Trump : l'Europe prête à riposter|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que ce bazooka commercial sera utilisé par les Européens ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quels secteurs européens sont les plus touchés par les droits de douane américains ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les Européens ont-ils les moyens de durcir leurs droits de douane ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Georgia Méloni a-t-elle une position ambiguë sur le Groenland ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Chiffre
« 20 % des exportations européennes arrivent sur le territoire américain. »
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et les Européens se préparent au bras de fer. Pas question de se laisser intimider par Donald Trump et sa hausse des droits de douane. Emmanuel Macron demande une [musique] riposte maximale en proposant d'utiliser pour la première fois l'instrument anticoerition.
C'est une arme économique de choc, un bazooka comme on le surnomme pour contrer la détermination de Donald Trump à annexer le Groenland. Nous verrons de quoi il s'agit précisément avec [musique] nos invités. Et si finalement cette affaire au Groenland servait de catalyseur pour doper le moteur européen ?
Est-ce le moment de vérité tant attendu ? C'est notre grand dossier ce soir. Trump, l'Europe prête [musique] à réposter.
Aucune intimidation ni menace ne serait nous influencer ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situations. Je tenais à vous dire que la perspective d'une augmentation des droits de douane pour les pays ayant choisi de contribuer à la sécurité du Groenland est à mon sens une erreur et je la désapprouve. L'Europe bien déterminée apparemment en tout cas à ne pas se laisser faire face à ces démonstrations de force à répétition de Donald Trump et notamment son projet d'annexion au Groenland du Groenland on en parle [musique] avec autour de la table Marc Semot.
Bonjour. Bonjour. Journaliste spécialisé dans les questions internationales, collaborateur [musique] au monde à Challenge et auteur de 100 questions sur la géopolitique par aux éditions Talandier.
À vos côtés [musique] Christian Saint-Étienne. Bonjour merci d'être avec nous. Vous êtes économiste universitaire et analyste politique.
À vos côtés, Romiald Siora, merci d'être [musique] avec nous. Chercheur associé à l'IRIS, directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS et vous êtes aussi essayiste, politologue et documentariste franco-américain. Avec nous également Adina Revol.
Merci d'être là, Adina, essayiste, [musique] professeur affilié à sciences pot, ancienne porte-parole de la Commission européenne en France et auteur de Rompre avec la Russie. On voit votre livre ici, le réveil énergétique européen. Enfin, le général Vincent des Portes.
Bonsoir, merci d'être avec nous. [musique] Ancien directeur de l'école de guerre et professeur de stratégie à Science Po et HC. Vous avez vous avez pas entendu Emmanuel Macron, mais on a compris la tenire de ses propos.
On a vu une Georgia Méloni qui était alignée. Euh, il y a une réelle détermination européenne qui est en train de se mettre en place. On a l'impression que le Groenland sert de catalyseur.
Si on ne réagit pas maintenant, on ne réagit jamais. Alors ensuite, on va voir ce que va donner concrètement cette détermination, ce que va donner la réunion déjà les ambassadeurs à Bruxelles parce que il y a aussi quand même des différences de sensibilité pour rester pudique au sein de l'Union européenne par rapport à ces questions. Mais il est évident qu'on ne peut pas ne pas réagir.
Déjà l'accord commercial qui avait été passé au golf écossais de Donald Trump avec Ursula Van Derlon était plus que limite sur beaucoup de points. Ce qui se passe maintenant avec cette réaugmentation de 10 % en plus visant les h pays qui ont dit qu'ils envaient qui ont décidé d'envoyer ou déjà envoyer d'ailleurs des éléments précurseurs au Grenland et un défi ouvert. Bah si l'Europe ne réagit pas maintenant autant fermer boutique tout de suite.
Donc donc on va voir ce qui va se passer. Euh ce qui est intéressant et je terminerai là-dessus, c'est la réaction de Georgia Melone qui était qui n'est pas visé parce qu'ils on voit pas de de troupe au Grenland qui aurait pu comme elle a quand même de très bonnes relations avec Trump avoir une attitude plus ambigue. Là pour le moment elle a eu un un vrai geste de solidarité avec le les avec l'Europe qui est visé.
Et regardez justement les huit pays concernés par cette augmentation des droits de dou voulu par Trump. Ce sont les huit pays qui participent à cet exercice militaire en Arctic. Les menaces, voilà le communiqué qui a été publié cet après-midi.
Les menaces de surtaxe douanière sapent les relations transatlantiques et risquent de conduire nos pays dans un dangereux engrenage. Nous continuerons à résister à à résister et à rester unis et coordonné dans notre réponse. Nous sommes déterminés à défendre notre souveraineté.
Voilà donc les mots de ces h pays. L'Arctique constitue un intérêt transatlantique commun. L'exercice Arctique endurance répond à cette nécessité.
Il ne représente une menace pour personne parce que on aurait pu croire à un malentendu. C'est ce que Georgia Méloni a évoqué concernant Donald Trump. Il aurait mal compris le geste.
Non non, ça fait bien partie d'un exercice euh commun. Voilà pour cette précision qui était importante de la détermination des d'Européens. Toutefois, il y a à l'œuvre cette probable décision.
Peut-être en tout cas ce serait le bouton sur lequel les Européens pourraient appuyer, le bazooka. Ce cette arme anticoercition. On va voir avec vous Brandon Noiret de de quoi il s'agit, de quelles armes économiques les Européens disposent pour faire peut-être peut-être peur à Donald Trump.
Effectivement, bonjour Isabelle, bonjour à tous. Un surnom très évocateur, vous l'avez dit, bazooka commercial. Il a été mise en application en 2023, en fin 2023, mais il n'a jamais été utilisé.
L'objectif, c'est d'inciter les pays à se mettre autour de la table des négociations pour régler leurs différents commerciaux. Alors, si ça ne fonctionne pas, on peut dégainer cet instrument antioercition européen, arme de dissuasion qui prévoit une série de mesures extrêmement lourdes. Un exemple, la France lance un un grand chantier et fait un appel d'offre.
Et bien avec l'activation de cet instrument, les entreprises américaines pourraient ne pas y avoir accès. Alors forcément une mise en application qui pourrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, on devra soumettre cet instrument à l'ensemble des pays membres de l'Union européenne qui devront et bien l'adopter à plus de la majorité. Alors Donald Trump menace donc d'augmenter les droits de douane pour les produits européens exportés.
Aujourd'hui, on paye combien ? Et ben regardez justement sur cette infographie, tous les pays membres de l'Union européenne sont taxés à hauteur de 15 %. Petite clémence pour le Royaume-Uni qui ne fait plus partie de l'Union européenne, 10 % au total.
Et vous allez le voir sur cet histogramme inversé, c'est surtout des pays et bien en fonction des exportations plus ou moins importantes qui sont impacté. Regardez l'Allemagne qui subit les taxes américaines supplémentaires très largement devant d'autres pays comme la France, notamment la Belgique, l'Espagne ou encore le Danemark. Et puis ce chiffre important, 20 % des exportations européennes arrivent sur le territoire américain.
Et tout dépend aussi des différents secteurs. Quand on regarde notamment celui de l'alcool, les États-Unis représentent le premier marché des exportations européennes. C'est le même cas pour les 20 espiritueux français premier marché avec des chiffres records.
En 2024, vous allez le voir, 27 millions de bouteilles de champagne qui ont été exporté en territoire américain. Autre secteur aussi tout aussi intéressant, celui de l'habillement avec l'exemple de LVMH, premier groupe de luxe au monde. Un produit sur qu arrive sur le territoire américain.
Alors, vous allez me dire Isabelle, il y a eu une réaction de la part des Européens face aux taxes supplémentaires américaines. Effectivement, un paquet de mesures qui était prévu à l'origine, un paquet de mesures suspendu en juillet dernier. Merci beaucoup Brandon.
Et là, je me retourne vers l'économiste de notre plateau, Christian Saint-Étienne. Est-ce que ce bazooka euh déjà, est-ce que vous pensez que les les Européens vont aller au bout et et vont le l'utiliser ? C'est peu probable.
D'abord, comme ça vient d'être rappelé, il faut une majorité qualifiée pour le décider. Or, ça suppose que l'Allemagne soit favorable. Alors, c'est toujours désagréable de le rappeler, mais la France qui a créé l'Europe, il faut toujours le dire, a perdu le leadership en Europe en faveur de l'Allemagne il y a une dizaine d'années du fait de notre affaiblissement industriel et de la situation de nos finances publiques.
Donc, c'est l'Allemagne qui a d'ailleurs imposé l'accord dont vous parliez tout à l'heure en Écosse les le 27 juillet. De mémoire, les Allemands voulaient absolument un accord. On vient de voir pourquoi les exportations allemandes vers les États-Unis sont considérables. 160 milliards.
Mais euh à l'intérieur de ces exportations, il y a 60 milliards d'exportations de voitures. Pour les Allemands, c'est absolument clé de continuer. Donc je pense pas que les Allemands vont suivre le le mouvement.
Ceci étant, ce qui est, je pense qu'on va en parler, ce qui est absolument dommageable dans cette affaire, c'est que Trump n'a pas besoin de faire les gesticulation qu'il fait pour avoir la même mise sur le Groenland. En réalité, il pourrait très bien nouer un accord avec le Danemark en lui donnant l'exclusivité stratégique sur le Groenland sans avoir la domination juridique. Donc on est dans une situation où on a mal embranché ce cette négociation et je pense que si on reprend pas le contrôle de la négociation avec un Trump qui devient de plus en plus nerveux et imprévisible, on peut on peut imaginer on peut tout imaginer.
Romera vous voulez réagir à ce que disait Christian Saint-Étienne ? Oui, enfin je suis entièrement d'accord avec ce qu'il vient d'être dit. Je voudrais pas non plus je voudrais pas faire jouer le rôle du rabajois ce soir mais je crois que cette détermination des Européens ne durera pas très longtemps.
Regardons ce qui a été dit hier par nos amis allemands qui ont accepté le narratif Trump. Nous n'envoyons pas de militaire pour contrer une quelconque invasion américaine, mais nous y allons euh car il y aurait des menaces sérieuses de la part des Russes ou des Chinois. On sait tous très bien à cette table que les Russes ou les Chinois n'ont jamais envisagé, pas plus que les Schtrouf, d'env d'envahir le Groenland.
Donc si les Allemands commencent déjà à entrer dans cette narrativ, on imagine comment les choses vont se passer dans quelques jours. Et je me permets juste de rebondir sur ce que vous disiez. Il y a autre chose pour Donald Trump.
Il y a vraiment une stratégie de la part de cette administration. On on on le voit que ce soit au niveau euh international ou au niveau national. Quand on vit là-bas, on le sent au quotidien.
Et le Gros Hlande fait partie de ces stratégies. Et pour Donald Trump, au-delà de cela, le symbole, nous sommes à la veille du 250e anniversaire des États-Unis. S'il peut-être le président qui aura agrandi le pays et qui en aura fait par sa superficie avec le Grenland un pays encore plus grand que la Russie, ce sera pour lui une réussite.
Alors, vous n'avez pas été rabageois mais vous avez un petit peu euh fait baisser la température alors que on avait peut-être pour certains tendances à à se réjouir ou à se dire est-ce qu'on est en train d'assister à un moment de vrai réveil européen ? Est-ce que Trump va trop loin ? Et est-ce que il y a pas une unité ?
Alors, peut-être qu'elle ne durera pas, mais est-ce que vous auriez un léger désaccord avec ce qui vient d'être dit à Dina Revol ou pas du tout ? Bah écoutez, moi je pense que c'est vraiment l'année zéro de la de la nouvelle Europe et on voit bien qu'en étant uni, on a au Groenlande, on a réussi parce qu'en réalité si Trump euh il réagit avec des gestes commerciaux, c'est parce qu'il se sent euh finalement euh euh abattu en Groenland. Je m'explique.
En fait, Donald Trump est aux États-Unis en situation de faiblesse. N'oublions pas l'affaire Epstein, il n'a pas réussi à à résoudre la situation du pouvoir d'achat. Donc, il a besoin du Grenland.
Sauf que les Européens en fait sont unis. Et pourquoi ? Parce que là, on on agite en fait le spectre de la désunion territoriale d'un territoire qui appartient à à l'Union européenne.
Et ça, c'est grave. On c'est c'est pas juste une histoire de droit douane, on peut pas laisser faire. Et en réalité, l'instrument anticoercition estant une bazooka commerciale mais avec une précision chirurgicale.
Je m'explique, en fait, on peut cibler les États-Unis, les entreprises des secteurs mais également Donald Trump puisque Donald Trump, il agit sous le Grenland avec des méthodes mafieuses. Donc on peut cibler avec l'instrument anticoerci Donald Trump et son entourage et ça ça peut lui faire très mal vis-à-vis de la chambre des représentants et le Sénat parce que le peuple américain n'est pas pour l'annexion du du Grenland et on voit bien qu'il y a des voies aux États-Unis qui veulent un impeachment de Donald Trump si il va plus loin sur le Grenland. Général Vincent Desportes, Donald Trump ne semble comprendre que le rapport de force.
Est-ce que ce que proposent les Européens ? On verra s'il reste un jusqu'au bout, mais c'est pas justement de montrer que oui, ils sont forts et que oui, ils peuvent rentrer dans ce bras de fer. Alors, moi je je crois que ce qui compte pour les Européens, c'est de faire d'augmenter le coût de la décision politique de de Trump, d'y aller ou de pas y aller.
Alors, il peut y aller si ça coûte pas trop cher et si ça rapporte. Un tradeof. OK.
Et comme le le disait euh madame Révol, ce qui compte là maintenant, c'est quand même les élections de midterme et une grande partie 75 % je crois des Américains sont plutôt opposés à cette affaire du Grenland. Si en plus ça se traduisait par un contact, un choc frontal avec les les Européens, il est tout à fait possible si vous voulez que ça porte un coup un coup à trrape juste avant l'émitaire. Donc un à un moment donné, il devra il devra choisir si ça coûte trop cher, il ne le fera pas.
Et ce qu'on a, ce que les pays européens ont fait en envoyant des troupes, c'est ça. On a augmenté le coût de cette décision politique s'appelle de la dissuasion du faible au fort. La France connaît ça, on a 300 têtes, les Russes en 2500 mais ils ont jamais tiré parce qu'on on en avait on en avait 300.
Au-delà de ça, moi je crois que c'est euh juste l'avenir de lieu qui est en jeu dans cette affaire-là. Euh comme vous le disiez, si on narrête pas maintenant, on narrêtera jamais. On narrêtera jamais.
Donc là, ça n'est pas su portable et je dirais que c'est moins l'Europe qui est attaquée que les nations européennes. C'est-à-dire que c'est des pays qui ont été c Oui. choisis euh et d'ailleurs on verra s'il a le droit de faire ça.
Non, mais ça veut dire quoi ? Ça ve ça veut dire qu'il nous dénit notre souveraineté. Nous avons le droit, nous français appelés par le Danemark, d'envoyer des troupes sur le territoire groenlandais.
Donc, il nous dénit notre propre souveraineté, ce qui est évidemment absolument intolérable. Et encore une fois, si nous le tolérons là, nous n'arrêterons plus de le tolérer. Ce qu'il faut face à Trump, c'est des limite.
Il a à BI, il l'a bien compris, il y a une limite et Trump est revenu en arrière. Je rajouterai je rajouterai que si jamais nous sommes incapables de défendre ce territoire allié, je crois c'est le terme, à l'Union européenne, l'Union européenne va mourir. Pourquoi ?
Imaginez déjà les discours des gens de d'extrême droite qui disent déjà que l'Europe ne sert à rien, que c'est une mauvaise machine à produire de la norme et à nous faire venir des produits qui sont intoxiqués par je sais pas quel engrais en Américain qui a été si en plus l'Europe est incapable de défendre son propre territoire. Moi je pense d'abord que là il y a pas de sujet. Évidemment monsieur Bardella sera élu à la prochaine présidentielle et je crois que l'AFD et les autres pays les autres partis d'extrême droite auront un chemin ouvert pour dire voyez lieu ne sert plus à rien.
Il est temps de dissoudre cette machine. C'est d'ailleurs ce que demandait Musk. Alors justement, voyons ce que dit la chef du gouvernement italien très très très à droite, Georgia Méloni.
On l'écoute. Je tenais à vous dire que la perspective d'une augmentation des droits de douane pour les pays ayant choisi de contribuer à la sécurité du Groenland est à mon sens une erreur et je la désapprouve. Cependant, j'estime que dans ce contexte, la volonté de certains pays européens d'envoyer des troupes afin de renforcer la sécurité aurait dû être perçu non comme une initiative dirigée contre les États-Unis, mais plutôt contre d'autres acteurs.
Il me semble qu'il y a eu un problème de compréhension et de communication sur ce point. Marx, vraiment un problème de de compréhension. Toute l'idée des Européens en annonçant cet envoi de contingent était plutôt maline, c'est de dire prenons Trump Pomo, il y a un problème de sécurité vis-à-vis du Grenland, on envoie des troupes.
Évidemment que cela est aussi vis-à-vis des États-Unis puisque il faut augmenter le coût d'une éventuelle intervention. Est-ce qu'on peut sérieusement imaginer des soldats américains tirant sur des chasseurs alpins ou français ou Suédois pour prendre le Grenland ? Là où l'histoire se complique, c'est que le Grenland devient de plus en plus pour Trump, même si au niveau de l'électorat, il y a une à peine 17 % des Américains apparemment qui soutiennent une telle idée, c'est qu'il a besoin de nouveaux coups d'éclat.
Avec l'Iran, c'est compliqué, on l'a vu, il a fait marche arrière. Euh bah le Grenland va devenir de plus en plus un espèce d'emblème pour montrer voilà ce que je fais avec cette idée effectivement euh je ne veux plus être locataire avec la base qu'il a l'accord de défense de 1951, il y en a il y avait 15 ou 17 bases avant la fin de la guerre froide mais qu'il veuille être propriétaire alors effectivement pour que les États-Unis soient plus grands pour devenir là avec le Grenland le trè pays au monde d'abord la Russie ensuite le Canada ensuite les États-Unis si à terme il réussit même à faire du Canada Quand on ya, il sera dans ce cas-là le plus grand pays au monde. Il rentre dans l'histoire.
Mais on est dans une situation où tous les ingrédients de la crise sont là pour quelque chose qui devient totalement irrationnel mais qui risque d'être absolument dévastateur pour l'Europe parce queil y a même un problème et je terminerai là-dessus juridique. Le Grenland n'appartient pas contrairement à ce qu'on dit à l'Union européenne. Il l'a quitté par un référendum en 82.
Ça a été acté en 85. Il voulait préserver ses ressources aliotiques des pêcheurs européens. Alors, le territoire effectivement fait partie de l'Union européenne.
Alors, apparemment, selon les juristes, selon le porte-parole de la commission, le 427, c'est-à-dire l'article qui est encore plus fort que l'article 5 de l'OTAN de la solidarité, y compris de de de face à tout pays attaqué jouerait à fond pour le Grenland et c'est pour ça que on ne peut pas accepter le fait accomplir Américain. Christian à Saint-Étienne sur le plan économique, j'en reviens à cette affaire de bazooka. On rappelle quand même que l'Europe c'est 450 millions de de consommateurs.
C'est un énorme marché. Donc il y a quand même des moyens de de pression sur les Américains. Est-ce qu'on peut encore durcir nos droits de douane par exemple contre les États-Unis ?
Ben c'est le problème, c'est que le grand moment historique a été raté c'est le mois de juillet. C'est dans la négociation avec Trump à ce moment-là. C'est là parlons clairement.
D'abord, il y a un problème stratégique. L'Europe, l'Union européenne de facto est une colonie numérique et militaire américaine, ce qui limite très fortement notre capacité de réaction puisque on veut maintenir l'Ukraine, même si les Américains ne fournissent pas les armes nécessaires, les Européens les achètent pour les donner aux Ukrainiens. Donc c'est on peut pas se brouiller avec les États-Unis.
Les États-Unis le savent, pas en ce moment. En tout cas, si les Chinois ont résisté, c'est parce que justement ils ne sont pas une colonie numérique et et militaire américaine. Ça c'est le premier point.
Mais le de le le point important, vous évoquiez tout à l'heure effectivement cette négociation du mois de juillet. Euh c'est là qu'il fallait jouer les 450 millions de consommateurs de consommateurs face aux États-Unis. C'est quand la première puissance commerciale du monde s'est couché devant les États-Unis à ce moment-là.
Le reste du monde l'a vu. L'affaiblissement de l'Europe depuis, on le mesure pas ici, mais comment voulez-vous négocier avec la Russie et la Chine quand vous vous couchez devant les États-Unis ? Donc je vois pas les Européens euh aller au-delà d'une démonstration euh de présence parce que c'est même pas une démonstration de force. effectivement pour faire monter un petit peu le coup mais euh imaginez qu'ils envoient 1000 marines les les 50 ou 100 militaires européens vont pas se battre avec les 1000 marines, la la la l'aviation américaine, ainsi de suite.
Face à ça, tout tout dépend des règles d'engagement. pe Oui, oui, mais mêmeagine pas l'Allemagne dire on va autoriser nos soldats à se battre avec les Américains évidemment.
Emmanuel Macron