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interviewEurope 1· 30 novembre 2025 8 min

Agression de Jordan Bardella dans le Tarn-et-Garonne : la campagne 2027 sera-t-elle violente ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Euh, on va avancer un petit peu. Doit-on craindre une campagne présidentielle violente à en croire ce qui s'est passé hier avec cette agression de Jordan Bardella lors d'une séance de dédicace à Moisac dans le Tarnaron. Un homme s'est brusquement jeté sur le président du RN lui cassant un œuf sur la tête.

Alors, il était déjà connu ce monsieur, 74 ans quand même. Bon, ancien agriculteur, il avait déjà agressé à l'époque Éric Zémour. Vous avez vu à 2 m à l'époque avec Éric Zemour à Moisac.

Donc euh il avait eu 500 € de d'amende avec surcis. Oui. Ah il les a pas payé.

Non 500. Donc autrement dit une tape sur les doigts et une invitation a recommencé. Ben ça tombe bien il a recommencé.

Ça dit beaucoup quand même. Mais bon là il je crois qu'il est encore en garde à vue ce soir me semble-t-il. Laurent Nunz a quand même condamné très fermement les faits.

Il parle d'agression en augmentation contre certains élus. Je vous propose d'écouter le le ministre de l'intérieur. Bien sûr je condamne très fermement cette agression.

C'est inacceptable. Nous sommes dans une démocratie. tout le monde doit pouvoir s'exprimer et ces actes qui sont des actes d'intimidation au dieu quel qu'en soient les motifs, c'est absolument inacceptable et ça dénote aussi un durcissement du climat politique hein évidemment hein.

Donc dans la semaine aussi monsieur Bardella avait euh reçu de la la farine et ça justifie évidemment encore plus les dispositifs de de protection que nous mettons autour de certains élus de certains de de leur déplacements. Monsieur Bardella fait partie de ses élus hein. Il y a toujours des dispositifs pour éviter que les manifestants ne viennent perturber notamment ces séances de dédicace.

C'était le cas hier à Moisac hein et c'est ce que nous faisons pour tous les élus quand il y a des menaces, des risques d'incidents et ou d'agression, nous sommes évidemment présents. On va continuer à l'être d'autant plus. Voilà.

Mais je condamne évidemment très fermement. C'est c'est inacceptable. Alors c'est c'est évidemment ces agressions, elles sont au niveau local aussi.

Souvent, on parle avec des maires qui qui disent eux-mêmes qu'ils sont à porté de baffe, mais moi je sais pas vous, mais je je crains beaucoup pour cette future campagne présidentielle quand on voit la teneur des échanges bon sur les réseaux sociaux où ça a jamais été très doux mais là c'est encore pire et il y a ce genre d'agression physique, on peut s'interroger quand même. C'estàd qu'effectivement on voit quand même un glissement. On n'est plus dans le débat politique, on n plus dans le combat politique, on est dans le conflit politique.

On voit que tout est prétexte à conflictualité. Alors là, ça a visé Jordan Bardella. Effectivement, les maires sont en première ligne.

On voit une montée des agressions et les maires d'ailleurs le disent que dans leur commune, ils ont de plus en plus de mal parce que on vient les voir pour tout et n'importe quoi, mais des personnes qui sont violentes, des personnes aussi qui respectent de moins en moins les règles. Et on voit que le lien est tellement distendu entre les Français et les politiques qu'il n'y a plus rien de sacré, qu'il n'y a plus rien d'entouchable. Alors certes euh certains politiques n'ont rien fait pour se rendre complètement aimable.

Non, mais je pense à Emmanuel Macron qui ne tire pas le son de de de cette fin de règne, si j'ose dire, puisque souvenez-vous des gilets jaunes en 2019, c'était quand même un avertissement. Il y avait déjà un divorce entre Emmanuel Macron et le peuple. Il y avait déjà un un un peuple qui disait "Mais mais nous on veut du concret, on veut boucler les fins de mois, on veut qu'on arrête de nous parler de la fin du monde." Et et et qu'est-ce qu'Emmanuel Macron a fait ?

Il a lâché 17 milliards et puis après c'est terminé et les Français vivent encore plus mal quand qu'en 2019. Donc les les Français se disent à quoi bon ? Alors là évidemment Jordan Bardella c'est autre chose parce que c'est un c'est un c'est un militant voilà qui qui a exprimé sa colère.

Moi, ce qui me choque le plus dans cette conflictualisation euh de ce qui arrive, c'est que euh l'agression de Jordan Bardella ne fait pas l'objet d'un consensus euh pour le défendre et dire que soit c'est inacceptable. Est-ce que vous avez entendu cette journaliste sur BFM TV ? Bah si on a le son Staliba à la régie, je vous propose de de l'écouter.

Nessrine Slaoui, journaliste et auteur du livre illégitime publié chez Fire. Écoutez ce qu'elle dit. Moi je pense qu'il faut distinguer dans ce genre de situation, c'est les violences individuelles qui sont très facilement condamnables.

Il y a la violence politique, c'est-à-dire que Jordan Bardella mène quand même dans le débat public, dans ses propositions médiatiques, dans son programme, une forme de violence politique envers une certaine partie à la population. Il est souvent, il a souvent des propos qui sont islamophobes, il a des propos qui sont très caricaturaux quand il parle d'immigration, quand il enfin il a un propos qui est aussi violent pour beaucoup de personnes en France. Ça ne justifie pas une violence physique.

C'est un homme qui fait des abag physique ne devrait jamais arriver. C'estàd qu'on devrait jamais arriver à jeter un uf. Mais c'est pour ça qu'il faut distinguer la violence physique individuelle et la violence politique qui elle aussi cible des millions de personnes.

C'està-dire je ne mets pas équivalent. Je dis juste que condamner les propos de Jordan Bardella, ça ne veut pas dire que ça justifie une violence physique. Ça dit juste que il est aussi lui-même vecteur d'une violence politique.

Oui. Donc justifier mais enfin quand même raison garder il faut raison il faut raison garder la violence politique. Si Jordan Bardella de lui il émanait quelque chose qui ressemble à la violence politique, il y aurait pas 11 millions de gens qui auraient voté pour le rassemblement national aux dernières élections. justifie pas mais de mais en fait elle décréabilise oui elle décrédibilise Jordan Bardella pour pour mieux lui taper dessus.

Non mais ce qui est insupportable c'est que il y a des responsables de cette violence politique. D'abord en effet il y a ce monsieur qui frappe qui agresspe avec un œuf. Ça c'est lui évidemment le responsable.

Et ensuite, il y a tous ceux qui arment idéologiquement ce monsieur qui lui permettent de passer à l'acte. Quand on a une journaliste qui vous qui excuse, qui moralise la violence, bah oui, finalement elle légitime et elle excuse quand vous avez ce qu'on fait souvent du côté des filles, bien sûr, mais j'allais y venir. Quand vous avez la France insoumise qui menace d'envoyer les préfets en prison, ça c'est Jean-Luc Malanchant.

Quand vous avez Antoine Léoman qui dit qu'il va attraper les riches par les cheveux, ça aussi c'est de la violence politique et il y a aucune réaction. Donc il y a un silence politique qui est affligeant et pour Jordan Bardella, je trouve que le plus grave c'est ce qui s'est passé dans les médias et particulièrement dans l'audiovisuel public il y a quelques semaines quand il Jordan Bardella a été comparé vous savez à l'effet von Papen qui ça avait beaucoup fait parler notamment sur France 5 c'est-à-dire que en gros Jordan Bardella est comparé à Hitler bah évidemment que quand vous compez Jordan Bardella à un mal absolu à une menace existentielle à un danger qu'il faudrait arrêter et ben il y a toujours des esservelés pour vous dire que pour lutter contre ce mal absolu, pour sauver la démocratie, pour protéger les Français, et ben oui, tout est possible, tout est faisable, tout est réalisable de leur politique aujourd'hui donc en réalité il y a des responsables de cette violence politique. Donc celui qui frappe n'est pas le seul responsable.

Il y a tous ceux qui arment idéologiquement, qui arment intellectuellement et qui et ceux qui trouvent ça normal parce que on a entendu depuis depuis 24 heures, c'est qu'un œuf, c'est qu'une petite agression. Mais oui, mais en fait Charlie Kirk, c'était pareil, hein. Charlie Kirk avant euh que les balles euh viennent dans sa gorge euh il y avait une ironie.

Oh ben, c'est pas grave, il est menacé dans les campus, c'est pas très grave. Bah oui, mais en fait euh parfois tout cela mène à des drames. Mais mais regardez même à l'Assemblée nationale, hein, euh on en a on l'avait beaucoup commenté à la dernière législatie, les membres du FM, enfin, excusez-moi, LFI euh quand même qui ont bordélisé, pardonnez-moi le le mot, l'Assemblée nationale.

On avait jamais vu ça avant. Vern Jack non tout à fait on avait jamais vu ça avant et ça ça montre aussi quand même une perte de civilité au sein des parlementaires. Mais ils instrumentalise la violence c'est ça qui est extrêmement mortifère c'est qu'il y a une violence qui est instrumentalisée pour à des fins électorales.

Il rêvent du grand soir, il rêve de la révolution. Il rêvent pas de de de faire en sorte que la démocratie se porte mieux et la violence appelle toujours la violence. Donc effectivement Jul Tor a bien raison de signaler que non ce n'est pas qu'un œuf qui est lancé.

La prochaine fois, ça peut être autre chose. Quel que soit quel que soit l'homme politique d'ailleurs. Non, mais et d'ailleurs c'est c'est ce qui est très troublant euh c'est quand même ce silence politique qui qui devrait quand même nous interpeller tous, c'est que il faudrait qu'il y ait des réactions partout.

Mais moi, je me souviens, vous parliez tout à l'heure d'Emmanuel Macron quand il avait été giflé, c'était absolument scandaleux. Il fallait dire que c'était absolument scandaleux. Il fallait que tout le monde le dise pour c'est la même chose.

Et si c'était Jean-Luc Mélenchon et ben ce serait la même chose. On n pas à agresser des élus surtout selon leur critères politiques. Il y a pas moins d'humanité d'un côté ou de l'autre et ça tombe sous le sens.

Merci beaucoup Jules.

Agression de Jordan Bardella dans le Tarn-et-Garonne : la campagne 2027 sera-t-elle violente ? — Jordan Bardella · Pourquijevote