Le livre : une économie fragile en mutation ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
commission ce matin qui est un point important à savoir la table ronde consacrée au livre et à son économie avec madame Florence Filbert qui est directrice générale des des médias et des industries culturelles au ministère de la culture madame Réginechon donc présidente du centre national du livre qu'on a l'habitude de d'accueillir et et de recevoir ici monsieur Christophe Hardi président de la société des des gens de lettrre Monsieur Guillaume Muson, délégué général du syndicat de la librairie française et enfin monsieur Vincent Montagne, président du syndicat national de de l'édition. Nous sommes heureux de vous accueillir tous les cinq. Alors que le festival du livre de Paris ouvrira ses portes vendredi matin, la situation du secteur du livre est aujourd'hui fortement affecté par plusieurs phénomènes.
Je pense en particulier à celui de la baisse de la lecture. Dans le baromètre IPSO sur lequel vous reviendrez probablement de la lecture 2025 commandée par le CNL. On observait un véritable décrochage.
Ainsi, seul 45 % des Français déclaraient lire quotidiennement sous format numérique ou papier, soit le chiffre le plus bas depuis 10 ans. Les moins de 25 ans avaient gagné 53 minutes, je sais pas si on peut dire gagner d'ailleurs, mais enfin passait 53 minutes de temps de plus sur leur écran en 2 ans, soit plus de 5h par jour et perdu 13 minutes de lecture, 28 minutes seulement par jour. Mais ce sont les 50 64 ans qui connaissent le décrochage le plus fort avec une baisse de lecture quotidienne de 15 points par rapport à la précédente étude de 2023.
Ce phénomène assez massif ne peut être compensé par l'indéniable diversification des des pratiques de lecture avec une utilisation croissante des écrans en particulier ceux des smartphones que nous avons tous devant nous. la pratique à grande échelle de la recommandation entre pères sur les réseaux sociaux ou encore l'émergence de tout un secteur de littérature de de romance qui génère des ventes impressionnantes. Par ailleurs, l'explosion de l'intelligence artificielle générative pose un autre problème existentiel à la création et à l'édition.
Une floraison de livres réalisée par LIA, parfois sortie de de notes et de commentaires aussi élogieux que douteux pollue les grandes plateformes. Parallèlement, le le moissonnage par les fournisseurs d'IA des des ouvrages déjà publiés pose de manière aigue la question des revenus des ayant droits. À cet égard, nous espérons que la proposition de loi de nos trois collègues euh Lord Arcos, Sagier Séverren et Pierre Ouzeya sur la présomption d'utilisation des contenus protégés par l'IA, adopté par le Sénat à l'unanimité mercredi dernier, sera inscrite prochainement à l'ordre du jour de de l'Assemblée nationale afin d'inciter les acteurs de l'intelligence artificielle à adopter des pratiques plus vertueuses de partage de la valeur. ces deux phénomènes aux effets massifs.
Plusieurs autres sujets pourront être abordés ce matin afin de compléter le tableau d'une filière fragile qu'il nous faut continuer bien entendu à soutenir. Je pense en particulier à la à la poursuite du mouvement de concentration dans l'édition ou encore à l'expansion continue des ventes de livres d'occasion qui dépasse désormais les les 10 % des ventes totales et constitue donc une concurrence sérieuse pour le livre 9 posant la question d'une éventuelle contribution financière bénéficiant aux acteurs situés en amont. Nous pourrons faire le point sur les dispositifs envisageables dans dans ce domaine.
Au bout de la chaîne, les difficultés économiques rencontré par les libraires, les librairies indépendantes constituent un autre sujet de préoccupation importante. Le regain intervenu pendant la crise sanitaire étant désormais malheureusement loin derrière nous. Bien entendu, le cadre législatif et réglementaire du secteur du livre a une importance cruciale pour assurer la pérennité de l'ensemble de l'économie du livre. qu'il s'agisse du livre d'occasion que j'ai déjà évoqué du tarif minimal de la vente en correspondance de la question du partage de la valeur entre auteur et éditeur ou des enjeux écologiques.
Madame Pilbert pourra en ouverture présenter les évolutions en cours sur ce sujet. Je vais vous laisser à présent la parole chacun pour un propos liminaire de quelques minutes et puis après évidemment nous échangerons de manière très libre avec toutes celles et tous ceux qui souhaitent prendre la parole. Et avant de vous donner la parole madame la directrice, je vous précise à tous que cette table ronde est retransmise sur le site du Sénor.
Madame la directrice, merci beaucoup monsieur le président. Mesdames et messieurs, les sénatrices et les sénateurs, merci euh de me donner l'occasion de de m'exprimer devant vous aujourd'hui. Pour commencer, peut-être un un rapide rappel rôle du ministère de la culture pour ce qui est du champ, du livre et de la lecture.
Euh le ministère a deux missions fondamentales. La première, c'est de favoriser la diversité de la création éditoriale en veillant à l'équilibre des différents acteurs qui y concourent. Et la deuxième, c'est de favoriser le développement de la lecture en complément du rôle premier de l'éducation nationale et des collectivités territoriales.
Pour assurer ces missions, le ministère peut s'appuyer sur une quarantaine d'agents affectés au service du livre et de la lecture de la DGémic, mais également sur les Drac, les directions régionales des affaires culturelles et bien sûr sur les grands opérateurs qui concourent à cette politique, la Bibliothèque nationale de France, la bibliothèque publique d'information et bien sûr le centre national du livre. Euh nous utilisons trois leviers pour ce qui est cette de cette politique du livre. Le premier c'est évidemment la réglementation.
Nous préparons des textes législatifs et réglementaires et nous contribuons aux travaux communautaires. Le deuxième levier, ce sont les aides publiques qui sont attribuées soit directement par l'administration centrale, soit opéré par le Centre National Livre et les Draqus aux acteurs économiques. De ce point de vue, les budgets votés en loi de finance étant fortement contraints, les crédits d'intervention à la fois en faveur des Dracus et du CNL sont en force sont en forte baisse et je pourrais détailler si vous le souhaitez.
Euh le troisème levier, c'est l'expertise et la DGMIC éclaire l'activité du secteur par la publication d'études et de données statistique national. Euh peut-être brièvement euh je voudrais vous partager le regard que porte la DGMIC sur la conjoncture du secteur du livre. Euh la vente de livre neuf au particulier a de nouveau reculé en 2025 - 1,5 % confirmant une tendance de long terme hors période du Covid.
Donc c'est un problème de fond euh pour tous les acteurs du livre car en parallèle les coûts euh de structure de augmente de salair, d'énergie, de loyer et euh il s'explique sans doute en partie par le recul euh des pratiques de lecture qui appelle une mobilisation de grande envergure pour la contrecarrée comme vous l'avez rappelé monsieur le président. Euh sur les achats de livres d'occasion qui nous occupent, on voit une progression lente. Il passe de 8 à 9 % du marché total en valeur.
Donc le ministère ne fait pas nécessairement le lien entre de cause à effet entre la baisse du neuf et la hausse de l'occasion. Pour autant, les achats d'occasion n'apportent aucune rémunération au aux acteurs de la création et donc nous partageons et comprenons les les préoccupations des acteurs. Les librairies enfin euh ne bénéficient pas particulièrement de l'essort de l'occasion puisque ce marché est capté par les sites de vente au particuliers, le Boncoin Vined ou à des détaillants comme Momox.
Euh les librairies doivent faire face à cette forte concurrence. Le syndical de la librairie française euh alerte d'ailleurs sur les conséquences de de l'effet ciseau qui frappe ces ces librairies et elles ont besoin de retrouver un minimum de de rentabilité car leur marges de manœuvre internes sont quasiment épuisées. Sur la base de ces constats, peut-être vous éclairer rapidement sur trois dossiers d'actualité euh sur lequel nous nous travaillons.
Et puis nous travaillons évidemment en complément avec le CNL. Donc je pense que la présidence du CNL complétera notamment sur sur ces travaux. Rapidement donc premier sujet, les états généraux de la lecture pour la jeunesse.
Euh donc les pratiques de lecture déclinent depuis 50 ans mais de manière plus accélérée depuis 20 ans chez tous les Français notamment chez les jeunes en raison de la concurrence d'autres loisirs et la présence toujours plus forte des écrans. Et donc ça c'est un des travaux aussi qui se tiennent particulièrement à cœur au gouvernement mais aussi à votre assemblée et les travaux en cours sont importants sur sur l'accès des des mineurs à ces écrans. En 2025, donc les ministères de la culture et de l'éducation nationale ont lancé des travaux des États généraux de la lecture pour la jeunesse qui ont rencontré un succès assez inédit avec 30000 réponses d'adultes, 6000 jeunes entendus, 600 professionnels rencontrés et donc cette consultation a abouti à plusieurs conclusions concernant la lecture, le besoin de valoriser la littérature jeunesse comme un vrai domaine de création, la nécessité de former tous les acteurs professionnels du temps de l'enfance ou encore l'idée d'un parcours de lecteur de 0 à 18 ans qui combine le temps scolaire et le temps hors scolaire et et nous avons des travaux en cours avec le le CNL sur ces sujets.
Le deuxième grand dossier, c'est la bonne application de la loi du 30 décembre 2021, dite loi Darcos sur les frais de de livraison. Euh cette loi impose donc un tarif minimum pour le la livraison de livres afin de protéger la diversité des détaillants. Vous savez que Amazon contourne cette règle en proposant des retraits gratuits via des casiers automatiques et cette société a par ailleurs déposé un recours devant le Conseil d'État en avril 2023 afin de contester l'arrêté visant ce tarif minimum.
Donc après euh de de de longs questionnements jurisprudentiels notamment à la CJUE, il appartient désormais au Conseil d'État d'apprécier si la mesure de tarification minimale est de nature à garantir effectivement l'objectif de diversité culturelle et si elle est nécessaire et proportionnée à cette fin. Donc la DGMI est bien sûr mobilisée sur ce contentieux et d'ailleurs l'audience euh au Conseil d'État a lieu cet après-midi à 14h. Nous avons par ailleurs produit à destination du Parlement un rapport sur les effets euh de cette mesure.
Il est démontré que la loi a permis de rétablir une concurrence plus équitable sans nuire aux ventes. 3è sujet, nous poursuivons les travaux engagés en 2024 avec mes le les secteurs professionnels qui sont à mes côtés sur le livre d'occasion. L'étude conduite par la DGémic et la Sofia sur le marché du livre d'occasion observer une croissance de ce dernier en en progression lente depuis les années 2010. euh évidemment porté par le développement du commerce en ligne.
Euh donc vous savez que les auteurs et les éditeurs ne perçoivent aucune rémunération sur ses vente, ce qui suscite une attente forte de régulation. Donc après l'étude de plusieurs pistes de solution au niveau national euh qui n'ont pas prospéré à ce stade et un avis du Conseil d'État qui a été remis en juin 2025 sur la forme de compensation d'un droit d'auteur sur le modèle du droit de suite. Le ministère considère aujourd'hui que le sujet doit être porté au niveau européen et donc des contacts à la fois professionnels et institutionnels avec les autres Étatsmembres de l'Union européenne mais également la Commission européenne sont désormais engagés en ce sens.
Voilà, donc je ne vais pas citer l'ensemble des travaux et puis je ne veux pas être trop longue, mais voilà, il nous semble que une des premières priorités, vous l'avez dit monsieur le président, c'est de donner un nouvel élan au soutien des pratiques de lecture des Français et en particulier celle des jeunes. Et donc, je passe la parole à Régina de Chandau. Je pense que c'est une transition pour ce qu'elle va vous dire.
Je vous remercie. Merci. Merci monsieur le président.
Merci cher Florence. Bonjour mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs. Je vais vous rappeler en deux mots l'émission du Centre National du livre.
Euh les chiffres clés du Centre National du livre, c'est que nous sommes organisés autour de 25 commissions. Des commissions qui traitent à la fois des problématiques de soutien à la création par le biais des auteurs, du soutien aux auteurs, des bourses d'auteurs et des éditeurs, soutien aux librairies et le soutien aux structures telles que les bibliothèques ou organisation de manifestations littéraires pour des projets spécifiques. Le Centre national du livre en 2025 a réparti, million d'euros, 4,8 pour les auteurs et traducteurs, 5 pour les éditeurs, 5,3 pour la librairie, euh 3,4 pour le développement de la lecture et enfin 2,7 pour les manifestations littéraires et les maisons dont l'activité quotidienne est entièrement dédiée à la littérature.
Euh comme vous le voyez, il y a un équilibre assez important entre le soutien apporté aux auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires. Même si ces derniers temps nous avons légèrement augmenté l'enveloppe dédiée aux librairies qui sont Florence Philiber là l'a dit à un sujet de préoccupation et d'inquiétude particulièrement en en 2025 et de manière urgente je pense que des mesures devront être prises et les librairies sont fragilisées à la fois parce que leurs coûts fixes ont augmenté beaucoup plus que n'ont augmenté leur chiffre d'affaires parce qu'elles se retrouvent confronté à des difficultés de recrutement compte tenu de la faible rémunération des libraires qui est du SMIC ou de 200 € de plus que le SMIC après 5 ans d'activité. Donc une très faible progression du niveau de rémunération pour des compétences et un travail qui réclame beaucoup de doité et de savoir-faire.
Et enfin, elles sont grandement menacées par le commerce en ligne qui se développe et qui en plus essae sans aucun scrupule de détourner la loi qui avait été euh inventée pour protéger euh ces commerces de proximité auquels je crois vous êtes tous très attachés. Vous avez on a parlé de concentration, je dirais pour l'illustrer euh peut-être parce que parfois les chiffres sont très parlant euh le dans la liste des 10 meilleurs titres euh des 10 plus grosses ventes de titres en 2025, six femmes de ménage figure, on a rien contre la femme de ménage mais c'est vous dire à quel à quel point la concentration est énorme. 10 titres d'une même autrice sur les 10 meilleures ventes.
Ce qui laisse, comme vous pouvez l'imaginer, une beaucoup plus grande difficulté pour rendre visible les livres d'auteurs moins connus et d'éditeurs et d'éditeurs dont les circuits de diffusion sont plus fragiles et plus indépendants. Alors enfin, je pense qu'il est important de rajouter aussi pardon sur le on pas on n pas évoqué le pass culture que la la manière dont le pas culture a été détricoté au moment même où il trouvait son envol a particulièrement affecté les librairies puisque sur les 16 ans dans notre dernière étude sur les jeunes et la lecture nous avons posé des questions aux jeunes sur leurs relations au passulture. 92 % des 16 ans étaient connaissaient très bien le pass culture. 80 % d'entre eux l'avaient téléchargé et 74 % de ces 80 % qui avaient téléchargé l'application avaient acheté des livres.
Ce qui d'ailleurs a pu faire dire aux libraires dans leur grande majorité qu'ils ont vu arriver des hordes de jeunes qui n'avaient jamais mis un pied dans la librairie. Donc je dis pas que le Basculture était forcément parfait, mais en tous les cas pour le livre, il a été un véritable soutien et il a fragilisé d'autant plus l'économie fragile de des librairies indépendantes puisque pour certaines librairies le pass culture représente représenté entre 4 et 8 % de leur chiffre d'affaires annuel. Euh je voudrais enfin en venir à notre dernière étude sur les jeunes et la lecture qui est sortie hier et dont vous pouvez trouver sur le site du Centre National du livre la totalité des des résultats.
Donc cette étude témoigne à la fois d'un ralentissement de la chute. on pourrait a priori se réjouir puisque euh de 19 minutes de lecture par jour en moyenne pour les 7 19 ans, nous sommes passés à 18 minutes. Donc nous n'avons perdu que une minute.
C'est néanmoins 30 minutes par mois. Donc ça ça laisse beaucoup de d'espace pour découvrir la littérature, mais au fond euh le diable est dans les détails. Et quand on regarde les chiffres dans le détail et qu'on ne s'arrête pas juste à cette minute perdue, euh la situation est assez préoccupante et ce pour trois raisons.
Les 7 9 ans baissent beaucoup. Donc là, on peut considérer euh que pour 56 % d'entre eux, ils fréquentent déjà à à raison d'une heure par jour les réseaux sociaux. Euh entre 7 et 9 ans, on peut s'interroger sur ce qu'ils y font, mais c'est comme ça.
Mais surtout, on peut considérer qu'àtre 7 et 9 ans, ils sont pas totalement responsables de leur pratique de loisirs et que donc il y a là de toute évidence une perte de la place du livre dans le foyer et comme objet de vigilance et d'attention de la part des parents ou de ceux qui s'occupent de ces enfants de 7 et 9 à 9 ans. Le trème sujet de préoccupation, c'est que les filles désormais chutent grandement. Donc elles sont en train de rattraper les garçons, ce qui n'est pas bon signe.
Ça l' jamais dans la vie, mais en l'occurrence ça l' particulièrement pas pour la lecture puisque les je plaisanter euh puisque les grands les grands lecteurs sont des lectrices et ça c'est historique. Euh ça a toujours été le cas et d'ailleurs de manière générale pour l'ensemble des pratiques culturelles. Euh c'est plutôt la femme qui est décisionnaire dans le foyer.
Mais là, désormais, les jeunes filles qui restaient encore des lectrices et qui dépassaient presque de la moitié de plus le temps de lecture des garçons sont en train de rejoindre les garçons. Et 3è sujet de préoccupation euh les euh et voilà que je l'oublieadolescence. Non, parce que ça ça l'était déjà.
Je suis vraiment désolée. Je je euh ça va revenir, ça va revenir. Si si si, ça y est.
Euh excusez-moi euh les il y avait un grand écart dans les pratiques vis-à-vis de la lecture entre les CSP- et les CSP+ et désormais les SP+ enregistrent une chute importante. Je vais vous donner quelques chiffres même si je veux pas vous assommer de chiffres parce que l'étude en est pleine. Les filles perdent perdent 17 minutes de lecture par semaine en 2 ans.
Euh les 7 12 ans 28 minutes par semaine et les CSP+ 26 minutes par semaine. Et donc l'écart entre les CSP- CSP+ se réduit considérablement ce qui ce qui prouve que désormais plus aucune strate de la société ne résiste à tous les facteurs qui détournent de la lecture. Et bien sûr, c'est une problématique qui est multifactorielle mais on sait que le temps passé sur les écrans est un des éléments majeurs de décrochage de la lecture. d'abord par le temps qu'occupe le temps passé sur les écrans, un chiffre, les 16 19 ans, c'est plus de 5 he par jour, 35 heures par semaine contre 10 minutes de lecture par jour.
Euh donc euh ces 35 he de temps passé sur les écrans contre 60 minutes passé à lire. Bien sûr, on pose la question lorsqu'on interroge sur les écrans du temps passé à faire autre chose que lire parce qu'on n'est pas du tout contre la lecture numérique même si certains ont envie de nous faire passer nous faire passer pour des dinosaures qui refusont la qui refusont les progrès de la tech. Ça n'est pas du tout le cas. on se réjouirait que les jeunes se soient saisis du livre numérique pour le dévorer.
C'est pas du tout un problème. Donc nous sommes inquiets de voir que ce temps est dévoré par les écrans, mais que les écrans donnent aussi un autre rapport au temps. Donc là, c'est la seconde la second le second sujet d'inquiétude qui est un temps qui se raccourcit, dont on souhaite que le plaisir soit immédiat, ce qui est le cas avec les réseaux sociaux, même si on a oublié au bout d'un quart d'heure ce qu'on a regardé.
La satisfaction est immédiate médiate alors que par essence euh la lecture euh est un loisir voir un art qui se développe sur le temps long euh et qui ne donne pas du plaisir de manière immédiate. Le plaisir vient après un petit effort, un effort de concentration, de mémorisation et d'apprentissage de la langue sur le plan syntaxique et du vocabulaire. un autre sujet d'inquiétude sur les la relation des jeunes à la lecture et vous me dites si vous voulez que j'en reste là.
Euh la l'attention est de plus en plus fragmentée. 41 % des 7 19 ans font autre chose pendant qu'ils lisent. 67 % des 16 ans.
Donc on peut imaginer la difficulté non seulement de se concentrer, mais aussi de se laisser emporter, si je puis dire, par l'imaginaire d'un auteur lorsque notre lecture qui est déjà très courte est entrecoupée toutes les 3 secondes d'une vidéo YouTube, d'une réponse sur les réseaux sociaux puisque ce sont essentiellement les deux pratiques qui sont le plus développé par ces jeunes de 7 à 19 ans qu'on a beaucoup interrogé sur leur relation. aux réseaux sociaux. Euh voilà, je voudrais peut-être juste euh vous dire que euh 64 60 % des 7 19 ans achètent leur livre en ligne, ce qui est aussi un sujet de préoccupation pour l'avenir de la relation à la librairie comme commerce physique et 27 % des donc pardon plus de 30 % des jeunes et en particulier presque 50 % des 16 19 ans expriment des difficultés de compréhension lorsqu'ils lisent et donc plus ils vieillissent, moins ils comprennent bien ce qu'ils lisent, certainement compte tenu d'une plus grande exigence de ce qui leur est offert en littérature mais aussi à cause d'une difficulté de à la fois lire et comprendre ce qu'ils lisent.
Voilà, j'en ai fini. Je pourrais revenir sur des détails si vous le souhaitez. Merci monsieur Hardy, président de la société des gens.
Monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, je vous remercie pour cette invitation. Euh dans le paysage bouleversé qui vient d'être évoqué, je voudrais porter la parole les inquiétudes et les espérances de ceux qui forment le premier maillon de la chaîne du livre, les auteurs. Je vais essayer d'écrire pour vous rapidement ce à quoi nous faisons face nous auteurs du livre lorsque nous publions une œuvre nouvelle.
Il y a d'abord devant nous l'énormité de la production, beaucoup de livres, une offre plétorique de nouveautés et qui se renouvelle à un rythme de plus en plus rapide. Cela répond sans doute à un triple objectif : chercher à atteindre le lecteur, créer un flux massif d'objets sans doute pour maximiser les chances de succès et occuper de l'espace en librairie. Pour une majorité d'auteurs, la conséquence est impitoyable.
Beaucoup d'ouvrages à peine sortis sont aussitôt condamnés. La plupart des nouveautés disposant d'un lapse de temps court pour s'imposer Naguère quelques mois, aujourd'hui quelques semaines. Et je tiens tout de suite à insister sur le fait qu'il ne faut pas confondre cette énormitél, cette surproduction, ce trop de livres avec la diversité éditoriale où on est toujours du côté il y en a jamais assez.
D'ailleurs, l'évolution l'édition évolue de plus en plus. On vient, on l'a évoqué avec les les succès de le du de la servante de la la femme de ménage pardon. L'édition évolue de plus en plus vers la baisscellorisation parallèlement à une tendance à la concentration des grands groupes.
Et une des conséquences de ce remodelage du paysage est la quasi disparition des titres qui n'agère occupaient une place centrale entre le bestseller et l'ouvrage de niche très confidentielle. ces titres qu'on appelait du milieu et qui bénéficiait d'une mise en place satisfaisante et trouvait un lectorat substantiel. À cela s'ajoute le développement récent, il a été évoqué, du marché du livre d'occasion.
Ce marché représenté en 2002, en 2022 en quantité 1/5e du marché du livre. Aujourd'hui, il en représente très probablement, on le saura bientôt, la moitié toujours confondu, toujours confondu en quantité, non pas en valeur. Trois choses à rappeler sur ce marché.
Son dynamisme glouton repose sur les plateformes de revente. Deuxième chose, il ne génère aucun droit d'auteur. Et enfin, le livre d'occasion est disponible dès que le livre 9 sort.
C'est-à-dire que l'offre de livre neuf, elle est elle est tout de suite conjointe avec l'offre du livre d'occasion sur les plateformes. Cette irruption écrasante d'acteurs économiques, les plateformes qui cannibalisent le marché du livre sans contribuer à l'économie de la création pose évidemment problème. Surproduction, baisse célorisation, centralité de la nouveauté, rotation ultra rapide des nouveautés, irruption du livre d'occasion dès la mise en place de la nouveauté.
Tout cela réduit les chances pour un auteur d'être correctement rémunéré sur l'exploitation d'un ouvrage. On touche là à la question toujours en suspend d'une rémunération plus équitable pour l'auteur et d'un meilleur partage de la valeur. Question qui parce qu'elle n'a pas trouvé de réponses satisfaisantes maintient depuis trop longtemps mais aujourd'hui encore plus qu'hier la grande majorité des auteurs dans une fragilité économique de moins en moins tenable et de moins en moins justifiable.
Deux facteurs aggravants viennent assombrir le tableau et menacer non seulement les auteurs mais l'ensemble de la chaîne du livre. On en a parlé l'érosion de la lecture et l'éruption de liag générative. Régieondo a évoqué en détail les constats récents concernant la lecture notamment chez les jeunes lecteurs adolescents et adultes.
On accepte moins souvent qu'hier de prêter librement et longuement son attention à la lecture de livres. Et moins de lecteurs, cela veut dire trivialement pour nous moins d'acheteurs de livres. Enfin, il y a l'éruption de l'IA générative avec sa double promesse.
Nous épargner l'effort de lire, d'écrire et de penser par nous-mêmes et pouvoir combler à toute vitesse et dans des quantités phénoménales notre fin de récit apparemment inédit mais construit à partir d'ingrédients déjà éprouvés qui seront de plus en plus habilement réutilisés. D'où cette perspective de voir tôt ou tard une production machinique, une une production éditoriale déjà surabondante noyé sous un flot de production machinique venant concurrencer et peut-être même supplanter dans l'esprit du lecteur consommateur ce qui était contenu dans cet écrin magnifique qu'on appelle un livre œuvre de l'esprit fruit d'une singularité humaine expression d'une personnalité unique dans cet écosystème d'une grande fragilité où la précarité économique des auteurs documentés depuis longtemps devient plus massive, plus visible et plus inacceptable. Il y a évidemment des choses à faire valoir.
Premièrement, faire valoir l'idée qu'un livre est un bien précieux, un bien désirable et un bienfaisant et que celui qui l'écrit parce qu'il enrichit de ses créations la chaîne du livre mérite d'être concrètement soutenu. Deuxième chose que nos propositions pour un meilleur partage de la valeur doivent être discuté, testé, pérennis. Troisème chose, que le marché de l'occasion puisse contribuer activement à l'économie de la création.
Je pense qu'on y reviendra. Et que enfin que la diversité éditoriale soit pleinement soutenue, notamment en limitant les effets de la concentration ou en faisant évoluer le droit. Et notamment, on peut imaginer quelque chose s'apparentant à ce qui existe pour les journalistes, la clause de conscience.
Il y a quelque chose quelque chose à inventer de ce côté-là. Enfin, il faut faire valoir le principe qu'un livre œuvre de l'esprit et qu'un texte produit machine, ce n'est pas du tout la même chose. On a la deux objets qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre et il ne suffit pas d'un label création humaine à poser sur une couverture pour que ce principe soit reconnu par nous tous, auteurs, éditeurs, libraire, lecteur, citoyens.
Je vous remercie. Monsieur Husson, délégué général du syndicat de la librairie française. Merci monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs.
Euh un petit mot sur le syndicat de la librairie française qui est le syndicat qui qui représente les 3300 à peu près commerces spécialisés dans la vente de livres qu'on appelle qu'on appelle l'arri. La France a la chance de disposer sans doute du réseau euh de Libarie le plus euh le plus dense au monde. Euh et c'est un atout bien évidemment euh qu'il faut euh qu'il faut conserver.
Euh nous partageons les inquiétudes euh sur la situation économique qui ont été euh qui ont été mentionnées. Euh les Libaries ont terminé en moyenne sur la base de notre observatoire qui nous remonte des données quotidiennes en petite baisse en 2000 en 2025. Mais cette baisse s'accentue euh fortement depuis le début de l'année 2026.
Euh on est à peu près à - 5-6 % depuis depuis le mois de janvier et on constate que 1/3 de ces libes ont des baisses depuis le début de l'année supérieure à supérieur à 10 %. Euh c'est dû à la à la baisse de la lecture sur laquelle je ne je ne reviendrai pas ou peu. C'est dû aussi au contexte politique, économique et même écologique puisque les incertitudes politiques nationales bien sûr les tensions géopolitiques, les difficultés économiques, les problèmes de de pouvoir d'achat et même l'angoisse chez certains face aux enjeux climatiques provoque qu'une atonie de la consommation qui n'épargne pas le secteur culturel ni le secteur le secteur du livre.
Pour aller rapidement du plus du plus général au plus particulier, je commencerai par l'intelligence artificielle euh sur lesquels nous distinguons quatre quatre enjeux. Le premier qui peut être une opportunité dans la mesure où l'intelligence artificielle peut peut amener à une amélioration des process et dans la filière du livre et en librarie pour améliorer la productivité. Les autres enjeux nous inquiètent davantage.
Bien sûr, le pillage des œuvres pour nourrir l'intelligence artificielle et l'absence de compensation en faveur des en faveur des ayants droits. Le remplacement total ou partiel en cours de certaines professions par l'intelligence artificielle en commençant par les traducteurs et par les et par les correcteurs. Et l'enjeu en matière de création qui a été souligné par Christophe Hardi.
Et bien évidemment, il faut défendre la dimension humaine. Il faut bien avoir en tête que les auteurs, les éditeurs, les libraires sont aujourd'hui des acteurs de la confiance et que c'est absolument essentiel. Si les si les grandes marques éditoriales perdent la confiance des lecteurs, si les libes perdent la confiance des lecteurs, le marché s'écroulera encore davantage.
Et notre crainte, c'est que dans les 5 10 ans à venir, on est en quelque sorte deux économies du livre parallèle, une économie du livre de flux. euh porté notamment par Amazon qui est un logisticien, un logisticien physique mais aussi un logisticien numérique. Et demain sur Amazon, enfin il y a déjà aujourd'hui des centaines de milliers de faux livres sur Amazon.
Demain, il y en aura des millions et donc il y aura une sorte de flux qui risque de de de se de se déverser sur le sur le marché. Donc ça d'une part et d'autre part des des acteurs, des autrices, des auteurs, des éditrices, des éditeurs, des libraires qui continueront de de de défendre un travail de de curation, de de sélection, de mise en valeur, mais qui sera sans doute de plus en plus attaqué et de plus en plus difficile. Euh deuxème enjeu important, euh l'écologie.
Euh je vais pas rentrer dans les détails, mais nous nous considérons dans cette période où l'écologie est moins sur le devant de la scène que la filière devrait en profiter pour prendre des initiatives communes, mener des expérimentations. Chaque profession fait ce qu'elle peut à son niveau, mais c'est un enjeu de de filière et nous nous appelons la filière à se mobiliser davantage sans attendre que euh demain de nouvelles législations françaises ou européennes qui n'auront pas tenu compte des spécificités de la filière nous tombe dessus. La lecture de livre Florence Filbert et et surtout Rinal Chand en ont beaucoup parlé.
Je voudrais rajouter deux points. Ce qui nous remonte vraiment de la part des libraires, c'est une baisse de la curiosité même chez les grands lecteurs. Les grands lecteurs poussent la porte de la librarie, ils flanent de moins en moins.
Ils vont vers le titre qu'ils cherchent, ils le prennent, ils passent à la caisse, ils s'en vont. Voilà. Donc tout le travail de de de mise en scène, de mise en valeur, de de découverte euh que les libraires mène euh trouve moins d'écho auprès de ces de ces lecteurs.
Et puis on a beaucoup parlé de des pratiques de lecture chez les jeunes. Je voudrais juste poser quelques points de de vigilance sur le niveau de lecture des jeunes parents puisque les jeunes parents sont les jeunes que l'on étudiait il y a 10 ou 15 ans. que il y a sans doute une baisse de la lecture et donc de la prescription de livres lu au chevé de ses enfants le soir.
Et puis euh pardon de le dire ici, ça choquera peut-être certains, mais je pense aussi la baisse de la lecture et du niveau de lecture chez les enseignants euh qui là aussi sont évidemment des des moteurs de la des moteurs de la prescription. Et tout ça est tout ça est évidemment lié sur la sur la politique publique. Je rappelle que les crédits du ministère de la culture pour le livre dans le cadre de la dernière loi de finance ont été amputés à des niveaux qui atteignent 15 à 15 à 25 % c'est-à-dire bien supérieur à l'effort moyen qui a été demandé à autres à d'autres à d'autres branches économiques.
Donc on peut on peut vraiment s'étonner que le livre est ainsi été visé alors que tous ici nous nous partageons l'idée qu'il doit qu'il doit rester prioritaire. Euh c'est vrai pour le budget de l'État de la direction générale des médias pour le pour le livre. C'est vrai aussi du budget du centre national du livre qui a subi une baisse de 22 % en 2 ans qui a été compensé à ce jour par un prélèvement sur le fond de roulement.
Mais ce prélèvement ne pourra plus être renouvelé. Donc la la vérité des chiffres nous attend et quand on devra faire face à une baisse aussi forte du budget du CNL, ça aura des répercussions sur tous les acteurs de la de la filière que nous souhaitons que nous souhaitons défendre. Pour l'instant les donc nous sommes au Sénat au niveau des collectivités territoriales, nous voyons que certaines régions ont des baisses drastiques, voire suppriment purement et simplement leur politique culturelle.
Donc c'est un élément d'inquiétude supplémentaire du côté des budgets d'acquisition des bibliothèques. Ceci tiennent pour l'instant. C'est une des raisons qui permet d'amortir les baisses en magasin en librarie.
Donc c'est une bonne nouvelle mais dans le contexte actuel de de tension des financements des collectivités des des collectivités locales que vous connaissez beaucoup mieux que moi, combien de temps ces budgets euh seront-ils épargnés ? Les achats de livres en bibliothèque, c'est 15 % du chiffre d'affaires 15 % des chiffres d'affaires délibraris. Donc si ça si ça baisse, ça aura une incidence évidemment très importante.
Et la réforme du pass culture euh ça a été non seulement une baisse drastique et quasi immédiate de la fréquentation des libes par des jeunes comme il a été dit qui ne poussaient pas auparavant la porte la porte des libes. Ça a été un impact économique aussi. Mais euh au moment où on veut investir sur euh sur la lecture des jeunes, c'est vrai qu'il y a un élément paradoxal.
Je partage l'idée que euh tout n'est peut-être pas bon dans le pass culture, mais ce qui est regrettable, c'est qu'on ait mené cette réforme sans évaluer ce qui fonctionnait. Euh au moment où la lecture des jeunes baisse, les jeunes ont librement choisi de placer le livre et la lecture en tête de leurs achats et de leurs pratiques à travers le pass culture. La région Île-de-France a lancé euh alors pas tout à fait un équivalent du pass culture.
Le périmètre est un petit peu plus large mais c'est la c'est la même idée. Et on voit que cette appétence pour le livre se reconduit et se renouvelle. Voilà.
Donc, il faut travailler là-dessus. Au moment où on mesure la baisse de la lecture des jeunes, on peut aussi constater que quand les jeunes sont libres dans leur pratique culturelle, ils plébiscite le livre. Voilà.
Qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait de ça ? Euh, travaillons là-dessus pour euh capitaliser sur l'économie des libes euh Florence Filbert a rappelé ce que nous appelons les fait ciseaux. Donc les Libaries détiennent avec les furistes malheureusement le triste trophée de de commerce les moins les moins rentables en France avec une rentabilité qui est négative pour les plus petites libarises.
C'estàd qu'en moyenne en France une petite librie perd de l'argent et les grandes libes ont une rentabilité d'un % de leur chiffre d'affaires environ. C'estàdire si vous faites 1 million d'euros, à la fin de l'année, il vous reste 10000 € et le moindre pépin euh mange cette très faible cette très faible rentabilité. Donc quand vous avez un chiffre d'affaires qui ne progresse plus et même qui baisse aujourd'hui, quand vous avez des remises commerciales de la part des éditeur qui ne progressent pas non plus, vous avez une une marge qui au mieux stagne voire qui baisse et à l'intérieur de cette marge, vous devez financer des charges qui augmentent très très fortement, des charges de transport.
Euh dans le contexte actuel, euh l'augmentation des factures de transport est très est très élevée, bien évidemment, des charges de loyer et surtout des charges de personnel puisque euh le personnel c'est 20 % euh du chiffre d'affaires des librairies qui est euh qui est investi dans le dans le dans le personnel. Dans les grandes surfaces culturelles, c'est à peu près moitié moins. Dans la grande distribution alimentaire, c'est entre 5 et 7 % et bien sûr sur Amazon, c'est c'est à peu près l'épaisseur du trait.
Donc le travail qualitatif que que les Libaries euh fournissent en faveur de la création, en faveur des auteurs, en faveur de la lecture, en faveur de l'édition, repose sur ses compétences, euh repose sur du personnel plus nombreux, plus qualifié que dans les que dans les autres circuits. Et c'est ça qui est en jeu aujourd'hui. Si les libaris restent sur la même pente, il y aura moins de qualification en librarie, moins de libraire en Libarie et on a parlé il y a pas mal d'années du risque d'une édition sans éditeur et l'actualité du jour nous en donne une triste illustration.
N'allons pas vers une librarie sans sans libraire. À cela s'ajoute euh une agressivité des des concurrents et notamment des grandes des grandes chaînes qui continuent alors que le marché est étal à créer de de nombreux de nombreux points de vente. Et je m'arrêterai peut-être là juste une une dernière une dernière mention sur le sujet des agressions contre les libes qui malheureusement se développent.
Il y a une on considérait que le livre et les libes était jusqu'à présent relativement sanctuarisé. Ça n'est plus le cas aujourd'hui puisque des libes même des libes générales sont prises à partie souvent de manière violente simplement parce qu'ils vendent tel ou tel livre de tel ou tel bord qui ne plaisent pas à tel ou tel groupuscule. Merci.
Merci président Montagne pour le syndicat national. Merci monsieur le président. Bonjour mesdames et messieurs les sénatrices et les sénateurs.
Merci de nous accueillir. Euh beaucoup de choses ont été dites donc je vais essayer d'être court parce que je pense qu'on y reviendra peut-être sur les les questions. Je voudrais peut-être revenir sur la dimension conjoncturelle qui est quand même très difficile.
On est à moins 6 % effectivement. Alors, c'est la la situation géopolitique nous rappelle aussi que en 2022, au moment de l'Ukraine, on était à moins mo- 10 % et la guerre du golf en 91, on était à - 25 % au premier semestre 91. Donc, il faut faut aussi relativiser cette cet aspect quand même conjoncturel qui est s'est inversé pendant le temps du Covid.
Il y a évidemment les problématiques structurelles que tout le monde a bien évoqué. la lecture d'un d'un livre c'est exigeant. Donc il faut aussi rendre que le livre désirable et peut-être donc il y a toute une stratégie qui a été très bien exprimée pour par rapport aux jeunes et par rapport à à la lecture.
Je voudrais simplement dire parce que un peu de aussi relativiser, vous avez un très bon livre qui s'appelle la crise du livre qui explique que le livre est trop cher, que le les libraires ne font pas leur héritier parce qu'ils ne lisent pas les livres qu'ils vendent et que les auteurs écrivent trop ce livre et que donc l'invention de Marconi là de radio va tuer le livre. Un livre que nous connaissons évidemment date de 1904. Je trouve ça très intéressant de rappeler ça parce que la problématique de la de la surproduction, elle est vraie, elle est importante, elle est un phénomène de compensation de la baisse de de des ventes de de de chaque livre.
Et donc, il y a une problématique de non accompagnement de ces auteurs. Je pense que ça c'est un point clé ou pas assez. Euh mais en même temps, depuis 2019, la baisse des nouveautés en dans les romans est de 18 %.
Donc c'est une problématique qui est qui est à relativiser aussi. Je pense que le on est en permanence en train de de s'adapter, de se résister et il faut prendre ça ça en compte. Quand j'ai commencé la la bande dessinée, il y avait 500 nouveautés.
Aujourd'hui, il y en a plus de 5000. Et donc ça veut dire aussi qu'il y a 5000 auteurs alors quand il y en avait 500 il y a 30 ans ou 40 ans band des c. Donc c'est une une problématique large.
C'estàd que tous les éditeurs reçoivent de plus en plus de de de manuscrit de de projets et voilà et comme le dit Christophe Hardy, bah effectivement il faut il faut occuper l'espace et puis on se laisse séduire en sent qu'il y a un projet qui va devenir la femme de ménage. Voilà, c'est je pense que c'est cette cet aspect est très important. Donc c'est un choix libre, c'est un choix sur sur lequel nous ne savons pas à l'avance si un livre fonctionnera ou pas.
Sur les le point qui qui a été évoqué enfin les différents points, je me concentrerai sur les l'intelligence artificielle. Je pense que c'est un des points clés. Effectivement, je pense que la prolifération de faux livres et notamment en jeunesse qui sont intégralement gêné par par les paras sur la la plateforme Amazon avec des faux auteurs, des faux éditeurs, des faux achats pour faire remonter les classements, des faux avis, des faux commentaires.
C'est ça s'appelle une tromperie aggravée du consommateur. Et je vous le dis ici fermement, nous souhaitons, nous leur avons écrit et nous voudrions que la DGCCRF se positionne sur point. Or, elle ne le fait pas.
Donc c'est la responsabilité de de c'est c'est à elle qui doit se aisir de de de ce point parce qu'on a un parasitisme et donc euh et donc le voilà ce rôle est absolument essentiel et sincèrement beaucoup de choses ont été dit donc je répondrai volontiers aux questions si vous vous en avez mais je voudrais terminer en vous osant travailler mesdames et messieurs. Monsieur euh je vous demande qui est-ce qui qui a écrit le texte vent. Euh à mon avis l'imè et ses liens sont les plus grands ou des mots ou des biens.
Point de milieu. L'état du du mariage est des humains le plus cher avantage quand le rapport des esprits et des cœurs, des sentiments, des goûts et des humeurs sert ses nœuds tissés par la nature que l'amour forme et que le honneur est pur. Dieu, quel plaisir d'aimer publiquement.
Alors, avant de vous donner de vous demander de vous prononcer, je vous donne la réponse euh des opérateurs de la V1 mistrale, c'est extrait de la comédie, le mariage forcier de de Molière. V2 toujoursère où il précise que c'est le personnage de Sganarel qui s'exprime sur le le mariage chat GPTV et2. Ce ce ce passage est de Voltaire, il tiré sa comédie anine où le préjugé vaincu.
Euh V1 tout toujours chat j'ai pété là, c'est le poème le mondin écrit au 18e siècle sans précision. Jemini V2, le texte est de Jean Racine, excusez du peu dans sa célèbre tragédie tragédie pardon effigénie. Alors, il s'agit d'une réplique d'érifil à la fin de la scène 1 de l'acte 2.
Tout tout ça est évidemment faux. Et Claude, ce texte est extrait de l'indi discret, une comédie de Voltaire publiée en 17, 25. Et enfin, Perplexity dit ce texte de Voltaire, il s'agit de l'immen et ses liens un passage de l'enfant prodigue.
Je trouve ça très intéressant parce que vous avez un résumé là de tout ce que de tout ce qu'on est en train et puis c'est c'est dit avec un appel absolu avec des détails. Il y en a des bon voilà donc voilà c'est ce à quoi nous sommes confrontés par rapport à l'IA. Donc c'est un sujet plus complexe mais sauf que voilà quand on y va ben on se laisse abuser.
Donc je pense qu'une partie aussi des des bestsellers viennent par les les influenceurs et les réseaux sociaux sans aucune objectivité. Et donc c'est ce qui explique aussi ce pic de ce bestseller et et donc il faut à mon avis donner travailler sur les états généraux du livre jeunesse qui sont très très importants. Il y a 14 recommandations. faut peut-être en faire une sélection, mais ce ce travail suppose une mobilisation des moyens et surtout si j'ose dire le l'importance de la liberté de à chaque an à chacun que le pass culture a permis que que que Guillaume Uson a très très bien se rappelé.
La volonté d'aller pour les jeunes en librairie est absolument essentielle. Merci. Alors, je vais passer maintenant à vos questions en commençant par celle de notre rapporteur pour les crédits budgétaires, le président Patria.
Merci monsieur le président. Merci aux intervenants pour la qualité de leur propos. La découvrabilité des livres français sur internet dépend aujourd'hui largement, vous venez de le dire, des algorithmes des plateformes étrangères Amazon, TikTok, Book Tok, Google et cetera.
Si un livre n'est pas poussé par ces outils, il est beaucoup moins visible. Il y ainsi un risque important de perte de diversité puisque les algorithmes recommandent ce qui se vend déjà. et vous l'avez rappelé dans ce contexte il serait-il envisageable que les éditeurs pour les éditeurs de partager davantage les données de vente et de référencement et de mobiliser leurs informations pour créer un outil commun plus performant que les outils propriétaires des gars femmes dans le même r d'idée est-ce que le service public peut contribuer à construire des outils qui permettront au livres français d'être mieux référencés et à aider les libraires indépendants à rivaliser sur ce terrain de la visibilité numérique Le secteur du livre produit chaque année des dizaines de millions d'ouvrages qui finissent détruits sans avoir été lu.
C'est le mécanisme du pilon. Quelle mesure concrète la filière prend-elle pour réduire le surtirage systématique et favoriser une impression plus locale à la demande ? Est-ce que le CNL conditionne une partie de ses aides à des critères des coresponsabilités par exemple sur le grammage du papier ou l'origine des fibres ?
Peut-on par ailleurs imaginer des mécanismes de soutien aux imprimeurs français pour compenser le différentiel de coûts avec les impressions délocalisées à des coûts carbone élevés ? Nous constatons une explosion de la consommation de livres audio via des plateformes de streaming qui imposent des modèles de rémunération au temps d'écoute ou par abonnement global. Les auteurs s'inquiètent d'une dilusion de leurs valeurs calquées sur le modèle de l'industrie musicale qui a fragilisé les revenus des créateurs.
À la SGDL. Avez-vous pu établir un constat sur l'évolution des droits d'auteur dans ce segment ? Par ailleurs, faut-il adapter la loi sur le prix unique du livre de manière plus stricte à ces modèles d'abonnement pour éviter une dépréciation de la valeur perçue du livre et garantir que l'économie numérique ne se fasse pas au détriment de la création originale ?
Je vous remercie. Merci président Patria. Peut-être vous pouvez vous répartir ?
On va prendre cette première série de questions avant d'en prendre d'autres. Pouvez-vous répartir les réponses ? la question de la visibilité sur les plateformes.
Faut-il créer un un outil euh pour être un pour être mieux référencé la question du surtirage et puis les livres audio et l'impact sur les rémunérations des auteurs qui commenceber. Vas-y. Moi, je vais rapidement sur la question de la découvrabilité.
Euh d'abord, en effet euh euh pour promouvoir la diversité éditoriale, on a toute une politique publique euh de soutien au magasin physique, à la diversité éditoriale, par les systèmes euh d'aide publique. Pour ce qui est de la régulation des plateformes numériques et des algorithmes, qui dit régulation des plateformes numériques dit agir au niveau européen. Et c'est et c'est par le biais des directives et des règlements européens qu'on arrive à imposer euh d'une part la transparence et d'autre part la mise en avant des contenus culturels.
Et donc le livre en fait partie. On travaille en ce moment à la révision de la directive SMA. On a aussi des travaux sur le bilan d'évaluation des règlements DSA et et DMA.
C'est bien dans ce cadre-là qu'on arrivera à travailler sur des questions de découvrabilité. Ensuite, au niveau national, on a évidemment des outils, on a des crédits d'ailleurs sur le programme de la mission média industrie culturelle pour promouvoir la découvrabilité en en imaginant des solutions techniques de mise en avant. Mais le la massification et la la problématique de de transparence des algorithmes et de et de et d'imposer des choses à des algorithmes, ça se fait au niveau au niveau européen.
Présidente. Euh je laisserai euh euh bien sûr le le euh le syndicat national de l'édition euh et les professionnels euh parler de la question du pilonnage qu'il maîtrise beaucoup mieux que moi. Peut-être juste pour répondre à la question de la conditionnalité de nos aides au fond à une sorte de de comportement vertueux sur le plan du respect de l'environnement.
Nous ne l'avons pas mis en œuvre encore car cette année nous avons mené déjà une expérimentation sur le fait de conditionnaliser nos aides à un comportement vertueux de l'éditeur en regard de du minimum garantie et du droit d'auteur enfin de la valoir et du droit d'auteur à l'égard des auteurs. Donc on on peut pas non plus multiplier en permanence les conditionnalités. En revanche, nous avons euh avec l'argent du Centre National du livre contribué au financement de deux outils développés par le syndicat national de l'édition et dont Vincent Montagne vous parlera mieux que moi.
Un outil qui s'appelle Filéas et puis un autre qui est le calculateur carbone, j'ai oublié son nom. Mais en tous les cas, nous avons financé ces deux outils qui seront deux piliers d'amélioration de la chaîne euh de la de la fabrication du livre jusqu'à sa diffusion et son retour en limitant certainement à plus long terme les retours. Et donc je pense que nous avons là deux outils qui vont permettre de lancer la filière dans une une comportement plus vertueux en regard de son empreinte carbone.
Voilà. Peut-être voilà. Absolument.
Euh peut-être sur le le Oui. Ce que nous avons mis en place, c'est donc le le programme chapitre responsable avec le soutien de des alternatives vertes France 2030 et le CNL. Donc c'est il y a trois volets.
Un calculateur carbone qui permet donc à tout éditeur de calculer l'empreinte à l'exemplaire de chaque de chaque tirage et de suivre sa trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Donc ce le développement est terminé, on est en phase de de test et ça sera présenté au festival du livre. Le deuxième point qui est encore en travail, c'est l'analyse du cycle de vie du livre pour mesurer les impacts environnementaux de la production à la fin de vie du livre.
Donc on résultat en septembre 2026. Et puis enfin, nous construisons des modules de sensibilisation de formation aux enjeux environnementaux, donc à destination des professionnels de l'édition à l'automne 2026, ça sera en place. Peut-être le un un mot sur le le pilon.
Alors, on peut distinguer le le pilon sur les retours et le le pilon sur les stocks. Euh donc le le grâce à l'amélioration aussi de la l'informatique, on a un taux de de retour qui baisse à 5 ans, on est passé de 20 % euh on n pas passé de 23 en 2019 à 20 à 20 % en 2025. Voilà.
Donc je rappelle que c'est l'économie du livre, c'est une politique de l'offre et donc il faut bien exposer un livre. C'est même essentiel pour que le libraire existe et le recommande. C'est un objet donc une part de ces retours est totalement irréductible.
Donc c'est où l'édition reste une économie de prototype. Donc c'est la condition nécessaire au succès livre. Alors le le le pilan sur les stocks, c'est la constatation que un livre est en fin de vie ou en tout cas n'a pas de chance d'être de de de se de se renouveler. quelquefois on en garde parce qu'il y a des périodes anniversaires ou des événements, mais c'est absurde de conserver en stock évidemment des ouvrages dont le tirage est supérieur au aux quantités nécessaires et on essaie de garder entre 12 à 24 mois de de de de stock et est rarement au-delà.
Voilà. Donc on fait la nos meilleurs efforts pour adapter les les les tirages initiaux en règle générale que le que le tirage initial est trop élevé et le que le retirage trop faible. C'està-dire que quand un livre d'école, il faut être plus plus fort parce que il y a une une demande et il faut qu'il y ait une présence du livre.
C'est c'est un élément clé. Effectivement avec toute la profession, nous avons mis en place Philéas qui est un outil qui permet qui essentiellement la conséquence de de la loi de 2014 qui permet aux auteurs aussi de mettre fin à leur contrat d'édition sur la base du fait que le leur livre n'est plus exploité. Donc on a essayé de construire un tiers de confiance qui permet aux auteurs aujourd'hui je crois qu'il y en a 8000 inscrits euh pour entre leur vente.
Alors c'était hebdomadaire et c'est quotidien depuis janvier ou février et nous et nous avons fait fait ça avec les libraires et en avec les auteurs également. C'est un outil donc de bien de sorti caisse qui qui permet aux auteurs de suivre leur vente. Ça leur permet aussi de rappeler à l'ordre les éditeurs quand ils ne s'occupent plus de de leur livre, quand quand le livre Jque commence à décoller et par principe toute personne qui qui a publié un livre quand on le voit on lui dit "Ah ton livre est formidable, il se vend bien, il bon c'est pas forcément vrai." Et donc le la la le réalisme aussi est bon pour les auteurs et les éditeurs et je crois que c'est un c'estment clé.
Alors les éditeurs avaient accès à GFK mais là on est plus précis grâce grâce au libraire. on a un outil beaucoup plus fonctionnel et beaucoup plus beaucoup plus adapté qui n'est qui est une une estimation qui qui repose sur beaucoup plus de points de vente. Christophe Hardardi sur la la question du je peux rasir sur d'autres thèmes aussi à propos du pilon et vous avez parlé de surtirage.
Je voudrais quand même bon le pilon, c'est une catastrophe pour un auteur, pour l'éditeur aussi, mais pour pour l'auteur aussi. Euh pour le surtirage, c'est vrai que c'est un phénomène qui existe, mais je vous j'attire votre attention sur sur quelque chose don dont j'ai parlé qui est la l'affaissement de ce que j'ai appelé les titres du milieu. C'est-à-dire que c'est des ouvrages sur lesquels la mise en place aujourd'hui, elle est beaucoup moins importante que que Naguer autrefois.
C'est-à-dire que euh voilà, il y a il y a pas de faut pas croire qu'il y a un surtirage sur tous les titres aujourd'hui. Euh euh deuxième chose sur Philéas, c'est effectivement un outil qui est très important euh qui est un parce qu'il permet de partager l'information. Ça ça comment dire fluidifie les relations entre auteur et éditeur.
Ça c'est quelque chose d'important. Il y a un effet qui peut être aussi pour les auteurs extrêmement déceptif. C'est-à-dire qu'en fait, on est confronté à la réalité des ventes, enfin de plus en plus puisque l'outil se perfectionne.
Et je pense que à terme au fil des années, puisque j'espère que l'outil va se perpétuer, va se péréniser dans le temps, on observera ce que j'ai évoqué tout à l'heure qui est la polarisation de de l'édition sur l'ouvrage la nouveauté. C'est quelque chose qu'on observe, c'estàd que vous vous on verra chaque auteur pourra voir dans son catalogue d'œuvre et le et le temps jouera pour lui mais sera aussi cruel pour lui. Il verra qu'effectivement sur les les parutions nouvelles récentes, il y aura des mouvements et puis le au bout de quelques temps ça sera 00 pour ces autres titres.
Donc ça c'est quelque chose qui est voilà, on commence à observer. En tout cas, moi je commence à l'observer. Enfin, pour ce qui est du livre audio, alors c'est vrai qu'il est en à la différence du livre numérique qui n'a pas du tout pris en France, enfin je je je crois que vous pourrez confirmer, j'ai pas les détails techniques, mais le livre numérique n' marche pas en France à la différence d'autres pays.
Le livre du en revanche commence effectivement à se à se développer. Euh alors en terme de rémunération, il y a pas d'étude de la SGDL là-dessus. Il faudrait qu'on puisse les financer la financer, mais ça peut être ça pourrait être fait par d'autres instances que nous.
Mais effectivement, on a une une vigilance par rapport à ça. Euh la rémunération droit d'auteur reste encore marginale sur ces sur ces sur cette exploitation en livre audio euh par rapport au droits d'auteur papier évidemment. Euh mais effectivement c'est une c'est une question qui est qui doit être un point de vigilance pour nous.
Observer comment ce marché se développe. Merci. Je vais prendre la l'ensemble des questions.
Vous invitez bien sûr à les noter. On va commencer par Jean-Gérard Pomier qui est le représentant du Sénat au sein du CNL. Merci monsieur le président.
J'ai trois questions et un petit appel. Première question compte tenue du déclin de la lecture et de l'enjeu de remettre le livre au cœur de la vie des citoyens et quelle solution trouvé en ces temps de disaites budgétaires durable pour que les plateformes qui fragilisent la chaîne du livre puissent contribuer financièrement à un plan massif en faveur de la lecture ? Deuxème question.
La ppelle de notre collègue Lord Arcos pour lutter contre le pillage des œuvres des auteurs pour nourrir les moteurs de recherche est une avancée saluée à l'unanimité du Sénat et on espère tous qu'elle deviendra bientôt la la loi. Mais un autre aspect à ce jour mena cela a été dit, le marché du livre c'est l'existence de livres entièrement écrits par Lia et vendu par Amazon qui parasite le marché. En 1969, je dirais le tour de force de de l'édition, c'est un auteur George Perrec qui publie un livre de 300 pages sans la lettre E qui est la plus importante, la plus utilisée de la langue française.
Le Tour de force en 2026 sont des livres sans auteurs. Aussi, comment les les auditeurs est-ce qu'ils sont inquiets de cette situation et comment à leur avis y faire face. Des librairies indépendantes, 313e question disparaissent et de nombreuses librairies semblent fragiliser.
Comment retrouver des marches de manœuvre économique pour les librairies de nos territoires si importantes et que pour lesquelles les élus locaux sont très attachés ? Et mon petit appel, mes chers collègues, pour contribuer concrètement à la lutte contre la baisse de la lecture, notamment celle plus récente chez les 50 64 ans, j'invite les collègues de la commission qui le souhaitent à me faire parvenir d'ici la fin du mois un texte littéraire de leur choix pour le quart d'heure de la lecture nationale. Votre contribution qui fera l'objet de l'édition d'un opuscule au Sénat soulignera cette année encore le soutien de notre assemblée au livre et la lecture.
Merci. Merci pour ce rappel. Euh Sylvie Robert, merci monsieur le président et merci à toutes et tous pour vos propos.
D'abord, j'aurais j'aurais peut-être deux réflexions liminaires. Je je trouve dommage que à cette table ronde qui n'est pas ronde, il y ait pas les bibliothécaires. Et je le dis d'autant plus que vous avez parlé de filière du livre et qu'aujourd'hui, je pense que plus que jamais, dans cet état des lieux un peu quand même alarmant que vous dessinez, la solidarité entre l'en l'ensemble des acteurs de la chaîne du livre est absolument essentielle et les bibliothécaires contribuent aussi. dans la question de des pratiques de lecture à mettre leur petites pierres pour essayer de d'enrayer ce que vous avez énoncé.
La deuxième chose que je voulais dire, c'est bien sûr ce que nous avons appris hier, ce limogage du patron de Grasset Olivier Nora, qui témoigne une fois de plus de la reprise en main brutale, je dirais brutale, de Boloré et qui va mettre à la tête de cette maison d'édition un de ses proches, on le sait, et qui démontre une fois encore que le secteur de l'édition est en proie à à la fois un phénomène de concentration que l'on observe dans d'autres secteurs culturels. Je pense à la musique, mais qui montre que tout ce que vous avez dit en matière de diversité, de régulation et d'encadrement est une fois de plus bousculé par l'emprise très forte de ce milliardaire. Après cela, ce constat que vous avez énoncé est très préoccupant, il est alarmant, il est multifactoriel.
Je dois vous dire que j'ai l'impression et nous avons quand même légiféré ces dernières semaines sur la question de l'IA, n'est-ce pas mes chers collègues ? sur la question des écrans, n'est-ce pas, mes chers collègues, où à chaque fois l'impuissance de notre pays face à l'Europe est encore un témoignage tellement triste d'une lucidité vraiment je dirais désolante que un moment je me dis puisque nous semblons avoir perdu la bataille de l'intention que les plateformes sont toutes puissantes et qu'on a du mal à trouver des outils de régulation pour réenchanter un peu le désir de lecture et de culture parce que je je mets en regard une étude qui vient de sortir de l'hop pour explorer qui montre que la baisse des pratiques culturelles des français est également à l'œuvre et donc vous voyez que c'est un phénomène vraiment plus global. Comment peut-on faire chers amis ?
Mais quelles sont les solutions ? Qu'avez-vous à nous dire en matière de politique publique et en matière effectivement là de de régulation d'un secteur marchand puisque vous êtes à la confluence de tous ces secteurs ? Donc j'avoue un peu là aussi pas seulement ma préoccupation mais ma tristesse de voir que c'est là aussi alors qu'on a érigé la cause de la lecture, je crois que c'était en 2000 2022 président de la République qu'aujourd'hui baisse des crédits du CNL le droit de prêt pardon on n pas réussi à la loi de finance alors que le président de la République cher lord vous vous souvenez il y a un an nous avait dit mais oui. que nous sommes dans cette situation.
Alors, collectivement, que pouvons-nous faire ? J'avoue que je suis un peu désarmée parce que toutes les propositions que nous le faisons, la proposition de loi de l'or et de moi-même sur le contrat d'éditeur lecteur n'a pas reçu d'avis favorable hier dans la niche transptisane. Nous le regrettons, on sait pourquoi mais nous le regrettons et je le dis à tous les collègues ici et je remercie celles et ceux qui l'ont cosigné.
Merci. Donc nous n'y arrivons plus. Donc c'est un peu un cri vraiment à la fois de tristesse et d'alarme que je fais aujourd'hui parce que c'est absolument indispensable dans une démocratie où le secteur du livre où le livre est d'une puissance symbolique absolument énorme.
Et on sait que et vous l'avez dit, que les bibliothèques sont attaquées en travaillé liberté d'expression, les témoignages sont en permanence, que les librairies, ma librairie à Renquelle, a été aussi euh voilà attaquée. Donc nous sommes dans un contexte politique géopolitique qui nous demande un moment une responsabilité. Je vais arrêter et je voudrais pour terminer poser une petite question mais elle est petite monsieur le président. euh oui, je sais bien mais j'avais envie de le dire parce qu'on va tous dire "Ah oui, il faut faire c, il faut faire ça, il faut faire".
Mais arrêton, ça fait des années, ça fait des semaines, il y a la PPL de l'or, il y a la mienne. Ça fait des semaines qu'on le dit, des mois qu'on le dit, tout ce qu'on a fait dans les mystiques. Cher Catherine, cher Lor, les semaines passées, on a un gouvernement impuissant.
Donc écoutez, oui, moi je veux dire aujourd'hui, on peut se dire tout ce qu'on veut. Je crois qu'il y a une responsabilité collective et il faut qu'on soit plus que jamais solidaire. Et je voudrais enfin demander, mais ça peut être une petite question, les conventions CNL pour les avec les régions.
Euh j'aimerais bien avoir un état des lieux à un moment pour savoir puisque moi je travaille sur les questions de CNC, convention CNC, je pense à la Normandie, je pense à la Bretagne, je pense à d'autres régions, les agences du livre, il y en a qui vont fermer. Il y en a qui vont fermer. Euh mais je crois que c'est important aussi que les ces outils de politique publique soient renforcés.
Pardonnez-moi chers collègues d'avoir été un peu longue mais je crois qu'aujourd'hui c'était nécessaire. Merci Catherine Morin de Sailli. Merci monsieur le président d'organiser cette table ronde à la veille du salon du livre de Paris qui va mettre en lumière les enjeux du livre et de la lecture.
Moi je voulais partager aussi avec vous certaines préoccupations. Euh vous êtes un peu dans le prolongement de ce qu'a dit Sylvie Robert. Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion de participer à la journée de la Fédération pour le livre et la lecture.
Vous savez, c'est cette fédération qui s'est créée au moment de la décentralisation et qui regroupe notamment nos agences du livre et de la lecture dans les régions qui sont plus souvent financées par les régions mais également par les les drac et accompagnés par les les DAC et qui travaillent bien entendu en en comment dirais-je en lien avec les bibliothèques départementales de de près et nos bibliothèques si en en général à la structuration justement de toute la chaîne du livre. vivre la la construction de la filière qui vous intéresse, mesdames et messieurs, que nous venons d'auditionner particulièrement. Et et lors de cette journée, euh l'inquiétude était forte quant à la fragilisation du modèle.
Aujourd'hui, c'est un modèle qui est gravement en danger euh tout simplement parce que on a évoqué, je sais plus lequel d'entre vous a parlé du retrait de certaines régions. Toutes les régions ne se sont pas retirées. Il y a eu des choix ici fait ou là.
En effet, mais aussi surtout et je tiens à à le dire, c'est qu'il y a un retrait à l'heure actuelle de l'État sur le financement de ces agences mais de manière assez drastique qui met en péril complètement leur mission d'accompagnement de la filière. Donc c'est un élément supplémentaire au paysage qui fait que pour accompagner bah nos librairies, le maillage territorial aussi de la diffusion du livre et de la lecture à travers les les festivals ou les salons par exemple, l'accompagnement aussi des auteurs, des éditeurs, on va se trouver forcément en en difficulté. Euh donc je pense qu'il est important euh que la nouvelle ministre, ça euh la succession de nos ministres de la culture n'a pas aidé ces dernières années, il faut quand même le dire euh à ce qu'on ait de la continuité aussi dans l'action et et et les sujets.
Et je crois qu'il faut sensibiliser notre nouvelle ministre de la culture au fait que si on on soutient et on conforte le le CNC, on l'a vu dans les les les budgets, les taxes affectées, il n'en ne va pas de même pour cher Régia Chandau, pour le CNL et queon envoie tout de suite les effets induits dans nos territoires. Donc ça c'est important. Je comprends pas comment on annonce et d'ailleurs les régions sont très sont montées au créneau.
Elles disent on comprend pas pourquoi on annonce des partenariats renforcé dans le domaine du cinéma via le CNC et que pendant ce temps-là on abandonne complètement le secteur du livre via le CNL et nos et nos agences. Donc je voulais avoir un petit peu vos retours, votre appréciation sur en effet la fragilisation, ce que cela risque d'induire euh pour chacun dans d'entre vous. Vous avez évoqué les les enjeux cruciaux, l'érosion de la lecture, l'érenat à l'initiative de Lord Arcos Agè Sverren et et Pierre Ozouia et nous avons été très heureux de cosigner ce texte vous avez vu à à Agine de même que nous avons agi avec la PPL réseaux sociaux voté le 18 décembre dernier qui a besoin d'être soutenu pour faire son chemin à l'assemblée parce que nous y promouvons les alternatives positives dont la livre et la lecture aux réseaux sociaux. ch R vous avez expliqué quel était le défi et on a légiféré pour justement permettre permettre cela.
Enfin, j'ai une dernière question. On dit que l'économie du livre est fragilisée par l'éruption de l'intelligence artificielle générative, mais ne l'est-elle pas non plus par le développement du livre de marché d'occasion dans une perspective de développement durable bien entendu, de respect de l'environnement. On voit que c'est un marché en en plein développement.
Euh certains d'entre vous portent d'ailleurs l'idée euh donc euh de percevoir une rémunération sur la vente du livre d'occasion. Pourriez-vous euh peut-être Vincent Montagne, vous avez évoquenté le sujet euh nous nous bien nous nous rappeler les enjeux autour de ce sujet parce que le livre d'occasion est amené euh à se développer de plus en plus dans quels équilibres, comment on on intègre ça aussi à la donnée. Merci Pierre Ozouillas.
Merci monsieur le président. Merci mesdames. Merci messieurs pour vos présentations.
Euh monsieur le président, vous vous nous avez appris euh il y a quelques temps que le dinosaure gazouillait. Donc je vais gazouiller euh de niveau, de nouveau. Euh ce que ce que ce que j'entends me laisse euh très perturbé euh et panttoi, parce qu'on sent qu'on on partage tous euh rigoureusement le même constat.
Euh bah je passe beaucoup de temps dans le libraire chez le libraire de mon quartier qui m'a dit qu'il était en effet en grande difficulté économique et c'est le même qui m'avait attrapé quand j'avais demandé la suppression du pass culture. Il m'avait dit que c'était 10 % de son chiffre d'affaires. Je le demande plus aujourd'hui.
Mais je pense qu'il faudra quand même prévoir quelque chose parce que le pass culture va s'arrêter, va se terminer. il faudra prévoir un passe librairie après sinon on risque d'avoir en face de nous des grandes difficultés dans les librairies. Ce que vous nous dites sur le livre me fait penser à une forme d'effondrement de la civilisation du livre et on sent que à l'air de la capsule, puisque tout doit être encapsulé dans des temps, dans des moments extrêmement courts, c'est la reine de l'immédiaté et nous-mêmes ici ou ailleurs, on nous oblige à rentrer dans ces dans ces formats qui sont imposés par les nouvelles façon du du numérique.
Bien évidemment, le temps long, la lecture, la réflexion, ce sont des choses qui aujourd'hui sont totalement déconsidérées et délégitimisées. Et je le vois notamment dans le domaine de la production intellectuelle, vo où la part du livre a reculé. C'est-à-dire que on a fait un rapport là-dessus avec l'or qui a été suivi d'aucun effet.
Euh c'est-à-dire que dans la production intellectuelle qui permet l'évaluation des politiques publiques en matière de sciences, le livre n'a plus de valeur. Ce qui compte, c'est la multiplication des articles de petite taille, si possible, hein, et euh la façon dont ils sont notés par des grands éditeurs américains. Donc après que collectivement nous assistions à à une à une perte de crédit du livre, c'est pas tellement surprenant parce qu'à la base au moment de la production du livre eux-mêmes, aujourd'hui c'est les travaux qui sont qui sont déconsidérés.
Je trouve ça extraordinairement inquiétant et je pense qu'on a besoin de façon très très large, bon c'est c'est c'est une idée une idée personnelle mais je crois qu'on a besoin de de ralentir de ralentir le monde. Voilà pour lui permettre de prendre le temps de se poser, de lire de de se donner le temps d'avoir une activité intellectuelle sur le long terme. Et et là, il y a tout un réapprentissage pédagogique de la société à faire, hein.
Et quand je disais le temps de la capsule, regardez quels sont les les prises de parole de nos collègues députés à l'Assemblée nationale. La capsule, c'est une minute. Quand vous habituez les gens à prendre l'information sous la forme de capsule de une minute, comment vous pouvez les amener sur des livres qui vont vous demander 4 ou 5 heures de lecture ?
C'est impossible. Donc il y a une prise de conscience à faire et moi je je pense que ça serait intéressant d'encourager des travaux sur la psychologie et la philosophie de la lecture. Qu'est-ce que vaut encore la lecture à notre époque ?
Là le dinosaure a fini de gazouiller monsieur le président. Euh Lord Arcos. Merci président.
Excusez-moi de vous tourner le le dos, mais je me je me retournerai tout à l'heure pour pour vos réponses. Oui, on se connait depuis tellement longtemps que je pense qu'il me euh plusieurs plusieurs choses. D'abord, revenir sur les états généraux de la lecture pour la jeunesse.
J'ai j'ai lu le rapport et je pense qu'en effet, c'est important qu'on puisse l'accompagner parce que au ministère de l'éducation nationale, j'ai pas l'impression que ça en a fait un écho énorme. Et je voudrais en profiter pour rendre hommage à Nicolas George qui a été viré par l'ancien cabinet de manière épouvantable alors que pendant 15 ans, il a été ben ils ont publié sa fiche de poste de non vo sa fiche de poste. rien dire ça fiche de poste alors que ça n'était vraiment pas l'urgence et il a fait un travail je je je rends hommage aussi à Réy Jimzan qui est présent et Florence Filber et tous les acteurs ici présents savent à quel point la direction du livre tiennent le manche avec tous ces changements ministériels depuis 20 ans et ça fait très longtemps que je les connais tous et c'est grâce à des gens comme Nicolas Aurémi et Florence bien évidemment mais que la politique du livre continue dans notre pays.
Euh d'abord vous dire que je je croise les doigts pour le Conseil d'État de cet après-midi parce que je pense qu'en effet ça serait vraiment une belle victoire si le Conseil d'État reconnaissait le contournement de notre loi par Amazon. C'est vrai, j'ai pas mis les lockers dans dans l'article. Je pensais pas que voilà, il fallait justifier tous les points de vente, mais je pense que ça serait un grand pas.
Et je voudrais remercier le SNE d'avoir corrigé d'une certaine manière la communication du salon du livre où Amazon, et je sais bien que c'est pas vous, mais Amazon avait ironiquement pris le parti de dire qu'ils étaient partenaire privilégiés du salon du livre, ce qui était pour le syndicat de la librairie française euh un quand même un affront euh et pour moi j'aurais pas pu venir hein chers amis, c'est c'était pas très grave mais je j'aurais pas pu venir à ce salon si ça avait été le cas. et merci pour avoir établi la vérité. Euh Florence Filbert, j'aurais voulu vous poser la question, mais je sais que vous y travaillez et vraiment je loue aussi vos équipes sur pour la loi 2021 le dépôt légal numérique.
On est toujours au point mort ou en tout cas pas au point mort mais en tout cas le décret ne peut pas sortir. Je sais que c'est très complexe entre la BNF, l'INTRAM, mais je pense que chaque année le président me tape sur les doigts en me demandant pourquoi est-ce que ma loi n'est pas totalement terminée. Et donc je sais que vous y travaillez que c'est très compliqué.
Donc je veux bien avoir un éclaircissement là-dessus sur le financement du CNL. Ben chère Régine, on doit se voir bientôt mais comme mes collègues, enfin je veux dire je je dites-nous exactement ce qu'il faut faire mais à part le fait que l'ensemble de la mission industrie culturelle a été décapité, il y a pas d'autres mots, lors du dernier budget et que bien évidemment en plus on n' pas eu notre mot à dire puisque c'est passé au-dessus de notre tête et qu'on avait même pas les amendements retenus dans le 493. Euh c'est de la colère et en même temps vraiment de la lassitude que vous ressentez auprès de chacun d'entre nous.
Je ne sais pas quoi faire franchement. Je je n'ai pas concrètement compris exactement s'il faut une taxe de plus comme la taxe streaming, mais ça paraît compliqué sur Li euh je je une pensée en effet Guillaume pour ce que tu as dit sur les traducteurs et tous ces ces métiers qui sont en tension et voir en en risque de disparition. Et je voulais vraiment vous dire, vous secteur du livre, comme on l'a dit aux autres, euh merci d'ailleurs à tous nos collègues d'avoir voté à l'unanimité, bien évidemment notre texte le 8, mais vraiment mettez-vous en ordre de bataille parce que la campagne va être très très rude à l'Assemblée nationale pour voter ce texte et leur meilleure défense au monde de la tech, c'est de dire que de votre côté, c'est la jungle et que c'est très compliqué de savoir ce qui est sous droit, ce qui est certifié. ce qui est donc en sur le net et qui du coup va valoir forcément partage de la valeur et et droits d'auteur.
Je je dis sans provocation mais vraiment et je pense que votre secteur sera comme la musique peut-être mieux organisé que d'autres. Soyez en capacité de les accueillir autour de la table de négociation puisque nous c'est là-dessus que l'on joue pour dire qu'il faut impérativement que cette loi soit votée conforme à l'assemblée mais pas pour qu'il y ait multiplication de contentieux mais pour que les gens reviennent et puissent enfin reconnaître qu'il faut bien évidemment reconnaître l'autorisation des ayants en droits et surtout le partage de la valeur. Et dernière chose sur le texte sur le minimum garantie que nous avons déposé avec Sylvie, je regrette aussi que ça fait un an que le conseil d'État nous a donné un avis favorable, un an que auteurs et éditeurs attendent qu'on puisse légiférer sur ce sujet.
Euh c'était un texte à mon avis très important et donc on baisse pas les bras mais quand même c'est vrai que ça devient un peu pénible parce que on sait que c'est de l'intérieur qu'il y a des freins et euh vous dire que notamment sur le livre d'occasion euh il y avait ce fameux droit de suite qui avait été pas très bien accueilli par le Conseil d'État. Euh on peut en effet euh par ce texte pouvoir euh euh voir euh pourquoi pas une un amendement gouvernemental venir par ce sur ce sujet. Mais tant que pour l'instant nous n'avons pas à l'ordre du jour, euh je ne peux pas trop vous aider.
Merci. Monique de Marco. Merci monsieur le président.
Je reviens également sur le livre d'occasion. Madame Filbert, concernant le livre d'occasion, vous avez évoqué que c'est au niveau européen que ceci doit être débattu et décidé, mais je souhaiterais savoir quelle est la position du gouvernement français aujourd'hui à ce sujet. Euh ensuite, je reviens sur une deuxième question constata que tous les certières du livre semblent marqué par une grande précarité sociale, que ce soit les auteurs dont une grande partie aujourd'hui revendique que leur soit reconnue une forme d'assurance chômage comparable à l'intermittence pour fluidifier les relations entre les éditeurs et faire contribuer les plateformes.
La continuité des revenus pourrait-elle être une réponse à l'ensemble donc des revendications des auteurs, amélioration des termes de la rémunération dans les contrats d'édition, droit de suite sur le livre d'occasion. Pourrait-elle être d'une alternative à la taxe sur la suite sur les livres d'occasion ? Donc je dis en contraignant par exemple les plateformes comme Amazon à financer les auteurs au même type que les éditeurs et ainsi ainsi répartir le coût social de la protection sociale des artistes auteurs.
Voilà. Catherine Belleriti. Merci monsieur le président.
Merci mesdames et messieurs pour vos interventions. Euh je voudrais commencer par dire que le goût du livre bien on le donne aux enfants depuis tout petit et je crois que l'école a a un rôle important dans dans ce sens-là. J'ai une petite question mais vous avez en partie déjà répondu les uns et les autres pour chacun d'entre vous.
Madamechandon d'abord le centre national du livre est au cœur du soutien public et à la chaîne du livre. Pourtant, les demandes de subvention augmentent plus vite que les crédits disponibles. Comment garantir la soutenabilité euh du modèle financier du CNL dans les 5 à 10 prochaines années ?
Le CNL soutient la lecture publique et les publics éloignés. Quel levi concret permettent aujourd'hui de lutter efficacement contre la baisse de lecture chez les jeunes au-delà des dispositifs existants ? Madame Filbert, la chaîne du livre est confrontée à une double transition numérique et économique.
Quelle stratégie l'État adopte-t-il face à la montée des plateformes et à la concentration des acteurs de diffusion ? Les dispositifs d'aide sont nombreux mais souvent jugés complexes. Quelle simplification des aides publiques est-elle envisagé pour les auteurs de petites structures éditoriales ?
Monsieur Hardi, les auteurs dénoncent régulièrement une rémunération insuffisante. Faut-il envisager une évolution du cadre légal des contrats d'édition pour renforcer la part des revenus revenant aux auteurs ? La précarité des auteurs est un sujet récurrent.
Quelles mesures concrètes permettraient d'améliorer leur statut social, revenus, protection sociale, droits d'auteur sans fragiliser la création ? Monsieur Montagne, le secteur de l'édition reste globalement solide mais très concentré. La concentration éditoriale constitue-elle un risque pour la diversité culturelle et éditoriale en France ?
Les coûts de production et de distribution augmente forcement fortement. Quelle mesure pourraient être envisagé pour maintenir la viabilité économique des éditeurs indépendants ? Et puis on voudrait savoir également qui est vraiment l'auteur du texte que vous nous avez lu parce qu'on a pas eu le fin mot de l'histoire.
Et enfin, monsieur Hon, les librairies indépendantes jouent un rôle essentiel dans la diversité culturelle. Le modèle économique des librairies est-il encore soutenable ? Sans renforcement des aides publiques ou évolution des marges de diffusion ?
La concurrence des plateforme en ligne reste forte malgré la loi sur le prix unique du livre. Quelle mesure supplémentaires pourrait être envisagé pour rétablir une concurrence plus équitable ? Je vous remercie.
Chaque Grand Perrain pour terminer. Merci. Merci président et merci.
Beaucoup de choses ont été dites, surtout sur le fond et très intéressante, très importante en tout cas par rapport à mes différents collègues. Mais moi je voudrais faire un focus sur la la jeunesse et la lecture parce que les le baromètre 2025 sur les français et la lecture montre que les jeunes français âgés de 7 à 19 ans consacrent 18 minutes par jour à la lecture en moyenne contre 3h plus de 3h au niveau des écrans. Donc je pense que c'est important de de réagir par rapport à cela et j'aurais trois questions.
La première, c'est est-ce que le livre peut rivaliser avec l'usage numérique ? Ah, vous l'avez dit tout à l'heure qu'en France, bon ça fonctionnait pas trop encore, mais est-ce qu'il faudrait peut-être pas accepter une coexistence et adapter l'offre éditoriale en conséquence à ça travers à travers cette question ? Donc, c'est la lecture chez les nouvelles générations parce que c'est quand même les futurs donc qui liront.
Et je souhaiterais également vous interroger sur même si ça a été dit posé précédemment dans la question de Catherine Bellitier sur la place de la lecture en tout cas dans les programmes scolaires. Est-ce qu'il y a quelque chose une intervention particulière que vous faites par rapport à cela ? Enfin terminé sur peut-être plus les sort du livre audio qui est largement tiré par des plateformes comme Audible chez Amazon mais est-ce qu'il y a pas un risque de dépendance vis-à-vis d'acteurs étrangers dominants similairire à ce que le secteur musical a connu avec Spotify ?
Je vous remercie. Merci. Je vais vous laisser répondre aux différentes questions.
Vous les répartissant peut-être qui commence. Allez, monsieur Montagne. Merci.
Je voudrais quand même dire vous dire à toutes et à tous bravo et merci pour cette PPL de voter de façon transpt partisane. Il est fréquent que le livre soit un objet de d'une véritable unanimité parlementaire et et donc nous sommes à votre disposition aussi pour qu'on puisse convaincre l'Assemblée nationale. Donc on le dira on va le faire.
Euh donc il faut il faut euh peut-être euh trouver les bons arguments et qu'on soit déterminé euh comme on a pu au Parlement européen faire voter la la cette loi sur le droit d'auteur qui est passé à cinq voix de majorité. Je pense que c'est un élément clé. Je voudrais quand même dire que ça bouge parce que non non non seulement a été condamné aux États-Unis etique certes c'est pas sur la c'est sur une notion de Fair qui est pas très très claire mais enfin en tout cas qui n'est pas celle que nous souhaitons.
Quand j'ai donc nous avons attaqué MTA devant la 3è chambre du tribunal de Paris et chaque fois que je je passais dans un média, on me disait "Ah mais ils nous ont appelé avant en disant que ils utilisaient les contenus jusqu'en 2023 mais ils ne le font plus aussi très intéressant. Mais donc il faut il faut avoir ça en tête. Arthur Mench quand même au titre de de Mistrral propose maintenant une rémunération forfaitaire des contenus librement accessibles sur le le web, ce qui n'a évidemment pas grand sens mais ça veut dire qu'il reconnaît la valeur de contenu.
C'est ça qu'il faut prendre en compte, c'est très important. Et donc même si c'est pas pertinent en l'état, c'est que nous sommes en train de de de comprendre que en en poussant, sachant que puisque nous avons des centaines de milliers de preuves État sera condamné, il y a absolument aucun doute et donc il faut voilà, il faut se battre par rapport à ça et donc merci de ce premier acte très important peut-être sur le livre d'occasion. Oui, je voudrais simplement dire répondre à à Catherine Morin que oui, peut-être que c'est que 9 % en valeur mais en volume c'est de l'ordre de 20 % hein.
Et donc 20 % en temps de lecture, c'est très important. Donc c'est c'est vraiment en croissance. Donc c'est un élément important.
Donc oui, nous souhaitons d'une manière collective que s'instaure une rémunération en droit d'auteur des acteurs de la création et donc il faut mettre à contribution les plateformes qui sont responsables de cette sens ordre de contrôle du du marché. Ça suppose une volonté politique, vous l'avez dit, mais je pense que on l'a su le faire sur le photocopillage, sur le droit de prêt, sur la copie privé numérique. Donc nous nous poussons et notre rôle auprès des des des syndicats allemands, espagnols et belges.
Donc on est en en croissance de de prise de conscience. qu'on va se battre au niveau européen. Nous nous estimons qu'il peut être introduit en droit français avant d'être au niveau européen, mais nous demandons que la Commission européenne soit clairement interrogée d'une d'une manière ou d'une autre.
C'est il y a plusieurs pistes. Je crois que le ministère de la culture maintenant est d'accord avec cette piste là. Donc il faut que on avance.
Nous savons que c'est long le photocopillage, ça a été long donc quelques années mais il y a une certaine urgence à le faire avant que le le livre d'occasion soit trop important que les les enfin les conséquences économiques pour euh ces acteurs euh les soit les rendre encore plus anguleux une solution. Merci monsieur Hon peut-être. Oui, je vais essayer de de répondre rapidement déjà. en vous en vous remerciant aussi de de partager aussi sincèrement nos notre engagement, nos nos soucis, nos inquiétudes et parfois euh notre impuissance et notre et notre colère également puisque nous aussi ça faisons, ça fait beaucoup d'années que nous que nous dressons les mêmes diagnostics et que nous exposons les mêmes les mêmes enjeux.
Euh de manière un peu transversale sur les sur les solutions ou les pistes. Je pense que la première c'est la régulation. Euh ne pas lâcher sur la régulation.
La régulation c'est pas un gar. La régulation euh c'est l'avenir. On a parlé euh du livre audio.
Effectivement ne laissons pas se développer à l'intérieur de l'économie du livre un pan du marché qui soit dérégulé. Sinon, on en pera tous le prix et la situation se se détériorera encore davantage. Les frais de port, la loi de la loi de leur Darcos, la bataille sur les frais de port, c'est une bataille pour le préic puisque c'est une bataille qui vise à contrer une politique de dumping de la part de la part d'Amazon.
Donc quand on se bat pour les frais de port, on se bat pour maintenir la loi de 81 sur le sur le préic. Et enfin euh régulation en matière d'intelligence artificielle, ça a été ça a été dit. le livre à l'école.
Alors, c'est évidemment un énorme sujet, mais puisque nous sommes devant la commission de la culture et de l'éducation, il n'y a pas de lieu où les responsables de l'apprentissage de la lecture à l'école, les enseignants et les professionnels du livre qui soient éditeur, libraire ou auteur jeunesse et bibliothécair également qui sont au contact des jeunes sur ces sur ces enjeux de la lecture. Il n'y a pas de lieu où nous partageons les constats, nous partageons les pistes, nous partageons ce qui peut bien fonctionner ici ou là. Et ça c'est tout à fait regrettable.
C'est évidemment un énorme sujet parce qu'on ne change pas l'éducation nationale comme ça, mais si on ne commence pas à y travailler, on y arrivera jamais. Autre piste, je dirais la la défense des acteurs, la défense des acteurs du livre, qu'il soit associatif, professionnel, public. le rôle de la DGMIC, madame la directrice générale et du service du livre a été souligné et je souhaite aussi le faire.
Heureusement que nous avons une administration qui qui y croit encore et qui est qui est qui est à la fois experte et engagée sur ces sur ces sujets-là. Euh le sénateur Hugonet a fait un rapport sur les aides publiques au livres et à l'économie du livre en particulier qui montre que ces aides sont euh faibles en valeur mais sont efficaces et sont bien utilisées. Euh l'aide publique au secteur de l'économie du livre, c'est largement moins de 1 % euh du chiffre d'affaires du secteur, donc beaucoup moins que dans les autres industries culturelles.
Et donc voir les crédits baissés alors que c'est une industrie culturelle la moins soutenue par les pouvoirs publics. C'est c'est assez assez frappant. Et pour répondre pour répondre à madame Beliti sur les sur les mesures pour les libes en faveur des libaris, moi j'en mentionnerai deux.
Je reviens à la loi de 80 puisque dans la loi de 80, il y a un article 2 qui dit que dans les dans la dans le calcul de des remises commerciales que les éditeurs attribuent au aux détaillants, les enjeux qualitatifs doivent primer sur les enjeux quantitatifs donc de chiffre d'affaires. C'est exactement l'inverse qui se produit aujourd'hui. C'estàd que les acteurs les moins les moins qualitatifs Amazon ou les grandes surfaces alimentaires ou les grandes surfaces culturel sont beaucoup mieux rémunérés que les libraires.
Donc aujourd'hui, il y a ce pont de la loi de 80 qui n'est pas appliqué. s'il était appliqué et si la discrimination positive euh qu'a voulu la loi de 81, qu'ont voulu les parlementaires en faveur des détaillants qui font un travail de qualité, si cette discrimination positive était appliquée, les liviries n'en seraient pas dans cette ne seraient pas dans cette situation là. Et puis effectivement euh l'idée dont discute la profession d'une d'une taxe, d'une d'une contribution alors avec des périmètres et des assiettes variables.
Mais ce qui est clair, c'est que les autres industries culturelles qui sont évidemment tout à fait respectables et que l'on défend également mais qui sont en en volume, en chiffre d'affaires beaucoup moins importantes que la filière du livre, bénéficie de taxes de dizaines ou de centaines de millions d'euros quand la filière du livre n'en n'en bénéficie plus. Donc aujourd'hui, pour sortir de cet impasse, il faut réfléchir à une à une ressource nouvelle pour la filière du livre. Je dis souvent avec un peu avec un trait d'humour que l'avantage des pauvres, c'est que il faut pas grand-chose pour les soutenir davantage. 1 % de rentabilité supplémentaire pour les libe 100 millions d'euros, c'est beaucoup pour les libraries.
Je pense que globalement euh ça n'est pas tant que ça. Monsieur Hardi, oui, merci pour votre toutes vos questions. Je vais essayer d'être les prendre dans l'ordre.
Je pense pas pouvoir répondre à toutes mais enfin tout réusjet par rapport à la par rapport à l'IA. Euh effectivement c'est important cette PPL qui a été votée à l'unanimité. C'est très bien.
Je voudrais quand même ne pas perdre de vue qu'il y a deux choses. C'estd que du point de vue d'un auteur, il y a cette cet aspect pillage de données qui a déjà eu lieu, on sait qu'il y a eu lieu et qui nous positionne non pas comme auteur du neuve de l'esprit mais comme fournisseur de data. Et c'est vrai que là il y a eu un préjudice, il doit être acté.
Enfin, il est il faut trouver les moyens de lutter contre. Mais par ailleurs, il faut que l'auteur conserve la possibilité de manifester son droit d'opposition. C'estàd que de il il revient à moi en tant qu'auteur de pouvoir dire si j'accepte ou pas d'être fournisseur de data ou de rester simplement auteur de livre.
Ça c'est une chose importante par rapport au fait que à la prolifération des textes produits machine ce que j'ai appelé produit machinique ou produit machine qu'il est important c'est une réflexion que je vous soumets. Il est important d'arriver à imposer l'idée peut-être que cet objet qui va circuler ne mérite pas le nom de livre qu'il faut lui trouver un autre nom. Euh je dis ça parce que en fait ce produit machine euh il y a toutes sortes d'aspects techniques qui me dépassent un petit peu mais je peux voilà je peux entrevoir notamment au niveau fiscal euh au niveau TVA euh le livre c'est un écosystème particulier.
Ce produit machine n'est pas du tout ne relève pas du tout des mêmes des mêmes des mêmes droits et de voir. Ça devrait être on devrait inventer quelque chose pour le désigner. Je pense que c'est quelque chose de une œuvre de de salubrité publique.
Euh par rapport à ce qu'elle dit Syvie Robert sur les bibliothécaires, je plus sois. C'estàd que je crois que c'est très important. Moi je pense que la bibliothèque euh est un enjeu sociétal et culturel et pas seulement la bibliothèque publique, je dirais la bibliothèque privée.
Il faudrait faire arriver à comment dire à faire passer l'idée qu'une bibliothèque privée qui contient des livres qui sont pas des objets jetables, ça a autant d'importance qu'une qu'une armoire à pharmacie dans une maison. vraiment c'est c'est aussi un enjeu de santé publique le livre et la bibliothèque. Mais ça je sais que c'est une idée qui dans les conditions économique actuell le livre est toujours trop cher du point de vue de des gens qui ne lisent un livre qu'une seule fois et qui ensuite s'en débarrassent.
Euh par ailleurs, c'est vrai que pour certaines personnes confrontées à ça, c'est le prix sera toujours trop trop et puis il a la question aussi de stocker les livres, donc le prix du logement, enfin des tas de choses très concrètes qui font que euh il faut quand même trouver les moyens d'imposer cette idée qu'une bibliothèque personnelle, vraiment personnelle peut-être même individuelle, c'est quelque chose de bah il faut il faut arriver à à faire passer ce message dans l'ensemble de la société par rapport à la à la concentration et à la divers université éditoriale. On s'était battu toute la filière il y a 3 ans au niveau Bruxelles pour empêcher la fusion sachette. Euh alors ça allait limite que ça mais enfin en tout cas ce qui avait on avait obtenu gain de cause, on avait empêché cette fusion, ce qui avait beaucoup euh je pense euh sensibiliser la commission qui a une approche uniquement concurrentielle, un droit de la concurrence, c'était à la fois le fait que la filière soit mobilisée, mais aussi elle avait été sensible au aux éléments qu'on lui fournissait par rapport aux enjeux idéologiques, enfin au risques et qu'il pouvait y avoir de manipulation de Et je voudrais attirer votre attention sur alors C'est une c'est l'autre assemblée sur le fait qu'en octobre dernier euh à l'Assemblée nationale, il y a une proposition de loi qui n'a pas été discuté du tout par rapport à la justement cette question de la concentration des médias euh qui proposait euh je vais essayer de retrouver mes notes, qui proposait voilà euh proposition de loi déposée à l'automne dernier à l'Assemblée visant à empêcher qu'un acteur puisse contrôler des médias d'information en même temps qu'une entreprise d'édition importante de façon à éviter, je cite, la captation globale de l'espace public.
On en est vraiment là aujourd'hui. Je pense qu'il y a vraiment un enjeu là aussi. Ça mériterait une unanimité de la part des des parlementaires aussi bien à l'Assemblée nationale qu'ici.
C'est peut-être plus difficile à l'assemblée qu'ici, je ne sais pas. Mais en tout cas, c'est c'est un c'est c'est un c'est un sujet qui avait été évoqué, je me souviens, ici au Sénat avec David Asouine et je crois que le président Lafond était là aussi au moment de la concertation des médias. Voilà. pas poser la question d' sur les avec la Fnac parce que on ém Ouais.
Ouais, tout à fait. Non, en tout cas, il y a il y a il y a je pense qu'il il y a un travail à mener, un travail parlementaire à mener très très précis. Alors, sur l'occasion euh on avait évoqué trois pistes.
Effectivement, rémunération en droit d'auteur. Le fait de que les plateformes qui cannibalisent contribuent activement enfin à la à en recherche la filière. Il y a pas de raison qu'elle cannibalise la filière sans contribution.
Il s'agit pas évidemment de pénaliser la le petit libraire d'occasion euh ou bouquiniste euh desquês scèes, mais c'est vraiment ça concerne vraiment les plateformes. Il y avait une piste qui a jamais été, moi je l'avais évoqué mais elle a jamais eu grand succès. Euh ceci dit, j'ai entendu des éditrices de poche qui étaient favorable à ça une fois sur France Culture.
C'était la piste de la chronologie des médias qui consisterait à imposer que le le le livre d'occasion soit disponible seulement au bout d'un certain délai après l'apparition du livre 9. Parce que sinon vous avez l'offre l'offre proposée sur les plateformes, elle est immédiate. C'estd que dès que le livre 9 paraît, vous avez la proposition, alors évidemment c'est pas en quantité astronomique, mais vous avez quand même cette proposition de livres d'occasion.
Voilà. Euh alors, tout ce que tout ce que vous inventerez, imaginerez pour défendre les auteurs, ça sera bienvenu parce que nous sommes authentiquement les praticiens du temps long. Euh vous avez dit qu'effectivement ce talon était en un peu en perte de valeur, mais nous on vit ça au quotidien.
Écrire les les éditeurs, les les écrivains sont sont des lecteurs. Donc on lit des livres, on passe du temps à les lire, on passe du temps aussi à écrire et on est des adeptes de ce temps long. Et pour une profession qui est particulièrement menacée aujourd'hui, le traducteur littéraire, menacé par LIA, c'est vrai que là, on a on a pour le coup cette espèce de choc entre deux logiques qui est la logique productiviste qui est effectivement l'outil diagénérative, il est imbattable en terme de quantité et de vitesse et de rapidité, il sera imbattable.
Mais si on on met bien en exergue le fait que sans se focaliser sur le produit, le résultat, mais en en comment dire en valorisant le processus, l'expertise, le temps long, la valeur que ça au niveau civilisationnel et culturel ce cette pratique du temps long pour le traductualité mais pour l'auteur en général, je pense qu'effectivement là, il faut c'est quelque chose sur lequel il faut se battre. Euh rapidement pour la pour pour répondre à Monique de Marco sur la précarité sociale. Alors, on on avait on avait discuté de ça à l'automne, on s'était vu à deux reprises.
Euh c'est vrai que l'approche alors toutes les organisations d'auteur n'ont pas, vous le savez d'artistes d'auteur pas la même approche par rapport à ce que vous défendez comme qui est le principe d'assurance chômage. L'assurance chômage est liée à une cessation d'activité et c'est lié aussi à un lien c'est c'est une logique salarielle qui n'est pas entièrement adaptable à la à la à la à la au statut d'auteur. Ceci dit, la question de la rémunération, elle est fondamentale et c'est pour ça que je me bat pour une meilleure rémunération.
Pourquoi ? Parce que meilleure rémunération veut dire plus de cotisation sociale. Plus de cotisation sociale, c'est plus d'ouverture de droits sociaux.
Il y a une logique, il y a un cercle vertueux en en en se concentrant sur la la question de la rémunération et de son amélioration, on améliore la possibilité d'ouverture de droit plus important. et vous dites que euh on effectivement la problématique de continuité de revenu est importante. On travaille aujourd'hui dans le prolongement des travaux de la mission flash de Camille Gierminier et de Sonia Boura euh député de l'Assemblée nationale qui n'avait pas eu les mêmes qui avait travaillé ensemble et qui avait pas eu les mêmes approches.
Finalement, on travaille un certain nombre d'organisation d'auteurs dans toutes sortes de branches. On travaille sur un compte personnel, compte professionnel solidaire qui aurait pour effet, alors il est pas abouti encore, qui aurait pour effet de lisser, d'aténuer les effets de la discontinuité et de de l'irrégularité des revenus qui est vraiment une problématique importante pour nous parce que c'est vrai que c'est quelque chose, il faut trouver des solutions mais on ne passera pas à côté de la nécessité de s'affronter à la question de la rémunération et de la rémunération voilà suffisante enfin décente qui permettent d'ouverture de droits sociaux et cette logique là vertueuse, elle me paraît hyper importante. Peut-être si j'ai pas répondu sur la rapidement parce qu'il va falloir qu'on les les le contrat d'édition et les là on va on aborde on aura pas le temps parce qu'on aborde des sujets sur lesquels on n'est pas tout à fait d'accord avec nos avec le avec Vincent et les éditeurs et le CE sur le le ce qu'on ce qu'on en terme de rémunération ce que nous on propose et qui pour le moment n'a pas été n n'a pas pu être discuté ni même testé donc c'est l'idé minimum garantie non amortissable donc ça ça mérite qu'on qu'on en parle sérieusement et qu'on développe un peu plus les choses.
Et pour la question de la rémunération aussi des auteurs, il y a la piste occasion. Ça c'est aussi une piste vraiment importante de de rémunération droit d'auteur qui qui peut être facilement en plus mise en par le recours à un organisme de gestion collective comme la Sofia par exemple. C'est tout à fait quelque chose qui peut être envisagé.
Voilà, je excusez-moi, j'étais un peu long. Voilà. Présidente du CNL.
Madame, Merci monsieur le président. Euh je vais essayer de de répondre le mieux possible de l' toutes les questions qui peuvent concerner le le Centre national du livre. peut-être en préambule dire quand même que la lecture c'est je pense la mère de toutes les batailles et je le pensais lorsque je travaillais dans le cinéma qui a été longtemps ma vie ou dans le spectacle vivant qui a aussi été longtemps ma vie euh parce que beaucoup beaucoup de choses en dehors de la musique et éventuellement de l'accès à l'art pictural passe par la langue, la maîtrise de la langue et notamment dans sa subtilité.
Et donc on peut être saisi effectivement et j'entends à la fois votre tristesse et votre colère qui me réjouit parce que je suis à peu près dans le même état même si étant plutôt joyeuse de caractère, j'ai pas envie de me laisser totalement dévorée par la tristesse. J'adore les dinosaures qui gazouillent. Donc vous devez continuer, vous devez continuer à chanter tous les matins.
Euh non pas tel un dinosaure mais tel une p qui vient qui qui vient avec le printemps. Donc je je comprends tout à fait, on est à peu près dans le même état. Euh ce qui est peut-être plus surprenant, c'est de voir que finalement bon le cinéma a toujours historiquement très très bien défendu ses intérêts.
La musique a obtenu très récemment une taxe sur Spotify et Viser. Euh on est on reste quand même encore euh la seule euh la seule euh industrie culturelle à être pauvre comme Job. Euh et le Centre National du livre, comme vous l'avez comme Guillaume l'a dit très justement, représente même pas 1 % du chiffre d'affaires de la filière et en plus on lui a pris euh 22 % en 2 ans parce qu'on devait estimer qu'il était trop riche.
Donc quand vous parlez de la Oui. quand vous parlez de la soutenabilité, non, c'est pas soutenable. Euh outre le fait que déjà les actions que nous menons euh pour la librairie euh sont ne sont pas suffisantes.
Aujourd'hui, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on consacre 5 millions d'euros dans la librairie essentiellement sur de l'investissement. Ça répond aussi en partie à la à la préoccupation du sénateur monsieur Pomier. On on répond en investissement alors qu'aujourd'hui on a un problème de fonctionnement.
Il faut quand même pas oublier que les salles de cinémar touchent trois fois plus d'argent que les librairies mais elles le touchent en fonctionnement et elles ont trois fois moins de personnel parce qu'une les salariés c'est je connais bien le cinéma j'ai travaillé 20 ans. Depuis qu'on est passé au numérique, elles ont plus besoin de quelqu'un qui enroule la bobine autour de de de de la machine à à émettre. Donc généralement, vous le voyez bien dans les salariés, c'est vous avez le caissier qui fait à la fois projectionniste et la caisse, c'est tout le contraire de la librairie où plus vous avez le libraire, plus la librairie fait bien son travail puisqu'elle peut consacrer du temps à répondre aux questions de ceux qui s' posent et quand même il y en a encore qui s'entrends votre émotion sur le livre, en tous les cas sur tout ce qui concerne la pensée.
Effectivement, on voit nous-même que tout ce qui touche aux sciences humaines et sociales est beaucoup moins acheté, mais il est aussi beaucoup moins soutenu parce qu'on a beaucoup moins de demandes parce que je pense que les éditeurs ne peuvent plus prendre de tels risques. vous on parlait de de une question a été posée sur le fait qu'il devait exister quelque part un endroit où on puisse évoquer la question des actions en faveur de la lecture. On peut tout à fait créer de tels rendez-vous pour pouvoir s'inspirer les uns les autres des actions dont on estimerait qu'elles sont efficaces.
Mais écoutez, globalement, on sait ce qui marche. Euh jeune en librairie et plébiscité qui est mis en œuvre par le ministère de la culture, par le service livré lecture et les tracs et plébiscité par les enseignants, par les élèves et par les libraires. Il va baisser terriblement cette année.
Euh mais on sait que ça marche, tout le monde vous le dira. euh les leçons de cinéma, les leçons de pardon de de les rencontres de de littérature qu'on organise euh dans les collèges et les et les écoles en partenariat avec le pass culture et l'éducation nationale, ainsi que les résidences qui sont un temps long d'un auteur présent dans un collège qui pendant six ateliers va travailler à la fois l'écriture, la lecture à voix haute, la lecture plaisir. C'est plébiscité par tous les enseignants qui nous envoient des mails sans qu'on leur demande.
On sait que ça marche. C'est de l'argent. C'est pas compliqué. pas non plus, on n'est pas on n'est pas dans le cinéma, on n'est pas en train de produire l'adaptation de Monte Cristo à 23 millions d'euros.
Je vous rassure, avec 10 millions, on pourrait multiplier par 5 tout ce que nous menons au Centre national du livre et l'excellence. Je parle de jeunes en librairie, il y a d'autres actions évidemment, mais en l'occurrence, on sait ce qui marche quand même hein. On trava on travaille avec les professionnels, on le met en œuvre avec les professionnels. le fait de doter les centres de loisirs, de former le personnel de médiation des centres de loisirs et de les toter de livres, ce que nous avons expérimenté l'an dernier et on commence à avoir des retours de la mise en œuvre, on sait que ça marche puisque les centres loisirs n'ont plus de livres ou quand ils ont des bibliothèques, c'est des bibliothèques qui n'ont pas été gardies de nouveaux livres d'édition jeunesse depuis 10 ans.
Et les médiateurs ne savent pas euh ce qu'est la littérature jeunesse. Faut les former. Euh réinscrire dans la formation des enseignants un volet littérature jeunesse d'une heure et3.
Euh aujourd'hui en visio, ça coûte vraiment pas grand-chose. On connaît parfaitement les critiques excellentes sur souvent des femmes de littérature jeunesse qui pourraient former les enseignants et les jeunes enseignants pour les pour qu'ils soient à l'aise avec la littérature jeunesse. Quelqu'un a posé la question de s'interroger sur l'offre éditoriale.
Excusez-moi, vous allez me trouver un peu cache mais non. L'offre éditoriale est géniale en France. Enfin voilà.
Et je dis pas ça, je dis pas ça pour flatter les auteurs, les éditeurs. On a une offre incroyablement riche d'une beauté indiscible pour les pour les jeunes. Euh et donc on a tout ce qu'il faut.
Le problème c'est que si personne ne la connaît euh un les parents sont perdus quand ils arrivent en librairie parce que l'offre est tellement plétoré qu'ils savent pas quoi acheter. Et deuxièmement si personne ne forme les médiateurs au plus près euh qui sont au plus près des enfants et les enseignants dans les classes, on risque pas de la faire exister. C'est pourtant un p très coûteux hein.
Ça c'est il y a des choses qui coûtent et puis des choses qui peuvent être euh la relation religion euh religion n'importe quoi. Sylvie, excuse-moi. Oh non, excusez-moi.
Je suis très livre de job. Euh non, aux régions euh écoute ça se passe bien. On a d'excellentes relations relations avec ceux avec qui nous avons signé une convention régionale.
Donc c'est région Drac, centre national du livre. C'est très efficace pour le maillage territorial des librairies puisque dans ce cas-là, on n'impose évidemment pas nos critères nationaux. On s'adapte au territoire avec des critères qui sont évidemment beaucoup plus qui facilitent beaucoup plus l'ouverture ou la reconnaissance d'une librairie dite de qualité.
Euh ça marche en particulier en Bretagne de région que tu connais bien avec le principe des cafés librairie qui était un peu mis à mal il y a 5 ans et au contraire qu'on a réussi à intégrer dans les conventions parce que ça fait partie de la pratique bretonne et tant mieux. Euh on a deux régions avec lesquelles nous n'avons pas signé de convention territoriale car elles ne l'ont pas souhaité. C'est la Loire et Pay de la Loire et la région Île-de-France.
Euh pour les plateformes, les réseaux sociaux. Alors, je ne sais pas où en est euh la loi contre qui qui est supposé interdire les écrans au moins de 15 ans. J'espère, je prie, mais j'ai pas regardé les derniers états de la situation. qu'on n'a pas réintroduit.
J'esp j'espère que vous avez pas réintroduit l'autorisation parentale puisque les parents se roulent par terre pour précisément demander d'avoir une loi pour pouvoir dire à leurs enfants c'est la loi et éviter des conflits dont ils n'arrivent pas à On vous répondra à la fin de cette cette audition. D'accord. D'accord.
Je vois que le lobby des gafas marche toujours aussi bien. Alors euh sur la alors sur la place du livre sur la place du livre dans les programmes dans les programmes scolaires. Alors c'est ressorti des états généraux ça ressort aussi de nos études sur les jeunes et la lecture.
On a une problématique qui est liée au fait que les jeunes n'aiment pas les livres qu'on leur donne à l'école en général. Et c'est en cela que je pense que ce serait intéressant d'avoir une sensibilisation au livre jeunesse qui peut-être leur parlerait davantage pour permettre d'ailleurs d'aller aussi vers des livres certainement plus exigeants et il est pas question de s'asseoir sur la le la la richesse de notre patrimoine en matière de littérature évidemment mais peut-être faut-il des paliers. En tous les cas, ça pourrait être intéressant de s'y pencher.
Mais c'est choisissait le livre aujourd'hui. Voilà, c'est le rôle de l'éducation nationale euh sur voilà, écoutez, je pense que sur la soutenabilité de la filière, si je peux répondre sur un plan économique, un petit peu il y a plus de soutenabilité aujourd'hui. Soutenabilité du CNL en tous les cas dans la complétude de son action non plus.
Voilà, j'espère avoir merci à peu près répondu juste un petit mot Vincent mon avant tout petit mot d'avant j'ai omis de répondre que le texte que que j'ai lu est l'acte 2 de l'enfant prodigue de Voltaire. Voilà ça ça vous donne merci. Et puis sur la concentration, je voudrais simplement dire nous avons le syndicat 720 éditeurs et nous représentons à peu près 90 % du du du marché.
Euh il y a 25 ans, il y avait deux grands groupes qui planaient un peu au-dessus. Aujourd'hui, il y en a quatre. Et donc quatre groupes dont la diffusion de distribution permet d'accéder à des centaines d'éditeurs et des des milliers de auteurs.
Donc il y a de la concurrence entre les groupes. Je pense que c'est un des points clés quand même qu'il faut remarquer. Mais on on pourra évidemment en reparler surtout par rapport à affaire Fnac Arti mais qui est loin de pas qui qui est dans un dans un stade qui n'est pas encore très avancé.
Donc on en reparlera. Florence Filbert pour conclure. Merci beaucoup et merci à toutes à tous et toutes pour vos question qui montre l'ensemble de ces sujets qui nous préoccupent beaucoup.
Euh je vais commencer peut-être par euh vous parler de l'évolution de nos crédits puisque beaucoup d'entre vous ont abordé cette cette problématique et effectivement vous avez raison, c'est le nerf de la guerre hein puisqu'on a deux outils, euh le budget et la régulation. Euh pour vous dire que euh les crédits de la mission médiia, livre et industrie culturelle euh progresse beaucoup plus lentement que les crédits du budget général de l'État et beaucoup plus lentement que le que le PIB. D'ailleurs euh c'est documenté sur longue période euh et si on regarde plus précisément ce qui se passe en 2026 et si on regarde les crédits spécifiquement du programme livre 334, il baisse en tout cas les crédits disponibles si on enlève tout ce qui considère être les gels des crédits et les alléants en cours d'année, il baisse d'environ 10 millions d'euros.
Mais surtout, il faut aussi raisonner euh en mesurant le tendantiel des dépenses qui sont financées par ce programme avec à la fois euh des composantes habituelles et des composantes exceptionnelles. Euh la composante habituelle, c'est le tendantiel des dépenses de masse salariale et notamment celle de la bibliothèque nationale de France qui pour 90 % en gros de ces crédits sont des dépenses de mal salarial. Et donc ça progresse inéluctablement de 4 à 5 millions d'euros par an.
Ensuite, nous avons des dépenses de loyers ou de travaux comme par exemple le loyer du relogement de la bibliothèque publique d'information ou encore les crédits de travaux de la maison du dessin de presse. Tout ça euh pèse à peu près pour 15 millions d'euros. Et donc vous voyez euh que alors que les crédits baissent quand on quand on doit financer nos politiques publiques, bah déjà il faut économiser ces 15 + 10 25 millions d'euros d'économie à trouver euh pour pouvoir financer les politiques publiques.
Et donc c'est pour ça que toutes les lignes du programme sont mises à contribution. C'est pour ça que la la BNF a vu sa subvention baissée. C'est pour ça que la le CNL a vu aussi sa subvention baissée de 3 millions d'euros.
C'est pour ça que le Centre national de la musique a vu sa subvention baisser de 7 millions d'euros partiellement compensé par une hausse de taxe mais partiellement seulement. Et c'est pour ça que en réalité les dépenses qui qui sont discrétionnaires euh sont quelque part les variables d'ajustement de toutes ces dépenses obligatoires qu'on a financé et donc baisse massivement. Et donc on a une baisse de plus de 25 % des crédits d'intervention des DRAC.
Euh je vais y revenir sur le rôle des draps que sont très importants, certains l'ont abordé. Et on a aussi des baisses assez fortes des crédits d'intervention fa voir des industrie culturelle en général. On a parlé de découvrabilité ce matin.
Bah les crédits pour la découvrabilité du programme baissent de 40 %. Voilà donc et je pourrais dire la même chose de la du programme 361 qui finance les services déconcentrés. il baissent, ils ont baissé en 2025 de 15 % et en 2026 euh de 10 % pour les crédits centraux et 5 % sur les des crédits déconcentrés.
Donc tout ça c'est des petites économies. On parle de 5 millions d'euros là euh pour ce ce programme 301 mais mais encore une fois les baisses sont drastiques par l'effet de ces dépenses obligatoires. Donc il faut vraiment aller comprendre le fonctionnement de l'ensemble des crédits pour pouvoir pour pouvoir se positionner.
Et si vous votez une stabilité des crédits, ben en réalité, ça veut dire une baisse assez assez conséquente. Euh voilà, je je vais en venir maintenant sur les les différentes sujets de régulation. On a beaucoup parlé du livre d'occasion.
Donc nous avons beaucoup travaillé en fait à des voies alternatives au niveau national, que ce soit ça a été évoqué la mise en place d'une chronologie euh de revente de livres sur le modèle de la chronologie des médias. On a étudié des pistes sur la fiscalité, on a étudié des pistes budgétaires avec la revalorisation du droit de prêt. On a aussi utilisé des pistes d'organisation de la filière.
Euh et on a plus particulièrement travaillé en lien euh avec le le en tout cas les les représentants à la fois des des auteurs et du syndicat national de l'édition à euh la création d'une compensation en fait du droit d'auteur sur le principe du droit de suite. Cette option a fait l'objet d'un avis très réservé du Conseil d'État au mois de juin 2025. Euh notamment, on a une question d'obstacle juridique majeur qui est la question de savoir si la règle euh dite d'épuisement de droits de distribution s'applique au cas d'espèce.
Et donc désormais, nous devons collectivement agir au niveau européen. C'est c'est ce que j'ai commencé, ce qu'avait commencé à dire en propos introductif. Donc effectivement, la Commission européenne doit être interrogée et les États membres de l'Union doivent être approché pour qu'on puisse dégager une majorité d'acteurs pour pouvoir agir au niveau européen sur ce sujet.
Et donc c'est ce à quoi nous nous emploignons en lien avec les professionnels aujourd'hui pour pouvoir essayer de faire bouger les lignes au niveau européen. Euh sur la la question euh des pratiques d'Amazon et et de la loi sur le sur sur le le les frais de port. Euh donc nous avons euh euh rendu public ce rapport sur l'évaluation de cette mesure qui a été remis au Parlement à l'automne qui conclut que la loi a établi une concurrence plus équitable en faveur notamment en faveur de la librairie.
Et donc nous devons désormais nous assurer du respect de cette loi et nous étudions à l'heure actuelle des voies d'action alors contentieuse pour apporter notre soutien au requérant dans le casre d'un éventuel recours contentieux mais aussi pour essayer de de de regarder comment on pourrait améliorer les les choses notamment le ministère ne dispose pas de compétences aujourd'hui de police administrative pour permettre d'agir rapidement contre ces pratiques litigieuses. Et donc euh nous étudions euh de possibles sanctions, voilà, soit pénal pour essayer d'augmenter ce ce régime répressif, soit administratif. et nous sommes en train de de travailler à ce sujet avec le ministère de de la justice.
Euh beaucoup d'entre vous ont abordé la question de la concentration. Euh alors on en a l'avez déjà évoqué en réponse et Région en a parlé aussi. On a toute une action évidemment de de favoriser la promotion de la diversité la promotion la diversité des maisons d'édition.
Euh Vincent Montagne l'a rappelé aussi. Euh la question de la la de la de la loi a été posée puisque on a débattu d'une d'une proposition de loi sur la concentration à l'Assemblée nationale il y a quelques semaines. Euh en réalité euh ça n'est pas exactement les les leviers sont pas exactement les mêmes que ce qu'on peut faire dans le cadre des médias puisque on a cette question du pluralisme des médias qui était un principe à valeur constitutionnelle.
Euh en réalité là sur les sujets de concentration euh la compétence exclusive de la Commission européenne en la matière, mais donc aussi le droit euh constitutionnel rend difficile de fonder juridiquement en fait une limitation supplémentaire euh des concentrations dans le secteur du livre. et euh et et la jurisprudence là-dessus était quand même assez éclairante sur le fait que quand on parle de cette concentration aussi du pluralisme, euh le champ qui est qui est euh concerné, c'est vraiment le champ des médias d'information et donc la presse et et l'audiovisuel. Mais euh voilà, on a on a des analyses juridiques sur ce sujet qu'on pourra évidemment euh vous communiquer.
Euh il y a une question de Lord Arcos sur le dépôt légal numérique et je l'en remercie puisque ce c'est un sujet qui prend beaucoup de temps en effet qui touche au cœur d'émission de la bibliothèque nationale de France et de LINA. Donc, il a fallu du temps pour trouver un texte qui permette de mettre en œuvre la loi dans des conditions compatibles en fait avec les missions fondamentales de ces deux établissements. Donc le décret, le projet de décret est en concertation avec les différents secteurs concernés et une fois la concertation achevée, euh ils seront il sera transmis au Conseil d'État pour, on l'espère une entrée en vigueur au 1er janvier 2027.
Voilà, on croise les doigts parce que c'est c'est en effet long. et complexe. Euh beaucoup ont abordé la question de l'intelligence artificielle.
Donc la mise s'est exprimée dans votre assemblée le 8 avril. Je ne vais pas revenir sur le sujet mais en tout cas pour vous redire qu'évidemment les les le la position du du ministère de la culture et de faire qu'on est très attentif euh à ces enjeux d'ailleurs qui sont les mais les mêmes dans l'ensemble des champs des industries culturelles. D'abord c'est un le respect du droit d'auteur et de la question de l'identification du marquage spécifique des contenus synthétiques.
Et donc là, le règlement européen sur l'IA comporte une obligation de marquage de de ces contenus et il faut s'y employer. Euh la commission a a publié des lignes directrices et donc il faut travailler également à ce sujet à ce sujet au niveau européen. Euh ça c'est c'est un des leviers.
Euh madame De Marco est revenue sur la question de la protection sociale des auteurs. Je je crois que Christophe Hardi a répondu simplement pour compléter. Euh je vous signale la le lancement d'une inspection de de à la fois de l'Inspection générale des affaires culturelles, de l'inspection générale des finances et de l'Inspection générale des affaires sociales qui a été euh euh missionné pour traiter travailler à cette question de l'amélioration de de l'activité euh des artistes.
Voilà. Et beaucoup de choses sont faites par ailleurs par nos collègues de la direction générale de la création artistique et 2026 devrait aussi voir aboutir plusieurs chantiers sur cette question de la situation sociale de des auteurs du livre. Euh je vais revenir aux questions des des draques et peut-être de la lecture et des bibliothèques pour répondre à certaines questions d'entre vous et notamment celles de Sylvie Robert. euh les Draqus avec bien sûr euh les collectivités territoriales hein qui euh dépensent plus de 1 milliard et demi euh de crédit euh pour financer euh cette politique de lecture publique en dehors de de toute l'action du ministère de l'éducation nationale.
Euh donc les DRAC ont eu des crédits euh qui ont augmenté euh grâce au concours particulier bibliothèque de la dire de la dotation générale de décentralisation. On avait 80 millions maintenant on a 95 millions d'euros. Euh cette dotation permet euh évidemment de de de financer euh les projets d'équipement de lecture publique, mais aussi la politique d'extension des horaires d'ouverture.
Et euh peut-être pour une petite note positive en fait sur cette question, euh entre 2016 et 2025, euh plus de 1100 bibliothèques ont étendu leurs horaires d'ouverture avec un financement de l'État pendant 5 ans. Elles ont en moyenne ouvert davantage, hein. on estime à 9h30 de plus par semaine et les chiffres de fréquentation sont positifs.
Donc entre 2019 et 2024, la fréquentation des bibliothèques a augmenté de 25 %. Donc elle dépasse les 100 millions de visites annuelles. Euh donc ça c'est l'enquête annuelle de des équipes de de la DGMI du service du livre et de la lecture auquel je j'en profite pour rendre hommage mais je le faisais je le ferai plus longuement en en fin de propos.
Les bibliothèques aussi passent au 4e lieu de lecture privilégiée chez les jeunes en 2026 au 2e rang en 2024 et 66 % des jeunes vont au moins une fois par mois à la bibliothèque ou dans leur CDI. Le nombre de près de livres en bibliothèque passe de 182 millions en 2019 à 214 millions d'euros de millions de prêts en 2024. Et toujours en cette même année deux livres sur trois sont empruntés. par des jeunes et c'est en augmentation de 30 % en 5 ans.
Voilà. Alors, je évidemment je voilà je je j'ai l'espoir que quand même que la politique publique à la fois des collectivités et de l'État joueur rôle dans ces chiffres mais mais voilà pour vous donner un peu d'espoir et évidemment dans le rôle des Draques, il y a il y a tout cet enjeu de la lecture avec de nombreux dispositifs pour compléter les dispositifs du CNL qui fonctionnent. Là aussi, ce sont de toutes petites économies, les dispositifs des livres à soi, première page, lecture loisir et jeune en librairie.
Euh les crédits baissent euh mais en 2023- 2024, ça a permis à près de 50000 élèves euh dont 1/4 situé en zone rurale et 1/5e relevant des réseaux d'éducation prioritaires d'aller à la rencontre de plus de 800 librairies dans 17 régions ou département d'outreem. Pour un budget tout petit, hein, c'est 2,3 million d'euros. Là aussi ça a baissé.
Donc tout ça pour dire qu'avec peu de crédit, on peut on peut faire beaucoup de choses euh à la fois sur les dispositifs du CNL et sur les dispositifs d'intervention euh dans les Draqus. Et donc je finirai peut-être sur les états généraux de la lecture jeunesse pour moi aussi rendre hommage à mes équipes si vous le permettez. Donc à Nicolas George, à Réy Julas, mais à l'ensemble des des équipes de la DGMIC et du service du livre de la lecture en particulier pour vous dire que ces états généraux ont été un très gros travail piloté par Nicolas avec un un comité de pilotage.
Il faut maintenant en effet que l'ensemble des bah des acteurs concernés s'en saisissent et c'est je crois une de nos principales pistes de travail dans les dans les mois qui viennent. Alors Nicolas George est encore dans les effectifs de la DGMI. Je tiens à à rassurer l'or.
Euh voilà. En tout cas le le J ne dit pas le contraire à cette date et donc Nicolas est encore bien dans les dans les effectifs de la DGMIC. Voilà.
Mais elle était elle avait été publiée en susceptible d'être de vacan et et bon et à ce jour en tout cas on n pas d'information contradictoire sur sur le fait que Nicolas est bien dans les effectifs de de la DGMIC et donc voilà et donc le le chantier prioritaire et et tous les acteurs ici l'ondi et Régie Chando aussi doivent vraiment converger vers la lecture qui est effectivement la mère des batailles et qui vous préoccupe comme nous préoccupe tous et d'ailleurs vos travaux, l'ensemble des travaux qui sont conduits aujourd'hui par le parlement, je notamment cette loi sur l'interdiction des écrans fait aussi partie de l'ensemble de la de la politique publique pour voilà pour promouvoir la lecture, promouvoir les alternatives au au aux écrans et faire que l'ensemble de ces petites briques que nous avons évoqué ce matin contribue à cet objectif euh public que nous partageons tous. Merci beaucoup. Merci aux uns et aux autres.
C'était pour nous important de vous vous entendre pour faire un point sur la question du livre, surtout à l'avant-veil, enfin la veille de l'ouverture euh du non pas du salon du livre mais du festival du livre qui donc euh débute pour le public vendredi et on vous souhaite aux uns et aux autres un très bon festival. Du coup, merci beaucoup. Merci.
Merci. Merci. M.
Laurent Lafon