Gérard Araud invité d'Un œil sur le monde|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La guerre en Iran est-elle en train de reprendre ? Les États-Unis ont relancé des frappes contre plusieurs sites militaires iraniens en réponse à l'attaque [musique] d'un navire commercial dans le D3 d'Ormous. Henry Post les gardiens de la révolution affirment avoir visé des positions américaines dans le golf.
Écoutez, les habitants ont entendu une explosion à 23h15. La ville de Cyric a confirmé l'impact. Quelques heures avant, nous avons réalisé un tir de sommation contre un navire qui perturbait la navigation.
La route depuis le sud de l'Acquislande est définie à la fois pour entrer et sortir du golfe persique par l'embouchour du D3 d'Omouse. Et toute route à l'exception de cette route est absolument dangereuse. Bonsoir Gérard.
Bonsoir. Je suis ravi de vous accueillir en plateau. On va prendre tout de suite la direction de Washington pour comprendre ce qu'il en est du côté de la Maison Blanche.
Bonsoir Hélène Bonet. Que dit la Maison Blanche ce soir ? Et bien Margaot, hier Donald Trump a dit que c'était une violation insensée du cesser le feu par les Iraniens après ce tir contre un un navire commercial.
D'ailleurs, Donald Trump a dit qu'il n'avait pas apprécié du tout et c'était une heure avant d'ordonner des frappes en Iran. des frappes qui sont restées quand même limitées dans le temps. Le message de fermeté, il était aussi porté par Jay Vens, le vice-président hier soir qui expliquait que la violence serait accueillie par la violence et qui proposait une alternative, c'est que les Américains et les Iraniens puissent se parler par l'intermédiaire d'un mécanisme de déconfli qu'ils sont censés avoir mis en place.
Donc voilà pour le message de fermeté. Mais on sent bien que la Maison Blanche reste extrêmement prudente. Donald Trump a mis du temps à réagir.
D'ailleurs, il n'a pas de nouveau euh réagi à aux répliques iraniennes depuis quelques heures. On n'y a pas eu de nouveaux de nouveaux messages. On sent qu'il est extrêmement prudent.
Il se concentre aujourd'hui sur d'autres thèmes. La politique la politique intérieure, évidemment les élections du mois de novembre, mais aussi les festivités des 250 ans d'Amérique qui auront lieu la semaine prochaine. Hélène Bonet en direct de Washington.
Jo, est-ce qu'il peut y avoir une réelle reprise des hostilités ? Non, je ne pense pas. Je Il est il est évident que pour les les Iraniens les Iraniens considèrent qu'ils ont gagné et le premier prix de leur victoire c'est le contrôle du D3 d'Ormouse.
Et ça, ils ne lâcheront pas et ils sont en train de le prouver. Et ils le font d'autant plus qu'ils sont convaincus. Alors, ils ont peut-être tort mais je pense qu'ils ont de bonnes chances d'avoir raison.
Ils sont convaincus, comme le disait votre correspondante, que Trump est passé à autre chose et que Trump ne veut surtout pas reprendre reprendre la guerre. Et cela à 3 mois euh des élections législatives du mois de novembre pour lesquels les sondages sont déjà sont déjà désastreux. Il a devant lui toute une séquence he liée au 250e anniversaire au 4 au 4 juillet. il va pas se laisser gâcher euh se la laisser gâcher par les Iraniens.
Donc la réaction américaine est une réaction un petit peu euh service minimum. Il fallait réagir mais euh ils ne n'ont aucune envie de s'engager dans une escalade. Alors Donald Trump réitère lui que l'Iran ne gagne pas mais qu'il a encore des capacités de nuisance.
Écoutez, concernant l'Iran, si nous n'avions pas fait ça, nous serions quand même en conflit. Ils ont certaines capacités mais pas beaucoup. Ils ne sont pas en train de gagner ni rien, mais ils ont certaines capacités.
Ils peuvent encore tirer. Il continue de marteler le fait que l'Iran n'a pas gagné cette guerre. Vous dites très de manière très claire que les Iraniens considèrent avoir gagné.
Est-ce que il peut y avoir des avancées notamment sur le nucléaire qui permettrai aux États-Unis de marquer des points ? Alors, comme vous le savez, euh d'abord cet accord, ce fameux MOU, euh ce protocole d'accord qui a été signé par Donald Trump à Versailles sous les yeux du président de la République a été baclé. Euh, il est donc assez imprécis.
Il a été négocié par une équipe américaine qui est tout sauf professionnelle, par des iraniens qui eux sont très professionnels. Et donc les termes du de l'accord sont des des termes évidemment en faveur des Iraniens. Par exemple, pour la réouverture du D3 d'Ormous, le texte dit bien que le les troit d'Ormous sera réouvert mais il le dit pas du tout qu'il ne sera pas réouvert sous contrôle de l'Iran.
Oui, parce que l'Iran veut toujours un péage. Ah bah c'était alors pour l'Iran, ce qui compte, je pense, c'est pas tellement l'argent, c'est de pouvoir vraiment marquer que il le contrôle. Ce qui est une manière de potentiellement de peser sur l'économie du monde, de rappeler en permanence à l'économie du monde, vous me payez un petit peu, mais le la le vrai objectif de cela, ce n'est pas obtenir de l'argent, c'est marqué c'est marqué sa puissance.
Et donc les Iraniens euh ne vont pas céder. Euh de toute façon, cet accord tumultueux, va être il va y avoir des chaos chaotiques parce que vous avez d'un côté des Iraniens en hardi assurés d'eux-mêmes. Euh vous savez les comme je le dis souvent, les Iraniens, ils sont pas ne sont pas connus pour leur modestie.
D'ailleurs, on dit que ce sont les Français du Moyen-Orient, c'est tout dire. Euh et en face vous avez une équipe qui est il faut bien dire une équipe un peu de pied niyclé hein les Américains. Je sais pas si vous avez vu cette photo.
Pas d'équipe technique en tous les cas. D'un point de vue technique. L'autre jour on a vu quasiment on a vu en photo le vice-président des États-Unis Jay V avec un ordinateur tapant lui-même sur un ordinateur sous l'œil et le conseil d'un Catarien le vice-président des États-Unis.
Donc on voit que c'est quand même des amateurs avec un patron qui de son côté est totalement incohérent. D'une certaine manière, ça sert les intérêts évidemment ça sert les intérêts des Iraniens qui ne leur feront aucun cadeau. Est-ce qu'il y a des divisions euh sur cet accord du point de vue américain mais également du point de vue iranien ?
Est-ce qu'il y a des dissensions assez réelles ? Alors les plus spectaculaires sont du côté et au fond celles que l'on connaît parce que c'est quand même ce sont des c'est une démocratie. C'est à l'évidence la rivalité qui est maintenant est patente entre un JJ V et un Marco Rubio.
On a un peu l'impression que la campagne présidentielle de 2028 a déjà commencé. Vous avez d'un côté un JD Vents qui a signé cet accord qui, il faut bien dire est un accord de retrait des États-Unis, de la région. Mais il dit, "On répondra à la force par la force aujourd'hui, ça il est bien obligé parce que euh il représente dans fond la base Maga, c'est-à-dire cette base maga qui est très anti-israélienne.
Il a fait une des déclarations anti-israélienne très très vieux brutales et qui est plutôt euh isolationniste, favorable à un retrait des États-Unis. Et de l'autre côté, vous avez Marco Rubio qui lui au contraire s'inscrit dans la tradition républicaine américaine de de l'alliance avec les États-Unis, l'alliance avec Israël. Et d'ailleurs, on a deux accords qui se contredisent un petit peu.
On a eu l'accord Jens avec l'Iran qui dit très clairement que euh le en en au Liban, les Israéliens doivent arrêter leurs opérations militaires. Et on a maintenant cet accord négocié par Rubio euh entre Israël et et le Liban qui est quand même un accord où les Israéliens s'installent s'installent au au Liban. On peut donc on peut y voir là. doivent se retirer de quelques poches doivent se retirer de quelques poch de quelques poches euh de manière extrêmement hypothétique si les les Libanais font ce qu'ils sont supposés de faire et donc on a finalement quasiment deux visions.
L'une Jan je me retire et je laisse Israël faire ce qu'il veut. L'autre Rubio, on soutient Israël enfin d'empêcher l'Iran de venir au Liban. On voit également ces distensions surtout sur cet accord que vous venez de mentionner entre le Liban et Israël.
Accord historique signé à Washington. Écoutez les propos de Marco Rubio au sujet. On est très heureux d'annoncer avoir trouvé un accord entre le gouvernement souverain libanais et celui d'Israël avec la médiation et l'aide des États-Unis d'Amérique qui ont mis en place une zone de discussion depuis le début de la guerre dans un but de paix et de sécurité.
Et c'est ce que ces deux nations méritent. Le peuple libanais souffre énormément depuis des décennies à cause des intentions d'autres pays essayant d'utiliser le Liban rampe de lancement pour des attaques. Mais ce n'est pas ce que le peuple libanais veut ni ce qu'il mérite.
Mais est-ce que cet accord ne vaccile pas déjà Jaro ? On a vu que l'armée israélienne a a mené une frappe contre des combattants présumés dans dans le sud Liban. Est-ce que ça ne risque pas de voler en éclat vu que le Bolan n'est pas partie prenante de cet accord ?
Vous savez le être vieux a parfois des avantages. Moi j'ai connu, j'étais en poste dans la région, j'ai connu l'accord du 17 mai 1983 qui était à peu près le même accord, il faut bien dire où entre Israël et le Liban, c'était à peu près le le même accord. Et il a évidemment à l'époque sauté en sauté, il n'a pas jamais été appliqué, il a même été dénoncé par le Liban 6 mois plus tard avec une normalisation des relations.
Exactement. Menant une normalisation des relations entre Israël et et le Liban. Parce qu'au fond la derrière, d'abord disonsle tout tout de suite parce que qu'on ne m'accuse pas d'être d'être un agent iranien, il est évident que nous serions tous ravis si cet accord était mise en œuvre.
Le rétablissement de la souveraineté libanaise est évidemment quelque chose de très positif. Cela étant, on a un peu l'impression que dans cet accord, il y a quelqu'un qui manque et ce quelqu'un, c'est l'Iran. Alors évidemment, aussitôt euh de certains spectateurs disent "Mais de quel droit vont dire quel de quel droit droit de quel droit a l'Iran sur le Liban ?" Voilà.
Quel est le droit de l'Iran ? Ben, ce n'est pas un droit mais c'est un fait. C'est-à-dire que le l'Iran, grâce au esbola dispose d'une milice et l'Iran ne va pas dire au Esbola vous rendez vos armes.
Alors donc la conclusion logique est de dire bah ça va être à l'armée libanaise de le faire. Mais l'armée libanaise face au esbola même si vous renforcez l'armée libanaise rien moins que la guerre civile. J'ajoute que sans doute au moins 30 % des soldats de l'armée libanaise sont des cheites.
Donc est-ce qu'ils vont se battre vraiment contre contre leur corps religionnaire ? Donc il y a beaucoup de chiites qui se sont rebellés contre lebola. Il y a beaucoup de cheites qui se sont réellés contre lebola.
Mais je ne dis absolument pas le Esbola est une organisation terroriste. Le je suis tout à fait d'accord là-dessus, mais le Esbola malgré les coup très dur que lui ont porté que lui a porté Israël, le Esbola reste une puissance. Moi, je souhaite de tout cœur que l'armée libanaise soit capable de désarmer le esbola.
Je le souhaite de tout cœur, mais disons que je je suis peut-être pas sceptique, mais enfin je pose la question. Euh alors, je regardais la télévision israélienne avant de venir et d'ailleurs, il y avait dans sur la la principale chaîne gouvernementale, il y avait un un expert qui disait "Mais de cet accord, qu'est-ce qu' va en tirer ?" Euh et tout le monde disait "Bon, sans doute une guerre civile libanaise." Voyez, même chez du côté israélien, on se pose, on se pose la question.
Donc d'un côté euh exprimons le vœu que cet accord soit mise en œuvre mais de l'autre je pense qu'il y a de nombreuses questions qui qui risquent de rendre cette mise en œuvre très problématique. Est-ce que le vent commence à tourner euh du côté euh de Washington ? Donald Trump est-il en train de changer de position vis-à-vis de l'Ukraine cette fois-ci ?
Pour une fois, Donald Trump a féliciter Volodimir Zelenski dans sa résistance contre la Russie. Écoutez, Zelenski se débrouille plutôt bien. Il se débrouille bien.
Il défend ses terres. Même si beaucoup de monde meur, il se défend plutôt bien. Il faut le reconnaître.
Il est courageux, il a du bon équipement et de bons hommes, des combattants. Alors, ça n'a pas été toujours le discours de Donald Trump vis-à-vis de de Volodimir Zelenski. Et lors du G7, il faut le souligner tout de même, les États-Unis ont signé avec leurs partenaires un texte déclarant qu'ils ne sont plus des médiateurs neutres, mais qu'ils soutiennent la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine.
Est-ce qu'il y a une forme de rapprochement qui est en train de [raclement de gorge] D'abord, il faut saluer la victoire, une un succès de la diplomatie française parce que le le texte en question, vous savez, c'est c'est l'autre qui le propose. Donc, ce sont les diplomates français qui l'ont négocié, qui ont mené la négociation avec leurs collègues du G7. Et donc, saluons les Français lorsqu'ils réussissent à faire ce qu'ils veulent d'un point de vue diplomatique.
Deuxème sujet, oui, c'est très positif. Je crois que c'est simple, Trump aime la victoire, Trump aime les hommes forts. Donc il admirait Poutine parce qu'il pensait que Poutine était comme Shijingping était le chef d'une grande nation.
En plus, il avait la chance d'être un dirigeant autoritaire. Il adore les dirigeants autoritaires. Et donc, il considérait Zelinski comme une comme voilà comme pas grand-chose.
Euh et Zelinski prouve en ce moment en tout cas prouve toutes ses capacités à la fois de chef. et ses capacités militaires. Euh et donc Trump Trump est obligé de de l'admettre. 3è point, hélas euh il ne le Trump est imprévisible, est incohérent, donc il peut changer d'opinion demain ou après-demain.
Euh un homme d'affaires russe peut venir et lui dire "Mais vous savez, si vous voulez des terres rares, si vous voulez avoir des contrats dans l'immensité des mineurs et russes, et bien il faut peut-être nous aider." Donc je crois qu'il ne faut dire oui bravo les Français mais je crains qu'il ne faille pas trop pas trop en attendre. La Russie est-elle de fait en en difficulté ?
J'ai un rô Crimé est en état d'urgence. Les autorités russes ont déclenché un régime exceptionnel après des frappes ukrainiennes qui ont provoqué d'importantes pénuries de carburant. Écoutez chers habitants de Crimé, l'état d'urgence sera déclaré en République de Crimé à compter d'aujourd'hui à 13h.
Je demande donc à chacun de garder son calme et de ne se fier qu'à des sources d'information vérifiées. Ensemble, nous surmonterrons cette épreuve. Merci.
État d'urgence est une sorte d'aveu de faiblesse. Oh, c'est une catastrophe. C'est évidemment en plus c'est l'été.
Or, la Crimée, c'est le grand lieu des vacances des vacances des vacances russes. C'est hautement symbolique. C'est un une évident un évident succès ukrainien qui vient avec tous les autres succès, notamment les succès des frappes à l'intérieur du territoire russe sur des sur des cibles stratégiques avec leurs propres armes.
Avec leurs propres armes. Alors, le chef état-major ukrainien a déclaré, je crois aujourd'hui, il a déclaré qu'il ne faut pas surinterpréter ses succès, que ce n'est pas une rupture. Ce n'est pas une rupture.
Ce n'est pas le moment de la victoire, de la victoire ukrainienne qu'il fallait donc garder son sang froid. C'est évident. Mais euh oui, le je pense que la Russie est en train de traverser une période sombre euh dans la guerre qu'elle a d'ailleurs qu'elle a déclenché elle-même euh déclenché contre l'Ukraine.
Mais il ne faut pas sous-estimer les ressources russes, ressources financières, ressources aussi industrielles et il ne faut pas et le soutien de la Chine qui reste qui qui ne veut pas d'une défaite de la de la Russie. Donc euh rien n'est joué aujourd'hui. Oui, mais regardez Jaro, une situation inédite tout de même après les frappes sur les raffineries.
Moscou envisagerait de racheter son propre pétrole à l'Inde pour faire face aux pénuries. Écoutez, la société civile qui se plaint réellement. Qui aurait pu imaginer à l'époque et surtout moi qu'en 2026, je me retrouverai à sillonner la ville à la recherche d'essence.
Bon sang de l'essence. Avant quand les gens sortaient, ils se faisaient braquer pour de l'argent liquide. Maintenant, c'est pour de l'essence.
Bon sang, mais où est-ce que tout ça va nous mener bordel ? Pourquoi tout part en vri comme ça ? Mais qu'est-ce qui se passe bon sang ?
Il n'y a plus d'essence à Moscou. Écoutez un peu à quel point ça semble surréaliste. Comment est-ce même possible ?
Je suis à Crassoyarsk. On produit du pétrole à seulement 160 km d'ici. Pourquoi avons-nous toutes ces restrictions ?
C'est complètement dingue. Pourquoi ? Ce qui est euh surréaliste tout de même geno, c'est d'entendre ces témoignages.
C'est surréaliste mais surtout c'est capital. C'est ça qui est très important parce que euh l'espoir l'espoir d'une d'une fin rapide de ce conflit peut reposer sur deux éléments. Soit je peux reposer sur un seul élément, la décision de Vladimir Poutine de mettre un terme au frais au fond de faire comme Trump l'a fait face à l'Iran sur le thème bon ça va pas autant que j'arrête le plus vite possible j'arrête je coupe comment on dit en anglais je coupe les frais je et et alors Poutine est-ce qu'il va le faire je pense qu'il ne le ferait que s'il sent que l'opinion publique n'en peut plus et que même dans l'appareil d'État ça commence ça commence à exercer des pressions dans cette dans cette direction.
Mais vous savez le c'est il y a quand même une très grande opacité du pouvoir russe. Donc il est difficile de savoir comment Poutine fonctionne hein. Il est isolé, il est au pouvoir depuis 20 ou quelques plus d'années, il vit dans dans l'isolement sans doute dans un isolement paranoïque.
Est-ce qu'il comprend la est-ce qu'il comprend la situation ? Mais de nouveau, si j'ai voulu montrer quand même je pas te dire d'un seul coup ça y est l'Ukraine va gagner la guerre. Non, la Russie a des a des ressources mais il est évident que nous sommes dans une période où la Russie est à la peine.
Qu'en est-il des militaires ? Certains commencent également à montrer leur agacement. Écoutez, [grognement] en ce moment même, des dizaines, des centaines, des milliers de nos soldats croupissent en prison, punis par leur propre commandement.
Ils sont assis là à pourrir et finalement ils sont liquidés et portés disparus au combat. Vladimir Vladimirovic, prêtez attention à ceci. Invitez-moi à vous rencontrer.
Les conséquences seront très graves. Si je ne me rends pas bientôt au créelin pour m'exprimer en direct à vos côtés, l'armée retournera ses armes contre le crémelin. Ça nous rappelle tout de même une situation assez similaire de de Prigogine qui avait voulu prendre le pouvoir en juin 2023.
Oui. Non mais ça c'est la faiblesse de tous les régimes autoritaires, hein. C'est que au fond d'un côté, vous avez Trump qui cède parce qu'il a peur des élections des élections législatives.
C'est quand même plus noble que de dans un régime autoritaire où on a peur d'être d'être assassiné au coin de au coin d'un d'un couloir ou d'être renversé par les par les militaires. C'est la même finalement la même logique face quand on est dans une impasse dans une une telle impasse. Donc moi, je suis toujours prudent parce que la chute de Poutine, on l'a annoncé depuis longtemps et au moment de Frigogine, on y a cru d'une certaine manière.
Ah oui, c'était quand même assez étonnant de voir une colonne militaire marcher sur sur Moscou. C'est quand même assez assez étonnant et ça en dit sur la nature du régime he sur la la fragilité mais aussi sur la nature du régime. Donc si aujourd'hui il se passe quelque chose au Kremelin, ce sera sans doute du fait de l'armée parce que c'est les militaires qui savent que quelle est la vraie situation la vraie situation sur le front.
Mais de nouveau là c'est on est de on est un peu devant la boule de cristal. Peut-être que demain Poutine tombera, mais peut-être que Poutine sera encore là dans dans en 2035. Euh donc euh je préfère être plutôt prudent.
Oui, les Russes aujourd'hui sont à la peine euh la Russie mais ne sous-estimons pas quand même les ressources de la Russie. Merci euh Gérard
Benjamin Haddad