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interviewRMC· 15 mai 2024 19 min

🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview d'Éric Zemmour, président du parti "Reconquête", sur RMC

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Invité

sont blessés. Le détenu, Mohamed Amra, est en fuite. Les attaquants du convoi également. C'est une véritable traque. Le ministre de l'Intérieur vient d'affirmer que tous les moyens étaient mis en œuvre pour tenter de retrouver les auteurs, les auteurs de ce crime ignoble. Voilà les mots également du ministre de la Justice. Votre réaction, Éric Zemmour ?

0:19
Éric Zemmour

D'abord, avant tout, je voudrais transmettre mes pensées et mes sentiments pour les familles de ces deux gardiens de prison. Une, je sais, était enceinte de cinq mois. L'autre femme avait deux enfants dont l'un devait fêter son anniversaire dans les séjours-ci. Donc je voudrais dire une émotion pour ces gens. Et vous savez, je connais bien les agents de la pénitentiaire. J'ai beaucoup dialogué avec leurs représentants syndicaux pendant la présidentielle, pendant la campagne. Et on en parlera après, j'imagine, mais de leur travail, de ce qu'est devenu leur travail. Mais d'abord, je voudrais dire ça.

Ensuite, je voudrais dire que vous avez vu, tout comme moi, et comme vos téléspectateurs, les images. C'est la vérité. On n'est pas dans de la délinquance. On est dans une attaque de guerre, de guérilla. Vous avez vu comment ils sont vêtus. Vous avez vu leurs armes. Vous avez vu leur mode opératoire. C'est un traquenard, vous l'avez dit. Ils sont tombés dans une embuscade. On est dans une opération de guérilla. Et moi, je pense que ce n'est pas innocent, le mode opératoire, la forme, etc.

1:33
Invité

C'est-à-dire, qu'est-ce qu'il dit ? D'ailleurs, les mots ont été très forts, utilisés par la procureure de la République hier, qui elle-même parlait quasiment d'assassinat. C'est-à-dire que les trois agents ont été véritablement visés. Ils n'ont même pas pu se défendre.

1:45
Éric Zemmour

C'est pour ça que je parle de guérilla. C'est des opérations de guérilla. On a connu ça dans l'histoire. C'est-à-dire qu'on s'en prend à des agents de l'État, du pays. Parce que je pense que... Vous savez, ça fait longtemps que je fais cette analyse. Nous sommes dans une situation de quasi-guerre civile. On me reproche toujours ces mots-là. On croit que je veux attiser le feu. Pas du tout. Je décris une situation. Vous savez, nous avons aujourd'hui des gens qui viennent pour la plupart du sud de la Méditerranée, ou leurs parents, ou leurs grands-parents, et qui s'en prennent à tous les représentants de l'État et de la France.

Nous sommes dans une véritable guerre qui nous est menée sur notre sol. Et à part ça, si vous voulez, toutes les violences que nous connaissons, du simple vol, des viols, du trafic de drogue, des meurtres, sont ce que j'appelle, moi, le djihad du quotidien. Pour bien montrer, si vous voulez...

2:47
Invité

C'est-à-dire, je veux comprendre. Ce qui s'est passé hier, l'objectif était au départ de libérer leurs camarades. Bien sûr. On est bien d'accord. Évidemment. Vous, vous dites, l'objectif premier était d'abattre des agents ?

3:00
Éric Zemmour

Non. Pas du tout. Je dis, l'objectif premier, initial, c'est de libérer ce caïd de la drogue Mohamed Amra. Évidemment. Mais notre rôle, c'est d'essayer de comprendre ce qui se passe. C'est d'essayer de comprendre pourquoi ils font ça, au-delà de la simple cupidité qui existe, évidemment. Vous savez, je ne crois pas que le mal soit le propre d'une culture, d'un peuple, de certaines personnes. Pas du tout. Le mal est de toute l'humanité, de toutes les époques. D'ailleurs, on a toujours réfléchi à cette cause du mal, depuis le péché originel dans l'Église catholique jusqu'à la pauvreté chez Victor Hugo. Aujourd'hui, on dirait les discriminations, les réseaux sociaux, etc.

Donc, moi, j'ai mon explication. J'ai ma cause. Je pense que tout ce que nous vivons depuis des années, c'est cette guerre civile qui nous est menée par un autre peuple, une autre civilisation, qui n'a pas le même rapport à l'individu, à la violence, qui ne connaît que la loi du clan et la loi de Dieu.

4:01
Invité

Mais pendant longtemps, le grand banditisme, c'était les Corses. Absolument. Ce qu'on appelait la mafia corse-marseillaise. Je ne vois pas le rapport avec la civilisation. Enfin, je veux dire, ils ont aussi donné Napoléon. Donc, je ne vois pas très bien.

4:13
Éric Zemmour

Non, non, pas du tout. Ce n'est pas la même chose. Je vais vous expliquer. Vous avez tout à fait raison de faire ce rapport. D'ailleurs, il y a belle lurette que la mafia, la pègre maghrébine a remplacé la pègre corse. Vous vous souvenez de ce film... Mais en quoi ? Attendez, attendez, attendez. J'ai compris. Allez-y, allez-y. Vous vous souvenez de ce film magnifique de Jacques Audiard, un prophète qui montrait justement le remplacement de la pègre corse par la pègre maghrébine. La pègre corse avait des réseaux mafieux et c'était la cupidité qui les actionnait.

Je pense aujourd'hui, c'est mon analyse et ça a des conséquences, que ce n'est pas seulement la cupidité qui les anime, mais que c'est une espèce de djihad contre les couffards. Les couffards, vous savez, ce sont les infidèles. Je pense qu'il y a cette composante qui est majeure dans ce conflit, dans cet affrontement.

5:05
Invité

Qu'est-ce qu'on répond à ça ? Quand j'entends les propos de Marion Maréchal, tête de liste reconquête aux européennes, qui hier dit « face à un acte aussi barbare, il faut traquer Mohamed Hamra et ses complices comme des couachis et les arrêter à tout prix, mort ou vif ». Mort ou vif ? Mort ou vif ?

5:26
Éric Zemmour

Ça vous choque ?

5:27
Invité

Oui, ce qui me choque, c'est que mort ou vif, c'est de la part d'une responsable politique une forme d'acceptation de la peine de mort.

5:35
Éric Zemmour

Mais vous croyez vraiment que ces gens-là, eux, ont renoncé à la peine de mort ?

5:40
Invité

Pas du tout, mais précisément parce qu'ils n'y ont pas renoncé.

5:42
Éric Zemmour

Est-ce que nous devions y renoncer ? Moi, ce qu'elle a voulu dire, je le pense...

5:46
Invité

Ça veut dire que vous les prenez comme modèle ?

5:47
Éric Zemmour

Vous pensez que comme ils font ça, il faut le faire aussi ? Ce que je veux dire, c'est que la peine de mort sera définitivement abolie quand les méchants l'aboliront. Et ce n'est pas demain. Et ce que je veux dire aussi, et ce qu'elle a voulu dire... Attendez, laissez-moi finir. Ça veut dire que c'est œil pour œil d'entourdant ?

6:01
Invité

Non, mais c'est très important ce que vous dites, la phrase que vous venez de formuler...

6:04
Éric Zemmour

Vous savez, œil pour œil d'entourdant était un grand progrès de l'humanité parce qu'on ne tuait pas la famille, etc. Mais on ne va pas rentrer dans cette discussion...

6:11
Invité

Non, non, si, c'est très important parce que vous venez de dire la peine de mort ne sera pleinement abolie en France que lorsque...

6:18
Éric Zemmour

Est-ce que vous croyez que la peine de mort a été abolie pour ces pauvres gardiens de prison ? Non.

6:23
Invité

Mais c'est-à-dire, je ne comprends pas, le droit... Il n'y a pas une différence pour vous entre le droit...

6:26
Éric Zemmour

Ce que je veux dire, ce que je veux dire, je vais vous expliquer. Je pense qu'elle a voulu dire, c'est qu'il ne faut pas que les policiers soient inhibés. Il ne faut pas qu'ils soient inhibés par des règles. C'est pour ça que pendant la présidentielle, j'avais proposé pour la police une présomption de légitime défense pour justement qu'ils ne soient pas engoncés dans des règles qui les affaiblissent face à ces assassins de sang-froid, comme vous l'avez dit vous-même. Donc, vous savez, dans d'autres pays, la police israélienne, la police américaine n'a pas nos tabous. C'est tout ce qu'elle a voulu dire. Maintenant, si on peut les avoir vivants et qu'il peut y avoir un procès, c'est très bien.

Moi, je suis pour la justice, je suis pour un procès, je suis pour le respect des règles. Pour vous, c'est un tabou. C'est un tabou.

7:10
Locuteur non identifié

Le fait de ne pas tuer et d'essayer d'arrêter.

7:13
Éric Zemmour

Je vais vous expliquer. J'ai discuté avec beaucoup de policiers. Et ils me disent tous que désormais, ils hésitent avant de sortir leurs armes parce qu'ils se disent « ça va être terrible, on va être embrouillés, on va être mis en examen, on va être condamnés, on va être insultés partout, etc. » J'entends comme vous ces témoignages.

7:30
Invité

La question que je vous pose, c'est face à une situation que vous-même vous décrivez comme étant, vous considérez que c'est une forme de guerre civile. Vous estimez donc que le rôle de l'État, des représentants de l'État, n'est pas précisément, et des élus, de ceux qui leur donneraient peut-être demain des ordres, si vous étiez au pouvoir, vous ou Marion Maréchal, ce n'est pas de leur dire « capturez-les », c'est de leur dire « mort ou vif », c'est le Far West.

8:02
Éric Zemmour

Le Far West, vous savez, on en est loin.

8:07
Invité

« Mort ou vif », cette expression, c'est l'expression des affichettes du Far West.

8:09
Éric Zemmour

Bien sûr.

8:10
Invité

On est bien d'accord. Bien sûr. Cette référence, tout le monde l'a en tête.

8:12
Éric Zemmour

Évidemment. Donc pour vous, pour vous... Je vous ai répondu. Ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas être inhibé. C'est tout ce que j'ai dit. Et je vous répète que s'il doit y avoir un procès, c'est très bien. Non, non, c'est très différent. Éric Zemmour, vous êtes très attentif au mot. Il y a des polices dans le monde qui sont moins inhibés que les nôtres. Et c'est ce que j'ai compris de mes discussions avec les policiers. Et je pense que les voyous, les djihadistes, parce que pour moi, ce sont des djihadistes, en profitent et méprisent la police française parce que justement, elle est inhibée. Moi, je ne veux pas que la police française soit méprisée.

Je ne veux pas qu'elle soit tuée parce que justement, elle n'a pas eu assez d'audace.

8:53
Invité

Mais vous ne faites pas que désinhiber. En disant, lorsqu'on est responsable politique, lorsqu'on est candidate à l'élection, en l'occurrence, les élections européennes, et qu'on dit mort ou vif, ça veut dire qu'on donne une sorte d'autorisation à cela. On est un responsable.

9:07
Éric Zemmour

On ne va pas faire l'émission là-dessus. Pour l'instant, ce n'est pas la police. On fera l'émission là-dessus s'ils le font.

9:13
Invité

C'est très important. C'est une question fondamentale de l'usage de la force.

9:18
Éric Zemmour

J'ai répondu à votre question.

9:18
Invité

Et des directions et des directives que vous donneriez à ceux qui travaillent pour l'État.

9:23
Éric Zemmour

Pour moi, ce n'est pas ça l'essentiel. Pour moi, l'essentiel, c'est ce que je vous ai dit. C'est-à-dire que nous avons...

9:28
Invité

Oui, mais de manière un peu glissante, vous glissez quand même l'idée que la peine de mort au fond...

9:33
Éric Zemmour

On ne va pas reprendre. On a déjà eu cette conversation ici.

9:36
Invité

Oui, mais vous la remettez vous-même. Ce n'est pas moi qui ai écrit mort ou vif.

9:38
Éric Zemmour

Moi non plus.

9:39
Invité

Je n'ai pas l'impression d'ailleurs que vous soyez très à l'aise. Vous ne l'auriez pas dit comme ça.

9:42
Éric Zemmour

Non, mais chacun a ses mots. Vous savez très bien.

9:44
Invité

Vous n'auriez pas dit mort ou vif.

9:45
Éric Zemmour

Je n'aurais peut-être pas dit mort ou vif, mais peu importe. En vérité, je vous explique ce qu'elle a voulu dire. Et voilà, ce qu'elle a voulu dire, c'est que moi, pendant la présidentielle, j'ai dit présomption de légitime défense. Voilà, on ne va pas vous essayer d'opposer Marion Maréchal à moi. On a chacun son style, chacun ses expressions. Il n'empêche que sur le fond, nous sommes d'accord.

10:03
Invité

Parlons également du rapport qui a été remis hier, le rapport des sénateurs, après une enquête de six mois sur le trafic de drogue en France. Ce rapport et concomitance de l'actualité a été remis le jour même de cette attaque du convoi. Et dans ce rapport, les sénateurs disent qu'aujourd'hui, la France est véritablement gangrénée par ce trafic de drogue. Parmi les solutions qu'ils proposent, il y a notamment la saisie systématique des biens des narcotrafiquants, la lutte contre les flux financiers issus du trafic de stupéfiants et la confiscation des avoirs criminels qui constituent le nerf de la guerre contre le narcotrafic.

Est-ce qu'il faut le faire et est-ce qu'il faut le faire tout de suite ?

10:43
Éric Zemmour

Oui, c'est un minimum. Je vais vous dire. D'abord, pour vous donner l'exemple de ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire que je pense que tout cela, il faut le remettre en permanence dans le cadre d'une guerre qu'on nous mène, d'une guerre de civilisation qu'on nous mène, un djihad du quotidien. Ce n'est pas la première fois que la drogue sert à asservir un peuple par un peuple étranger. Vous savez, au 19e siècle, les Anglais ont imposé par la guerre aux Chinois de consommer de l'opium, alors que le gouvernement chinois voulait l'interdire. Ça s'appelait la guerre de l'opium. Là, c'est exactement le même type de guerre qui nous est menée, premièrement.

Deuxièmement, vous savez, il y a aujourd'hui le double de points de deal en France que de McDonald's. Et pourquoi il y en a partout ? Parce qu'Emmanuel Macron a répandu l'immigration partout en France. Pourquoi Marseille est le cœur de tout cela ? Parce que Marseille, à part quelques zylots miraculeusement préservés, n'est plus vraiment une ville française. N'est plus une ville française ? Vous diriez que Marseille n'est plus une française ?

11:54
Invité

Quand la flamme arrive à Marseille la semaine dernière ?

11:57
Éric Zemmour

Oui, c'est encore sur le sol français. Mais vous voyez bien que la population à Marseille, aujourd'hui, ne vit plus selon les canons français, à part quelques zylots, je le répète, miraculeusement préservés.

12:08
Invité

La citoyenneté, pour vous, n'a pas de...

12:09
Éric Zemmour

La citoyenneté, madame, c'est quand elle n'est pas abstraite. La citoyenneté, elle s'enracine sur un terreau, un terreau civilisationnel, qui est fait de mœurs, de coutumes, d'histoires, d'histoires partagées et de volonté de la prolonger.

12:25
Invité

Vous n'étiez pas fier de voir Djoul accueillir la flamme ? Vous n'étiez pas...

12:29
Éric Zemmour

Non, fier, je ne dirais pas ça. Non, ça ne m'a pas rempli de fierté. Et revenons à nos sujets. Il faut mener une guerre à la drogue, puisque la drogue sert de guerre à la France. Moi, je dirais d'abord qu'il faut, si vous voulez, les mesures des sénateurs sont très bonnes. Moi, je voudrais d'abord dire que je suis très scandalisé par le comportement, les rhodomontades du ministre de la Justice, qui, je le rappelle, parlait de sentiments d'insécurité quand on lui parlait d'insécurité. Lorsqu'il est arrivé au pouvoir. Qui, je le rappelle, a tansé les magistrats il y a quelques mois, qui parlait de Marseille, c'est pour ça que j'en parlais, comme une narco-ville.

Et ce monsieur, maintenant, fait des grandes tirades pour dire qu'il ne laissera rien passer. C'est indécent. Par ailleurs, vous savez, il faut absolument prendre de nombreuses mesures. La mesure, par exemple, pour moi, Ahmed Amra, et pour ses complices, et pour tous ceux qui font comme lui, c'est d'abord la remigration, c'est-à-dire la déchéance de nationalité française et l'expulsion vers le pays où il est.

13:38
Invité

Je n'ai pas les détails de Mohamed Amra, mais me semble-t-il, il n'a pas du tout d'autre nationalité que la nationalité française.

13:44
Éric Zemmour

Mais, chère Apolline, écoutez-moi, je vais vous répondre. Vous me posez une question, vous avez raison. Tous les Algériens, tous les Tunisiens, tous les Marocains, et je crois même les Maliens, ne perdent jamais leur nationalité de père en fils, de mère en fille et de grand-père à petit. Donc, c'est la loi en Algérie.

14:07
Invité

C'est une question, c'est pas une question de passeport.

14:08
Éric Zemmour

Donc, ils sont de double nationalité. Automatiquement. Automatiquement. C'est leur loi là-bas. Donc, j'estime que, quand ils deviennent des délinquants, des assassins, ils n'ont plus rien à faire chez nous.

14:19
Invité

Donc, vous allez aller chercher dans l'arbre généalogique, les parents, les grands-parents, pour voir...

14:23
Éric Zemmour

Vous savez, c'est pas difficile.

14:25
Invité

Je voudrais qu'on parle de la...

14:26
Éric Zemmour

Et on peut continuer sur la guerre à la drogue, parce que ce n'est pas seulement... J'ai bien compris, mais il y a aussi ce qui se passe au Nouvelle-Calédonie, je ne voudrais pas vous entendre là-dessus. Oui, alors je finis très vite. Parce que, évidemment, nous avons un problème de justice. Il y a, si vous voulez, je vais en deux mots. On est avant un décalage entre les peines encourues, les peines données et les peines exécutées. Les peines données ne sont jamais à hauteur des peines encourues, parce que nous avons l'idéologie du syndicat de la magistrature qui cherche toujours des excuses.

Et les peines exécutées sont très inférieures aux peines données, parce que nous avons le juge d'application des peines qui réduit tout le temps. Donc, je suis pour qu'il y ait une uniformisation...

15:05
Invité

Application stricte, ça veut dire qu'il n'y a pas d'individualisation de la peine.

15:08
Éric Zemmour

Il y a très peu d'individualisation. Plus d'individualisation de la peine. Et les peines planchées, les peines plafonds deviendront des peines planchées. Je vous donne un seul chiffre, et on passera à la Nouvelle-Calédonie. Il y a aujourd'hui 8% seulement, selon l'Institut des politiques publiques, 8% seulement des hauteurs de délits qui ont la peine maximum. Et par exemple, il y a 90% des... Avec vous, ce serait l'inverse. Exactement.

15:33
Invité

J'ai bien compris. Éric Zemmour, Nouvelle-Calédonie. Je voudrais quand même qu'on y revienne, parce qu'il y a eu cette deuxième nuit d'émeute qui a été plus violente encore que la précédente. Un mort et des centaines de blessés cette nuit à Nouméa. Les précisions ont été données par le ministre de l'Intérieur ce matin chez nos contraires d'RTL.

15:48
Présentateur

Évidemment, il faut que le calme revienne absolument. Il y a des centaines de blessés en Nouvelle-Calédonie, des dizaines de maisons, d'entreprises qui sont brûlées, incendiées. On envoie le GIGN depuis trois jours désormais pour faire des sauvetages. Aujourd'hui, il y a un mort dans des circonstances qui nous appartiendra de préciser. Il y a aussi plusieurs blessés. Et il y a aussi une centaine de policiers de gendarmes blessés dont on a évacué des familles avec des enfants, des bébés, alors qu'on attaquait à la hache leur caserne de gendarmerie ou on retirait dessus la balle réelle.

16:18
Invité

Je précise également que depuis, on a appris qu'il y aurait eu un deuxième mort. Éric Zemmour, la présidente de la province sud de Nouvelle-Calédonie, Sonia Baques, demandait ce matin sur RMC à la mise en place de l'armée, de l'état d'urgence. Elle parlait d'une situation de guerre civile. Que faut-il faire en Nouvelle-Calédonie ?

16:36
Éric Zemmour

D'abord, je voudrais saluer Mme Baques. Je sais que son vieux père a été agressé, que sa maison a été brûlée et qu'on a dû l'évacuer. Donc je voudrais lui dire vraiment ma compassion et mon amitié. Deuxièmement, vous savez, il faut comprendre le contexte. Il y a eu trois référendums entre 2018 et 2021. À les trois reprises, les néo-calédoniens ont dit qu'ils voulaient rester dans la France. Alors même qu'on avait bloqué, qu'on avait gelé, comme on disait à l'époque, en 1998, le corps électoral à ceux qui étaient là avant 1998.

Donc ça voulait dire, vous parliez de citoyenneté tout à l'heure, ça voulait dire que tous les gens qui étaient nés ou qui arrivaient en Nouvelle-Calédonie depuis n'étaient pas dans le corps électoral pour complaire aux Canaques qui craignaient, si j'ose dire, un grand remplacement. Vous inversez ironiquement vos propres concepts. Absolument. Je veux dire par là, mais sur le fond, ce que je dis est vrai. C'est-à-dire que les Canaques avaient peur d'un déséquilibre démographique et donc ils ont bloqué, contrairement à toutes nos règles démocratiques et à tous nos principes, ils ont obtenu de Chirac et de Jospin à l'époque que l'on bloque et que l'on gèle le corps électoral.

Aujourd'hui, la réforme constitutionnelle va justement remettre un peu les règles avec nos principes et encore pas complètement puisque c'est seulement ceux qui sont là depuis 10 ans.

18:02
Invité

Est-ce qu'il faut envoyer l'armée ? Est-ce qu'il faut malgré tout faire passer ce que l'Assemblée nationale a donc adopté cette nuit, c'est-à-dire ce projet en effet de réforme constitutionnelle et de révision du corps électoral ?

18:13
Éric Zemmour

Bien sûr, il faut adopter ce texte qui est le minimum pour remettre, je répète, les règles avec une capacité.

18:19
Invité

Il faut donc convoquer une assemblée constituante à Versailles ?

18:23
Éric Zemmour

Oui, bien sûr, il faut réformer la Constitution. C'est un scandale, il faut le dire. Je vois Jean-Luc Mélenchon qui approuve les émeutiers, mais que dirait-il si en France, par peur des déséquilibres démographiques, on interdisait aux gens qui sont arrivés depuis 10 ans en France de voter ? Il hurlerait au scandale ? C'est exactement ce qu'il soutient. Donc il faut un, faire adopter ce texte et deux, réprimer sévèrement. Je vous rappelle que les Canaques ne sont pas innocents dans cette histoire, ils ne sont pas tout seuls. On parle beaucoup de pression, d'aide, d'armement chinois qui viendrait de financements parce que la Nouvelle-Calédonie est une pièce...

18:59
Invité

Est-ce qu'il faut instaurer l'état d'urgence ? Est-ce qu'il faut envoyer l'armée ?

19:02
Éric Zemmour

S'il est nécessaire, oui.

19:04
Invité

S'il est nécessaire, oui. Merci Eric Zemmour d'être venu répondre à mes questions ce matin. Vous êtes donc le président du parti Reconquête. Marion Maréchal est aujourd'hui la tête de liste de votre liste pour les Européens.

19:14
Éric Zemmour

Et pour laquelle il faut...