Françafrique : Macron recule au Niger, danger à l'horizon au Tchad
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58InvitéFait
« Je pense que notre politique est la bonne. »
- 4:24InvitéFait
« Le gouvernement a déjà dénoncé les accords qui leur permettent d'être sur notre territoire. Elles sont dans une position d'illégalité. »
- 4:30InvitéPromesse
« Et je pense que les échanges qui sont en cours devraient permettre très rapidement que ces forces se retirent de notre pays. »
- 6:38PrésentateurChiffre
« 18% des Français vivent à découvert en cette année 2023. »
- 7:02PrésentateurChiffre
« 60% des Français disent avoir perdu du pouvoir d'achat ces trois dernières années. »
- 7:16PrésentateurChiffre
« 58% des sondés estiment être sur le point de connaître une situation de pauvreté et 38% disent vivre déjà cette situation. »
- 7:37PrésentateurChiffre
« 163 services d'urgence dans 60 départements ont été contraints de fermer totalement ou partiellement à cause du manque de ressources humaines. »
- 8:35PrésentateurChiffre
« La tenue musulmane visée par cette nouvelle interdiction a concerné moins de 300 élèves ce lundi dont 67 se refusant à l'enlever pour accéder aux cours. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Présentateur 26 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
- Locuteur 82 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. Nous sommes le mercredi 6 septembre 2023 et comme chaque jour du lundi au jeudi, on vous offre un bulletin d'info version libre et indé. Vous le savez, la rentrée du Média saison 7 se fera à la télévision et surtout avec vous. D'ici la fin du mois d'octobre, vous aurez enfin un Média libre et indépendant des luttes à la télé. Oui, nous allons nous frotter aux grandes chaînes.
Ne loupez pas cette grande étape de l'histoire médiatique en vous inscrivant via le lien disponible en description ou en cliquant juste ici pour recevoir toutes les informations concernant la grande campagne à venir, le chantier comme le défi Sentiment. De l'art de faire machine arrière tout en donnant l'impression d'être droit dans ses bottes.
Après nous avoir fait le coup du « nous, pas bouger » à propos de la présence militaire et diplomatique française au Niger, Emmanuel Macron a ouvert la voie à des négociations discrètes avec le pouvoir de fait à Niamey et envisage de redéployer une partie des forces de l'opération Barkhane au Tchad voisin où les choses commencent déjà à s'échauffer avec les populations locales dont la ville de Fayah-Larjo, mais pour d'autres raisons.
On parle de ce sujet dans le flash d'infos d'aujourd'hui, mais aussi de la pauvreté qui s'accentue encore, de l'hôpital public qui se dégrade toujours et d'un lycée astin qui se révolte contre les facéties du gouvernement sur l'Abaya et pour réclamer plus de moyens. C'est parti ! Souvenons-nous, c'était le 28 août dernier. Lors de la conférence des ambassadeurs et des ambassadrices, Emmanuel Macron se posait en jusqu'au boutiste de la défense de la démocratie au Niger et du refus du fait accompli des boutistes qui avait délogé le président élu Mohamed Bazoum un mois plus tôt.
Je pense que notre politique est la bonne. Elle repose sur le courage du président Bazoum, sur l'engagement de nos diplomates, de notre ambassadeur sur le terrain qui reste, malgré les pressions, malgré tout et malgré toutes les déclarations d'autorité illégitimes, grâce à l'engagement de nos forces de sécurité intérieure et de nos militaires.
En gros, la France ne reconnaît pas les boutistes. Les boutistes n'existent pas. Hors de question de nous plier, par exemple, à leur dénonciation des accords de défense qui encadrent la présence militaire hexagonale dans leur pays ou à la décision d'expulser de leur pays l'ambassadeur français Sylvain Ité dont la posture de résistance est de se bunkériser dans sa résidence officielle. Forcément, ce choix est interprété par une partie de l'opinion publique nigérienne et africaine comme un déni de souveraineté. Paris donne à un pouvoir de fait une cause pour se légitimer et les manifestations de défiance contre la France officielle ne cessent de gonfler.
Ceux dont témoignent, par exemple, les images de ce week-end.
La mobilisation ne faiblit pas dans la capitale nigérienne. Des milliers de manifestants ont organisé dimanche à Niamey une troisième journée de rassemblement pour réclamer le départ des soldats français à la suite d'un coup d'état militaire qui bénéficie d'un large soutien populaire mais que Paris refuse de reconnaître. Les Nigériens sont sortis, au dépend de tous les différents qu'ils ont, pour une seule chose témoigner de la souveraineté effective de leur nation. Et nous sommes ici au prix de notre vie parce que c'est un sitting constant et permanent jusqu'à ce que les forces d'occupation françaises quittent le Niger.
Au total, depuis vendredi, des dizaines de milliers de personnes se sont succédées au niveau du rond-point escadrille proche de la base nigérienne où se trouvent les soldats français.
On imagine bien que ça se marre à fond à Moscou ou à Ankara désigné par Paris comme rivaux officiels en Afrique mais aussi à Washington. L'allié paradoxal qui a pris le contre-pied des gesticulations d'Emmanuel Macron est cyniquement reconnu le pouvoir de Niamey. Sauf que voilà, malgré cette petite crise d'autorité ultra médiatisée qui a une fois de plus nuit à l'image de la France, Emmanuel Macron parle et négocie discrètement avec les poutistes nigériens. C'est dans un premier temps le premier ministre de Transition nigérien qui a évoqué ces discussions.
Le gouvernement a déjà dénoncé les accords qui leur permettent d'être sur notre territoire. Elles sont dans une position d'illégalité. Et je pense que les échanges qui sont en cours devraient permettre très rapidement que ces forces se retirent de notre pays.
Les échanges qui sont en cours. Priés de s'expliquer à ce sujet, les officiels français ont confirmé tout en maniant au maximum la langue de bois à l'image de Sébastien Lecornu qui a répondu aux questions du monde.
Des échanges de coordination existent localement entre militaires pour faciliter les mouvements de moyens militaires français immobilisés depuis la suspension de la coopération antiterroriste.
Bref, tout ça pour ça. Et où iront les militaires français qui s'étaient déjà repliés au Niger après avoir été chassés du Mali puis du Burkina Faso ? Une partie d'entre eux seront repositionnés au Tchad, pays dirigé par une bonne junte militaire sympa avec la France, mais pas trop puisqu'elle a rejeté toute idée d'intervention militaire contre les poutistes nigériens. Sauf qu'au Tchad aussi, les esprits s'échauffent contre la présence militaire française. Ça se passe dans la ville de Fayal-Arjot où des manifestations de colère ont été enregistrées devant cette base. Et pour cause, un infirmier militaire français a tué par balle un militaire tchadien hier mardi 5 septembre.
Selon la version française, la victime aurait attaqué l'infirmier militaire à l'aide d'un de ses scalpels. Mais côté opinion publique tchadienne, ça ne passe pas, mais alors pas du tout. On rappelle que la présence de l'armée française au Tchad est contestée régulièrement par l'opposition qui rappelle que Paris l'a utilisé à plusieurs reprises pour maintenir au pouvoir la dynastie débit. Les restos du cœur, Utopia 56, La Croix-Rouge, La Fondation des Femmes, tous sont alertés sur un niveau de précarité grandissant des budgets ou subventions de l'État qui diminuent. Pendant ce temps, le gouvernement Emmanuel Macron continue d'être obsédé par l'abaya et la baisse des dépenses publiques.
Cette fois-ci, c'est le secours populaire par son baromètre annuel qui constate le désastre qui vient. De ceux qui disent que les macronistes sont en train de tiers-mondiser la France, on va finir par penser qu'ils ont raison. Le baromètre en question indique que 18% des Français vivent à découvert en cette année 2023. De plus en plus de gens ont de plus en plus de mal à payer leurs frais médicaux, leurs dépenses d'énergie et les produits alimentaires. En somme, les biens et les services les plus essentiels.
Près de la moitié des personnes sondées par l'association disent rencontrer des difficultés à assumer les dépenses de leurs enfants comme les fournitures scolaires, les vêtements et la cantine. 60% des Français disent avoir perdu du pouvoir d'achat ces trois dernières années. C'est plus que la moyenne européenne estimée par le secours populaire qui se situe à 55%. Les chiffres les plus inquiétants sont ceux-ci. 58% des sondés estiment être sur le point de connaître une situation de pauvreté et 38% disent vivre déjà cette situation. Dans l'hôpital public, rien ne s'arrange. C'est une étude du SAMU Urgence de France qui le constate.
Alors que l'été a été marqué par des chaleurs records, on apprend que dans cette même période, 163 services d'urgence dans 60 départements ont été contraints de fermer totalement ou partiellement à cause du manque de ressources humaines. L'étude estime en outre que, je cite, même si en façade la situation semble avoir été maintenue sur le territoire national, le fonctionnement des services d'urgence n'a jamais été aussi altéré avec des conséquences majeures sur les conditions d'exercice pour les professionnels et les modalités de prise en charge pour les patients.
Le président de SAMU Urgence de France va plus loin, je le cite encore, on n'a jamais atteint cette dégradation du système de santé, de la qualité d'accueil et de soins pour nos patients. La rentrée scolaire, placée de manière autoritaire sous le signe de l'abaya par le gouvernement macroniste pour chercher à plaire à l'extrême droite qui ne boude pas son plaisir, est explosive. Les réactions sont fortes et nombreuses à gauche mais aussi dans la population alors que la tenue musulmane visée par cette nouvelle interdiction a concerné moins de 300 élèves ce lundi dont 67 se refusant à l'enlever pour accéder aux cours.
Un micro-phénomène à l'échelle des millions d'élèves qui ont retrouvé le chemin de l'école cette semaine. C'est au lycée Maurice Utriot à Stain au nord de Paris que le corps enseignant vient d'entreprendre un appel à la grève ce mercredi. Le mot d'ordre est, je cite, nous tenons à nous désolidariser de la politique islamophobe du gouvernement. Les enseignants dénonçons, je cite toujours, une polémique sur les abayas et le camis cherchant à cacher des attaques qui sont faites contre le système public d'éducation. Un mouvement de grève suivi par des élèves et des parents d'élèves qui se sont exprimés au micro de nos confrères de BFM.
Alors moi, je souhaite faire grève. Déjà, on devrait essayer de trouver des professeurs. Il y a de nombreux élèves qui sont en difficulté et qui ne sont pas forcément aidés. Il manque un CPE, des toilettes qui sont plus que dégradées.
C'est important. Comme ça, si on est soutenu par les profs, ça donne plus de crédibilité. Pendant des mois et des mois, des fois, on n'avait pas de profs et il n'y avait pas de remplaçants. Et au lieu de s'occuper de ça, ils vont s'occuper de la baya ou je ne sais pas quel problème.
On n'attend pas d'un ministre qui nous dit comment on s'habille. On attend d'un ministre qui nous donne les moyens pour que nos enfants aient un avenir serein, qu'il y ait un traitement d'égalité, qu'il y ait assez de professeurs, qu'on traite les professeurs pour leur donner les moyens d'accompagner en mieux nos enfants.
Des enseignants ne souhaitant pas faire la police du vêtement pour reprendre leurs mots et prenant ainsi à partie le ministre Attal qui semble plus à l'écoute de celles et ceux qui lui soufflent des idées toujours plus réactionnaires comme l'instauration d'un uniforme obligatoire. Il annoncera en octobre prochain les modalités d'une expérimentation prochaine. Là encore, la Macronie plaît à la droite la plus conservatrice comme celle d'Éric Ciotti qui déclarait dans le JDD, je cite, « Ce sera la meilleure réponse contre ceux qui cherchent à contourner la loi et une façon d'atténuer les différences sociales ». Sauf que à cette expérimentation nous sommes passés et les affirmations de M.
Ciotti aujourd'hui ont déjà été contredites par les faits hier, parfois. L'histoire semble bégayer. On finit ce flash avec l'image du jour. Si vous avez régulièrement regardé le média pendant la mobilisation contre la réforme des retraites, vous vous souvenez peut-être du syndicaliste CGT Mine Énergie, Sébastien Menepelier. Un rassemblement de soutien a eu lieu aujourd'hui devant la gendarmerie de Montmorency où ce dernier était convoqué pour avoir mené des actions durant les grèves et manifestations contre le projet de loi retraite d'Emmanuel Macron. Mille militants syndicaux seraient aussi sous la menace de licenciement, de sanctions disciplinaires ou de poursuites judiciaires.
La CGT estime qu'il s'agit d'un nouveau cap inacceptable dans la répression syndicale. Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'info, un format qui entre dans notre programmation d'été. En attendant la reprise de nos directs à la rentrée, rentrée qui sera à la télévision, nous continuons à vous proposer nos programmes au quotidien. D'ici à la rentrée prochaine, nous vous invitons à rejoindre la page Kiss Kiss Banque Banque du Média. C'est là-bas que vous pourrez suivre notre arrivée sur le petit écran, le lien dans la description ou alors en cliquant juste ici. Si vous êtes sur YouTube, restez connectés aux médias grâce notamment à la diffusion de nos programmes en 24-7 sur YouTube.
Spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux, à très vite. Depuis des mois, nous vous en parlons. Depuis des mois, nous travaillons d'arrache-pied pour réaliser l'impossible, obtenir le droit d'être diffusé à la télé et concurrencer les médias mainstream sur leur propre terrain. C'est maintenant chose faite. Dès la fin du mois d'octobre, le média sera sur vos écrans. Enfin, le paysage audiovisuel français comptera une chaîne télé de gauche, une chaîne d'information populaire et indépendante. Nous allons pouvoir porter la voix de ceux qui luttent et de ceux qui s'opposent à Macron et à l'extrême droite. Nous allons pouvoir raconter le monde avec nos mots, avec vos combats.
Soyez prêts pour le grand virage qui s'annonce. Rendez-vous dès maintenant sur KissKissBankBank. Inscrivez-vous pour suivre cette aventure médiatique inédite. Ensemble, révolutionnons la télé.