Sébastien Lecornu : peut-il échapper à la censure immédiate ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Est-ce que Sébastien Lecornu a réussi ses premiers pas à Matignon ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Il est beaucoup plus discret que ses prédécesseurs. Est-ce que ça sera plus efficace ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Il part avec 38 % de popularité. Est-ce que c'est suffisant pour éviter la censure ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Peut-il créer une distinction avec Macron pour rassurer ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Peut-il trouver un compromis avec le Parti socialiste ?
- 8:30OuverteRéponse partielle
Les syndicats attendent des actes forts. Peut-il répondre à leurs demandes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Frédéric DervilleChiffre
« Il fait un peu mieux que François Bairou en janvier 2025. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et Yve Tréard nous a rejoint. Bonjour Rve. Bonjour.
Directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Vous serez avec nous tous les lundis. Et bien écoutez avec on change pas les bonnes habitudes et Frédéric Dav.
Bonjour Frédéric. On est également ravi de vous retrouver. Vous serez également très régulièrement avec nous pendant cette saison directeur général de l'Institut Sondage IFOP.
Alors, on a vu cette première interview de Sébastien Lecornu, les réactions des oppositions, on va y venir. Est-ce qu'il il a réussi ses premiers pas, ses premiers jours à Matignon Sév ? Vous savez, c'est compliqué parce que évidemment il est il montre un visage qui est très différent de ses deux prédécesseurs.
Ces deux prédécesseurs et notamment François Beou avait beaucoup usé des médias tout de suite et était parti à la conquête, je dirais, de l'opinion. On sent que là, c'est différent. Sébastien Lecornu, il cherche d'abord à parler à ses interlocuteurs politiques, syndicaux aussi à l'opinion donant quelques signes.
Il est beaucoup plus discret. Donc est-ce que ça sera plus efficace ? Est-ce que ça sera le moyen de faire travailler ensemble des gens bah qui s'aiment pas beaucoup ?
Il faut dire la vérité, qui ont pas tout à fait les mêmes opinions, c'est le but. Donc il arrive en plus dans un climat social qui est assez chargé. Il y a eu la manifestation bloqu de jeudi dernier.
Il y a maintenant deux deux rendez-vous sociaux qui se présente le 18 et 25 septembre. C'est pas c'est pas je veux dire il il est sur un chemin qui est un chemin étroit. Euh on a parlé d'un trou de fourmis.
Bah le trou de fourmis, il faut qu'il le trouve. Ouais. Et Frédéric, vous avez déjà testé he la popularité de Sébastien Lecnu.
Bon, il part pas de très haut. Oui, c'est le bar Matif JDD qui est le plus ancien de la 5e République. On peut le comparer même jusqu'à Michel Debré en 1958.
Alors, c'est vrai que il fait un peu mieux que François Bairou en janvier 2025. Il a une code de popularité appréciable 38 % mais bien sûr pas d'état de grâce, pas d'attente particulière. Mais je suis frappé de voir et je partage ce que Y Trard a dit.
Il a pas raté ses débuts. La PQR c'est un bon point. Retirer les deux jours fériers c'est un bon point. parler du sujet qui intéresse le plus les Français avec l'insécurité, la santé, l'accès aux soins, ça ne peut pas ne pas euh intéresser.
Et puis c'était son premier déplacement samedi hein en loir sur cette question de la santé et euh c'est vrai que il est fin politique les français dans l'enquête qualitative qui suit ce baron matif GDD qui permet de faire parler ce 38 % qui veut pas dire grand-chose trouve que il est expérimenté. Il y a l'acte lourd des 3 ans passés au ministère des armées, une certaine sobriété, quelqu'un qui apparaît simple, proche d'eux, qui a incarne une forme de renouvellement, mais il y a une sorte de péché originel qui va devoir, si je puis dire, euh retourner, c'est le proche de Macron. C'est euh Macron Midas qui transforme en plomb, si je puis dire, tout ce qui touche.
C'est c'est-à-dire que un peu comme le Laurent Fabus de 84, rappelez-vous le titre de Libération, François Mitteran se nomme à l'hôtel Matillon quand il avait nommé un très très proche. Il va devoir créer des éléments de distinction parce que effectivement l'émetteur Macron est très abîmé chez les Français. Mais je trouve que on va juste voir la Côte de popularité de Macron.
Vous l'avez testé également. 19 % c'est son moins bon score depuis 2017 depuis son arrivé. Fréri Daville, je trouve que il y a il y a quelque chose qu'il faut noter.
Euh je trouve que cette association Macron euh comment le coru elle est un peu rapide h et elle est elle est pas très fondée. Pourquoi ? C'est le discours des Français hein.
Oui, mais oui, mais justement il il a de quoi le retourner. Oui, mais les Français ne connaissent pas Sébastien le Cornu. Et le cornu c'est l'antimacron.
Justement, le cornu c'est quoi ? Moi, je le connais depuis très longtemps. Il c'est pas un type qui sort d'une grande école.
Il a jamais fait l'énatin, il a jamais fait polytechnique, il a pas fait HC, il a pas fait tout ça, contrairement à tous les autres. Euh c'est pas un type d'appareil. Euh il a pas euh il a pas un gros réseau politique.
Il si il a un réseau politique justement mais contrairement à c'est c'est pas c'est pas un type de la haute administration, c'est un type qui a commencé comme militant qui est devenu moi je l'ai connu maire de Vernon. Il avait 27 ans. Euh c'est quelqu'un qui va pardonnez-moi l'expression au cul des vaches.
C'est l'anti Macron et c'est un élu local. Ce que pas du tout de dire c'est l'antimacron. Et donc c'est pour ça que de l'associer à Macron, c'est un peu bizarre.
Et puis il est malin. Il est malin. C'estàd que il il est rusé hein.
C'est quelqu'un qui flattera facilement celui qui doit lui donner les ordres. Non mais attendez, on est d'accord. Moi, je je vous rest euh effectivement à travers ce parcours très original, quelqu'un qui était le plus jeune attaché parlementaire de l'Assemblée nationale, un élu local qui en 2014 a participé à la vague bleue, quelqu'un qui a dit non euh à François Fillon, sa proximité avec Gérald Armanin et euh Édouard Philippe, il a de quoi effectivement créer des éléments d'adhésion.
Et aujourd'hui les Français, beaucoup de Français disent Emmael Macron n'a pas écouté les résultats du 7 juillet en nomant des gens proches de lui. Mais effectivement, donc ça va être son premier défi vis-à-vis des Français montrer qu'il n'est pas l'homme d'Emmanuel Mac. Il a un défi vis-à-vis des Français, c'est celui-là et s'inscrire comme un antierou.
Il faut pas sous-estimer à quel point François Baou est sorti sous les ué de l'opinion publique qui n'a pas apprécié son interminable tournée des adieux. son ses pouco arquiri politique en tout enfin ce ce suicide en direct qui était en décalage avec l'intérêt général et ce qu'attend les français et son deuxième défi, il est pas par rapport à l'opinion, il est par rapport au système parlementaire. Essayer d'éviter une censure dans quelques semaines et c'est là qu'il y a une ligne de crête extrêmement compliquée sachant qu'il a un seul objectif comme Marine Le Pen lui fera aucun cadeau, c'est le PS, le PS, le PS.
Et justement, on va parler hein du PS puisque vous le disiez Frédéric, l'un des enjeux pour Sébastien Lecornu, c'est de trouver un compromis avec le Parti socialiste. Alors, on va écouter ce qu'on disait ce matin Olivier Fort, le patron du PS, il était l'invité de France 2. Moi, je suis favorable à l'idée qu'effectivement chacun comprenne que dans ce parlement, il n'y a pas de majorité absolue ni pour la droite ni pour la gauche.
Donc ça suppose un moment sera pas mon ça suppose un moment que chacun comprenne que ce ne sera le budget de personne. Ce sera le budget qui sera euh ben discuté au parlement et qui permettra à un moment de trouver ce qui peut permettre de faire accord entre nous si accord il y a. On entend Olivier Fort.
Est-ce que la porte est trop ouverte pour un accord avec les socialistes ? Oui, oui, bien sûr. Elle est elle est euh à mon avis, elle est entrouverte, mais euh ils vont ils vont quand même se vendre très cher, hein.
Euh alors il y a une chose qu'il faut faire aussi, c'est c'est additionner les voies. Je parle sous le contrôle de Frédéric Dab, mais si on additionne toutes les voies euh du bloc central DLR du PS, on arrive à 266. Oui.
Oui, c'est ça. On est près de la majorité. Et ben, on n pas à la majorité.
On y est pas. Ah bien, ça veut dire que le destin de ce premier ministre et du gouvernement s'il arrive qui va suivre, il est entre les mains du Rassemblement national et on connaît la détermination du Rassemblement national et on sait que le Rassemblement national, vous avez donné un extrait de madame Le Pen tout à l'heure, veut faire tomber, veut retourner aux urnes. Donc voilà, c'est très clair.
Une fois qu'il a eu l' qu'il a consolidé l'ELR son bloc central et qu'il a réussi à accrocher le PS accroché pour pas qu'il vote la censure et ben il est pas sorti des de l'auberge. Il est pas sorti de l'auberge. Hier dans son entretien à la presse régionale, il dit pas d'accord avec le Rassemblement national mais on va discuter.
Non mais ce qu'il veut c'est ce qu'il essaie de faire c'est ce qu'il va essayer de faire c'est de ne pas fâcher le Rassemblement national comme avait pu le faire François Baou. Alors là, je sais pas comment il peut s'y prendre parce que ça me paraît très compliqué, très compliqué. Et il faut que il sorte sur le front régalien, il faut qu'il sorte des idées à mon avis ou quelques propositions qui seront de nature aussi à consolider l'arrimage des des LR.
Oui, mais ce que dit Y Trard est très juste. On en revient au 7 juillet 2024 au résultat du second tour des élections législatives de cette chambre non pas introuvable parce que c'est un terme historique que noté mais ingouvernable. Quand on se met loin du rapport de force, on a trois blocs qui sont à peu près équivalents.
Alors c'est vrai vous avez donné cette arithmétique qui devra aussi convaincre des liottes. Espérer une censure des députés communistes, c'est quand même pas évident pour pouvoir trouver une non censure une non censure. Merci pour essayer de trouver ce trou de souris. ce trou de fourmis.
C'est vrai que l'idée de euh jouer jouer l'opinion dès le début, François Baou a été un populaire. L'affaire de peau Betaram qui lui a empoisonné ses 9 mois. Alors, il y a eu le vote du budget qui lui a permis de sortir un peu la tête de l'eau.
C'est vrai que Sébastien de Cor ne peut utiliser la carte de l'opinion publique si il si arrive. Ces sondages progressent pour pouvoir jouer l'opinion sur le mode les Français veulent de la stabilité. Les Français sont fatigués.
Qu'est-ce qu'ils attendent aujourd'hui les Fran ? Est-ce qu'ils souhaitent que maintenant que Sébastien le Cornu est nommé, il reste, il construisent un budget, il construisent un gouvernement ou est-ce que ils se disent non, il est trop proche de Mac, c'est pas ça ? C'est la bonne question.
Un, ils sont en position d'attentisme, il va lui laisser sa chance. de c'est vrai qu'il y a une sorte de fatigue face à cette éclipse du politique, face à cette ce politique qui dysfonctionne, qui ne joue plus son rôle, l'inaction des précédents gouvernements. Mais trois, on l'a vu dans des enquêtes pour vos confrères de LCI, pour beaucoup de Français, pour une majorité d'entre eux, pour une écrasante majorité de sympathisants LFI et RN pour trancher le nœud gordien de cette crise.
Retournons aux urnes. qui a cette ligne de crète par rapport auquelle l'opinion se tient et c'est à Sébastien le cornu de faire pencher vers l'idée je suis l'homme stable qui va permettre de finir le quinquena si je puis dire tranquillement parce qu'il y a aussi une autre dimension les Français ne veulent pas de présidentiel anticipé ils veulent un vrai débat présidentiel quand bien même je le disais tout à l'heure Emmanuel Macron est très impopulaire alors justement vous parlez d'une présidentielle anticipée il y a la question d'une destitution d'Emmanuel Macron qui se pose notamment par une partie de la gauche. On va écouter ce qu'on disait hier la secrétaire nationale des écologistes Marine Tondelier, invité du grand jury public sénal au Figaro.
Et on va l'écouter dans quelques instants. Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes. Euh Yve, je je vais vous on va en parler. et Marine Tondelier hier, elle disait que si elle elle avait été parlementaire, ah ben on va l'écouter.
Allez, je vous dis pas que cette destitution, elle va aboutir demain. Je vous dis que c'est une possibilité qu'ont les parlementaires de signer une motion de destitution. Je l'aurais signé parce que on peut pas se laisser comme ça marcher dessus par un président de la République qui a décidé de de n'en faire qu'à sa tête, de ne plus écouter ni les parlementaires ni les Français.
Est-ce que c'est un risque pour Emmanuel Macron ? Est-ce que l'échec de Sébastien Lecornu, c'est la fin d'Emmanuel Macron ? Non mais attendez, il y a deux choses.
Il y a Emmanuel Macron est exposé, très exposé effectivement à la pression populaire, à la pression de l'opinion publique, à la pression générale. Il est exposé et face à cette pression, est-ce qu'il tient ? Est-ce que il pourrait éventuellement démissionner ?
Ça c'est une chose. Et puis vous avez une deuxième chose qui est la destitution qui qui est un acte juridique qui est au titre de l'article 68 de la Constitution si je me souviens bien. Et bien vous votez une motion de destitution mais la motion de destitution elle correspond à des critères précis.
Il faut qu'il y ait manqué à ses devoirs de premier ministre de président de la République et ça c'est assez vaste si vous voulez et sauf à euh faire en sorte qu'il délivrait des secrets d'état à Vladimir Poutine ou à Donald Trump, je vois pas très bien comment on pourrait euh faire aboutir une procédure de destitution. Et puis si j'ai bien compris, il y a aussi une grande majorité de députés dans la dans l'hémicycle qui sont pas du tout euh favorables à à voter ce ce genre de Il y en a 104 qui ont signé. Oui.
Bah d'accord. Mais bon, on est loin du compte quand même. Donc ça c'est une chose.
Après il y a Est-ce que il pourrait être amené à à démissionner ? Bon, c'est une question qui se pose effectivement et c'est sûr que si Sébastien Lecnu échoue, bah se posera la question de la dissolution de l'Assemblée nationale. Ça c'est évident.
Et si la le résultat de la dissolution enfin de l'élection législative qui suit, c'est d'avoir une chambre qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celle qu'on a aujourd'hui, bah se posera la question évidemment de sa démission. Que veulent les Français là-dessus ? Les Français, je le disais, veulent une vraie présidentielle.
Le drame pour le pays, c'est qu'il y a pas eu de vraie campagne en 2022. Elle a été fagocitée par le Covid, percutée par la guerre. En Ukraine.
Il y a pas eu de vraie campagne en 2024 parce que il y a eu 3 semaines de campagne au moment de la dissolution de l'Assemblée nationale. Spontanément, je suis frappé de voir que les Français ne demandent pas la démission d'Emmanuel Macron. Il demandait le départ spontanément de François Baot pour toutes les raisons dont on vient de parler, mais veulent que Emmanuel Macron finisse son mandat.
Il a quand même l'atout international. N'oublions pas qu'on est dans un moment où l'opinion publique s'intéresse de plus en plus à ces sujets et l'instabilité euh qui suivrait une démission, une camelle présidentielle, anticiper les Français n'en veulent pas. Mais effectivement, au-delà de ça, on a un président extrêmement abîmé.
D'ailleurs, François Ber lui a fait un drôle de cadeau si je puis dire, quand on fait parler spontanément les Français sur Mel Macron, il cite la dette le premier responsable de la dette de la ruine entre guillemets du pays, c'est Emmanuel Macron. Maintenant, Marine Tondelier se met dans la roue de euh LFI, c'est peut-être pas très bien joué à quelques mois des élections euh municipales où euh les verts, les écologies sont beaucoup de villes euh à sauver et pour certaines je pense à Strasbourg, c'est extrêmement compliqué. Euh est-ce qu'il peut euh quand on entend les oppositions depuis 2 3 jours Yve trouver cet accord de non censure ?
Sébastien Lecornu avec avec la gauche, avec éventuellement le RN ? On va écouter juste pardon. On va écouter Jean-Philippe Tangui juste avant avant de de vous faire réagir.
Euh Jean-Philippe Tangui qui était euh ce matin euh l' On va on va l'écouter. Baou c'est le cornu le Cornu c'est Baou c'est pareil. C'est les mêmes.
C'est Macron. C'est tout ça. C'est Macron.
Vous êtes déjà passé à la près. Non. J'ai écouté Marine Le Pen et Jordan Bardella hier à Bordeaux.
Vous vous jouez déjà le coup d'après. Le Sébastien le Cornu. Vous avez pas envie de lui parler.
Vous avez pas envie de l'aider aujourd'hui. Si mais c'est pas le cornu mais je pense que les Français ont compris. On voit bien que les critiques se portent beaucoup sur monsieur le cornu.
Nos militants ce weekend d'ailleurs même spontanément appelés à la démission d'Emanuel Macron au-delà de la dissolution parce qu'en fait tout le monde a compris que monsieur Macron est en train de griller certaines personnes qui lui sont proches qui sont sans doute sympathique pour ses propres son propre agenda. Oui, vous me posiez la question de savoir un accord de non censure. Ça me paraît difficile, vous voyez, avec le Rassemblement national qui me paraît bien mal disposé à à accorder cet accord de non censure.
Cet accord de non censure, on le disait, c'est que il cherche à l'obtenir de la part de la part de du des socialistes. Alors, je sais pas si ça peut prendre la forme d'un accord écrit euh très soladel. J'en sais rien mais ce qui est sûr c'est que il y travaille aujourd'hui.
Je crois que l'énergie de Sébastien Lecnu, c'est à la fois de faire en sorte que il ne perde pas trop de voix de la de la droite tout en accédant à certaines demandes de la gauche. Et c'est là où l'équilibre est précaire quand même. très très compliqué parce que si on a bien compris le discours de la droite et et d'ailleurs elle a raison de ce point de vue parce qu'elle est fidèle à elle serait fidèle à son à son corpus idéologique et et des patrons parce que les patrons sont dans la danse maintenant c'est qu'il faut pas du tout d'augmentation de la fiscalité.
Or, ça passe vraisemblablement par euh un bouger comme on dit aujourd'hui, de ce point de vue euh pour faire euh enfin pour essayer de de calmer euh euh le le Parti socialiste. C'est c'est il est là le problème. Il est ça c'est un problème majeur.
Et d'autant que Sébastien Lecornu arrive à Matignon, on vous le disait he dans un contexte social compliqué, mobilisation syndicale annoncé jeudi mobilisation des agriculteurs vendredi prochain. Justement, on va écouter les syndicats Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, elle été ce matin sur TF1. Je vais lui dire que s'il ne veut pas rejoindre le cimetière des Premiers ministres qui est déjà bien rempli, il faut qu'il pose des actes de rupture immédiat.
Et ça commence par l'abrogation de la réforme des retraites, cette blessure démocratique et sociale. Il faut qu'il enterre le budget Bairou définitivement. Il faut qu'il débloque de l'argent pour nos services publics qui n'en peuvent plus.
Il faut que il prenne des mesures pour augmenter les salaires et les pensions. Et puis je vais aussi lui remettre la liste des plans de licenciement. Nous en sommes à quasiment 450 plans de licenciement en 1 an.
C'est une catastrophe. Je vais lui demander de prendre des mesures immédiates, un moratoire sur les licenciements. Voilà, Sébastien Lecnu.
Alors, qui a choisi de recevoir les syndicats avant même de recevoir les oppositions ? Est-ce qu'il peut répondre aux demandes de ce fibinet ? Et est-ce que c'est c'est ce que les Français attendent ?
Frérique, déjà répondre à des licenciements, ça montre une comme méconnaissance de ce qu'est la réalité sociale du pays. C'est pas les dirigeants fait politique qui mettent en place des plans de sauvegarde de l'emploi ou des plans de licenciement. On est en plus dans un moment où l'opinion publique est nettement plus bienveillante vis-à-vis des entreprises que par le que par le passé, hein.
L'équation qu'on avait vu en 2012 au moment euh du euh du choc euh fiscal de France Hollande, c'est-à-dire les Français qui disaient les entreprises peuvent payer, c'est nettement moins le euh le cas. Maintenant, il y a une prise de conscience qu'il faut pas toucher à l'appareil de production. Maintenant euh Sébastien Cornu veut montrer qu'il est un homme de dialogue.
Il va recevoir les oppositions, il reçoit en parallèle euh les organisations syndicales dans un contexte effectivement il y avait une enquêtifope pour l'humanité qu'on a appelé les raisons de la colère euh il y a quelques jours euh en prélutte de la fête de l'huma qui montre une opinion publique qui est révoltée plus que résignée. une opinion publique qui quand on fait parler de la situation économique et sociale de la France, il y a moins de 8 % des gens qui la trouvent satisfaisante ou qui est qui qu'elle suscitera une certaine fierté. Et effectivement, il faut répondre à des inquiétudes et des colères des Français sur les services publics, notamment la santé et l'éducation, sur le travail qui paye mal.
C'est ça qui a été au cœur, qui a été le carburant du mouvement des gilets jaunes. Et puis euh il faut le dire, cette fameuse taxe Zucman, l'idée qu'il faut euh ponctionner euh euh taxer les plus hauts patrimoines, c'est absolument majoritaire. C'est du 90 95 %.
Donc ça va au-delà du simple peuple de gauche parce que pour les Français, il y a l'idée que les efforts sont prêts à être faits, mais il faut une réciprocité et il faut une juste répartition. C'est ça qui a été le plus fortement critiqué au moment du plan de François Bairou. Et ces mobilisations sociales, c'est une épine de plus dans le pied de Sébastien Lecnu.
Oui. Bah, elle était tout hier, elle était pas c'était pas inattendu hein. Ça passe souvent par là hein.
Une pression. Alors la mobilisation sociale telle qu'elle se présente le 18 septembre, elle est je dirais qu'elle est assez classique et peut-être que elle est moins à redouter pour un gouvernement qu'une mobilisation comme celle du 10 septembre. Euh on sait jamais trop d'où ça sort, qui est derrière.
Alors là, on le sait un peu mieux parce qu'on sait que c'était quand même beaucoup euh la la gauche radicale qui était à la manœuvre et qui avait essayé de de fédérer le mouvement. Mais euh vous voyez des mouvements comme ça euh qui sortent de la société civile, type gilets jaunes, on sait jamais jusqu'où ça va. On on connaît pas les revendications exactes, c'est assez diffus et ça c'est pour un pouvoir à mon avis pour des autorités, c'est assez dangereux.
En revanche, une mobilisation syndicale comme celle de mercredi de jeudi prochain ou celle des agriculteurs la semaine suivante, bon c'est assez cadré comme vous savez à peu près à quoi vous en tenir. Mais est-ce que le fait qu'il reçoivent d'abord les organisations syndicales, ça ça marque déjà une rupture puisqu'il est employé ? Oui, oui, mais bien sûr.
Ça bah oui, parce que ce sont eux qui sont au cœur de la vie sociale, de la vie économique euh qui sont proches des Français précisément. Donc il y a aussi et il en est conscient le Premier ministre, c'est le dossier central là-dessus, c'est aussi les retraites, hein. Et donc les retraites, vous avez vu, le discours a pas beaucoup évolué pour ceux qui sont hostiles à cette à cette réforme.
Oui. Et puis lui dans la presse régionale dit "Je vais pas le conclave et grosso modo ce sera c'est un sujet de la présidentielle quoi." Oui, mais ça sera il va sans doute aborder le dialogue social de façon différente.
Justement, la réforme de retraite, c'est attendu. Ah ça reste un point de fixation majeur dansf humanité. On a de mémoire 62 % des Français qui souhaitent qu'on abandonne la retraite à 64 ans.
C'est un sujet aussi qui va être discuté lors de la prochaine élection présidentielle. Mais il faut comprendre l'opinion publique par rapport au sujet des retraites. Il y a une logique de d'DR qui agace prodigieusement les Français.
À chaque réforme, on leur dit c'est la dernière réforme pour sauver le système. Et puis ils entendent que certains parlent d'raite à 65 ans, à 67 ans, queil faut encore refinancer le système des retraites. Ça crée une vraie frustration dans un dans un contexte.
Et euh là aussi, c'était une erreur de François Bairou. Les Français soutiennent massivement les retraités. Ils ne font pas une distinction retraitée soi-disant riche, retraité modeste puisque la retraite c'est aussi dans leur imaginaire un nouveau cap, une nouvelle vie dont ils voudraient peut-être un jour bénéficier.
Merci à tous les deux et désormais on va terminer cette émission par l'histoire du jour. Et l'histoire du jour, elle nous emmène à Watrelot. C'est à côté de Roubet.
Frédéric, est-ce que vous savez ce que sont les berloufes ? Non. Alors ça signifie gunny chiffon en jetier par extension.
Ce sont des petites poupées en chiffon qui sont jetées dans la foule. C'est une véritable tradition dans le nord et une semaine après la braderie de l'île et bien c'était hier qu'avait lieu l'édition des Berlouf. Le matin, c'est un très grand videgrenier avec 2300 stand et puis l'après-midi, comme vous le voyez sur cette de Nord éclair, il y a un lancer de poupées et ils sont nombreux à lutter pour les récupérer.
Cette fête, elle attire près d'un demi million de personnes. Et pas seulement des chi hein, il y a des gens qui viennent de Perpignan pour récupérer les Berloufs. C'est donc, je vous le disais, une véritable tradition comme le lancer de Haran à Dinkerc, la ville voisine.
On va dire que les poupées c'est moins salissant et moins odorant. Merci beaucoup. Merci d'avoir été avec nous.
Merci à tous de nous avoir suivi pour cette première émission de la saison. On se retrouve évidemment avec grand plaisir demain. Très bonne journée sur Public Sénant. [Musique] Ah.
Sébastien Lecornu