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interviewLCP (sur YouTube)· 12 juin 2025 63 min

Les Réseaux sociaux rendent-ils fous les jeunes ? | Légi'Stream

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour en effet sur une très bonne imitation d'Hugo et bonjour et bienvenue sur Legg Stream, la chaîne Twitch de la chaîne parlementaire euh de j'allais dire oui 2h non pas du tout 1 heure mais deux invités euh avec qui on va pouvoir discuter, traiter de plein de sujets et surtout deux collègues Elsaurut et Hugo bonjour également qui vont m'aider voilà et et et poser plein de questions tout au long de ce de ce stream avec pour commencer pour Yamir Cha, bonjour. Bonjour. Vous êtes député écologiste de la 5e circonscription de Paris, membre de la commission des lois.

Euh, je voulais euh peut-être pour commencer revenir sur le drame qui s'est déroulé hier en Haute Marne. Euh une assistante d'éducation, une surveillante a été poignardée par un collégien de 14 ans. Comment vous avez pris cette information ?

Bon à vrai dire, je au-delà du fait qu'on est saisi par la mort de quelqu'un à force assassiné par par un gamin, je l'ai pris dans comme un élément de plus dans le flow qui semble nous comment dire nous nous concerner de plus en plus de ces actes de violence dont on fait part dans les informations. Ce que j'ai craint aussi au-delà de je dois le reconnaître de la pensée que j'ai eu tout de suite pour pour cette personne. Donc pour Mélanie, 31 ans, qui est morte assassinée, de ce de ce gamin qui en vient à 14 ans à tuer, euh c'est la peur d'un d'une discussion, d'une conversation publique qui tourne mal.

Ah euh parce qu'on l'a vu sur beaucoup de faits d'hiver, depuis Sarkozi, ça s'est beaucoup aggravé. Il a initié ça, c'est-à-dire des lois émotionnelles, un fait divers dramatique, une loi, euh en général des lois répressives et sécuritaires qui, on l'a vu n'ont pas réglé grand-chose au fond. un drame, une loi quoi.

C'est un peu ce que disait Ellisabeth Borne dans un entretien qu'elle tenait aux Parisiens 3 jours avant la catastrophe d'hier où elle disait justement "Oui, enfin, il faut éviter de faire des lois sur des drames, en tout cas des lois à chaque drame." Donc là, du coup, grand bien lui fasse de le dire aujourd'hui. Enfin, je veux dire, c'est c'est pardon, c'est très bien qu'elle le dise aujourd'hui.

Euh je pense qu'il faut s'en remettre aussi à la raison, c'est-à-dire qu'on essaie de réfléchir en tant qu'adulte à la raison pour laquelle des jeunes gamins perdus manifestement viennent à perdre le contrôle d'eux-même, à se mettre en danger, à mettre en danger les autres jusqu'à leur ôter la vie. Qu'est-ce qui génère ça ? Il y a des réponses parfois plus simples qu'on le croit et d'autres qui s'ouvrent à nous qui sont plus compliquées.

Les réponses plus simples, c'est de réouvrir les portes qu'on a fermé, c'est-à-dire des moyens conséquent donné à l'encadrement des jeunes, les éduqu, les éduques de rue. Vous savez qu'il y a un médecin scolaire pour 13000 gamins. Enfin, comment voulez-vous faire votre travail correctement ?

Euh, il y a un psi de mémoire. Je je regarde pas mes notes là, mais je les ai regardé avant de venir pour 1500 élèves. C'est ça.

C'est ça. Donc tous les circuits de signalement, moi j'étais travailleur social dans une vie antérieure. Donc je sais ce que c'est qu'un signalement, une détection, un accompagnement, des médiations.

Bon, on a liquidé tout ça du fait de l'absence de volonté politique en gros en tournant le dos de plus en plus à l'ordonnance de 45 qui vise à de doter la France d'une grande ambition en matière de protection des jeunes. Je rappelle qu'en 45, des jeunes violents, il y en a 10, 15, 50 fois plus qu'aujourd'hui. He, c'est des jeunes qui sortent de la guerre, qui sont orphelins, qui sont livrés à eux-même et qui tuent et volent.

Bon, et donc on se retrouve 80 piges après avec une dégradation inconséquente et irresponsable. Après, il y a d'autres sujets sur les réseaux sociaux. Alors, on voulait on voulait y aller dans un second temps parce que en tant que vice-président de la commission TikTok Oui.

Non, c'est qu'il y a il y a un commentaire dans le chat et je trouve ça intéressant. Je voulais avoir votre réaction. C'est KBN qui dit de montant "On avait peur du respect des surveillants, des adultes, des forces de l'ordre et du service public.

On était même admirateur des pompiers des sirènes. Quand j'avais 14 ans, je pensais à m'amuser, à rire, à découvrir. J'ai bien honte de ce que devient mon pays et cela dans tous les domaines." C'est vrai qu' il y a des Français qui pensent ça de plus en plus nombreux.

Il y a même des chaînes de télé qu'on en fait un programme politique. Euh qu'est-ce que vous répondez à ces gens comme ça qui ne comprennent pas ce que devient le pays ? Qu'il faut pas culpabiliser les enfants, ce sont des enfants.

Hm hm. Euh donc je comprends qu'on a l'impression que avant il y avait un autre rapport à l'autorité. C'est d'ailleurs peut-être vrai, on peut en discuter, mais il y avait pas les mêmes canaux, il y avait pas la même horizontalité.

Euh bref, les les la socialisation ne se faisait pas de la même façon, y compris en famille. Euh ceux qui disent ça, souvent, je dis pas que c'est le cas de la personne qui nous écrit là, euh au-delà de la nostalgie du passé sont euh euh des défenseur euh de l'ordre, sans vraiment définir ce que c'est que l'ordre à part l'affirmation d'une autorité avec un point d'exclamation à la fin de la phrase. Bon, où euh on estime que remettre de l'ordre, c'est euh redemander ou réapprendre à obéir.

Sauf que là, on est dans des situations qui sont un peu plus un peu plus compliquées. D'abord, les adultes même ont une part de responsabilité. Donc l'adulte qui dit ça, j'imagine et je je n'en doute pas une seconde, mais c'est pas le cas de tous les adultes, n'est pas lui-même dans un phénomène d'accaparement de son esprit par les réseaux sociaux lui-même.

Parce que les enfants, les gamins, il a 14 ans, je rappelle. Et donc 14 ans avant de commettre cet acte horrible, il y a eu plusieurs mois, plusieurs années, son enfance sans doute où il assiste à une façon d'être des adultes de comportement où euh l'attention euh est prise par cet objet. Ouais.

Et euh toute la l'idée de la de de de d'être en société qu'on se fait en ayant un téléphone. OK. Donc alors attendez, moi aussi je pose mes feuilles parce que du coup ça change.

Non mais ce que je veux dire c'est que vous y allez de vous-même. C'estàdire que en gros pour vous le lien il est il est évident. C'est-à-dire que le drame d'hier, il est lié aux réseaux sociaux, il est lié à la présence des écrans, à cette évolution que la jeunesse, moi j'ai pas connu ça, j'ai pas grandi comme ça, mais qu'en effet euh cette jeunesse là, c'est ces adolescents d'aujourd'hui, ils sont confrontés à ça parce qu'ils ont, comme vous le dites, le téléphone dans les mains à peu près en CM2 6e, c'est devenu euh voilà, c'est devenu courant euh voilà pour les parents d'offrir ou enfin voilà de de de prêter un téléphone pour des questions de de de sécurité, de savoir où on est, machin et cetera.

Non, on se débrouillit sans bref pour vous c'est le lien, il est tout net. Donc on va pas chercher ni les portiques de sécurité ni les 50 propositions de Naon Mamoutchu qui avait d'ailleurs travaillé sur cette jeunesse qu'elle qu'elle décrit comme de plus en plus armée avec une violence armée. Pour vous tout ça, on on c'est pas c'est pas qu'on l'oublie, mais la raison principale, ce sont les réseaux sociaux.

Alors, je vais vous répondre et je vous jure, je vais vous répondre, mais juste avant, je vais faire une précision parce que votre question, elle est intéressante euh euh ou peut-être c'est mon affirmation qui a été euh trop rapide. Euh je me garderai bien, je demanderai même à tous mes collègues qui font de la politique, qui sont élus euh de se prendre pour ceux qui savent. Hm.

Euh on ferait bien d'écouter des PSI, on ferait bien d'écouter des journalistes sérieux qui documentent ces choses, on ferait bien de d'écouter des des personnes qui sont qui mettent la raison, leurs connaissances, leur savoir disciplinaire. au service justement de d'une meilleure connaissance de ces dérives et de ces nouveaux comportements. J'enevison non, c'est pas seulement les réseaux sociaux.

D'ailleurs, je précise à tous ceux qui nous écoutent que le nombre de jeunes délinquants est en baisse. Oui. L'effet de miroir et l'effet de loupe nous donne à penser exactement le contraire.

Ce qui change, c'est le fait que les jeunes délinquants sont délinquants plus jeunes et plus violents quand ils le sont. H c'est ce qu'a dit le ministre tout à l'heure pendant les QAG. Absolum.

C'est très très bien parce que ça c'est nouveau dans la bouche d'un ministre de de en général depuis quelques années de ce camp en particulier qui n'a cessé de courir après une vulgate coercitive, réactionnaire, disciplinaire et parfois c'est imbécile parce que du coup ça empêche l'adulte lui-même ou elle-même de se concentrer sur la raison euh qu'on est en train tous de perdre. Vous juste, excusez-moi, moi je me pose une question et c'est une question qu'en fait je pourrais poser à n'importe quel député de gauche sur la question. En fait, comment dire dans une société où actuellement quand on regarde n'importe quelle enquête d'opinion que ce soit à gauche, soit des électeurs de gauche, de droite ou peu importe de plus versatile, enfin peu importe, l'insécurité c'est une question qui revient extrêmement souvent.

Est-ce que c'est une réponse de leur dire il faut faire de la prévention et cetera, c'est les réseaux sociaux, machin choses ? Enfin, je moi je je suis désolé Hugo, moi j'irais pas jusqu'à accuser des chaînes de télé ou quoi que ce soit qui à mon avis sont plus la conséquence de ça que que la cause. C'est un vir qu'est-ce que Oui, enfin tu vois, j'imagine mal un électeur de gauche passer sa vie euh devant la chaîne de télé qu'on a tous en tête voilà et qui euh et qui et qui s'abreuve de ça ou quoi que ce soit.

Enfin, je veux dire quand bien même c'est c'est c c'est c'est fait d'hiver la limite entre le fait d'hivers et le fait de société, c'est un peu le le pouvoir qu'on lui donne qu'on lui donne dans dans ce flux d'information. Est-ce que cette réponse là, elle est suffisante pour vous ? Est-ce que les gens ne se disent pas au fond c'est un peu de la naïveté que de dire il faut plus d'infirmiers et cetera.

D'ailleurs, c'est ça c'est quelque chose davantage à faire sur le temps long quand les gens aujourd'hui cherchent peut-être une réponse plus rapide. Mais euh est-ce qu'on veut mettre les gamins à 14 ans en tôle ? Si c'est ça, c'est pas mon projet de société, moi je m'y refuserai toujours.

Si on estime que parce queon n'est pas assez dur euh les conséquences sont une augmentation de la criminalité, d'abord on se trompe, ce n'est pas vrai. Il y en a moins de crime. Il faut quand même le dire.

Donc vous avez dit vous-même entre fait d'hivers et fait de société, fait de société par l'effet de loupe du flux informationnel. Ce sont vos propos. Donc effectivement, je suis d'accord avec ce qui a été dit par Hugo à l'instant.

Euh à savoir que il y a une responsabilité de transformer en ligne éditoriale Ouais. des faits euh qui euh une politisation aussi euh du du hyper politisation. Alors ensuite, je reviens à votre question sur la naïveté.

Qu'est-ce que c'est que la naïveté ? En l'occurrence dans dans dans la façon dont je pose la question de la prévention, mais c'est de la sagesse, c'est de la raison. Euh de dire que il faut éduquer nos gamins, où est le problème ?

En quoi c'est naïf ? De dire qu'il faut les encadrer ? En quoi c'est naïf ?

Je crois que le crime des adultes et justement d'avoir négligé ça. Est-ce que vous croyez que le gamin compte nécessement de la violence chez les jeunes c'était le sujet après on peut parler de la violence en en général, c'est encore d'émission les gens. Non mais non mais mais allons-y.

C'est très intéressant. C'est tellement intéressant qu'on ouvre plein de tiroirs dans la conversation. Donc on peut pas tout approfondir mais on de toute façon le sujet est devant nous.

Mais les adultes, c'est aussi intéressant parce que je parlais du mimétisme des gamins avec les adultes, mais c'est d'abord chez des adultes euh que naî et ensuite véhicule euh se propage toute la tout l'imaginaire mascul masculiniste violent de compétition, de comparaison permanente qui vous oblige à la performance et qui à un moment donné au titre de cette de la frustration de soi qu'engendre cette injonction à être performant et et cetera vous amène psychologiquement, vous avez 14 ans. Donc ça veut dire que à 12 ans 13 ans, vous avez été déjà pris dans des tourments intérieurs profonds, terribles, que personne n'a vraiment essayé de repérer. Donc est-ce que c'est naïf euh de dire ça ?

S'il y a des adultes, je vais vous le dire, même s'ils sont dans ma circonscription, il y a pas de problème. Des électeurs d'électrices qui pensent que ça c'est naïf, je leur dis vous êtes irresponsable. Vous êtes irresponsable de considérer que nos gamins, il faut juste les enfermer, leur mettre des peines planchées.

Bravo. Donc on les remet sans sans aller jusque là par exemple. Mais c'est ce qui est proposé.

Je rappelle que la loi de Gabriel Latal, c'est ça qu'elle propose. Elle propose décomparution immédiate. Ça veut dire qu'elle propose de mettre les gamins en prison.

Aller mettre les gamins en prison des prisons surpeuplées en cohabitation avec des gens qui sont des vrais truants. Vous ressortez de là. Vous croyez comment ?

Avec par ailleurs une déscolarisation évidente. Où est l'intelligence dans cette affaire-là ? Donc moi, j'ai pas de problème à dire aux adultes où enfin de toute façon matériellement ce projet-là il est pas concevable.

Il y a pas de place. Enfin, c'est la justice est complètement pour l'avoir fait. Alors, pourquoi l'avoir fait qu'on est ancien premier ministre et qu'on sait pertinemment que c'est pas une bonne solution ?

Réponse immédiate justement, on jette nos gamins, je vais vous dire, on jette nos gamins à des chiens rageux, sécuritaires qui n'attendent que ça pour justifier un état d'ordre, un projet d'ordre d'ordre dans le mauvais sens du terme. Ça ne mène nulle part. C'est-à-dire c'est pas une société d'émancipation.

Encore une fois, on parle de nos enfants. De nos enfants. Donc prendre soin de nos enfants.

Alors, vous avez dit ça prend du temps. Oui, c'est du temps long évidemment. Alors, pardon juste pour la faute en question qui a été commise, enfin le crime qui a été commis par le jeune.

D'où à qui on fait croire et pourquoi on fait croire qu' qu'il y a pas de réponse pénale ? Il y en a. Enfin, je dire on rappelle que ça arrivait pendant déjà une phase de contrôle qui avait été mis après l'assassinat à Nant.

C'est une circulaire alors c'est pour être très précis, c'est une circulaire du gouvernement actuel qui a été mise en place dès mars pour autoriser des fouilles de sac à l'entrée de certains ét la fouille était en cours avec et c'est pour ça d'ailleurs que cette aré très vite puisque les gendarmes étaient présents. Et j'en profite a il y a un débat, il y a une question dans le chat. Emmanuel Macron annoncé hier vouloir interdire les réseaux sociaux dans les mois qui viennent au moins de 15 ans et dans le chat il y a il y a Puca qui dit que c'est c'est déjà interdit au moins de 3 ans et des enfants ont quand même accès au moins de 13 ans.

Oui. À moins d'y mettre accès de mettre une vraie vérification d'âge, ça ne servira à rien. Plutôt que de contrôler les consommateurs, on pourrait se tourner vers ceux qui produisent des contenus violents et de les mettre devant leur responsabilité.

Aujourd'hui, il ne risque rien. Donnons les moyens à la justice à l'arcom de les de faire appliquer la loi les lois actuelles avant de créer de nouvelles. Comme on le disait.

Qu'est-ce que vous en penser de ce débat ? B je d'abord je pense que ça se pose. Je suis pas contre qu'on réfléchisse sérieusement à l'accès des jeunes mineurs euh très jeunes à ces réseaux sociaux.

Je vais vous prendre une image. Alors faut toujours attention aux comparaisons, c'est jamais de bons conseils. Mais je la prends parce que c'est parlant.

Vous laisserez pas euh votre fille ou votre garçon se promener euh tout seul dans la rue à rencontrer des inconnus ? Hm hm. Bon, donc c'est normal qu'on se pose la question.

C'est normal, ça me pose pas de problème qu'en tant que parent s'interroge sur avec on se connecte tout seul dans sa chambre. Bon, c'est pas la même chose en plus que la télévision de nuit dans sa chambre ou même un jeu vidéo. Quand bien même on peut avoir un débat sur est-ce que les jeux vidéos violents génèrent la violence.

Là, on est dans l'interaction sociale et il y a des gens qui vous encouragent. Je rappelle que TikTok, ils peuvent c'est c'est des pièges pour des personnes fragiles. On est jeune, on est en construction donc on est par définition fragile.

Être fragile n'est pas une maladie hein, c'est ça fait partie de notre humanité et notre humanité première dès la plus petite enfance. Donc ces gamins là et ben ils sont fragiles. Et à quoi ils sont sensibles par la culture de l'émotion captivé en permanence du tourment qui est flatté, qui est de de cette crise d'identité qui est cultivée vraiment à son comble.

Euh bah c'est des gamins qui sont des recrues potentielles pour des mafias. On a parlé pendant la loi narcotrafic. Ce sont des gamins qui euh se retrouvent avec des miroirs euh idolâtrés que sont euh des gars qui se croient euh modèle alors qu'ils sont juste des tablettes de chocolat.

Ouais. Et et pire que ça parce que pardon du coup on va on va poursuivre, on va on continue à tirer le fil et donc comme je disais vous participez donc même en tant que vice-président de cette commission euh TikTok hier vous avez auditionné quatre ils étaient quatre he je crois c'est ça cinq si tu prends le coupe tantil. Oui, voilà, c'est ça.

Euh, TikTokur, euh vous vous nous donnez un petit peu ce que votre ressenti là. Juste un alors le alors je vais vous dire un alors je m'adresse à des journalistes. D'abord, je vais vous faire une critique et après je parlerai de notre je sais laquelle elle va être.

Ah non, ben alors alors moi je veux bien l'entendre. Non, mais c'est intéressant dans cette commission TikTok qui est vraiment intéressante, qui se penche sur la la justement le le fait que les jeunes sont des appâs h des appats pour du commerce légal ou pas légal, euh des appâs pour de via des mauvaises flatteries masculinistes en particulier et tout ce que j'ai évoqué tout à l'heure. Donc on parle de la santé mentale des jeunes et puis il y a d'autres choses derrière, c'est une entreprise chinoise avec d'autres aspects concurrentiels.

Bon, il il y a plein de sujets là encore on ouvre plein de tiroirs et on a eu beaucoup d'auditions. On on a essayé de comprendre avec médiamétrie quels étaient ces jeunes, quel profil, avec quel type de réseau social, Twitch, TikTok, Insta et cetera. Et puis il y en a d'autres qui sont des prescripteurs, des influenceurs, des youtubeurs et cetera.

Et en fait, on a vu beaucoup de journalistes présents. Euh, il y a eu des journalistes qui ont tout suivi avec sérieux. Ouais.

Mais on a vu une une forme de vague hier parce qu'il y avait du sensationnel parce qu'hier il s'est passé quelque chose dont vous avez relaté vous-même. Moi-même j'en ai parlé sur mes canaux de sensationnel. Et donc euh on a mis en scène quelque chose qui ne devrait pas être mis en scène, qui devrait nous interroger.

C'est-à-dire que cette euh Ah, vous regrettez presque la manière dont ça a été par médiatisé hier. Alors vraiment je précise hein, c'est pas le travail de la chaîne parlementaire parce que alors pour le coup on suit la commission et avec grand sérieux. Non mais je c'est pour la blague.

C'est pour la blague. Mais en effet, c'est intéressant que vous voilà vous avez vu de vos yeux vu d'un seul coup une nuée de journaliste venue voir Ad Laurent, venu voir Alexis. Exctement.

Bon voilà, je je le dis et vraiment n'y voyez pas de flagornerie, je mets pas LCP dedans. Et il y a d'autres journalistes, d'autres confrères et consœurs de qui qui suivent les questions avec sérieux. Pourquoi ? parce que ce sont des joues qui s'occupent du sujet des jeunes, la protection de l'enfance, la fragilité psychologique d'une génération, des réseaux sociaux et de ce que ça peut engendrer et cetera.

Donc là, vous avez ouvert un débat sur les réseaux sociaux et donc TikTok s'intéresse justement à une question que peut-on faire alors que les réseaux sociaux existent pour qu'il ne nuisent pas la construction du jeûne et qu'il puisse comme tout réseau social être utile à notre vie en commun. Ouais. Bon bah ça c'est pas un sujet qui se traite en 2 minutes.

Le fait d'avoir une commission d'enquête puis ensuite peut-être d'autres missions d'information va nous permettre d'affiner tout ça si on accepte de se remettre à la raison et pas au sensationnel. Alors dès 15 ans euh enfin comment dire avant 15 ans l'interdire ça peut se discuter selon quelle modalité. Vous en pensez quoi ?

Alors je pose quelques je pense qu'il faut faire attention à à où mettre les pieds nos gamins, ça c'est sûr y compris de façon virtuelle. Je dis attention au mode de contrôle. Si c'est pour euh mettre en place des systèmes de captation de données qui vont servir les grandes compagnies privées euh qui captent des données y compris biométriques, ça va me poser un problème sérieux.

Bon, parce que je n'ai pas aucune confiance. Quand on sait dans quelle main on finit les le tous les abonnés de X dans les mains de D Musk, croyez bien que que ce soit pour Facebook, TikTok et tous les autres, j'ai pas du tout envie qu'on donne des données confidentielles intimes, biométriques à ces grandes sociétés là. Donc il faut trouver dire pour pour qu'on soit sûr de pouvoir s'assurer de l'âge.

C'est ça. Oui, exactement. Bah après, il y a des systèmes qui existent avec des cartes d'identité certifiées.

Il y a un double filtre avec les parents. Bon, de toute façon, il y a toujours des esquives possibles, mais OK, je suis pas compte qu'on mette des cliquets et veiller à ce qu'on protège nos gamins de ça. Euh, après, il a la question des parents, c'est autre chose.

Et encore une fois, je suis pas pour taper sur le doigt des parents, d'autant que je suis pas sûr que ce soi les parents forcément des classes populaires du tout. C'est c'est c'est comme les violences faites aux femmes, c'est interclassiste. Et donc et je dirais même que dans les classes très aisées où on a un accès aux outils technologiques les plus avancés, on donne tout de suite dès le plus jeune âge accès aux gamins à ce genre de choses qui derrière déconstruit aussi des comment dire des capacités neurocognitives qui pour nous être humain viennent de loin.

C'estàd qu'on a on a eu un mode d'apprentissage par la mémorisation, par la répétition, par la mise en œuvre de tout ce qu'on a appris. qui vient qui est pluriséculaire. Là, vous avez euh des une capacité d'apprentissage qui est totalement différente.

Je dis pas qu'elle est pire, mais en tout cas qui est une révolution euh anthropologique puisque vous ne mémorisez plus, vous avez besoin d'une info, bah il suffit d'aller chercher et puis vous l'avez. Voilà. Et donc ça change tout et c'est la culture de l'instantanéité euh du service immédiat.

Et donc le service immédiat, bon bah il peut s'entendre quand on a besoin d'une info. D'ailleurs, j'imagine que vous le faites quand vous avez besoin d'une info. Moi, je le fais aussi quand j'ai besoin de de venir préparer votre émission.

Mais vous l'avez aussi, vous avez aussi la satisfaction immédiate de l'émotion euh de la euh de l'instinct. Bien sûr. Et ça ça a été prouvé.

Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on interdit, je reviens sur l'audition d'hier, est-ce qu'on interdit à Dé Laurent euh de de publier ses contenus ? Est-ce qu'on l'oblige à cliquer sur le bouton restriction ?

Est-ce que est-ce qu'on oblige Alexis Chens à à stopper ou en tout cas à publier ses contenus sur d'autres canaux pour pas que des enfants de 14 ans puissent tomber dessus ? Oui, il faut mettre en place, je redis ce que j'ai dit tout à l'heure, je vais pas me prendre à la pour un expert que je ne suis pas. OK ?

Je pense qu'il faut faire confiance aux gens qui savent. Il faut juste qu'on sache passer une commande politique. Et la commande politique, c'est protégeons nos enfants, évitons qu'ils aient accès de façon trop précoce à des contenus potentiellement violents euh qui déconstruisent, y compris la formation euh intellectuelle, émotionnelle aussi euh des de nos jeunes et attendez de voir la conclusion de cette commission d'enquête à la fois son président Arthur de la Porte et la rapporteur Lor Miller. nous nous réunirons pour qu'on en parle ensemble et je pense que toutes ces auditions justement elles servent à comprendre ce qui au moins est un effort d'humidité qui devrait être apprécié j'espère par ceux qui nous écoutent de la part de politique c'est que on essaie de comprendre et donc c'est aussi un aveu d'un culture de notre part en fait on est tous pris comme ça dans un une une révolution technologique qui nous emporte et qui touche à peu près via l'intelligence artificielle via la connexion au réseau social via à à la socialisation nouvelle que ça ça engendre à à des phénomènes inconnus.

Bon mais toute la violence, je reviens au sujet, toute la violence n'est pas générée par les réseaux sociaux, loin de là. C'est pas sont pas les réseaux sociaux qui ou que les réseaux sociaux qui engagent des gamins à assassiner d'autres gamins ou des surveillants. Ouais.

Ce sont pas les réseaux sociaux qui à l'autre du monde en Ukraine viennent générer la violence d'un état qui va en conquérir un autre. C'est pas le réseau social qui va euh faire injonction à unou de massacrer un peuple entier. Donc il faut pas faire non plus reposer à à des moyens des questions qui sont aussi de l'ord de la responsabilité politique parce que sinon c'est facile, on dit "Ah, c'est des réseaux sociaux, c'est qui ?

On sait pas." Bon voilà et donc c'est un truc on sait pas trop gérer un réseau social, c'est TikTok, c'est donc plus personne n'est responsable de rien. C'est pas vrai.

Donc oui, faut faire des lois, faut encadrer, faut appliquer déjà ce qui existe et puis après ne surenchérissons pas. Je donne un exemple, les portiques. Donc Naimam Mouchou a fait des des recommandations intéressantes.

Elles sont pas toutes à jeté loin de là. Mais exactement et les portiques n'en font pas partie. Elle s elle elle-même dit les portiques, les expérimentations de portiqu de son point de vue ont pas été efficientes.

Alors moi je suis d'accord avec elle et il y a j'ai d'autres points d'accord avec elle sur le fait qu'il faut mettre en place des des des vraies pistes de détection de et de signalement adapté parce que quand vous êtes prof, vous osez pas forcément facilement contacter les parents qu'on voyez qu' un jeune fragile. Pourquoi ? parce que vous savez parce que vous êtes prof qu'il y a peut-être un sujet dans la famille et donc vous allez pas tout de suite voir peut-être les responsables de la violence du gamin ou ou de la ou de sa colère intérieure.

Donc c'est très compliqué. Donc ça ça se forme, ça s'encadre. Il faut des circuits à la fois bien consolidés et rapides.

J'ai un point de désaccord avec la proposition de Naimachu qui est des caméras de surveillance. Je peux dire pourquo camé de surveillance euh d'abord je sais pas ma cam c'est pas ma cam c'est pas ma ma tasse de thé en général mais admettons que ça puisse être efficace mais c'est efficace pour élucider des crimes dans les établissements colair ils sont élucidés c'est pas le sujet c'est pas le sujet donc vous savez en général d'ailleurs qui a commis l'acte et ouais vous le savez donc ça sert à rien bon si ce n'est à générer un autre comportement qui est d'ailleurs le miroir dangereux des réseaux sociaux c'est la mise sous surveillance et la société en direct à chaque fois ça c'est pas bon parce que ça génère aussi des comportements hein vous quand on sait qu'on est observé On se comporte pas pareil. Vous et moi d'ailleurs quand on est devant une caméra, on se passe façon que quand on va sortir de la salle.

Donc vous imaginez pour des gamins qui sont à l'école ce que ça peut générer le fait de savoir être même inconsciemment, même subconsciemment quand on y pense même plus que ça génère des comportements biaisés donc mensongés. Donc on maquille d'une certaine façon. Enfin bon bref, il y a rien de vrai dans dans tout ça.

Donc je pense qu'il faut absolument bannir ce genre de de différ. Donc la vidéos surveillance on on l'enlève et qu'est-ce qu'on garde de ces 50 propositions ? On on remet vraiment de l'humain.

Pardon vous me dire c'est une porte ouverte mais déjà si on pouvait vraiment Elle est fermée cette porte. On est en train de la fermer depuis des des depuis au moins 20 20 ans. Il y a plus d'éducateurs de rue, il y a plus d'éducateurs spécialisés, il y a il y a quasiment plus de psi.

Enfin s'occuper de le gamin, oui, c'est de l'investissement. Donc il faut y émettre de l'humain des gens qui savent, qui encadrent, qui transmettent, qui détectent, qui font attention, qui signalent, qui écoutent. Euh bon voilà, si si euh en plus les gamins, ils sont ils sont durs entre eux.

Hm. Donc quand euh euh la concurrence entre gamins est grossie par les effets de loupe euh des du réseau social et que vous avez personne à qui d'autre en parler que votre propre écamp le soir euh dans votre lit et que vous avez plus de psi pour en parler et que en parler à votre copain est parfois honteux. Enfin, encore une fois, on parle de gamin.

Moi, j'en veux beaucoup, je réponds à votre question tout à l'heure parce qu'elle me trotte dans la tête. J'en veux beaucoup à tous ces adultes et ces responsables politiques qui euh y compris avec un côté, je le dis presque masculiniste, font injonction. Ouais, bien sûr, parce que c'est la culture de l'autorité mâle vraiment font injonction à ces gamins de bien se comporter plutôt que d'essayer de comprendre ce qui se passe dans la tête des gamins de 13 ans pour qu'il brille plutôt que de se dire on va renforcer les moyens. le même qui nous a proposé pour durcir les les les les les la comment dire le le toute la procédure pénale de sanction judiciarisation d'un jeune nous propose 500 postes de PJ en moins.

Mais on marche sur la tête, c'est absurde. On ne parle pas la raison humaine quand on fait ce genre de chos et je veux bien qu'on mette en place des des systèmes coercitifs euh mais qu'on s'en donne vraiment les moyens. Je vous donne deux exemples.

Quand on va en quand les mineurs qui sont en prison, ils sont moins scolarisés que dans tous les autres pays euh dans toutes les autres démocraties où il y a des jeunes qui sont euh en lieu de privation de liberté. Ça vaut pour les adultes d'ailleurs, vous fazz la comparaison avec les adultes. 20 % de prisonniers qui travaillent en France, 80 % en Allemagne ou 70 % on marche sur la tête.

Donc c'est une hypocrisie et je vais vous dire c'est presque une vision. Mais avoir vrai problème dans le système carcéral français. Ouais.

Oui, mais vous vous le dites mais ceux-là même qui les noms font exactement le contraire. On vient de nous annoncer des places de prison supplémentaire jusqu'à encrer à l'étranger. Parce que eux répondent à la question qui est pas euh nécessairement sur l'après mais qui est plutôt comment on fait pour protéger les gens de ces comportements violents là pour qu'ils ne soient pas euh bah pour en se sent en sécurité.

Ouais. Alors euh encore une fois pour protéger euh dans l'immédiat n'importe qui d'entre nous de cette violence, bon bah il faut faire avec ce que vous avez comme dispositif de police, de surveillance, de bon mais on parle du temps long là donc comment faire pour que ça n'arrive pas ? Alors il y a toute une série de dispositions qui commencent encore une fois d'abord par réinvestir vraiment dans l'humain, remettre de la raison dans tout ça et des moyens pourquoi pas.

Je veux dire, encore une fois, on peut parler de de de de plein de choses euh qui qui nécessitent, y compris euh euh y compris dans les sanctions pénales infligées à à des mineurs. Euh même là, on n'est pas obligé d'interdire l'intelligence. Voilà, c'est on peut on peut on peut apprendre à des gamins à se ressaisir.

Je sais pas quel a été votre passé, mais le mien il est pas linéaire. Bon, moi j'ai grandi comme tout enfant d'immigré avec des gens qui venaient de citer. D'ailleurs, j'étais eux étaient tous français d'origine d'immigré.

Moi, j'étais de première génération, je suis arrivé, j'étais pas français. Vous croyez que que la socialisation qui a été la mienne, c'était juste comme ça une socialisation idéale par l'école de la République à qui je dois beaucoup évidemment, mais enfin j'ai traîné dans la rue avec des gamins aussi. Donc oui, mais alors moi aussioup mais euh moi il y avait pas les réseaux sociaux et je pense que j'aurais pas du tout eu le même parcours si j'avais plongé.

Enfin, je le sais hein, c'est à moi c'est terrible. Je je vous donne euh alors c'est très intéressant parce que nous dans notre génération euh je vous donne un exemple, moi j'avais quitté le réseau social X enfin Twitter déjà non non déjà avant 2019. D'accord.

Euh jeavais j'en avais marre. J'avais euh beaucoup de gens qui me suivaient à l'époque. Euh je me suis représenté, j'ai été élu.

Tous ceux qui me conseillent m'ont dit "Bon b faut absolument que tu reviennes sur les réseaux sociaux. Je l'ai fait pour parler de vous et de de vos quitté. J'aime pas beaucoup ça et pourtant je vois bien que ma mon attention, ma ma concentration, elle est prise par cet objet.

Donc je je je me déconstruis moi-même avec ça. Je lis moins, je prends moins de temps de réflexion et hormis le fait d'aller chercher de l'info, ça c'est très utile, je sais que l'effet du miroir narcissique de "Ah bah tiens, j'ai posté quelque chose, combien de personnes l'ont liké ? Qui d'ailleurs ?

Et c bon je vous assure, vous demanderez à mon équipe, j'essaie d'en faire moi le moins possible, je leur confie mais en vérité je n'échappe pas. Il y a la dopamine du l'adulte qui est enfermé là-dedans dans ce propre narcissiste dans le miroir de lui-même et qui d'ailleurs est dedans pendant que ces gamins lui parlent ou d'autres gamins dans le bus, dans la rue. Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Et là sur ce plateau encore enfin ouais bien sûr. Je rentrais chez moi l'autre jour, je voyais des gamins qui avaient un filet avec un ballon de basket. Il était en train de causer entre eux.

Ouais. C'était très frappant puisque j'étais moi avec mon téléphone et d'autres adultes qui étaient avec le leur. En fait, c'est les adultes qui étaient arrivés sur jouer sûû bien sûr bien sûr.

Moi, j'ai une petite question. Allez, c'est la vraiment finis pour conclure sur plutôt votre passé. Vous avez été député de 2012 à 2017, vous avez été l'un des frondeurs.

Là, vous êtes de retour à l'Assemblée nationale avec François Hollande sur les bancs. C'est quoi la vision que vous avez du PS qui était bah votre maison avant ? Quelle vision vous avez du PS en 2025 avec la victoire d'Olivier Fort ?

Bon, moi j'apprécie Olivier Fort. Je pense qu'il a eu son rôle dans l'empêchement fait au Rassemblement national avec tous ceux qui ont fait le nouveau Front populaire. Bon, vous voilà, quand j'ai quitté le PS en 2015, euh c'est parce que j'avais des raisons profondes et désaccords sérieux sur beaucoup de sujet et avec Manuel Vals et avec François Hollande euh et c'est vrai que j'étais le je crois le premier et le dernier front frondeur.

J'ai revu un Parti socialiste un peu plus euh comment dire peut-être un peu plus renouvelé dans ses cadres. Je leur ai déjà dit que je l'ai pas trouvé qu'ils ont beaucoup d'idées nouvelles. Vous êtes bien chez les écolos quoi.

Alors les écologistes, le groupe écologiste et social qui est composé qui est assez riche au demeurant parce que il est il est à la confluence ce groupe là voilà euh des écolos évidemment historiqu euh mais aussi de l'après de génération de génération.s S. Euh bon et c'est très intéressant parce que je trouve que c'est une fabrique, un encommun politique qui est euh construit sur euh une identité.

Ouais. Euh en tout cas qui en refuse une, c'est le sectarisme. OK.

Et je pense que pour répondre à votre question, ce qui devrait faire l'avenir de toutes ces forceslà, c'est d'abord le refus du sectarisme. Et ben merci beaucoup pour Yamir, merci d'avoir participé à à LG stream et puis on vous laisse céder votre place au prochain invités. Merci beaucoup en tout cas d'avoir participé à l'émission et puis à très bientôt.

Au revoir. À très bientôt. On accueille tout de suite Laurent Panifous.

Bonjour. Bonjour le président Panifous. Bien sûr, bien sûr.

Bonjour monsieur le président, député liotte de la deuxème circonscription de l'Ariège, secrétaire de l'Assemblée nationale. Et puis alors bah c'est marrant parce que je fais je fais un petit lien et après on reviendra sur les grandes questions qu'on on aura le temps de de poser pendant 30 minutes. Mais c'est vous alors vous tout ce qui est nupest tout ça c'est pas votre c'est pas votre truc.

On a un signataire de la motion Nicolas. Alors vous n'êtes plus membre du groupe PS. Exactement.

Expliquez-nous. Tu m'as donné un lien tout trouvé justement pour mais quel travail mais quel travail d'équipe. Non mais voilà voyez c'est marrant terminer et je vous ai vu voilà je vous ai vu entendre c'est pour ça que je voulais vous entendre là-dessus.

Vous c'est quoi votre vision de la de la Nupess en particulier ? et du Parti socialiste. Bah le Parti socialiste, je regarde forcément très attentivement parce que je suis moi-même socialiste.

Alors, je siège pas effectivement au groupe socialiste. Alors, je si vous me laissez le temps d'expliquer, je vais vous dire pourquoi. Mais mais euh c'était en 2022, c'était la la constitution la NUPS, c'était l'association du Parti socialiste et de l'fi.

Plus précisément, moi je parle pas beaucoup d'fi, je parle plutôt de mélanchon ou des mélanchonnistes. Je distingue vraiment les choses. Je je ne mélange pas tout.

Et voilà, j'étais en désaccord avec ça et je trouvais qu'il était plus franc, plus honnête vis-à-vis de moi-même, d'abord vis-à-vis des gens à qui je demandais la confiance en 2022 de dire est-ce que moi Laurent Panifous avait mon parcours avec ce que je défends ? C'est cohérent de dire je vais en élection maintenant à la mer avec Jean-Luc Mélenchon. Non, ça ne l'était pas.

Et donc je suis allé à cette élection pas avec la NUPES à côté et j'avais dit si je suis élu alors je ne siègerai pas la NUPS. C'est ce que j'ai fait et j'ai renouvelé en en 2024 avec le Front Populaire qui a un peu près la nu PS2 mais tout en respectant les gens qui siègent. Les socialistes sont mes amis et même plus que ça et mais bon voilà, j'essaie d'être cohérent avec ce que je défends les idées avec mon territoire également et ce pourquoi on me on m'a élu, on m'a amené ici.

Voilà tout simplement. Après ce qui se passe au Parti socialiste, je pense que c'est éminemment important pour pas seulement pour les socialistes ou les gens qui se sentent de de gauche qui sont de gauche. Je crois que c'est très important pour pour la France, pour la République, pour l'Assemblée nationale en particulier parce qu'on voit bien que les rapports de force évoluent.

On est à peu près à 2 ans maintenant de de l'élection présidentielle. On est dans une période du pays politique qui est très troublé. Les deux sont probablement liés et et je crois que ce qui se passe à gauche est important.

On voit bien la Qu'est-ce qui se passe à gauche pour vous ? C'est quoi ? Ben c'est de savoir si euh par exemple pour le Parti socialiste, il y avait deux lignes.

Il y avait celle de Nicolas Mayer Rossignol qui était euh la clarification. Je crois que c'était son mot d'ordre. La clarification c'est quoi ?

C'était la rupture avec le mélanchonisme. Et le mélanchonnisme c'est pas la personnification de de cette chose. C'est de dire non à à quelque part à la violence, non à l'outrance en politique.

Pour pourquoi en fait ? Pour aller vers un idéal des idées et parce qu'il y a il y a des personnes à gauche qui considèrent que en en mettant trop de brutalité dans le débat, on obtiendra rien. Je fais partie de cela.

Et donc euh alors on c'est un désaccord de fond, c'est déjà une manière différente de la faire de faire de la politique. J'ai moi aujourd'hui je siège avec des députés LFI. J'ai travaillé sur le sujet par exemple de la fin de vie avec des députés lesfi et je dois dire que c'était et j'ai travaillé avec eux et c'était passionnant et voilà et je mélange pas tout et différ 2027 une primaire à gauche comment quand ben je sais pas trop après le résultat de l'élection a du sens pour une primaire à gauche pour 2027 est-ce qu'il faut un candidat ?

Pourquoi pas ? La question la question pour moi la plus importante c'est pas est-ce qu'il faut une primaire ou pas ? C'est de savoir avec qui on y va h et avec qui on y va pas.

Ça veut pas dire que ça veut pas dire qu'on est en front avec cette personnel pour savoir avec qui on y va. Oui mais avec qui vous partagez le fait de faire une primaire c'estàdire avec qui vous êtes capable de dire faud une primaire pour savoir si on fait une primaire ou mélang c'est ça si demain vous me dites de faire une primaire avec non parce que la primaire la primaire avec Jean Mélenchon ça sous-entend que s'il gagne vous le soutenez. Mais c'est l'idée c'est envie de dire, on a l'exemple en 2016 de d'un candidat qui gagné une élection, une primaire qui a pas été soutenu par les candidats de la primaire hein.

Oui, effectivement. Benoît Amont qui s'est fait trahir à tir la Rigo, je ne trouve pas ça forcément très bien. Voir je pense que c'est c'est pas très l'impression que le programme de Nicolas meilleur signol et tout ça c'est tout sauf Mélenchon.

On voit il y a des gens dans le chat qui réagissent tout ça. On l'impression que votre ligne c'est moi je crois pas que ça soit ça. Bah non.

Bah si c'est et si c'était que ça, c'est pas suffisant. Voilà, si c'est que ça, c'est pas suffisant. Moi, je crois regarde attentivement que c'est absolument pas ça.

Maintenant, je vois bien que dans dans la dans la communication d'algumétique, il ne reste que peu de choses des programmes des uns et des autres. On peut caricaturer Nicolas Maurel à c'est uniquement de l'antimilanchonisme. Je crois pas.

Maintenant, il faut dire une chose, c'est que la clarification de cette élection du Parti socialiste, c'était aussi savoir est-ce que le Parti socialiste continue à considérer le mélanchonnisme comme un partenaire évident et pourquoi pas aller jusqu'à une primaire et assumer le fait de soutenir Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle ? Ben c'est une question qui se pose. Moi j'ai j'ai j'ai voilà je moi je regarder ch moi je ne signe pas pour ça fondamentalement qu'est-ce je vais vous le dire je dit tout à l'heure c'est la manière de faire la brutalité l'outrance on l'a vu tout à l'heure pendant les questions actuelles au gouvernement il y avait ce sujet éminemment important de la situation à Gaza et avec une avec beaucoup trop beaucoup trop de d'excès cette question qui est posée avec la question du bateau et cetera mais est-ce que sur le programme vous êtes d'accord avec les insoumissions je suis pas d'accord sur tout mais je suis prêt à discuter de tout et c'est pas vrai avec fond plutôt que la forme Non, la forme plutôt, je suis pas d'accord sur tout le fond.

Il y a des choses que je considère comme caricatural et et et totalement totalement irréaliste, mais je je vais en mais je veux finir mon propos. Mais par contre, il y a il y a des choses que je n'accepte pas et je pense qu'à un moment la cohérence et la clarté vis-à-vis des gens à qui ou alors on peut dire tout et n'importe quoi aux gens à qui on demande la confiance, mais de dire voilà ma limite à moi c'est celle-là, la manière de faire et sur le fond et sur la forme et et pardon mais je trouve que Nicolas Mayer Rossignol a l'honnêteté de dire si je suis élu alors ma limite ça sera celle-là. Les socialistes ont choisi.

Olivier fera gagner. Donc on démarre une nouvelle phase avec il y a cette élection était une clarification encore une fois au-delà des socialistes même je pense qui était importante pour tous les chiquers politiques. Il y a eu à peu près la même euh chez les républicains quelques jours, quelques semaines avant je dire voilà on a le paysage politique est en train de se préparer de se construire pour l'élection présidentielle qui arrive dans moins de 2 ans.

Je maintenant on est on est quasiment déjà aujourd'hui. Donc donc cette élection c'est pour ça elle est très importante les uns et les autres se positionnent après que les gens ont choisi en voter. Il faut le respecter.

Elsa alors oui juste moi deux choses je trouve que enfin dans c'est vrai que dans ce dans ce qu'on entend autour de du congrès du PS et cetera, Nicolas Miller Rossignol Olivier Fort Olivier Fort il a quand même annoncé une rupture avec le mélanchonisme. C'est pas non plus une compromission totale où il va amener le PS à se fondre dans LFI. bien sûr mais c'est voilà faut faut quand même le préciser mais d'une certaine c'est une caricature qui est faite d'Olivier Fort aussi jeou c'est une caricature qui peut être portée notamment par certains puriféraires de ni dans une caricature ni dans vous avez c'est c'est tout à votre honneur et en l'occurrence est-ce qu'on peut quand même pas considérer que c'est grâce à l'action d'Olivier Forts se retrouve quand même avec beaucoup plus de députés qu'il n'en avait auparavant Ouais mais je suis pas sûr que le nombre députés à l'Assemblé nationale comme ça à un moment donné ça soit vraiment la manière souffle peut-être ou ça peutêtre Ouais oui mais alors il faut aller plus loin que ça je si vous voulez on peut pas rester entre deux comme ça indéfiniment et je pense qu'il y a la question de la clarification et alors oui c'est la question peut-être de la primaire juge LFI si c'est le choix des entre guillemets foristes mais au bout d'un moment il faut il faut y aller il faut lâcher les chevaux c'est on peut refaire un PS alors qu'il a été complètement éclaté à partir du à la fin du quinqu Ken de François Hollande enfin je veux dire ces anciennes dissensions entre les socialistes, elles existent encore économiquement sur les questions sécuritaires et cetera.

Enfin, c'est c'est possible de retourner à un parti socialiste sans régler ses problèmes de fond qui sont très importants. François Hollande, il est vu comme par beaucoup d'électeurs de gauche comme étantel carrément un traître quoi. Quelqu'un de droite, quelqu'un qui a trahi la ligne socialiste, qui a imposé la loi travail et cetera.

Il y a quand même beaucoup de socialistes qui sont encore dans la politique aujourd'hui qui qui étaient mariage pour voilà aussi. Oui. Non mais aussi très bien ça à gauche.

J'ai l'impression que c'est quand même plutôt Oui. Oui. Non mais je je pas clivant quoi.

Ne comptez pas sur moi pour pour aller balancer sur l'un sur l'autre défendre aveuglément. Non mais vous me posez la question est-ce qu'on peut concilier les deux ? J'ai le droit de vous dire je sais pas je sais pas je suis je suis pas sûr.

Moi j'ai fait un choix j'ai fait le choix d'essayer d'être cohérent avec moi-même. Je siège pas au groupe socialiste. C'est vrai pour cette questionlà que moi je n'ai pas pu résoudre pour ça c'est intéressant de vous poser la question en tout bah en tout cas moi j'avais interrogé le théo de de Nicolas Meer Rossignol lors du dernier meeting qu'ils ont fait à Paris.

Il nous avait dit "Si on regagne euh les dissidents socialistes de Liot reviennent au groupe." Bah écoutez, je suis je suis je ça me fait très plaisir qu'il qu'il vous qu' est pensé ça mais c'était pas vra ça veut dire c'est pas vrai. Ça veut pas dire que c'est pas vrai.

Ça veut dire que la question ne s'est pas posée. Ouioui de toute façon vous n'z pas réfléchi par comprendre ce que vous aimerez que je vous dise mais je peux pas vous le dire. La question s'est jamais posé et et Olivier Flor a gagné après il faut dire ce qui est il a gagné avec quelques voix. il a gagné, c'est la démocratie et le Mais donc ça veut dire que vous avez quand même la moitié du parti socialiste.

On va on va passer on va passer à un autre sujet, c'est la triste actualité. On en parlait beaucoup avec pour Mirchai. C'est le drame qui s'est donc déroulé dans un collège de de Haut Marne, le collège Françoise Dolta hier matin.

On le redit très rapidement, une assistante d'éducation, une surveillante a été poignardée par un collégien de 14 ans. Euh voilà, première question. Comment vous avez pris cette information ?

Oh bah enfin je sais pas quoi, écoutez, comme tout le monde, j'ai été profondément choqué. Je veux dire, j'ai en Ariège, j'ai mon j'ai mon garçon en 3è au collège. Je pense à eux.

Alors ça c'est intéressant. Ah oui, j'ai des enfants j'ai mes enfants. Oui.

Oui. Bah écoutez, ils prennent cette information. Il y a un autre sujet par les réseaux sociaux et cetera.

C'est le le moi je pense d'abord à ces enfants dans ce collège. Mon arriège, mon petit collège où j'étais, où mon fils est aujourd'hui. Je pense à eux quand il y a un dram pareil.

Quand je vais le chercher au collège sur le parking, je pense à eux. Je peux être là à côté d'eux. C'est un collège, un petit collège dans un petit village, un village.

Voilà. Et je veux dire, d'abord je pense aux enfants. Il y a le temps de l'émotion pour commencer.

Et moi je faut respecter ça. Euh les enfants de la surveillante, les enfants de ce collège qui doivent être traumatisés. C'est à que je pense d'abord.

Ensuite, il a le temps médiatique, il est normal. Moi, j'ai pas trop envie de rentrer dans la dans l'espèce de de surencher qu'il y a dans les propositions. Alors, les caméras, les portiques, interdire les couteaux.

OK, je comprends un petit peu ça. Mais pas de réponse politique à ce drame. Non, absolument pas.

Je dis il y a un temps pour l'émotion, il faut le respecter. Oui, le recueil, le deuil, il y a un temps médiatique, il est il est normal, on discute, on échange, il y a la réaction politique qui je crois ne doit pas être excessive tout de suite. Et la preuve et d'ailleurs été, c'est ce que vous dites.

Disons que il y a eu un dél d'essence qui a pas été tout à fait respecté avec les question que je veux dire, c'est qu'on c'est qu'on rentre tout de suite en expliquant les couteaux. Faut interdire les couteaux, faut interdire les réseaux sociaux. En l'occurrence, c'était des propositions qui qui avaient été faites avant par Naimamchu et bon, c'est terrible mais la concédence des temps un couteau de cuisine.

Donc un couteau de cuisine, ça vous dire je vais interdire le couteau d'acheter un couteau. Pourquoi pas ? Je vois pas pourquoi un enfant pourrait acheter un couteau sur internet ou une arme.

OK, interdisons-le. Mais je ça réglera rien au problème je c'est le le le couteau, il accusé et puis même les portiques, les gamins enfin visiblement le gamin il a il a tué la la dame avant d'être dans l'établissement. Ce que je veux dire, c'est que il faut pas, ouais, il faut pas faire tout il faut pas faire toutes ces mesures.

D'ailleurs, vous avez raison de dire, elle l'avait proposé avant pour ce qui s'est passé, pour ce drame. Ce drame là, moi je pense que ça soulève d'autres questions. Ça c'est la question de la santé des enfants à l'école, la la la question de la de la santé scolaire, la question de la pédopsychiatrie, de la psychiatrie, des déserts médicaux.

Mon département, la Riège, je peux vous en parler le fait que les enfants dans les collèges, ils ont besoin d'être accompagnés. Il y a un problème de signalement, de repérage, mais une fois qu'on a signalé repéré, déjà ça on le fait très mal d'accompagner avec des professionnels, des infirmiers, des psychologues, des psychiatres quand c'est nécessaire. Et en fait c'est je c'est je comprends le le fait qu' qu'on a envie de dire et encore une fois elle l'avait proposé avant donc ce n'est pas une réaction de sa part mais euh le portique la caméra et l'interdiction de commander des couteaux ça règlera pas le problème de notre jeunesse qui a besoin d'être aidé accompagné parfois soigné et aujourd'hui nous n'avons pas les moyens de le faire et la question c'est de savoir à court moyen long terme quel moyen on se donne pour qu'il y ait une vraie santé scolaire c'estàdire former embaucher les infirmières effectivement en nombre suffisants dans les écoles dans les collèges surtout dans les lycées, c'est pas le cas aujourd'hui.

Croyez-moi que c'est pas le cas aujourd'hui. La question de l'inclusion de des des jeunes handicapés dans les écoles, je la question des AH, tout ça, ce sont des sujets liés. Comment on fait ?

Alors, pas lié avec l'événement qu'on a aujourd'hui, mais lié à l'accompagnement, à l'inclusion, aux soins des enfants qu'on doit le leur accorder, leur apporter. Et aujourd'hui, si vous avez un signalement d'un enfant qui est en difficulté, comment vous faites pour l'accompagner à part dire qu'il y a un problème ? Vous pouvez rien faire aujourd'hui.

Venez, venez chez moi, venez en Ariège et cherchez un pédopsychiatre. Il n'y en a pas. Est-ce que Est-ce que justement la loi de juste il y avait un commentaire de Prosper qui est très intend qui dit quit des coutons en qui ne sonne pas au portique qui avait eu un attentat à con sur Sartre où la terroriste avait vous créez un dispositif et vous trouvez toujours quelqu'un pour le contourner.

Ça veut pas dire que c'est pas inintéressant, qu'il faut pas y réfléchir, mais je pense que le problème, il est tellement plus profond pour notre jeunesse, c'est vous seriez favorable à l'obligation de mettre des médecins dans ces déserts médicaux, de forcer les médecins c'est l'idée c'est ce que j'allais dire. Proposition de loi, je suis signataire, voilà, c'est ce que j'allais dire, c'est vous êtes signataire de la proposition de loi de Guillaume Gar. Je dois dire que c'est une mode régulation, mais vous avez dû en parler sur le plateau très soft hein, mais déjà celui-là pose des difficultés.

Je j'entends que pour les médecins le symbole est fort. Mais pardon, quand vous avez des territoires où il y a pas de médecins, quand il y en a c'est peu c'est vrai, où il y en aurait trop, bah excusez-moi, mais la responsabilité politique c'est de prendre ses responsabilités. Je et on se fait pas des amis en faisant ça, mais la régulation mode ultra soft que l'on a proposé dans cette proposition de loi, je suis désolé.

Moi, je crois qu'aujourd'hui en 2025, il faut y aller. Voilà. Est-ce que est-ce que là on on est déjà en train de réfléchir au budget 2026 ?

Est-ce que dans ce budget vous espérez justement que ces questions là de de médecine, de santé, de santé mentale soit plus mise en avant ? Ben oui. Alors moi j'avais entendu avec j'avais avec beaucoup d'attention l'ancien premier ministre qui avait dit qu'il faisait de la santé mentale sa priorité, une priorité nationale et et j'avais trouvé ça cause nationale.

Merci. Et euh et euh et j'avais cru comprendre que le premier ministre nouveau, François Baïou, le faisait sien aussi cette mesure. Ben le PLFSS arrive et euh et moi j'attends avec impatience.

Maintenant, je vais vous dire quelque chose qui m'inquiète profondément quand même. C'est-à-dire qu'on est euh on est mi-juin à peu près. Ouais.

On nous dit qu'à partir du 14 juillet, c'est-à-dire à partir du moment où nous les députés, on ne sera plus ici à l'Assemblée nationale, on va nous annoncer des mesures alors alors attention si si je précise euh François Baou et et son gouvernement annonce plutôt des mesures pour gagner et récupérer 40 milliards d'euros. C'est pas tout à fait un budget, c'est parfois couper des dépenses aussi. Donc vo on est d'accord.

Mais il y a quelque chose qui m'inquiète. Moi, je suis président du groupe Liot. Ouais. qui a un groupe charnière qui a qui a son rôle à jouer au sein de l'Assemblée nationale.

Ben écoutez, j'attends hein. Oui, j'attends toujours d'être reçu pour discuter de la question du budget. Il y a d'autres questions dont on parler.

On n pas été reçu. On n pas été appelé. Pas un mot on a interpellé à plusieurs reprises le premier ministre dans l'hémicycle pour lui dire les les autres ministres, les intermédiaires.

On a aucune nouvelle. Donc écoutez, le groupe, il est à disposition du premier ministre pour travailler mais ce sujet celui de la santé mentale, il y a beaucoup d'autres sujets dont on peut parler. Et le su la santé mentale, si on va en parler, si on veut être dans la réaction, ben la réaction c'est la santé de nos jeunes, la santé mentale dans les écoles, l'accompagnement, la pétopsychiatrie.

Euh pas uniquement euh pas uniquement des portiques et des caméras. Ça peut parfois être nécessaire mais je pense que c'est absolument pas suffisant. C'est pas si ça peut apporter de l'eau à votre moulin, mais la question de la santé mentale, elle est posée en ce moment alors que ça concerne les jeunes comme les adultes d'ailleurs, on est en pleine pénurie de principal médicament qui est donné aux personnes qui souffrent de dépression et cetera.

Aujourd'hui, il y en a plein qui se retrouvent sans traitement, ce qui est extrêmement dangereux. Ou n'ont pas les bons dosages. Oui, c'est ça.

Ou n'ont pas les bons dosages. Oui, bien sûr. Mais ouais.

Ou oui, oui. Vous avez vous avez des antidépresseurs qui sont plus disponibles qui sont en rupture et vous avez des gens en grande difficulté pour obtenir leurs médicaments. J'en suis parfaitement conscient.

Et et ça c'est vrai aujourd'hui pour les an certains antidépresseurs, ça a été vrai hier sur d'autres molécules qui pouvaient être moins moins moins euh comment dire Ouais. ou sur des pathologies qui si vous avez s'il manque un peu de dolpran, c'est une chose. Euh s'il vous manque un antidépresseur je c'est c'est quand même un autre niveau de gravité.

Les deux les deux sont importants mais mais ça arrive sur d'autres molécules et et ben par exemple dans le PLFSS parce que c'est le moment on parle du budget de la sécurité sociale qu'on parle de la santé en France. Comment est-il possible qu'en 2025 dans un pays comme la France, il y a des médicaments qui sont régulièrement prescrits et qu'on se trouve l'un après l'autre des molécules qui sont en rupture ? Je suis désolé, sans être dans le dans l'excès, c'est pas ma nature, c'est inacceptable.

Ah bah écoutez, qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je suis pas exécutif comme un homme ministre de la santé et je veux dire, je m'engage à ce qui est plus de rupture de médicaments sur quelques molécules qui soient prescrites par un médecin en France. Quelqu'un qui a un médicament en tridépresseur régulièrement prescrit en France depuis des années et à qui on annonce dans toutes les pharmacies d'un département et même au-delà.

J'ai des exemples qu'il n'y en a plus mais c'est juste inent de tomber. Le le procureur là de la République fait une conférence de presse sur l'attaque. On me signale dans l'oreillette que visiblement le l'élève en question n'a pas de difficulté mentale ou de trouble mental ou très bien.

Donc c'est important de le préciser et il coopère aussi un faux qui est tombé il coopère et il ne regrette pas son geste et d'après les enquêteurs, il avait une fascination pour la mort et la violence. Voilà, c'est les infos qui vienent de la première information pas de difficulté, pas de souci en santémental et oui, c'est ça c'est que c'est assez ou c'est pour ça c'est pour ça que il y a toujours ce que je disais tout à l'heure, le temps de l'émotion, il y a des gens en deil, il y a des gens en deuil, je pense qu'il y a des élèves effrayés, des familles effrayées dans ce dans ce collège et il y a le temps de l'information et puis après il y a je pense qu'il y a le temps politique qui doit qui doit se saisir de suite du sujet mais je la la question de ce sujet sujet, elle doit être élargie. La question de la santé en France, ça fait quelques temps qu'on en parle.

La question de la pédopsychiatrie, de l'accompagnement, il y a pas que de la psychiatrie, l'accompagnement psychologique. Et vous regrettez, je tire le fil de ce que vous êtes en train de dire. Vous regrettez par exemple l'intervention de de la présidente du groupe Rassemblement national ici à l'Assemblée nationale, donc Marine Le Pen qui a posé la première question hier lors des questions au gouvernement.

Euh voilà pour pour pour demander enfin elle parle d'un laisser faire politique. Elle dit que cette ce drame n'est que la conséquence d'un laisser faire politique. Est-ce que vous trouvez qu'il y a de la récupération ?

Oui enfin un laisser alors écoutez un laisser faire politique si demain leur Assemblé nationale si demain madame Le Pen prend les responsabilités si la réponse c'est la répression c'est les caméras ça règlera rien du tout. Je dire si madame Le Pen s'engage demain aux responsabilités en faire en sorte que dans chaque collège, dans chaque lycée, on embauche des infirmier euh qui est dans chaque département, des psychologues, des pédopsychiatres, des psychiatres correctement rémunérés. Je dire si c'est ça son programme, ben j'attends alors c'est je dis pas que je voterai pour elle, mais j'attends de voir son programme.

Moi, je pense qu'un programme, ça va peut-être être autre chose. Donc est-ce que son interpellation euh m'a m'a comment dire m'édup ? Non, pas du tout.

Il y a il y a il y a une remarque dans le chat de P Glitch, désolé hein, le pseudo est compliqué, qui dit "La psychiatrie va être un véritable défi politique pour les décennies qui viennent car ce sont des maladies psychiques héréditaires et personne ne semble s'y intéresser en politique aujourd'hui. Jeunes comme vieux sont concernés." Ah, je suis tout à fait d'accord.

Le la psychiatrie et la pédopsychiatrie, c'est les parents pauvres de la santé. Ouais. On peut les mettre dans la même famille.

Et le problème, c'est que la psychiatrie, c'est une spécialité qui ne séduit pas pour les étudiants. On a ce problème en plus de qu'on ne formait pas, on commence à en former un peu plus. Ça va pas assez vite, c'est difficile en fait.

Objectif, la tendance est ouverte. Je on regarde les chiffres un petit peu. Le problème c'est pourquoi depuis 20 ans 30 ans on on n' pas fait ce début de J'avoue que je m'interroge et tout gouvernement confondu.

He Oui, vous êtes par ailleurs directeur des pades, il faut le il faut le préciser. Euh et justement, on parlait de de la santé des jeunes et peut-être aussi en gériatrie. Comment ça se passe ?

Expliquez-nous qu'est-ce que vous vous avez eu vous avez été confronté à quel souci ? Alors sur le sur le l'accompagnement des de de nos aînés en Épad ou ou à domicile d'ailleurs, je dirais le le c'est vrai que dans l'établissement sur la question de la psychiatrie, hein, bien sûr, bien sûr. sur la question de la psychiatrie, le ce sont des personnes déjà qui ont qui sont accompagnées au quotidien.

Donc, on a des professionnels de santé autour d'eux, on a des soignants, on a des infirmiers, on a des médecins traitants qui viennent régulièrement. La difficulté dans les déserts médicaux, c'est d'avoir ces médecins traitants. On a un médecin coordonateur et il y a parfois pas toujours un un réseau, un accompagnement qui peut être psychiatrique euh et c'est c'est pas forcément l'endroit où on va avoir les plus grandes difficultés.

C'est plus au domicile que dans les pas lui-même où il y a déjà un premier niveau d'accompagnement. Je parle bien de la question de la de la de la psychiatrique. Je dis pas que c'est facile, je dis pas que c'est parfait, mais quand moi, directeur des pates, je prends du recul et je regarde le pays en son entier, c'estàd le domicile, l'établissement, les établissements scolaires et cetera, je me rends compte que moi je je mène ici un combat pour faire en sorte que les épatent plus de moyens.

Oui, c'est mission de mes missions ici, mais je dois aussi être objectif sur la question précise de la psychiatrie. On a on a des des des lieux de difficultés encore plus grands et je pense que la pédopsychiatrie c'est la situation actuelle est dramatique. Vas-y.

Non non non, pardon. Moi, c'était pour plus qu'une question politique, pas non, je je voulais juste il y a pas vraiment de lien d'ailleurs, mais signaler également que que vous donc vous avez travaillé au texte sur la fin de vie euh et vous avez été fait beaucoup de reproches sur ce texte. Déjà, comment vous avez pris et entendu toutes ces peut-être ces interrogations tout simplement sur la fin de vie et qu'est-ce que aujourd'hui vous attendez ou vous vous craignez de la lecture du Sénat ? parce que maintenant ça y est le texte il a été les deux textes ont été validés ici.

Ils sont donc envoyés au Sénat. Non, moi je depuis bah moi je travaille dessus depuis 3 ans. Ouais.

Le moi ce qui était important pour moi au début c'est qu' ces deux travaux qui soient concomitants. C'est la question des soins palliatifs. Non non moi j'aurais souhaité qu'elle soit dans le même texte.

Bon mais le premier ministre a décidé autrement on sait pourquoi. Bon il a échoué dans sa dans sa manœuvre mais à la limite moi je bon c'était c'est pas grave. Ce qui est important pour moi, c'est qu'on les travaille en même temps.

On l'a fait d'abord au même texte, ensuite on a séparé les deux textes, mais on travaille des soins palliatifs et l'aide à mourir. Le dispositif d'aide à mourir. Donc moi, pour ça, j'ai pas de difficultés particulières.

Les critiques qui me sont faites, écoutez, moi j'ai euh j'ai toujours été très respectueux des avis des uns et des autres, de ceux qui voulaient aller beaucoup plus loin que moi, comme de ceux qui étaient profondément opposés à ce texte pour des raisons intime, éthique, religieuses, philosophiques, peu importe. Et donc je je trouve que ce sujet est trop sensible pour avoir une opinion définitive. Donc j'ai des j'ai des convictions mais aucune certitude encore aujourd'hui.

Par contre, j'ai vraiment des convictions très fortes mais j'ai pas de certitude et j'ai pas la prétention de que ces députés qui ont été enfantement qui parfois ont été un petit peu dur encore que les députés ça allit des fois c'est plutôt les réseaux et cetera ou là c'est plus difficile mais mais je j'ai même les plus durs je les écoutais en me demandant à chaque fois mais bon voilà fais attention à ce qu'il dit et et donc moi je suis plutôt je suis très satisfait de ce qui s'est passé je trouve que je trouve j'ai enfin depuis 3 ans je me suis dit voilà pourquoi je suis ici. C'est même surprenant le enfin c'était très large même 300 je crois 29 votants c'était moi je je sais on avait on était on avait eu Sandrine Rousseau la veille du vote sur LCP en off on peut le dire maintenant elle était pas sûre que ça passe. J'espérais 40 j'étais j'étais servi quand même.

Et je trouvais que c'était important que l'assemblée déjà et travaille de cette manière. Oui bien sûr. S exprimé largement des deux côtés.

Et ensuite quel vote ? Moi, c'était mon espoir en tant que rapporteur court rapporteur du texte, c'est qu'il y a un vote large et que ce texte passe de cette manière aussi. Est-ce que vous craignez qu'il soit détricoté ?

Oui, il va l'être. Mais je crains pas c'est non, je le crains pas, il reviendra en ce moment quand même beaucoup d'inquiétudes qui sont liées à l'annonce, à l'effet d'annonce concernant les traitements liés aux maladies chroniques qui vont s'arrêter où on bon évidemment ce sont des discours qui sont extrêmement catastrophistes. On nous dit voilà, on va abandonner nos malades et les laisser à leur sort.

Les plus pauvres qui pourront pas s'offrir une belle une belle fin de vie se tourneront directement vers l'euthanasie. Pour vous ça c'est ces questions-là, elles elles méritent d'être posées. Il y a un risque ou vous pensez qu'il y a suffisamment de garde de fou ?

Moi, j'ai j'ai trouve que c'était important, pardon, d'utiliser ce mot, mais qu'on nous challenge sur ces sujets-là. C'està-dire est-ce que l'aide à mourir, ça va être un plan B pour des gens qui ont pas les moyens. C'est ça.

J'aurais voté contre. Bah c'était c'était le c'était le propos de de Stéphane Peu qu'on avait reçu il y a de semaines qui qui était quand même communiste. Ce sont des questions légitimes.

On est en train d'ouvrir de de le texte qu'on est en train d'aborder c'est il est d'une gravité considérable et et et ne pas accepter ces critiques ça moi je pense que ça serait inquiétant. Moi, je pense qu'il faut les recevoir ces critiques et il faut et il faut s'assurer au sein du texte et dans l'exécution de main du texte s'il est voté à la fin euh que effectivement ça soit absolument pas ça. Si c'était ça, ça serait un échec profond et ce serait inacceptable.

Donc moi je le soutiens parce que je suis intimement convaincu qu'on va absolument pas làdedans et je pense je pense vraiment que les que les que ce qu'il y a dans ce texte les critères les gardes fous qu'on a créé qui sont absolument pas suffisants voire caricaturaux pour certains. Moi je crois que ce qu'il y a dans ce texte permet d'encadrer le dispositif et de faire en sorte que on n'aille pas vers les dérives que vous évoquez. Donc moi je je suis oui un militant de ce texte mais un un militant attentif aux critiques, à toutes les critiques sans exception.

Et oui, non, c'est moi c'est une question pour le président du groupe Lot, c'est plutôt une remarque qui a Omch euh qui dit "C'est marrant Liot, tu as envie d'être avec eux parce qu'ils sont modérés, ils sont modérément sérieux et respectables, mais c'est un peu au tiède sur les solutions avec un soupçon de lutte des classes." Il serait intéressant. C'est vrai que vous êtes dans une situation un peu particulière parce que vous êtes un groupe qui par définition est obligé d'être équilibré puisque vous avez la moitié de divers droit et la moitié de divers gauche.

Comment ? Bah alors tienn je suis pas d'accord mais équilibré, je suis d'accord. Voilà.

Comment vous discutez à l'intérieur de ce groupe qu'on comprenne bien comment ça fonctionne groupe non mais c'est voilà je comprends la remarque au tiède je suis pas du tout d'accord au contraire je pense qu'on est très très constructif au bon sens du terme. C'est un groupe avec de la diversité. Il y a des gens issus de plutôt du centre droit d'autres plutôt la gauche centre gauche.

Charles oui effectivement aucune difficulté. Croyez-moi. Je suis pas du tout de sa famille politique mais je peux vous dire aussi que travailler au quotidien avec lui c'est particulièrement enrichissant.

Donc c'est pas c'est pas euh c'est pas commun à l'Assemblée nationale, c'est pas commun en politique de se retrouver à un groupe à l'Assemblée nationale avec des gens qui avec qui a priori vous ne partagez pas l'essentiel. Mais là ce dont je me rends compte c'est que les gens avec qui je travaille je partage l'essentiel avec mais ça veut dire et ça et ça pour le savoir bah il faut s'y confronter. Et en fait le problème c'est que je crois on est souvent chacun dans nos couloirs, chacun dans nos groupes.

Chaque groupe est associé à un mouvement politique et donc l'autre est forcément le mauvais et moi le bon puisque j'ai mes idées et que toutes les personnes au sein de mon group dire que vous avez découvert vous avez découvert par cette expérience euh que vous avez pas désiré. C'était pas votre objectif à la base de rentrer dans le groupe Liot que le gouvernement Non mais ce que je veux dire c'est que le parlement de le gouvernement de coalition c'est c'est c'est possible. Alors vous vous enfin vous avez découvert ça vous touchez même du doigt cette expérience là quand on dit non c'est terminé les blocs ils arrivent pas à s'entendre question Laurent Panifous premier ministre oui ou non non alors les veulent savoir c'est pas là je voulais vous comprenez non mais vous comprenez bien ce que je veux dire c'est que on s'est quand il y a eu cette espèce de partition de l'assemblée on s'est dit mais est-ce que tout est-ce que tous ces groupes peuvent travailler ensemble au comme le modèle allemand comme voilà il existe d'autres gouvernements d'autres méthodes où en fait ce sont ça s'appelle des coalition je crois Nous on nous dit souvent ah bah nous on sait pas faire nous les français on sait pas faire en coalition.

Est-ce que là vous êtes en train de dire que vous avez touché du doigt quelque chose qui se rapprochait de ça ? Ah ben écoutez si vous voulez faire un gouvernement liot je pense que la France fonctionnera très bien. Mais mais le la réalité je suis d'accord avec vous la la l'assemblée telle qu'elle est construite l'inconscient collectif sur le fonctionnement de notre notre organisation politique elle ne fonctionne pas.

Mais oui je crois que la coalition est possible. Je dis pas qu'elle est absolument toujours souhaitable, mais je crois qu'elle est quand les Français c'est les Français qui ont choisi chaque député dans cet hémicycle est légitime. Il a été élu par les députés de son ter par faudrait repenser euh la 5e République.

Non, moi je moi non, je pense qu'il faut repenser la manière d'exercer le mandat qu'on nous donne quand on vient ici. Et quand les Français nous disent il n'y a pas de majorité, alors ils nous disent vous devez faire une coalition. Et les problèmes c'est que les députés ici, ça je le constate sont absolument incapables de faire.

Et oui, le groupe Lotte est atypique puisque nous dans l'OT, on est dans une forme de coalition. Je travaille de droite et de gauche et ça se passe très bien. Mais qu'est-ce qui se passe quand on n'est pas d'accord ?

On accepte le désaccord. Une majorité se crée, on accepte la le résultat de la majorité. Il y a une élection interne pour votre élection avec vous étiez le pendant de gauche et moi j'étais le représentant de la gauche et les les députés de droite ont même voté pour le président de gauche.

Comme quoi voyez c'est c'est il faut pas un peu se trahir pour réussir à faire ça ? Je crois pas je crois pas je crois pas je crois pas. J'ai je suis je suis très à l'aise.

C'est vous savez c'est c'est pas facile de venir à l'Assemblée nationale tout seul. C'est pas facile d'aller à l'Assemblée nationale euh quasiment en 2022 contre son groupe de ma famille politique. Donc je dira la cohérence je suis capable l'avoir.

C'est plus facile de venir ici au groupe socialiste pour moi que de siégé au groupe ou de commencer l'escrit le donc aujourd'hui le de siéger au groupe c'est pas une solution de facilité pour moi par contre oui ce que vous disiez tout à l'heure pour moi c'est particulièrement enrichissant après est-ce que toute l'assemblée peut-être liotte je crois pas c'est normal qu'il y ait des sensibilités différentes. On est probablement même, je vais être jusqu'au bout, peut-être plus efficace quand vous avez un groupe politique qui a une cohérence et un vote unique sur certains sujets où vous posez plus que vous que les liotes ne pèseront. Nous, on pèse les liotes souvent parce que l'assemblée est justement émettée et que souvent on fait la bascule.

Et donc les gens ici se demandent en interne mais que vont faire les liotes ? Bien sûr. Vite, la gauche, on fait partie des des mouvements qui qui sans sans sans être sans sans dévaloriser qui sont un peu plus des variables d'ajustement où on sait pas on sait moins leur Oui, mais c'est le groupe Turning Point, on l'a vu l'année dernière avec la il y a 2 ans avec la motion de censure de Charles de Courson ou la Rête.

Vous vous êtes pas peut-être pas un groupe qui peut diriger, mais vous êtes un groupe qui peut faire tomber des gouvernements. Oui, c'est ça. Mais si vous voulez mais sauf qu'on le Mais Ouais.

Oui, mais on a pour le coup on annuse pas, on le prend avec beaucoup de sérieux et vous prenez le cas de Charles de Courson qui a qui a été le qui a été le comment dire le fer de sur la question des retraites. Je dire c'est un député de droite clairement de droite Charlour qui a été à la tête de de ce combat pour pour contre la réforme des retraites et qui était porté par une première ministre issue de la gauche. Comme quoi euh c'est hein c'est c'est écoutez le moi je suis très bien dans ce groupe et euh et je et je suis entouré de gens très différents.

C'est vrai. et euh mais euh des gens avec qui je partage beaucoup de choses. Bren prenez les derniers mots de de votre prédécesseur sur le sectarisme du coup.

Tranqu Attendez et on et on va s'arrêter là. On va s'arrêter là. Merci beaucoup.

Bah oui oui, merci beaucoup d'avoir participé à les stream. C'était très intéressant et puis on aurait eu encore un milliard de questions à vous poser. Vous revenez quand vous voulez.

Merci beaucoup. Salut les copains, merci beaucoup d'avoir participé à ce stream et puis nous on se retrouve mercredi prochain même heure 16h30 avec deux élus. Salut ! [Musique]