Dermatose des bovins : Sébastien Lecornu appelle au soutien des vétérinaires menacés
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelle est la réponse du gouvernement pour anticiper et gérer les crises en amont ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Face à l'ampleur de cette crise, quel message portez-vous aux éleveurs ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures d'accompagnement pour les éleveurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30Sébastien LecornuChiffre
« On a débloqué un premier fond d'urgence de 10 millions d'euros. »
- 7:30Sébastien LecornuPromesse
« La vaccination des 1000 exploitations de l'Ariège d'ici à la au 31 décembre de cette année est absolument clé. »
- 8:30Sébastien LecornuFait
« Il y a un enjeu majeur et une priorité de discussion avec Rome, avec Madrid, mais aussi avec Bruxelles. »
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Faute d'anticipation, l'abattage systématique tombe comme un couper et on voit le résultat des barrages et une révolte contagieuse. En amont, un travail doit être fait. Un travail qui mêle la recherche pour des alternatives à l'abattage total d'un cptel. une écoupe des une écoute des exploitants à l'échelle la plus fine possible ou encore une expérimentation territoriale de nouveaux protocole.
Monsieur le Premier ministre, quelle est la réponse du gouvernement à cette nécessité de nous armer pour l'anticipation et la gestion des crises en amont ? Des crises que nous ne manquerons pas de connaître encore et encore ? Monsieur le Premier ministre, face à l'ampleur de cette crise, c'est à vous de porter un message fort aux éleveurs.
Je vous remercie. Pour vous répondre, la parole est à monsieur le premier ministre. Avez la parole.
Merci monsieur le président du Sénat. Mesdames et messieurs les sénateurs, madame la présidente Carer, pardonnez-moi, je vais commencer par la fin de votre question. Comment au mieux préparer les crises de demain ?
Déjà, je le dis et je sais le consensus ici au Sénat sur ce sujet, mais on voit bien que ça va être un combat politique, intellectuel et culturel. C'est la foi dans la science et dans les scientifiques parce qu'on le voit bien que le réchauffement climatique va conduire à ce qu'un certain nombre de pathologie nouvelle existe pour les êtres humains mais aussi pour les animaux quel qu'ils soient élevage parfois même de compagnie et sur lequel la place centrale de la recherche de la science va devoir aussi être reconsacrée dans les temps qui viendront. Ceci étant dit, votre question me permet de faire un point dans la continuité de ce que la ministre Genevar vient de vous indiquer sur la politique, les politiques que l'État, le gouvernement sont en train de de déplier, de déployer à l'échelle de l'Occitanie, du Sud-Ouest de manière plus globale, soit dans les zones dans lesquelles évidemment lieu des foyers, mais aussi dans les zones dans lesquelles il n'y en a pas eu précisément pour créer un corridor sanitaire, être en situation de protection de l'élevage français, de leur bétail et donc évidemment aussi de nos éleveurs.
La priorité, ça a été dit par la ministre, c'est la vaccination. Les doses, elles sont commandées, elles sont là 500000 + 400000 défi logistique important. Je tiens à remercier les armées françaises puisqu'elles concourent largement par voie aérienne militaire, par voie terrestre à l'acheminement, au conditionnement et au fait que ces doses soient disponibles au plus près justement des différents élevages.
Il y a déjà beaucoup de doses qui sont disponibles dans les différents départements et dès demain un réassort important va permettre de monter en puissance de manière tout à fait significative. L'autre défi avec les doses, ce sont évidemment les bras. Et je tiens à le dire puisque le président du Sénat nous a rappelé qu'il était derrière nous, je tiens à ce qu'on soit tous derrière nos vétérinaires qui subissent des menaces qui sont absolument inacceptables et que l'on ne peut pas accepter.
Il y a pas de gestion d'une épisodie sans faire confiance à la science, disais-je, mais à cette profession qui est en train de se mobiliser de manière admirable et remarquable là où ils sont. mais aussi effectivement monsieur le président, les vétérinaires retraités, les jeunes élèves euh vétérinaires dans leurs écoles, les vétérinaire des armées. Et donc demain, vous aurez les premières mobilisations. 20 militaires vont se déployer sur la zone et 347 vétérinaires issu des cords de sapeur pompiers pour que l'on ait véritablement une politique départementale de vaccination à la main des préfets en lien avec les présidents de chambres d'agriculture, avec les GDS, avec l'ensemble des représentations syndicales qui permet globalement d'avoir du surmesure en quelque sorte et de ne manquer de rien.
La montée en puissance va évidemment se poursuivre conformément aux instructions que nous avons donné jusqu'à la fin. du weekend. Je pense euh monsieur le ministre relation avec le Parlement et je le dis sous le contrôle des sénateurs de l'Ariège que la vaccination des 1000 exploitations de l'Ariège d'ici à la au 31 décembre de cette année est absolument clé et euh nous y répondrons évidemment et le préfet coordinateur qui a été nommé va organiser tout cela.
L'autre enjeu, mesdames et messieurs les sénateurs, je rentre dans le détail, mais je sais que ces questions comptent pour vous toutes et vous tous, c'est de veiller à ce qu'aux interdictions de transport de bétail soit respecté. Si on a une propagation du virus, c'est bel et bien que malheureusement des interdictions ont été contournées par un certain nombre d'acteurs. Et donc, il s'agit pas de montrer les uns ou les autres du doigt, mais enfin faut quand même appeler tout le monde dans la responsabilité.
On peut pas d'un côté avoir des éleveurs qui respectent les règles et subir plus que des désagréments, des drames parce qu'une minorité, une infime minorité n'a envie de de n'accepter de n'appliquer aucune de ces règles. Et donc là aussi des instructions ont été passées. L'enjeu maintenant, madame la présidente, pour aller dans la suite de votre question et et de votre invitation à poursuivre cette gestion de crise et à répondre aux attentes du terrain, il va y avoir une urgence, c'est la question des effets de la vaccination et notamment dans certaines régions, départements, certains élevages, les effets économiques de cette vaccination et notamment sur les effets à l'export avec ce qui a pu se passer en Savoie, plutôt sur des broutards qui font en général un aller-retour en Espagne ou en Italie à des fins d'engraissement, il y a un enjeu majeur et une priorité de discussion avec Rome, avec Madrid, mais aussi avec Bruxelles pour être capable de donner de la visibilité sur le statut à l'export de ces bêtes qui vont être vaccinées.
Donc, j'ai demandé au ministre de l'Europe des affaires étrangères, au ministre en charge du commerce extérieur, au ministre de l'Europe, évidemment la ministre de l'agriculture en plus de ce qu'elle fait déjà très bien, de se mobiliser parce qu'on a besoin de donner de la visibilité. sont encore les sisésignes qui nous sont venues encore ce matin de l'Avyon et d'ailleurs. Enfin, monsieur le sénateur, vous avez posé la question au complément de la question de la présidente à la ministre sur les mesures d'accompagnement.
Je vous charge du regard, monsieur le sénateur Medviel. Euh exonération, donc désocialisation des aides, défiscalisation des aides, aide à la trésorerie, mais ça ne suffit pas. Et c'est pour cela qu'on a débloqué un premier fond d'urgence de 10 millions d'euros.
Je souhaite qu'il soit le plus territorialisé possible à la main des préfets pour être capable de faire du surmesure et notamment pour les tout petits élevages. On voit très bien qu'on a des éleveurs qui sont touchés qui sont de toutes petites structures familiales. Le tout petit n'est pas péjoratif, cela va s'en dire au contraire.
Et donc on doit avoir un outil qui soit complètement adapté et surtout qui soit réactif et rapide. La rapidité avec laquelle on va aider ces exploitations va être clé. Clé évidemment pour leur devenir, clé pour le moral, clé pour le respect, clé dans la relation entre l'État et les éleveurs.
D'autres mesures sont à venir. Je pense notamment aux politiques qui vont permettre de de reconstituer l'échetel parce que ce que veut un éleveur par définition, c'est pas de l'aide, enfin c'est un accompagnement de l'aide bien entendu, mais c'est de pouvoir redémarrer très vite son activité et donc là aussi tout ce qui a été fait autour des génic devoir s'appliquer très vite sur le terrain. Je vous remercie madame la présidente.
Merci. Yeah.
Sébastien Lecornu