c'est normal, c'est essentiel pour puiser rapidement cette eau et la transformer en eau potable. Mais aussi à la différence de ces installations militaires et bien ces sites sont beaucoup plus vulnérables et beaucoup plus exposés aux violences ennemies. Merci beaucoup Bandon.
C'est passionnant hein. J'ai absolument compris grâce à vous carte et imagen de cette guerre qui est prête à lancer le régime iranien. Magalie Bartèz, on est dans une séquence particulièrement tendue.
Est-ce que le gouvernement iranien osera aller jusqu'au bout ? On en est encore au stade de la menace. Oui, on en est encore au stade de la menace mais c'est vrai que c'est quand même une arme, on le voit he qui serait absolument dévastatrice pour pour ces pays qui provoquerai des crises, une crise sanitaire absolument horrible pour les pour les habitants de de ces de ces pétro monarchies.
Est-ce que les Iraniens iront vraiment pourraient aller jusque- là ? Ça va dépendre aussi de l'ultimatum qui a été fixé par Donald Trump parce que cette menace sur les usines de dessement en effet comme vous le disiez c'est finalement la réponse des des mots à cette à cet ultimatum de termine quand d'ailleurs les 48 heures de TR c'est c'est ça fait demain soir demain soir demain soir donc donc Donald Trump fixe cet ultimatum si demain soir le D3 d'Ormouse n'est pas libéré on a quand même sérieux sérieux doute et bien alors les États États-Unis se donnerait le droit d'aller frapper les installations, les infrastructures en effet énergétique. Ils disent l'inverse he les Ianiens, il disent on va le fermer complètement.
C'était aussi la réaction de fait le problème des ultimatums. C'est piégeux. C'est une fois vous avez fait un ultimatum, vous êtes mis une ligne rouge, vous êtes obligé après de faire quelque chose.
Donc qu'est-ce qui va se passer demain soir ? Bah il va taper les et là les menaces iraniennes de s'en prendre aux usines de dessement et non plus. Alors les Américains déjà à détruire les centres énergétiques euh iraniens iraniens terrible alors qu'ils guirlandais présentement il reproche à Poutine et dénonce Poutine pour ce qu'il fait en Ukraine et critique les Israéliens quand ils ont fait de tels bombardements.
L'eau c'est encore pire parce que ça ne frappe plus au portefeuille c'est la survie même de ces millions d'habitants qui vivent autour du golfe Persique qui est en jeu. Donc il pourrait tenir 5 jours hein 5 jours sans ses usines. Il y a quand même quelque chose, c'est que l'Iran, on parlait d'ailleurs avec Rina, n'est pas en si bonne posture que ça du point de vue hydrique.
Alors eux, effectivement, ils ont des rivières et cetera et cetera, mais là, il y a une sécheresse cette énorme comme là en Turquie, comme c'est c'est toute la zone. Voilà. Et donc, les réservoirs sont à vides, il y avait déjà eu des cris d'alarme avant même que ne débute la guerre.
Donc effectivement, bah les Iraniens rentreraient là dans un jeu extrêmement dangereux. Mais pour conclure, si réellement ils font ça, bah la la position des états du golfe qui est strictement défensive devient impossible. C'est l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis qui sont les seuls qui ont un outil militaire h bon dont l'efficacité n'est pas euh des des des des extraordinaires mais qui existent néanmoins devraient quitter leur posture défensive et rentrer eux-mêmes dans le conflit parce qu'il changeraient pas grandchose.
Les Américains et les Israéliens n'ont pas besoin de renfort sur le plan militaire. Ils ont déjà la super mais c'est symboliquement important avec des c'est symboliquement important. Oui, il faut dire que les Américains, ils ont encore quelques autres outils qu'ils peuvent utiliser.
Par exemple, un outil qui ont il voulait pas utiliser pour l'instant, c'est tous les bateaux justement avec pétrole iranien qui partent vers la Chine. Oui. Donc là, bien sûr, les Américains, ils veulent pas entrer dans une face-àface avec la Chine, mais ça peut être un moyen, disons euh moi destructif qui est entré dans une guerre où on coupe les Ianiens d'électricité, ce qui va entraîner une catastrophe humanitaire par exemple.
Il y a aussi d'autres moyens financiers parce qu'il faut pas oublier que les gardiens de la révolution, ils ont encore beaucoup beaucoup d'argent et dans les banques les banques Emirati et d'autres banques euh de pays de golf puisqu'ils peuvent pas utiliser justement euh tous les banques européennes de du monde occidental. Là aussi pour l'instant ces robinets n'étaient pas coupés. Bon à voir, les Émirats ramassent des chaides sur la figure toute la journée et les Molas ont toujours leur leur application bancaire pour pour aller tirer de l'argent.
Et les gardiens de la révolution surtout parce les gardiens de la révolution parce que c'était eux les grands inter mérite d'être pointé. C'est vous dites pour l'instant pas de problème les gardiens de la révolution tirent fonction des virements bancaires. Ça me paraît quand même prenant si simple que ça.
C'est sûrement pas si simple que ça mais il y a pas les grandes sanctions comme on a euh en Europe où c'est complètement coupé. Il y a plus de relation normalement entre les banques européennes et les banques en Iran. Ça fait quelques années Emmanuel Verron sur cette guerre de l'eau que l'Iran est prête à déclencher avec les pays du golf qui se retrouvent en première ligne victime collatérale de l'ultimatum fixé par Donald Trump à l'Iran.
C'est c'est un levier supplémentaire dans cette logique asymétrique. C'estàd que on l'évoquait précédemment en fait les les moyens de l'Iran militaire j'entends et mais aussi d'ailleurs financiers puisque l'histoire de des flux financiers via via oui Dubaï sont un vrai sujet. Mais sur les moyens militaires, les Israéliens et les Américains on détruit beaucoup beaucoup de lanceurs, beaucoup de missiles et cetera.
Donc c'est c'est la question de qu'est-ce que régime iranien peut actionner comme levier pour impacter euh son adversaire à savoir Israël, à savoir les États-Unis et cetera, dont les donc les les sites industriels. Mais avant qu'on ait ces déclarations, il y a eu plusieurs il y a déjà eu pardon plusieurs vecteurs qui ont tapé ces sites industriels de dessement dans le golf notamment, me semble-t-il au Bahrain, faut regarder au au Kataroui et puis surtout au au Ké. C'estd que il y avait déjà ça dans la liste des options.
Ce qu'il a le message des Iraniens, c'est dire on va augmenter significativement la dose pour véritablement impliquer davantage les monarchies du golf dans les parties prenantes de d'un embrasement potentiel du Moyen-Orient. C'est ça le sujet. et donc de miser sur des industries qui vont impliquer des populations civiles, qui vont impliquer euh les activités économiques.
Donc bref, l'embrasement généralisé par levier, par secteur, par domaine qui va impliquer euh plus que Israël, euh États-Unis et Iran dans le conflit au Moyen-Orient. Je vous signale quand même la déclaration là il y a il y a il y a 1 heure du fils du dernier chat d'Iran qui est donc l'un de l'une des figure de l'opposition iranienne Rapala en en exil qui interpelle justement Donald Trump et et les Israéliens et qu'il et qui dit donc au président américain et à Netaniaou de prendre pour cible de continuer à prendre pour cible le régime et son appareil de répression. Oui, mais tout en épargnant les infrastructures civiles dont le pays aura besoin pour se reconstruire et et de ne pas faire souffrir la population la population civile.
C'est dire si cet ultimatum quand même de de Donald Trump euh va sur un un terrain où même les opposants qui soutiennent cette intervention américaine ont quand même de sérieux doutes. Rappelons en quoi consiste l'ultimatum du président américain. Donald Trump menace l'Iran de représaille si le Détroit d'Omous n'est pas rouvert à la circulation maritime d'ici 48h.
Autrement dit, si l'on compte, c'est d'ici demain soir. Écoutons, regardons les mots précisément de Donald Trump. Si l'Iran n'ouvre pas complètement sans menace le Détroit d'Ormous dans les 48 heur suivant cet instant précis, les États-Unis d'Amérique frapperont et détruiront ces différentes centrales électriques en commençant par la plus importante.
C'est un cran qui jusqu'ici il n'avait jamais franchi dans la menace. Vous qui connaissez bien les États-Unis, Magali, vous avez même suivi la campagne éctorale, je me souviens de Trump la dernière. Euh est-ce qu'il s'est mis dans une situation au fond dont il sait pas euh comment trouver la porte de sortie ?
On a on ça ça donne quand même un petit peu cette cette impression. On sent une frustration, une colère de de Donald Trump. Alors, sur cette question du D3 d'Ormous qui est en train de faire monter quand même le prix euh euh évidemment du pétrole à la à la pompe au aux États-Unis, euh il est on le sent frustré, exaspéré que d'autres pays euh notamment pays les pays européens ne viennent pas euh lui prêter euh lui prêter mains forte et maintenant on a l'impression qu'il fixe des ultimatumes mais sans peut-être avoir pris toute la portée parce que une fois qu'on fixe un ultimatum après il faut quand même agir.
C'est le principe en effet de la ligne rouge. Et bien justement, partons aux États-Unis retrouver Sonia Driante à la maison Blanche pour T fin LCI. Bonsoir Sonia.
Donald Trump donne donc 48 heures à l'Iran pour débloquer Hormous. Oui, parce que ce des trois d'Ormous est devenu un véritable cass-tê pour Donald Trump qui perd patience et donc met de nouveau la pression sur l'Iran avec cet ultimatum. Donald Trump qui avait pourtant déclaré vendredi soir que les États-Unis étaient proches d'atteindre leurs objectifs et qu'ils pensaient donc réduire leurs opérations militaires dans la région.
Alors, il y a peu de temps, son secrétaire au trésor a été interrogé sur la stratégie du président concernant la guerre en Iran. et Scott Besent a notamment déclaré parfois il faut qu'il y ait une escalade pour ensuite permettre une des escalades. C'est aussi parce que Donald Trump veut aller vite, il veut débloquer la situation et il est pressé par une partie de son opinion publique mais aussi par des conseillers euh de de que que pour que cette guerre ne dure pas trop longtemps.
On a notamment eu des informations ce weekend selon Axios que dans son administration certains avaient commencé à discuter d'éventuels pour parler de paix. Donald Trump lui a déclaré hier soir sur son réseau social Tru que les Iraniens voulaient un accord mais que lui n'en voulait pas. M.