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Discours / meetingNathalie Arthaud· 3 avril 2023 3 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleTravail & emploi

Ce n'est pas à Matignon que nous obtiendrons satisfaction ! Soyons nombreux dans la rue jeudi 6/04 !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Nathalie ArthaudFait
    « Ce n'est pas à Matignon que nous obtiendrons satisfaction alors soyons encore nombreux dans la rue jeudi prochain ! »
  • 0:10Nathalie ArthaudFait
    « La première ministre, Elisabeth Borne, a prévu de recevoir l'intersyndicale mercredi, l'intersyndicale sera au complet, puisque nous avons appris par la voix de la nouvelle secrétaire de la CGT, Sophie Binet, qu'elle honorera l'invitation »
  • 0:20Nathalie ArthaudFait
    « Borne a dit et redit qu'il était hors de question pour elle de négocier sur la retraite à 64 ans. »
  • 0:40Nathalie ArthaudFait
    « Bien sûr que ce sont des syndicats qui paraissent plus radicaux mais eux aussi ils ont des cadres permanents qui passent l'essentiel de leur temps à négocier avec les représentants gouvernementaux et patronaux »
  • 1:00Nathalie ArthaudFait
    « ce ne sont pas les discussions au sommet c'est la mobilisation dans la rue de millions de travailleuses et de travailleurs »
  • 1:20Nathalie ArthaudFait
    « la pénibilité, la question des salaires des conditions de travail, le mépris envers les travailleurs ne sont plus seulement des objets de tables rondes entre représentants des ministères ou experts syndicaux »
  • 1:40Nathalie ArthaudFait
    « Macron est fatigué de ce bras de fer, eh bien montrons-lui que le monde du travail a de la réserve. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ce n'est pas à Matignon que nous obtiendrons satisfaction alors soyons encore nombreux dans la rue jeudi prochain ! La première ministre, Elisabeth Borne, a prévu de recevoir l'intersyndicale mercredi, l'intersyndicale sera au complet, puisque nous avons appris par la voix de la nouvelle secrétaire de la CGT, Sophie Binet, qu'elle honorera l'invitation, pourtant Borne a dit et redit qu'il était hors de question pour elle de négocier sur la retraite à 64 ans. Alors on se demande bien ce qu'il vont discuter mercredi.

Alors qu'est-ce que va faire l'intersyndicale, bavarder de tout et de rien, trouver une mesure symbolique avec Borne pour nous faire avaler la retraite à 64 ans ou est-ce que l'intersyndicale va vraiment mettre comme préalable le retrait de cette réforme ? Quoi qu'il en soit, il n'y a rien de rien à attendre de cette entrevue. Cette rencontre au sommet montre toutefois que les confédérations syndicales, à commencer par la CFDT est pressée elle aussi de tourner la page Et elle aimerait bien trouver une porte de sortie pour finalement reprendre son rôle d'interlocuteur privilégié du pouvoir.

Et cette pression elle existe aussi à la CGT ou chez Solidaires. Bien sûr que ce sont des syndicats qui paraissent plus radicaux mais eux aussi ils ont des cadres permanents qui passent l'essentiel de leur temps à négocier avec les représentants gouvernementaux et patronaux et bien plus qu'auprès des travailleurs dans les entreprises à les organiser pour les aider à se battre Mais clairement ce qui fait pression sur le gouvernement depuis plus de 2 mois et demi, ce ne sont pas les discussions au sommet c'est la mobilisation dans la rue de millions de travailleuses et de travailleurs, c'est que la pénibilité, la question des salaires des conditions de travail, le mépris envers les travailleurs ne sont plus seulement des objets de tables rondes entre représentants des ministères ou experts syndicaux c'est que ce sont devenus des sources de colère et de revendications qui sont prortées par des millions de femmes et d'hommes dans le rue et dans les grèves. C'est cela qui pèse aujourd'hui sur l'ensemble du gouvernement c'est ce qui change le climat politique et c'est dans cette direction bien sûr qu'il faut continuer.

Alors conscients de notre unité, conscients de notre force numérique et politique, continuons de nous mobiliser. Macron est fatigué de ce bras de fer, eh bien montrons-lui que le monde du travail a de la réserve. Si les travailleurs font preuve d’abnégation et de courage pour faire tourner toute la société, eh bien ils sont capables d'en faire autant pour se battre pour leurs intérêts !