Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Figaro (sur YouTube)· 27 mars 2026 21 min

Guerre au Moyen-Orient : après un mois de conflit, quelles leçons ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Cela va faire un mois, un mois que les États-Unis et Israël ont lancé des bombardements massifs sur l'Iran et que le régime des Mola a répliqué sur ses voisins. Le conflit semble ne pas perdre l'intensité. On va faire le point sur les dernières évolutions et pour ça je suis avec George Malwindo.

Bonjour George. Merci d'être avec nous aujourd'hui pour nous parler de ce sujet. Bien sûr, comme d'habitude, on a demandé aux internautes de nous poser leurs questions.

Vous avez été très nombreux à nous les en poser. On va revenir sur toutes ces questions. Justement, vous revenez reportage, vous étiez dans le dans le golf dans les pays du golf, les monarchies du golf.

On a justement une question sur ça de Vincent qui nous demande pourquoi les monarchies du golf ne s'engagent pas plus dans le conflit. Parce qu'elles elles n'en ont pas envie. Elles ne l'ont pas non plus probablement la capacité.

Euh elles euh elles font la guerre par procuration puisque ce sont euh euh les les euh les États-Unis qui les protège qui les protège bien nous aussi un petit peu à à aux Émirats en particulier hein. Système défense aérienne américain euh fonctionne très bien à Abu Dhabi à Dubaï qui sont les les deux villes. Les Émirats sont le pays qui est le plus touché hein par les frappes iraniennes, beaucoup plus que qu'Israël encore.

Et donc non, elle ne elle redoute toutes ces monarchies du golf au contraire une escalade qui leur serait encore plus demandable parce que vous avez vu que l'Iran menace de répondre au aux menaces américaines de frapper des centrales électriques iraniennes. Voilà. nousau, on répondra par des frappes sur les installations énergétiques, les usines de désalénisation qui c'est la la grande antise de ces de ces pays-là qui ont peur de manquer d'eau plus que du pétrole quoi, parce que ce serait assez catastrophique pour pour elle, pour ces monarchies et pour la population qui vit.

On a une question de Didou qui nous dit que on a eu au début énormément d'images de de ces pays et on en a beaucoup moins depuis quelques temps des images de ces frères. Oui. Alors, c'est vrai que par exemple aux Émirats Arabes Unis d'où je viens, la police a fait la chasse à ces images.

Alors, il y a eu des journalistes qui on qui ont été arrêtés, mais il y a eu aussi beaucoup de citoyens parce que c'était un peu une espèce de de jeu, hein. Vous étiez vous étiez à la terrasse d'un café ou dans un bar, vous voyez des volutes de fumée blanche, un un missile intercepté un drone et beaucoup de gens et bien filmaient. Et donc euh évidemment que ça n'a pas plu aux autorités locales et donc elles ont euh elles ont fait la chasse à ces à ces à ces images.

Et là c'est la raison pour laquelle elles ne elles ne veulent pas non plus euh que ça participe à cette à une campagne de communication qui est négative euh parce que Dubaï, Abu Dhabi, euh euh ces ces monarchies se sont construits euh sur la Oui. la stabilité et la sécurité. Or là, il y a ni la stabilité ni la sécurité.

Donc elles ne veulent pas véhiculer un un message qui soit négatif. Est-ce que euh tous les pays du Golf sont assez alignés ? Je veux dire le Qatar, l'Arabie Saoudite, ça aussi on a une question sur ça.

Et les Émirats arabes unisors euh c'est une bonne question parce que euh officiellement oui, euh officiellement si vous voulez tous ces pays donc comme je vous le disais sont frappés par des drones et des missiles iraniens. En particulier donc les Émirats. Pourquoi les Émirats ? parce que d'une part les Émirats ont normalisé leur relation avec Israël.

Donc ça l'Iran ne l'a jamais accepté. Deuxièmement, en frappant essentiellement Dubaï, euh l'Iran euh je dirais euh réalise son dessin, son but, c'est-à-dire avec un minimum avec peu de drones, de missile, même s'il y en a eu en tout plus de 2000, mais qui n'ont pas fait des dégâts considérables, Dieu merci. Il y a eu que 11 morts à ce jour.

Euh ça a suscité une panique, euh le tourisme est à zéro, l'immobilier est quand même touché et et le et le et le modèle de Dubaï et ces Émirats est quand même on a pris un coup. Donc c'est la raison pour pour laquelle c'est le ces pays ont euh sont visés. Ensuite donc vous avez les Émirats qui sont sur une posture je dirais presque alignée sur Israël et les États-Unis sans le dire parce qu'ils peuvent pas le dire mais ils aimeraient bien que les États-Unis Israël aillent au maximum dans cette opération.

Ils veulent pas dire, j'ai interrogé à Noir Gargach le conseiller diplomatique de Mohamed Bin Zayad, le président des Émirats qui m'a dit "Le changement de régime, non, c'est une affaire iranienne." Bon, ensuite, vous avez des pays comme le Qatar et l'Arabie Saoudite qui sont aussi évidemment gênés par les frappes, qui sont très en colère contre l'Iran parce que parce que les les les frappes iraniennes, en particulier sur les installations pétrolières, pourraient les gêner encore plus qu'elles ne le font. Il y a déjà eu des des frappes, il y a eu des frappes israéliennes au Qatar contre la plus grande euh contre les les installations gavières.

Il y a aussi l'Iran qui a qui a riposté. Mais ces deux pays-là sont je dirais moins euh comment dirais-je ? On on on des demandes moins grandes vis-à-vis des États-Unis.

Dire il faut continuer finir le job et cetera. Et la grande question si vous voulez après la guerre qui concerne tous ces pays, c'est le détroit d'Ormouse. L'Iran ben veut aujourd'hui contrôle d'une certaine façon le D3 d'Ormouse.

L'Iran dit à la fin de cette guerre, il faudra qu'on trouve un mécanisme de sécurité qui nous intègre. Et ces pays euh du golf, eux disent eh bien il faut pas que l'Iran soit capable seul de contrôler les troismouses. Et donc ça veut dire qu'il faudra trouver un probablement un nouvel euh une nouvelle architecture de sécurité régionale.

Et ça veut dire aussi que chacun de ces pays va aussi, je dirais réévaluer sa relation avec les États-Unis, son protecteur un peu euh peut-être avec Israël les Émirats Arabunis, même si je pense pas parce qu'ils sont trop liés. et avec un certain nombre d'autres pays, les le le l'Arabie Saoudite a signé un pact de défense avec le Pakistan. Donc cette guerre et son après-guerre entraînera, je pense une un changement de posture stratégique de ces monarchies du golf.

Alors, je montre juste la carte, vous avez l'habitude he de du du D3 d'Ormous pour bien comprendre ce D3 qui est ici qui est bloqué toujours aujourd'hui. Bloqué sans être bloqué par bloqué bloqué avec des droits de passage toujours l'Iran en contrôle dit voilà les pays amis peuvent passer les pays ennemis ne passent pas est-ce que et c'est ce qui est intolérable pour tout le monde. Est-ce que aujourd'hui cette attaque est-ce qu'elle renforce quelque part le régime iranien ?

Une question qui a été beaucoup posée d'Amadi notamment en tout cas un mois après le début de la guerre, le régime iranien est toujours là. Donc il n'a pas été renversé. Un des acquis de cette guerre c'est que euh effectivement Donald Trump a raison quand il dit il y a eu un régime change en Iran.

On est passé d'un régime qui était militar religieux gardien et Ayatola à un régime qui est purement gardien de la révolution donc militaire. Donc euh un régime qui est radicalisé encore plus parce que certes les gardiens de la révolution qui sont aujourd'hui aux commande ne sont pas des religieux mais ils sont extrêmement agressifs et puis c'est parce que leur pays est attaqué, c'est eux qui font la guerre et donc ils ont euh ils sont extrêmement agressifs. Donc d'une certaine façon à travers en particulier le levier qui détienne sur la circulation dans le détroit d'ormous, l'Iran l'Iran d'une certaine façon dicte en partie le tempo et d'autre part en accentuant les dommages causés par leur bombardement et leur frappes sur les économies des pays du golf mais sur les nôtres aussi puisque on va payer la facture en particulier en Europe et bien l'Iran d'une certaine façon aujourd'hui encore une fois presque dicte le tempo et et donc c'est la raison pour laquelle et puis en plus il faut le dire le pouvoir est résilient, ils sont toujours capables d'envoyer et de frapper des missiles de manière assez précise hein sur leur leurs voisins ou sur Israël.

Donc effectivement, d'une certaine façon, et c'est un peu paradoxal, mais quand on connaît ce pays, moi j'ai toujours dit que c'était un gros morceau l'Iran et euh et on a sous-estimé aussi un un aspect qui est peu connu, c'est que euh c'est un pays qui est soumis, comme vous le savez, à des sanctions sévères depuis 47 ans, hein. Et donc, quand vous êtes soumis à à des à des à des sanctions comme ça, et bien votre salut, y repose dans une autonomisation des processus de production. Donc euh ils ont été ils sont capables de fabriquer des drones armés hein depuis 1995.

Ils ont fabriqué par eux-mêmes des centrales électriques. Il y a eu certes parfois des transferts de technologie avec des sociétés euh occidentales, mais voilà et il ils sont autosuffisants et y compris pour se défendre. Euh une question notamment sur le aussi sur le régime iranien avec ce dont parlait Donald Trump au tout début mais il n'en parle plus du tout, c'est la le possible déploiement de de troupe américaine.

Est-ce que ce serait le seul façon de faire tomber le régime aujourd'hui ? Bah il en faudrait beaucoup je pense hein. Euh alors on parle de déploiement pas forcément en Iran, mais j'ai écrit qu'un certain nombre de de forces spéciales américaines étaient déjà déployé sur l'île de Carg, hein.

Euh on parle aussi d'une On va montrer, je vous propose, l'île de Carg. Ouais c'est c'est voilà qui est au nord qui est ici. Et alors expliquez-nous pourquoi est-ce que ben c'est parce que les installations pétrolière iranienne sont là-bas et donc l'exportation du pétrolier iranien se fait par là.

Donc si vous voulez si vous voulez couper cette ce canal d'exportation bien vous vous contrôlez l'île de cargue. Les États-Unis menacent de contrôler l'île de carg menace de de de oui d'investir d'envoyer des hommes simplement. Vous voyez, c'est quand même très proche des côtirannes.

Ces côaniennes et bien elles sont truffé de de rom de lancement de micide et cetera. Donc ça serait aussi s'exposer exposer les les les soldats américains à des à des ripostes. Donc il est très loin, vous voyez, on est à 800 km du D3 d'Ormouse.

Donc euh réouvrir le D3 d'Ormouse en occupant l'île de Carg d'un point de vue militaire, c'est pas forcément une évidence. Euh donc euh encore une fois euh donc il y a les scénarios effectivement où il y a aussi les trois îles. Hm hm.

Que l'Iran, l'Iran du chat hein, c'est pas l'Iran des Molas, occupe euh dans le sud là euh les îles émiriennes. Et là on parle de effectivement c'est un scénario que les États-Unis réoccuperaient ces îles et les donneraient les retourneraient au aux Émirats Arabes Unis. Je suis pas sûr que ce soit un très bon calcul. bah ça risque de de euh d'éloigner encore plus les Iraniens qui sont attachés à au nationalisme et à ces îles he la propriété de iranienne sur ces îles de voilà que ça ça les ça les éloigne pas des des États-Unis.

Mais mais en tout cas euh en tout cas ce qui ce qui paraît certain c'est que euh à court terme en tout cas et on le dit depuis le début euh des frappes aériennes seules ne feront pas tomber le régime qui est encore résilient hein. Et d'autre part l'envoi de troupes, il en faudrait beaucoup beaucoup. pour faire tomber le régime à court terme.

À court terme, dans dans 6 mois, on n fait rien mais à court terme ce serait très difficile. Oui, on a une question de de police d'aide sur la popularité de la théocratie des mola chez le peuple iranien. Est-ce qu'un réveil du peuple iranien comme on l'a vu début janvier, est-ce que ça aujourd'hui c'est une une révolution par le peuple ?

Non. Aujourd'hui, la guerre a tué la révolution parce que le pays est attaqué. Les Iraniens n'ont pas envie de sortir dans la rue et s'entaient qu'ils en aient envie, ils ont été avertis et ils savent qu'il se feraiit massacrer.

Donc ils ont été massacrés en janvier. Donc voilà. Donc il y a pas et ça a été c'est aussi une des défaites de Donald Trump, vous souvenez, qui avait dit "Sortez, on va vous aider" et cetera, hein.

Euh aujourd'hui, Donald Trump ne pense plus à aller euh aider le peuple iranien pour renverser le régime. Ce qu'il veut, c'est sécuriser Ormous, c'est arrêter le nucléaire et le balistique. Donc donc d'une certaine façon les Iraniens, de nombreux Iraniens, au moins 70 80 % des Iraniens aujourd'hui ont le sentiment d'être d'être d'être encore une fois abandonné quoi, alors que leur pays est massivement bombardé et qui a effectivement chez certains, certains, il faut pas le sous-estimer, un un petit sursaut de nationalisme parce que c'est quand même son pays qui est bombardé, même si on n'aime pas notre autorité, ça n'est pas les autorités C'est l'Iran qui est qui est frappé.

Donald Trump, ça c'est une question de Pascal et Marc qui nous pose à peu près la même question sur les lanceurs de missile iranien en disant que Donald Trump avait déclaré que 90 % des missiles iraniens avaient été détruits. Est-ce que ces affirmations semblent cohérentes quand on voit que les tirs continuent continuent ? Ah non, je pense qu'elles sont pas cohérentes.

D'abord, j'ai entendu aussi hier 98 % des drones iraniens ont été détruits. Mais il y a une question toute simple, c'est 98 % d'une quantité inconnue, c'est une équation qu'on sait pas régler. Donc voilà.

Non, je pense là, on est dans du déclaratoire. Euh ce qu'on ce qu'on voit c'est que même si le régime est copieusement infiltré, ils sont toujours capables de tirer des missiles. Donc ça veut dire qu'ils en tirent et ça veut dire probablement aussi qu'ils sont encore capables de fabriquer ces missiles parce que j'en reviens à ce que je vous disais tout à l'heure, une processus d'autonomisation hein dans des villes souterraines de fabrication de ces missiles et et donc voilà on sait qu' beaucoup de missiles ont été euh ont été frappés que les les sites de lancement ont été frappés mais est-ce que 60 70 % ce qu'on voit c'est que en tout cas depuis le début on nous dit ils vont avoir un un une pénurie missile et cetera.

Pour l'instant, ils n'en ont pas. Euh Pierre qui nous demande est-ce que Donald Trump peut encore penser à une issue favorable de ce conflit où est-ce qu'il cherche actuellement une porte de sortie ? J'ai plutôt l'impression qu'on est sur le deuxième scénario.

Mais encore une fois, ce qui ce qui est dramatique dans ce conflit, c'est que même s'il y a une porte de sortie, elle risque d'être une mauvaise porte de sortie. Et c'est ce qui est dramatique encore une fois, c'est que il n'y a pas de bonne solution. Les portes de sortie, c'est c'est quoi ? c'est conclure un accord avec le régime iranien.

Il y a des négociations aujourd'hui hein via le Pakistan qui porte sur le nucléaire, sur les missiles balistiques, sur la sécurisation du D3 d'Ormose. Bon très bien. En contrepartie, l'Iran a des exigences mais les la prioritaire c'est de lever les sanctions.

Bon hypothèse, tout ça est réglé. On va se retrouver avec un un régime iranien qui va avoir des sanctions levées, un régime iranien qui va être issu d'une guerre qu'il aura eu le sentiment d'avoir gagné. Régime iranien composé de ceux qui ont mené la guerre, donc c'est-à-dire de radicaux des gardiens de la révolution qui pourraient donc vouloir se venger en particulier contre leurs voisins et cetera.

Mais si on lève les sanctions et si on on repart sur un bon pied, c'est pour ça que c'est une hypothèse qui même dans je vous disais qu'il y a que des mauvaises solutions dans cette hypothèse-là, ça veut dire quoi le vélension ? Ça veut dire que chaque année l'Iran exporte 3 millions chaque jour 3 millions de barils euh de pétrole par jour à 80 dollars plus tous les commodities qu'on appelle en anglais, les métaux précieux et cetera. J'ai fait le cal j'ai demandé à un économiste autre jour de faire le calcul.

C'est à peu près 90 milliards chaque année redonné à l'Iran. Donc et l'Iran, vous avez vu, on pensait que le château de carte allait s'effondrer, il s'est pas effondré. Donc il y a un potentiel en Iran extrêmement important.

Donc si jamais euh si jamais on réinjecte chaque année 90 milliards de dollars dans l'économie iranienne, peut-être avec des entreprises américaine, certainement euh je suis pas certain que les ennemis de l'Iran aujourd'hui, ses voisins du Golf et Israël soient très contents soient très content de de voir de nouveau un un lion irânien justement remonter et être quinqué par cette injection d'argent. Hm hm. Oui.

Donc on peut penser que c'est pour ça je vous dis qu'ag hélas pas de vraiment de bonnes solutions. On comprend. On a une question de Patrick sur pas l'Iran cette fois-ci mais sur le Liban.

On a entendu parler de l'occupation du sud du Liban jusqu'au fleuve l'itanie. Est-ce que ça pourrait avoir vocation à être pérenne cette situation ? Alors Péren Péren Péren en 82 quand les Israéliens ont envahient le Liban, c'était pas pérenne.

Ils sont restés jusqu'en 2000. Euh là, ils ont ils ont envie de de monter jusqu'au fleuve l'itanie pour forcer forcer le gouvernement libanais à désarmer le esbola. Et là, c'est un piège qui est tendu au gouvernement libanais parce que le gouvernement libanais n'a pas la capacité probablement de désarmer le Esbola.

Le esbola, contrairement à ce qu'on a on avait pu certains avaient pu espérer il y a 2 ans, est loin d'être mort, il il résiste et il il frappe encore Israël et donc il y a des risques de guerre civile. Donc là, on est on est sur une situation qui qui est aussi qui est aussi très malsine parce que parce qu'il y a effectivement des des risques de de voir ce pays replonger dans la guerre civile. Israël veut profiter euh de ce momentum.

Euh c'est pour ça d'ailleurs que l'Iran dit une fin de la guerre chez nous en Iran implique de nos yeux la fin des autres conflit en particulier au Liban parce qu'Il s'agirait de protéger ce qui resterait dubola. Donc, mais en tout cas euh voilà, le Liban en plus cette ces ces ces bombardements avec ces ces ces dizaines centaines de milliers de déplacés du sud entraîne aussi des des frictions intercommunautaires. Euh un certain nombre de de cas du Esbola vont se réfugier dans des régions chrétiennes.

Les Israéliens ont les renseignements, bombardent. ceux qui abritent ou ceux qui sont voisins des des gens du Esbola qui dont ils ne savent pas qu'ils sont forcément du Esbola ben sont pas contents. Donc voilà, on est dans une situation qui est assez malsine au Liban et qui risque de durer même si en revanche la guerre israélo iranienne s'arrête parce que pour les Israéliens euh il y a il y a une dynamique sur laquelle il faut profiter pour pour en finir avec le Esbola.

Je crois que c'est un myth parce que le le on finira pas avec lebola encore cette fois. H et Luc qui nous qui nous parle de ça justement dans une de ces questions. Il dit il semble qu'Israël soit à éliminer tous ceux qui ont de près ou de loin planifier le 7 octobre.

Euh ce qui est faux parce que le le l'Iran n'a pas planifié le 7 octobre. Le Esbola a commis l'erreur en revanche de rentrer dans la guerre après et de de prendre en otage le le le peuple libanais. Il fait il nous parle en tout cas d'une fuite en avant qui qui continuerait de la part d'Israël.

Oui. Oui. Bah, il y a une fuite en avant parce que justement Israël veut en profiter.

Soutenu par les États-Unis, n'a pas tout à fait tort lorsque Israël dit "Regardez ce qui s'est passé, vous avez eu un an pour désarmer le Esbola jusque au fleuvelet là, jusque là où les Israël, l'armée israël voudrait remonter. Ils ont désarmé un peu mais pas tout." Et les premières les premiers missiles qui ont été tirés le le 28 février en solidarité ou le 29 par le Esbola sur Israël l'ont été de cette zone au sud du Litanie qui avait été censé qui a été censé être désarmé et donc elle l'avait pas été parce que leboll a financé et donc Israël dit bah regardez voyez on vous a pris la main dans le sac c'est faux ce que je vous avais dit donc là on a toute légitimité pour pour aller faire le sale boulot h dernière question de de Virginie J'en profite pour remontrer votre article qu'on peut retrouver sur le site du Figaro.

On on a parlé rapidement tout à l'heure, mais après la guerre, les pays du golf pourraient-il se tourner vers d'autres partenaires que les États-Unis pour leur défense ? Vous avez parlé du Pakistan, est-ce que par exemple ça pourrait être la Chine ? Oui, la Chine en part.

Oui, la Chine un peu parce que la Chine est par exemple le premier client de l'Arabie Saoudite, client pétrolier. Donc c'est un partenaire incontournable. Euh c'est la Chine qui avait pariné d'ailleurs des le rapprochement diplomatique entre l'Iran et l'Arabie Saoudite en 2023.

Euh la l'Arabie Saoudite a un pact de défense avec le Pakistan. Euh les Émirales Qatar peuvent aussi se retourner vers la France. on a de bonnes relations, on a bien aidé à la protection de ces deux pays.

Donc il y aura la relation avec les États-Unis restera centrale pour la plupart de ces pays, mais il y aura d'une [rires] pardon, il y aura une probablement un réajustement à la marge euh de la du comment dirais-je de la de la stratégie sécuritaire de de FPS. H on comprend bien. Merci beaucoup en tout cas Jean Malon d'avoir été avec nous aujourd'hui pour nous expliquer tout ce qu'il se passait après un mois de conflit.

Merci à vous du Figaro d'avoir été nombreux à nous suivre, à poser vos questions.