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Conférence de presseRMC (sur YouTube)· 8 octobre 2025 5 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Le point d'étape de Sébastien Lecornu deux jours après avoir remis sa démission

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « au regard des trois semaines derniers mois de discussions, de négociations, de paramètres aussi de fonds budgétaires et sur d'autres sujets »
  • 2:04Invité politiqueChiffre
    « la cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5% du déficit, et c'est-à-dire en clair entre 4,7 et 5% de manière définitive »
  • 4:16Invité politiqueFait
    « les membres du gouvernement, lorsqu'ils quittent leurs fonctions, ont le droit à trois mois d'indemnité lorsqu'ils n'ont pas de revenus par ailleurs »
  • 4:20Invité politiquePromesse
    « les ministres qui auront été ministres seulement quelques heures n'auront pas le droit à ces indemnités »

Temps de parole

  • Sébastien Lecornu100 %

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Sébastien Lecornu

Je suis présent pour ce petit point presse de méthode au terme des premières 24 heures de consultation que j'ai pu avoir avec un certain nombre de forces politiques représentées à l'Assemblée nationale et au Sénat, quelques jours après la démission du gouvernement suite à un certain nombre de problèmes partisans, sur lesquels je ne reviendrai pas et pour lesquels j'ai accepté la mission que m'a confiée le président de la République au regard des trois semaines derniers mois de discussions, de négociations, de paramètres aussi de fonds budgétaires et sur d'autres sujets, d'essayer de trouver un chemin et ce soir je me rendrai à l'Elysée pour présenter au président de la République les solutions qui sont sur la table si nous arrivons à trouver des solutions.

Et de fait, si on voit beaucoup de choses dans la presse et beaucoup de commentaires dans la presse, notamment hier, j'ai de bonnes raisons de vous dire que, parmi les bonnes nouvelles, l'ensemble des consultations que j'ai pu avoir avec la présidente de l'Assemblée nationale, Mme Broun-Pivet, avec le président du Sénat, Gérard Larcher, avec l'ensemble des formations politiques de l'UDI, de l'IOT, des Républicains, de Place Publique, du Modem, d'Horizon de Renaissance et d'autres, qu'il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année. Et cette volonté crée un mouvement et une convergence, évidemment, qui éloignent les perspectives de dissolution.

Enfin, ça ne suffit pas. Il faut évidemment que ce budget comporte un certain nombre de paramètres qui permettent à la France d'avancer. Je pense pouvoir dire aussi qu'il y a une énorme vigilance des formations politiques à dire, attention, la situation politique dans laquelle nous nous trouvons peut emporter des conséquences économiques, sociales, et y compris en matière d'emploi. Et ça, évidemment, c'est un paramètre qui est absolument clé, protecteur, sur lequel nous devons aussi nous accorder. Et puis troisième chose, évidemment, la réduction de notre déficit, qui est clé, y compris pour la crédibilité de la signature de la France à l'étranger, notre capacité tout simplement à emprunter.

Et donc l'impact aussi sur les taux d'intérêt, ce qui est vrai pour l'État, ce qui est particulièrement vrai aussi, évidemment, pour les ménages et les entreprises. Et tout le monde s'accorde à dire, en tout cas dans les rendez-vous que j'ai eus hier, que la cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5% du déficit, et c'est-à-dire en clair entre 4,7 et 5% de manière définitive. En tout cas, je vous rends compte de ce qui m'a été dit par les différentes formations politiques, qui témoignent d'ailleurs d'un chemin de responsabilité.

La Nouvelle-Calédonie, qui peut paraître loin de l'hexagone, mais sur laquelle, vous le savez, des textes à prendre sont importants dans les jours qui viendront. Et malheureusement, la situation politique nous empêche de débuter les débats et l'adoption éventuelle de ces textes par l'Assemblée nationale et le Sénat. C'est un sujet de préoccupation majeure. Le troisième point, c'est évidemment la situation internationale, au Proche et au Moyen-Orient. En Ukraine, la question sécuritaire, l'image de la France à l'étranger, où depuis plusieurs jours, évidemment, des interrogations dans différentes capitales se posent.

Heureusement que la Ve République repose sur la solidité de la fonction présidentielle et de sa représentation à l'étranger et en Europe. En tout cas, il est clair qu'il nous faut sortir de cette situation. Ça veut donc dire aussi que cette volonté d'avoir un budget avant le 31 décembre de cette année oblige chacun à avoir capacité à avancer, et aussi d'ailleurs pour permettre aux Françaises et aux Français d'avoir des élections municipales qui se tiennent dans les meilleures conditions.

Sur cette base, je recevrai l'ensemble des forces de la gauche républicaine ce matin et ce midi, pour voir quelles sont les concessions qu'elles demandent aux autres formations politiques pour garantir cette stabilité, et quelles sont les concessions qu'elles sont prêtes à faire aussi, le cas échéant, pour le permettre. Car j'ai cru comprendre qu'elles aussi souhaitaient que la France puisse se doter d'un budget avant la fin de cette année, et donc on le voit bien, de ce moment de difficulté, de crise, crée aussi un moment de responsabilité sur lequel j'espère pouvoir trouver un certain nombre de solutions pour les présenter ce soir aux chefs de l'État.

Qu'il me soit permis de terminer par un point qui n'est pas que technique, puisque j'ai pu voir qu'un certain nombre de Françaises et de Français se sont émus, il se trouve que les membres du gouvernement, lorsqu'ils quittent leurs fonctions, ont le droit à trois mois d'indemnité lorsqu'ils n'ont pas de revenus par ailleurs. Il est évident que les ministres qui auront été ministres seulement quelques heures n'auront pas le droit à ces indemnités. J'ai décidé de les suspendre, on ne peut pas vouloir faire des économies si on ne maintient pas par ailleurs une règle d'exemplarité et de rigueur dans la suite des autres décisions que j'ai pu prendre.

J'ai l'occasion de me réexprimer ce soir, après ou avant m'être rendu le cas échéant à l'Élysée à la rencontre du chef de l'État. Merci beaucoup.

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